Archives de avril 26th, 2021

Les “Igoudar”, ces joyaux de l’architecture amazighe en quête d’une reconnaissance mondiale

Par Zineb JANATI – mapexpress.ma – 26/04/2021

Commune d’Aït Baha (Province de Chtouka Aït Baha) – Témoins de la richesse culturelle et architecturale amazighes, les “Igoudar”, (pluriel d’Agadir), sont des greniers collectifs qui continuent à résister dignement au fil du temps.

Dotés généralement de deux ou quatre tours, les “Igoudar”, hautement surveillés, disposent d’une seule porte d’entrée dont la clé est entre les bonnes mains d’un gardien des lieux , appelé “L’amin” qui signifie le “digne de confiance”.

Derrière les portes fermées de ces greniers se cachent les biens les plus précieux de la population : Denrées alimentaires (Orge, dattes, figues séchées, miel, safran, huiles), bijoux en argent ou même des actes de vente, d’achat, de mariage et des titres de propriété gardés précieusement dans de petites boîtes.

“Perché sur des pitons rocheux, l’édifice de trois ou quatre étages comprend plusieurs cases de la même dimension. Chaque case est fermée par un portillon en bois et elle est la propriété d’un chef de famille qui veille à son entretien régulier”, a expliqué à la MAP, l’enseignant-chercheur et acteur associatif, Khalid Al Ayoud.

Les “Igoudar” comprennent une loge pour “L’amin” , un moulin, une forge, une écurie, une chambre de réunion des notables et parfois même une petite mosquée, ainsi qu’un petit coin pour “le juif”.

En effet, les amazighs de confession juive étaient connus par leur incontestable talent dans les domaines de l’apothicairerie, la joaillerie et l’artisanat. Ils passaient donc une ou deux semaines à “Agadir” pour commercialiser leurs produits, a souligné M. Al Ayoud, également, spécialiste et auteur de plusieurs études en la matière.

En plus de préserver les denrées alimentaires et les objets de valeur, les “Igoudar” qui ont une architecture défensive servaient également de refuge pour s’abriter contre d’éventuels périls, a fait remarquer le chercheur qui considère ces greniers collectifs comme “le plus ancien système bancaire qu’a connu l’humanité”.

La richesse de ses greniers dépend des récoltes et des précipitations. Ces cellules ne sont ouvertes qu’en présence de “L’amin” et sont astucieusement aérées pour garantir la conservation des aliments et “laisser passer un chat qui s’occupe des souris”, a-t-il ajouté.

La gestion de cet établissement collectif est confiée à un Conseil du village ou de la tribu, nommé “Inflass”, chargé d’établir une sorte de charte ou coutume écrite sur les “lohs” (des planches ou tablettes en bois), définissant droits et devoirs de chaque sociétaire.

Pour valoriser ce patrimoine culturel et le faire connaître mondialement, un atelier national a été organisé récemment à Agadir, en préparation de d’inscription des greniers collectifs “Igoudar” au patrimoine universel de l’Unesco.

De même, une convention a été signée pour la création d’un centre d’interprétation et de valorisation des “Igoudar” dans la commune d’Aït Baha.

Elle a été paraphée par le ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, le Wali de la région Souss-Massa, Gouverneur de la Préfecture d’Agadir-Ida Outanane, le président du Conseil de la région, le président de la Société de développement régional du tourisme Souss-Massa et le président du Conseil provincial de Chtouka-Aït Baha, ainsi que le président de la Commune d’Aït-Baha.

Selon le Conservateur Régional du Patrimoine Culturel à Souss-Massa, Larbi Berouane, le projet nécessitera une enveloppe budgétaire estimée à 6MDH, le ministère de la Culture contribue par 3MDH, la Région Souss Massa (2.5MDH), le Conseil provincial de Chtouka Ait Baha (500.000Dh), alors que la collectivité territoriale d’Ait Baha livrera une assiette foncière.

Le centre se compose d’un pavillon pour l’exposition permanente de l’histoire et la technique de construction d’”Igoudar”, une administration, une salle pour les expositions temporaires, une autre pour l’accueil des témoignages sur l’histoire et l’archéologie, une vidéothèque, un espace pour enfants , une bibliothèque privée, des sanitaires, et un appareil de surveillance.

Métallurgie : Une usine écolo dans le Souss Massa

par Malika Alami – la vieeco.com – 25/04/2021

Métallurgie

• IMPLANTÉE DANS LA ZONE INDUSTRIELLE DE OULAD TEIMA, UNIPIPE AND PROFIL, SPÉCIALISÉE DANS LA FABRICATION DE TUBES, SE DISTINGUE PAR SON INSTALLATION DE RÉUTILISATION DE L’EAU À USAGE INDUSTRIEL.

