Archives de avril 15th, 2021

CRISE SANITAIRE: L’UNION EUROPÉENNE A DÉCAISSÉ PRÈS DE 5 MILLIARDS DE DIRHAMS, EN SOUTIEN AU MAROC

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 14/04/2021

Maroc-UE

Depuis le déclenchement de la pandémie de la pandémie du Covid-19, l’Union européenne (UE) a décaissé près de 5 milliards de dirhams de subventions promises en appui au Fonds Covid et au bénéfice des secteurs vitaux.

«Il y a un an aujourd’hui, l’Union européenne a présenté son plan pour la mise en place d’une réponse globale afin de soutenir l’ensemble des pays dans leur lutte contre le Coronavirus», annonce l’UE, qui dévoile le bilan de son soutien, jusqu’à présent, au Royaume.

Ainsi, dans son édition de ce 15 avril, Aujourd’hui le Maroc nous apprend qu’«au Maroc, l’Union européenne a décaissé près de 5 milliards de dirhams de subventions promises, en appui au Fonds Covid et au bénéfice en particulier des secteurs vitaux, tels que la santé, la protection sociale et l’éducation».

Dans son bilan, en tant qu’un des principaux donateurs à l’initiative mondiale Covax, l’Union européenne se félicite de la livraison au Royaume de doses de vaccins, évoquant le nombre de 307.200 doses sur les 1.608.000 prévues par ce programme. 

«Cette livraison, ainsi que celles qui suivront dans les prochaines semaines contribueront à la campagne de vaccination entreprise avec engagement et volontarisme par les autorités marocaines», souligne l’UE, qui s’engage à poursuivre son aide dans la lutte contre la propagation du Covid-19 et pour amortir les conséquences sanitaires et socio-économiques de cette pandémie.

«Cette solidarité s’exprime notamment grâce à la combinaison des ressources de l’UE, de ses Etats membres et des institutions financières européennes, en tant que «Team Europe», souligne l’UE, qui précise que «Team Europe s’emploie à garantir un accès mondial et équitable aux vaccins Covid-19 et à soutenir le déploiement de campagnes de vaccination, tout en explorant les possibilités de renforcer la capacité de fabrication locale» de vaccins. 

Ramadan/Couvre-feu : Le gouvernement doit trouver des solutions pour atténuer l’impact économique

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 14/04/2021

Ramadan/Couvre-feu : Le gouvernement doit trouver des solutions pour atténuer l’impact économique

Les groupes tant de la majorité que de l’opposition à la Chambre des conseillers ont appelé, mardi à Rabat, le gouvernement à trouver des alternatives opérationnelles et à innover de nouvelles solutions pour atténuer l’impact économique des mesures restrictives prévues pour le mois de Ramadan, essentiellement l’interdiction des déplacements entre 20H00 et 06H00.

Lors d’une séance plénière consacrée à la discussion des données du Chef du gouvernement sur la situation épidémiologique dans le Royaume, les composantes de la deuxième chambre ont estimé que la conjoncture implique la prise de dispositions novatrices et la mise en place de plans proactifs pour éviter la dégradation de la situation économique.

Les Conseillers estiment que la décision de maintenir  le couvre-feu nocturne met en grandes difficultés de larges franges de la population, particulièrement les travailleurs du secteur informel, les employés des cafés et restaurants ainsi que ceux dont l’activité dépend de soirées ramadanesques.

Ils ont exhorté l’Exécutif d’éclaircir les dispositions et les mesures prises pour préserver les postes d’emploi et les entreprises nationales, soutenir les familles, faire face à la récession économique et limiter les effets psychologiques, sociaux et économiques du couvre-feu, réaffirmant, néanmoins, leur soutien aux mesures de préservation de la santé et la sécurité des citoyens.

Saâd Dine El Otmani a réaffirmé qu’il s’agit de la poursuite du couvre-feu nocturne durant le Ramadan et non de la fermeture des toutes les activités, comme certains tentent de véhiculer.

El Otmani a justifié cette décision par la situation épidémiologique au Maroc qui constate une hausse constante de nouveaux cas de contamination et de décès.

Le Chef du gouvernement tient à réaffirmer que le gouvernement porte un intérêt majeur au soutien des catégories impactées par les effets de la pandémie.

A cet égard, il a fait savoir que l’Exécutif se penche sur l’examen des moyens de soutenir le secteur des cafés, soulignant la poursuite du soutien décidé dans le cadre de contrats programmes au profit des employés et des entreprises de plusieurs secteurs, notamment le tourisme, l’événementiel, les industries culturelles et les sociétés de sous-traitance.

Le roi lance le chantier de la généralisation de la protection sociale à tous les Marocains

h24info.ma – 14/04/2021

Le roi Mohammed VI a présidé mercredi au Palais Royal de Fès, la cérémonie de lancement de la mise en œuvre du projet de généralisation de la protection sociale et de signature des premières conventions y afférentes.

