Archives de mars 25th, 2021

La concurrence devient de plus en plus rude sur le marché d’exportations des fruits et légumes.

agrimaroc.ma – 24/03/2021

Fruits et légumes à export la concurrence devient de plus en plus rude

Les fruits et légumes marocains ont acquis une place de choix sur le marché européen, en raison de leur forte compétitivité. Cependant, malgré les nombreux efforts du secteur, les producteurs et exportateurs font face à une rude concurrence de la part de leurs homologues européens qui désormais produisent hors saison et vendent à des bas prix.

Le Maroc a enregistré une croissance fulgurante de ses exportations de fruits et légumes dans le monde, en particulier sur le marché européen. Cette expansion est liée aux prix auxquels les producteurs vendent leurs produits mais aussi à leur qualité qui ne cesse de s’améliorer.

L’autre avantage de taille dont jouissaient les producteurs marocains était la saison de production des fruits et légumes européens, qui se faisait souvent entre Avril et Septembre. Dès lors, ceci leur permettait d’approvisionner les marchés européens dans la période allant d’Octobre à Avril, sans trop de pression ou de concurrence.

Toutefois, cette époque semble bien révolue. Et pour cause, “des opérateurs internationaux en Espagne, Belgique, Hollande et Benelux, produisent aussi dorénavant hors saison sur une période allant d’octobre à avril”, rapporte Le360 citant L’Economiste. Pire, ils proposent leurs produits avec des prix bas, engendrant une concurrence “agressive” sur le marché.

Dès lors, face à cette situation, des mesures ont été prises dans le royaume, notamment dans la région Souss Massa pour renforcer la structuration du secteur, qui est l’un des facteurs qui pénalise le Maroc à l’export.

Bilan Covid: Les cas actifs sous la barre des 3.500, les infections pas loin des 500.000

lematin.ma – 24/03/2021

Bilan Covid: Les cas actifs sous la barre des 3.500, les infections pas loin des 500.000

Le ministère de la Santé a annoncé ce mercredi 439 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 492.842 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars dernier.

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 4.284.060 personnes alors que 2.844.916 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 324 cas, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Marrakech-Safi ex-aequo avec 20 nouveaux cas. Rabat-Salé-Kénitra et L’Oriental ferment quant à elles le Top 5  avec respectivement 19 et 17 nouvelles infections. Par contre, aucun cas n’a été annoncé à Guelmim-Oued Noun  au cours des dernières 24 heures.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (257 cas), Berrechid (23 cas), Mohammedia (17 cas), Nouaceur (17 cas) et Tanger-Asilah (11).

Le ministère a également dénombré 507 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,5%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 480.607 cas.
Dans le même intervalle, 11 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 8.786 cas, alors que le taux de létalité s’établit à 1,8%.
Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (6), Oujda-Angad (2), Beni Mellal (2) et Sidi Kacem (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 10.064 portant ainsi à 5.399.770 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.
Pour sa part, le nombre des cas actifs s’est établi à 3.449 personnes, dont 418 cas sévères ou critiques (soit 73 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 21 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 439 nouveaux cas par régions et provinces :
324 cas à Casablanca-Settat : 257 à Casablanca, 20 à Berrechid, 17 à Nouaceur, 17 à Mohammedia, 8 à Settat, 1 Mediouna et 1 à El Jadida.
20 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 11 à Tanger-Asilah, 4 à M’Diq-Fnideq, 3 à Tétouan, 1 à Chefchaouen et 1 à Larache.
20 cas à Marrakech-Safi : 8 à Marrakech, 5 à El Kelâa Des Sraghna, 4 à Chichaoua et 3 à Essaouira.
19 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 5 à Skhirat-Témara, 7 à Sidi Kacem, 5 à Rabat, 5 à Kénitra, 2 à Sidi Kacem et 2 à Salé.
17 cas dans L’Oriental : 11 à Oujda-Angad, 3 à Berkane, 1 à Nador, 1 à Jerada et 1 à Taourirt.
14 cas à Souss-Massa : 7 à Tiznit, 3 à Agadir-Ida Outanane, 2 à Inzegane-Aït Melloul et 2 à Chtouka-Aït Baha.
9 cas à Beni Mellal-Khénifra : 6 à Khouribga, 2 à Beni Mellal et 1 Fquih Bensaleh.
5 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 4 à Laâyoune et 1 à Boujdour.
5 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Eddahab.
3 cas à Drâa-Tafilalet : 2 à Midelt et 1 à Ouarzazate.
3 cas à Fès-Meknès : 2 à Fès et 1 à Taza.

