Archives de avril 19th, 2021

PARUTION : Résonances oasiennes Approches sensibles de l’urbain au Sahara (collectif)

Message de Salima Naji :

Cher-e-s ami-e-s,
L’ouvrage Résonances oasiennes Approches sensibles de l’urbain au Sahara (collectif) est paru !

Vous pouvez en consulter les premières pages ici : https://fr.calameo.com/read/0043098537b73663622b1?authid=im06JkT3VskN

La version numérique au format E-Pub sera téléchargeable en ligne très prochainement. Le livre est diffusé par les BELLES LETTRES et disponible dans toutes les librairies suisses, françaises ou belges.
Issu d’un processus collaboratif original autour des ambiances sonores, cet ouvrage invite le lecteur à s’imprégner de l’atmosphère des oasis à travers une analyse vivante de leur patrimoine bâti et des modes de vie de leurs habitants. Il souligne ainsi la nécessité de promouvoir l’architecture vernaculaire et la culture qui l’a développée afin d’affronter les défis économique, démographique et climatique auxquels ces espaces sont aujourd’hui soumis.
A partir des sons captés in situ, une nouvelle approche architecturale peut se faire, plus à l’écoute des usagers, davantage tournée vers le bien-être qu’une seule esthétique de façade.  L’intégration des nombreux renvois de sons vers le site :  cartophonies.fr permet de se plonger directement dans ces ambiances oasiennes, et partager avec le lecteur une dimension sensible souvent occultée.
En espérant se revoir bientôt physiquement et vous recevoir dans ces oasis fertiles, nous vous souhaitons de bonnes lectures !

Les directeurs scientifiques : 
Marc Breviglieri, Noha Gamal Said et David Goeury
Collection: vuesDensemble Essais
Date de publication : 09.04.2021
Format: 14 x 19 cm
368 pages
isbn: 978-2-940563-82-1
26 CHF  •  24 €  
 
Marc Breviglieri est sociologue, professeur associé à la HES.SO-Haute école de travail social de Genève et chercheur au laboratoire CRESSON. Ses thèmes de recherche touchent aux configurations et aux aménagements variés de l’habitation humaine, aux apprentissages de la vie commune et aux dimensions liant corps et espace. 
Noha Gamal Said est docteure en architecture et urbanisme, enseignante-titulaire au Département d’architecture et d’urbanisme de l’Université d’Ain Shams au Caire; chercheure-associée au laboratoire CRESSON. Ses thématiques de travail se fondent sur la notion d’ambiance qui fait appel à l’expérience sensorielle et sensible de l’espace. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’espace sonore, à la dimension temporelle de l’espace pour montrer l’aspect dynamique et le caractère évolutif de la ville. 
David Goeury est géographe, membre de l’unité de recherche «Médiations. Sciences des lieux, sciences des liens» de Sorbonne Université. Il codirige un ensemble de programmes de recherche-action transdisciplinaires sur la résilience des espaces oasiens. Il porte une attention toute particulière aux communs fonciers dans leur capacité à repenser les logiques territoriales, mais aussi les rapports de pouvoir localisés.

Îlots de vie surgissant au milieu de l’aridité du désert, les oasis sahariennes abritent depuis des siècles un habitat aux formes éprouvées. Cette adaptation matérielle et spirituelle aux contraintes climatiques du désert est aujourd’hui mise à mal par des politiques de rationalisation et de modernisation inspirées des modèles occidentaux. L’oasis se voit ainsi réduite à un potentiel agricole à exploiter ou à un décor touristique à valoriser, au détriment de sa richesse architecturale et de la pratique quotidienne de ses habitants. 

S’inscrivant en faux contre cette évolution, Résonances oasiennes propose une approche sensible de ces territoires pour mieux en révéler et défendre la singularité. Issu d’un processus collaboratif original autour des ambiances sonores, cet ouvrage invite le lecteur à s’imprégner de l’atmosphère des oasis à travers une analyse vivante de leur patrimoine bâti et des modes de vie de leurs habitants. Il souligne ainsi la nécessité de promouvoir l’architecture vernaculaire et la culture qui l’a développée afin d’affronter les défis économique, démographique et climatique auxquels ces espaces sont aujourd’hui soumis.  

Avec les contributions d’Abdelaziz Barkani, Alia Ben Ayed, Azeddine Belakehal, Joseph Brunet-Jailly, Irène Carpentier, Hind Ftouhi, Zakaria Kadiri, Hind Karoui, Imen Landoulsi, Imed Melliti, Mohamed Mouskite, Salima Naji, Nasser Tafferant, Jean-Paul Thibaud, Laurent Valdès, Khadija Zahi et Dorsaf Zid.

Cliquez ici pour Lire un extrait

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Table des matières de l’ouvrage :

Introduction / Oasis en présence | 9
Marc Breviglieri, Noha Gamal Said et David Goeury

Partie 1 / DES CITÉS OASIENNES, LIEU D’OBSERVATION COLLECTIVE | 25

Des ateliers exploratoires face à un monde découvert. Fabriquer des cohabitations scientifiques | 27
Marc Breviglieri et David Goeury

Manière de faire enquête dans les oasis.
Chebika et ce qu’il en reste | 45
Imed Melliti

Partie 2 / POROSITÉS MENACÉES DE L’ESPACE URBAIN | 55

Marcher à l’écoute de la médina | 57
Alia Ben Ayed, Noha Gamal Said et Jean-Paul Thibaud

Dans l’ambiance d’une bergerie
urbaine | 59
Zakaria Kadiri, Nasser Tafferant, Jean-Paul Thibaud et Khadija Zahi

Le doux climat de la skifa | 67
Hind Ftouhi et Khadija Zahi

La porosité au fondement de l’ambiance oasienne | 75
Alia Ben Ayed

L’âme de Nefta / Rouh Nefta.
Une perception sensible du bien-être en contexte oasien | 95
Imen Landoulsi

Configuration ambiantale d’un espace oasien: le ksar de Kenadsa saisi par les sens | 131
Abdelaziz Barkani

Partie 3 / RÉSONANCES MULTIPLES DES PLACES PUBLIQUES | 157

Murmures d’impressions. Composer une partition musicale comme première restitution d’ambiance? | 159
Alia Ben Ayed, Joseph Brunet-Jailly et Laurent Valdès