Ce chantier royal, qui bénéficiera dans un premier temps aux agriculteurs, artisans et professionnels de l’artisanat, aux commerçants, professionnels et prestataires indépendants soumis au régime de contribution professionnelle unique (CPU), au régime de l’auto-entrepreneur ou au régime de la comptabilité, devra s’étendre, dans un second temps, à d’autres catégories dans la perspective de la généralisation effective de la protection sociale à tous les citoyens.

Après la projection d’un film institutionnel sur les différentes initiatives entreprises par le roi dans le domaine social, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaaboun, a prononcé une allocution devant le souverain dans laquelle il a souligné que ce projet s’inscrit en droite ligne des orientations contenues dans le dernier discours du Trône, ainsi que dans celui adressé par le souverain à l’occasion de l’ouverture de l’année législative 2020, et ayant trait au lancement d’un grand chantier de réforme pour la généralisation de la protection sociale au profit de larges franges de citoyens.

Préservation de la dignité des Marocains, soutien de leur pouvoir d’achat et intégration du secteur informel

La mise en œuvre de ce projet d’envergure constitue un point de départ pour la réalisation des aspirations royales en faveur de toutes les composantes de la société marocaine, en termes de réponse au défi de la généralisation de la protection sociale, et représente, en outre, un levier d’intégration du secteur informel dans le tissu économique national, de façon à garantir la protection de la classe ouvrière et de ses droits, ainsi qu’un tournant décisif sur la voie de la réalisation du développement équilibré et de la justice sociale et spatiale.

Le ministre a d’autre part assuré que dans le cadre de la mise en œuvre des directives royales, le gouvernement a tenu à préparer une loi-cadre dont les contours ont été présentés lors du Conseil des ministres du 11 février 2021 et qui a été approuvée par le Parlement.

Elle permettra également d’assurer la mise en œuvre optimale de cette réforme en fonction du calendrier et des axes fixés dans les discours du Souverain, a-t-il poursuivi, rappelant qu’il s’agit, premièrement, de la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire de base (AMO) durant les années 2021 et 2022, et ce par l’élargissement de l’assiette des bénéficiaires de cette assurance pour inclure les catégories vulnérables bénéficiant du Régime d’assistance médicale (RAMED) et la catégorie des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées, qui exercent une activité libérale, de sorte que 22 millions de personnes supplémentaires bénéficient de cette assurance, qui couvre les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation.

Il s’agit deuxièmement de la généralisation des allocations familiales durant les années 2023 et 2024, et ce, en permettant aux ménages, qui ne bénéficient pas de ces allocations, de toucher des indemnités couvrant les risques liés à l’enfance, ou des indemnités forfaitaires, a relevé Benchaaboun.

Le troisième point consiste en l’élargissement en l’an 2025 de l’assiette des adhérents aux régimes de retraite pour inclure les personnes qui exercent un emploi et ne bénéficient d’aucune pension, à travers la mise en application du système des retraites propre aux catégories des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées qui exercent une activité libérale, afin d’englober toutes les catégories concernées.

Le quatrième point évoqué par le ministre a trait à la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi en l’an 2025 pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable à travers la simplification des conditions pour bénéficier de cette indemnité et l’élargissement de l’assiette des bénéficiaires.

51 MMDH pour la réussite de ce chantier

« La gestion de ces programmes à l’horizon 2025 nécessitera d’allouer un montant annuel total de 51 milliards de dirhams, dont 23 milliards financés par le budget général de l’État », a précisé le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration.

Il a, dans ce contexte, affirmé que la mise en œuvre de ce projet avant-gardiste nécessite la modification d’un ensemble de textes législatifs et réglementaires existants, l’élaboration de nouveaux textes, et le lancement d’un ensemble de réformes structurelles qui concernent la mise à niveau du système de santé, la réforme du système de compensation, de manière à remédier aux déséquilibres au niveau du ciblage des catégories éligibles à l’aide, parallèlement à l’opérationnalisation du registre social unifié.

La mise en œuvre de ce grand projet social nécessite également le développement des modes de gestion, notamment ceux liés à la gouvernance des organismes de sécurité sociale, en vue de créer une instance unifiée de coordination et de supervision des systèmes de protection sociale, a-t-il fait savoir.

Ouverture du secteur de la santé aux compétences étrangères et à l’investissement étranger

Et d’ajouter que la généralisation de la couverture médicale nécessite de relever un ensemble de défis qui concernent en particulier le faible taux d’encadrement médical, l’important déficit en ressources humaines et leur répartition géographique inégale.

Des mesures d’accompagnement doivent également être adoptées et auront pour objectifs d’intensifier les programmes de formation et la consolidation des compétences médicales des professionnels de la santé afin qu’ils puissent répondre à la demande, qui augmentera à un rythme rapide avec la mise en œuvre de ce grand chantier sociétal.

