Archives de mars 26th, 2021

“Douars en vie”: l’association Mekkil’ lance un Centre de formation au profit de jeunes élèves et de femmes en situation précaire

Par Clara Azria – atlasinfo.fr – 25/03/2021

Le 21 novembre dernier, l’association MekkiL’ lançait le projet pilote “Douars en vie”. Depuis, l’ONG renforce son action sociale sur le terrain avec la mise en place d’un Centre de Formation au profit de 208 jeunes élèves du village mais également à plus d’une quarantaine de femmes analphabètes. A cela s’ajoute les programmes sur les rails avec leurs volets éducatif, scolaire, sportif, sans oublier la santé et l’insertion sociale des femmes en situation précaire.

Le 21 novembre dernier, l’association MekkiL’ lançait le projet pilote “Douars en vie”. Depuis, l’ONG renforce son action sociale sur le terrain avec la mise en place d’un Centre de Formation au profit de 208 jeunes élèves du village mais également à plus d’une quarantaine de femmes analphabètes. A cela s’ajoute les programmes sur les rails avec leurs volets éducatif, scolaire, sportif, sans oublier la santé et l’insertion sociale des femmes en situation précaire.

Le projet de l’association s’étale sur cinq ans autour d’une dynamique globale de soutien aux populations vulnérables. Cinq thèmes tiennent le haut de pavé : santé, éducation, épanouissement personnel, sport et environnement avec une attention particulière sur les enfants et les jeunes du village afin de leur fournir les acquis nécessaires à la préparation de leur avenir ainsi que sur les femmes pour encourager leur insertion sociale.

Depuis quelques mois, le projet pilote du Douar Seraghna à Tassoultante (Marrakech) accélère la cadence en s’appuyant à la fois sur la mobilisation de la société civile et sur l’engagement de ses partenaires.

Le centre informatique « Cap Digital » soutenu par Cap Gemini Maroc et équipé d’une dizaine d’ordinateurs a pu ouvrir ses portes aux jeunes et aux étudiants. Une quarantaine d’élèves qui se sont inscrits dès la première semaine aux cours d’informatique assurés par deux ingénieurs bénévoles.

“Cap digital” offre désormais une connexion aux élèves pour suivre les cours à distance, l’un des problèmes majeurs auxquels doivent faire face de nombreux jeunes en zone rurale durant la pandémie du Covid-19.

Ce dispositif fait suite à l’opération « Recharges E-learning » by Orange Maroc qui dès Avril 2020 avait fourni plus de 1000 recharges data-phone à l’Association MekkiL’ pour permettre aux jeunes de la commune de Tassoultante de poursuivre leurs études en plein confinement. Orange Maroc vient de renouveler son soutien en fournissant de nouvelles recharges E-learning.

Plus de 150 jeunes bénéficiaires du projet resteront connectés pendant la durée de la pandémie. L’objectif est de lutter contre le décrochage scolaire dans le rural, un phénomène social alarmant avec un coût socioéconomique important.

Parallèlement, l’ONG vient de lancer le Centre de Formation MekkiL’ dont les cours hebdomadaires bénéficient à 208 jeunes élèves du village mais également à plus d’une quarantaine de femmes. Le programme mis en place offre des cours de rattrapage pour tous les niveaux scolaires : cours de français, cours d’informatique, cours d’alphabétisation, sessions d’orientation pour préparer le post-bac. Prochainement, une psychologue s’adressera aux jeunes en difficulté.

Lire aussi: Myriam et Dominique Strauss-Kahn ensemble dans l’aide humanitaire au Maroc

Dans ce cadre, le Centre préscolaire Fath accueille désormais tous les enfants du village, soit deux classes de 50 enfants, grâce à la prise en charge par MekkiL’ des institutrices qui vont bénéficier d’une formation spécifique.

L’importance du nombre d’inscrits à chaque session a conduit à leur duplication dès le lancement du Centre du formation Mekkil’.

Par ailleurs, MekkiL’ vient de signer un accord de partenariat avec l’Institut Français de Marrakech pour prendre en charge des sessions de français pour les institutrices. Les activités culturelles de l’IFM accueilleront prochainement des groupes de jeunes des douars, afin d’éveiller leur curiosité, de développer de nouveaux centres d’intérêt, de détecter de nouveaux talents mais surtout de leur permettre de sortir de leur quotidien et d’intégrer de nouveaux environnements.

