Archives de avril 16th, 2021

Les fêtes de Bayonne à nouveau annulées en juillet 2021, annonce le maire, « la mort dans l’âme »

france3-regions.francetvinfo.fr – 15/04/2021

Le maire de Bayonne a annoncé « la mort dans l’âme », l’annulation des Fêtes de Bayonne qui devaient se tenir du 28 juillet au 1er août. Pour la deuxième année consécutive, cet événement, qui attire près d’un million de personnes chaque année, est annulé en raison de la pandémie.

Le rendez-vous rituel des festayres devant la Mairie de Bayonne, ici le 25 juillet 2018.
Le rendez-vous rituel des festayres devant la Mairie de Bayonne, ici le 25 juillet 2018. • © Christophe Roux / France 3 Aquitaine

C’est la deuxième année consécutive. Les fêtes de Bayonne n’auront pas lieu. La décision, prise après consultation de la commission extra-municipale des fêtes a été annoncée ce mercredi soir, « la mort dans l’âme », par le maire de Bayonne.

Tweet de la Mairie de Bayonne :

Il faudra remonter à la Seconde guerre mondiale pour voir pareille circonstance, où, pendant deux ans, les fêtes de Bayonne ne se sont pas tenues. Jamais nous nous étions trouvés dans cette situation, de ne pas pouvoir organiser ces fêtes.

Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne

« Impossibles à organiser »

Les festivités « sont impossibles à organiser » tant que « l’immunité collective n’est pas garantie », a déclaré le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray. « Les gens ont besoin de sortir et on aurait assisté à des comportements irrationnels. »

Les fêtes de Bayonne, ce sont 200 000 personnes chaque jour réunies dans les rues de Bayonne, sur la place devant la mairie. « Certaines personnes s’accrochaient avec le début de la vaccination à la possibilité qu’une éventuelle immunité permettrait peut-être ce type de manifestation mais ils faut raison garder, ce n’était pas possible. » 
déplore Henri Lauqué du comité des fêtes, organisateur de ce rendez-vous incontournable de l’été au Pays basque. 

Il n’y a pas de plan B. Les fêtes ne seront pas reportées.

Henri Lauqué – comité des fêtes de Bayonne –

« Cette décision n’est pas prise à la légère« , a assuré de son côté Yves Ugalde, adjoint au maire de Bayonne en charge de l’événementiel, 
« ça représente, au sens premier du terme, une véritable souffrance. Les fêtes à Bayonne, ce n’est pas une animation artificielle, ça fait partie véritablement de nos tripes, de notre passion ».

Propositions alternatives

La municipalité a prévu, pendant l’été, des animations alternatives, dans le respect des jauges qui seront imposées. « Nous proposerons des animations festives et culturelles avec 90 % d’artistes locaux cette année. Du 14 juillet jusqu’au début du mois de septembre, Bayonne pourra faire une proposition festive et culturelle, tous les jours et tous les soirs », a garanti Yves Ugalde. Des déambulations sont également programmées dans les quartiers du Grand Bayonne, du Petit Bayonne et de Saint-Esprit.

Début avril, après les dernières restrictions annoncées par Emmanuel Macron en raison de la crise sanitaire, la ville de Dax  dans les Landes a elle aussi décidé, comme l’an dernier, l’annulation de sa Feria prévue autour du 15 août, et qui attire plusieurs centaines de milliers de personnes. Dax espère toutefois maintenir des corridas, avec une jauge réduite.

Le Maroc suspend ses liaisons aériennes avec 13 nouveaux pays

challenge.ma – 16/04/2021

13 nouveaux pays viennent d’intégrer la liste des destinations avec lesquelles le Maroc a suspendu toutes liaisons aériennes en raison de la pandémie. Les détails.

L’Office national des aéroports (ONDA) a dévoilé une nouvelle liste qui comprend 13 pays visés par cette mesure, à savoir : l’Albanie, la Bulgarie, Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie et la Slovénie. Cette nouvelle suspension intervient deux jours après avoir aussi annoncé la suspension des vols passagers en provenance et à destination de la Tunisie.