Il s’agit également, selon Benchaaboun, de renforcer les capacités médicales nationales et de lutter contre le déficit en matière de cadres sanitaires, nécessaires au succès de cette réforme, à travers l’ouverture de la pratique de la médecine aux compétences étrangères, l’encouragement des établissements internationaux de santé à travailler et à investir au Maroc, et la capitalisation sur des expériences réussies, conformément aux instructions royales contenues dans le discours d’ouverture du Parlement au titre de l’année 2018.

À cette occasion, le roi a présidé la signature de trois conventions-cadres portant sur la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire de base au profit de la catégorie des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées exerçant une activité privée.

La première convention-cadre porte sur la généralisation de l’assurance maladie obligatoire de base au profit des commerçants, artisans, professionnels et prestataires indépendants soumis au régime de contribution professionnelle unique (CPU), au régime de l’auto-entrepreneur ou au régime de la comptabilité, qui concerne plus de 800.000 adhérents.

Elle a été signée par Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport Aérien et de l’Economie sociale, Mohamed Amekraz, ministre du travail et de l’insertion professionnelle, Chakib Alj, président de la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM) , Houcine Alioua, 1er vice-président de la Fédération des Chambres de Commerce, de l’Industrie et de services, et Sidati Chaggaf, président de la Fédération des Chambres d’artisanat.

La deuxième convention-cadre porte sur la généralisation de l’assurance maladie obligatoire de base au profit des artisans et professionnels de l’artisanat (environ 500.000 adhérents). Elle a été signée par Abdelouafi Laftit, Mohamed Benchaaboun, Khalid Ait Taleb, Nadia Fettah Alaoui, Mohamed Amekraz, Chakib Alj et Sidati Chaggaf.

La troisième convention-cadre, signée par Abdelouafi Laftit, Mohamed Benchaaboun, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Khalid Ait Taleb, Mohamed Amekraz, Chakib Alj, Lahbib Bentaleb, président de la Fédération des Chambres d’Agriculture et Mohamed Ammouri, Président de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural, concerne la généralisation de l’assurance maladie obligatoire de base au profit des agriculteurs (environ 1,6 million d’adhérents).

22 millions de bénéficiaires supplémentaires au cours de 2021 et 2022

Benchaaboun a expliqué qu’environ 3 millions d’adhérents, commerçants, prestataires de services indépendants, artisans, professionnels d’artisanat et agriculteurs, en plus de leurs familles, bénéficieront de l’assurance de maladie obligatoire de base, soit un nombre total de bénéficiaires de près de 9 millions de citoyens, ce qui représente environ 83% des personnes ciblées des catégories de professionnels, de travailleurs indépendants et de non-salariés exerçant une activité privée.

Le ministre de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration a tenu à souligner que les conventions relatives aux catégories restantes, notamment les professionnels du transport et les professionnels indépendants (ingénieurs, médecins, avocats,…) seront signées dans les prochaines semaines.

« Ainsi, 11 millions de citoyens indépendants et leurs familles bénéficieront de l’assurance maladie obligatoire de base en 2021 », a affirmé le ministre, notant que toutes les mesures seront également prises pour permettre aux 11 millions de citoyens pauvres et fragiles actuellement impliqués dans le système d’assistance médicale RAMED de commencer à bénéficier de l’assurance maladie obligatoire de base à partir de 2022.

Ainsi, environ 22 millions de bénéficiaires supplémentaires pourront, au cours des années 2021 et 2022, être assurés contre la maladie, avec le même panier de traitements couverts par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour les travailleurs du secteur privé, ainsi que l’accès aux services fournis par les secteurs privé et public, a-t-il conclu.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Chef du gouvernement, Saad Dine Otmani, du président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, du président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach, des Conseillers du roi, Fouad Ali El Himma et Yassir Zenagui, et de membres de gouvernement.

Ont également assisté le président du Conseil économique, social et environnemental, Ahmed Reda Chami, le président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), Othmane Benjelloun, le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité sociale, Hassan Boubrik, le Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie, Khalid Lahlou, ainsi que des représentants des centrales syndicales les plus représentatives.

Le célèbre escroc Bernard Madoff meurt en prison

infomediaire.net – 14/04/2021

Le célèbre escroc américain Bernard Madoff, dont le nom est devenu synonyme de fraude financière, est mort mercredi à l’âge de 82 ans alors qu’il purgeait une peine de 150 ans dans une prison fédérale.

Son décès, survenu mercredi au centre médical fédéral de la prison de Butner, en Caroline du Nord, a été confirmé par le Bureau américain des prisons. La cause du décès n’a pas été communiquée.

Madoff a plaidé coupable en 2009 à un système de Ponzi qui, selon les enquêteurs, a commencé au début des années 1970. Il a escroqué jusqu’à 37.000 personnes dans 136 pays sur quatre décennies avant qu’il ne soit arrêté le 11 décembre 2008, après que ses deux fils l’aient dénoncé.

