Archives de mars 28th, 2021

Un incendie ravage 200 palmiers de l’oasis de Tighmert

PAR ZAÏNAB ABOULFARAJ – welovebuzz.com – 27/03/2021

Une bien triste nouvelle. Un incendie s’est déclaré, ce vendredi 26 mars 2021, dans l’oasis d’Aït Massoud, dans la commune de Tighmert (province de Guelmim), indique la MAP.

Cet incendie n’a engendré aucune victime, mais 200 palmiers plantés sur une superficie de 2,5 ha ont été partiellement détruits.

Le feu a commencé vers 13h40 dans cette oasis, causant plusieurs dégâts matériels importants, dont une voiture qui a été détruite.

D’après la MAP, trois personnes ont perdu connaissance après avoir inhalé les émanations des flammes, et ont dû être transportées d’urgence à l’hôpital régional de Guelmim

De plus, les agents de la protection civile, des forces auxiliaires et de la gendarmerie royale, et la population s’activent, en ce moment, pour maîtriser le feu.

Radio Télé Luxembourg : Le Maroc « champion de la vaccination » anti-Covid

2M.ma – 27/03/2021

Radio Télé Luxembourg : Le Maroc "champion de la vaccination" anti-Covid

Avec 4,5 millions de personnes vaccinées, soit 11,5% de la population ayant reçu au moins une dose de vaccin, le Maroc se classe dans le top 10 mondial de la population vaccinée par rapport au nombre d’habitant, souligne vendredi la Radio Télé Luxembourg (RTL).

« Face à l’évolution de l’épidémie, le pays s’était déjà distingué par rapport aux autre pays d’Afrique en 2020 avec des mesures de soutien économiques et sociales. Aujourd’hui, le Maroc excelle grâce à un début de campagne de vaccination mené avec succès », affirme le média français dans un article publié sur son site Internet sous le titre « Coronavirus : comment le Maroc s’est imposé dans le top 10 mondial de la vaccination ».

« Selon les informations de Slate, 4,5 millions de personnes, soit 11,5% de la population marocaine ont reçu au moins une dose de vaccin. Ainsi, le Maroc se classe dans le top 10 mondial de la population vaccinée par rapport au nombre d’habitant », relève la radio privée française, affirmant qu’au sein de l’Union européenne, seules la Hongrie et la Finlande devancent le Maroc.

Le Royaume, souligne RTL, « passe largement devant de grands pays de l’Union européenne, dont le taux de vaccination excède à peine les 9% », affirmant que « l’anticipation des besoins est l’une des premières clés du succès de vaccination au Maroc ».

« Le Royaume avait déjà passé un accord avec la Chine pour la construction d’une usine de vaccins au nord du pays en juillet 2020. Puis le 20 août, Rabat signait avec Sinopharm un accord pour la livraison de 40,5 millions de doses du vaccin chinois. Ensuite, le 18 septembre dernier, le Maroc a passé un deuxième accord avec le britannique AstraZeneca qui prévoyait la livraison de 25,5 millions de doses supplémentaires », rappelle la radio française.

De plus, pour éviter une rupture d’approvisionnement, le gouvernement négocie avec la Russie pour recevoir 1 million de doses du vaccin Spoutnik V qui a obtenu le 9 mars dernier l’accord du ministère de la Santé, ajoute-t-on.

« Mais la prouesse de la campagne de vaccination marocaine s’explique aussi d’un point de vue logistique. 3.000 centres de vaccination ont été installés (contre 1.300 en France), dont 50% en milieu rural, sans compter les 10.000 unités mobiles », affirme le média français qui relève l’excellence de l’encadrement de la campagne de vaccination.

Au Maroc, « pour prendre rendez-vous, il suffit simplement d’envoyer un SMS gratuit avec le numéro de sa carte d’identité. Ensuite, la date et le lieu de la vaccination sont renvoyés immédiatement par SMS », souligne RTL.

Des femmes amazighes dans l’histoire

Par Rachid RAHA* (Amadalamazigh.press.ma) – article19.ma – 25/03/2021

Si selon le grand anthropologue français Gabriel Camps, les Amazighs sont aux marges de l’Histoire, on pourrait affirmer sans complexe que les femmes amazighes, elles, sont encore aux marges des marges de l’histoire universelle et plus particulièrement de l’histoire nord-africaine, malgré le fait qu’elles aient joué un rôle essentiel dans la préservation de la langue amazighe, de la culture, des valeurs, des légendes, des contes, … et des histoires orales de la civilisation et identité millénaires des Amazighs.

Le rôle historique des femmes est encore un des sujets très peu étudiés, presque absent dans les recherches universitaires et très peu débattu publiquement aux pays d’Afrique du Nord.

Ainsi, son rôle dans l’Histoire est presque totalement ignoré des manuels pédagogiques et des livres scolaires. Et pourtant, les femmes amazighes continuent à avoir le mérite de véhiculer, de génération en génération, le patrimoine culturel amazigh, dépassant «les trois mille ans d’histoire des Tunisiennes» d’Emma Ben Miled et les «33 siècles d’histoire» que le doyen Mohamed Chafik avait résumé dans une de ses publications, allant au-delà des dix mille ans, au moment de la constitution de l’importante civilisation amazighe au Grand Sahara, selon les découvertes archéologiques et les derniers résultats de l’anthropologie génétique.

Les femmes amazighes, gardiennes d’un patrimoine civilisationnel inestimable, ont défié les siècles et les époques en réussissant à préserver et à transmettre à travers les générations ce legs jusqu’à notre troisième millénaire. En atteste la permanence de la langue amazighe de l’époque néolithique jusqu’à nos jours, alors que les langues des grandes civilisations du pourtour méditerranéen ont disparu presque à jamais, comme le punique des phéniciens, le latin des romains ou l’égyptien des pharaons.

Une des valeurs caractéristiques indéniables de la société amazighe c’est son «hospitalité» et sa «générosité», et celles-là ne pourraient subsister qu’à cause de ses femmes. C’est ainsi que les femmes amazighes ont toujours veillé à la défense des enfants, à la cohésion familiale et à la solidarité sociale de la tribu, à tel point qu’elles cédaient leurs parts d’héritage des terrains cultivables à leurs frères, dans le but de maintenir la cohésion tribale, et malgré le fait que le droit coutumier stipulait le partage à part égale avec les hommes.

Même si la société nord-africaine, avec ses différentes communautés, est devenue fondamentalement patriarcale, à partir de l’apparition des religions monothéistes, et surtout depuis la conversion presque complète de la majorité écrasante des Amazighs à la religion islamique au XIème siècle, la femme continuait à jouer un rôle essentielle dans la dynamique sociétale et continuait à occuper l’espace public, à avoir de la notoriété et de l’influence dont certaines ont indéniablement marqué de leurs mains certaines pages de l’histoire.