Cette décision prend effet à partir du 16 avril courant, et ce jusqu’à nouvel ordre. Elle concerne également les passagers voyageant de ces pays à travers un autre pays, précise l’ONDA dans son avis aux voyageurs.

Tourisme à Souss-Massa : Amélioration de la restauration en ligne de mire

Par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 15/04/2021

Tourisme à Souss-Massa : Amélioration  de la restauration en ligne de mire

La Société de développement touristique lance une consultation avec les professionnels

«La ville d’Agadir est considérée comme la première destination balnéaire du Maroc. Elle accueille annuellement plus d’un million de touristes provenant des quatre coins de monde».

L’amélioration de la restauration à vocation touristique dans le secteur touristique et balnéaire d’Agadir (STB) est le nouveau chantier ouvert par la Société «Développement touristique Souss-Massa SDR». Dans le but de redynamiser ce secteur, la SDR-Tourisme Souss-Massa lance une consultation qui a pour objectif la réalisation d’une étude détaillée du secteur de la restauration touristique d’Agadir dans la perspective de proposer un plan/mécanisme d’accompagnement et de mise à niveau des restaurants à vocation touristique implantés dans le secteur touristique et balnéaire (STB) de la ville d’Agadir: zone allant de l’avenue Hassan II (des deux rives) à l’est jusqu’à la corniche à l’ouest, la Marina au nord et le quartier Founty au sud.

Cette mission s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale de la SDR-Tourisme Souss-Massa du développement du tourisme régional. Et vient pour rehausser la qualité des prestations des restaurants à vocation touristique, améliorer le niveau et la compétitivité des établissements de restauration, proposer de nouveaux systèmes de restauration répondant aux attentes et demandes de la clientèle nationale et internationale de la station touristique d’Agadir , et mettre en place un système d’accompagnement et de mise à niveau de ces établissements.

Selon la SDR, «la ville d’Agadir est considérée comme la première destination balnéaire du Maroc. Elle accueille annuellement plus d’un million de touristes provenant des quatre coins de monde pour admirer son beau paysage, son climat doux et découvrir son patrimoine culturel riche et diversifié. La restauration est l’une des activités qui renforce l’attractivité touristique de la destination grâce à la richesse de l’art culinaire et du patrimoine gastronomique du Maroc en général et de la région Souss-Massa en particulier, qui est une région connue par la diversité et la particularité de ses produits du terroir (miel, huile d’argane, safran….); cette diversité est d’autant plus renforcée par la présence des établissements spécialisés dans la restauration d’Asie, du Proche Orient, d’Europe et autres».

Notons qu’à Agadir, chef-lieu de la région Souss-Massa, et deuxième destination touristique du pays, la quasi-totalité des restaurants à vocation touristique est implantée dans le secteur touristique et balnéaire de la ville. Un très bon emplacement qui contribue à la création de l’animation et l’ambiance tout au long de la corniche à l’instar des autres activités liées au secteur du tourisme (sports nautiques, bateaux de plaisance, bien-être et Spa…). Cependant, le secteur de la restauration est confronté, depuis quelques années, à des difficultés d’ordre financier, de gestion, de commercialisation et autres. Ceci a engendré des redressements et liquidations judiciaires, des cessations d’activités et des fermetures de certains établissements. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette crise, notamment la gestion inappropriée, la dégradation du produit, la concurrence du système de l’All Inclusive appliqué par plusieurs unités d’hébergement.

Une réaction personnelle :

A deux reprises dans cet article, la Ville d’Agadir est qualifiée de « Première Destination Balnéaire du Maroc »
C’est vrai que le cadre est merveilleux, les plages sont sûres mais comment voulez-vous attirer des touristes si Agadir ne peut pas bénéficier du « Pavillon bleu » (pas plus que Aourir, Taghazout et Imi Ouaddar) alors que 27 plages au Maroc l’ont obtenu en 2020 ?