Déploiement du champ sensoriel d’une source sacrée et réappropriation ludique d’une architecture | 167
Marc Breviglieri, Hind Ftouhi, Imen Landoulsi, Mohamed Mouskite et Noha Gamal Said

Expériences sensibles autour des bassins romains de la médina de Gafsa | 173
Dorsaf Zid, Hind Karoui et Azeddine Belakehal

Renaissance sensible d’une place publique saharienne. Aire d’expérience ludique et vie imaginaire | 195
Marc Breviglieri, Imen Landoulsi et Mohamed Mouskite

Considérations sur l’espace sonore d’une source sacrée. Une figure de réhabilitation de la médina de Tiznit | 205
Noha Gamal Said

Partie 4 / MÉMOIRES ET RÉSILIENCES DES PRATIQUES AGRIURBAINES | 223

Nefta: une corbeille de sons | 225
Abdelaziz Barkani, Noha Gamal Said et Jean-Paul Thibaud

Cheminer après l’inondation | 229
Irène Carpentier, David Goeury et Zakaria Kadiri

D’un contraste entre deux parcelles agricoles | 239
Irène Carpentier, David Goeury et Zakaria Kadiri

Le legmi: stigmate de la crise de l’agriculture dans la Corbeille | 245
Irène Carpentier et David Goeury

Terre chaude – Terre de saints | 249
Marc Breviglieri et Mohamed Mouskite

De la responsabilité de l’architecte dans les ambiances des cités oasiennes. 
Le cas des porches fortifiés des ksour marocains | 261
Salima Naji

Fragiles mémoires des oasis historiques.
Une relecture critique par
les ambiances | 305
Irène Carpentier, David Goeury et Zakaria Kadiri

Conclusion / Un aperçu de l’héritage et du devenir des oasis sahariennes | 335
Marc Breviglieri et David Goeury

Bibliographie | 349

Auteurs | 361

Recherche | 365

Crédits | 367

Santé : le Maroc va ouvrir ses portes aux médecins étrangers

par ADAMA SYLLA – challenge.ma – 18/04/2021

La future généralisation de la protection sociale destinée à terme à couvrir 22 millions de personnes actuellement dépourvues d’assurance maladie, nécessitera des ressources humaines médicales pour sa réalisation. Le Maroc qui fait face à un déficit de praticiens a décidé d’ouvrir son secteur de la santé aux compétences étrangères et à l’investissement étranger.

Les médecins étrangers vont bientôt pouvoir exercer au Maroc. C’est une première. L’information est de taille mais est presque passée inaperçue. Pourtant, l’annonce a été faite par Mohamed Benchaaboun, lors de son allocution devant le Souverain dans le cadre du lancement de la généralisation du système de la couverture sociale, le 14 avril 2021, au Palais royal de Fès. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, a indiqué que la généralisation de la couverture médicale nécessite de relever un ensemble de défis qui concernent en particulier le faible taux d’encadrement médical, l’important déficit en ressources humaines et leur répartition géographique inégale. Ainsi, pour lutter contre le déficit en matière de cadres sanitaires, il sera procédé à l’ouverture de la pratique de la médecine aux compétences étrangères, l’encouragement des établissements internationaux de santé à travailler et à investir au Maroc.

Il faut dire que le Royaume est encore loin de son objectif de mettre chaque année sur le marché de la santé 3300 nouveaux médecins. En 2018, les facultés de médecine et de pharmacie du pays ont formé 2 282 médecins seulement, contre 1715 en 2007, soit une progression de 25%. En dépit de cette hausse significative, le retard à rattraper est de l’ordre de 1018 médecins. Ce déficit se creuse à cause de l’émigration, principalement en France, du départ à la retraite et de la retraite anticipée. Plus de 8 000 médecins marocains nés dans le Royaume exercent actuellement dans l’Hexagone. Selon une étude du Conseil national de l’Ordre des médecins en France, les praticiens nés au Maroc représentent la deuxième communauté de médecins nés à l’étranger.

Si ce manque de médecins au Maroc se fait sentir avec la crise du nouveau coronavirus, il risque de peser lourd dans la réussite de la généralisation du système de la couverture sociale qui vient d’être lancé. En effet, le Maroc ne compte que 27 266 médecins, dont 53% opèrent dans le secteur privé, avec un ratio de 7,1 médecins pour 10 000 habitants, loin du standard de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fixé à 15,3 médecins pour 10 000 habitants. Les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra concentrent, à elles seules, plus de 56% de l’effectif des médecins privés et 39% de l’effectif des médecins publics, ajouté au début du vieillissement de la population médicale. En fait, selon le ministère de la santé, 36% des médecins du public ont plus de 51 ans. A noter qu’avec à peine 1,65 personnel médical pour 1 000 habitants (contre un minimum requis de 4,45), le Maroc a un déficit de 97 161 personnes dans le secteur de la santé, dont 32 387 médecins et 64774 infirmiers et techniciens.

Chaque année, le ministère de la Santé lance un concours pour les nouveaux diplômés. Mais cela ne suffit pas pour motiver les futurs praticiens à exercer dans certaines régions du royaume. Pour s’installer dans ces « déserts médicaux », les jeunes diplômés en médecine réclament une augmentation de salaire et une amélioration des conditions de travail. En plus, depuis quelques années, plus de 80% des diplômés en médecine sont des femmes. Ce qui complique leurs affectations dans ces régions. Certaines régions comme celles de Laâyoune Sakia El Hamra et Guelmim-Oued Noun, ne reçoivent presque aucune candidature.

Face à cette situation, quelques-unes ne sont pas restées les bras croisés. En fin 2017, le Conseil provincial de Tata, profitant de la convention d’établissement signé entre le Royaume et le Sénégal en 1964, a noué un partenariat avec l’Ordre national des médecins du Sénégal (ONMS) pour le recrutement de spécialistes sénégalais, afin de faire face à ses besoins en effectif médical, la région ne disposant à l’époque que de 8 médecins marocains pour 120.000 habitants. Ainsi, le 23 novembre 2017, l’ONMS publie un appel à candidature, invitant les spécialistes en gynécologie et en chirurgie intéressés par l’exercice dans des centres ruraux au Maroc, à déposer leurs dossiers. Dans ce cadre, la province de Tata a pu alors embaucher en 2018 par contrat 20 médecins sénégalais.  Des postes que les médecins marocains bouderaient depuis des années malgré les appels du pied récurrents du ministère de la Santé.

