Archives de mars 17th, 2021

Le ras el hanout, l’épice magique du Maghreb

Par Carole Saturno – geo.fr

Authentique Recette Ras El Hanout - Mélange d'épices marocain

L’ingrédient le plus prisé, le produit phare de la cuisine maghrébine, s’appelle ras el hanout.

Comme les oiseaux migrateurs trouvant enfin leur nid, les voilà qui débarquent à Maghnia. Ces ménagères viennent de Sidi Bel Abbès, d’Oran, de Mostaganem ou d’Alger. Et même d’encore plus loin à l’est, de Constantine ou d’Annaba. Quelques semaines avant le ramadan, au cours duquel des repas gargantuesques ponctuent le jeûne, les Algériennes accourent au souk de cette bourgade, près de la frontière marocaine, pour s’approvisionner. Maghnia a en effet bâti sa réputation sur le commerce des épices. Notamment celles qui sont indispensables aux mets dégustés durant les fêtes musulmanes. Dans le bazar, les marchands rivalisent d’adresse pour dresser sur leurs étals des montagnes chatoyantes. L’ingrédient le plus prisé, le produit phare de la cuisine maghrébine, s’appelle ras el hanout. Littéralement : «la tête de l’épicerie». Tagines, couscous et pâtisseries ne peuvent pas se concocter sans cette poudre magique à l’éclat d’or et au bouquet envoûtant. Pas un plat de viande, de poisson ou de légumes ne saurait se passer de son arôme. A la première bouchée, le voyage commence : sa saveur ouvre vers un Orient rêvé, doux, presque sucré ; on reconnaît la cannelle et la muscade, mais pointent aussi des parfums plus singuliers…

Le secret du ras el hanout ? Sa composition (et son prix) varie d’une dizaine à une quarantaine d’épices. Sans sous-estimer la créativité de la gastronomie algérienne, l’engouement pour le trésor de Maghnia doit beaucoup à la proximité du Maroc. Ce royaume revendique d’ailleurs la paternité du subtil alliage. Et ses habitants se targuent d’un savoir-faire qui friserait la sorcellerie. La liste détaillée des ingrédients semble parfois tirée d’un grimoire de magie noire, d’autant que certains composants ont une réputation venimeuse. Exemple : la poudre de cantharide. Obtenue en broyant un coléoptère («Lytta vesicatoria») séché, cette substance aurait des vertus aphrodisiaques. Mais gare aux excès ! De notre côté de la Méditerranée, ceux qui ont trop joué avec ce feu se sont brûlé les ailes : pour avoir fait consommer des dragées enrobées de cette poudre à ses partenaires de jeux libertins, le marquis de Sade (1740-1814) a été accusé d’empoisonnement et embastillé. Certains prétendent aussi que l’abus de cantharide ne serait pas étranger à la mort soudaine du président Felix Faure, dans les bras de sa maîtresse au palais de l’Elysée, en 1899. On comprend que les Algériennes avalent les kilomètres pour acheter leur mélange auprès d’un épicier de confiance.

Le ras el hanout : une recette d’alchimiste

Selon la pharmacopée traditionnelle, le ras el hanout réchauffe le corps, le tonifie et stimule l’appétit sexuel. Trois types de condiments entrent dans sa composition.

Épices classiques
Des produits sont indispensables, quelle que soit la variante : cardamome, noix de muscade, cannelle, clou de girofle, curcuma, poivre, piment, nigelle et cumin.

Saveurs locales
Nombre d’ingrédients sont récoltés au Maroc, puis lavés et séchés avant d’être moulus : les boutons de rose de Damas cultivés dans les vallées du Dadès et du Todra, le safran de Taliouine, l’iris du Haut-Atlas, les baies de belladone de Chefchaouen…

Aphrodisiaques
Certains épiciers remplacent la dangereuse poudre de cantharide (qui n’apparaît pas dans le ras el hanout vendu en France) par du gingembre ou les fruits du frêne.

ELECTIONS CONSULAIRES

Représentation d’AGADIR – Maroc
Permanences le lundi de 16 à 18h / mercredi de 10 à 12h / samedi de 10 à 12h. Tél.: +212 (0)6 71 56 25 24.  

  Agadir, le 17 mars 2021

Chers Adhérents, chers amis,

Le 30 mai 2021, ce sont plus de 3000 électeurs inscrits dans la Circonscription d’Agadir qui seront appelés à désigner leurs trois représentants auprès des autorités Consulaires.

Véritable démocratie locale pour les Français de l’Étranger, le Conseil Consulaire sera amené à débattre de toute question concernant les Français de la circonscription d’Agadir, et en particulier des actions relatives à l’entraide sociale, la sécurité des Français de la Circonscription, l’enseignement, les bourses scolaires, l’emploi et la formation professionnelle.

Pour participer à cette élection, il est impératif d’être inscrit sur la Liste Electorale Consulaire. Vous avez jusqu’au 23 avril pour accomplir cette formalité, le cas échant, sur www.service-public.fr

Le vote par voie électronique sera possible du 21mai 2021 à midi au 26 mai 2021 à midi (heure de Paris). Vous devrez posséder une adresse mail valide et un numéro de téléphone. Là encore, service-public.fr permet de vérifier et d’actualiser ses coordonnées.

Nous vous invitons donc à vérifier que vous êtes bien inscrit pour pouvoir voter et vous incitons à vous inscrire dès maintenant si tel n’est pas le cas.

            
   Chaleureusement Vôtre,    
Jean-Claude Rozier Président UFE AGADIR

Covid-19: près de 95% des doses injectées en Afrique ont été administrées au Maroc

h24info.ma – 16/03/2021

Près de 95% des doses de vaccins anti-Covid injectées en Afrique ont été administrées au Maroc, a indiqué mardi le chef de la division des maladies transmissibles à la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, Abdelkrim Meziane Bellefquih.

Le Maroc occupe ainsi la première place sur le continent en matière de vaccination contre la pandémie de Covid-19, a précisé Bellefquih qui présentait le bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique.

Abordant la campagne nationale de vaccination ciblant tous les citoyens résidant au Maroc, y compris les étrangers en fonction des tranches d’âges et des catégories ciblées, le responsable a relevé que six semaines après le lancement de la campagne, le Royaume a vacciné plus de 4.225.311 de personnes (dose 1) et 1.767.472 personnes (dose 2), soit un total de 5.992.783 doses injectées.

« Ainsi, 1.767.472 citoyens marocains et étrangers ont pu achever leur vaccination dans les meilleures conditions », a-t-il dit.

Par ailleurs, Bellefquih a fait état de la réception, au cours des deux dernières semaines, d’un sixième lot de vaccins, constitué de 500.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, indiquant que de ce fait, le Maroc a réceptionné jusqu’à présent un total de 8,5 millions de doses : 6 millions de doses d’Astrazeneca et 2,5 millions de Sinopharm.