Il s’agit de : Achakar/(Tanger-Asilah), Aglou Sidi Moussa/Tiznit, Arekmane/Nador, Ba Kacem (Tanger-Asilah), Bouznika, Skhirate, El Moussafir/Dakhla, Essaouira, Foum El Oued/Laâyoune, Haouzia, Dalia /Fahs Anjra, Oued Aliane/Fahs-Anjra, Oued Laou/Tétouan, Oum labouir/Dakhla, Safi ville, Souiria lkdima/Safi, Station touristique de Saïdia, Cap Beddouza/Safi, Sidi Kankouch 1/Fahs Anjra, Sidi Ifni, Imintourga (Mireleft) , Sidi Rahal 4e tranche, Oued Al Marssa/Fahs Anjra, Plage des Nations, Ain Diab Extension, Rifienne/(Mdiq-Fnideq), le port de plaisance de Saidia.

Il faudrait peut-être s’occuper en priorité de la santé des touristes à qui on souhaite faire découvrir nos belles plages en s’occupant de la qualité de leurs eaux de baignade !

La Belgique reporte l’administration du vaccin Johnson & Johnson

libe.ma – 15/04/2021

Etats Unis : Les autorités sanitaires préconisent la suspension du vaccin  de Johnson & Johnson

La Belgique a décidé de reporter l’administration des doses du vaccin Johnson & Johnson qui devait commencer vendredi, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires dans un communiqué. Le gouvernement veut attendre l’avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui doit se prononcer la semaine prochaine sur ce vaccin dont l’utilisation a été suspendue aux Etats-Unis et en Afrique du Sud en raison de l’apparition rare de graves caillots sanguins, a précisé à l’AFP une porte-parole du ministère belge de la Santé.

Le laboratoire a décidé de retarder le déploiement en Europe de son vaccin unidose antiCovid Janssen. Il avait été le quatrième à obtenir une autorisation de l’EMA le mois dernier. La Belgique, qui a reçu lundi une première livraison de 36.000 vaccins Johnson & Johnson, devait procéder à de premières injections ce vendredi, et d’autres étaient planifiées dans le courant de la semaine prochaine. « En raison de l’approvisionnement limité en avril, cette décision (de report) n’aura pas d’impact significatif à court terme sur la stratégie de vaccination dans notre pays », précise le communiqué de la Conférence interministérielle Santé publique, qui regroupe autour du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke ses homologues des entités fédérées. 

La France a de son côté annoncé mercredi que ce vaccin serait administré aux personnes âgées de plus de 55 ans, comme c’est déjà le cas pour celui d’AstraZeneca.

Par région, voici les traditions culinaires marocaines du ramadan

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 16/04/2021

Par région, voici les traditions culinaires marocaines du ramadan 

Le ramadan est l’occasion de renouer avec les mets traditionnels. Si certaines régions partagent les mêmes traditions culinaires, d’autres se distinguent par des spécialités typiques (ou atypiques, c’est selon) servies pendant le f’tour. Tour d’horizon des spécialités ramadanesques selon les douze régions marocaines.   

Oriental

A Oujda, les jeûneurs rompent généralement le f’tour avec des pâtisseries traditionnelles. Des gâteaux traditionnels comme le Makrout (préparé à base de dattes, de figues ou d’amandes), la Zlabia (gâteau au miel), la zammita (une dérivée de Sellou), la ghribiya ou encore le sfouf figurent parmi les mets présents sur les tables des familles oujdies. Les habitants du chef-lieu de l’Oriental sont également friands du khlii, Saikoukouk, Mbesses, la Tchicha ou encore le Barkoukech. 