Hommage à la parole des Raïssates

par Khadija Alaoui – femmesdumaroc.com – 24/03/2021

Brahim El Mezned vient de consacrer une anthologie aux Rrways, ces poètes chanteurs itinérants amazighes. Cette œuvre qui vient à point nommée met également en lumière les Raïssates (Tarrwaysin) qui, même si elles sont très peu nombreuses, n’en demeurent pas moins des figures importantes de cet art.

Fatima Tabaamrant فاطمة تبعمرانت - Raïssa Tabaâmrant
Fatima Tabaamrant, l’une des plus célèbres Raïssates

La première génération des Raïssates remonte aux années 40 du siècle dernier. Parmi les pionnières, on cite, entre autres, Fatima Belaïd, Raïssa Mbarka, Abouch Tamati, Fatima Tagourant. Ces pionnières présentaient leurs chansons uniquement dans des cadres privés. La seconde génération des Raïssates, représentée par Raïssa Sefia Oltotoua, Raïssa Rkiya Damssiriya et Fatima Tihihit Muqqrn (l’aînée), fait parler d’elles dès 1968. Ces Raïssates n’hésitent pas à se produire et à chanter sur scène la poésie amazighe. Des enregistrements à la radio et en microsillon actent de ce passage et signent, comme le souligne Brahim El Mezned dans L’Anthologie “Rrways, Voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighes” “l’âge d’or de Tirruysa”. Le chemin est ensuite emprunté par d’autres étoiles de la musique amazighe, à l’instar de Fatima Thihit Sghira et Raïssa Fatima Tabaârmrant qui jouent un rôle incontestable dans le développement du phénomène des Raïssates et la valorisation des chants et de la musique amazighe.

Des pionnières célèbres

Dépositaire d’un patrimoine séculaire, les Raïssates transmettent de génération en génération un savoir-faire musical et poétique. Et si au tout début, elles devaient se contenter de compléter, en chœur, les phrases mélodiques du Rays, elles ont réussi à imposer le droit de porter avec panache la poésie rythmique amazighe sur la scène, envoutant par leurs voix et leurs célèbres joutes verbales, le public. “Certaines Raïssates ont ainsi gagné une grande popularité en interprétant, en solo, des compositions écrites parfois par leurs homologues masculins”, explique l’auteur de L’Anthologie “Rrways, Voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighes”.

De plus, ces Raïssates, grâce à leur sensibilité féminine, apportent une incroyable touche aux chants. “Si les poètes craignent d’exposer leur fragilité au cours de leurs déclarations amoureuses, leurs pendants féminins osent davantage mettre en avant leur fougue et leurs désirs. Les femmes ont créé la part la plus spontanée et indisciplinée dans l’expression des sentiments”, peut-on lire dans l’Anthologie.

Les grandes fêtes, les célébrations et les festivals sont les rendez-vous privilégiés pour la parole précieuse des Raïssates. C’est dans ce sens que depuis plusieurs années, le Festival Timitar consacre des hommages aux Raïssates, considérées, à juste titre, comme les gardiennes de la musique amazighe. “Les chants des femmes amazighes racontent la vie quotidienne et, en filigrane, leur engagement pour imposer sur la scène l’héritage légué par leurs mères”, rappelle à cet égard Brahim El Mezned.

L’anthologie consacrée aux Rrways et publiée tout récemment liste une douzaine de Raïssates dont des pionnières, mais aussi de jeunes artistes décidées à reprendre le flambeau, et à porter haut et fort la parole des Rrways. “La présence féminine est marquée par plusieurs figures historiquement parlantes, telles Rkiya Damssiriya et Fatima Tihihit, et aujourd’hui, Tabaâmrat… Ces artistes ne représentent malheureusement que 20% de la communauté”, constate Brahim El Mezned.

Aussi, et pour préserver et perpétuer la tradition de Tirruysa et sa féminisation grâce aux Tarrwaysin, la transmission est essentielle. Une mission que les Raïssates connues et reconnues peuvent perpétuer, non pas à la manière traditionnelle, mais comme le maillon fort d’une stratégie de sauvegarde d’un patrimoine culturel immatériel.