Madoff a mené une carrière légendaire à Wall Street, offrant des rendements astronomiques à ses investisseurs, parmi lesquels figuraient le réalisateur Steven Spielberg, les acteurs Kevin Bacon et Kyra Sedgwick et le propriétaire des New York Mets, Fred Wilpon.

Il a été président du Nasdaq pendant plusieurs années dans les années 1990 et a amassé une immense fortune et des biens de luxe. En février 2020, il a demandé à la justice une libération anticipée, affirmant qu’il souffrait d’une insuffisance rénale terminale et que son espérance de vie était inférieure à 18 mois. Mais le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de New York a déclaré que le crime commis par Madoff était “sans précédent par sa portée et son ampleur”, ce qui est une “raison suffisante” pour rejeter la demande.

Aeropostale: les pilotes héros qui ont connecté le monde par avion


par Yasmine Pierre – cablechronicles.com – 13/04/2021

Qu’ont en commun deux grandes compagnies aériennes nationales, une marque de mode de détail américaine, une grande société industrielle cotée en bourse, un film hollywoodien et plusieurs œuvres littéraires primées ?

– Ils sont tous liés à l’héritage extraordinaire d’une compagnie aérienne qui a cessé d’exister il y a 90 ans cette année.

Malgré son existence relativement courte, de 1918 à 1931, la «Compagnie générale aéropostale», communément appelée simplement Aéropostale, a laissé une empreinte indélébile, tant dans le monde de l’aviation civile que dans l’imaginaire public.

Dès la fin de la Première Guerre mondiale, le pionnier français de l’aviation Pierre-Georges Latécoère a réalisé sa vision d’établir une liaison aérienne régulière transportant le courrier entre l’Europe et l’Amérique latine.

La société connue sous le nom d’Aéropostale a été fondée à la fin de 1918 sous le nom officiel de «Société des lignes Latécoère».

Au cours de la prochaine décennie, cette entreprise contribuera non seulement grandement à la consolidation de l’aviation en tant que service essentiel dans différentes parties du monde, mais elle deviendra également synonyme d’aventure et de courage. L’histoire d’Aerópostale est peut-être la dernière grande épopée de l’ère de l’exploration.

Le long voyage de l’Aéropostale a commencé à Toulouse, dans le sud de la France. De là, il a traversé les Pyrénées jusqu’à Barcelone, a suivi la côte méditerranéenne de l’Espagne jusqu’à Alicante, puis vers l’Afrique du Nord, qui à l’époque était sous domination espagnole et française.

La ligne se poursuit vers le sud le long de la côte atlantique du Maroc, avec plusieurs points de cheminement en cours de route: Casablanca, Agadir, Cap Juby / Tarfaya et les villes actuelles de Dakhla, Nouadhibou et Saint-Louis, jusqu’à atteindre son terminus africain à Dakar, au Sénégal.

Compte tenu des limites des avions à l’époque, le courrier était ensuite chargé à bord des navires traversant l’Atlantique Sud au point le plus étroit, entre l’Afrique de l’Ouest et le nord-est du Brésil.

De là, la branche latino-américaine de l’Aéropostale a pris le relais. Ses avions transportaient le courrier à Buenos Aires et au-delà. La capitale argentine a servi de plaque tournante à partir de laquelle plusieurs routes régionales ont émergé, transportant le courrier aérien à travers les Andes à Santiago du Chili, au nord du Paraguay et au sud de la Patagonie.

Un aimant pour les aventuriers

Cet exploit n’était pas pour les âmes sensibles. Outre les dangers du vol dans les années 1920, qui était un travail plutôt dangereux et inconfortable, les pilotes de l’Aéropostale devaient traverser de vastes régions dans des conditions climatiques extrêmes et sans aucune infrastructure de soutien.

Mais cela peut aussi avoir fait partie du charme.L’Aéropostale a réussi à attirer certains des aviateurs les plus intrépides de l’époque, des pilotes comme Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry, de “Le petit Prince’la célébrité. Ce n’étaient pas seulement des aventuriers audacieux, mais aussi des écrivains de mots talentueux. Et la façon dont leurs longs et périlleux voyages ont été immortalisés dans une série de livres primés et de films ultérieurs aurait contribué massivement à l’aura légendaire de l’Aéropostale.
Le “Vol de Nuit” de Saint-Exupéry, par exemple, a été un succès instantané lors de sa sortie en 1931 et l’histoire a été adaptée pour le film par John Ford dans son film de 1932. “Poste aérienne”. Il raconte les exploits de l’auteur sur la course chilienne de l’Aéropostale.

Les sommets des Andes de 20 000 pieds représentaient un formidable obstacle pour l’avion fragile de l’époque. Dans l’un des passages du livre, Saint-Exupéry raconte l’histoire de son proche compagnon Aéropostale Henri Guillaumet, qui, après avoir écrasé son avion sur un glacier andin, a passé plusieurs jours dans un trek épique à travers la neige et la glace. Il a réussi à atteindre une colonie argentine isolée alors qu’il était sur le point de succomber au froid et à la fatigue.