Aujourd’hui, si l’Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de 23 médecins pour 100.000 habitants, le royaume n’en comptabilise que 7,3.

Hausse de la valeur des produits de la pêche commercialisés au premier trimestre

libe.ma – 18/04/2021

Produits de la pêche : une balance commerciale excédentaire de 157,2 MD

Les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale commercialisés ont affiché, en termes de valeur, une hausse de 21% à plus de 2,5 milliards de dirhams (MMDH) durant les trois premiers mois de l’année 2021, selon l’Office national des pêches (ONP).

Le poids de ces débarquements s’est situé à 246.409 tonnes (T), en légère baisse de 1% par rapport à fin mars 2020, indique l’ONP dans sa récente note relative aux statistiques sur la pêche côtière et artisanale au Maroc.

Par produit, les valeurs des céphalopodes, des crustacés et du poisson pélagique ont augmenté respectivement de 37%, 23% et 8%, précise la même source. En revanche, la valeur des coquillages a chuté de 73% à 680.000 dirhams,suivie de celles des algues(- 17%) et du poisson blanc (-2%).

Par port, un total de 240.062 T de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué dans les entrées portuaires atlantiques, en repli de 1% par rapport à fin mars 2020.

En termes de valeur, ces ports ont affiché une croissance de 22% à près de 2,34 MMDH. Concernant les ports situés sur la Méditerranée, ils ont accusé une baisse de 12% à 6.347 T, tandis que leur valeur a augmenté de 15% à 198,5 millions de dirhams (MDH)

Les habitants demandent la création d’un observatoire national des oasis : Les effets du changement climatique accélèrent la migration des femmes des oasis de Zagora vers les villes.

par Fatima Yassine – lematin.ma – 18/04/2021

Les effets du changement climatique accélèrent la migration des femmes des oasis de Zagora vers les villes

Malgré les conditions naturelles difficiles, la femme du désert travaille dur pour apporter une goutte d’eau à ses enfants, enroulant ses avant-bras et creusant le sol à la recherche d’une graine avec laquelle nourrir la bouche des enfants se plaignant de faim, de soif et de maladie. Elle se réveille tôt, porte son bébé sur le dos, met une grande tasse sur son épaule, tient un sac de « dum » à la main, et pénètre dans les oasis et les jungles, laissant les traces de ses chaussures en plastique gravées dans la boue déserte, indifférente aux dangers.

C’est ainsi que j’ai vu la vie au désert, les femmes sahraouies combinées entre les travaux ménagers et le travail dans les oasis et les champs. Ce double travail que ces femmes font, est dû aux effets du changement climatique qui ont fait migrer les maris de la plupart d’entre elles vers les villes ou vers la rive nord à la recherche d’une meilleure ressource bleue. Grâce à notre conversation avec des habitants de cette région, connus pour leur gentillesse et leur générosité, nous avons appris que plus de 60% des hommes ont migré à la recherche d’une vie meilleure, laissant les femmes et les enfants à la maison.

Mohamed, vendeur de dattes, a confirmé que parallèlement à la multiplication de la migration forcée associée à la dégradation des terres et au changement climatique, davantage de femmes sont contraintes d’assumer plus de responsabilités au sein de sa propre famille, et celle du mari migrant. Et d’ajouter, avec regret, que ces femmes se trouvent également obligées d’assumer de multiples taches dans les champs et aussi récolter les dattes dans les oasis. Cette culture devient vulnérable aux fluctuations climatiques, car les sécheresses et les inondations entraînent la dégradation de vastes étendues de terres agricoles.

Une situation tragique

Afin de nous rapprocher de ces femmes et d’entendre leur souffrance, nous avons tenté de pénétrer dans l’un des champs stériles et avons trouvé des femmes en plein travail, certaines tournant le sol avec une hache et d’autres, récoltant des fruits, malgré leur rareté après avoir été détruits par les rayons brûlants du soleil, et d’autres emportés par les torrents.

Alors que nous observions la vie dans l’oasis et ses grands palmiers entouraient de dattes, une femme, portant son bébé sur le dos, s’est penchée pour prendre une graine de datte et a répondu d’une voix triste: «Le changement climatique a impacté nos dattes et leur fait perdre leur éclat et leur qualité. » La paysanne a poursuivi sa marche en continuant à parler avec une voix à peine audible. On pouvait entendre sa phrase qui disait : la situation est devenue difficile, comment allons-nous vivre et gérer nos affaires en raison de la pandémie de la Covid-19 et des défis du changement climatique.» Et elle a continué son chemin en s’éloignant de nous petit-à-petit. Nous avions donc compris qu’elle voulait plus répondre à nos questions.

A la recherche de réponses à nos questions, nous nous sommes dirigés vers une autre oasis. Là, nous avons marqué un temps d’arrêt pour admirer la splendide vue que nous offrait le lieu. Des palmiers alignés dans une forme géométrique, l’odeur du henné authentique et les dattes abondantes et appétissantes.

Nous n’avons pas trouvé dans ce royaume parfumé aux roses quelqu’un avec qui échanger en darija, tout le monde parle l’amazigh, et certains essaient de parler dans la langue vernaculaire, mais ils n’y parviennent pas, car le dialecte amazigh prévaut sur leurs mots.

Malgré la difficulté de communication, j’ai insisté pour trouver un moyen d’obtenir des informations. J’ai vu une femme agenouillée dans un endroit isolé. En s’approchant d’elle j’ai remarqué qu’elle était en train de chanter. C’était des extraits de chansons amazighes qui racontent la dureté des conditions naturelles. Cette voix féminine a enchanté tout le monde dans cette oasis, qui malgré les effets du changement climatique qui ont affecté ses espaces, elle a conservé encore quelques traits de beauté, que cette femme sahraouie chantait d’une voix douce. Nous avons eu la chance de rencontrer une petite paysanne qui nous a aidé à comprendre les paroles de cette chanson. Elle nous a alors dit : «Cette femme raconte l’histoire de sa souffrance en allant chercher de l’eau, en cherchant du bois de chauffage et en récoltant des fruits, et en déplorant le vide de l’oasis des agriculteurs et des résidents en raison des années successives de sécheresse et de désertification dues au changement climatique.