Le secteur industriel continue de se développer dans le Souss Massa. Malgré le contexte de la pandémie, la dynamique d’investissement insufflée par la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle (PAI) se maintient. Dans la toute nouvelle zone industrielle d’Oulad Teima, c’est à travers un gros investissement privé dans le secteur de la métallurgie que se concrétise ce programme d’envergure. Unimagec Financial Holding, groupe créé par la famille Messaoudi, a investi dans une unité industrielle de fabrication de tubes de structures, de conduites et de tubes galvanisés. Baptisée Unipipe and Profil (UPP), cette nouvelle filiale de l’entreprise Unimagec, est la première unité implantée dans la zone industrielle de Oulad Teima. L’étendue des parcelles attribuées en location vente est une des raisons du choix de la localité, explique Badr Messaoudi, directeur général de la société. S’étalant sur 11 000 m², l’unité industrielle a nécessité un investissement de 45 millions de DH pour être opérationnelle en janvier dernier après 18 mois de construction. Sur le moyen terme ce sera au total un budget de 300 millions de DH qui sera misé pour le développement de cette usine. Une unité à la pointe de la technologie équipée de machines de production importées d’Italie et de Turquie; ce qui a nécessité un accompagnement intense en formation des ressources humaines. Pour le moment, l’usine emploie près de 30 personnes. La création d’emplois atteindra près de 100 postes avec la mise en place de nouvelles lignes de production et d’un système de refonte du feuillard d’acier.
Dans leur démarche, les maîtres du projet ont adopté une approche environnementale à tous les niveaux du process de production. L’usine se distingue notamment par une machine de filtration qui permet la réutilisation de l’eau utilisée dans le process de refroidissement et le glissement des produits. «C’est un équipement nouvelle génération du genre, importé d’Italie, qui filtre l’eau utilisée et permet sa réutilisation durant deux ans et sa conservation dans le réservoir de l’unité de traitement. En outre, la machine absorbe les déchets. Cela permet ainsi une économie de l’eau et une protection environnementale», indique Ismaïl, responsable qualité sécurité et environnement de l’unité. Toujours sur le plan écologique, l’installation industrielle se singularise par une centrale solaire. «Il s’agit de réduire la facture énergétique jusqu’à 45%», avance Badr Messaoudi.
A noter que la holding dont relève Unipipe and Profil compte dans son giron deux grosses filiales, Unimagec et Nemac. Elles sont spécialisées respectivement dans le négoce des pompes, du matériel agricole et des panneaux photovoltaïques, ainsi que dans la fabrication des accessoires pour les conduites. La nouvelle usine s’inscrit ainsi dans une approche de diversification et d’intégration verticale de la chaîne de valeur de l’entreprise.

Hausse du prix du poisson: comment les intermédiaires font la loi durant Ramadan

h24info.ma – 25/04/2021

C’est toujours le même scénario à l’approche de Ramadan: les prix des différents produits alimentaires s’envolent, avec à leur tête, le poisson. Dans plusieurs marchés de gros, les consommateurs dénoncent une inflation pouvant parfois atteindre le double pour certaines espèces. Et malgré les nombreux communiqués des autorités pour rassurer sur l’abondance de l’offre, le circuit des intermédiaires et autres spéculateurs installés fausse le calcul. Éclairages.

La flambée des prix du poisson est devenue une triste habitude lors du mois de Ramadan. Et qu’importe les différentes communications des responsables pour rassurer, un simple tour au marché de gros de poisson de Lahraouiyine suffit pour donner le ton.

Ainsi, la sardine est proposée à la vente à plus de 20 dirhams le kilo, la sole à plus de 60 dirhams le kilo et la crevette dépasse les 150 dirhams le kilo. On est bien loin des prix annoncés par la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Nord qui a assuré que le prix rendu marché de la sardine allait osciller entre 5 et 7 dirhams le kilo à Casablanca, et celui de la sole de dépasserait les 40 dirhams le kilo.

Pourquoi alors une telle différence dans les prix ? « Ce n’est un secret pour personne aujourd’hui: ce sont les intermédiaires et les spéculateurs qui font la pluie et le beau temps dans les marchés de poisson », nous affirme un mareyeur connecté aux marchés de Casablanca.