« Dans le même sillage, et pour préserver ces acquis et garantir l’acquisition de nouvelles doses dans la perspective de vacciner 30 millions de personnes, le ministère de la Santé vient d’attribuer en fin de semaine dernière l’autorisation d’utilisation d’urgence au vaccin russe Sputnik », a-t-il fait savoir.

Évoquant la situation épidémiologique, il a souligné que 489.096 cas positifs ont été enregistrés au Maroc depuis le début de la pandémie, soit un taux d’incidence de 1.345,3 par 100.000 habitants. Ces chiffres placent le Maroc à la 37e position mondiale et à la 2e place au niveau continental en termes de cas positifs confirmés.

Le nombre de décès recensés au niveau national s’est établi à 8.733, soit un taux de létalité d’environ 1,8%, contre un taux mondial de 2,2%, a-t-il ajouté, notant que le Maroc est classé 38e mondial et 3e en Afrique en ce qui concerne le nombre de décès. Le taux de guérison est, quant à lui, de 97,3%, avec 476.126 personnes guéries.

Une évaluation générale de la situation épidémiologique fait ressortir que pour la première fois depuis 15 semaines, les cas positifs enregistrés ont connu une hausse de 5,6%, ce qui appelle à plus de vigilance pour préserver les acquis, a-t-il poursuivi. Cette hausse a concerné les régions de Guelmim-Oued Noun (27,3%), Souss-Massa (22,4%), Draâ-Tafilalet (18,8%), Casablanca-Settat (17,3%), l’Oriental (15,3%), Marrakech-Safi (14,4%) et Rabat-Salé-Kénitra (5,3%).

Cinq autres régions ont, pour leur part, enregistré une baisse des cas de contamination de 87% pour Beni Mellal-Khénifra, 28% pour Fès-Meknès, 13,7% pour Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 11,8% pour Laâyoune-Sakia El Hamra et 6,3% pour Dakla-Oued Eddahab.

En outre, Bellefquih a mis l’accent sur la baisse significative (-26%) des cas actifs, qui sont passés de 5.734 il y a deux semaines à 4.237 cas lundi. Les cas sévères ou critiques ont légèrement augmenté de 6% dans les deux dernières semaines, passant de 394 à 401 cas.

Le taux de reproduction (R0) de la Covid-19 a augmenté pour se stabiliser à 1,05, alors qu’il était tout au long des dernières semaines en dessous de 1, de même que le taux d’incidence qui a progressé en passant de 7,1/100.000 habitants début mars à 7,5/100.000 habitants la dernière semaine.

Eau : avec 650 m3/hab/an, le Maroc ne peut plus compter sur ses ressources naturelles

Par Ibtissam Benchan – lavieeco.com – 17/03/2021

Eau

• APRÈS DES ANNÉES DE SÉCHERESSE, LE TAUX DE REMPLISSAGE DES BARRAGES EST SATISFAISANT, AVEC UNE PLUVIOMÉTRIE BIEN RÉPARTIE. L’AGRICULTURE VIENT EN 3E POSITION EN TERME DE SATISFACTION DES BESOINS EN EAU, APRÈS L’EAU POTABLE ET L’INDUSTRIE ET LES SERVICES. CONTRAIREMENT AU «CLICHÉ» TRÈS RÉPANDU, LE MAROC IMPORTE L’ÉQUIVALENT DE 9 MILLIARDS DE M3 ET N’EXPORTE QUE MOINS DE 600 MILLIONS DE M3.

ENC

La situation de l’eau au Maroc devient de plus en plus inquiétante. Elle fait les frais du changement des conditions climatiques avec la succession de périodes de sécheresse ou de répartition disparates de la pluviométrie entre régions. En dépit de tous les efforts entrepris pour gérer l’eau de manière efficace, beaucoup reste à faire pour limiter ce stress hydrique que vit le pays et qui va crescendo. Il est à noter que le stress hydrique est exprimé dès lors que les disponibilités en eau douce passe sous la barre de 1 000 m3/hab/an. Le Maroc en est actuellement à 650 m3/hab/an et devrait atteindre 500 m3/hab/an, à l’horizon 2030, selon les estimations de la Banque mondiale.
Cela dit, la pluviométrie est indulgente envers le pays en cette année. Le taux de remplissage des barrages, au 10 mars, s’élève à 50,8%, soit l’équivalent de 8171,7 millions de m3. «L’on peut dire qu’en cette année, les pluies sont bien réparties entre les régions, avec toutefois un excédent au Nord et un léger déficit toujours enregistré au niveau du Sud. Avec ces disponibilités actuelles qui sont pour le moins satisfaisantes, le pays peut assurer ses besoins de l’année en cours et même entamer une bonne partie de l’année prochaine», explique Rachid Doukkali, ex-professeur à l’IAV et à l’Université polytechnique
Mohammed VI. Selon Ahmed El Bouari, directeur de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole, au ministère de l’agriculture, intervenant lors d’un webinaire portant sur une agriculture irriguée pérenne et organisée par l’IAV : «La situation est disparate. A l’exception des bassins Nord et Nord Ouest (Loukkos et Sebou) qui disposent de ressources en eau permettant de satisfaire la demande agricole, les autres enregistrent toujours des déficits (Melouia, Tadla, Lhaouz, Souss…)». Ainsi, les volumes d’eau alloués à l’irrigation ne permettent pas de couvrir la totalité de la superficie aménagée. Actuellement, ils satisfont à peine 55% des besoins.
L’on croit, à tort, que l’agriculture est prioritaire en termes de satisfaction des besoins en eau. Il est vrai que ce secteur consomme beaucoup d’eau. Mais il n’en demeure pas moins qu’il se place en dernier lieu. Autrement dit, ce n’est qu’après la satisfaction de la demande de la population en eau portable (en assurant aussi des réserves équivalentes à 2 ou 3 années de consommation) et des besoins de différents secteurs, comme l’industrie, le tourisme, certains usages pour assurer le paysage urbain, que les besoins de l’agriculture sont satisfaits. D’ailleurs, «les barrages ne fournissent que 4 milliards de m3 d’eau au maximum à l’irrigation et ce, dans les années difficiles de sécheresse. Ils en procurent nettement moins évidemment pendant les années fastes», nuance notre professeur. «Plus clairement, ajoute notre source, l’agriculture est irriguée d’abord par les eaux souterraines, ensuite par les petites et moyennes hydrauliques et en dernier lieu par les barrages».
En gros, donc, l’agriculture est la 1ère à souffrir de cette raréfaction d’eau. D’où l’attention portée vers la valorisation de cette ressource. «Les niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation sont très variables d’un périmètre d’irrigation à l’autre. Il varie de 22 DH/m3 à 1,7 DH/m3 avec une moyenne de 2,8 DH/m3 aux niveaux des périmètres d’irrigation de grande hydraulique», précise Mohamed Alamouri, président de la Comader, dans ce même webinaire. «L’irrigation, à travers le goutte-à-goutte, a permis de valoriser près de 2 milliards de m3 d’eau, dans la région de Tadla, par exemple», avance M. El Bouari. Cette technique ne permet pas une économie d’eau, mais plutôt une meilleure valorisation, dans le sens, davantage de valeur ajoutée, de rendement et de qualité. En revanche, «l’irrigation gravitaire est caractérisée par une perte d’eau allant jusqu’à 50%, entre son prélèvement du barrage et son arrivage à la plante», souligne le Pr Doukkali. Et d’ajouter : «Ce constat est à relativiser, puisqu’il ne s’agit pas d’une perte sèche. En effet, l’eau perdue est récupérée par les nappes souterraines et contribue donc à leur alimentation». Chose que ne permet pas la technique du goutte-à-goutte. Elle contribue à relever le niveau et la qualité de la production, mais ne favorise pas l’infiltration de l’eau, pour le renouvellement des eaux souterraines.
Ces dernières, justement, sont surexploitées. Face au stress hydrique que vit le Maroc, les agriculteurs se rabattent sur ces eaux, dont la consommation reste incontrôlable, malgré l’existence de contrats de nappes, ou encore de police de l’eau. «Ces eaux souterraines qui constituent une sorte d’assurance en cas de sécheresse, sont renouvelables certes, mais pas en totalité. Les agriculteurs ne doivent prélever que ce qui est renouvelable. Certaines d’entre elles s’en trouvent même à un niveau alarmant», prévient le Pr Doukkali. Tel est le cas de la nappe de Berrechid qui est menacée d’assèchement. D’ailleurs, le ministère de l’agriculture œuvre, avec les parties concernées, à l’arrêt de toutes les autorisations de creusement ou de prélèvement pour le moment. Cette situation revient notamment à l’accès à cette eau qui est souvent libre et peu régulée. «Plusieurs dysfonctionnements sont enregistrés dont le développement des pompages au-delà des limites autorisées, l’absence de système de suivi pour recueillir les volumes prélevés et autorisés et la faible responsabilisation des usagers», se désole M.Alamouri. Somme toute, il est plus qu’urgent de trouver des solutions palpables et rapidement mises en place afin de pallier ces difficultés. Il faut dire que plusieurs actions ont été menées par le ministère de l’agriculture dans le cadre du PMV afin de limiter la surexploitation des nappes. Les interventions ont concerné El Guerdane à Agadir, Azemmour/Bir Jdid, au Saïss… Cela, à côté de programmes de formation dispensés auprès des agriculteurs pour assurer une gestion durable de la ressource.