Effectivement, malgré l’ordre patriarcal, qui a pris complètement le dessus sur la «matrilinéarité» originelle, partout, et à l’exception de l’espace touarègue, la femme amazighe, a eu des pouvoirs décisifs sur les hommes, des rôles d’arbitrage et des fonctions de leadership. Selon la grande anthropologue française Camille Lacoste-Dujardin, dans son extraordinaire étude «Des mères contre les femmes», où la femme amazighe devient une des défendeurs acharnés de l’ordre patriarcal, elle a su comment faire passer ses prérogatives et jouer le jeu des pouvoirs, non pas seulement à travers leurs maris, sinon surtout à travers leur progéniture, à travers leurs nombreux fils, en influant sur les décisions de l’assemblée tribale «agraw» ou «tajmaât», et ce rôle devenant plus accentué lorsqu’elle devenait veuve. C’est dans ce sens qu’on pourrait comprendre cet ancien proverbe surgit à l’époque des Almoravides: «derrière un grand homme, il y a une grande femme».

Comme le souligne Hélène Claudot-Hawad, dans son livre «Les Touaregs, portrait en fragments» (Edisud 1993): ‘Sur le plan politique, aségewur désigne les assises ou le conseil, tenus dans l’enceinte de la «tente», où s’élaborent les décisions et les stratégies de la famille, du cercle le plus étroit au plus large. Dans l’aségewur, qui réunit hommes et femmes d’une même lignée, la voix féminine pèse autant et même davantage que celle des hommes. Une décision ne peut être arrêtée que si les femmes sont d’accord’. Elle ajoute: ‘Pour toute décision grave engageant la société, comme par exemple une alliance stratégique, une déclaration de guerre, une proposition de paix, la première condition à obtenir est l’assentiment des femmes. La consultation commencera par elles. Si les femmes sont d’accord, les hommes se prononcent, puis les alliés et les tributaires, jusqu’à la convocation de l’assemblée générale’.

Des femmes extraordinaires qui ont joué, de près ou de loin, des rôles dans la mémoire collective, se chargeant de la logistique, des métiers de l’infirmerie, de la communication, de l’approvisionnement des armes, de l’encouragements des troupes, ou simplement en les animant par des chants, par des poèmes et des danses… Des femmes qui ont eu des interconnexions avec des rois et des chefs de tribus à des époques déterminées, détenant des pouvoirs et participant parfois aux grandes batailles. Des femmes qui ont marqué les aspects sociaux, économiques, politiques, culturels et religieux de certaines époques historiques de notre continent de Tamazgha, délimité par quatre mers, la Méditerranée au nord, l’Atlantique à l’ouest, la mer rouge à l’est, et la grande mer des dunes de sable du Grand Sahara au sud.

A travers ce modeste texte, nous allons essayer de faire ressortir le rôle historique de certaines de ces femmes légendaires, ignorées volontairement et injustement par l’histoire officielle de tous les pays d’Afrique du Nord.

FEMMES DE LA PREHISTOIRE :

Déjà, lors les époques les plus reculés de la préhistoire, l’homme à l’âge de pierre commençait à croire aux divinités féminines comme le reflètent la découverte de nombreuses figurines anthropomorphes de sexe féminin qu’on dénomme les «vénus» et cela dans divers endroits, et plus particulièrement en Europe. Et l’une de ces vénus les plus anciennes fabriquées par l’homme est incontestablement constituée par la figurine de Tan Tan, à laquelle les archéologues donnent une datation d’entre 300 000 et 500 000 ans !

Des déesses figurent aussi dans l’extraordinaire art rupestre du Grand Sahara, et nous aimerions nous arrêter à celle trouvée dans l’Ahaggar, à N’Arouanrhat, près de Jebbaren au cœur de Tassili N’Ajjer, donnant de la pluie et de la vie, et que les archéologues lui ont accolé le nom de «Gaïa», en référence à la déesse Terre dans la mythologie grecque, et qui reflètent l’attachement viscéral des Amazighs à la terre nourricière. Des noms féminins aux déesses, qui sont comme les femmes, à l’origine de la fécondité et de la prospérité.

Ainsi, dans la religion païenne des Amazighs, les premières divinités étaient toutes féminines.

Ce qui expliquerait ses origines matrilinéaires, et ce qui donnerait le nom à la déesse de tout l’univers: «Yemma n dunnit», mère du monde, et qui est à l’origine de tout objet, animé ou non, et de tout phénomène sur terre et dans l’univers. Dans certaines contes et légendes très anciennes, on raconte que la dite Déesse, en commettant une grave faute, s’est transformée en sorcière qu’on appelle «Settut» en Kabylie!.

En effet, les Amazighs prêtent souvent aux femmes des pouvoirs occultes et surnaturels, avec des vertus de magie ou de guérison !

Par rapport aux origines de l’humanité, on tombe souvent sur une lecture misogyne, minimisant à fond le rôle de la femme dans l’évolution humaine, à tel point qu’elle n’est jamais représentée dans les dessins !
Par exemple, la dernière découverte comme quoi l’homo sapiens serait originaire de «L’Homme d’Adrar Ighud» vers 315 000 ans (dépassant celui d’Omo Kibish éthiopien daté autour de 195.000 ans), on parle de crâne d’adultes (5 individus ont été mis au jour, 3 adultes, un adolescent et un enfant») en nous laissant sous-entendre qu’ils sont tous de sexe masculin, comme s’ils n’avaient pas de mère!.

Mais heureusement les anthropologues généticiens parient sur la lignée matrilinéaire (en se basant parfois sur l’ADN mitochondrial qui n’est transmis que par les ovules des femmes) et font remonter l’origine de l’humanité à une seule «Eve africaine». Qu’on se réfère à l’homo erectus, la plus ancienne découverte pour le moment se trouve au site algérien d’Ain Bouchérit, près de Sétif, ayant une datation de 2,4 millions d’années, détrônant «Lucy» d’Ethiopie, ou qu’on se réfère à l’homo sapiens, tous les africains, asiatiques, européens, américains et australiens descendent tous d’une même mère: une Eve Amazighe, l’Eve d’Adrar Ighud!

FEMMES DE l’ANTIQUITE ET A L’EPOQUE ROMAINE:

De toute manière, l’une des premières tentatives de disserter sur la femme amazighe dans l’Histoire revient, sans aucun doute, à notre grand et admiré anthropologue français Gabriel Camps, à travers son formidable livre «L’Afrique du Nord au féminin» (Paris 1992) où il donnait des récits de l’histoire si riche et si complexe de Tamazgha. Feu Gabriel Camps disait: «Certains s’étonneront, peut-être, de la place importante que j’ai donnée, dans ces récits aux croyances et au sentiment religieux, mais ce serait oublier, que le maghrébin, comme la maghrébine, est un être de foi profonde. En ces pays, plus qu’ailleurs, les empires furent constitués au nom du Dieu tout-puissant».

Parmi ces femmes, nous signalons:

EUNOE ET SOPHONISBA

Gabriel Camps distingue à l’époque romaine certaines femmes comme la reine Eunoé et la reine Sophonisba. La première était l’épouse du roi maure Bogud et maitresse de Jules César, qui est tombé profondément amoureux d’elle (45 avant J-C.). La reine Eunoé se distinguait par ses connaissances en sciences. Quant à la belle reine Sophonisba, à propos de laquelle il y a plus d’écrits, elle était la fille du général carthaginois Asdrubal. Elle était promise, et peut être mariée au prince numide Massinissa, mais les carthaginois ont changé d’avis, et la jeune Sophonisba fût offerte comme épouse au roi numide Syphax. Lorsque ce dernier, avec les Carthaginois, furent vaincus par les Romains, elle fût prise comme épouse par le roi Massinissa, qui était un allié des Romains. Mais la reine s’est malheureusement suicidée.