Cet état des lieux est même reconnu par Amina Figuigui, directrice générale de l’Office national des pêches (ONP) qui avait avoué lors d’un entretien que les mécanismes de l’offre et la demande n’expliquaient pas à eux seuls la flambée du prix du poisson durant le ramadan. Cette hausse étant surtout le fruit de la spéculation et de la multiplicité des intermédiaires.

Prenons le cas de la crevette. À leur entrée au port de Casablanca, les bateaux qui en ont pêché apportent leur cargaison pour la proposer aux enchères. C’est ce qu’on appelle la première vente qui se fait lors de la criée au niveau de la halle du port. Selon le règlement, seuls les acheteurs déclarés auprès du ministère de tutelle ont le droit d’y accéder. Il s’agit notamment de représentants des restaurateurs, hôtels et autres traiteurs, de fournisseurs des marchés de gros et détaillants et des fournisseurs d’usine. Le prix de vente du poisson à ce niveau doit donc s’autoréguler selon l’offre et la demande.

Sauf que ce n’est pas forcément le cas. « Les premières irrégularités de prix commencent dès la première vente », nous assure notre mareyeur. Selon lui, les personnes présentes lors de la criée sont déjà en contact avec les intermédiaires et les spéculateurs. Ces derniers leur fournissent par téléphone toutes les informations sur l’état du marché, les arrivées des autres ports du royaume, notamment Laayoune et Agadir.

« S’il n’y a eu aucune vente de crevettes dans ces ports et que la seule crevette disponible est celle proposée à la halle de Casablanca, les intermédiaires, financièrement très puissants, optent pour une approche d’achat très hostile en faisant monter les prix afin de s’arroger l’ensemble de l’offre », nous explique notre source. Une stratégie favorisée par le fait que la dernière criée est celle du port de Casablanca.

Toute l’offre crevette au Maroc pour ce jour-là se retrouve ainsi aux mains de quelques personnes qui imposent alors leurs prix. « Ce qui peut donner des prix avoisinant les 1.500 dirhams par caisse de 16 kilos avant même l’arrivée du produit au marché de gros ».

Là encore, d’autres circuits d’intermédiaires, parfois connectés aux premiers, entrent en jeu pour se répartir la crevette disponible et la revendre aux détaillants. Mais ces derniers n’ont pas les reins assez solides pour se permettre d’acheter de grosses quantités et éviter l’intermédiation.

« Globalement, poursuit notre source, ces intermédiaires et spéculateurs jouent sur deux leviers pour garantir des marges indécentes: soit les périodes de forte demande, car ils savent que le consommateur achètera, quel que soit le prix, soit lorsqu’il y a une pénurie de produit, car ils savent qu’il n’y a pas assez de poisson pour tout le monde et que l’offre finira par trouver acquéreur. »

Or, durant le mois de Ramadan, il y a une combinaison de ces deux facteurs qui font que les prix atteignent des plafonds et les consommateurs n’ont pas vraiment le choix…

La liaison maritime entre Tarfaya et les Îles Canaries démarre bientôt

bladi.net – 25/04/2021

La liaison maritime entre Tarfaya et les Îles Canaries démarre bientôt

Après un léger retard, le processus de sélection d’une compagnie maritime pour l’exploitation d’une ligne maritime mixte (passagers et marchandises) entre le port de Tarfaya et l’un des ports des îles Canaries, arrive à son terme dans quelques jours.

Le nom de la compagnie maritime qui assurera la liaison entre Puerto del Rosario et Tarfaya sera connu dans quelques jours, informent des sources proches des autorités en charge du processus lancé en novembre par le ministère de l’Equipement, des transports, de la logistique et de l’eau.

Les deux rives attendent avec impatience le démarrage de cette nouvelle ligne. Depuis que le ferry Assalama s’est échoué 30 avril 2008 au large de Tarfaya, les liaisons maritimes entre les Îles Canaries et l’Afrique ont été interrompues. Toutefois, des lignes de fret s’organisent depuis Agadir ou Casablanca.

« Cette liaison contribuera au développement économique et social des régions méridionales du Royaume, contribuera à faciliter la circulation des marchandises et des passagers et réduira la durée des traversées maritimes entre le Maroc et les îles Canaries », a indiqué le ministère dans une déclaration.

La durée de l’autorisation d’exploitation est fixée à 5 ans renouvelables une fois.

Agadir: voici comment une décision communale menace l’avenir de personnes sourdes ou malentendantes

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 25/04/2021

Vidéo :

cover الأطفال وذوي الإحتياجات الخاصة على حافة التشرد بسبب قرار جماعة أكادير

Les responsables de l’Association de sauvegarde et protection des sourds d’Agadir ont été sommés de vider le local qu’ils occupent depuis 1994, un lieu d’apprentissage et de formation. Une décision qui met dans l’embarras cette ONG, ses membres et bénéficiaires. Témoignages et indignations.