La maîtrise de la consommation de l’eau d’irrigation, question urgente

Devant ces constats préoccupants sans être alarmants de la situation des eaux souterraines, toutes les parties intervenant dans la question d’eau conjuguent leurs efforts pour trouver des solutions tangibles à la gestion de l’eau. M.Alamouri propose d’instaurer un système de gouvernance axé sur la participation, l’implication et la responsabilisation des différents acteurs concernés dans un cadre contractuel négocié qui peut être formalisé dans le cadre d’un contrat de nappe. De plus, il faut procéder à une évaluation de l’expérience du contrat de nappe du Souss, l’améliorer si besoin est et l’étendre aux autres régions du Maroc. Le Pr Doukkali, lui, s’attelle sur la nécessité de la gestion de l’eau souterraine en allouant une grande importance aux contrats de nappe, ainsi qu’à la police de l’eau.
A côté de cela, il s’agit d’améliorer l’efficience de l’utilisation des eaux de surface. En plus de la modernisation des réseaux, de l’amélioration de la distribution, de la mise à niveau des grands ouvrages d’adduction qui sont dans un état de vieillissement, «il s’agit de trouver des solutions structurelles dans la diversification de l’offre hydrique tels que le transfert et l’interconnexion des barrages. Dans ce cadre, les travaux de liaison de Sebou et Bouregreg vont connaître un lancement imminent. En second lieu, interviendra l’interconnexion entre Bouregreg et El Massira», assure M. El Bouari.
Plusieurs solutions sont à mettre en place, pourvu que les travaux de R&D se concrétisent. «Il a été démontré dans le centre de transfert de technologie d’Agadir, en généralisant des outils de pilotage de l’irrigation à la parcelle, qu’il est possible d’économiser 2 000 m3/ha/an, et aussi il est possible de récupérer 1 500 m3/ha/an à partir de l’eau de drainage», explique M.Alamouri. De même, il est important de mettre en place d’autres solutions comme l’irrigation localisée, à la place du goutte-à-goutte, les capteurs d’humidité, et l’introduction de davantage de solutions technologiques.

Coronavirus : Le comité national de vaccination recommande le maintien du vaccin AstraZeneca

medias24.com – 17/03/2021

Le comité national de vaccination recommande le maintien du vaccin AstraZeneca

« Le comité scientifique recommande de maintenir la vaccination par le vaccin Astrazeneca. Les vaccins utilisés dans la campagne vaccinale continueront à faire l’objet d’un suivi des événements indésirables post vaccinaux, tout en maintenant la veille scientifique », peut-ont lire sur un document rendu public ce mercredi 17 mars suite à la réunion, la veille, du comité national scientifique adhoc pour l’élaboration de la stratégie vaccinale pour donner son avis sur l’utilisation du vaccin britanico-suédois.

Dans son avis, le comité explique que « pour le moment, 30 cas de maladies thromboemboliques ont été rapportés en Europe pour 5 millions de doses de vaccin d’Astrazeneca (0,06 pour mille). Au Royaume-Uni, 35 cas ont été rapporté pour 9,7 millions de doses de vaccin (0,03 pour mille) ».

« Ces chiffres sont bien en dessous de l’incidence annuelle de la maladie qui est de 1 cas pour 1000 en Europe et en Amérique du Nord où plus de 200.000 nouveaux cas d’événements thromboemboliques surviennent chaque année aux USA ».

Au Maroc, après administration de 5.992.783 doses de vaccins (4.628.695 Astrazeneca et 1.364.088 de Sinopharm), le centre national de Pharmacovigilance a reçu la notification de 4 cas d’événements thromboemboliques. 

Les experts siégeant dans le comité ont exclu un cas qu’ils n’ont pas retenu comme cas de maladie thromboembolique.

Dans deux cas, le lien entre le vaccin et l’événement thromboembolique n’a pas été établie. Et un dernier cas est toujours encours d’investigation. 

Pour rappel, suite à la suspension du vaccin AstraZeneca dans plusieurs pays européens, les instances sanitaires marocaines, chacune dans son domaine d’expertise, ont multiplié les réunions pour s’exprimer sur la question. 

C’est ce vaccin que le Maroc utilise principalement dans la campagne en cours. Sur 8,5 millions de doses réceptionné par le Royaume, 6 sont du Astrazeneca.

Effets secondaires du vaccin AstraZeneca : Voici la situation au Maroc

Quatre cas de thrombose ont été notifiés au Maroc, aucun n’est décédé. Le lien avec le vaccin n’est pas établi. En attendant la décision de la commission nationale de Pharmacovigilance, voici les détails et explications du centre national antipoison et de pharmacovigilance. 