Cette situation tragique place les femmes sahraouies à l’avant-garde contre les effets du changement climatique : la sécheresse, la désertification, la rareté des ressources en eau et donc les prémices d’une crise alimentaire.

Cette dureté de la vie, nous l’avons ressenti dans les visages des femmes. En connaissant ses traits, elle a exprimé sa tête inférieure qu’elle a refusé de nous parler. Ainsi, quand nous avons approché une femme dans la trentaine qui portait un foulard noir (Hayek) sur le visage, elle nous a regardé sans vouloir parler, puis une deuxième femme qui nous a repoussé. Nous avons aussi compris que cette réaction est due à la pudeur des femmes sahraouies. La région de Zagora est surtout connue pour le respect des traditions de «décence», «al-Sitra» et le non-mélange des femmes et des hommes. D’autres sont celles qui font tout le travail parce que leurs maris ont émigré vers les villes et les ont laissés comme soutien de famille pour leurs enfants.

Et non loin de cette femme du désert, dont les traits semblent charmants et dissimulent sa beauté, elle a la peau brune, les yeux écarquillés et brillants, comme si elle était le soleil de l’après-midi, et dès qu’elle s’est levée jusqu’à ce qu’elle montre sa silhouette gracieuse, tous ces mérites que Dieu lui a donnés, elle nous a confirmé concrètement que cette femme Al-Zakouriyya, dont la beauté a été chantée par l’artiste Nouaman Lahlou à Ghazala Zagora, en référence à la beauté de la femme sahraouie qui a donné naissance à cette région de chant.

Nous recherchons une réponse parmi les femmes qui souffrent de nombreux problèmes en raison des défis du changement climatique que connaît la région. Nous sommes entrés dans un espace U merveilleux de la ville de Zagora, dont le nom provient du mont Tzakourt, qui est un mot berbère, et « Azacur » signifie trésor en dialecte amazigh, mais ce trésor a disparu en raison des conditions difficiles qui ont balayé L’endroit ces dernières années.

Nous avons seulement entendu une voix résonnée par cette haute montagne « Non à la prise de photos », « Merci de ne pas prendre de photos », « Merci de supprimer les photos prises. » Ce sont les paroles d’une paysanne dont les circonstances difficiles dans l’oasis l’ont amené à voyager hors du pays à la recherche d’un travail qui l’aiderait à élever Ses cinq fils.

« Mon mari a immigré en France pendant plus de 5 ans, mais nous n’avons rien entendu de nouveau de sa part pour l’instant, ce qui m’a obligé à porter la pioche et à creuser la terre pour élever mes enfants », a répondu Fazma d’une voix faible.

La même porte-parole affirme qu’en raison des conditions naturelles difficiles résultant du changement climatique, elle a décidé à son tour de quitter l’oasis et de migrer à Marrakech pour travailler comme servante pour une famille aisée, alors qu’elle laisserait ses cinq enfants sous la garde de sa vieille mère.

Dans ce contexte, Fazma nous a dit qu’un grand pourcentage des femmes de son village ont émigré vers les grandes villes, à la recherche de meilleures conditions de vie, soulignant que les années successives de sécheresse, de pauvreté, de mauvaise alimentation et de manque d’intérêt de la part de certains responsables de la région sont parmi les raisons de la migration.

«Les femmes des oasis de Zagora passent de longues heures à chercher de l’eau et du bois, et le nombre d’heures augmente en dehors des oasis, surtout dans les environnements pauvres.

En discutant avec les femmes des oasis, il est devenu clair que dans les régions, l’approvisionnement en eau et en nourriture dépend dans une large mesure des femmes et des filles, et donc elles sont les premières touchées lorsque la sécheresse frappe la région ou que des pluies torrentielles détruisent les cultures agricoles, et lorsque la nourriture et l’eau sont épuisées, elles doivent redoubler d’efforts pour soutenir la famille.

Malgré les souffrances vécues par la femme sahraouie, elle refuse de l’exprimer à haute voix pour transmettre sa souffrance aux fonctionnaires. Au contraire, ils ne répètent que des phrases telles que «Nous comptons sur Dieu Tout-Puissant», «Ce que nous pouvons faire», «C’est notre destin», et c’est la preuve Que les femmes sahraouies de cette région n’avaient toujours pas le courage de défendre leurs revendications et leurs droits.

Au moment où ces femmes refusaient d’exprimer les raisons de leurs souffrances face aux dures conditions naturelles de la région, les filles éduquées se sont fait l’écho d’une seule voix: «Nous vivons dans la marginalisation dans cette région, appelant à l’intervention des autorités concernées pour les aider à s’adapter aux changements climatiques.

Migration climatique

Après que les oasis de Zagora aient été un lieu de stabilité, elles se sont transformées aujourd’hui en une zone de migration vers les villes internes et en dehors du pays d’origine, car les perturbations climatiques qui ont balayé la région ont contribué à l’accélération du rythme de la migration et à ses taux élevés, car les sécheresses et les températures élevées tout au long de l’année et le manque de pluies provenaient de Parmi les principales causes et motivations qui ont accéléré la migration, en particulier vers les grandes villes comme Agadir, Casablanca et Marrakech.

Parmi les raisons de la migration des personnes, y compris des femmes également, vers les villes, la recherche de meilleures ressources et sources de revenus en dehors des oasis, après la pauvreté endémique, la vulnérabilité et le retrait des élèves de l’école, tout cela a eu des implications sphériques négatives car la plupart des compétences sont liées à l’artisanat traditionnel et à l’agriculture, et se sont formées en même temps. La richesse des oasis est aujourd’hui menacée de disparition, avec une pénurie de main-d’œuvre nécessaire à l’agriculture.

