Archives de avril 27th, 2021

Plus de 10 000 personnes vaccinées contre le Covid ce lundi au Maroc

infomediaire.net – 26/04/2021

Un total de 102 nouveaux cas d’infection au coronavirus et de 146 guérisons a été enregistré au cours des dernières 24 heures au Maroc, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Le nombre des personnes vaccinées à ce jour (dose 1) a atteint 4.731.440 (+7 805 aujourd’hui) alors que 4.219.876 autres ont reçu la deuxième dose du vaccin (+2 391 aujourd’hui), précise le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19.

Ce nouveau bilan porte à 509.465 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020, tandis que le nombre des personnes rétablies est passé à 495.408, soit un taux de guérison de 97,2 %, précise le ministère.

Quant au nombre total des décès, il est passé à 8.999 avec 7 nouveaux cas recensés en 24 heures, soit un taux de létalité de 1,8%. Ces décès ont été enregistrés dans les régions de Casablanca-Settat (5), Marrakech-Safi (1) et l’Oriental (1).

Les nouvelles contaminations ont été enregistrées dans les régions de Casablanca-Settat (48), Rabat-Salé-Kénitra (20), Marrakech-Safi (11), Dakhla-Oued Eddahab (9), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (4), l’Oriental (3), Souss-Massa (3), Béni Mellal-Khénifra (2), et Fès-Meknès (2).

Le nombre des cas actifs s’élève à 5.058, tandis que les cas sévères ou critiques sont au nombre de 400, dont 15 placés sous intubation.

La Fondation «Azura» plante plus de 6.800 arbres fruitiers dans la Province de Chtouka Ait Baha

2m.ma – 26/04/2021

La Fondation «Azura» plante plus de 6.800 arbres fruitiers dans la Province de …

La Fondation « Azura» réitère son engagement pour la valorisation de la biodiversité dans la province de Chtouka Ait Baha à travers l’initiative « Des Arbres pour la planète » qui a permis de planter environ 6.800 arbres fruitiers en deux jours entre le 08 et le 10 avril.

La Fondation « Azura » active dans la province Chtouka Ait Baha et toute la région de Souss-Massa souligne dans un communiqué que cette initiative vient pour commémorer la journée mondiale de la terre célébrée le 22 avril.        

L’opération a permis la plantation d’oliviers, arganiers, caroubiers, grenadiers et figuiers dans plusieurs communes rurales de la province. « Ce sont ainsi 5.192 plants qui ont été mis à la disposition de bénéficiaires dans  la commune rurale Ait Milk. L’opération a également permis de planter 1.400 arbres dans les fermes Azura et 225 au niveau de 8 écoles primaires de la province… Ces arbres vont permettre aux bénéficiaires de disposer d’une nouvelle source de revenu », informe le communiqué de la Fondation.

Un projet de développement de l’oléiculture Bio sur 1.000 ha à Fès-Meknès

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 26/04/2021

La stratégie Génération Green entend porter à 100.000 ha la superficie cultivée en Bio.
La stratégie Génération Green entend porter à 100.000 ha la superficie cultivée en Bio.

Le département de l’Agriculture mise gros sur l’agriculture biologique. Il planche sur le développement de l’oléiculture en mode bio sur 1.000 ha dans la région de Fès-Meknès. Le choix de cette zone est justifié par le fait qu’elle se prête à la pratique de ce mode de production en raison de l’existence de conditions favorables, notamment la présence de vastes terres agricoles vierges et l’adoption de pratiques agricoles proches des techniques biologiques.

