Archives de mai 2021

PROCLAMATION DES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION DES CONSEILLERS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Source : Consulat Général de France à Agadir

SCRUTIN DU : 30 mai 2021

POUR LA CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE DE : Agadir

Recensement général des votes (à l’urne et par voie électronique)

Nombre d’électeurs inscrits à la clôture du scrutin : 3358
Nombre de votants (= nombre d’émargements) : 787 (23,43 % des inscrits)
Nombre de bulletins blancs : 7
Nombre de bulletins nuls : 6
Total des suffrages exprimés : 774


• Nombre de suffrage exprimés par liste candidate :

Français du Monde Agadir-Souss Massa Engagement Solidarité Diversité : 221 (28,55 % des suffrages exprimés)
Union pour les Français du Souss Massa : 450 (58,13 % des suffrages exprimés)
Alliance Solidaire des Français d’Agadir et de sa Région : 103 (13,30 % des suffrages exprimés)


• Attribution des sièges :

SONT PROCLAMÉS ÉLUS :

- REBECCHINI Martine (Français Du Monde Agadir-Souss Massa Engagement Solidarité Diversité )
- TRIBOUART Catherine (Union pour les Français du Souss Massa)
- ROZIER Jean-Claude (Union pour les Français du Souss Massa)


A Agadir le 31/05/2021

Covid-19 : voyager en Europe cet été, « sera permis » et « facilité par le pass sanitaire », assure le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, mais…

francetvinfo.fr – 31/05/2021

Covid-19 : ce que l'on sait du pass sanitaire après les annonces de Jean  Castex

Un seul et même QR code « permettra dans toute l’Europe, à partir du 1er juillet, de circuler », explique Clément Beaune. Il prouvera la vaccination ou un test PCR négatif.

À un peu plus d’un mois des vacances d’été, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, assure sur franceinfo lundi 31 mai, que voyager en Europe cet été, « ce sera permis » et « facilité par le pass sanitaire ». Les enfants devront fournir un test PCR ou antigénique. Le pass sanitaire, qui entrera en vigueur le 9 juin, sera nécessaire pour le tourisme et les grands rassemblements.

Les vaccins russes et chinois pas valables

Un seul et même code « permettra dans toute l’Europe, à partir du 1er juillet, de circuler, détaille Clément Beaune. Il montrera que vous avez soit un test négatif, soit la vaccination complète, soit que vous avez eu la Covid et que vous êtes encore protégé ». Le QR Code déjà accessible dans l’application TousAntiCovid sera automatiquement « transformé ». Il sera toujours possible de présenter une version papier, à « retélécharger à partir de la fin du mois de juin ».

Ce pass sanitaire européen prendra en compte « les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments », c’est-à-dire les quatre vaccins autorisés aujourd’hui en France. Les vaccins russes ou chinois ne seront pas suffisants, mais « le touriste pourra toujours faire un test », précise Clément Beaune. Les tests PCR ou antigéniques seront gratuits pour les touristes en France, confirme également le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.

Les données médicales protégées

Clément Beaune tient à rassurer les Français sur les données incluses dans ce pass sanitaire : « Si vous rentrez au Portugal, qu’un douanier ou une autorité sanitaire portugaise lit votre code, il y aura écrit vert ou rouge », ce qui signifiera « autorisé de rentrer sur le territoire » ou « pas autorisé »« À part votre nom et votre prénom, il n’y aura pas vos données médicales. »

« Le douanier ne saura pas si vous avez eu tel vaccin ou si vous avez eu un test, il saura si vous êtes autorisé ou pas. »
Clément Beaune à franceinfo

Le secrétaire d’Etat précise que la Cnil (Commission de l’information et des libertés) ne devra pas donner son avis sur la nouvelle version de ce pass, car « ce sont les mêmes données. Et donc, elle a déjà rendu un avis où elle a exprimé son approbation globale du dispositif ».

Pays verts, pays rouges

Concernant les enfants, « le test sera imposé à partir de 11 ans dans la réglementation française ». L’âge minimal ne sera sans doute pas harmonisé au niveau européen, pense Clément Beaune.

Pour les touristes en provenance de pays non-européens, l’Union européenne est « encore en train de discuter. Nous sommes en train d’élaborer une liste commune entre pays européens, de pays verts, de pays comme les Etats-Unis comme d’autres », explique Clément Beaune. Ces touristes devront eux aussi présenter une attestation de vaccin ou de test négatif.