 Un peu plus loin, dans la tribu de Beni Guil à Figuig, le plat traditionnel Nagouda, fait à base d’un mélange de dattes, de lait séché et de beurre est la grande spécialité du mois de ramadan. La table du f’tour contient également plusieurs autres plats tels que l’Errob, une confiture de dattes et Elmmerdoud, un plat de légumes. 

Marrakech-Safi

Plat populaire de la ville ocre et dont la réputation a dépassé les frontières, la Tanjia demeure la spécialité star des marrakchis pendant le mois de ramadan. La pastilla et le tride font également partie des traditions culinaires que les habitants de Marrakech dégustent pendant le f’tour. Ces plats s’accompagnent généralement de harira, de dattes, chebbakia, briouate…

Fès-Meknès 

Pour rompre le jeune, la harira est indispensable chez les Fassis. Sur la table du f’tour se trouvent des krachels, des brioches aux sésames, messemen au khlii, chebbakia ou encore sellou, le tout accompagné de thé à la menthe. 

Dans la ville de Meknès, le café est la boisson indispensable pour le f’tour. Les fruits comme les bananes font également partie des aliments pour rompre le jeûne. A l’instar de Fès, La harira, la chebbakia et le sellou ainsi que les r’ghayefs farcis avec au khlii et de la viande sont les habitudes culinaires des meknassis.

Tanger-Tétouan-Al Hoceima   

A Tanger, les traditions culinaires ne diffèrent pas des autres régions du Maroc. Au menu donc les indispensables comme la harira, la chebbakia ou encore les dattes. Le mssemen et la harcha figurent également sur les assiettes des habitants. Les Tangerois ont néanmoins un penchant pour le plat de poisson Tagra, un tajine de sardines au four, également très prisé par les habitants de Tétouan.

Casablanca-Settat  

A Casablanca, ville cosmopolite, on trouve de tout sur les tables des familles casablancaises. Si le poisson est particulièrement prisé pendant ce mois sacré dans la région, la chbakia, les dattes, la harira et autres gâteaux marocains composent généralement les f’tour.  

A une centaine de kilomètres à vol d’oiseau, les familles d’El Jadida ne se passent pas des plats à base de poisson, leur spécialité locale. Pendant le f’tour, les habitants de la ville côtière optent pour des mets peu conventionnels. Au menu, fritures de poissons, assiette de fruits de mer ou encore tajine de congre, concocté à base d’oignons et de raisins secs. 

Souss-Massa

A Agadir, et tout comme à El Jadida ou encore Casablanca, le poisson est également une composante essentielle du f’tour, avec un accompagnement de salades. Egalement au menu, la soupe de maïs à l’huile d’argan, qui vient concurrencer la harira, sans oublier le Amlou, préparé avec des amandes, de la cannelle, du miel, le tout mélangé avec de d’huile d’argan. 

A 25 km d’Agadir, dans la province de Chtouka Aït Baha, les habitants rompent le jeune avec des plats comme Lmriss, un mélange de lait et de farine aromatisé de miel et d’huile d’argan. Autre aliment indispensable dans la province, le pain traditionnel propre à la région appelé Aghroum ouzgui, cuit à petit feu de bois et assaisonné d’huile d’argan, d’olive ou encore du miel. 

Dans la province de Taliouine, célèbre pour ses productions d’amandes, de safran, d’huile d’argan ou encore d’olives, les habitants préparent un f’tour typique avec des dattes, de la soupe à base d’orge, du mssemen, du beghrir et du méloui au beurre et au miel. Egalement au menu, un couscous aux sept légumes ou un plat de riz au lait avec des raisins secs et de la cannelle. 

Rabat-Salé-Kénitra 

Pendant le mois de ramadan, le mode de vie culinaire de plus en plus moderne des r’batis laisse place à la tradition. Les habitants de la capitale ne peuvent se passer des dattes pendant le f’tour. Egalement, La harira, les oeufs et les assiettes garnies de chebbakia, s’fouf et briouates, sans oublier le baghrir et le meloui, l’une des spécialités de la province de Sid Slimane, à 90 km de la capitale. 