Comme le souligne Maria Dolores Miron Perez dans le livre « Mujer Tamazight » (Eds Vicente Moga Romero et Rachid Raha, Melilla 1998) : ‘Sofonisba paraît, par conséquent, une victime des avatars politiques et jeux d’alliances entre Numides, Romains et Carthaginois, et elle change de mari conformément aux changements de ces alliances, et sans prendre en compte son opinion’.

ELISSA DIDON

Et n’oublions pas que la création de la civilisation carthaginoise est due à la détermination, à la ruse et le courage d’une femme courageuse et extraordinaire : Elissa Didon. Cette dernière en s’appropriant des richesses de son oncle Acherbas, avec lequel elle s’est mariée, et qui s’est fait assassiné par son frère, elle a fui le Liban, et a réussi, dans une société qui exprime beaucoup d’estime à la femme, à unir autour d’elles des tribus autochtones en 814 avant J-C. Elle fonda, par ailleurs, la fameuse ville tunisienne de Carthage. Une fois qu’elle eut mis pied en territoire des « lebous », on a tout le droit de la considérer comme une reine amazighe autant que reine phénicienne, du fait que son royaume s’est développé et s’est prospéré en terres de Tamazgha, malgré le fait qu’elle a refusé de se marier avec le roi amazighe Hiarbas des Maxitans! Son suicide reste toujours un mystère, mais elle est à l’origine d’une grande civilisation qui a converti Carthage dans, peut-être, la première république de l’histoire selon Aristote, avec un sénat où est représenté une partie du peuple. La dite civilisation carthaginoise qui avait le mérite de créer un empire en Méditerranée, en conquérant les îles de Sicile, de Sardaigne, de Corse, ainsi que la région de Murcie en Espagne, avait connu une très grande notoriété grâce à Hannibal. Celui-ci avait défié les montagnes des Alpes en les traversant avec des éléphants, et ce afin de faire la guerre aux Romains jusqu’aux portes de Rome ! La grande déesse de cet empire, qui donnait des frissons aux Romains, s’appelait «Tanit », une déesse amazighe chargé de protéger la fertilité, les naissances et la croissance.

CLEOPATRE CELENE

Une autre femme amazighe qui se distingue durant cette époque romaine est incontestablement Cléopâtre Céléné, femme du souverain Juba II de la Mauritanie césarienne, en 20 av J-C jusqu’à l’an 5 ap. J-C, et en plus, elle est la fille de la reine égyptienne Cléopâtre VII et de Marc Antoine. La reine amazighe Cléopâtre Céléné, qui fût couronnée grâce à son ascendance maternelle, exerçât une profonde influence sur la politique de son épouse Juba II, et plus particulièrement en ce qui concerne les arts, les lettres et l’architecture.

KYRIA DU DJURJURA

M. H. Fantar et F. Decret dans leur œuvre L’Afrique du Nord dans l’Antiquité des origines au Vème siècle (Paris, 1981) mentionne cette femme dénommée Kyria des montagnes de la Kabylie de Djurjura, qui a eu le courage de combattre l’entrée des romains en Algérie en 370 après J-C. Après, elle organisait, montée sur son cheval, avec les tribus amazighes gagnées à sa cause, des assauts de façon circulaire qui réduisait son rayon de défense jusqu’à ce que l’armée romaine prenne le dessus sur elle.

TIN HINAN, LA REINE DES TOUAREGS (« LES HOMMES BLEUS » DU SARARA)

Ti-n Hinan, qui veut dire en langue tamacheqt « celle des tentes », sachant que pour les touarègues, la tente, dite ‘ehen’, désigne la cellule familiale et la parenté matrilinéaire, qui est à l’origine du régime matrilinéaire par lequel les hommes héritent de leur mère du pouvoir et du droit au commandement. Comme le souligne Mme. Claudot-Hawad, les femmes qui sont à la tête d’une tente puissante ont le pouvoir de faire valoir et d’imposer leur jugement, en tant que protectrices de l’honneur et piliers de la société nomade.

Présentée comme un mythe, cette ancêtre légendaire des habitants de l’Ahaggar, est originaire de la région marocaine de Tafilalt.

Elle eut trois filles : Ténert (l’antilope), Tahenkod (la gazelle) et Témerewelt (la hase, femelle de lièvre) qui sont prises comme les mères des tribus touarègues de l’Ahaggar (Inemba, Kel Réla, le clan qui exerce la souveraineté de tous les Ihaggaren, Iboglan…).

Elle fût accompagnée dans le désert du Grand Sahara par sa servante Takamat. Le mausolée de la reine touarègue, sous la forme d’un imposant tumulus de pierres, fût découvert par des archéologues en 1925 à Abalessa, et renfermait un squelette bien conservé, accompagné de bijoux en or et en argent, de pièces de monnaies, de mobilier funéraire, et curieusement, d’une statuette féminine en calcaire (exposés au musée Bardo d’Alger).
Gabriel Camps l’a daté vers le IV° siècle ap. J-C., bien avant l’apparition de l’Islam. Mais du fait que les historiens « arabes et arabisés » n’acceptent pas de voir de bon œil le rôle des femmes guerrières, ils ont essayé, du fait de son empreinte profonde dans la société saharienne, de la rattacher à l’époque musulmane, dans un document où elle est signalée comme fille de Saïd Malek vers 1642, une chronologie en parfaite contradiction avec les données archéologiques !

FEMMES AU MOYEN AGE ET A L’EPOQUE MUSULMANE

Les actuelles écoles de nos différents pays d’Afrique du Nord continuent à enseigner une histoire officielle et superficielle, qui négligent et marginalise volontairement le fait autochtone et infra valorise l’histoire préislamique, et par conséquent elles ne donnent pas assez d’importance aux vestiges et monuments archéologiques avant l’arrivée des premiers conquérants Arabes.

L’obscurcissement de notre histoire nord-africaine continue encore à cause de cette élite formée dans la culture théocratique ethnocentriste arabo-islamique. La dite élite, non seulement continue à falsifier une grande partie de notre très riche histoire, sinon elle ne peut plus admettre des exploits historiques faites par des femmes, à telle point, comme le souligne Emma Miled, elle a réussi à éliminer les noms des femmes des arbres généalogiques!

Un fait extraordinaire que nous voulons mettre en évidence au Moyen Age c’est qu’avec l’avènement de la dernière religion monothéiste de l’Islam en terre amazighe, ce sont bien les femmes qui sont les premières à se dresser contre les premiers conquérants Arabes tels la Kahina. Et ce sont aussi les femmes amazighes qui ont contribué efficacement à la conversion et à la propagation de l’Islam en Afrique du Nord, en Afrique sub-sahariennes et en Espagne musulmane.