Projet ambitieux pour le développement de l’agriculture biologique au Maroc. Le département de l’Agriculture doit mobiliser le 26 mai prochain une assistance technique afin de l’accompagner dans le développement de l’oléiculture en mode de production biologique dans la région de Fès-Meknès. Si le choix est tombé sur Fès-Meknès, c’est que la région se prête à la pratique de ce mode de production en raison de l’existence de conditions favorables, notamment la présence de vastes terres agricoles vierges présentant un potentiel indéniable et l’adoption des pratiques agricoles proches des techniques biologiques en plus des potentialités d’exportation non encore exploitées dans la région.
L’assistance technique devra identifier les groupements producteurs dont certains adhérents vont s’engager dans la conversion au bio et délimiter une superficie de 1.000 ha au minimum, prête à être certifiée la première année de culture. Les agriculteurs individuels engagés dans le bio seront, quant à eux, organisés dans de nouveaux groupements. Pour bien ancrer les pratiques du bio, des guides clairs et simples et des fiches de suivi et d’autocontrôle seront mis à la disposition des groupements bénéficiaires. Le tout assorti de sessions de formation au profit des agriculteurs autour des techniques de production bio et des modalités d’obtention de la subvention à la certification.

Des opportunités en or
Selon le ministère, la filière biologique offre des opportunités en or pour le développement durable de l’agriculture dans le Royaume, notamment dans la préservation des ressources naturelles, de valorisation de la qualité des produits et la diversification des exportations. «Le développement de la filière biologique permettra l’amélioration des revenus des producteurs intéressés par ce mode de production, la conservation de l’environnement et la préservation de la biodiversité et la satisfaction de l’engouement d’un segment des consommateurs en lui garantissant la qualité requise pour ce genre de produits», souligne l’Agriculture.
Rappelons que la superficie cultivée en bio a connu un essor jugé «important» ces dernières années. Celle-ci est, en effet, passée de 4.000 ha en 2010 à plus de 14.000 ha en 2020. Dans ce tableau, la production a atteint 140.000 tonnes en 2020 contre 40.000 tonnes en 2010. Le volume des exportations a doublé pour atteindre 20.000 tonnes en 2020.
Environ 83% de la superficie cultivée en bio est localisée au niveau de 5 principales régions : Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Souss-Massa, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. La stratégie agricole Génération Green est venue consolider ces acquis. 
La feuille de route entend porter à 100.000 ha la superficie cultivée en Bio. Il s’agit également de booster la commercialisation des produits bio sur le marché domestique dans l’objectif d’atteindre 300.000 tonnes. À l’exportation, la stratégie ambitionne de porter les volumes à 600.000 tonnes contre 16.000 actuellement. 

MAROC. L’Indice des Prix à la Consommation poursuit son trend haussier

Par Alain Bouithy – pagesafrik.info – 26/04/2021

L’indice des prix à la consommation (IPC) poursuit son trend haussier à fin mars 2021, selon les chiffres rendus publics récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP).

Après deux mois consécutifs de hausse, entamée en début d’année, l’IPC a connu une hausse de 0,2% au cours du mois dernier par rapport au mois précédent, a indiqué l’institution publique.

L’augmentation de l’IPC résulte de la hausse de l’indice des produits alimentaires et de l’indice des produits non alimentaires qui ont progressé respectivement de 0,3% et 0,2%, selon une note d’information du HCP relative à l’indice des prix à la consommation du mois de mars 2021.

Pour rappel, l’indice des prix à la consommation avait connu une hausse de 0,1% en février dernier en raison de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires et de la baisse de 0,1% de l’indice des produits alimentaires.

En janvier, sur le même taux, la variation avait été attribuée à la stagnation de l’indice des produits alimentaires et à la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

Il est à noter que les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2021 ont concerné principalement les «Fruits» (1,6%), les «Huiles et graisses» (0,9%), les «Légumes» (0,4%) et les «Viandes» (0,3%).

Le Haut-commissariat a en revanche relevé une diminution des prix de 1,4% pour les «Poissons et fruits de mer» et de 0,3% pour le «Café, thé et cacao». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 2,5%, a indiqué l’institution.