Selon les femmes de la région, « si leurs souffrances continuent avec les phénomènes dures du changement climatique, la région de Zagora deviendra déserte et vide, habitée uniquement par des personnes âgées et des personnes ayant des besoins particuliers. » Et il n’y a rien à dire si ce n’est l’intervention urgente des autorités concernées pour sauver les oasis de l’extinction et la population d’une mort certaine due à la succession de sécheresses et au manque de précipitations. Pluie et chaleur élevée. « 

La demande de ces résidents n’est pas sorti de nulle part, mais découle plutôt de leur souffrance quotidienne avec les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent en raison des effets du changement climatique sur la région, comme une femme au foyer aisée a expliqué que «les femmes de la région souffrent davantage des effets du changement climatique, qui a fait migrer un grand pourcentage vers les villes, et puisqu’elles ne sont pas disponibles» Quel que soit leur diplôme, ils travaillent comme domestiques. « 

«En raison des années successives de sécheresse et de la rareté de l’eau, nous ne pouvons plus rester dans l’oasis, car les fluctuations climatiques ont rendu la plupart des populations, hommes ou femmes, incapables de s’installer et de s’adapter au changement climatique, et elles ne peuvent plus quitter la région à la recherche d’un endroit plus stable», a-t-elle ajouté, d’une voix triste.

Dans un beau coin, Saadia s’est assises les jambes croisées et a parlé avec amertume: « En raison du changement climatique, nous avons perdu des récoltes agricoles et un certain nombre de tribus se sont appauvries, et nous n’avons rien trouvé à manger, nos fils et nos filles ont donc été forcés de voyager en dehors de Zagora à la recherche d’un travail stable qui les aiderait à subvenir aux besoins de leurs familles. »

À travers notre examen de la situation tragique dans laquelle vivent ces femmes, un acteur collectif a déclaré qu’en raison des années successives de sécheresse, les oasis de Zagora ont perdu de leur éclat, soulignant que les données publiées par le Haut-Commissariat au Plan ont révélé que les oasis ont connu une baisse de leur développement démographique, en revanche, les taux de pauvreté et de fragilité dépassaient la moyenne nationale.

Le même porte-parole a ajouté que les oasis de Zagora sont en passe de disparaître en raison des sécheresses successives, des incendies, de la désertification et du déclin des ressources en eau.

Les Enfants devant le risque de malnutrition

Grâce à notre conversation avec les femmes des oasis, il est devenu clair qu’elles ne sont pas les seules à souffrir des effets du changement climatique, mais que leurs enfants vivent également dans une situation difficile à cause de cela, confirmant que les enfants de cette région sont les plus touchés par les effets du changement climatique, car leur corps et leur système immunitaire sont encore en train de se construire.

La plupart des enfants qui  nous rencontrés souffrent de maigreur et certains d’entre eux ont un corps maigre en raison de la malnutrition, et de leur affliction avec plusieurs maladies telles que la leishmaniose, le rachitisme, l’anémie et la diarrhée, car nous avons suggéré que certains d’entre eux sont incapables de jouer avec leurs compagnons du fait de ne pas suivre une alimentation saine.

Dans ce contexte, la mère d’un enfant souffrant de malnutrition nous a dit qu’en raison de la sécheresse, du manque d’eau et de la pauvreté, et du manque de moyens de subsistance après que le mari a migré vers une destination inconnue, elle ne pouvait pas soutenir 6 enfants, dont trois souffrant de maladies chroniques.

Ce n’est pas la seule femme à se plaindre de la maladie de ses enfants, mais la plupart des femmes qui nous ont entendu le leur témoignent à l’unanimité que leurs enfants vivent dans des conditions difficiles, principalement représentées dans la malnutrition et leur exposition à diverses maladies et infections.

Yato dit: « Mon fils de cinq ans souffre d’une infection intestinale en raison de la consommation d’eau malsaine, et l’un des bienfaiteurs m’a aidé à le soigner et à obtenir des médicaments. Dieu merci, sa santé a commencé à s’améliorer progressivement. »

Avant de terminer son discours, elle l’interrompit brusquement en disant: « A cause des conditions naturelles difficiles, nos enfants meurent, et nous creusons les rochers pour apporter des dirhams pour assurer leur nourriture et leurs médicaments. »

Yato a ajouté: « Nous demandons aux autorités responsables de prêter attention à cette région, qui souffre de marginalisation et de négligence, et nous demandons également de sauver nos enfants des griffes de l’ignorance. »

De son côté, Mohamed Alwan, expert de la santé, a confirmé que de nombreux enfants de ces zones sont exposés à des maladies pourries, car les enfants boivent de l’eau de la vallée, ce qui entraîne des effets sur le système digestif et expose les intestins à des infections, exposant ainsi les enfants au risque de développer des maladies comme la diarrhée. Il a ajouté que les enfants de moins de cinq ans sont les plus vulnérables aux décès en raison de l’augmentation de la malnutrition, des épidémies et des blessures dues au changement climatique entraînant la formation d’ozone au niveau du sol et l’exacerbation des maladies diarrhéiques, cardiaques et respiratoires.

Au cours de notre visite de cette région, nous avons constaté qu’un certain nombre de femmes avaient perdu leur bébé et allaité à cause des effets du changement climatique et d’un certain nombre de maladies.

À cet égard, Najat a déclaré qu’une mère en deuil avait perdu son bébé après avoir atteint l’âge de 6 mois, en raison d’une infection de l’intestin causée par la consommation d’eau de la vallée, et la mère elle-même a poursuivi: « Nous perdons nos enfants à cause du manque de connexion avec l’eau à tous les circuits, et les femmes dont les enfants sont morts à cause des températures élevées continues. « .

Quant à Saadia, a-t-elle répété, « Nous entendons parler du changement climatique, mais nous ne comprenons pas pleinement sa signification, mais nous perdons nos enfants, respectivement, après que nos espoirs étaient grands parce qu’ils sont la génération future. » « Personne ne préserve les ressources naturelles pour les générations futures. Je pense que les oasis seront vides à l’avenir en raison du manque d’intérêt pour les enfants », a affirmé Al Saadia. A cet égard, l’expert de la santé a souligné que l’eau est étroitement liée au changement climatique, car à cause de ce dernier, la région souffre de pénurie d’eau, en plus de la sécheresse et de la désertification.