Parmi ces femmes érudites qui se sont distinguée à la nouvelle ère de l’islamisation, nous citons:

DIHYA MATIYA ou KAHINA :

De son vrai nom Dayhia ou Dihya, fille de Matiya ben Tifan, que déjà les historiens arabes traitent de sorcière en la désignant par le terme de « Kahina », et cela afin de la dénigrer et de porter atteinte à sa mythification. Ibn Khaldoun soupçonne qu’elle était de confession juive du fait que sa tribu Djerawa était largement judaïsée au VII-ième siècle. Cette authentique reine amazighe est apparue sur la scène dans les Aurès (awras) algériens. Elle avait participé à la bataille de Tehuda en 683 après J-C, aux côté des troupes de Koceila, et au cours de laquelle fût tué Uqba Ibn Nafiâ. Elle a réussi à chasser les nouvelles troupes de Hassan ben Nuâman, que le calife Abdelmalik avait chargé de réprimer les Amazighs en réponse à l’assassinat du fondateur de Kairaouan. C’était en 688-689 au nord de Khenchela, sur la rivière Nini.

Dihya qui avait un fort caractère de commandement et une intelligence aiguë, avait pris sous sa protection un enfant arabe, Khalid Ben Yazid, en le convertissant et en faisant un fils adoptif. A cause de ce geste de générosité et sa tactique de « terres brûlée », en croyant qu’elle allait dissuader les Arabes de revenir, certaines populations amazighes et ce fils adoptif vont la trahir lorsque Hassan ben Nuâman revint avec plus de renforts en 698. Au pied des Aurès, Dihya Matiya fût battue devant un puits qui porte toujours nom, le puits de Kahina. Du fait que les Arabes n’admettaient guère qu’une femme leur infligeât pareille humiliation, sa tête fut coupée et offerte comme trophée de guerre au calife Abdelmalik. Ce dernier laissa la vie sauve à ses deux fils, lesquels suivirent les conseils de leur mère de se convertir à la nouvelle religion, dont l’un d’eux fut un des commandants les plus importants de Hassan ben Nuâman.

Statue de DIHYA MATIYA
Kenza AWRABIYA in Histoire du Maroc en BD (Med Maazouzi Dir. Rabat 1993)

KENZA AWRABIYA

Le royaume du Maroc s’obstine toujours à s’enfermer dans une histoire officielle réduite à une époque mise en lumière en remontant juste à douze siècles, exactement à la fondation de la dynastie des Idrissides. Lisez ce que véhicule un des historiens à leur solde: ‘l’histoire du Maroc débuta avec l’islamisation…Le fondateur de la Nation marocaine, Idriss premier, constitua un Etat indépendant des deux grands pôles du monde musulman qu’étaient alors Bagdad et Cordoue’.

Mais ce qui est un fait historique, c’est qu’Idriss I eut un règne éphémère autour de Volubilis, lorsqu’il épousa la fille de chef des tribus amazighes Awraba, Kenza. Le règne des Idrissides a connu plutôt sa splendeur et sa croissance sous le règne d’Idriss II, et ce dernier n’a pris le pouvoir qu’à l’âge de onze ans. En réalité, la personne qui détenait vraiment les arcanes du pouvoir était bel et bien sa mère, Kenza, et c’est elle, et grâce à son intelligence, à sa ruse et à ses capacités de négociation, elle a réussi véritablement à unir les tribus amazighes autour de Fès.

C’était une femme amazighe, qui en se fondant sur la légitimité patriarcale des hommes et en manipulant son fils, qu’elle gérait les affaires politiques, administratives et militaires de ce nouvel état musulman. Et lorsque son fils mourut, en 828 ou 829, c’est toujours elle qui a postulé le partage du règne entre ses dix petits-fils, et par conséquent, elle l’a affaibli par les tiraillements de ces nombreux successeurs, jusqu’au 920 où la capitale de Fès tomba aux mains des tribus des Miknasa et Kétama.

En fin de compte, si la dynastie idrisside a eu un rôle religieux déterminant dans la conversion à l’Islam de nombreuses tribus amazighes païennes ainsi que la diffusion de la tradition chérifienne, cela revient au courage d’une femme érudite : Kenza Awrabiya.

ZAYNAB NAFZAWIYA

La reine Zaynab Nafzawiya, femme du grand roi Youssef Ibn Tachfine, a marqué de ses empreintes l’empire des Almoravides (1054-1147). Naît en 1039 à Aghmat, elle était, selon certaines sources, originaire du Nefzawa dans le sud-tunisien, appartenait à la tribu des Hawwara et avait eu le privilège de suivre une bonne éducation. Comme toutes les reines amazighes, elle était très belle, très intelligente et très spirituelle ; elle s’est mariée en premier à Abu Bakr ibn Omar. Ce dernier est le fondateur du mouvement almoravide, qui la quitte afin de mater une rébellion au Sahara, et de ce fait, conseille bizarrement à sa belle femme d’épouser son cousin Youssef ben Tachfine. Ce grand roi amazigh et musulman lui attribue le titre de reine en partageant avec elle son pouvoir. Zaynab accompagnait son mari partout, en le conseillant et en l’assistant à la croissance de la dynastie des Sanhadja, qui avait étendu ses frontières de Sénégal jusqu’à l’Andalousie, et elle était aussi sa principale conseillère lors de la fondation de l’une des plus prestigieuses villes d’Afrique : Marrakech.

Même si les historiens maghrébins du Moyen Age, imprégnés jusqu’à la moelle de la théorie générale du patriarcat, essaient d’effacer le rôle historique de certaines femmes et de minimiser à fond leur pouvoir politique, ils doivent admettre que si les nord-africains ont embrassé, dans leur écrasante majorité, le courant malékite de sunnisme islamique, c’est parce que ce rite constitue pour eux le courant le plus ouvert, le moins violent et le plus tolérant des autres rites… Et si les Amazighs eux-mêmes, et non pas les Arabes conquérants, ont réussi à le diffuser dans toute l’Afrique du Nord, cela revient dans une grande mesure grâce au rôle primordial des femmes et des reines amazighes.

FEMMES AMAZIGHES CONTRE LA COLONISATION EUROPEENNE :

Comme nous venons de voir, la femme amazighe a marqué de ses mains la période préhistorique, l’antiquité et le Moyen Age. La période contemporaine n’est pas en reste.

En Algérie par exemple, suite à la colonisation turque, puis française, des femmes se sont impliqués activement dans la résistance armée.

On dénomme par exemple Oum Hani et Fadma n’Soumeur.

Oum Hani, chef de tribu au Sahara, qui a réussi à mener plusieurs batailles contre le pouvoir des beys au XVIIIème siècle et lorsque la santé ne lui permettait plus, elle prodiguait des conseils à ses fils pour continuer ces batailles.

Aux Iles Canaries, on distingue le rôle de la reine Arminda dans la résistance à la colonisation espagnole des Iles vers 1480. Et Sith al-Hourra à Chefchaouen, vers 1520…

On cite aussi Fadma n’Soumeur qui est une grande héroïne kabyle et qui organisa une partie de la résistance à la conquête française à deux reprises, en 1855 et 1857. Elle est née au village d’Ouerdja en 1830 dans une famille maraboutique à laquelle appartient le grand leader algérien Hocine Ait Ahmed. Ayant un caractère autoritaire, elle fût vénérée comme une femme sainte, et elle a réussi, avec son frère Tahar, lors d’une assemblée de Soumer, d’organiser la résistance des tribus montagnardes kabyles (Aït Itsouregh, Illilten, Aït Iraten, Illulen n umalu…) contre les premiers assauts de la conquête française en 1855. Après la réussite de cette première bataille à Tazrouts, elle fût arrêtée lors de la deuxième le 11 juillet 1857 après que les colons français soient revenus avec plus de renforts militaires et humains.