Effets secondaires du vaccin AstraZeneca : Voici la situation au Maroc

Le vaccin AstraZeneca est actuellement la cible d’une grande controverse au sujet de supposés effets secondaires liés à la formation de caillots sanguins (thrombose). Cette simple supposition a poussé de nombreux pays d’Europe à suspendre son utilisation en attendant l’avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

De son côté, l’OMS réunit ce mardi 16 mars, le Groupe consultatif d’experts sur la vaccination pour étudier la sûreté du vaccin. 

En attendant la décision de la commission nationale de Pharmacovigilance, Médias24 a contacté la Centre National de Pharmacovigilance chargé du suivi des effets secondaires des médicaments de façon générale et qui est bien évidemment chargé du suivi de l’opération de vaccination anti-Covid pour savoir si des cas de Thrombose ont été détectés et afin de connaitre son avis sur une éventuelle suspension de l’utilisation du vaccin au Maroc également. 

Moins de thromboses chez les vaccinés que chez la population générale

« Dans l’état actuel des connaissances que nous possédons, il n’y a aucune inquiétude à se faire par rapport au vaccin AstraZeneca. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter et il n’y a pas de raison de suspendre l’utilisation du vaccin AstraZeneca« , nous déclare Pr Rachida Soulaymani Bencheikh, directrice du centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CNPV) et directrice du centre collaborateur de l’OMS pour le renforcement des pratiques de la pharmacovigilance.

« Néanmoins, la commission technique de pharmacovigilance et la commission nationale de pharmacovigilance vont se réunir incessamment, c’est-à-dire aujourd’hui ou demain, pour renforcer cet avis par celui d’un groupe d’experts multidisciplinaires », ajoute-elle.

« Nous sommes en train de réunir ce groupe pour lui exposer l’ensemble des données recueillies à ce jour et pour qu’il puisse donner son avis. Par ailleurs, nous restons très vigilants et à l’écoute de ce qui se dit au niveau international au cas où de nouvelles données sont exposées »,poursuit-elle. 

Elle nous expose les arguments et données ayant mené le centre national antipoison et de pharmacovigilance à cet position. 

« Au Maroc, quatre cas d’effets indésirables thromboemboliques ont été notifiés à ce jour. Ce qui représente moins d’un cas déclaré par million de personnes vaccinées« , nous confie notre interlocutrice. Initialement, une dizaine de cas d’événements en relation avec la coagulation sanguine ont été rapportés, mais après examen de chacun des cas dans le cadre du comité national de vaccination composé de professeurs spécialistes, quatre cas seulement ont été retenus comme des accidents thromboemboliques.

« Dieu merci, nous n’avons constaté aucun décès suite à ces accidents« , assure notre interlocutrice. Pour ce qui est de l’état de santé de ces personnes, Pr Soulaymani explique que la rémission après des accidents thromboemboliques nécessite du temps. « Néanmoins, la majorité de nos cas ont très bien évolué et d’autres sont encore en cours de guérison« . 

Ces quatre cas ont été investigué dans le cadre du comité national scientifique de la vaccination réuni le mardi 16 mars. 

Après analyse approfondie des cas signalés, il en ressort : 

– La maladie thromboembolique n’a pas été retenu dans un cas

– Dans deux cas, le lien entre le vaccin et l’événement thromboembolique n’a pas été établi

– un cas est en cours d’investigation

Quelle lecture doit-on faire de ce chiffre ? « Quand on regarde le peu de statistiques mondiales disponibles sur les accidents thromboemboliques dans la population générale indépendamment des campagnes de vaccination, on estime l’incidence globale de cette pathologie dans une population autour de 5 cas pour un million de personnes », nous répond Pr Soulaymani. 

« Nous avons donc moins de cas de thrombose chez les vaccinés que dans une population générale« , poursuit-elle.

Il est aussi pertinent d’analyser le groupe de personnes chez qui cet incident est survenu. Sur ce registre, la directrice du CNPV avance que « la majorité des cas recensés actuellement sont des personnes âgées qui sont soit hypertendues, soit diabétiques, soit ont des atteintes cardiovasculaires connues à l’avance. Ce sont des maladies avec plusieurs facteurs thrombogènes ».

« Est-ce que le vaccin peut être pris pour responsable ? On ne peut pas trancher ce point dans l’état actuel des connaissances », affirme-t-elle. 

AstraZeneca dans le viseur européen ?

« Il faut aussi savoir que ces incidents ne sont pas notifiés que pour le vaccin AstraZeneca. Sur la base de données internationales à laquelle nous avons accès en temps réel, AstraZeneca arrive en troisième position pour les accidents thromboemboliques derrière Pfizer et Moderna« , nous assure-t-elle.

Ce qui soulève la question : Pourquoi seul le vaccin AstraZeneca est pointé du doigt et pas les autres ?!

Par ailleurs, explique Pr Soulaymani, « ce problème d’accidents thromboemboliques avec les vaccins a été déjà soulevé pour plusieurs vaccins par le passé, notamment les vaccins anti-grippaux. Le phénomène est soupçonné depuis longtemps avec certains vaccins sans que cela n’arrête pour autant la vaccination », nous explique-t-elle. 

Le débat est scientifiquement lancé sur la question de savoir si le vaccin est un facteur favorisant ce genre de manifestations sans qu’il ne soit tranchée. 

« Nous ne comprenons pas la position européenne sur ce dossier et encore moins celle de certains pays qui ont suspendu des lots en particulier. D’abord, il faut savoir que nous n’avons pas ces lots au Maroc. Cela dit, la suspension d’un lot est incompréhensible, car si le vaccin était responsable de ces incidents, peu importe le lot, il y aurait des incidents similaires », analyse Pr Soulaymani. 

« Maintenant, quand on décide de retirer un lot donné, c’est que sa qualité est remise en cause. Alors que ce phénomène n’est pas lié à la qualité du vaccin », poursuit-elle.

Le système de pharmacovigilance a été renforcé pour la campagne de vaccination 

En tous les cas, le Maroc est souverain dans ses décisions. Il l’a prouvé plus d’une fois depuis la déclaration de cette pandémie, sur plusieurs dossiers comme l’utilisation de la chloroquine, le confinement précoce, l’enseignement à distance, ou l’utilisation du vaccin AstraZenaca pour les personnes âgées de plus de 65 ans. 

En février dernier, plusieurs pays européens avaient déconseillé l’utilisation du vaccin AstraZeneca pour les plus de 65 ans parce qu’ils avaient des doutes sur son efficacité pour cette catégorie. Début mars, ils sont revenus sur cette décision et ont autorisé le vaccin britanico-suédois pour les personnes âgées de plus de 65 ans.

Entre temps, le Maroc a maintenu sa stratégie de vaccination inchangée et il a eu raison, ce qui lui a permis un gain de temps considérable. 