A titre comparatif, en février dernier, les prix avaient augmenté de 2,4% pour les «Huiles et graisses», de 1,6% pour les «Fruits» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». En ce qui concerne les produits non alimentaires, la hausse avait été enregistrée principalement au niveau des prix des «Carburants» (2,5%).

Soulignons qu’entre janvier et février de la même année, les baisses des produits alimentaires avaient concerné principalement les «Légumes» avec 1,5%, les «Poissons et fruits de mer» et les «Viandes» avec 1,3% et le «Sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie» avec 0,2%.

Un mois plus tôt, les hausses des produits alimentaires observées avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (2,1%), les «Huiles et graisses» (1,5%) et les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» (0,3%).

Au cours de cette même période, le HCP avait en revanche relevé une diminution des prix de 1% pour les «Légumes» et de 0,6% pour les «Fruits» et pour les «Viandes». Alors que, pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Tabacs» (2,3%) et des «Carburants» (2,5%).

Selon les chiffres publiés par le HCP, en mars dernier, «les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à BeniMellal (0,9%), à Fès et Dakhla (0,8%), à Kénitra, Tétouan et Safi (0,5%), à Marrakech et Laâyoune (0,4%) et à Meknès, Tanger, Settat et Al-Hoceima (0,3%), a-t-il souligné précisant en revanche qu’une baisse a été enregistrée à Oujda (0,1%).

En février dernier, les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Agadir, Tanger et Errachidia (0,3%), à Oujda et Settat (0,2%) et à Marrakech, Tétouan et Al-hoceima (0,1%), avait noté le HCP dans sa note d’information précédente soulignant, en revanche, que les plus importantes baisses avaient été enregistrées à Safi (0,6%) et à Dakhla (0,2%).

A titre comparatif, en janvier les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Kénitra (0,7%), à Safi (0,6%), à Tétouan et Errachidia (0,4%), à Meknès (0,3%) et à Casablanca et Tanger (0,2%), tandis que des baisses avaient été enregistrées à Dakhla (0,6%), à Laâyoune (0,5%) et à Guelmim et Beni-Mellal (0,4%).

«Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,1% au cours du mois de mars 2021 conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 1,4% et la baisse de celui des produits alimentaires de 1,8%», a fait remarquer le HCP relevant, en ce qui concerne les produits non alimentaires, que les variations vont d’une baisse de 0,1% pour la «communication» à une hausse de 5% pour le «Transport».

Ainsi, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de mars 2021 une hausse de 0,1% par rapport au mois de février 2021 et de 0,7% par rapport au mois de mars 2020, a-t-il conclu.

Concours mondial : le Maroc met en œuvre un nouveau plan d’attraction touristique

moroccomail.fr – 26/04/2021

Une source importante de revenus pour le Maroc est le secteur de l’économie du tourisme, qui a été le plus durement touché par les effets de la pandémie de coronavirus. L’industrie a subi des pertes de milliards de dollars alors que le nombre d’arrivées étrangères a chuté de 92%.

L’Office National du Tourisme du Maroc (MNTO) met en œuvre un plan de gestion de crise pour rouvrir le secteur le plus rapidement possible en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Nouvelle stratégie marketing
En plus de la marque de voyage du Royaume Visit Morocco, ciblant le marché international, le bureau a lancé une nouvelle marque , Meet in Morocco, pour promouvoir les voyages intérieurs.

Le PDG du MNTO, Adel Fakir, a déclaré que l’organisation avait étudié les problèmes de marché et de santé au Maroc et dans le monde avant de mettre en place le mécanisme nécessaire.

Selon lui, l’étude de la question a permis d’identifier les leviers pour attirer les touristes. Le nouveau mécanisme de commercialisation a été très apprécié par les représentants du secteur, soulignant que pendant de nombreuses années, l’industrie avait besoin de promouvoir et de commercialiser correctement les produits nationaux.