Aéroports : le Maroc exige un nouveau document aux passagers arrivant au Maroc

fnh.ma – 29/05/2021

Aéroports : le Maroc exige un nouveau document aux passagers

Tous les passagers arrivant au Maroc sont tenus de remplir un nouveau formulaire «fiche sanitaire du passager» fournissant des informations sur l’état de santé du passager, a annoncé l’Office national des aéroports (ONDA) sur les réseaux sociaux.

Pour compléter le document, il est nécessaire d’accéder au portail de l’ONDA avec ce lien, et remplir numériquement la fiche.

La «fiche sanitaire du passager» doit être imprimée et signée par le passager, et remise à l’autorité désignée au niveau de l’aéroport de destination au Maroc, indique la même source.

Il s’agit d’une nouvelle mesure que le Royaume adoptera au niveau de tous les aéroports marocains.

Port d’Agadir : le nouveau terminal quasiment prêt

Port d'Agadir : le 3e accès impose l'actualisation du schéma de circulation  - LesEco.ma

Le projet d’un terminal polyvalent du port d’Agadir fait son chemin. Il atteint aujourd’hui un taux d’avancement de 97%, alors que la fin prévisionnelle des travaux est fixée pour le mois de juillet prochain. Celui-ci permettra au port d’Agadir de faire face aux demandes des différents segments d’activité. Ayant nécessité 48 mois de travaux, ce nouveau terminal est situé sur le prolongement du terminal céréalier et adossé à la jetée principale du port de commerce. Il est réalisé par le groupement Houar-Slimar pour le compte de l’Agence nationale des ports (ANP). Les objectifs assignés à ce projet consistent notamment en l’augmentation de la capacité du port d’Agadir pour réduire les perturbations d’exploitation engendrées par l’accostage des navires croisiéristes et militaires et anticiper les besoins futurs du port en termes d’infrastructures d’accostage pour accompagner le développement industriel de la région Souss-Massa et des régions du Sud.

Coronavirus: 240 nouveaux cas, 222 guérisons en 24H (nouveau bilan)

lesiteinfo.com – 30/05/2021

Un total de 240 nouveaux cas d’infection au coronavirus et de 222 guérisons a été enregistré au Maroc au cours des dernières 24 heures, a indiqué dimanche le ministère de la Santé.

Le nombre de personnes ayant reçu la première dose du vaccin a atteint 8.521.177, indique le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19, relevant que les personnes qui ont été complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) sont au nombre de 5.242.075.

Les nouveaux cas d’infection portent à 519.108 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020, tandis que le nombre des personnes rétablies est passé à 506.962, soit un taux de guérison de 97,7%, précise le ministère.

A ce jour, le nombre total des décès est passé à de 9.143, après cinq nouveaux décès enregistrés dans les régions de Casablanca-Settat (3) et Souss-Massa (2), soit un taux de létalité de 1,8%.

Les nouveaux cas de contamination ont été recensés dans les régions de
Casablanca-Settat (133),
Marrakech-Safi (32),
Rabat-Salé-Kenitra (30),
Souss-Massa (14),
Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11),
Dakhla-Oued Eddahab (8),
Laâyoune-Sakia El Hamra (5),
l’Oriental (3),
Fès-Meknès (3) et
Beni Mellal- Khénifra (1).

Les cas actifs sont au nombre de 3.003, tandis que les cas sévères ou critiques ont atteint 236, dont 10 placés sous intubation et 103 sous ventilation non invasive.

Les États-Unis et le Maroc organisent le premier exercice militaire conjoint au Sahara Occidental

moroccomail.fr – 30/05/2021

Les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées en Afrique auront lieu en juin au large des îles Canaries. Les États-Unis et le Maroc, ainsi que d’autres pays mais sans la présence de l’Espagne, mettront en place un déploiement massif de ressources lors des exercices appelés African Lion, prévus du 7 au 18 juin. La principale particularité à cette occasion est qu’une grande partie des manœuvres se dérouleront pour la première fois en territoire saharien occidental, plus précisément dans la ville de Mahbes, près de la frontière avec l’Algérie en face des camps de réfugiés de Tindouf, et à Dakhla, l’ancienne Villacisneros, au sud du territoire saharien. Un autre scénario sera celui de Tan Tan, dans le sud du Maroc, l’un des points les plus proches des côtes des Canaries.