Aujourd’hui encore, les autorités sanitaires marocaines doivent prendre une décision en se basant sur un bon système de pharmacovigilance reconnu au niveau international qui est pleinement mobilisé dans le suivi de la campagne de vaccination. 

« Nous avons des procédures rodées qui ont donné de bons résultats », assure Pr Rachida Soulaymani Bencheikh.

« En prévision de la campagne de vaccination contre la covid-19, le ministère de la Santé a renforcé ce système sur le volet réglementaire et au niveau régional. Il a également mis en place un système d’information pour la remontée d’information sur les effets indésirables via l’application Yakada Liqah », ajoute notre interlocutrice.

« Ceci a donné de bons résultats dans la mesure où le système reçoit 1,3 notifications pour chaque 1000 vaccinations. Ces notifications émanent à la fois des populations et des professionnels de la santé », nous explique-t-elle tout en précisant que ce ratio démontre l’efficacité du système de notification mis en place.

Ces notifications font par la suite l’objet d’analyse et de validation par le centre national de Pharmacovigilance (CNPV) pour établir la relation de cause à effet. Autrement dit si l’incident notifié est causé ou non par l’opération de vaccination.

« Il faut savoir que toute l’information analysée et validée par le centre est automatiquement partagée au jour le jour dans la base de données internationale de l’OMS. Au niveau national, nous faisons un bilan hebdomadaire qu’on partage avec le ministre et avec le comité central de vaccination. Ils sont au courant de tout ce qui est notifié. Ainsi, on peut prendre les décisions qui s’imposent après discussion avec les experts », nous explique-t-elle.

Selon les données disponibles, plus de 50% des effets indésirables collectés à ce jour sont des réactions locorégionales ou des signes généraux (fièvre ou fatigue,…). « Ce sont des effets bénins passagers prévisibles et attendus », commente la directrice du CNPV. 

« On peut aussi avoir des effets indésirables prévisibles sérieux. On les connaît et ils sont attendus dans la mesure où ils sont ressortis dans le cadre des essais. Parmi ces effets, il y a le choc anaphylactique dû à des allergies. Dans la mesure où ce risque est connu et qu’on sait qu’il peut survenir, on l’anticipe », poursuit-elle. 

Le Maroc a justement mis en place une procédure bien ficelée qui permet de prévenir ce genre d’incidents ou sa prise en charge s’il survient. Le personnel en charge des centres de vaccination a été sensibilisé à ce risque et formé pour sa prise en charge. 

La consigne a été donnée pour que toute personne allergique aux médicaments ne soit pas vaccinée. Et que toute personne vaccinée doit rester 20 minutes au niveau du lieu de vaccination, car ces allergies surviennent 5 à 10 minutes après la vaccination. Tous les centres ont été équipés avec les médicaments nécessaires pour la gestion de ces incidents.

« À ce jour, 12 cas d’allergies sérieuses sont survenus et ont tous été pris en charge », nous confie-t-elle.

Les bonnes perspectives de la campagne agricole se confirment

par par Seddik Mouaffak – maroc-hebdo.press.ma – 17/03/2021

Quand l’agriculture sauve la croissance

Bonne répartition des précipitations, démarrage des travaux dans les temps, remplissage des barrages… Tous les indices laissent présager une bonne campagne agricole.

Le Maroc pourra réaliser une croissance de plus de 4% grâce notamment à la très bonne campagne agricole qui s’annonce. Les prévisions initiales, notamment celles du HCP, ne tablaient pas sur une excellente année agricole, mais sur une année moyenne. Grâce à la pluviométrie qu’a connue le pays, la campagne agricole sera plus que moyenne, ce qui va apporter jusqu’à deux points de croissance de plus. L’agriculture va sauver cette année 2021. Parole de Lahlimi.

D’ailleurs, l’amélioration de la situation agricole commençait déjà à se faire sentir après les importantes précipitations enregistrées depuis fin novembre 2020, qui ont résorbé le déficit du début de la campagne, annonçant ainsi des perspectives favorables pour la saison agricole actuelle.

En effet, depuis janvier dernier au 8 mars 2021, les précipitations ont atteint une moyenne de 386 mm dans la Chaouia, près de 400 mm dans le Gharb, 292 mm dans le nord, 211 mm à Doukkala, 216 mm à Beni Mellal-Khenifra, 180 mm dans le Saïss et 101 mm dans le Souss. «Une bonne moyenne pour un début de mois de mars», selon la Direction générale de la météorologie, qui réaffirme une hausse par rapport à la moyenne des 30 dernières années et par rapport à la campagne précédente à la même date.

La pluie se poursuit ces derniers jours dans plusieurs régions du Royaume. Quelques précipitations sont encore prévues pour le reste de la semaine à venir notamment dans l’extrême nord et le nord-est du pays.

A la grande satisfaction des agriculteurs, ces pluies sont venues à point nommé pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole. Elle ont ainsi contribué à l’amélioration de la nappe phréatique, des pâturages et des différentes cultures. Le cumul enregistré et, surtout, la bonne répartition des pluies ont été bénéfiques pour les grandes cultures et l’arboriculture d’automne.

En ce qui concerne les céréales d’automne, les récentes précipitations ont accéléré le rythme des opérations de labour et de plantation. La poursuite des pluies régulières en faveur des céréales mais aussi de la floraison et du remplissage des grains ne pourrait que dynamiser les préparations pour les cultures de printemps. En attendant les pluies du mois d’avril pourraient contribuer à favoriser la nouaison et le développement des fruits.

Satisfaction des agriculteurs
Par ailleurs ces mêmes pluies ont contribué à l’accélération du rythme des travaux du sol, des emblavements et des ventes des intrants. Les spécialistes s’accordent sur l’effet bénéfique des pluies actuelles sur l’amélioration du couvert végétal des parcours. Malmenés au début de la campagne, les éleveurs commencent à respirer et le pâturage s’est bien développé dans la majorité des régions du pays. Après une année difficile, les prix du bétail sont actuellement élevés, au grand bonheur des éleveurs qui ont accusé des pertes colossales lors de la saison écoulée.

Amélioration des réserves
Les dernières pluies et chutes de neige ont été, également, bénéfiques pour la recharge de la nappe phréatique et l’amélioration des réserves des barrages. Au 9 mars 2021, le taux de remplissage s’élève à 50,6% au niveau national, contre 47% à la même période de l’année dernière. Dans le nord, le taux de remplissage de sept grands barrages a atteint 100% (Oued El Makhazine, Ibn Battouta, Nakhla et Acharif Al Idrissi, Moulay El Hassan Ben El Mahdi , Smir et Chefchaouen), selon la direction générale de l’Eau, relevant du ministère de l’Equipement. A Souss-Massa, les retenues des principaux barrages de la région ont atteint un taux de remplissage de 35,57%.