Ouarzazate 

Parmi les plats traditionnels présentés dans la ville du 7e art, la tchicha, une soupe de blé, le Aghroum ntdount, galette farcie de graisse, d’oignons et d’herbes, le Idrnane, une crêpe faite à base de semoule, sans oublier le baghrir, les mlaoui, le tout accompagné de thé à la menthe. 

Laâyoune – Sakia El Hamra

Le f’tour se veut consistant dans les régions du sud. Il tourne principalement autour de la smida, de la dchicha, des dattes et du pain madfouna, sans oublier le traditionnel thé sahraoui et le lait camelin, les indispensables boissons des provinces du sud du Maroc. Auparavant, les menus traditionnels les plus sollicités étaient entre autres le Belghman, Zomit, Laayche, Tidkit, Tichtar, des plats qui ne se font plus de nos jours.

Beni Mellal-Khénifra

Pendant le mois de ramadan, les Mellalis optent pour la simplicité. Ils s’approvisionnent de beurre, miel et amandes quelques jours avant le début du mois pour composer leurs plats de sfouf, chebbakia, melaoui, beghrir ou encore de harira. 

A Khénifra, les fruits et les légumes sont les plus sollicités pour le f’tour. Les habitants ne dérogent pas toute fois à la règle des traditions culinaires connues du mois comme la harira, les dattes, la chebbakia, le msemen ou encore le batbout ou la harcha, qui se distingue dans cette région puisqu’elle est concoctée à base de plantes médicinales. 

Guelmim-Oued Noun

Les traditions culinaires de la porte du Sahara se rapprochent de celles des autres régions du sud. Dattes, fruits, figues de barbaries et toutes sortes de poissons sont au menu du f’tour. Pour ce qui est des boissons, la spécialité de la région demeure le zrig, un mélange de lait, d’eau et de sucre et de yaourt. 

Tourisme spirituel: Trois questions à l’expert Hassan Aboutayeb

par Safaa Bennour – mapexpress.ma – 15/04/2021

Tourisme spirituel: 3 questions à l'expert Hassan Aboutayeb - MAPBUSINESS

L’expert en tourisme et développement durable, Hassan Aboutayeb, décrypte à la MAP, les enjeux du développement d’une offre touristique spirituelle marocaine revisitée et de qualité, pour à la fois doper son tourisme interne et faire en sorte de booster le secteur tout entier.

1- La pandémie de la Covid-19 a paralysé le secteur du tourisme, mais comment a-t-elle changé notre perception du voyage ?

La quête de sens et du bien être sont les mots d’ordre dans l’ère post-covid. Depuis l’apparition de la pandémie et ses multiples effets psychologiques criants, notamment lors du confinement, les paradigmes de la vie ont profondément été changés pour redéfinir et redimensionner les principales priorités de la vie tant au niveau économique que social.

L’un des besoins vitaux du nouveau mode de vie est étroitement lié au bien être et à la bonne santé physique et mentale de plus en plus recherchés et plébiscités surtout dans le secteur du tourisme.

La demande touristique était déjà caractérisée par des motivations spécifiques et des tendances de “slow tourism” où prendre soin de soi est le trésor caché. De ce fait, les SPAs et les herboristes en plus des lieux magiques à forte connotation religieuse et cultuelle étaient très recherchés, certains segments de marché privilégiaient les retraites sur les séjours …

Certes, cette demande avait ciblé le Maroc comme l’un des hauts lieux du bien-être dans le monde. Marrakech, Agadir… ont connu par exemple une évolution exponentielle du nombre de retraites de yoga en quelques années. Faute de statistiques, le marché n’est pas quantifiable mais on estime que ce repositionnement pourrait n’en être qu’à ses débuts.

Plusieurs destinations au niveau international peuvent être citées comme l’exemple de Bali, cette petite île de 5 millions d’habitants qui met en avant la spiritualité et l’hindouisme, notamment, et réussit à recevoir autant de touristes que le Maroc.