Bien qu’elles aient été préparées par les deux pays depuis plusieurs mois, ces manœuvres interviennent à l’un des moments les plus complexes et conflictuels des relations entre l’Espagne et le Maroc. Alors que les images de milliers de migrants marocains entrant à Ceuta et l’indignation du gouvernement alaouite face à l’accueil en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, ne sont pas encore éteintes, les 2021 exercices du Lion africain sont une déclaration de force du régime de Mohamed VI sur le territoire de l’ancienne colonie espagnole avec le soutien sans équivoque des USA, après la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara quand Trump était encore à Casablanca.

Les experts s’accordent à dire qu’il s’agit du plus grand déploiement en Afrique d’exercices de ce type. En fait, pour le commandement américain sur le continent (Africom), African Lion est sa plus grande opération d’entraînement, et ce n’est pas en vain que les chiffres et le déploiement le montrent : environ 8 000 soldats – 7 800 selon les données connues – provenant de neuf pays, bien que le Maroc et les États-Unis aient mis le gros des contingents ; 21 avions militaires et 46 autres supports ; plus de 100 véhicules blindés ; deux bateaux ; 24 millions de dollars de budget et 21 pays en tant qu’observateurs. Contrairement aux autres éditions, l’Espagne ne participe pas à cette occasion, ni sur le terrain ni en tant qu’observateur, une décision que le ministère de la Défense avait prise il y a plusieurs mois, indépendamment de la situation actuelle des relations avec Rabat. L’importance du Lion d’Afrique est démontrée par le général James C. McConville, chef d’état-major de l’armée américaine, qui a souligné l’importance stratégique de ces manœuvres sur ses réseaux sociaux.

Ces exercices sur terre interviennent trois mois seulement après les manœuvres navales et aériennes que le pays nord-américain et le royaume du Maghreb ont également déployées au nord des îles Canaries en mars et dont l’Espagne et le gouvernement autonome n’avaient pas connaissance. Les contrôleurs aériens des îles ont été « surpris par le survol de l’espace aérien espagnol par des avions militaires américains ». Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower a traversé l’océan au nord de l’île de La Palma et il existe des preuves que plusieurs chasseurs ont envahi l’espace aérien espagnol à différents moments. Tout cela s’est produit au cours de la première quinzaine de mars, sans avertissement préalable, comme l’indique la réponse officielle du gouvernement des îles Canaries à une question du Parlement.

Ces démonstrations militaires en si peu de temps interviennent à un moment où le régime marocain est devenu le principal allié des États-Unis en Afrique du Nord, son principal acheteur d’armes et où Rabat exerce une pression accrue sur ses voisins, l’Algérie et la Mauritanie, pour accroître sa main de fer sur le territoire du Sahara occidental. Outre les péripéties du phénomène migratoire, le Maroc a étendu il y a plus d’un an ses eaux territoriales, ce qui affecte directement les îles Canaries, mais il prend également des positions de plus en plus fréquentes sur le statut marocain de Ceuta et Melilla. Rabat se présente à l’Europe et aux Etats-Unis comme le pays capable de contenir l’immigration irrégulière mais aussi le djihadisme et l’extrémisme en provenance du Sahel. Cela nécessite de l’argent, une formation militaire et des armes, trois aspects pour lesquels Washington n’a pas hésité à soutenir Rabat.

Le mandat de Donald Trump a été hautement bénéfique pour le royaume alaouite. Rabat a non seulement obtenu des États-Unis qu’ils valident la souveraineté marocaine sur le Sahara – en échange de la reconnaissance par le Maroc de l’État d’Israël – mais aussi un contrat de vente d’armes d’une valeur astronomique pour le réarmement du pays maghrébin. En décembre, les deux gouvernements ont négocié un contrat d’une valeur de 825 millions d’euros. Au cours de l’exercice 2020, le pays du Maghreb a augmenté ses dépenses militaires de 30%, pour atteindre plus de 4 800 millions de dollars. Des drones de pointe, des hélicoptères de combat, des avions F-16, des missiles, des chars et une large gamme d’armes ont été acquis ou sont en cours d’acquisition pour moderniser les forces armées marocaines, ce qui est considéré avec une certaine inquiétude en Espagne et avec préoccupation par l’Algérie voisine, un pays qui protège le Front Polisario et accueille les camps de réfugiés de Tindouf sur son territoire.