De plus, le marketing en ligne joue un rôle important dans le secteur du tourisme, compte tenu du développement technologique et du nombre de réseaux sociaux, le royaume doit donc continuer à développer des mécanismes publicitaires, différents des mécanismes traditionnels, pour promouvoir les marques nationales.

Tentative de relance du secteur

En promouvant ses propres destinations touristiques au niveau national et mondial, le Maroc met en valeur la diversité géographique et culturelle ainsi que le riche patrimoine de chaque région.

Le Royaume introduit la cuisine nationale et propose divers programmes pour les voyageurs, en particulier dans des villes célèbres telles que Marrakech et Agadir.

Outre le marketing, pendant la crise des coronavirus, les experts ont souligné l’importance de soutenir les entreprises touristiques afin de sauver les entreprises d’une éventuelle faillite et de ne pas laisser les gens sans emploi.

« Rencontre au Maroc »

MNTO lancera une campagne d’information pour promouvoir la marque Meet in Morocco dans le cadre de sa nouvelle stratégie marketing. Le Royaume fera la publicité des destinations locales pour soutenir le tourisme intérieur afin de sauver des emplois et de revitaliser le secteur touché par la pandémie.

Selon le bureau, 30% des Marocains sont en vacances dans des hôtels nationaux, l’agence prévoit donc de porter ce chiffre au-dessus de 50%. Cela nécessite une stratégie claire qui prend en compte le pouvoir d’achat des citoyens, stimule les voyages et l’exploration des zones touristiques du pays.

Concurrence pour les destinations mondiales
Parmi les objectifs que le royaume cherche à atteindre avec la nouvelle stratégie marketing, il y a la capacité du Maroc, sur la base des normes mondiales, à rivaliser avec les principales destinations touristiques.

Initialement, Rabat s’est concentré sur Paris, Madrid, Londres, Berlin, Washington et Tel Aviv. De plus, la majorité des touristes étrangers viennent au Maroc de France, d’Espagne, de Belgique et d’Allemagne.

Le MNTO a appelé à l’ouverture des marchés mondiaux, y compris asiatiques et américains, soulignant en particulier l’importance de l’Afrique et de l’Israélien. Les destinations traditionnelles «revitalisent» le secteur sur une base saisonnière et limitée, ce qui est hors de proportion avec l’important potentiel international nécessaire au développement de l’hôtellerie et des infrastructures.

Par exemple, l’Office national du tourisme marocain fait la promotion des destinations nationales pour aider le royaume à faire face aux effets de la pandémie de coronavirus et à devenir une destination encore plus populaire parmi les habitants et les étrangers.

Tourisme : Ce que pensent les professionnels du plan de relance de l’ONMT

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 26/04/2021

Quelques jours après la présentation par le DG de l’ONMT de son nouveau dispositif marketing pour accompagner la reprise, Médias24 a interrogé plusieurs professionnels du secteur touristique. Du vice-président de la CNT aux présidents des CRT de Rabat, de l’Oriental et de Tanger, le moins que l’on puisse dire est qu’ils l’ont très bien accueilli en étant même épatés par la qualité de ses résultats.

Si le tourisme marocain a été durement impacté par la pandémie et que personne n’est en mesure de prédire la date de la fin de cette crise sans précédent, le dispositif de relance présenté jeudi 22 avril par Adel El Fakir a incontestablement séduit la profession.

Une fois n’est pas coutume, les opérateurs sollicités par Médias24 ont été unanimes à louer la qualité et la pertinence de son plan de reprise qui permettra d’être prêt le moment venu.

« Une des meilleures stratégies mises en place par l’ONMT depuis 2007 »

C’est notamment le cas du vice-président de la Confédération nationale du tourisme, Fouzi Zemrani, pourtant connu pour n’épargner personne et avoir la détente facile quand il juge une action publique sans intérêt.

« Sans exagération aucune, le plan de relance présenté par le DG de l’ONMT est incontestablement une des meilleures stratégies que la profession ait connu depuis 2007.