De toute manière, les femmes amazighes, même s’elles ne sont pas au-devant des batailles, elles participaient d’une manière ou d’une autre à la résistance contre la colonisation turque et européenne en Afrique du Nord. Comme le souligne Assia Benadada dans son article ‘Les femmes dans le mouvement nationaliste marocain’ (https://journals.openedition.org/clio/1523 ), « les femmes approvisionnaient en eau et nourriture les combattants, chargeaient les fusils et parfois remplaçaient les morts au front. Elles marquaient les hommes qui fuyaient les combats avec du henné pour les ridiculiser et les marginaliser et interdisaient à leurs épouses de s’approvisionner en eau aux puits et aux sources; les femmes de la tribu Ghomara demandaient même le divorce lorsque leur mari refusait de participer au combat. Les femmes surveillaient également les mouvements des troupes ennemies et renseignaient les combattants avec un code spécial ».

Ainsi au Maroc, pendant la Guerre du Rif (1921-1927) contre Mohamed Abdelkrim El Khattabi, plusieurs femmes ont participé activement. On mentionne dans la région de Jbala, Fatima A’zayr de Chefchaouen et Hidna. Cette dernière est la sœur d’un résistant qui a réussi à assassiner l’officier Valdivia à Beni Arous. Et dans le Rif central et oriental, on distingue Aïcha Abi Ziane, qui n’était qu’une fillette âgée de dix ans seulement, et qui aurait participé à la fameuse bataille d’Anoual en 1921, ainsi que Mamat Al Farkhania, Aïcha Al Ouarghalia et Haddhoum Al Hassan. Au Moyen Atlas, on distingue Ytto Moha Ouhamou Zayani, fille de Moha ou Hamou Zayani qui a mené la lutte aux côtés de son père contre les Français. Dans le Souss on cite la combattante Aïcha Al Amrania, de la tribu des Aït Ba Amrane, tuée dans la bataille d’Assak en 1916. Au sud est, dans la région d’Assamar, ‘Adjou Oumouh des Ait Atta s’est distinguée dans la résistance à la colonisation française à Adrar Saghro à la bataille de Bougafer en 1933, une bataille où ont péri, selon certaines sources, 117 femmes.

Et à propos des mouvements de libération pour l’indépendance des pays de Tamazgha, nous citons le rôle de Ghita Allouche, femme leader de l’armée de Libération du Maroc (ALN, Abbass Messaadi, et Fadma Mimoun El Hammouti , femme du résistant Mohand Khider, qui à côté de son mari aidait de manière exceptionnelle les membres de l’Armée de Libération Nationale de l’Algérie (FLN) qui se réfugiaient à Beni Enzar dans la province de Nador.

LES REINES DE L’EGYPTE ANTIQUE ONT-ELLES ÉTÉ EN RAPPORT AVEC DES FEMMES AMAZIGHES?

Une des questions qui se posent avec acuité c’est celle de savoir si les reines égyptiennes, comme Nefertiti ou Cléopatre, ont-elles été en rapport avec les femmes amazighes anciennes, du fait qu’elles partageaient l’origine matriarcal.

Nous pouvons parfaitement répondre par l’affirmative du fait que dernièrement des chercheurs s’alignent de plus en plus sur la conviction de l’idée que la grande civilisation pharaonique était d’origine amazighe. Ainsi des études génétiques du National Geographic, et surtout du grand immunologue Dr. Antonio Arnaiz-Villena ( co-éditeur avec Jorge Alonso García “Egipcios, Bereberes, Guanches y Vascos” (Editorial Complutense de Madrid, 2000), des études archéologiques et historiques de Malika Hachid, auteur de l’étude monumental Les Premiers Berbères » (Edisud, Aix-En-Provence2000) et de Taklit Mebarek Slaouti auteur de Les Amazighs en Egypte, (Anep, Alger 2016) confirment ce constat. Mais ça c’est une autre histoire !

Mais pour revenir aux belles femmes égyptiennes anciennes, vénérées et admirées, à l’époque où les grecs et les romains se surprenaient profondément de leurs rôles et de leurs pouvoirs, celles-ci gouvernaient, décidaient et géraient le pays à l’égal des hommes, à l’encontre de la misogynie des religions patriarcales du judaïsme, du christianisme, de l’islam et des civilisations gréco-romaines. Les reines Merneith, Néférousobek, Hatchepsout, Taousert, Tyi, Néfertiti ou Cléopâtre, qu’elle soient la mère, la sœur ou la principale épouse du Pharaon, détenaient un rôle politique de premier ordre en gérant les affaires de l’Etat à côté de celui-ci ou/et durant son absence, ou sa mort !

En conclusion :

Les traces de l’ancien ordre matriarcal de la société amazighe persiste encore de nos jours dans la terminologie de certains mots. Ainsi l’origine étymologique des mots « uma » et « ultma » qui désignent respectivement frère et sœur dérive des mots « mis n yemma » et « yellis n yemma », qui voudrait dire fils et fille de ma mère, toujours en référence à la mère !
A cause d’une lecture de l’histoire faite exclusivement par les hommes, et en plus imprégnés exclusivement des thèses patriarcales et de l’idéologie importée du Proche Orient arabo-islamo-salafiste, le rôle des femmes, s’est retrouvé totalement marginalisé et exclu de l’histoire officielle des différents pays d’Afrique du Nord.

Certains pays d’Afrique du Nord, en l’occurrence le Maroc et l’Algérie, malgré le fait qu’ils aient reconnus officiellement leur langue et identité autochtones amazighes dans leur constitution, n’ont pas encore réformé les manuels scolaires pour revoir leur mémoire collective et pour que les nouvelles générations se réconcilient avec leur histoire authentique, avec ses pages lumineuses et ses pages sombres. En définitive, cette nécessaire et nouvelle relecture de l’histoire d’Afrique du Nord, tant désirée, tant attendue et tant revendiquée, ne pourrait se réécrire sans les femmes amazighes, sans timgharin.

*Rachid RAHA est président de l’Assemblée Mondiale Amazighe et de la Fondation Méditerranéenne «David Montgomery Hart» des Etudes Amazighes.

Bibliographie :

– Abdelaziz Belkhodja, Elyssa la fondatrice de Carthage, Apollonia édition, Tunis, 2014.
– Ibn Khaldoun: “Histoire des Berbères. Trad. De Slane. Paris.
– Ben-Ncer, Abdelouahed et Hublin, Jean-Jacques: “Jbel Irhoud, une avancé paléoanthropologique décisive » in Hespéris-Tamuda LII (2), Rabat 2017.
– Camps, Gabriel, « Les Berbères ; mémoire et identité », Editions Errance, Paris, 1987.
– Gabriel Camps, L’Afrique du Nord au féminin, Perrin édition, Paris, 1992.
– Hachid, Malika, « Les premiers berbères : entre Méditerranée, Tassili et Nil », Edisud, Aix-En-Provence, 2000.
– Hamid, Khadija, « Histoire du Maroc, à la lumière de l’archéologie », Edition Afrique Orient, Casablanca 2012.
– Camille Lacoste-Dujardin, Las madres contra las mujeres patriarcado y maternidad en el mundo árabe, feminismos, Traducción Alicia Martorell, Edición Telémaco, Madrid, 1993.
– Laurence le Guuen, Kahina reine des Berbères, Yomad édition, Rabat, 2011.
– Moga Romero,Vicente & Raha, Rachid, Coord.: Mujer Tamazight y fronteras culturales, Edición conmemorativa del Día del Libro, Melilla, 1998.
– Raha Ahmed, R., » Imazighen del Magreb entre Occidente y Oriente”. Granada, 1994.
– Revue Egypte ancienne n°31 : Reines d’Egypte, des femmes influentes.
– Zakya Daoud, Zaynab reine de Marrakech, Edition le fennec, 2éme édition, Casablanca, 2012.