Préparations

Le même jour que plus de 8000 migrants sont arrivés à Ceuta dans un flux sans précédent devant la passivité de la police marocaine, ont commencé à arriver à la base militaire américaine de Moron de la Frontera (Séville) des avions qui participeront aux manœuvres African Lion 2021. Il s’agit de quatre bombardiers stratégiques B-52H de la base militaire de la Louisiane, véritables forteresses aériennes de 56 mètres d’envergure et 48 mètres de long.

Les forces armées américaines et marocaines se préparent depuis plusieurs mois aux exercices qui se dérouleront dans le sud du Maroc et au Sahara occidental. Fin mars, des commandants supérieurs des deux armées se sont réunis à Agadir pour concevoir la logistique de l’opération, tandis qu’en avril, les États-Unis ont envoyé plusieurs inspecteurs dans le pays pour vérifier que toutes les pistes militaires marocaines étaient opérationnelles pour leurs avions.

Il y a quelques jours, le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a publié une note sur son site web dans laquelle le capitaine Jack Robinson explique que « l’African Lion 21 jouera un rôle important dans la dissuasion stratégique et le renforcement des alliés » dans la région. « En inspectant plusieurs aérodromes à l’appui de l’exercice, nous facilitons directement les opérations et, par conséquent, les objectifs stratégiques globaux et de renforcement du partenariat », déclare le commandement américain.

Un autre capitaine, Jacob Pond, souligne le partenariat avec Rabat : « Le Maroc est le plus ancien partenaire des États-Unis », a déclaré M. Pond. « Cette mission permet à nos deux pays de mieux se comprendre et de s’apprécier mutuellement sur le plan tactique et stratégique. J’ai une appréciation beaucoup plus profonde du rôle du Maroc dans la région qu’auparavant. »

Outre les troupes américaines et marocaines qui participent aux exercices militaires, d’autres pays africains fournissent également des troupes, comme la Tunisie et le Sénégal, des Européens comme l’Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que des Américains comme le Canada et le Brésil. La plupart des 21 pays observateurs sont africains, mais le Portugal, le Danemark, Malte, la Norvège et la Pologne sont également présents.

Mais ce qui est le plus frappant, c’est que les principales opérations et exercices des troupes ont lieu sur le territoire sahraoui. Sans aucun doute, la reconnaissance par les Etats-Unis de la nature marocaine du Sahara Occidental a été un facteur clé dans l’approbation par Africom des manœuvres dans cette zone. Et une partie des exercices se déroulera dans l’un des principaux points chauds du conflit entre le Maroc et le Front Polisario, puisque de nombreuses attaques successives du Polisario contre l’armée alaouite ont eu lieu précisément dans la région de Mahbes, dans le coin nord-est du Sahara occidental, très près de l’endroit où le nouveau mur a été érigé. Rabat a étendu le mur de défense au Sahara Occidental de 50 kilomètres supplémentaires autour d’une commune rurale appelée Touizgui, située à l’extrême sud-est du Maroc et à seulement trois kilomètres de la frontière avec l’Algérie et des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Tan Tan et Mahbes accueilleront les manœuvres terrestres et aériennes, ainsi que les opérations contre les « organisations terroristes », dans un message clair au Polisario.

En effet, le Maroc a répété qu’il respectait les territoires dits libérés, mais ces derniers temps, il a envoyé de plus en plus d’avertissements indiquant qu’il n’avait pas l’intention de maintenir ce statu quo et qu’il voulait étendre son contrôle jusqu’aux confins du Sahara.

Et en toile de fond de cette situation tendue des relations entre l’Espagne et le Maroc, le séjour du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, souffrant d’une grave maladie qui s’est aggravée à cause du Covid. Le retour de Ghali à la tête du Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a précisément marqué l’aggravation de la situation dans l’ancienne colonie espagnole, puisque le leader sahraoui fait partie de la « ligne dure » du mouvement qui réclame l’autodétermination du Sahara. En fait, les affrontements ont repris avec l’arrivée du Ghali, bien que dans la guerre médiatique qui prévaut dans ce conflit, Rabat n’ait jamais reconnu que la guerre avait repris mais seulement des escarmouches.