Dans le même esprit, la Fondation Décathlonpartenaire stratégique de « Douars en vie », a d’ores et déjà commencé des stages de formation des jeunes dans ses magasins. Équipés de kits de maintenance et maitrisant les techniques d’entretiens, les 50 bénéficiaires des vélos B’Twin sont devenus totalement autonomes pour utiliser et remettre en état leurs vélos qui leur permettent de rejoindre leurs établissements scolaires parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile.

C’est une des premières étapes importantes de l’autonomisation de ces jeunes ruraux qui encourage leur accès aux activités sociales et économiques.

Avec l’engagement de la Fondation Décathlon, ce sont tous les jeunes du douar qui vont bénéficier d’une pratique sportive qui va de parcours cyclistes quotidiens, aux terrains de sport et aires de jeux, etc.

Enfin, pour la première fois au Marocune entreprise, Décathlon, s’engage dans la lutte contre le gaspillage des produits invendus ou légèrement défectueux. MekkiL’ est la première ONG bénéficiaire de ces produits qui sont remis aux populations des zones reculées de la vallée de l’Ourika, aux jeunes des orphelinats de la région et aux maisons d’accueil de femmes enceintes ou encore aux jeunes des douars pour une meilleure pratique du sport.

Ces produits sont parfaitement utilisables. En France, plus de 650 millions d’euros de produits non alimentaires neufs ou invendus sont jetés chaque année.

L’association Mekkil’ est présidée par Dominique Strauss-Kahn, ancien patron du FMI, ex-ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Son épouse, Myriam L’aouffir, déjà engagée dans l’humanitaire depuis  2004 à travers son association “Juste pour eux“,  est totalement investie dans le projet “Douars en vie”.

“Le Maroc est mon second pays. Il m’a beaucoup donné d’Agadir où j’ai passé mon enfance, à Marrakech où je vis aujourd’hui”, avait déclaré Dominique Strauss-Kahn le jour du lancement de l’association en avril 2020.

Maroc : liaisons aériennes suspendues, trafic aérien mal en point

bladi.net – 26/03/2021

Maroc : liaisons aériennes suspendues, trafic aérien mal en point

Depuis quelques semaines, le Maroc suspend les liaisons aériennes avec plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Italie, l’Algérie, l’Égypte. Cette mesure qui vise à sécuriser davantage les frontières du royaume face aux nouveaux variants du Covid-19 produit un impact négatif sur le trafic aérien au grand dam des professionnels du tourisme.

Les autorités marocaines prennent les décisions de suspension des liaisons aériennes en tenant compte de l’évolution de la situation sanitaire et d’autres indicateurs. En Afrique, 1 million de personnes sont infectées par le coronavirus tous les 69 jours et plus de 4,1 millions de cas de contamination ont été enregistrés depuis le début de la pandémie. La campagne de vaccination contre le Covid-19 a démarré dans la majorité des pays africains ces dernières semaines. En Europe, c’est la propagation des nouveaux variants du coronavirus qui inquiète.

À ce jour, le Maroc a suspendu ses vols avec 37 pays. Ces suspensions ne sont pas sans conséquence sur le trafic aérien. Les dernières statistiques de l’Office national des aéroports (ONDA) montrent que le trafic de passagers au mois de février a chuté de près de 78,5 % comparativement au même mois une année auparavant. Quant au volume du trafic commercial des passagers, il s’établit à seulement 420 384 voyageurs à fin février 2021 contre plus de 1,95 million au cours du même mois l’année précédente.

Dans le détail, le trafic a baissé de 71,3 % à l’aéroport Mohammed V avec 211 800 passagers contre 737 816 en février 2020. L’aéroport Tanger Ibn Batouta a enregistré une baisse de 64 %, par rapport à la même période, s’établissant à 37 969 voyageurs. L’aéroport de Marrakech a connu une régression de 93 %. À l’aérogare d’Agadir, la baisse dépasse 88 %. Fes-Saïss et Nador reculent respectivement de 80 % et de 49 %. En conséquence, on note une réduction du mouvement d’avions : une chute de 67 % pour 5 314 rotations. L’aéroport Mohammed V occupe la première place avec 48,63 % du trafic, loin devant Tanger (11 %) et Marrakech (9 %). Quant au fret, il a diminué de 35 % à 5 429 tonnes.