Or chez nous, le soufisme par exemple répond à cette quête par ces aspects d’ouverture, de tolérance, de paix intérieure et d’universalité. Qui ne connaît pas les beaux poèmes des grands maîtres Soufis au Maroc et dans le monde musulman comme le cas de Jalal-Eddine Roumi ? Quelle que soit la religion, chrétiens musulmans juifs et autres, tout le monde a entendu parler de Roumi.

2- Au Maroc, que promet le tourisme spirituel pour relancer le secteur tout entier ?

Ce créneau touristique pourrait devenir pour notre Royaume l’un des leviers et catalyseurs à même d’assurer une relance touristique pérenne tant attendue. De plus, ce segment du tourisme se manifeste particulièrement résilient aux aléas.

Parmi les traits caractéristiques de ce segment de marché, figurent des personnes soucieuses des aspects spirituels quelles que soient leurs croyances, sachant que le tourisme spirituel dans ses différentes dimensions va au-delà de la pratique religieuse. Elles ont généralement un très bon pouvoir d’achat et sont dotées d’un niveau d’instruction élevé. Ce sont des gens sensibles à la préservation des lieux, de l’environnement, du patrimoine et de la culture et qui participent bien volontiers au développement local. A travers ces expériences de voyage spirituel, ils recherchent la découverte de soi, sagesse et sérénité, en plus du développement personnel et du bien-être.

Par ailleurs, le Maroc est une terre spirituelle par excellence, souvent privilégiée et donnée en exemple au niveau mondial pour la cohabitation des religions depuis des siècles et sa réputation de terre de paix, de convivialité, de tolérance et de coexistence religieuse et spirituelle.

Le Maroc est aussi le berceau de nombreux saints et savants ayant pérennisé cette tolérance et prospérité cultuelle multi-facette de différentes religions et le fief d’un grand nombre de Zaouias, de médersas et écoles coraniques séculaires parmi les plus anciennes au monde … Cela est inéluctablement l’une des composantes de notre identité millénaire transmise de génération en génération et dont les Marocains se sentent fiers.

Aussi, nos montagnes, nos plages, nos oasis, nos déserts, nos sources thermales purifiantes sont autant de lieux propices à la paix de l’esprit et de l’âme, aux marches contemplatives, à la méditation et à l’introspection.

Les touristes sont en quête de lieux isolés, souvent ruraux, pour se reconnecter à la nature et se ressourcer. En revanche, ces lieux devraient respecter les standards de qualité et d’hygiène internationaux en vigueur et répondre également aux exigences de sécurité …

3- Comment peut-on concevoir et développer des produits et services touristiques pour les visiteurs en quête de spiritualité, aussi bien nationaux qu’étrangers?

Le confinement a été marqué notamment par notre besoin inhérent d’interactions et de partage. Les rencontres avec les habitants locaux feront partie intégrante de ce voyage.

L’appréciation et l’expérience avec les soufis est également très recherchée aussi bien par des Marocains que des étrangers, du fait du rayonnement des lieux de bienfaisance et des Zaouias. La fameuse Zaouia Boutchichia dont des porte-paroles internationaux ont mis en relief la force spirituelle et la beauté de notre riche nation.

Des circuits itinérants peuvent aussi être développés et promus afin de valoir et faire connaître les hauts lieux spirituels de notre Royaume : la mosquée de Tinmel ou encore la Zaouia de Tamegrout, Zaouia Mghimima à Tata ou les Zaouias du Sahara comme celle du Cheikh Maelainine à Es-Smara, … A condition que ces derniers soient valorisés aussi convenablement à des fins touristiques.

Les nombreux “moussems” sont également autant de richesses patrimoniales, offrant de réelles opportunités de développement d’un tourisme spirituel.