Dans ce contexte de crise diplomatique entre Madrid et Rabat à cause de Ghali et de crise dans le territoire sahraoui à cause d’un conflit toujours enraciné, des manœuvres de grande envergure sont prévues tant sur terre, aéroportées, maritimes, forces spéciales, aériennes, actions civilo-militaires, exercice et simulation. Selon les médias spécialisés, « l’un des exercices combinés les plus importants au monde » est en préparation, ce qui donne une idée de l’importance que les Etats-Unis accordent à l’Africain Lion 2021 pour consolider leur présence dans cette zone du continent et garantir la sécurité face aux risques des groupes djihadistes qui opèrent en Algérie et dans le sud de la Mauritanie.

Pas sûr que le Maroc lève les restrictions durant l’été

bladi.net – 30/05/2021

Pas sûr que le Maroc lève les restrictions durant l’été

Si le virus du Coronavirus est tant soit peu sous contrôle au Maroc, la réouverture des frontières reste en suspens. Même pour cet été, les autorités restent prudentes.

Pour redonner vie au secteur touristique, le Maroc peut exhiber ses statistiques de vaccination qui s’élèvent actuellement à 8 millions de personnes vaccinées, dont 5 millions ayant reçu les deux doses, soit « 16,6 % de la population cible ». Mais, avec ces chiffres, un voyage à Tanger ou un retour en famille n’est pas garanti, car les autorités préfèrent être plutôt prudentes, informe Le Point, précisant que l’état d’urgence sanitaire est prolongé jusqu’au 10 juin prochain.

Après les félicitations du ministre de la Santé face à la gestion de la crise, le couvre-feu a été allégé, mais les compagnies aériennes restent très prudentes dans les annonces. Bien qu’Air France ait annoncé les vols de Paris vers Tanger et Agadir, tous restent suspendus à la décision du Maroc.

Toutefois, le 26 mai dernier, Rabat a connu deux décès et 385 nouveaux cas pour une population de 36 millions. Or, en 2020, le pays enregistrait un décès et 99 cas par jour. Mais, la reprise du tourisme devrait attendre 2022, « 2023 à plein régime », a estimé un homme d’affaires. Au final, le Maroc opte pour la lutte contre la pandémie au lieu d’engendrer une nouvelle vague pour une saison touristique pas si sûre.

Conserves de poisson : Malgré l’éternel problème d’approvisionnement, l’investissement ne décroche pas

par Abdelaziz Ghouibi – medias24.com – 30/05/2021

INAUGURATION D’UNE CONSERVERIE DE POISSON LE 26 MAI À DAKHLA

Ces unités s’insèrent dans le cadre du plan Halieutis via l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), lancé en 2016. Il portait sur la réalisation de 6 projets associant des patrons pêcheurs aux industriels moyennant l’octroi par le ministère des quotas de pêche, nous explique Mme Zakia Driouech, secrétaire générale du département de la Pêche.

Aujourd’hui, un projet est encore en cours de réalisation. «Son état d’avancement est à 70%», précise Mme Driouech. Un deuxième projet a été abandonné pour non-conformité au cahier des charges, indique la même source. Il reste donc 4 projets.

Quoi qu’il en soit, les quatre unités inaugurées sont d’envergure conséquente.  Elles totalisent une capacité de 425 tonnes/jours pour un investissement de 1 milliard de DH. Avec à la clé, la création de 3.000 emplois directs.

L’investissement a été aussi bien injecté dans l’outil industriel qu’en ce qui concerne l’acquisition des bateaux de pêche. Et au-delà, le ministère a dû apporter son concours pour accompagner les investisseurs dans les divers domaines, liés à l’exploitation des nouvelles unités. Il s’agit, selon la secrétaire générale du département de la Pêche, des travaux d’assainissement des zones d’implantation des usines, la formation du personnel ainsi que d’autres actions d’accompagnement.

Seul bémol, le problème d’approvisionnement des conserveries en matière première reste entièrement posé et risque même de s’aggraver à moyen terme, s’inquiètent des professionnels. A l’appui, ils citent les prévisions de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui tablent sur une réduction de 25% des stocks du poisson pélagique. Une prévision que bat en brèche la secrétaire générale du département de la Pêche. A ses yeux, le débat organisé jeudi 27 mai « aurait porté sur les mesures à prendre pour améliorer la gestion des stocks ». Sans vouloir toutefois donner plus de précision.