Le parcours de deux femmes entrepreneurs dans le recyclage des déchets

par Malika Alami – lavieeco.com – 26/03/2021

Recyclage des déchets

• DEPUIS DIX ANS, RACHIDA ZAKRI ET OUMAIMA EL BIADI ONT INVESTI DANS L’ACTIVITÉ.
• MAGVAL PARTNERS RECYCLE PLUS DE 500 TONNES DE DÉCHETS/AN DANS LA PÉRIPHÉRIE D’AGADIR.

La valorisation des déchets est un énorme gisement encore à exploiter. Le volume total des déchets au niveau national était estimé à 26,8 millions de tonnes en 2015 et devrait atteindre 39 millions de tonnes en 2030. Pour l’heure les déchets générés par les activités économiques présentent un potentiel de 1,7 million de tonnes, dont la part recyclée n’est que de 641 000 tonnes. C’est dire le potentiel à recycler. Si, pour le moment, cette activité reste fortement dominée par l’informel à près de 80%, des entreprises structurées sont de plus en plus nombreuses à y investir. C’est dans ce domaine où prédominent la gente masculine, que se sont lancées dans un concours de circonstances deux jeunes femmes entrepreneurs de la région du Souss depuis 2011.
Une aventure pleine de découvertes et de défis à relever depuis le premier jour pour Rachida Zakri et Oumaïma El Biadi, toutes deux fondatrices de Magval Parteners et associées à des investisseurs étrangers, des partenaires réunis pour la collecte, le tri et prétraitement des matières recyclables. Tout a commencé par la recherche d’un terrain dans la périphérie d’Agadir. Elles finirent par louer un terrain à proximité de l’axe routier reliant Agadir à Inezgane et Aït Melloul. C’est d’abord le potentiel de recyclage des batteries usagées qui sera leur première expérience. Mais elles s’aperçoivent rapidement que l’activité mobilise beaucoup d’argent avant de faire du volume. Elles décident alors de miser sur d’autres matières recyclables tel le carton et le plastique. Ce dernier offre un potentiel de plus d’un million de tonnes de déchets, mais à peine 70 000 tonnes, soit 7%, de ces déchets sont recyclés. Très vite, les dirigeantes de Magval mettent en place une démarche intégrée pour proposer un service complet en la matière aux entreprises. «Nous offrons une solution pour les matières recyclables et une traçabilité du déchet collecté», avance Rachida Zakri. Aujourd’hui, la société compte une vingtaine de conventions avec des établissements de divers secteurs pour la collecte de leurs déchets recyclables. A leur actif, plus de 500 tonnes par an de déchets recyclés. Mais, dans ce domaine marqué par l’informel, il reste tout de même difficile de se faire une marge bénéficiaire quand on est une entreprise structurée avec toutes les charges que cela impose. Pour l’associée gérante de Magval Parteners, Oumaima El Biadi, la loi 28.00 compte beaucoup de contraintes pour le secteur structuré, sur lesquelles il faut se pencher pour faire avancer l’activité du recyclage. Pour défendre leurs intérêts, les deux jeunes dirigeantes ont adhéré à un GIE constitué dans le Souss Massa, qui réunit des entreprises de l’activité. Il s’agit d’un groupement pour l’amélioration du traitement des déchets des installations de plasturgies dans le Souss Massa.

Infrastructures: la France lorgne les contrats du port de Dakhla et de la LGV Marrakech-Agadir

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini – le360.ma – 25/03/2021

Cover - Infrastructures: la réalisation du grand port de Dakhla et la ligne ferroviaire Marrakech-Agadir dans le viseur de la France

La France, par la voix de son ministre délégué des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ne cache pas ses visées et entend bien contribuer à la réalisation de grands projets structurants au Maroc, notamment le port Atlantique de Dakhla et la Ligne à grande vitesse (LGV) reliant Marrakech à Agadir.