Cependant, spiritualité ne rime pas toujours avec frugalité. L’offre doit, dès lors, être structurée et bien conçue afin de répondre aux normes de confort internationales.

Les Ashrams, ces lieux de retraite en Inde proposent ainsi une expérience complète et multidimensionnelle pour tous segments de clientèle avec des tarifs adaptés selon le niveau de confort. Il est tout à fait possible de faire du tourisme expérientiel à travers un pèlerinage ou une retraite de jeûne thérapeutique tout en bénéficiant de la qualité et du confort d’un établissement hôtelier.

La motivation du voyageur reste la même et le fait de diversifier l’offre va donc permettre de toucher des segments plus larges.

Ces produits peuvent aussi être proposés et plébiscités par la clientèle nationale. On peut imaginer des retraites spirituelles de préparation au Hajj ou à la Omra ou le développement d’un tourisme porteur de valeurs citoyennes et responsables et protecteur de l’Environnement, comme cela a été rappelé lors de la conférence internationale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sur le tourisme spirituel pour le développement durable.

Selon les estimations de l’OMT, 600 millions de voyages ont un motif religieux ou spirituel de par le monde. Le tourisme spirituel connaît une tendance haussière.

Fort de ce constat, et tenant compte des nombreuses potentialités et spécificités culturelles et spirituelles, le Maroc gagnerait davantage s’il parvient à miser sur ces atouts, encore sous-exploités, et réussit à structurer son offre.

Le Royaume possède toutes les conditions requises en la matière pour se hisser parmi les meilleures destinations de tourisme spirituel, en l’occurrence sa riche culture inspirée de valeurs morales.

Bourses d’excellence de recherche : 73% des bénéficiaires sont des femmes

telquel.ma – 15/04/2021

Les femmes raflent 73 % des 300 bourses de recherche octroyées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique au titre de l’année 2021.

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRST), chargé de l’attribution de ces bourses annuelles, vient de rendre publics les résultats des délibérations de la commission d’évaluation, tels que validés par le Comité national des bourses d’excellence au cours de sa réunion tenue lundi dernier.

Parmi les institutions ayant décroché le plus de bourses à travers ce programme figurent l’université Mohammed V de Rabat (52 bourses), l’université Hassan II de Casablanca (49), l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès (37), l’université Abdelmalek Essaadi de Tétouan (31) et l’université Ibn Zohr d’Agadir (26).

Les sciences exactes majoritaires

S’agissant des champs de recherche, 72 % des boursiers poursuivent leurs études dans des filières relevant des sciences exactes et naturelles, contre 28 % en sciences humaines et sociales, précise la même source, rappelant que les bourses sont dotées de 3000 dirhams par mois sur 3 ans. Les femmes constituent la majorité des bénéficiaires, à hauteur de 73 %.

Le programme d’excellence a pour objectif la promotion de la recherche dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche au Maroc et l’encouragement des étudiants distingués à poursuivre des études doctorales.

Interdiction de la récolte et la commercialisation des coquillages de la zone Douira-Sidi R’bat

lematin.ma – 15/04/2021

Interdiction de la récolte et la commercialisation des coquillages de la zone Douira-Sidi R'bat

Le Département de la pêche maritime a décidé, jeudi, d’interdire la récolte et la commercialisation des coquillages issus de la zone conchylicole classée Douira-Sidi R’bat relevant de la circonscription maritime d’Agadir, et ce jusqu’à épuration totale du milieu.

Cette décision a été prise sur la base des résultats d’analyses effectuées par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) au niveau de la zone conchylicole classée Douira-Sidi R’bat relevant de la circonscription maritime d’Agadir qui ont dénoté la présence de biotoxines marines dans les coquillages à des teneurs anormales, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

Par ailleurs, le Département recommande aux consommateurs de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels), relève la même source.

Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, conclut le communiqué.