Des étoiles au firmament

Aux côtés de Rkia Talbensirt, considérée comme la plus belle voix de la planète Rrwayes, Fatima Tihihit Mzzin ou encore Fatima Tihihit Titrit, célèbres pour leurs joutes verbales, trône en bonne place Raïssa Fatima Tabâamranet, passée maître dans l’art de jouer avec les vers et les métaphores. En effet, et à la différence des autres Raïssates, Tabâamrane écrit elle-même les poèmes qu’elle chante. De plus, les sujets abordés vont à contrario des thèmes habituels et tolérés par les traditions amazighes. Poétesse engagée, la Raïssa chante très peu l’amour, et surtout les maux de la société, et dénonce le chômage des jeunes, le conservatisme, l’obscurantisme, la bigoterie et l’analphabétisme…

Autres noms mis en avant dans cette anthologie, on retrouve Raïssa Mina Tawirit qui a également démarré sa carrière à l’âge de 13 ans, la Raïssa Mina Tabaamrant présentée comme une artiste atypique et une des rares instrumentalistes actuelles de la musique amazighe ou encore Aïcha Tachinwit. Cette dernière est célèbre pour ses danses et ses déhanchés inimitable et son sens de la sensualité qui en font, comme le rappelle l’Anthologie de Brahim EL Mezned, la favorite des Rrways.

Depuis le milieu des années 90, d’autres Raïssates, à l’instar de Raïssa Naïma, plus connue sous le nom de Raïssa Tisslatine ou encore Naïma Bent Oudaden, nom sous lequel elle a réalisé une grande partie de sa carrière, qui “s’est imposée par une grande maîtrise de l’art des Rrways et son talent à lui apporter une touche moderne et originale, tout particulièrement sur le plan chorégraphique”. En 2016, Zahra Yassine qui a démarré sa carrière en remportant plusieurs prix, marque de sa présence la planète des Rrways. C’est le cas également de Keltouma Tamazight qui se fait remarquer dès 2014 grâce à sa “talentueuse interprétation d’œuvres de Rrways immortels”, lit-on dans l’Anthologie.

La relève est-elle pour autant assurée? “Le conservatisme pousse les gens à ne pas poursuivre ces traditions, surtout dans le milieu urbain. Le rôle joué par ces chanteuses interprètes d’un riche patrimoine est capital pour la musique de la région du Souss ”, estime Brahim El Mezned. Aussi, et grâce à l’implication de quelques irréductibles, l’art de Tarrwaysin pourrait espérer encore de beaux jours devant lui. 

Un ouvrage de référence

Deux années de travaux de recherche et des centaines d’heures d’enregistrement, de mixage et de mastering ont donné naissance à l’Anthologie “Rrways, Voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighes”. Porté par Brahim El Mezned, l’ouvrage se présente sous la forme d’un coffret de 10 albums réunissant une sélection de 100 titres enregistrés par plus de 80 artistes, au studio Hiba à Casablanca. Ils sont accompagnés de 3 livrets de 120 pages, en arabe, français et anglais. Née de la volonté de préserver et valoriser cette part majeure du patrimoine immatériel du Maroc, tout en lui redonnant la place qu’il mérite, “l’Anthologie est un hommage aux Tarrwaysin et aux Rrways, trésors humains vivants, ainsi qu’à toutes les personnes qui continuent de perpétuer cette tradition artistique qui fait partie intégrante de notre patrimoine musical national.”

Disponible sur librairie.ma, au Carrefour des livres, et dans différentes librairies à Casablanca, Rabat et Agadir.

NOMMÉE, HIER, PAR SM LE ROI MOHAMMED VI: BIOGRAPHIE DE MME ZINEB EL ADAOUI NOUVEAU PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR DES COMPTES

fr.hibapress.com – 25/03/2021

Mme Zineb El Adaoui que SM le Roi Mohammed VI a nommée au poste de Premier Président de la Cour des Comptes, est née en 1960 dans la Province d’El Jadida.
Titulaire d’un Diplôme des Études Supérieures en Sciences Economiques, Mme Zineb EL Adaoui a entamé sa carrière en 1984 en qualité de Juge à la Cour des Comptes, avant d’occuper, en 2004, le poste de Présidente de la Cour Régionale des Comptes de Rabat.

Elle a été désignée membre de la Commission consultative de la Régionalisation en 2010, du Conseil National des Droits de l’Homme en 2011 et de la Haute Instance du Dialogue National sur la Réforme de la Justice en 2012.

Le 20 janvier 2014, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a nommé Mme Zineb El Adaoui Wali de la Région du Gharb Chrarda-Béni Hssen et Gouverneur de la Province de Kénitra.

La confiance de Sa Majesté le Roi a été renouvelée en la personne de Mme EL Adaoui en la nommant, le 13 octobre 2015, Wali de la Région de Souss-Massa et Gouverneur de la Préfecture d’Agadir-Ida-Ou-Tanane puis Wali, Inspecteur Général de l’Administration territoriale à partir du 25 juin 2017.