Les habitants demandent la création d’un observatoire national des oasis qui s’intéresse à l’écosystème

Les oasis de la région de Zagora menacent l’avenir de la population, dont certains ont souligné lors de la conversation avec le «Assahara Almaghribia» que les oasis sont confrontées à des défis majeurs, tels que

La dégradation des ressources en eau de surface et souterraines, la détérioration des oasis de palmiers dattiers, la succession d’années de sécheresse, la dégradation des sols, la désertification, l’empiètement du sable, la pollution des mines, , la crise de l’eau potable, la propagation de la pauvreté et des migrations, et la propagation des cultures exotiques qui appauvrissent le lit de l’eau et épuisent le sol, comme la pastèque, ce qui a contribué En approfondissant la réalité de l’exclusion et de la marginalisation dont souffre le domaine des oasis, sans la moindre attention des autorités responsables.

A cet égard, ces habitants ont réclamé la création d’un observatoire national des oasis concerné par cet écosystème sous tous ses aspects, la valorisation des ressources en eau irriguée et leur orientation vers la seule culture stratégique du palmier dattier, la gestion rationnelle de l’eau d’irrigation, le sauvetage, la réhabilitation et le développement des oasis traditionnelles et la réduction des grands déchets en dehors du système oasien.

Les intellectuels de la ville ont également souligné la nécessité d’encourager la recherche et l’intérêt pour les études dans le domaine des oasis, l’ouverture aux universités, de développer des programmes et des stratégies modernes de réforme des cours d’eau traditionnels, de créer des unités aux normes internationales d’emballage et de dates de commercialisation, de prendre soin du produit de dattes et de le valoriser, et de mettre en place un programme de lutte contre les maladies qui menacent les palmiers. Et sensibiliser les agriculteurs à l’importance de collecter des terres et de creuser des puits collectifs, pour limiter les migrations internationales ou régionales.

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Jamal Akchbab, président de l’Association des amis de l’environnement à Zagora, au « Assahra almaghribia »: les femmes sahraouies souffrent du problème du départ du chef de famille et de son émigration vers les villes

Jamal Akchbab, président de l’Association des amis de l’environnement à Zagora, a déclaré au « Assahra almaghribia « : « Nous constatons que les femmes à travers l’histoire ont souffert et souffrent encore dans ces oasis, et elles forment la base et la base des familles de ces régions compte tenu du rôle qu’elles jouent dans l’éducation des enfants et la gestion des tâches ménagères, sauf Ils contribuent grandement à l’agriculture, et leurs souffrances augmentent avec les étapes de la sécheresse, lorsque la pluie tombe et que l’eau potable diminue, et les femmes sont chargées d’aller chercher de l’eau en parcourant de grandes distances, et les femmes souffrent également d’une autre manière du problème de quitter le chef de famille et de migrer vers les villes, et dans ce cas, la femme porte Une grande responsabilité se reflète dans la cuisson des aliments, la collecte de l’eau, l’éducation des enfants, en plus de s’engager dans une activité économique.  » Akshabab a ajouté que ces souffrances restaient importantes, mais qu’il n’y avait pas d’alternative dans cette région. Les femmes sont confrontées seules aux mêmes problèmes. Rien n’encourage les femmes à s’engager dans des activités lucratives et à améliorer leurs conditions, d’autant plus qu’eux-mêmes et leurs enfants souffrent de l’absence de centres de santé et de l’absence de stratégie pour rétablir la considération pour ces femmes au sein Oasis, bien qu’ils jouent plusieurs rôles. L’acteur collectif a déclaré que les oasis sont devenues un domaine d’expulsion de population, et parmi les raisons il y a les facteurs climatiques et les changements climatiques, dont ces régions sont témoins, et ont conduit depuis le XXe siècle à des stades de sécheresse, et cette dernière est devenue un problème structurel complexe, car elle dure plus de 7 ans, suivie d’étapes pluvieuses. Le manque de précipitations conduit à une baisse du rendement agricole, en particulier des dates qui forment la base de la stabilité et du revenu de base de la population, et donc la baisse de ce revenu conduit à la pauvreté puis à la migration. Il existe deux types de migration, la migration saisonnière des chefs de famille, qui migrent vers les villes marocaines pendant un an puis reviennent à l’Aïd al-Adha, et il y a une migration permanente d’un certain nombre de familles, contraintes de s’installer en général dans les villes de Marrakech, Casablanca et Taroudant. Il a souligné qu’il n’y avait pas de statistiques, d’études ou de recherches, mais plutôt une branche dans ce domaine, et ce qui est une preuve, c’est qu’il y a un vide démographique dans la région, qui apparaît à travers le nombre de la population actuelle, la région de l’Oasis de Daraa, selon le recensement de 2014, la population ne dépasse pas 3000 personnes dans une vaste zone, et cela n’est pas lié à la croissance La superficie démographique, elle est élevée dans la région, mais elle est liée au facteur de migration, indiquant que les zones oasis de la région de Draa Tafilalet ont une population d’un million et 600 mille personnes, notant que la superficie de cette région dans les régions oasis constitue 14 pour cent de la superficie du Maroc, ce qui signifie qu’il y a un vide démographique et des bouleversements sociaux. Mais il est lié à l’immigration et au manque de conditions de travail, lié au facteur climatique, et il n’y a pas d’investissements pour essayer de s’attaquer au problème du changement climatique et pour rechercher d’autres alternatives économiques, car il y a un manque d’investissement dans cette région.

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Mohamed Benabou, expert en environnement et développement durable: le phénomène du déplacement des femmes dans les oasis s’est généralisé du fait des années successives de sécheresse

Le faible revenu des femmes oasiennes sera probablement exacerbé par le manque de ressources ou de solutions alternatives, car la plupart d’entre elles sont obligées de rester dans le village, tandis que leurs maris se déplacent vers la ville pour chercher du travail et subissent le plein impact de la sécheresse, en effet Les femmes oasiennes sont disproportionnellement affectées par les conséquences du changement climatique, les dérèglements climatiques progressifs et de long terme, notamment, la raréfaction des ressources naturelles et les stress environnementaux atteignent les femmes de manière particulièrement forte du fait de leur statut dans la société.