Ce genre d’épopée sera suivi de “Terre des Hommes” (traduit en anglais par “Wind, sand and stars”), sur l’expérience de Saint-Exupéry de voler dans le désert du Sahara. Les pilotes devaient se fier à la navigation primitive et il y avait souvent le risque de manquer de carburant ou de rencontrer des difficultés techniques. Les pilotes effectuant des atterrissages d’urgence dans le désert risquaient d’être capturés par des tribus nomades locales qui tentaient alors de les racheter.

Ce livre comprend également l’expérience de mort imminente de Saint-Exupéry, déjà dans sa période post-Aéropostale, après un atterrissage brutal dans le désert égyptien. Saint-Exupéry et son copilote ont enduré un voyage éprouvant dans le désert où ils étaient sur le point de mourir de soif avant d’être secourus par une tribu bédouine.

L’écrivain et aviateur français Antoine de Saint-Exupéry photographié à Paris dans les années 30.

Cet esprit pionnier n’était pas réservé aux pilotes.

L’histoire de Raymond Galtié en est un bon exemple. Né en 1901 dans le sud de la France, il rejoint le bras sous-marin de la marine française à l’adolescence. Après avoir servi pendant les années de la Première Guerre mondiale, Galtié quitte la marine en 1922 pour rejoindre l’Aéropostale, où il travaille comme mécanicien.

«Les mécaniciens de l’époque volaient souvent avec des pilotes célèbres, comme Mermoz ou Saint-Exupéry. Ils ont développé des amitiés étroites parce qu’ils ont passé de nombreuses heures ensemble dans ces petits avions fragiles», explique Sònia Galtié, petite-fille de Raymond Galtié, récemment arrivée par un trésor de vieilles photos de famille.

Cela l’a amenée à approfondir ses recherches sur la vie de son grand-père et de l’Aéropostale. Elle est tombée sur plusieurs sites Web et forums qui célèbrent la mémoire de la compagnie aérienne et cette communauté soudée de personnes vouées à l’avancement de l’aviation.

Les fiançailles de Raymond Galtié avec l’Aéropostale ont eu une fin heureuse. Il a parcouru le monde, travaillant dans divers avant-postes de sociétés en Amérique latine et en Europe, puis s’est lancé dans une carrière fructueuse chez Air France.

Mais ce n’était pas le sort des pilotes les plus connus de l’entreprise.

Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet finiront tragiquement leurs jours aux commandes de leurs avions dans les années qui suivront la disparition de l’Aéropostale.

Les deux derniers ont disparu alors qu’ils étaient en service en Méditerranée pendant la Seconde Guerre mondiale, respectivement en 1944 et 1940, probablement en raison de l’action ennemie (l’épave d’un avion retrouvé près de Marseille en 2003 a depuis été positivement identifiée comme un avion de Saint-Exupéry).

Mermoz a quant à lui été perdu en décembre 1936, lors de la traversée de l’Atlantique Sud, dans un accident que certains ont attribué au sabotage, bien que des problèmes de fiabilité du moteur aient pu être une cause plus probable.

Mai 1930 : Jean Dabry (gauche), Jean Mermoz (centre) et Léopold Gimié (droite) avant leur traversée de l'Atlantique Sud avec l'hydravion «
Comte de la Vaulx ».
Mai 1930 : Jean Dabry (gauche), Jean Mermoz (centre) et Léopold Gimié (droite) avant leur traversée de l’Atlantique Sud avec l’hydravion « Comte de la Vaulx ». Mermoz fut le premier pilote à voler de Rio de Janeiro à Santiago à travers les Andes.

Un héritage durable

Bien qu’il soit resté inextricablement lié à l’industrie aéronautique tout au long de sa vie et a continué à construire l’une des plus grandes entreprises aérospatiales de France, le Groupe Latécoère, qui existe encore aujourd’hui, Pierre-Georges Latécoère a vendu en 1927 l’activité de poste aérienne à Marcel Bouilloux-Lafont, un financier et homme politique français qui lui a donné un nouveau nom : “Compagnie Générale Aéropostale”.

En 1930, l’Aéropostale était devenue une opération logistique massive, transportant 32 millions de lettres par an sur 17 000 kilomètres de routes aériennes et maritimes (l’Aéropostale exploitait également une flotte de huit navires) sur trois continents.

La même année, Jean Mermoz, l’un des pilotes légendaires de la compagnie, aurait franchi la brèche atlantique à la barre d’un hydravion Latécoère 28 chargé de 122 kilos de courrier. Il a fallu 19 heures et 35 minutes à Mermoz pour voler entre le Sénégal et le Brésil. Bien que les traversées océaniques régulières continuent à être effectuées par bateau, Mermoz a montré qu’il était possible pour une lettre de la France d’atteindre Santiago du Chili en seulement quatre jours.