Agadir : lifting des voiries dans la zone balnéaire

par Yassine Saber – leseco.ma – 15/04/2021

La Société de développement local (SDL) Agadir Souss-Massa Aménagement devra confier l’appel d’offre afférent à la première tranche relative aux travaux de réaménagement et de revalorisation de la corniche de la baie d’Agadir et de la zone touristique. Il s’agit des travaux de voiries, d’assainissement et de génie civil et d’arrosage au niveau de ladite zone.

Parking souterrain Al Inbiâat et parc urbain éponyme, trémie au sein de la zone touristique d’Agadir, réhabilitation du théâtre de verdure, aménagement urbain et paysager de la vallée des oiseaux… Plusieurs projets sont lancés ou en cours de lancement pour impulser la zone touristique et balnéaire de la destination Agadir. Aujourd’hui, les travaux de réaménagement et de revalorisation de la corniche de la baie d’Agadir et de la zone touristique viennent d’être actés. La Société de développement local (SDL) Agadir Souss-Massa Aménagement, qui est en charge de la réalisation de l’essentiel des projets inscrits au Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir 2020-2024, a lancé la première tranche des travaux de voiries, d’assainissement et de génie civil et d’arrosage au niveau de ladite zone. L’ouverture des plis de ce marché est prévue ce jeudi, avec une estimation de 64 MDH pour ce qui est du coût des prestations. Selon le cahier des prescriptions spéciales, la consistance des travaux prévus dans le cadre du schéma de circulation et de la voirie du secteur touristique de la ville portent sur le bd du 20 août. Cette artère est considérée comme étant la plus grande voie de la zone touristique et balnéaire, puisqu’elle relie le giratoire de la wilaya au quartier Founty.

Les autres artères concernées
S’y ajoutent le bd Oued Souss et le chemin des dunes, tous deux situés au sud de la zone touristique, entre la première et la deuxième ligne du parc hôtelier d’Agadir, en plus de l’avenue Mouquaouama et la voie reliant le bd du 20 août et le bd Mohamed V et d’autres artères de la zone touristique de la ville. Ces travaux de voiries comprennent, entre autres, les terrassements généraux, l’exécution des différentes couches de la voirie, la fourniture et la pose de bordures de trottoirs et leur revêtement, en plus des travaux de signalisation horizontale et verticale. Sont également inclus les travaux du réseau d’arrosage et du réseau d’eau potable, ainsi que ceux de la remise en état et la fourniture des plans de récolement. Tous ces travaux devront être achevés dans un délai de neuf mois, y compris le délai de préparation et d’installation de chantier. À noter que la rue de la plage qui mène vers la marina n’est pas incluse dans le cadre de cette première tranche. Par ailleurs, le réaménagement et la valorisation de la corniche de la baie d’Agadir et de sa zone touristique est l’un des projets les plus attendus par les opérateurs touristiques, notamment les hôteliers et les restaurateurs qui suivent de près les options de réaménagement dans la future séquence commerciale où les restaurants sont concentrés.

Corniche d’Agadir : quatre boucles thématiques
Ce projet fait partie du troisième axe du PDU d’Agadir qui devra aboutir à la création de quatre pôles thématiques : commercial, ludique, culturel et sportif. Le PDU d’Agadir 2020-2024 prévoit aussi la réalisation de deux autres parkings souterrains de 850 places chacun afin de fluidifier la circulation et désengorger le stationnement en ville. Il s’agit du parking de la place Bijaouane (avec un niveau souterrain) et le parking Al Moggar / place Agora dans le cadre d’un partenariat public-privé. Ce chantier de réaménagement et de valorisation de la corniche de la baie d’Agadir et de sa zone touristique devra démarrer au cours de l’année 2021, conformément au délai conventionnel. L’aménagement de toute cette zone devra être accompagné par l’aménagement des espaces verts, le renforcement du mobilier urbain, l’aménagement d’équipements sportifs et récréatifs de proximité. D’autres projets sont prévus, notamment la réalisation du bureau d’information touristique et celle du complexe administratif de la plage.

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