Mme Zineb EL Adaoui a été décorée, en 2013, du Ouissam Al Moukafaa Al Watania de Grand Officier.

Elle est mariée et mère de deux enfants.

Lixiviat au Maroc : La poudre et le mucilage de cactus comme solution magique ?

par Yassine Benargane – yabiladi.com – 24/03/2021

Si la décharge d’Oum Azza, située à 30 kilomètres à l’est de Rabat, est à l’origine d’une pollution de l’Oued Bouregreg, qui provoque des odeurs insoutenables, plusieurs traitements du lixiviat sont expérimentés ou adoptés dans d’autres régions du Maroc.

Le traitement des lixiviats a toujours constitué l’un des défis majeurs de la lutte contre la pollution au Maroc. Depuis plusieurs années, des experts et des militants alertent sur les dangers de cet effluent, habituellement stocké dans des réservoirs au niveau de certaines décharges du royaume avant de s’en débarrasser de différentes manières, en attente d’une réelle solution.

Cette problématique n’est pas nouvelle. Déjà en 2018, en marge des travaux du salon Pollutec Maroc (2-5 octobre 2018), le secrétariat d’Etat chargé du développement durable avait organisé une table ronde relative aux solutions possibles pour le traitement du lixiviat. Le département avait ainsi attiré l’attention sur les conséquences de l’infiltration de cet effluent liquide aux eaux souterraines et le risque de pollution de cette ressource, d’autant plus que le royaume est confronté au stress hydrique.

Rabat-Salé, Kénitra mais également Agadir

L’absence de solution et la période d’inaction marquant la période du confinement ont toutefois aggravé ce problème, décuplant ainsi les risques d’une catastrophe naturelle. C’est le cas de Rabat et Salé, où les habitants ont dénoncé des odeurs nauséabondes émanant du Bouregreg. Des élus de la FGD ont alors affirmé que «la source de la pollution est la décharge d’Oum Azza», et plus précisément le lixiviat, liquide issu de la fermentation naturelle des déchets stockés dans la décharge pendant des années. Pire, les élus ont dénoncé, cette semaine, le fait que cette substance, acheminée en camions citernes vers la station de prétraitement des eaux usées à Bouknadel, serait déversée directement dans les eaux maritimes.

Mais le lixiviat préoccupe plusieurs villes du Maroc. En effet, outre Rabat et Salé, Mustapha Addah, membre de l’Association du Gharb pour la protection de l’environnement basée à Kénitra, avait confié à Yabiladi que la décharge d’Oulad Berrjal, située à Kénitra, «déverse aussi des lixiviats dans le Sebou et la nappe phréatique».

Agadir semble aussi dépassée par le lixiviat généré par ses déchets ménagers. L’effluent est ainsi stocké dans sept réservoirs de la décharge de Tamellast, mais son débit quotidien accélère la saturation des réservoirs de stockage.

Plusieurs solutions pour un traitement approprié

Le lixiviat présente un danger pour l’environnement et nécessite ainsi un traitement approprié. Mais si ces solutions se font attendre au niveau de certaines décharges du royaume, des procédés plus pratiques et moins couteux, existent. Dans une étude publiée la semaine dernière dans la revue Nanotechnology for Environmental Engineering, cinq chercheurs du Laboratoire Matériaux et Environnement du département de Chimie de la Faculté des Sciences d’Agadir sont revenus sur une expérience réalisée en laboratoire pour l’élimination du lixiviat, avec un traitement «simple, peu coûteux et efficace».

Ils ont ainsi fait appel à «deux techniques utilisant des matériaux naturels locaux» qui ont été combinées pour obtenir des résultats significatifs, à savoir la coagulation et l’infiltration-percolation. «La poudre de cactus et le mucilage de cactus ont été sélectionnés pour traiter le lixiviat par coagulation et le sable titanifère comme matériau filtrant pour le processus d’infiltration-percolation», expliquent-ils.

Les cinq chercheurs marocains ajoutent que les expériences à l’échelle du laboratoire montrent des résultats «très intéressants». «En raison de son efficacité à la dose de 20 mg/l à pH 11, l’effluent traité au mucilage de cactus a été choisi pour subir un traitement secondaire. L’élimination de la turbidité et de la conductivité électrique obtenue après infiltration-percolation est respectivement de 97% et 39%», se félicitent-ils dans leur étude.