De la stupéfaction. C’est ce qu’ont ressenti et les responsables et membres de l’Association de sauvegarde et protection des sourds d’Agadir lorsqu’un huissier de justice était venu leur soumettre une sommation, celle de quitter les locaux qu’ils occupent depuis 27 ans. A l’origine de cette décision de justice, le Conseil communal de la ville.

Pour le président de cette association, Khaid Ait Hmida, «c’est une décision surprenante et incompréhensible». «Surtout, regrette-t-il, qu’on nous demande d’évacuer les lieux dans un délai très court: avant le 15 septembre prochain.»

Ce militant associatif assure que les membres de l’association ne veulent pas aller à l’encontre des projets futurs du Conseil de la ville. «Mais le problème, c’est qu’on demande de quitter les lieux sans nous proposer aucune alternative», s’indigne notre interlocuteur, qui s’interroge sur le sort des personnes actuellement en formation ou qui préparent des examens.

Créée en 1994, l’Association de sauvegarde et de protection des sourds a pour objectif de «promouvoir les moyens d’expression, de communication, d’enseignement et de recherche entre entendant et malentendant». Elle a développé des partenariats avec plusieurs ONG et organismes nationaux, dont l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et l’Entraide nationale.

L’association vise l’intégration des personnes sourdes et malentendantes dans le tissu social, en leur garantissant des formations spécifiques dans différents domaines. Des ateliers sont ainsi organisé à longueur de l’année pour les aides à parachever leur formation. «Nous sommes sur d’autres projets ambitieux pour développer les activités de notre association et en faire un exemple au niveau national», explique Khalid Ait Hmida.

Toutefois, les responsables associatifs remettent en cause la gestion communale de la capitale du Souss, et critiquent surtout l’absence d’une approche participative.

«Comment cela se peut-il que du jour au lendemain, on nous demande de vider les lieux sans nous avoir concertés? Pire encore, le Conseil de la ville n’a même pas daigné répondre à nos correspondances, où nous suggérions de discuter pour trouver une issue à ce problème», s’insurge Fatéma Bechrik, membre de l’association.

Russie-Maroc : Moscou-Casablanca avec S7, Moscou-Agadir avec Aeroflot

air-journal.fr – 25/04/2021

Russie-Maroc : Moscou-Casablanca avec S7, Moscou-Agadir avec Aeroflot 1 Air Journal

Misant sur une demande estivale, les compagnies russes S7 Airlines et Aeroflot vont desservir respectivement Casablanca et Agadir

Misant sur une demande estivale, les compagnies russes S7 Airlines et Aeroflot vont desservir respectivement Casablanca et Agadir au départ de Moscou. 

S7 Airlines reliera Moscou-Domodedovo à l’aéroport Mohammed V International de Casablanca à partir du 30 avril, avec un vol hebdomadaire en Boeing 737-800, selon Routesonline. Cette liaison sera la première de la compagnie privée russe vers le Maroc. Celle-ci sera en concurrence avec Royal Air Maroc qui propose actuellement sur cet axe deux vols par semaine (trois vols à partir de juin).

De son côté, la compagnie nationale russe Aeroflot ouvrira en juin une ligne directe entre Moscou-Sheremetyevo et Agadir-Al-Massira, au rythme de trois vols hebdomadaires en 737-800.

Selon les projections de Routesonline, d’ici l’été, la capacité de transport aérien entre la Russie et la Maroc devrait passer à «2 570 sièges hebdomadaires aller-retour», contre 1 400 à la même période en 2019. La Russie ne figure pas sur la liste des pays à risque avec lesquels le Maroc a suspendu les liaisons aériennes, les touristes russes peuvent visiter le royaume en présentant un test PCR négatif.

Agadir : après 56 ans, le Club Med s’en va !

par Yassine Saber – leseco.ma – 26/04/2021

Le Club Med a anticipé la fermeture de son resort d’Agadir, initialement prévue au 1er trimestre 2022 qui coïncide avec la fin de son contrat de bail. Une décision qui a été prise, selon le groupe, en accord avec Madaëf, branche tourisme de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).