Interrogé par Le360 sur une éventuelle participation de la France dans la réalisation du futur grand port de Dakhla, le ministre français, qui venait de s’entretenir avec son homologue marocain, Abdelkader Amara, a affirmé que son pays souhaite prendre part aux projets portuaires et continuer d’être un partenaire privilégié du Royaume, affirmant avoir relayé un message dans ce sens au ministre marocain.

Outre le grand port de Dakhla, Jean-Baptiste Djebbari a laissé entendre que la France est disposée à contribuer à la  réalisation de la LGV devant relier Marrakech à la capitale du Souss. Ce dernier projet a été au centre des entretiens entre les deux ministres, ce jeudi 25 mars 2021, à Rabat.

« Nous avons évoqué les grands projets structurants du Maroc dont la LGV pour laquelle nous avons obtenu un accord de principe selon lequel la France pourrait participer au financement « . La France a déjà contribué de façon significative au financement de la LGV Tanger-Casablanca.

Après avoir visité le fleuron portuaire national Tanger-Med, premier port à conteneurs en Méditerranée, le ministre français a rejoint Rabat, jeudi, à bord de la LGV Al Boraq.

Durant son séjour de 48 heures au Maroc, Jean-Baptiste Djebbari devrait évoquer également le partenariat dans le domaine de l’aéronautique, notamment lors de son entretien avec la ministre du Tourisme et du Transport aérien, Nadia Fettah Alaoui. Le 360 a appris que Djebbari pourrait proposer au Maroc l’achat d’avions Airbus, et ce, dans le cadre du renouvellement de la flotte de Royal Air Maroc.

Ce vendredi 26 mars, avant de regagner Paris via Casablanca, le ministre français rencontrera Moulay Hafid Elalami, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique. Au programme figure également une visite des infrastructures et installations du tramway de Casablanca, dont l’exploitation est confiée à RATP Dev Casablanca, filiale à 100% du groupe français RATP.

Agadir : Les plages à nouveau accessibles dès lundi prochain

par Nabil Laaroussi – lopinion.ma – 26/03/2021

Le comité de veille provincial d’Agadir Ida Outanane a décidé de rouvrir les plages, à compter du lundi 29 mars, après une fermeture qui a duré plus de cinq mois en raison de l’état d’urgence sanitaire.

Agadir : Les plages à nouveau accessibles dès lundi prochain

Les gadiris pourront à nouveau accéder librement à la plage et ce dé, le lundi 29 mars. C’est la décision-phare de la réunion du Comité de veille provincial d’Agadir Ida Outanane, tenue mercredi 24 mars, au siège de la région de Souss-Massa. La mise en œuvre de cette décision prévoit l’ouverture des plages de sept heures du matin à six heures du soir.

Rappelons que dans le cadre des mesures de précaution face à la hausse des cas de contamination, les autorités de la province avaient auparavant ordonné la fermeture des commerces de proximité, des magasins, des cafés et des salons à huit heures du soir, tout en les soumettant à des mesures de contrôle comprenant un arsenal répressif en cas de violation des dispositions mises en place.

Le gouvernement approuve l’indemnisation des travailleurs du secteur du tourisme

Parallèlement, le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi 25 mars le versement d’une indemnité aux travailleurs du secteur du tourisme qui exercent leurs activités dans des institutions spécifiques.

Le décaissement de cette indemnité s’inscrit dans le cadre de mesures exceptionnelles au profit d’opérateurs assurés auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), de leurs travailleurs habilités, et de certaines catégories de travailleurs indépendants et non salariés dans le secteur du tourisme, déclaré auprès de la CNSS, et qui a été durement impacté par les répercussions de la crise sanitaire.

Cette compensation concerne à la fois les établissements d’hébergement touristique classés, les agences de voyages agréées et les opérateurs du transport touristique des personnes autorisées par l’autorité gouvernementale en charge des transports.

Il s’agit également des sociétés de manutention détenant un contrat avec des opérateurs des sous-secteurs liés au secteur du tourisme. En outre, le projet de décret approuvé précise les conditions et les critères permettant de bénéficier de l’indemnisation, ainsi que le mode de dépôt des déclarations et leurs délais.

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