Ce niveau est supérieur au taux de remplissage enregistré durant la même période de l’année écoulée (21,77%), selon les données de l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa. Dans la région de Marrakech- Safi, le taux de remplissage est de 53,38%, en hausse de 46,36% par rapport à la même période de l’année écoulée. Cette situation des retenues des barrages laisse présager une satisfaction des besoins en eau des cultures installées et celles programmées pour le reste de la campagne. Et ce, pour le grand bonheur de nos agriculteurs.

Hand / Championnat d’Afrique des clubs : la 36e édition délocalisée au Maroc

aps.dz/sport – 17/03/2021

Le 36ème Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe de handball, initialement prévu à Alger du 20 au 29 mai, a été délocalisé et se déroulera finalement à la même période à Agadir (Maroc), a annoncé mardi soir la Confédération africaine de la discipline (CAHB).

Hand/Championnat d’Afrique des clubs: la 36e édition délocalisée au Maroc

« En raison de la situation sanitaire inédite et des restrictions conséquentes en vigueur en Algérie, le 36e Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe 2021, initialement prévu pour s’y dérouler du 20 au 29 mai 2021, a été délocalisé et se tiendra désormais à Agadir au Maroc sur la même période (20-29 mai 2021) », a indiqué la CAHB sur son site internet.

« La date du tirage au sort de la compétition sera communiquée sous peu », ajoute-t-on de même source.

Sur sa page Facebook, la Fédération algérienne de handball (FAHB) a informé qu’elle avait demandé à la CAHB de se désister de l’organisation de ce tournoi, tout en voulant abriter la prochaine édition, en 2022, pour, dit-elle, « se concentrer sur le Championnat arabe des clubs d’octobre prochain à Arzew (Oran), qui constituera une répétition avant les Jeux méditerranéens Oran-2022 ».

« La FAHB a saisi par courrier la CAHB pour demander l’organisation du Championnat d’Afrique des clubs 2022, tout en se désistant d’abriter le Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe, initialement prévu à Alger le mois de mai prochain », indique mardi soir un communiqué de l’instance fédérale.

« L’Algérie organisera aussi au mois d’octobre prochain le Championnat arabe des clubs dans la ville d’Arzew – Oran et qui constitue une préparation aux Jeux méditerranéens Oran-2022 », ajoute la même source.

Selon la FAHB, l’objectif est de se concentrer sur la bonne préparation du Championnat arabe des clubs, « vu son importance par rapport aux prochains Jeux méditerranéens ».

Pour rappel, le 36e Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe de handball a subi plusieurs reports en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Le tournoi devait initialement se dérouler du 29 mars au 9 avril 2020 à Alger, puis du 31 mars au 9 avril 2021, avant d’être repoussé au mois de mai, d’abord à Alger, puis au Maroc.

Le marché de l’art limite la casse grâce au numérique

libe.ma – 15/03/2021

Le marché de l’art, forcé de basculer massivement vers le numérique, a globalement bien accusé le choc du Covid avec une perte de 21% de chiffre d’affaires seulement, découvrant de nouveaux clients et marchés, révèle un rapport publié lundi. La baisse du nombre de lots vendus n’est que de 9% et le taux d’invendus est surprenant dans un contexte de crise : seulement 34%, indique Artprice, société leader mondial de l’information sur le marché de l’art, dans son rapport annuel. En comparaison avec d’autres secteurs sinistrés, le marché de l’art résiste mieux, et, selon Artprice, c’est la digitalisation des ventes qui a fait arriver de nouveaux clients plus jeunes qui achètent souvent de l’art contemporain. Publié chaque année, le rapport porte sur les résultats de “Fine Art”: peintures, sculptures, dessins, photographies, estampes, vidéos, installations, tapisseries, à l’exclusion du mobilier, des automobiles, etc. “Le marché de l’art a su rebondir par le numérique qu’il a totalement investi, ce qui a permis de limiter la chute du chiffre d’affaires”, souligne Thierry Ehrmann, président d’Artprice. La Chine est revenue à la première place mondiale après quatre ans où les Etats-Unis l’avaient devancée. Elle pèse 39% du marché du “fine art” contre 27% aux États-Unis, où la flambée de l’épidémie a eu des forces répercussions sur le marché, et 15% au Royaume-Uni. En Europe, la France retombe plusieurs années en arrière avec un chiffre d’affaires de 578 millions de dollars (483 M euros), contre 827 millions (691 M euros) en 2019, soit moins 31%. Fléchissent pareillement le Royaume-Uni (- 30%) et l’Italie (32%). Le rapport pointe une forte demande pour la peinture figurative contemporaine, notamment celle liée à l’Afrique.

Vaccination anti-Covid : Forte adhésion des résidents étrangers au Maroc à la campagne nationale

par Sanae Taleb & Ahmed Rachid – 2m.ma – 16/03/2021

Depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination anti Covid-19, les étrangers résidents au Maroc reçoivent leur vaccin gratuitement, au même titre que les citoyens marocains. Au niveau de la station de vaccination aménagée au Complexe Culturel Sidi Belyout dans la préfecture de Casablanca-Anfa, des dizaines de ressortissants étrangers sont reçus chaque jour, selon le protocole sanitaire mis en place par les autorités. « Confiants » et « reconnaissants », ils témoignent au micro de 2M.ma. 

Sur les 500 personnes reçues quotidiennement au niveau du Complexe Sidi Belyout,  40% sont des étrangers résidant à Casablanca. Notre équipe a rencontré ceux ont reçu lundi 15 mars, leur deuxième dose de vaccination anti-Covid-19. Tous se disent impressionnés par la gestion de cette campagne et déclarent que « le royaume a réussi là ou plusieurs pays ont échoué ». 

La culture bio, crédible comme alternative ?

consonews.ma – 16/03/2021

Aliments_Bio

Difficile pour certains agriculteurs de ne plus recourir aux pesticides pour améliorer leur rendement. pourtant, il existe bien des alternatives pour contrer les nuisibles, sans pour autant impacter les revenus des agriculteurs, ni avoir des effets néfastes sur leur santé et celle des consommateurs.