De plus, il existe d’autres solutions adoptées au Maroc, qui peuvent inspirer les décharges souffrant de ce problème. A titre d’exemple, Meknès accueille un site qui garantit un traitement du lixiviat. Faisant appel, depuis décembre, à la technologie Evalix breveté par le Groupe Suez, sa décharge sèche les effluents concentrés en utilisant la chaleur issue de la combustion du biogaz. Et avant cette technologie, la station de traitement des lixiviats de la ville disposait d’un bioréacteur à membranes d’ultrafiltration suivi d’une filtration par osmose inverse.

Journée mondiale de l’eau : l’or bleu, tenu faussement pour acquis

par Chady Chaabi – libe.ma – 24/03/2021

Ala nuit tombée, la confrontation fait rage entre les agriculteurs de la région de Marrakech et les agents de contrôle de la direction générale de l’eau. S’estimant dans leur droit en raison du stress hydrique que connaît la région, les agriculteurs, tapis dans le noir, pompaient du fleuve artificiel censé acheminer l’eau à partir du barrage artificiel de Sidi Rahal vers Marrakech, de quoi irriguer leurs champs agricoles. Un bras de fer à l’image du stress hydrique qui caractérise le Royaume : de plus en plus préoccupant et de moins en moins tenable sur la durée, en l’absence d’une gestion remodelée.

Sécheresse et cultures gourmandes en eaux
Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les champs desséchés le long des plaines surplombant Agadir faisant foi. Là aussi, la sécheresse persistante de ces dernières années combinée à des cultures gourmandes en eaux, a poussé les autorités à réserver l’eau des barrages uniquement aux habitants, en attendant le lancement, semble-t-il imminent, de la station de dessalement d’eau de mer d’Agadir. A Imilchil, c’est plutôt l’agriculture vivrière qui met sous pression le lac Tislit. A la lumière de ces éléments, l’importance de l’eau et sa raréfaction dans le pays s’apparentent à un doux euphémisme alimenté par des chiffres inquiétants, d’autant que le secteur agricole pèse 14% dans le PIB national, premier contributeur devant le tourisme et l’industrie. D’après le World Ressources Institute (WRI), le Maroc atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici 2040. Autrement dit, dans une vingtaine d’années, la demande en eau dépassera les ressources disponibles en passant sous la barre symbolique des 1.000 mètres cubes d’eau douce par habitant sur une période d’un an. Au vrai, c’est déjà le cas. Selon l’ONU, le Maroc est considéré en stress hydrique avec seulement 500 mètres cubes d’eau douce par habitant et par an, contre 2.500 mètres cubes en 1960. Un assèchement des ressources hydriques conséquent et rapide fond comme neige sous un brûlant soleil d’été.

L’eau est faussement considérée comme intarissable
Signe que les ressources en eau du Royaume se tarissent, les agriculteurs de Marrakech et sa région se heurtent à une triste réalité dont ils se croyaient immunisés. Réalité à laquelle leurs homologues de Zagora ont été confrontés il y a plusieurs années, à cause d’une gestion des ressources hydriques pour le moins crispante. Bref, le nouvel or bleu qui a longtemps été considéré comme une ressource acquise est plus que jamais en péril. “Malheureusement, ici sur Terre, l’eau est trop souvent considérée comme acquise. Et le risque de la déprécier est bien trop grand pour qu’on puisse l’ignorer», conviennent les auteurs du rapport 2021 des Nations unies (ONU) sur les ressources hydriques. Publié le 22 mars par l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, ledit rapport a pour but de valoriser l’eau, une ressource inestimable, irremplaçable et surtout vitale, à tel point que les humains essayent d’en trouver sur Mars, à plus de 62 millions de kilomètres de la planète Terre. « Ne pas attribuer assez de valeur à l’eau dans tous ses emplois constitue une cause majeure, voire un symptôme, de la négligence politique vis-à-vis de l’eau et de la mauvaise gestion de celle-ci », affirme le copieux rapport, basé sur une masse d’études qu’il synthétise afin que les pays prennent à la fois la mesure monétaire, mais aussi éthique et morale, des valeurs ajoutées que l’eau nous offre.