Dans le domaine de l’agriculture, le changement climatique exacerbe les obstacles qui confrontent depuis longtemps les femmes agricultrices, les femmes représentent 44% de la main-d’œuvre agricole et jouent un rôle essentiel dans le soutien de la sécurité alimentaire des ménages et de la communauté

Lors de la Conférence internationale sur l’eau et l’environnement de Dublin en 1992, le rôle central joué par les femmes dans la gestion et la préservation des ressources naturelles a été reconnu et valorisée, ainsi La participation des femmes à la gestion de l’environnement est également mentionnée dans Action 21 au Sommet de la Terre en 1992 et dans le Plan d’action de Johannesburg 2002. Des négociations de la seizième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques au Mexique ont marqué un tournant majeur dans le traitement habituel des questions de genre dirigé par le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Président de la Conférence des Parties au Mexique, où le Sommet sur le climat a produit des accords contenant des références claires et condensées à Il est lié à l’importance de traiter les questions de genre dans le domaine de l’environnement.

Lors du Sommet de Paris sur le climat, il a recommandé que les politiques d’atténuation et d’adaptation au climat puissent avoir des effets positifs ou négatifs sur les conditions de vie des femmes, qui affectent grandement la société et sa résilience, et ne peuvent donc être efficaces qu’en prenant en compte les conditions de vie des femmes, leurs pratiques, leurs besoins et leurs motivations.

Des études menées par ONU Femmes confirment que dans 76% des familles, la responsabilité de la collecte de l’eau incombe principalement aux femmes et aux enfants, tandis que dans 12% des familles, cette tâche incombe aux enfants, tandis que les filles de moins de 15 ans sont deux fois plus susceptibles d’en assumer la responsabilité. Aller chercher de l’eau comme les garçons du même âge, alors que les femmes et les filles rurales passent de longues heures à aller chercher de l’eau à des fins domestiques et productives, leur travail non rémunéré n’est souvent pas suffisamment reconnu ou pris en compte dans les politiques et programmes nationaux ou Régional ou local.

Les principales activités familiales, telles que la production ou la culture de la nourriture et la collecte de l’eau non rémunérée à laquelle les femmes et les filles sont associées, alourdissent leur fardeau et leur refusent l’éducation et les opportunités de vie.

Dans de nombreuses zones oasiennes, le mouvement des femmes se limite à leur environnement immédiat jusqu’à leur mariage, elles n’ont jamais quitté leurs vertiges, sauf en cas de maladie ou accompagnées par elles pour rendre visite à un frère qui vit en ville, où le déplacement est devenu un phénomène répandu et plus prononcé après des années successives de sécheresse, et il est devenu vital de s’assurer des revenus Suffisante pour les familles, cependant, la migration est limitée aux hommes, car les femmes de la plupart des communautés oasiennes ne quittent jamais le cercle pour travailler, même dans l’extrême pauvreté.

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Abdel-Rahim Shahid, président du conseil régional de Zagora: Pour réduire l’immigration, nous travaillons en coordination avec les secteurs gouvernementaux et d’autres parties prenantes pour encourager les entreprises liées aux domaines agricole et touristique

Abd al-Rahim Shahid, chef du Conseil régional de Zagora, a confirmé que la région de Zagora a été témoin de cinq périodes de sécheresse au cours du siècle dernier qui ont provoqué la migration de nombreux habitants vers les grandes villes et que la migration continue vers les villes est un phénomène mondial, et en ce qui concerne sa relation avec le changement climatique, il a indiqué que d’énormes efforts étaient déployés. Intérêts gouvernementaux et conseils élus depuis les années 1960 du siècle dernier, la région ne compte qu’un seul barrage, le barrage Mansour al-Dhahabi, qui contribue à collecter environ cinq millions de mètres cubes d’eau. Au cours de la décennie, le barrage de Tiwen a été créé et des travaux sont actuellement en cours pour la construction du barrage d’Agdz, et l’objectif est de collecter l’eau estimée à D’environ un milliard et deux cents mètres cubes, ce qui permettrait de surmonter les sécheresses relatives et de stabiliser la population qui utilise l’agriculture.

Shahid a ajouté que la plupart des jeunes migrent vers les villes pour terminer leurs études, chercher du travail et s’y intégrer.

Pour réduire cette migration, dit-il, nous travaillons en coordination avec les secteurs gouvernementaux et d’autres parties prenantes pour encourager les entreprises liées aux domaines agricole et touristique, et ce sont des initiatives précoces que nous travaillerons à développer afin de stabiliser la population.

Pour atténuer cette migration, le chef du conseil régional a déclaré: « Nous travaillons en coordination avec les secteurs gouvernementaux et d’autres parties prenantes pour encourager les entreprises liées aux domaines agricole et touristique. Ce sont des initiatives précoces que nous travaillerons à développer afin de stabiliser la population. »

Quant à l’émergence de la leishmaniose dans la région, le président du conseil régional a déclaré qu’elle était apparue dans les périodes précédentes, en 2009 elle a été surmontée, puis l’année 2017 est apparue en grande partie, et cela est dû à plusieurs raisons, notamment le laxisme dans la collecte des déchets et l’absence de déchets modernes et gardés dans la région, avec la progression du schéma Les moyens de subsistance de la population et leur nombre ont augmenté, la quantité de déchets a augmenté et leur nature s’est diversifiée.

Il a souligné qu’au début, il y avait un laxisme dans la prise de mesures préventives et la propagation des chiens errants, mais en deux ans, grâce aux efforts des autorités régionales et sous la supervision personnelle de l’agent régional et en coordination avec les différents services concernés, un programme de travail minutieux a été élaboré et a obtenu des résultats tangibles, car les cas de leishmaniose ont diminué d’environ Quatre mille à quatre cents cas d’ici la fin de l’année 2019, et nous aspirons à éradiquer la maladie, en prenant des mesures préventives, en supprimant les causes et en construisant quatre catastrophes majeures dans les vingt-cinq communautés, car nous avons terminé les études et sommes actuellement en train de préparer les cahiers de stress, et nous travaillerons à visiter des cas modèles au niveau national, Nous tenterons de combler le déficit dans le domaine du développement en coopération avec divers partenaires et parties prenantes.