Mais peu après avoir atteint son apogée, l’Aéropostale s’est soudainement repliée.

La crise financière de 1929 a eu un impact sévère sur la stabilité et l’instabilité politique au Brésil et en Argentine a ajouté aux malheurs. En 1931, le gouvernement français a rejeté la demande d’aide financière et peu de temps après, l’Aéropostale a été liquidée. Ses activités sont absorbées par le groupe de sociétés qui deviendra plus tard Air France.

Cependant, la marque Aéropostale a été conservée par Air France, qui l’a utilisée pour certaines de ses activités postales et fret, exploitées conjointement avec la Poste française (La Poste), jusqu’en 2000.

La Poste a ensuite pris la pleine propriété de l’entreprise, rebaptisée Europa Airpost, avant de la revendre, cette fois à une société irlandaise appelée ASL Aviation Group, qui opère jusqu’à présent des vols passagers et fret sous la marque ASL Airlines.

Le patrimoine de l’Aéropostale vit également dans l’hémisphère sud.

Le réseau argentin de la société, connu sous le nom d’Aeroposta Argentina, a continué à fonctionner même après la disparition de sa société mère européenne, car il fournissait le seul service aérien civil régulier du pays. Il sera finalement nationalisé et fusionné avec d’autres compagnies aériennes pour former Aerolineas Argentinas en 1946.

De plus, peut-être en raison des personnalités éblouissantes des personnes impliquées dans son exploitation et de l’extraordinaire travail littéraire qu’elles ont laissé derrière elles, la popularité d’Aéropostale a repoussé les limites du monde de l’aviation pour inspirer une chaîne de magasins de mode américaine (qui n’a aucun rapport avec l’original. Aéropostale, cependant).

Pourtant, rien ne vaut la vraie chose. A l’occasion du 90e anniversaire de sa mort, les fans de l’Aéropostale ont l’occasion de rappeler les exploits de Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry en participant à la Raid Latécoère-Aéropostale, un rallye aérien longue distance qui, depuis 2008, retrace régulièrement les anciennes routes de l’Aéropostale en Afrique et en Amérique latine.

Fibre Optique : Orange Maroc lance une offre de 20 Mb/s

par Rachid Amaoui – tic-maroc.com – 14/04/2021

fibre orange maroc 20 mbps

Orange Maroc vient de lancer une nouvelle offre d’accès à internet via la Fibre optique faisant bénéficier le client de 20 Mb/s.

L’ancienne offre de fibre de 12 Mb/s cède dorénavant la place à une nouvelle offre de 20 Mb/s, et ce, à 9 Dh de plus.A 249 Dh/mois, le client aura droit à un accès à internet avec un débit de 20 Mb/s, à l’illimité vers les fixes nationaux ainsi qu’à 2 heures de communications vers les mobiles nationaux et certains fixes internationaux (Andorre, Espagne, France, Grèce, Italie, Monaco, Portugal, République de St Marin et le Vatican).

Notons par ailleurs que dans le cadre d’une offre promotionnelle, le routeur sera offert au prix de 99 Dh. En outre, le client sera exonéré du paiement des frais de mise en service.

Quid de la couverture ?
D’après les informations qu’on détient, Orange propose ses offres au niveau de Casablanca,  Dar Bouaazza, Bouskoura, Mohamedia, Rabat, Salé, Temara, Marrakech, Agadir, Fès, Meknes, Tanger, Tetouan et Kenitra.

Coronavirus/Maroc: Les infections en hausse en ce premier jour de Ramadan

par Yasmine Saih – fr.hespress.com – 14/04/2021

Coronavirus/Maroc: Les infections en hausse en ce premier jour de Ramadan

Le Maroc a enregistré 703 nouveaux cas porteurs du coronavirus ces dernières 24 heures, portant le total des cas recensés au niveau national depuis le début de l’épidémie à 503 664.

Actuellement, le total des cas actifs passe à 4 816, parmi eux, 447 cas sont dans un état grave. En termes d’incidence nationale, le taux passe à 1385 cas par 100.000 habitants.

Sur les dernières 24h, l’incidence atteint les 1,9 cas par 100 000 habitants et le nombre de personnes totalement vaccinées (ayant reçu la première et seconde dose) a atteint les 4 166 701 tandis que les personnes ayant reçu la première dose du vaccin est estimé à 4 529 399 selon le ministère de la Santé.

Quant à la répartition géographique des nouveaux cas recensés au Maroc ces dernières 24 heures, c’est la région de Casablanca-Settat qui arrive en tête avec 483 cas porteurs du virus dont la majorité est située dans la capitale économique, 358 à Casablanca, 33 à Nouaceur, 30 à Mohammedia, 14 à Berrechid et à Settat, 12 à Médiouna et El Jadida, 8 à Sidi Bennour, et 2 à Benslimane.