Un plan qui offrira les bons outils pour s’adapter à la période post-Covid

« D’une excellente qualité, cette stratégie rafraîchit, pour ne pas dire balaye, certaines idées reçues que la profession avait sur les marchés et sur le comportement des touristes.

« L’ONMT a fait du bon travail mais si tout y est, aujourd’hui c’est à nous qu’il appartient de mettre à profit cette étude qui s’appuie et a été divisée en 3 cibles pour être les grands gagnants de la reprise.

Un service onmt.com dédié aux professionnels du voyage

« La première s’adresse au corporate c’est-à-dire à toutes les personnes avec qui nous travaillons pour renforcer la destination Maroc comme les Tour-opérateurs, les compagnies aériennes, les low-cost, les agences de voyages et tous les prescripteurs censés programmer le pays à l’international.

« Pour eux, l’office a créé un service spécialement dédié avec un site internet qui s’appellera onmt.com », se félicite Zemrani en assurant qu’il permettra de simplifier les recherches.

Remise à plat marketing et meilleur ciblage des touristes nationaux

« Sachant qu’il y a une incompréhension totale entre le consommateur local et les opérateurs qui sont accusés de ne pas délivrer le bon produit (trop cher, inadapté …), l’ONMT a décidé de tout remettre à plat sur le plan marketing avec la création d’un site intitulé Ntla9awfbladna.

« Ainsi, la grande nouveauté sera de mieux cibler les nationaux, en distinguant le tourisme familial et celui des célibataires. Ils ont longtemps été ignorés alors qu’ils représentent 30% des nuitées domestiques avec un pouvoir d’achat non négligeable qui leur permet de consommer des prestations de qualité.

Une offre désormais identique pour les MRE et les touristes locaux

« Même s’ils ont un pouvoir d’achat supérieur, les MRE ont été intégrés par l’ONMT dans la même cible que les locaux pour la bonne raison qu’ils restent des Marocains qui aspirent à retrouver des produits dont ils ont manqué dans leur pays d’adoption (gastronomie, meilleur hébergement …).

« Tout ça pour dire qu’il y aura pléthore d’offres d’hébergement hôtelier pour toutes les bourses qui permettront de vivre la même expérience qu’un étranger logé dans un 4 ou même un 5 étoiles.

« A ce propos, les films publicitaires télévisés qui seront bientôt diffusés sont surtout axés sur le côté expérience du tourisme national et pas sur l’hébergement qui est la partie la plus chère du séjour.

« Un site beaucoup plus riche pour les clients internationaux »

« Pour ce qui est de la 3ème cible internationale, le site visitmorocco continuera d’exister mais sera plus axé sur la partie vidéo, images et son avec des capsules qui feront rêver et donneront envie aux clients étrangers de venir visiter le Maroc sans parler de l’appui indispensable des réseaux sociaux.

« Les clients potentiels auront un large choix de destinations en consultant des vidéos streaming avec une qualité d’image et son qui permettront d’affiner leurs recherches pour se décider.

Un vrai début de virage digital pour répondre présent le moment venu

« Alors que l’on en parlait depuis des années, l’ONMT a enfin vraiment franchi le pas du virage de promotion digitale qui était très attendu et réclamé par l’ensemble des opérateurs touristiques.

«S’il y aura toujours des gens qui trouveront à redire, la CNT a été très emballée par le travail accompli par l’office qui nous permettra d’être dans les starting blocks au moment de la reprise », conclut Zemrani qui pense qu’au regard de l’évolution épidémiologique dans les marchés européens, c’est le tourisme domestique qui devrait effectuer un lever de rideaux avant le retour des étrangers.

« Une étude en avance sur son temps » 

Si Médias24 n’a pas été en mesure de contacter les dirigeants des grands conseils régionaux du tourisme (Marrakech, Agadir…) du Maroc, la réponse des présidents des CRT de Rabat, de Tanger et de l’Oriental n’a fait que confirmer l’enthousiasme du vice-président CNT pour le dispositif de l’ONMT.