La descente aux enfers se poursuit pour l’hôtellerie à Agadir. Et cette fois-ci, ce sont les établissements situés en front de mer qui sont concernés par des fermetures. Alors que la plupart des hôtels situés en première ligne du parc hôtelier de la destination sont fermés depuis mars 2020, pour des raisons administratives liées au contexte de la pandémie, le village-hôtel du Club Med, lui, vient de mettre la clé sous le paillasson, comme on peut le constater sur son site web. En service depuis 1965, soit depuis 56 ans, le Resort d’Agadir était le tout premier établissement en dur permanent du Club Med sur le continent africain, après la reconstruction d’Agadir suite au séisme de 1960. Auparavant, le groupe comptait déjà une première implantation à Al Hoceima en 1963.
C’est dire combien cet établissement était chargé d’histoire, une véritable richesse pour le tourisme. Quelles sont donc les raisons qui ont poussé le Club Med à fermer définitivement ce village chargé de symboles ?

La Covid-19 a donné le coup de grâce
Selon la marque au trident, «ce sont principalement les évènements liés à la Covid-19 et les décisions administratives inhérentes, notamment les fermetures des frontières des pays européens qui sont les principaux marchés émetteurs, qui ont forcé le groupe à anticiper cette fermeture initialement prévue au 1er trimestre 2022. Cette date coïncidait avec la fin du contrat de bail». Selon le Club Med, cette décision a été prise en accord avec les propriétaires marocains, à savoir Madaëf. La branche de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) dédiée au tourisme est également propriétaire des deux autres resorts du Club Med au Maroc, en l’occurrence Marrakech La Palmeraie et Yasmina Cabo Negro à Martil. Toujours selon Club Med, «depuis quelques années déjà, le produit Club Med Agadir ne correspondait plus aux attentes des clients, ni aux standards de confort d’hôtellerie attendue, plus du tout en ligne avec la stratégie de montée en gamme et le positionnement premium du Club Med». Toujours est-il, le Club Med ne cache pas que le Resort d’Agadir a connu des années fastes et glorieuses jusqu’au début des années 2000. Remis à neuf intégralement en 1999, puis en 2005, le Village d’Agadir, qui est classé 3 tridents, est doté d’une capacité de 374 chambres, soit 782 lits. Cette fermeture constitue donc une grosse perte pour la destination Agadir en termes de capacité litière commercialisable en front de mer.

Réorientation de l’exploitation du groupe
Compte tenu de cette situation, le management du Club Med réorientera son exploitation au royaume avec une ambition de conserver sa position de leader mondial des resorts haut de gamme, tout compris pour les familles et les couples actifs, et de concentrer ses efforts sur les deux resorts qui représentent le futur du groupe au Maroc. Par ailleurs, y aura-t-il une éventuelle reprogrammation de la destination Agadir après ce contexte de pandémie ? Pour la marque au trident, «le Club Med pourrait revenir à Agadir ou de s’installer sur Taghazout dans le futur. Toutefois, le groupe doit également terminer les projets déjà entérinés.» En attendant, cette fermeture intervient dans un contexte plutôt particulier où l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort (ex-Millenium), situé également en front de mer, a fermé ses portes le 30 juin 2020, date à laquelle le contrat de location gérance a pris fin entre son propriétaire émirati ABS Hôtels Properties Limited et le groupe RISMA, locataire gérant de cet établissement exploité sous contrat de gestion par Accor Gestion Maroc.

Le resort premium prévu à Essaouira
Par ailleurs, le Club Med a officialisé, en octobre 2020, le développement d’un nouveau resort premium à Essaouira. Il sera réalisé en partenariat avec le fonds d’investissement panafricain Grit Real Estate Income Group, pour un investissement d’environ 90 millions d’euros. Doté de 350 chambres, le Club Med d’Essaouira, devrait ouvrir ses portes en 2024. À l’occasion de la signature du protocole d’accord entre le Club Med et Madaëf pour relancer les resorts de Marrakech La Palmeraie et de «Yasmina» à Tétouan, le Club Med avait annoncé qu’il étudie d’autres destinations près de Chbika et aux environs d’Agadir. Sur ce dernier point, la future station d’Aghroud et la station de Taghazout (53 ha sous forme de trois parcelles réservées au village de vacances) pourraient reprogrammer, dans les années à venir, la destination Agadir dans le cadre de son offre touristique. Concernant le projet de rénovation-extension du Club Med Marrakech La Palmeraie, il mobilisera un investissement de l’ordre de 26 millions d’euros avec un prolongement de son bail jusqu’en 2031. Quant au projet de rénovation du Club Med Yasmina, à Cabo Negro, après une première rénovation réalisée en 2011, 3,5 millions d’euros seront investis pour mieux répondre aux attentes de la clientèle, accroître l’attractivité du resort et rallonger sa durée d’ouverture.

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