Mais les assurances officielles ne semblent pas atténuer les craintes des conserveurs. Certains parmi eux ne cachent pas leur pessimisme quant aux perspectives de la campagne de transformation qui démarre dans les prochains jours. Surtout, que la stratégie Halieutis n’a pas tenu ses promesses, est-il souligné. L’objectif de porter l’utilisation de la capacité industrielle à 80% n’est toujours pas atteint, onze années après le déploiement de la stratégie.

Mais la situation ne semble pas décourager les investisseurs. Outre les 4 unités réalisées dans le cadre de l’AMI, quatre autres sont en cours de construction. Trois respectivement à Agadir, Boujdour et Safi et la 4e dans la zone industrielle de Settat. Cette dernière devrait également traiter les produits végétaux.

Marocanité du Sahara : L’Espagne sèche l’exercice militaire «African Lion»

yabiladi.com – 29/05/2021

Margarita Robles, ministre espagnole de la Défense a décidé que l’armée ibérique ne participera pas aux traditionnelle manoeuvres African Lion au Maroc. Une décision politique éloignée des intérêts militaires de Madrid.

Margarita Robles, ministre espagnole de la Défense / DR

Une fois n’est pas coutume, l’armée espagnole a décidé de sécher l’édition 2021 de l’exercice militaire African Lion, prévu du 7 au 18 juin au Maroc. Officiellement, le ministère de la Défense, dirigé par Margarita Robles, avance des «raison budgétaires» pour ne pas prendre part à ce rendez-vous.
Néanmoins, sous couvert d’anonymat des «sources gouvernementales» affirment au quotidien El Pais que l’Espagne ne souhaite pas que sa participation à l’African Lion 2021 soit interprétée comme un acte de reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Une preuve de plus attestant de la divergence de vues entre Rabat et Madrid sur la question du Sahara, et ce depuis la décision de l’ancien président Donald Trump du 10 décembre 2020.
En effet, l’exercice de cette année consacre la marocanité du Sahara, sachant qu’elles auront lieu, outre Tan-Tan, à Mahbès (à seulement une centaine de kilomètres des camps de Tindouf en Algérie), et Dakhla. Une première dans l’histoire de cette opération militaire.
Robles prend une décision politique et non militaire

Cet ordre du département de Mme Robles va à l’opposé des souhaits du haut commandement de l’armée espagnole et les renseignements militaires qui veulent renforcer leur présence dans les pays du Sahel en vue de faire face aux groupes terroristes. En mars dernier, l’armée ibérique  en collaboration avec le Centre National d’Intelligence a organisé un séminaire à Niamey dédié à la lutte contre le terrorisme. Pour mémoire, Pedro Sanchez avait pris part au sommet G5 Sahel, à Nouakchott en juillet 2020.
Cette semaine, l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères de droite, José Margallo, a invité le gouvernement Sanchez «à examiner sa position à l’égard du Sahara à l’aune du contexte géopolitique naissant après la déclaration des Etats-Unis (reconnaissant la marocanité du Sahara) et les mouvements prévisibles de pays européens».
L’’exercice de cette année compte la participation de 20 pays dont notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Brésil, l’Italie, le Canada, la Tunisie et le Ghana. Tous ont accepté de se déployer leurs militaires au Sahara alors que certains sont loin d’être proches des positions défendues par le royaume sur ce dossier, tels les Pays-Bas ou le Canada.
L’African Lion 2021 verra la participation de 7.800 soldats, 67 avions, dont 21 de combat et 46 d’appui, et deux composantes navales. Son coût s’lève à 32 millions euros. Ces derniers mois, le siège du commandement de la zone sud des Forces armés royales, à Agadir, a accueilli des réunions de coordination entre les officiers marocains et leurs homologues américains pour la préparation des manœuvres.