Deuxième région a avoir enregistré le plus important nombre de cas positifs en ce premier jour du mois de Ramadan, la région de Rabat – Salé-Kenitra qui accumule 69 infections réparties comme suit: Skhirate- Témara 26 cas,  Kénitra 17 cas, Rabat 5 cas, et Sidi Kacem 3 cas.

De son côté, la région Marrakech- Safi affiche un bilan de 47 cas dont 39 situés dans la ville de Marrakech, 4 à Essaouira, 2 à Rehamna, 1 à Youssoufia et à El Kelâa des Sraghna. Vient ensuite la région de  Souss – Massa avec 23 cas, Agadir-Ida -Ou-Tanane 13 cas, Taroudant 6 cas, Inezgane- Ait Melloul 3 cas, Chtouka- Ait Baha 1 cas.

Les régions suivantes affichent quant à elles le même bilan avec 16 infections recensées ces dernières 24 heures. Il s’agit de la région de Tanger -Tétouan- Al Hoceima (Tanger-Assilah 13, Al Hoceima 3) l’Oriental (Oujda-Angad 9, Nador 5, Berkane 2) et Laâyoune – Sakia El Hamra (Laâyoune 13, Boujdour 2, Tarfaya 1).

Même bilan également pour les régions de Beni Mellal- Khénifra et Fès-Méknès qui ont enregistré toutes deux 11 infections, avec 5 cas à Khouribga, 2 à Khénifra, Fquih Bensalah et Beni Mellal pour la première et 8 cas à Fès, 2 à Meknès et 1 cas à Taounate pour la seconde.

Dernières régions au classement ce mercredi, la région Dakhla-Oued Eddahab qui cumule 5 infections toutes situées à Oued Eddahab, la région de Drâa-Tafilalet avec 3 cas réparti entre Errachidia, Ouarzazate et Tinghir, et la région de Guelmim –Oued Noun qui a identifié 3 infections à Guelmim.

Agadir : Partenariat entre Atlas Azawan et l’INDH

lematin.ma – 14/04/2021

Voyage dans l'univers des poètes chanteurs itinérants amazighes - #AuxSons

La sortie de l’anthologie «Rrways, Voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighes» a permis la production d’un travail exceptionnel qui invite à découvrir un joyau du patrimoine musical marocain, sublimé par les meilleurs artistes et porté par la chaleureuse musique des Rways.
Dans le cadre de ce travail, réalisé par Brahim El Mazned et produite par l’Association Atlas Azawan et la structure d’Ingénierie culturelle Anya, un accord de partenariat a été établi entre l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane et l’Association Atlas Azawan, en coordination avec la Direction régionale de l’Éducation nationale.
Dans le cadre du programme «Développement humain des générations futures», l’INDH et Atlas Azawan ont organisé des rencontres entre des collégiens et lycéens de la région du Souss et plusieurs artistes Rrways, chercheurs et universitaires.

GASTRONOMIE, EMBELLISSEMENT DES RESTAURANTS… À AGADIR, VOICI DE QUELLE MANIÈRE LE TOURISME BALNÉAIRE SERA REDYNAMISÉ

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 14/04/2021

Agadir

Pour relancer le tourisme balnéaire à Agadir, la Société de développement touristique Souss-Massa (SDR) s’intéresse à la restauration gastronomique, à vocation touristique. La SDR a lancé à cet effet une consultation pour la réalisation d’une étude qui permettra d’établir un pack d’accompagnement.

La Société de développement touristique Souss-Massa (SDR) s’apprête à enclencher une nouvelle dynamique pour relancer et redynamiser le secteur touristique et balnéaire (STB) d’Agadir. Une consultation a donc été lancée pour la réalisation d’une étude détaillée de cette filière, afin d’établir un plan d’accompagnement et de mise à niveau des restaurants à vocation touristique, comme l’explique Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce 15 avril.

Chaque année, et avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, plus d’un million de touristes venant des quatre coins de monde, se donnaient rendez-vous à Agadir, deuxième destination touristique du pays, pour profiter de ses températures idéales et pour découvrir son patrimoine, comme le souligne la SDR, qui rappelle que « la restauration est l’une des activités qui renforce l’attractivité touristique grâce à la richesse de l’art culinaire et du patrimoine gastronomique du Maroc en général, et de la région Souss-Massa en particulier, connue par la diversité et la particularité de ses produits du terroir (miel, huile d’argan, safran….) ». 

Ainsi, à travers ce projet, la STB ambitionne de rehausser la qualité des prestations de ces restaurants, améliorer leur niveau et leur compétitivité, proposer de nouveaux systèmes de restauration, qui répondront aux attentes et à la demandes de la clientèle, mais aussi de mettre en place un système d’accompagnement et de mise à niveau de ces établissements.

Un plan essentiel, au moment où il faut relancer économiquement le tourisme à Agadir, actuellement en difficultés, du fait du contexte de la crise sanitaire. Pour Aujourd’hui le Maroc, l’activité de la restauration a, depuis plusieurs années, été confrontée à une série de difficultés, notamment dues à la dégradation du produit touristique que constitue cette activité essentielle dans la chaîne de valeur du tourisme de la destination Agadir, ou encore à cause de la concurrence du système « All Inclusive » qui est appliqué par certains établissements d’hébergement. 