La disponibilité de l’eau douce en déclin
Le premier frein à cette prise de conscience mondiale est donc le sentiment d’avoir entre les mains une ressource intarissable, mais c’est un leurre. “La disponibilité de l’eau douce est en déclin”, prévient l’ONU. Puis d’ajouter : “Tout y concourt : l’extraction intensive et excessive des eaux souterraines, la perte accrue de celles de surface et la réduction de la capacité des réservoirs artificiels”. Dans un monde parfait, ce constat devrait servir pour reconsidérer la valeur de l’eau sur cette planète. Le problème, c’est qu’à la différence de l’or, du bois ou de la tonne de CO2, il n’existe pas de chiffres pour qualifier la valeur de l’eau, car il faut y intégrer de multiples perspectives. C’est difficile, par exemple, de montrer à un ministre de l’Agriculture l’étendue des services qu’elle rend», regrette Richard Connor, rédacteur en chef du rapport 2021. En effet, comment appréhender la valeur de l’eau de manière juste et efficace alors que, par exemple, les zones humides sont peu considérées (voir notre édition du 4 mars 2021) ? Ces écosystèmes naturels abritent des espèces rares, contribuent au contrôle des crues, à la séquestration du carbone, à l’atténuation de la pollution et attirent des visiteurs. Pourtant, ils sont détruits sans regret principalement à cause d’une urbanisation poussée à l’extrême. En clair, ce n’est pas la valeur écologique de l’eau qui risque d’éveiller les consciences. Qu’en est-il des considérations économiques ? Une pénurie d’eau et des ruptures dans les services d’approvisionnement, ou encore les dégâts causés par des inondations auront indéniablement des conséquences économiques majeures, a fortiori dans le secteur agricole qui représente environ 4% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Conséquences qui se chiffrent en sommes astronomiques, sans pour autant englober la totalité des effets de l’eau sur l’environnement, dont l’attrait des paysages, la santé, le bien-être, les avantages socio-culturels, spirituels et le bonheur.

Manque de services d’eau et d’assainissement
Le bonheur justement, parlons-en. On doute fortement que ce soit avec ce sentiment que plus de 230 millions de personnes dans le monde passent plus d’une demi-heure par jour à aller s’approvisionner au puits ou à la borne du quartier. Essentiellement des femmes et leurs filles, selon l’Unicef, qui ajoute qu’elles y consacrent 200 millions d’heures par jour, soit 22.800 ans au total. Pis, en 2021, plus de 3 milliards de personnes ne disposent toujours pas d’équipement leur permettant de se laver les mains, et deux établissements de soins sur cinq en sont dépourvus. De plus, l’absence d’hygiène au moment de l’accouchement est à l’origine d’infections qui tuent plus de 1 million de nouveau-nés et sont responsables de 11% des décès maternels. En somme, trouver le bonheur avant l’eau n’est qu’illusion. Et cela ne risque pas de changer de sitôt. D’après le même rapport, on constate que dans 136 pays à revenu faible et intermédiaire, le manque de services d’eau et d’assainissement entraîne des pertes économiques annuelles de 260 milliards de dollars, l’équivalent de 1,5% de leur PIB. Dès lors, subventionner ces services se «justifie tant d’un point de vue économique que social et moral», note le rapport. Toutefois, ces aides publiques serait mal ciblées et sources de corruption selon le rapport publié par l’UNICEF. En se basant sur une recherche datée de 2019, dans dix pays à revenu faible et intermédiaire, le rapport montrait qu’en moyenne 56% des subventions profitent aux 20% les plus riches et à 6% aux 20% les plus pauvres. Mais si dans quelques années, l’eau venait à être encore plus précieuse que l’or, la richesse prendra la forme liquide de l’eau, à n’en pas douter.

LE MAROC RÉCEPTIONNE UN NOUVEAU NAVIRE DE RECHERCHES OCÉANOGRAPHIQUES

Par Mohamed Younsi – le360.ma – 24/03/2021

navire océanographique

Le Maroc vient de réceptionner un nouveau navire de recherches océanographiques. La nouvelle installation a été baptisée du nom du savant marocain Abou Al-Hassan Al-Marrakchi.

Le Maroc renforce son arsenal de recherches océanographiques. C’est ainsi qu’un nouveau navire de recherches océanographiques a été réceptionné au port d’Agadir. Sans tapage médiatique, la nouvelle installation de recherches océanographiques a été baptisée, sur ordre royal, du nom du savant marocain Abou Al-Hassan Al-Marrakchi, mort en 1262, qui était célèbre dans les domaines de l’astronomie, des mathématiques et de la géographie, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du jeudi 25 mars.

D’une longueur de 48 mètres et d’une largeur de douze mètres, ce nouveau navire est équipé de technologies de pointe pour promouvoir la recherche multidisciplinaire de l’écosystème marin. La nouvelle installation mise à l’eau au port d’Agadir servira surtout dans le domaine de la prospection scientifique multidisciplinaire. Financé à hauteur de 480 millions de dirhams par un prêt accordé par le gouvernement japonais, en vertu d’un accord signé entre les gouvernements des deux pays en 2017, le nouveau navire sera mis en œuvre pour le traçage des frontières maritimes marocaines dans les prochains jours.  Ce que Madrid n’aurait pas vu d’un bon œil, poursuit le quotidien, qui rappelle le contexte géopolitique, surtout après la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara marocain.  