Si l’utilisation de pesticides est voulue comme un moyen d’améliorer la production en quantité comme en qualité, éliminant parasites et herbes indésirables, elle n’est sans risques sur la santé du producteur, du consommateur et de l’environnement », affirme Bouazza Kherrati. Et d’ajouter, «nous ne sommes pas contre les importateurs et producteurs de pesticides, mais nous sommes pour la préservation de la sécurité et la santé de nos concitoyens ». Kharrati n’est pas le seul. Naima Rhalem, chef de département de toxicovigilance, en appelle même à l’action collective et concertée pour aller vers l’élimination progressive des pesticides hautement dangereux et la promotion de la culture biologique.
Aujourd’hui, de l’avis de tous les professionnels du secteur, l’activité agricole marocaine reste en effet dépendante de l’utilisation des pesticides.
Pour limiter les risques, l’agriculture bio a été Instaurée en 2011 par le ministère de l’Agriculture dans le cadre du plan Maroc Vert et avait pour objectif d’atteindre 40.000 hectares de cultures biologiques en 2020, selon les standards européens et marocains. Un contrat programme a été signé avec les opérateurs du secteur. A terme, seulement 9.850 hectares sont aptes à la production de cultures bio. 80% de la production est localisée dans cinq grandes régions à savoir Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir et Guelmim. D’après un rapport publié en mai 2020 par l’association marocaine santé, environnement et toxicovigilance, plusieurs associations militent pour l’instauration d’une culture bio par la mise en place d’une commission nationale du Bio, l’organisation de séances de formation au profit des agriculteurs marocains et par la mise en place de fermes pilotes du bio. En France par exemple, 20 fermes bio se créent chaque jour et 8 consommateurs sur 10 consomment le bio de manière occasionnelle. Le bio est rentré dans les habitudes de consommation partout dans le monde et le Maroc n’est pas en reste.
Certains signes d’intérêt apportés à ce genre de marchandises commencent à se faire sentir chez certains consommateurs. Mais, contrairement à une idée reçue, l’agriculture biologique peut, elle aussi, recourir aux pesticides sauf que les substances doivent être d’origine naturelle (cuivre, soufre…), qui se dégradent plus vite que les pesticides chimiques, partent avec la pluie ou le soleil…

EMERGENCE DU LABEL « ZÉRO RÉSIDU DE PESTICIDES »
Pour combattre les pesticides nocifs sur le terrain même de la demande des consommateurs, une filière alternative est en train de s’organiser en développant des labels « sans pesticides ».
Au Maroc, on peut citer l’expérience du groupe franco-marocain Azura qui a proposé à ses consommateurs, depuis 2019, une tomate cerise allongée « zéro résidu de pesticides ». Dans d’autres pays, l’expérience est beaucoup plus en avance. C’est le cas de la France par exemple qui connaît aujourd’hui l’existence du label « zéro résidu de pesticides » lancé en 2018 par le collectif “Nouveaux Champs”, formé de 46 organisations de producteurs et entreprises du centre et du sud de la France. Il intègre désormais plusieurs denrées « sans pesticides » : les tomates, le concombre, le brocoli, le potimarron, etc. Pour obtenir un tel label, un producteur de fruits et/ou de légumes doit suivre un cahier des charges très strict : bannir l’usage de substances particulièrement controversées, réduire au maximum l’épandage de produits phytosanitaires, en privilégiant le désherbage mécanique, par exemple. Et, avant la mise en vente, les marchandises sont contrôlées par un laboratoire indépendant : il faut un maximum de 0,01 milligramme de pesticides par kilogramme de fruits et légumes.

Souss-Massa: plus de 320 MDH consacrés à l’Agence d’exécution des projets en 2021

medias24.com – 16/03/2021

Les crédits alloués à l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) Souss-Massa s’élèvent à 326.283.168 DH au titre de l’année 2021.

Souss-Massa : plus de 320 MDH consacrés à l'Agence d'exécution des projets en 2021

Quelque 170 millions de DH de ces fonds constituent la part du Conseil de la région Souss-Massa dans le programme de mise à niveau des centres des collectivités territoriales en milieu rural, alors que la part du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville a été fixée à 115 MDH.

Selon des données rendues publiques, lors de la session ordinaire du Conseil de la région Souss-Massa, le montant global alloué dans le cadre de la part supplémentaire résultant de l’augmentation du coût des travaux relatives au programme de routes rurales, a atteint 30 MDH.

De même, 6,283 MDH ont été débloqués dans le cadre de la part supplémentaire provenant des travaux liés au programme national intégré de développement du monde rural et de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural entre 2020-2021.

Les 5 MDH restants des fonds accrédités à l’AREP au titre de 2021 se répartissent entre l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (4 MDH) et le Conseil préfectoral d’Agadir (1 MDH).

Ex directeur des travaux de Lydec : Youssef Tazi aux commandes de la Ramsa

aujourdhui.ma – 15/03/2021

Ex directeur des travaux de Lydec : Youssef Tazi aux commandes de la Ramssa

Youssef Tazi a été nommé jeudi dernier nouveau directeur général de la Régie autonome multiservices d’Agadir (Ramsa), lors d’une cérémonie tenue au siège de la région, sous la présidence de Jamal Chaarani, directeur de développement des compétences et de la transformation des numériques au sein du ministère de l’intérieur.

A cette occasion, M. Chaarani a félicité le nouveau DG Youssef Tazi pour la confiance, dont il a fait l’objet et sa nomination à ce poste, tout en remerciant le directeur général sortant Ahmed Oukkas qui a fait preuve d’un grand sens de responsabilité et de sérieux depuis sa nomination à la tête de cet établissement en 2014.

Cette nomination s’inscrit dans le cadre du mouvement opéré par le ministère de l’intérieur qui vise la dotation de l’administration publique des agences et des services de l’État de ressources humaines hautement qualifiées. Le wali ayant procédé à l’énumération des qualités de de M. Tazi ex directeur des travaux de Lydec, il a rappelé que ce dernier est doté d’une expérience importante en mesure de lui faciliter sa mission à la tête de la Ramsa.
Ingénieur d’Etat en génie civil de l’Ecole Hassania des travaux publics, M.Tazi a occupé plusieurs fonctions dans le secteur privé avant de rejoindre Lydec en 2011 où il a assumé une série de responsabilités au sein de cette régie dont directeur des travaux.

158 MDH pour les axes stratégiques de la Ramsa

Les axes stratégiques du budget programmé pour l’exercice 2021 estimé à 158 millions DH visant à assurer la continuité et la qualité de service relatif à l’eau potable et à l’assainissement liquide, ainsi que l’accompagnement du programme de développement urbain de la ville d’Agadir (PDU). Pour le budget d’investissement 2021, la RAMSA vise essentiellement la continuité et l’autonomie de la distribution de l’eau potable par l’amélioration de la capacité de stockage, qui est actuellement de 132.000 m3 et dont l’objectif est d’atteindre 175.600 m3 au terme du plan stratégique 2021-2025 avec une autonomie de distribution dépassant 27 heures et l’accompagnement du projet de dessalement de l’eau de mer pour assurer une distribution équitable entre les citoyens à cela s’ajoute l’actualisation des schémas directeurs d’eau potable et d’assainissement liquide. Parmi les chantiers ouverts figurent essentiellement la poursuite de l’équipement en infrastructure et réseau de l’eau potable et assainissement liquide des centres d’Aourir et des quartiers relevant de la commune Drarga, et l’amélioration des taux d’accès à l’eau et à l’assainissement qui se situent actuellement à 98,5%, ainsi que la rationalisation et l’économie de l’eau mobilisée, et la lutte contre les pertes d’eau pour le maintien du taux de rendement à un niveau très performant frôlant les 80%, et la modernisation de la gestion, la dématérialisation des procédures et la digitalisation des services.