Maroc : un été en point d’interrogation

realites.com – 29/05/2021

Maroc : un été en point d'interrogation | Réalités Online

Le royaume chérifien hésite à rouvrir ses frontières pour l’été. Prudentes, les autorités allègent les restrictions au compte-gouttes. Pour gagner la bataille du tourisme, le royaume peut mettre en avant ses statistiques de vaccination : 8 millions de personnes vaccinées dont 5 millions ayant reçu les deux doses. « 16,6 % de la population cible », expliquent les données fournies par les autorités, 30 millions composant ladite population. Un voyage à Tanger ou un retour en famille demeurent une hypothèse. Sur le sujet, la prudence fait figure de ligne politique. L’état d’urgence sanitaire règne, les frontières (air, mer, terre) sont fermées jusqu’au 10 juin.Depuis le 30 mars, les liaisons aériennes sont suspendues entre France et Maroc. L’ambassade de France « recommande de reporter tout projet de déplacement vers le Maroc ». Ne voulant pas risquer un regain de nouveaux cas et un engorgement des hôpitaux, un calendrier très prudent avait été décidé afin que les fêtes de l’Aïd (synonyme de rassemblements familiaux) ne se transforment pas en un cluster géant. Les signaux politiques et sanitaires sont émis au compte-gouttes. Le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a loué la « stabilité » de la situation épidémiologique. De premières mesures d’allègement des restrictions ont suivi : couvre-feu aéré, de 23 heures à 4 h 30, soit une bouffée d’oxygène pour les restaurants et cafés, qui fermaient à 20 heures jusque-là. Les compagnies aériennes demeurent prudentes dans leurs annonces. Tanger et Agadir sont annoncés par Air France au départ de Paris. Il faudra attendre début juin pour connaître les décisions du Maroc.

Un virus sous contrôle
Le 26 mai, Rabat enregistrait deux décès et 385 nouveaux cas, pour une population de 36 millions d’habitants. Un an auparavant, jour pour jour, le pays comptait un décès et 99 cas. La situation se détériorera durant l’été 2020. À ce jour, le pays a cumulé 517 808 cas et 9 131 décès. En 2019, 13 millions de touristes franchissaient les frontières, en hausse de 5,2 % par rapport à 2018. La pandémie a stoppé net cette ascension. Les deux moteurs de la fusée tourisme au Maghreb sont le Maroc et la Tunisie. Si les deux souffrent plus vivement qu’une Algérie peu affectée par la fermeture de ses frontières, sa reprise est prévue en 2022, « 2023 à plein régime », selon un homme d’affaires. Et le Maroc préfère museler la pandémie plutôt que de risquer une nouvelle vague pour une saison touristique improbable.

Taroudant : viols en série sur élèves mineures

barlamane.com – 29/05/2021

Ce samedi matin, un professeur à l’école communale de Tiout, dans la province de Taroudant, a été déféré devant le tribunal d’Agadir après qu’il a reconnu avoir violé quatre élèves. Il avait été conduit, jeudi dernier, au pôle judiciaire de la gendarmerie royale de Taroudant, suite à des plaintes de viol déposées par les parents des victimes.

Ayant reconnu les chefs d’accusation pesant sur lui, le professeur a été écroué à la prison locale d’Ait Melloul, le procureur général du roi à la cour d’appel d’Agadir ayant décidé de le poursuivre en état d’arrestation.

Il restera en cellule, en attendant le début de son procès devant la chambre criminelle de première instance du même tribunal.

Covid-19/Maroc : Légère hausse des nouveaux cas confirmés ce samedi

par Mounia Senhaji – lematin.ma – 29/05/2021

Covid-19/Maroc: Légère hausse des nouveaux cas confirmés ce samedi

Le ministère de la Santé a annoncé ce samedi 410 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 518.865 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1426,3 pour 100.000 habitants (1,1 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 8.521.177 personnes alors que 5.242.075 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 204 cas, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 55 nouveaux cas. Marrakech-Safi et Souss-Massa occupent la 3et la 4e position avec respectivement 54 et 30 nouveaux cas alors que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ferme le Top 5 avec 20 nouvelles infections.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (175 cas), Marrakech (47 cas), Salé (17 cas), Agadir-Ida Outanane (11 cas) et Kénitra (15 cas).

Le ministère a également dénombré 297 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,7%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 506.740 cas.

Dans le même intervalle, 3 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.138 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Rabat (1), <tanger-Asilah (1) et Laâyoune (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 10.021 portant ainsi à 5.981.854 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 2.990 personnes, dont 221 cas sévères ou critiques (soit 35 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 7 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 410 nouveaux cas par régions et provinces