Agadir : 4e semaine de grève pour les médecins internes

par Yassine Saber – leseco.ma – 14/04/2021

Les médecins internes et résidents à Agadir ont entamé, lundi, leur quatrième semaine de protestation contre les conditions de leur formation en raison du retard de livraison du Centre hospitalier universitaire d’Agadir (CHU).

«SOS, internes en détresse», «Pas de formation» et «Pas de choix de spécialité»… font partie des slogans affichés sur les pancartes des médecins internes et résidents à Agadir, qui sont en grève depuis le 22 mars dernier. Lundi, ces futurs médecins en formation ont entamé leur quatrième semaine de protestation contre les conditions de formation au sein de l’hôpital régional Hassan II, qui est dédié essentiellement aux soins et non pas à la formation. Une situation exceptionnelle qui est entraînée par le retard de la livraison du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir auquel ces médecins internes et résidents sont rattachés dans le cadre de leurs études médicales. Néanmoins, ce qui complique davantage la donne, selon l’association des médecins internes du CHU d’Agadir, est la multiplication des effectifs chaque année en relation avec la capacité d’accueil de l’hôpital régional, notamment les promotions de médecins internes, mais aussi résidents, en l’absence d’un établissement hospitalier tel que le CHU pour les accueillir.

91 médecins internes et résidents concernés
Au total, 91 médecins internes et résidents poursuivent leur formation depuis l’affectation de la première promotion constituée de 29 personnes, le 19 mars 2019. S’agissant de la deuxième et la troisième promotion, qui ont été respectivement affectées le 19 mars 2020 et le 29 mars 2021, elles englobent 33 et 30 médecins internes. Notons que les deux catégories relèvent de la Faculté de médecine et de pharmacie d’Agadir. Toutefois, vu qu’ils exercent au sein de l’hôpital régional Hassan II, qui manque d’internat, à la place du CHU d’Agadir, les aspects reliés à leur formation et conditions de travail sont couverts par le ministère de la Santé, et plus précisément la direction du CHU d’Agadir. «Aujourd’hui, la première promotion a terminé sa période d’internat pour entamer sa spécialisation. Dans ce cens, notre choix de spécialisation est grevé sous prétexte de sous capacité d’accueil au sein de l’hôpital régional Hassan II à Agadir », explique Faysal Rzaizi, président de l’association des médecins internes du CHU d’Agadir. Le responsable associatif ajoute que «les médecins internes et résidents exerçant au sein de l’hôpital régional Hassan II continuent de subir le retard de livraison du Centre hospitalier universitaire d’Agadir».

De multiples revendications
Devant cette situation, l’association des médecins internes a demandé que le CHR Hassan II d’Agadir soit équipé afin qu’il puisse assurer la mission de formation à la place du CHU. Ce n’est tout, l’association des médecins internes a d’autres revendications, notamment relatives à la couverture médicale, en plus d’autres droits élémentaires, tels que le foyer-logement et l’indemnité de nourriture. Selon ces médecins en formation, le décret n° 2-91-527 du 13 mai 1993, relatif à la situation des externes, des internes et des résidents des centres hospitaliers, leur donne droit au logement en plus de l’indemnité de nourriture, car ils enchaînent de longues journées de travail. Face à cette situation, les internes ont déjà sollicité les parties prenantes par rapport à l’ensemble des revendications au nom de la Commission nationale des médecins internes et résidents (CNIR). Par ailleurs, cette situation continue d’exercer une pression sur la formation et l’encadrement des médecins internes et externes en attendant la mise en service du CHU d’Agadir.

Le CHU programmé pour fin 2021
Lancés en juin 2018, les travaux au sein du chantier du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) d’Agadir sont toujours en cours. Financé à hauteur de 2,3 milliards DH par le fonds de développement saoudien, le projet a acquis son autorisation de construire depuis le 16 novembre 2016. Erigé sur un terrain de 10 hectares, dont 52.000 m² couverts, la date prévisionnelle de mise en service du CHU d’Agadir est programmée pour fin 2021 selon le ministère de l’Equipement, du transport, et de la logistique, qui est le maître d’ouvrage délégué de ce projet. Aujourd’hui, le projet a déjà pris forme à proximité de la rocade extérieure de la ville d’Agadir, plus précisément au niveau de la parcelle jouxtant la Faculté de médecine et de pharmacie d’Agadir et l’École nationale des sciences appliquées (ENSA). L’établissement dispose de façades sur les axes de la voie express, du prolongement du barreau Est-Ouest et sur la nouvelle voie d’accès au stade d’Agadir. Cet établissement de troisième génération renforcera la capacité litière à hauteur de 867 unités.

%d blogueurs aiment cette page :