Plages en détresse demandent intervention d’urgence

 par Oussama Abbaous – lopinion.ma – 27/03/2021

Les autorités ont entrepris ces dernières semaines de démolir plusieurs infrastructures qui occupaient le domaine public maritime. La société civile environnementale prend acte et espère que la dynamique se poursuivra.
Plages en détresse demandent intervention d’urgence

Les bulldozers vont bon train ces dernières semaines dans plusieurs plages du Royaume. À Bouznika, Rabat, Mohammedia et à Casablanca, les autorités locales ont lancé des opérations visant les occupants du domaine public maritime. Plusieurs commerces, cabanes et petites infrastructures ont ainsi été détruits parce qu’ils ne disposaient pas des autorisations nécessaires. Des vidéos illustrant la démolition de plusieurs cafés et écoles de surfs à Dar Bouazza ont largement été partagées et commentées sur les réseaux sociaux. Si ces actes de démolition sont justifiés du point de vue de la loi, les internautes n’ont pas manqué de marquer leur solidarité avec certains propriétaires de structures concernées, et notamment avec ceux des écoles de surf. « On ne peut que saluer ces opérations de mise en conformité avec la loi 81.12 parce qu’il fallait absolument, selon l’article 15 de la loi, faire respecter la limite des 100 mètres. Le respect de la loi ne peut jamais être critiqué, surtout quand il sert un l’intérêt public », affirme pour sa part Abderrahim Ksiri, coordinateur de l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable (AMCCD).

Vers la fin de l’anarchie ?

Cette nouvelle dynamique de libération du domaine public maritime intervient alors que plusieurs organismes institutionnels, dont la Cour des Comptes, avaient pointé ces dernières années des dispositions juridiques régissant les modalités d’occupation et les conditions d’exploitation du Domaine Public Maritime qui dataient du protectorat et n’étaient pas systématiquement respectées. « Ces dernières décennies, nous avons assisté à un empiètement total sur le littoral national. Dans beaucoup de plages du Royaume, la vue sur mer est accaparée par des villas, des clubs ou encore des hôtels. Les propriétaires de ces structures auraient pu bénéficier de la même proximité avec la mer à 600 m. Ils auraient ainsi pu permettre d’avoir plus d’espaces qui feraient office de terrains de loisir, de sport et de jeu. Ces espaces communs auraient alors pu être valorisés au bénéfice de toute la collectivité tout en permettant la sauvegarde des écosystèmes dunaires », souligne le coordinateur de l’AMCDD.

Une dégradation qui a un coût

Lors de la préparation du Plan National du Littoral, les participants avaient souligné que le coût de la dégradation du littoral est estimé à 2,5 milliards de dirhams. « L’intensification des activités touristiques peut à long terme menacer l’équilibre du littoral, notamment à cause du processus de littoralisation accru, de l’augmentation de la consommation d’énergie et de la dégradation des écosystèmes (appauvrissement de la faune et de la flore à cause de l’amplification de l’activité humaine). Le développement de ces activités nuit au littoral et perturbe son équilibre naturel, particulièrement à cause de la multiplication rapide des activités et aménagements touristiques souvent de manière anarchique ne prenant pas en compte les considérations écologiques, les délaissant au profit des considérations économiques, nuisant ainsi à l’équilibre du littoral et à la pérennisation de la faune et de la flore côtières », soulignent par ailleurs les auteurs de l’étude pour l’élaboration du projet de Plan National du Littoral.

Nécessité d’une revalorisation du littoral

Après des années d’empiètement sur le domaine public maritime, détruire toutes les constructions réalisées dans le périmètre de 100 mètres de la plus haute vague, s’avère comme une tâche titanesque. « Dans le cadre de la revalorisation d’un territoire, il arrive parfois qu’une portion entière d’une ville soit amenée à être détruite et reconstruite. En tant que société civile, nous considérons que tout ce qui est à moins de 100 mètres de la côte devrait être rasé, pour respecter la loi, mais également pour la sécurité des résidents et exploitants eux-mêmes », souligne Abderrahim Ksiri pour qui « la solution réside dans une planification stratégique à long terme afin de refaçonner les zones littorales qui souffrent d’anarchie et d’empiètement ». « Je pense que la solution passe aussi par une mise en œuvre urgente des plans régionaux littoraux. Face à la multiplicité des intervenants dans ce domaine, il serait également judicieux de créer des agences dédiées qui seront chargées d’harmoniser les diverses stratégies en prenant en compte les enjeux climatiques », conclut le militant.

Une nouvelle loi pour renforcer la protection du domaine public

Le jeudi 18 mars, Le Conseil de gouvernement a adopté la nouvelle version du projet de loi 03.19 relatif aux occupations temporaires du domaine public. Présenté par le ministre de l’Équipement, ce projet vise à assurer la protection nécessaire du domaine public. La loi 03.19 édicte ainsi les règles spéciales des occupations temporaires du domaine public en soumettant les occupations du domaine public à un cahier de charges précis. Ce nouveau texte interdit les autorisations temporaires pour la construction et l’exploitation des habitations et des chalets d’estivage dans le domaine public. Le projet de loi exige également une durée de 40 années, renouvelable une seule fois pour une durée maximale de 40 ans, pour les projets d’investissement avec certaines exceptions et interdit toute cession de l’autorisation d’occupation sous peine d’annulation. Ce texte édicte aussi des indemnités pour le préjudice au profit des titulaires des autorisations d’occupation temporaire en cas de retrait de ces autorisations avant leur expiration pour intérêt public. Il s’agit aussi de mettre en place des règles spéciales destinées à récupérer le domaine public occupé et d’imposer des sanctions financières strictes en cas de manquement aux dispositions de ce texte, tout en appliquant les autres sanctions répressives prévues par d’autres lois. Le projet de loi prévoit aussi des règles transitoires relatives aux occupants dans le cadre du dahir de 1918 en vue d’adapter leur situation aux nouveautés de ce texte. 

51% des Marocains vivent à proximité du littoral
Sur le plan démographique, la population totale des préfectures et provinces littorales du Royaume s’élève à plus de 17 millions d’ habitants, soit 51 % de la population nationale, dont plus de 12 millions d’habitants en milieu urbain et près de 5 millions en milieu rural. Sur le plan communal, la population compte plus de 11 millions, soit 1/3 de la population totale. Au Sud du pays, les communes littorales sont de plus grande taille, mais elles sont nettement moins peuplées que les communes du Nord.42% du littoral marocain sera exposé aux inondations d’ici 2030
Une étude récemment dévoilée par la Banque Mondiale annonce qu’une grande partie du littoral du Royaume fera face à des phénomènes d’inondation et d’érosion à l’horizon 2030. Ce risque qualifié « d’élevé » par les experts de la Banque Mondiale est d’autant plus préoccupant que l’échéance annoncée approche à grands pas et que les zones concernées sont très peuplées. Selon l’étude, plusieurs secteurs seront touchés par ces phénomènes : l’agriculture, l’eau, l’énergie, la pêche, les forêts et la santé.