Le nouveau navire de recherches océanographiques contribuera au renforcement de la recherche scientifique et au développement des ressources halieutiques. Il permettra à l’Institut national de recherche halieutique (INRH) d’approfondir les recherches dans le domaine halieutique et de suivre les stocks halieutiques à des profondeurs allant jusqu’à 1.000 mètres. En fait, ajoute le quotidien, il s’agit d’un laboratoire mobile qui permettra également à l’INRH de construire un écosystème au bénéfice du développement durable et d’approfondir les recherches halieutiques et scientifiques.

Dessalement de l’eau de mer: une option appropriée pour atténuer le stress hydrique

par C. Jaidani – fnh.ma – 24/03/2021

Dessalement de l’eau de mer: une option appropriée pour atténuer le stress hydrique
Plusieurs projets lancés, fruit d’un partenariat public-privé.
Avec les stations de dernière génération, la capacité de production atteindra un milliard de m3.

Situé entre le sud de la Méditerranée et le grand Sahara, le Maroc est baigné par un climat semi-aride. Avec l’essor démographique et économique, les besoins en eau du pays ne cessent d’augmenter. Le dessalement de l’eau de mer est une option adoptée par le gouvernement pour faire face au tarissement des ressources hydriques.

Des stations dédiées sont lancées dans les régions les plus impactées par la sécheresse. Ainsi, des stations ont vu le jour à Laâyoune, Boujdour, Tan-Tan et Akhfenir. D’autres sont en projet comme celles de Dakhla, Safi, Al Hoceima, Agadir ou Casablanca. La dernière est considérée de grande taille, l’une des plus importantes de toute l’Afrique. Elle aura une capacité de production de 300 millions de m3 et alimentera en eau potable la métropole et sa région, soit une population cible de 7,4 millions d’habitants qui passera en 2030 à près de 9 millions.

Le principal défi de ces stations de dessalement est de maîtriser les coûts de production. Les stations de dernière génération en projet à Agadir et Casablanca ont opté pour la technique de l’osmose inverse, plus performante, moins budgétivore et énergétivore que celle dite par distillation. La station d’Agadir est spécifique à plus d’un titre. Outre sa dimension, elle est la première en son genre au Maroc, et assure une mutualisation entre production d’eau potable et irrigation. Elle représente aussi le plus important chantier réalisé dans ce domaine grâce au partenariat public-privé.

Le projet prévoit également une contribution des agriculteurs à travers des souscriptions en contrepartie d’une eau d’irrigation facturée à un prix très bas d’environ 50% de son coût. Cette station a, elle aussi, opté pour les derniers procédés technologiques, notamment l’osmose inverse, le système d’échangeurs de pression et le raccordement à l’électricité propre afin de réduire les coûts de production. Lancée en juillet 2018, le site devrait être opérationnel dans les semaines à venir. Il a mobilisé une enveloppe budgétaire de 4,41 milliards de DH, ventilée entre 2,35 milliards de DH pour le volet irrigation et 2,06 milliards de DH pour l’eau potable.

La station produira dans un premier temps un volume de 275.000 m3/jour, dont 55% pour l’eau potable. La capacité sera portée à terme à 400.000 m3/ jour répartie équitablement entre l’irrigation et les besoins domestiques. Ce projet devrait réduire substantiellement la pression sur les ressources hydriques dans la région du Souss, qui a été contrainte au cours de cet été de rationaliser les approvisionnements en eau à travers des coupures quotidiennes entre 22h et 6h.

Dans l’ensemble, le Maroc sera doté de 8 stations de dessalement, qui permettront de produire dans quelques années un milliard de m3 d’eau et limiter le stress hydrique. Il est utile de rappeler que le potentiel des ressources en eau par habitant est passé de 2.500 m3/habitant/an durant les années 60 à 1.000 m3/habitant/an durant les années 90, et à moins de 800 m3 actuellement. En 2030, la dotation en eau ne sera plus que de 500 m3/ habitant/an. Le Royaume est le 23ème pays le plus menacé par les pénuries d’eau, selon le dernier rapport du World Resources Institue (CRI) qui a étudié la situation de 165 pays.

Quid du coût de production ? Le coût de production d’un m3 d’eau dessalée au Maroc s’élève à environ dix dirhams. Il est assez compétitif par rapport aux autres pays. Plusieurs paramètres sont pris en compte, à savoir la qualité de l’eau, la capacité de production de la station et le coût de l’énergie. Plus la capacité de production est élevée, plus le coût est réduit. Le coût énergétique, quant à lui, correspond à 60% du coût de production du m3. Plus le prix d’énergie est bas, plus le prix est réduit.