Région du Souss Massa : lancement du programme régional de promotion de l’emploi

par Mohammed Drihem – lematin.ma – 16/03/2021

Région du Souss Massa : lancement du programme régional de promotion de l'emploi

Lundi 15 mars dernier, la salle des réunions de la Wilaya de Souss Massa a été au rendez-vous avec la cérémonie de signature d’une convention concernant le programme Régional de la promotion du travail et ce, en présence du Ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, du Wali de la Région de Souss Massa et du président du conseil régional de cette dernière.

Cette convention signée par le Ministre, M. Amekraz, par le Wali de la région de Souss Massa, Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Ou Tanane, Ahmed Hajji, et par le Président du Conseil de la Région, Ibrahim Hafidi, a pour objectif de développer et mettre en œuvre un programme régional de promotion de l’emploi pour la période 2020-2022 entre l’Etat et la région.

Selon ses initiateurs, ce programme s’appuie sur les projets et objectifs prévus dans le cadre du programme de développement régional et sur les mesures inscrites dans le plan national de promotion de l’emploi, notamment en ce qui concerne les programmes actifs d’emploi. Il vise également à permettre aux demandeurs d’emploi relevant de à la région, en particulier aux jeunes sans emploi, de profiter des opportunités d’emploi disponibles, que ce soit dans la région ou dans le reste des autres régions ou en dehors du territoire national.

La cérémonie de signature de cet accord, a également été l’occasion de lancer un dispositif de régulation régionale et inter-régionale, en partenariat avec les entrepreneurs spécialisés dans l’industrie automobile, ayant pour objectifs de réduire les disparités régionales en terme d’opportunité d’emploi , satisfaire les offres d’emploi massives et normaliser les pratiques de traitement des offres emploi via ce dispositif , avec la coordination et la coopération des autorités locales.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, M.Amekraz a souligné que les chantiers régionaux de l’emploi ont connu la réalisation de plusieurs programmes et démarches régionales complémentaires aux mesures nationales pour l’emploi visant à soutenir l’emploi dans les associations et les professions libérales et à promouvoir l’établissement des petites entreprises et des formations qualifiantes au profit des non diplômés, ainsi que l’appui aux contrats de travail salarié au profit de différentes catégories de chercheurs d’emploi qui souffrent de difficultés d’insertion professionnelle et l’accompagnement des porteurs de projets par l’octroi de subventions pour faciliter le démarrage. « Les efforts concertés et l’action conjointe de tous les acteurs et intervenants de la région contribueront inévitablement au succès de ces grands chantiers économiques et sociaux et à accroître la demande pour les compétences des jeunes de la région », a-t-il insisté.

Cet accord s’inscrit dans le cadre de la régionalisation de l’emploi, qui constitue une compétence propre et conjointe des régions qui sont l’espace optimal pour coordonner les efforts et le travail des intervenants et développer l’harmonie entre les différentes politiques publiques, programmes et plans sectoriels.

A l’issue de la cérémonie de signature de convention, M.Amekraz a effectué une visite aux sièges de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de la direction régionale du travail et de l’insertion professionnelle et de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) à Agadir.

Exposition : «Petits formats, amples sentiments» : Quand l’art se joint au social

aujourdhui.ma – 16/03/2021

Exposition : «Petits formats, amples sentiments» : Quand l’art se joint au social

«L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art.» Robert Filliou

Le Sous-Sol Art Gallery expose, du 9 mars au 4 avril 2021, une vingtaine d’artistes marocains qui se sont réunis autour du thème «Petits formats, amples sentiments». Notre objectif est double, d’une part, rendre l’art accessible à un plus large public et d’autre part soutenir une œuvre caritative, l’association Le Rotary club Agadir Vallée du Souss.
Trois cent trente toiles, toutes au format carré 35/35 cm, d’artistes que vous connaissez mais, aussi de certains que vous allez découvrir, sont ainsi proposées pour cet événement caritatif. Cette réunion d’artistes montre la richesse, la qualité, la fécondité et le dynamisme de la peinture contemporaine marocaine mais aussi et surtout leur prédisposition au dialogue et à l’échange. Ils ont fixé un prix abordable à leurs tableaux (3000 DH) pour assurer la réussite de cette noble opération, qui est d’aider Le Rotary club Agadir Vallée du Souss dans ses missions auprès des villages défavorisés de la région d’Agadir et du sud marocain.

Le Rotary club Agadir Vallée du Souss, qui depuis sa création en 1990, a effectué plusieurs missions pour subvenir au besoin des plus démunis dans le Sud marocain ainsi que dans la région d’Imintanoute et dans le nord d’Agadir entre Aourir et Essaouira, fait partie des premiers clubs au Maroc à organiser des caravanes médicales. Ils mobilisent 100 à 150 médecins de toutes spécialités confondues, des infirmiers, des camions dentaires et plus encore dans le but de venir en aide à des milliers de personnes dans des zones défavorisées. Leur liste d’actions est bien longue et touche plusieurs domaines. Leur action en cours a pour but d’équiper la salle informatique (20 ordinateurs et câblages) ainsi que de fournir la bibliothèque en livres de lecture au sein du collège Ibn Toumert situé à Al Houda.

Et nous sommes fiers de pouvoir les soutenir dans leurs actions grâce à cette exposition. 25% des recettes de la vente des œuvres de l’exposition seront reversées au Rotary. 50% ira aux artistes. Ainsi, jusqu’au 25 mars, il est possible d’admirer et de se porter acquéreur des travaux de 22 artistes.

Agadir: où en sont les travaux de construction de la Grande Mosquée?

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 13/03/2021

cover vidéo:شاهد وثيرة تشييد أكبر مسجد ومركب ديني بالجنوب بأكادير

Lancés en juin 2020, les travaux de construction de la Grande Mosquée d’Agadir, au quartier Salam, ont atteint un niveau d’exécution de 60%, selon le chef de projet Mohamed Achraf El Amraoui. Le360 s’est enquis sur place de l’état d’avancement de cet important projet. Reportage.AA

Prévue sur une superficie de 11.000 m2 pour un budget de 57 millions de dirhams, la Grande Mosquée d’Agadir fait partie des projets inscrits au Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir 2020-2024, signé devant le roi Mohammed VI.

Ce lieu de culte devra accueillir 2.600 fidèles, avec une salle de prière réservée aux femmes pouvant accueillir 900. Une salle multidisciplinaire, une école coranique, une bibliothèque, des services sanitaires, un parking, des logements pour l’imam et le muezzin ainsi que des magasins sont autant d’infrastructures prévues dans cet important projet. 

Dans une déclaration pour Le360, le chef de projet Mohamed Achraf El Amraoui affirme que le chantier lancé le 15 juin 2020 avance selon l’agenda établi initialement. Selon lui, les travaux ont atteint un niveau d’exécution de 60% et devront s’achever 24 mois après leur lancement.

«Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a insisté pour que la Grande Mosquée d’Agadir réponde aux normes urbaines modernes et ne soit pas uniquement un lieu de culte, mais aussi un espace d’apprentissage et d’ouverture sur le monde», ajoute notre interlocuteur.

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