Dithyrambique, Hassan Bargach qui préside le Conseil régional de Rabat-Salé n’hésite pas à qualifier le travail de l’ONMT de remarquable, d’extrêmement structuré et en avance sur son temps.

« C’est la première fois dans l’histoire du tourisme marocain que nous avons droit à un travail réellement scientifique qui donnera les outils et les moyens pour rebondir au moment de la reprise.

Un travail scientifique pour mieux cibler les clientèles

« On a enfin compris que le digital était essentiel et qu’il nous fallait étudier le profil des clients potentiels pour leur adresser des messages dédiés sans risquer de se tromper sur leurs aspirations.

« Sachant que les choses sont mieux structurées, le travail de promotion des destinations du Maroc s’en trouvera simplifié pour attirer davantage de visiteurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

« A partir de là, dès que la reprise démarrera, nous serons davantage prêts pour recevoir les gens qui ont toujours envie de voyager », conclut Bargach en ajoutant qu’il faudra cependant rester discipliné, en termes de mesures sanitaires pour protéger et rassurer les clients.

« Un plan qui permettra de rebondir à l’ouverture des frontières »

De son côté, Youssef Zaki, président du CRT de la région de l’Oriental (Oujda-Saïdia) confirme à son tour que l’office a fait de grands efforts pour adapter sa politique de promotion au nouveau du contexte sanitaire.

« Selon moi, l’ONMT a bien fait de faire ce travail pour ne pas se retrouver à la traîne au moment de la réouverture des frontières et de la reprise mondiale du secteur touristique », conclut Zaki qui tient également à remercier l’office grâce à qui les CRT arrivent à survivre financièrement.

« Un dispositif utile en attendant un vrai plan de relance »

Même son de cloche pour Rkia Alaoui, présidente du CRT de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima qui juge utile le nouveau dispositif marketing de l’office tout en réfutant l’appellation « plan de reprise ».

« L’étude de l’ONMT qui a abouti à un nouveau découpage des cibles est plus que d’actualité sachant que le contexte sanitaire ne permet plus de travailler de la même manière qu’avant la pandémie.

« Il faut cependant préciser que ce travail n’est pas vraiment un plan car de l’aveu même de Adel El Fakir, il faudra encore patienter avant de prendre connaissance des vraies mesures qui permettront d’accompagner la reprise », temporise Alaoui en attendant la publication d’un tel plan de relance.

Les oubliés de la pandémie

par Abdelhak Najib – fnh.ma – 26/04/2021

Les oubliés de la pandémie

Si les mesures mises en place par les autorités sanitaires rendent, de manière quotidienne, compte des statistiques liées à la pandémie du coronavirus, il faut aussi rappeler qu’il y a plusieurs strates sociales dont le destin demeure dans l’ombre de la covid-19. Nous pensons à tous les sans domicile fixe (SDF), à tous les vagabonds, à tous les malades atteints de graves problèmes psychiatriques qui sillonnent les rues, parfois à peine vêtus, nous pensons aux marginaux, à ces enfants des rues, auxdits clochards qui ont la vie dure, qui survivent et qui ne savent pas à quel saint se vouer.

Nous les rencontrons à tous les coins de rue, sur les grandes artères, au coin des feux rouges, certains sniffent, d’autres boivent de l’alcool frelaté, quand d’autres s’appliquent à vouloir récurer les pare-brises des automobilistes. Sans oublier tous les ressortissants de pays comme le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Gabon, le Congo et la Syrie dont certains ont élu domicile dans des cimetières, quand d’autres dorment dans des gares routières et autres squats en périphérie de la ville.