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Les autorités de la région achèvent le projet de la ceinture verte et le projet solaire photovoltaïque pour atténuer les effets du changement climatique

Le programme <<  Oasis >> a été élaboré en 2006 par l’Agence pour la relance et le développement économique et social des provinces du sud du Royaume en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, dans le but de parvenir au développement durable dans les régions concernées, à travers des domaines d’intervention prioritaires, à savoir le développement local, la revitalisation économique et la réhabilitation des femmes rurales et des énergies. Renouvelable.

Cet espace est connu pour sa fragilité et son exposition directe au changement climatique, et il est devenu nécessaire d’interventions tangibles de la part des autorités, des sociétés et des habitants pour préserver et faire progresser ce patrimoine mondial, avec la nécessité d’intégrer des approches d’adaptation et de renforcer les capacités locales, selon des approches spatiales qui se reflètent dans la gestion intégrée, le recyclage des eaux usées et l’implication des Les secteurs public et privé dans les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique, et la mesure dans laquelle les autorités locales s’engagent dans l’adaptation et l’atténuation du changement climatique, à travers la mise en œuvre d’un ensemble de politiques telles que la gestion de la pénurie d’eau, l’encouragement des énergies renouvelables et le recyclage des déchets ménagers, qui auront un impact positif sur les sols et les ressources. L’eau et le renforcement de l’efficacité des acteurs territoriaux pour apporter des financements et des investissements internationaux, car les oasis ne peuvent être sauvées sans adopter une stratégie de développement durable et ses dimensions. Malgré les défis que la région de Zagora connaît, elle connaît un ensemble d’initiatives et de projets majeurs qui contribuent à atténuer et à s’adapter au changement climatique.

Dans la région de Zagora, les autorités locales ont créé un projet de ceinture verte d’une superficie de 300 hectares, suivi du projet solaire photovoltaïque, qui permettra de réduire le dioxyde de carbone, et contribuera au défi du changement climatique, et la meilleure option pour l’atténuation sera d’encourager les projets environnementaux et de faire en sorte que les oasis s’y adaptent.

Malgré les efforts déployés au niveau local, à travers l’achèvement du projet Green Belt à Zagora sur une superficie de 300 hectares, puis le projet d’énergie solaire, qui permettra une réduction du dioxyde de carbone, ce qui contribuera à relever le défi du changement climatique, et la meilleure option pour l’atténuation sera d’encourager les projets environnementaux et de rendre les oasis adaptatives

Maroc vert : Le Royaume 4ème exportateur de melons vers l’UE

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 18/04/2021

Maroc vert : Le Royaume 4ème exportateur de melons vers l’UE

En 2020, sur les 851 040 tonnes de melons importées  par l’Union européenne, le Royaume avec une part de marché qui s’élève à 5,4% de ce total évalué à  738,03 millions d’euros à raison d’un prix moyen de 0,87 € / kg est le quatrième exportateur de ce fruit vers les pays du Vieux Continent.

Le Maroc qui figure au treizième rang mondialement en exporté 49.970 tonnes vers l’UE, pour une valeur totale de 59,81 millions d’euros. C’est 10% de mieux que lors de l’exercice 2019 informe Euroestacom (Icex-Eurostat). De plus la qualité du produit marocain fait qu’il en est le plus valorisé puisqu’il est vendu à de 1,20 euro le kilo, soit 46,34% pour cent plus cher que ceux cultivés en Espagne.

La Chine est au premier rang dans la production de ce fruit d’été avec près de 12,962 millions de tonnes en 2019, soit une augmentation de 1,4% par rapport à 2018. Viennent ensuite, la Turquie, l’Iran, l’Inde, le Kazakhstan, les Etats-Unis, l’Egypte, le Guatemala, l’Espagne, l’Italie, le Mexique, le Brésil, le Maroc, l’Afghanistan, le Honduras, la France, l’Australie, le Bangladesh, le Venezuela et la Corée du Sud ferme la marche du top 20 des principaux producteurs mondiaux de melons.

Pour ce qui est du marché européen, l’Espagne, qui est le premier fournisseur de l’UE de ce fruit, a connu une baisse de ses exportations de plus de 11,25%. Celles-ci étaient, en 2020, de 318 730 tonnes alors qu’elles étaient à 359 130 tonnes en 2019. Les ventes de melons espagnols ont subi donc une baisse aussi bien en termes de volume qu’en termes monétaires. Le Brésil a été le second fournisseur de melons des 27 Etats membres de l’UE en 2020. Avec un volume de 164 860 tonnes, en augmentation de 2 260 tonnes de plus qu’en 2019, il a rapporté de son prix moyen de 0,7 euro par kilo, 164,86 millions d’euros à l’économie brésilienne.

Les Pays-Bas sont le troisième fournisseur de melons de l’UE en volume en 2020. Cette nation a vendu 108 160 tonnes, soit 11 580 tonnes de moins que l’année précédent, pour une valeur de 107,1 millions d’euros, avec un prix moyen de 0,99 euros le kilo. Enfin pour ce qui est du top cinqdes pays qui vendent le plus de melons dans l’UE, le Costa Rica, avec un volume fourni en 2020 de 35 040 tonnes, a exporté pour 29,2 millions d’euros au prix moyen de 0,83 euro le kilo.

En 2019 le Royaume qui est mondialement donc, le 13ème producteur de ce fruit, dédiait à sa culture, une superficie agricole d’un peu plus 17 242 Ha pour un rendement de 30,27 T/Ha. Cette année-là, il avait réussi à produire 518 926 tonnes de melons contre 500 823 tonnes en 2018, soit une croissance de 1,1%. Les variétés utilisées au Maroc sont principalement les types Souihla ou Galia, melon ananas, jaune canari et Charentais entre autres. Dakhla, Agadir, Marrakech, El Jadida et Béni Mellal sont les principales régions qui s’adonnent à cette culture qui bon an mal an devient une valeur sûre des exportations agricoles marocaines particulièrement vers l’UE. C’est un fruit qui généralement, est cultivé en pépinière. Il est semé à partir de novembre-décembre (primeurs) et février-mars pour la culture de saison.

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