3 questions à Houcine Nibani, enseignant à la FST d’Al-Hoceima
Plages en détresse demandent intervention d’urgence

« Il faut conserver l’intégrité et la biodiversité des cordons dunaires pour garantir la résilience du littoral marocain »
Enseignant de gestion intégrée des zones côtières à la Faculté des Sciences et Techniques d’Al-Hoceima, Houcine Nibani a répondu à nos questions sur la valeur des cordons dunaires littoraux.

– Est-ce que la formation des plages au Maroc obéit à des dynamiques particulières ?
– La formation des plages se fait grâce à un cycle naturel qui dure depuis des millions d’années. Ce processus naturel peut sensiblement différer d’une région à une autre. Au Maroc, le sable des plages provient en grande partie de l’érosion des montagnes dont les alluvions sont charriées par les rivières. La formation des plages se fait selon plusieurs paramètres : la longueur des rivières, la morphologie de la côte et des bassins-versants, le type et la granulométrie des alluvions, la force de la marée… La faiblesse des marées dans la Méditerranée explique par exemple la petite taille des plages alors que dans la façade atlantique qui a des marées plus fortes, nous avons des plages plus vastes, notamment dans la région d’Agadir, où le sable est d’excellente qualité grâce aux nombreux longs fleuves qui charrient des roches granitiques de l’Atlas.

– Quel rôle jouent les plages et les écosystèmes dunaires littoraux ?
– Les plages et les écosystèmes dunaires sont des barrières physiques mais aussi biologiques qui jouent un rôle incontournable dans la résilience du littoral face aux aléas des intempéries cycliques. Ces dunes de sable sont mobiles, car elles ont été façonnées par les marées. Elles jouent, à cet égard, le rôle de barrières dynamiques qui permettent d’équilibrer et de garantir l’intégrité très précaire du littoral.

– Vous évoquez des barrières « biologiques ». Quel rôle joue la biodiversité dans la fonction des dunes ?
– Comme je l’ai souligné, la dynamique des cordons dunaires face aux aléas des marées dépend de leur mobilité. Or, la biodiversité, par ailleurs très remarquable de ces écosystèmes, participe à façonner et à maintenir cette mobilité. Pour garantir la résilience du littoral marocain, il faut non seulement conserver l’intégrité des cordons dunaires, mais également garantir la conservation de leur biodiversité.

ADM : Quand la numérisation améliore l’expérience sur autoroute

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 27/03/2021

ADM : Quand la numérisation améliore  l’expérience sur autoroute

Virage numérique, solutions innovantes, nouvelles générations de gares …

Consciente de l’intérêt de la numérisation des services publics pour les citoyens, ADM s’inscrit dans des projets de l’autoroute du futur. Dans ce sens, elle a initié plusieurs chantiers afin de satisfaire les besoins des usagers et s’aligner sur les standards internationaux. Sur son réseau autoroutier, l’entreprise a déployé de multiples services, il y a quelques années déjà. «ADM a été pionnière en tant que société publique dans l’initiation de projets en lien avec le numérique : l’introduction du télépéage en 2014 et sa généralisation à l’ensemble des gares du réseau autoroutier en étaient le projet phare», explique la société. De plus, elle a depuis 2017 lancé un vaste projet de transformation visant à industrialiser l’exploitation de son réseau autoroutier orientée plus vers la satisfaction du client et permettant ainsi de hisser le niveau de service sur les autoroutes nationales aux standards des meilleurs concessionnaires internationaux. Cette évolution place les nouvelles technologies au cœur de ce processus. Numérisation des moyens de paiement, accès à l’information en temps réel sur les conditions de circulation, personnalisation des services en fonction des spécificités et attentes de chaque client… autant de services sont mis en œuvre par ADM pour faciliter le voyage sur son réseau autoroutier. Parallèlement, elle a investi dans son capital humain afin de mener à bien cette stratégie. De ce fait, elle a entrepris un projet de transformation de la politique RH pour que l’organisation et les compétences soient en phase avec les nouveaux défis.

«Jawaz», un succès qui se confirme.

Le télépéage est un chantier stratégique de la transformation industrielle de l’activité d’exploitation. «Le succès incontesté de «Jawaz» témoigne de la propension des clients d’ADM à adhérer aux nouvelles technologies et confirme donc la pertinence du projet d‘automatisation. A ce jour, le nombre de pass vendus dépasse les 1.300.000 avec un taux de recette télépéage aux alentours de 55%», indique la société. Il s’agit, selon l’entreprise, d’une belle performance commerciale mais surtout d’une belle transformation dans les habitudes des citoyens qui ont fait confiance à ADM et ont osé le changement particulièrement de l’espèce vers le télépéage «plus sécurisé, plus fluide et sans surcoût versus l’espèce». Depuis la date de la généralisation de Jawaz à l’ensemble des gares de péage du réseau autoroutier en 2017, un plan d’action a été mis en place pour rendre le Pass Jawaz disponible, simple, accessible et à la portée de toutes les bourses. Cette démarche repose sur l’utilisation simple et sécurisée sur le plan technologique et pratique. Ainsi, le Pass Jawaz est fonctionnel directement après son acquisition sans aucune configuration préalable par le client-usager. Techniquement, il est muni d’une pile d’une durée de vie de 7 ans et remplacé gratuitement après fin de vie avec transfert de solde restant. Le plan d’action est accompagné par un réseau de distribution diversifié. En effet, durant les dernières années, ADM a renforcé la proximité et donc la disponibilité du Pass Jawaz en diversifiant les canaux de vente. «Aujourd’hui, en plus des agences commerciales présentes tout le long de notre réseau de 1800 km, le Pass Jawaz est disponible chez les stations Afriquia partenaires; le client-usager peut même se le procurer en ville chez le réseau Tashilate &Chaabi Cash, les agences Fawatir et les agences de l’opérateur télécom Orange. Nous déployons même une vente mobile au sein de certaines aires de service et gares de péage où le Pass Jawaz est proposé au client-usager sans qu’il ait besoin de descendre de son véhicule», affirme le management d’ADM. Pour ce qui est des tarifs, des formules de promotion, à la portée de toutes les bourses, ont été pensées sur la base d’une étude auprès des différents segments d’usagers. De ce fait, ADM a lancé une promotion sur le Pass Jawaz qui, désormais, est vendu à 50 DH avec 40 DH de solde de passage offert. ADM mise sur le numérique. Dans ce sens, elle a l’ambition de réaliser à court terme 80% de son chiffre d’affaires en transactions électroniques.