Ce sont là des dizaines de milliers de personnes dont on ignore tout. Ont-elles été testées pour savoir si elles ont contracté la covid-19 ? Ont-elles fait l’objet d’un recensement en vue de les intégrer dans la campagne de soins et éventuellement pour les vaccins prévus pour l’ensemble des Marocains, y compris les étrangers vivant sur le sol marocain ? Sontelles saines ? Portent-elles, pour certaines, le virus, sans le savoir, avec le risque de le transmettre à d’autres, faisant ainsi grossir la liste des contaminés et des décès ? Ce sont là des questions qui restent sans réponse tant qu’on n’a pas jeté toute la lumière sur ces à-côtés du coronavirus qui font des dégâts terribles sans que personne n’en parle.

On le sait, au début de la pandémie en mars 2020, le gouvernement marocain avait annoncé le lancement d’une initiative d’hébergement des personnes sans domicile fixe. Cette initiative touchait alors plusieurs villes marocaines, parmi elles, Casablanca, Rabat, Kénitra, Tanger, Oujda et Agadir. Pour la ministre en charge de ce département, Jamila El Moussali, cette démarche s’inscrivait dans le cadre des efforts d’assistance sociale déployés par l’Entraide nationale en coordination avec les autorités locales, collectivités territoriales et société civile. Il faut ici rappeler que le Maroc compte quelque 150 mille sans-abris, selon les derniers chiffres officiels avancés par le haut- commissariat au Plan (HCP).

A cela, il faut également ajouter les victimes de la dernière vague de froid, qui a surpris plusieurs SDF qui ont payé de leur vie, dans l’indifférence. Ceci pour dire que le virus ne choisit pas qui atteindre. Ce n’est certainement pas son mode de fonctionnement. Il frappe sans faire dans la demi-mesure. C’est pour cela qu’il faut veiller à aider ces citoyens qui souffrent de toutes les privations, surtout durant ce mois de Ramadan, où nous avons tant à partager ensemble.

Agadir : où en est la rénovation du parc hôtelier ?

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/04/2021

Selon un bilan d’étape du programme de rénovation des établissements touristiques, sur 10 candidatures reçues à l’issue du lancement du premier appel à manifestation d’intérêt par la SDR Tourisme, six établissements ont été présélectionnés pour bénéficier du mécanisme de rénovation. Le deuxième appel à manifestation, qui est en cours, a attiré neuf structures.

Sans un produit de qualité, la promotion touristique ne peut pas faire de miracle pour la destination Agadir, surtout après la reprise post-Covid-19. Pour la première fois, les conditions sont réunies pour la mise à niveau du produit touristique hétérogène à travers, d’une part, le Programme de développement urbain (PDU) de la ville d’Agadir 2020-2024, notamment via la mise à niveau urbaine de la zone touristique et balnéaire ainsi que le centre-ville, et d’autre part, le lancement par la Société de développement régional (SDR) du tourisme du mécanisme de rénovation des établissements d’hébergement touristique. Outre la rénovation des unités hôtelières, la SDR Tourisme prévoit la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement et de mise à niveau des restaurants à vocation touristique implantés dans le secteur touristique et balnéaire (STB) de la ville, et ce, en plus du lancement récent d’un autre dispositif financier pour la mise à niveau des établissements d’hébergement touristique ruraux. Depuis le lancement en juin 2020 du premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) en faveur des propriétaires et gestionnaires des établissements hôteliers d’Agadir, quel bilan d’étape peut-on dresser ?

Rénovation : l’engagement des professionnels attendu
Selon la SDR Tourisme, sur un total de 19 établissements d’hébergement qui ont exprimé leur intérêt pour bénéficier de ce programme de rénovation, 15 ont été retenus au stade de la présélection. Dans le détail, sur les dix candidatures reçues à l’issue du lancement du premier AMI, six établissements ont été retenus au stade de la présélection afin d’être examinés par le comité des subventions, alors que le deuxième appel à manifestation, qui est en cours, a attiré neuf structures en attendant la finalisation de leurs dossiers. En examinant les résultats de ces deux premiers AMI, il ressort que les futurs bénéficiaires appartiennent aussi bien aux petites structures qu’aux grands établissements touristiques. Conformément au manuel de procédure, les hôteliers doivent préparer, par la suite, un dossier définitif avec un engagement lié à la gestion de leurs établissements après l’opération de rénovation. À noter qu’un accompagnement pour la constitution du dossier est octroyé par la SDR.