Lancement officiel des travaux de la 1ère ligne d’”Amalway Agadir Trambus”

infomediaire.net – 24/03/2021

Les travaux de la première ligne de Bus à Haut Niveau de Service d’Agadir “Amalway Agadir Trambus” ont été lancés mardi à Agadir, lors d’une cérémonie présidée par le Wali de la Région Souss Massa et gouverneur de la Préfecture d’Agadir-Ida Outanane Ahmed Hajji. Un an après le démarrage du programme et l’attribution des marchés relatifs aux premières phases du projet, le lancement officiel des travaux de la première ligne marque le début d’une grande transformation du paysage urbain d’Agadir pour accueillir la plateforme dédiée à ce moyen de transport inédit, gage d’une montée en gamme de l’ensemble des déplacements urbains de la ville à l’horizon 2023.S’inscrivant dans le cadre du Programme de Développement Urbain d’Agadir 2020-2024, signé en février 2020 sous la Présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette première tranche, d’une longueur de 3,9 km, débute du Port d’Agadir jusqu’au carrefour El Kamra, en passant par l’Avenue Mohammed V, l’Avenue Général Kettani et l’Avenue Hassan II. À terme, ce tronçon comprendra deux pôles d’échanges et un total de 11 stations implantées avec une équidistance moyenne de moins de 440 mètres pour faciliter l’accès au trambus. Les premiers travaux, relatifs à l’infrastructure de circulation du trambus, seront menés par la société marocaine Générale Routière, filiale de NGE, groupe français de bâtiment et travaux publics. Ils bénéficieront d’une enveloppe de 123,90 millions de dirhams et nécessiteront 14 mois de réalisation pour une date d’achèvement prévue en juin 2022. Porté par la Société de Développement Local Grand Agadir pour la Mobilité et les Déplacements Urbains, ce projet permettra d’améliorer les conditions de vie des habitants du Grand Agadir, de promouvoir une mobilité durable et une requalification urbaine d’un grand nombre de quartiers, tout en intégrant une dimension environnementale et en contribuant à l’attractivité de la métropole. Maître d’Ouvrage Délégué du projet, la SDL Agadir Mobilité, en charge de la réalisation de la première ligne de Bus à Haut Niveau de Service d’Agadir, dispose d’un budget de 1,2 milliard de dirhams pour mener à bien ce projet selon un calendrier conforme aux prévisions du PDU d’Agadir 2020-2024.Le planning de ce premier lot prévoit plusieurs étapes. Les travaux préparatoires de dévoiement des réseaux téléphoniques, électriques et d’adduction d’eau sont aujourd’hui en cours d’achèvement et seront suivis de la réalisation de voiries provisoires permettant le basculement de la circulation et des travaux de l’infrastructure façade à façade qui comprendront la réalisation de l’ensemble des ouvrages du projet, à savoir les voiries, la plateforme du BHNS et les quais. Au regard du respect du cadre de vie des citoyens et des normes actuelles d’intervention, la SDL Agadir Mobilité s’engage à maîtriser l’impact du projet durant toute la période des travaux : maintenir le chantier propre, garantir l’accessibilité aux commerces, aux lieux de travail et aux habitations, garantir la sécurité et l’accessibilité des piétons, maintenir une circulation fluide et assurer une information continue aux citoyens. Afin d’accompagner le chantier de réalisation titanesque de la première ligne de BHNS au cœur d’Agadir, une importante communication sera déployée auprès du grand public, sous la forme de panneaux, bulletins numériques et posts sur les réseaux sociaux, elle permettra aux citoyens de faire connaissance avec cette nouvelle infrastructure urbaine et de se l’approprier avant même sa mise en service. Une information en temps réel préviendra ainsi les habitants de toute nuisance occasionnée, de même qu’elle annoncera toute adaptation temporaire aménagée pour conserver les accès aux commerces, lieux de travail et habitations. D’ores et déjà, un site web moderne, responsive et bilingue est en ligne sur internet. Du projet à la mise en service, en passant par les travaux de réalisation, le site offre, en toute transparence, un tour d’horizon complet sur l’ensemble du projet Amalway Agadir Trambus. Ont été présents lors de cette cérémonie les Présidents du Conseil régional Souss Massa, du Conseil communal d’Agadir et de l’Établissement de Coopération Intercommunale “Grand Agadir”.

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