Emergence de nouveaux métiers pour accompagner sa transformation

Le déploiement massif des voies automatiques, voire des gares 100% automatiques pour les échangeurs à faible trafic nécessitera une transformation du métier de l’exploitation et l’émergence de nouveaux métiers à distance pour l’assistance aux clients et la gestion de ces voies, explique Autoroutes du Maroc indiquant que le projet d’automatisation est un projet intégré. Il comprend donc aussi bien les projets liés à l’infrastructure de transmission que ceux liés aux systèmes et équipements en contact avec les clients et également ceux liés aux systèmes en backoffice. Pour accompagner le chantier d’automatisation et toute la transformation qui en découle, ADM adopte une stratégie RH basée sur l’innovation et la valorisation permanente des ressources humaines de l’entreprise. Cela se fait en valorisant, les métiers existants et en offrant la possibilité d’une reconversion vers les nouveaux métiers liés à l’automatisation du péage : téléassistance, télémaintenance, gestion automatisée du trafic, la relation client, etc. Cette reconversion est appuyée avec une montée en puissance des formations-métiers et un accompagnement des compétences. Parallèlement, ADM s’est ouverte davantage à l’international, dans l’objectif de profiter du transfert des compétences dans le cadre de partenariats internationaux en adéquation avec ses besoins. Il faut dire qu’ADM avait déjà lancé en 2019 un programme important de professionnalisation des métiers existants de l’exploitation, visant l’industrialisation de la gestion et du pilotage des activités au niveau de l’ensemble des entités territoriales. La finalité étant de répondre au mieux aux exigences du client-usager et d’améliorer la performance opérationnelle sur le terrain. «Cet objectif a nécessité la restructuration de l’activité de maintenance en filière à part entière, avec l’adaptation de sa politique et la redéfinition de l’organisation et des processus cibles. Ceci a fait l’objet d’une mission de recadrage des processus de la maintenance durant le premier semestre 2019», indique le management d’ADM précisant qu’en parallèle, une solution GMAO (Gestion de maintenance assistée par ordinateur) a été déployée, en tenant compte des spécificités et des besoins fonctionnels de l’activité, pour conforter cette volonté de digitalisation, de suivi transverse des opérations, en quasi temps réel, et de pilotage par les indicateurs.

Réouverture des plages d’Agadir: ce que l’on sait

lesiteinfo.com – 26/03/2021

Après plusieurs mois de fermeture, les autorités d’Agadir s’apprêtent à rouvrir les plages à partir de lundi prochain.

Selon une source de Le Site info, les habitants de la région et les touristes pourront en profiter chaque jour jusqu’à 18h, précisant que les autorités appellent les citoyens au respect strict des mesures de précaution, dont la distanciation physique et le port du masque.

Pour rappel, le gouvernement avait prolongé l’état d’urgence sanitaire, décrété au Maroc à cause du covid, jusqu’au 10 avril.

Il a également été décidé de prolonger de deux semaines, à compter du mardi 16 mars à 21H, les mesures de précaution adoptées le 13 janvier dernier pour lutter contre le nouveau coronavirus.

Un communiqué du gouvernement précise que cette décision intervient sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique concernant la nécessité de maintenir les mesures nécessaires pour lutter contre le coronavirus.

Cette prolongation intervient également après l’évolution de cette pandémie au niveau mondial suite à l’apparition de nouvelles variantes du virus, poursuit le communiqué, indiquant qu’elle s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour circonscrire la propagation de l’épidémie et limiter ses répercussions négatives.

Le couvre-feu est instauré depuis le 23 décembre 2020 sur tout le territoire national de 21H à 06H du matin, sauf circonstances exceptionnelles. Par ailleurs, les restaurants, cafés, commerces et grandes surfaces ferment à 20H et les fêtes et regroupements sont interdits.

Arrivé à Agadir, le navire de recherche océanographique n’est pas encore opérationnel

medias24.com – 26/03/2021

Le nouveau navire de recherches océanographiques a été récemment réceptionné au port d’Agadir, nous confirme Institut national de recherche halieutique (INRH) mais n’est toujours pas opérationnel.

Contacté par Médias 24, une source à l’INRH nous explique que le navire, produit au Japon, est certes bien arrivé à Agadir mais n’est toujours pas opérationnel. Le comité technique chargé d’assurer son opérationnalité n’est d’ailleurs toujours pas arrivé.

« Cela peut prendre des semaines, comme des mois », déclare la même source.

On rappelle que ce navire est destiné à la recherche multidisciplinaire de l’écosystème marin et aux problématiques du changement climatique. De 49 m, il pourra embarquer plus de 15 scientifiques, en totale autonomie d’une durée de 30 jours. Son coût global s’élève à près de 623 millions de DH.

Le navire « Al Amir Moulay Abdallah« , construit dans le cadre de la coopération maroco-japonaise, constitue le fleuron des unités de recherche scientifique maritime du royaume. Grâce à ses équipements de pointe, cette unité est en mesure de procéder à un large éventail d’investigations scientifiques et techniques concernant aussi bien les études océanographiques que celles relatives aux ressources halieutiques. Au service du secteur national des pêches maritimes, le nouveau navire alimentera les scientifiques, les gestionnaires, la profession et les décideurs politiques en données précises sur le milieu marin, permettant de réaliser les objectifs du développement durable de l’activité halieutique du Maroc.

–          Caractéristiques Techniques :
◦ Longueur hors tout : 38.5 m
◦ Largeur hors membrures : 7,80 m
◦ Tirant d’eau moyen : 3,50 m
◦ Jauge brute : 298 tonneaux
◦ Vitesse Maximale : 10 nœuds
◦ Autonomie propulsion : 21 jours
◦ Effectif embarqué : 7 Scientifiques et 14 membresd’équipage
◦ Date de livraison : Mars 2001.
◦ Puissance motrice : 1000 CV(736 KW)
◦ Capacité d´accueil : 14 memebres d´équipage et 7 scientifiques
◦ Classification :  Lioyd´s register
◦ Date de livraison : 04 Mars 2001
◦ Coût de réalisation : 120 millions de Dirhams

–          Missions du Navire :
• Evaluation et suivi des ressources pélagiques etc…
• Evaluation de la biomasse absolue et relative.
• Elaboration des cartes de pêche.
• Etude océanographique.
• Etude des fonds rocheux et des gisements coquilliers.

Agadir : enquête ouverte après l’agression physique d’un brigadier de police

medias24.com – 28/03/2021

Agadir : un inspecteur de police utilise son arme de service pour  interpeller un multirécidiviste ayant mis en danger imminent sa mère et des  policiers (DGSN) | MAP Express MAP Express

Selon les informations préliminaires de l’enquête, le policier victime de cette agression exerçait ses fonctions d’organisation de la circulation sur une artère routière dans la ville d’Agadir à 21h15, lorsque le suspect l’a surpris par derrière, sans raison apparente, et l’a exposé à de sévères coups avec un outil en fer contondant au niveau du dos et de la cuisse, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Le policier blessé a été transféré à l’hôpital provincial pour y recevoir les soins nécessaires, alors que le directeur général de la sûreté nationale a chargé les services de la Préfecture de police d’Agadir et de la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des fonctionnaires de la sûreté nationale de lui fournir toute l’assistance nécessaire et de prendre en charge son hospitalisation et ses frais médicaux, relève le communiqué.

L’enquête judiciaire supervisée par le parquet général se penchera sur l’identification de l’identité du suspect et de son partenaire présumé et dévoiler les circonstances de la commission de ces actes criminels et leurs véritables motivations, a conclu la DGSN.

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