Accompagnement : la SDR finalise avec In Extenso
Aujourd’hui, la SDR Tourisme est en train de négocier le contrat d’accompagnement technique avec le cabinet français In Extenso, spécialisé dans les domaines du tourisme, de la culture et de l’hôtellerie. Le choix du cabinet s’est opéré après deux séances. La première, en date du 25 mars 2021, a permis la mise en concurrence de deux candidats avant de «sélectionner» In Extenso, après délibération, le 15 avril 2021, sur les compléments d’information et l’analyse des offres actualisées de deux cabinets initialement retenus (In Extenso et SIS Consultants). Après finalisation des termes de contrat, c’est In Extenso qui devra accompagner, sur le plan technique, les établissements d’hébergement touristique au niveau de leurs business plan et des programmes de rénovation, ainsi que sur la question du branding. Il est à noter que rien qu’au niveau de la destination Agadir, qui dispose d’une capacité de 32.091 lits, près de 32 unités hôtelières sont en difficulté. Au total, ces établissements concentrent 10.062 lits, soit 35% de la capacité totale de la destination. Presque la moitié de cette capacité peut être rénovée, soit plus de 4.985 lits qui n’ont pas d’arriérés, alors que le reste est fermé, en redressement ou en liquidation. D’où l’importance du mécanisme de subvention dédié à la rénovation des infrastructures hôtelières lancé par la SDR du tourisme. Par ailleurs, les hôtels fermés qui constituent les points noirs (liquidation en conflits judiciaires) depuis des années nécessitent aussi une intervention urgente.

Subvention : 30% du coût total de la rénovation
Ledit programme prévoit l’octroi d’une subvention financière à hauteur de 30% du coût total de la rénovation de l’établissement, plafonné à 10 MDH, et un accompagnement technique personnalisé. Au total, ce mécanisme a été doté d’une enveloppe budgétaire de 120 MDH pour la période 2020-2022. Par ailleurs, la SDR a ciblé également les établissements d’hébergement rural à travers deux conventions signées le mardi 30 mars 2021. La première est dédiée à l’appui aux établissements d’hébergement touristique implantés dans l’arrière-pays de la région, à travers une subvention de 50% du coût total de la rénovation, en plus d’un accompagnement technique personnalisé. Le budget de ce programme est de 10 MDH et est pris en charge par le Conseil régional de Souss-Massa (validé lors de la session du 1er mars 2021). Sa gestion sera assurée par la SDR Tourisme Souss-Massa.

Un mécanisme pour les structures rurales et les restaurants
Quant à la seconde convention, signée par la SDR et l’Association «Souss Massa Initiative», elle vient en complément à la première. Elle a pour objectif de permettre aux bénéficiaires de la subvention, objet de la 1re convention, d’accéder aux prêts d’honneur, octroyés par Souss Massa Initiative, à hauteur de 25% du coût d’investissement. De ce fait, les porteurs de projets de rénovation des établissements d’hébergement touristique en milieu rural du Souss-Massa auront la possibilité de bénéficier d’une subvention de 50% et d’un prêt d’honneur de 25% du coût d’investissement. Le reste sera couvert par des fonds propres ou des prêts bancaires. Parallèlement, la SDR se prépare à commanditer une étude détaillée sur le secteur de la restauration dans la perspective de proposer un plan/mécanisme d’accompagnement et de mise à niveau des restaurants à vocation touristique.

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