  • 204 cas à Casablanca-Settat : 175 à Casablanca, 9 à Nouaceur, 8 à Mohammedia, 4 à Mediouna, 3 à Settat, 3 à Berrechid et 2 à Benslimane.
  • 55 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 17 à Salé, 15 à Kénitra, 8 à Skhirat-Témara, 8 à Sidid Kacem et 7 à Rabat.
  • 54 cas à Marrakech-Safi : 47 à Marrakech, 4 à Al Haouz, 2 à Essaouira et 1 à Rhamna.
  • 30 cas à Souss-Massa : 15 à Agadir-Ida Outanane, 7 à Inzegane-Aït Melloul, 3 à Tiznit, 3 à Taroudant et 2 à Chtouka-Aït Baha.
  • 20 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 9 à Tétouan, 5 à Chefchaouen, 4 à Tanger-Asilah et 2 à M’Diq-Fnideq.
  • 11 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La Totalité à Oued Eddahab.
  • 10 cas dans L’Oriental : 9 à Oujda-Angad et 1 à Guercif.
  • 10 cas à Drâa-Tafilalet : 9 à Errachidia et 1 à Midelt.
  • 9 cas à Guelmim-Oued Noun : 5 à Tan Tan et 4 à Guelmim.
  • 4 cas à Fès-Meknès : 3 à Fès et 1 à Taounate.
  • 2 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : La totalité à Laâyoune.
  • 1 cas à Beni Mellal-Khénifra : à Azilal.

La Suisse inaugure son consulat honoraire à Agadir

lematin.ma – 29/05/2021

Roberta Eulera a souligné que l'inauguration de ce consulat situé à Tamghart aux environs d'Agadir, permettra de découvrir les potentialités touristiques énormes dont regorge Souss Massa. Ph : DR
Roberta Eulera a souligné que l’inauguration de ce consulat situé à Tamghart aux environs d’Agadir, permettra de découvrir les potentialités touristiques énormes dont regorge Souss Massa. Ph : DR

Le consulat honoraire de Suisse au niveau de la région Souss-Massa a été inauguré vendredi à Agadir, en présence de diplomates et d’autres personnalités.

Roberta Eulera été désignée Consule honoraire de la Suisse dans la région. Elle aura, pour mission, de promouvoir les relations entre son pays et le Royaume et d’apporter assistance, en cas de besoin, aux ressortissants Suisses à Souss-Massa.

L’ouverture de ce consulat vise à renforcer la communication avec les citoyens suisses qui ont choisi Agadir et la région Souss-Massa, comme destination touristique.

Dans une déclaration à la MAP, l’ambassadeur de Suisse au Maroc, Guillaume Scheurer a mis en avant l’excellence des relations entre le Maroc et la Suisse, notant que son pays compte désormais trois consulats honoraires dans le Royaume (Casablanca, Marrakech et Agadir).

Et d’ajouter que l’ouverture d’un consulat à Souss-Massa intervient dans le cadre de la célébration du centenaire de la présence diplomatique suisse au Maroc.

Souss-Massa est une région très dynamique et riche de fortes potentialités agricoles et économiques ainsi qu’un grand centre balnéaire touristique, s’est félicité le diplomate suisse.

Pour sa part, Roberta Eulera a souligné que l’inauguration de ce consulat situé à Tamghart aux environs d’Agadir, permettra de découvrir les potentialités touristiques énormes dont regorge Souss Massa, notant que cette région est l’une des destinations les plus prisées en Afrique pour les amateurs de surf.

Jeudi, le président du Conseil de la région Souss-Massa, Brahim Hafidi s’est entretenu avec Guillaume Scheurer.

A cette occasion, l’ambassadeur suisse s’est informé des différents atouts économiques, agricoles, touristiques et culturels de la région Souss-Massa, et qui pourront être un terrain fertile pour les investissements suisses.

Brahim Hafidi a passé en revue également, les grands chantiers structurants lancés dans la région Souss-Massa.

Histoire : L’odyssée du RA II…, 50 ans après

Par Malika Alami – lavieeco.com – 28/05/2021

■ Safi commémore la date anniversaire de cette extraordinaire aventure
■ Le 17 mai 1970 l’explorateur Thor Heyerdahl et ses coéquipiers se lancent le défi de traverser l’Atlantique à bord d’un bateau en Papyrus
■ Le savant norvégien désirait prouver au monde que les Egyptiens avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb
■ Madani Ait Ouhanni, équipier marocain de cette odyssée, relate les moments forts de cette traversée historique
■ Un périple hors du commun…

Cinq décennies après la fabuleuse odyssée du RA II, la ville de Safi continue à se remémorer ce périple maritime hors du commun. La cité a commémoré de nouveau il y a quelques jours cette date marquante de l’histoire de la ville. Elle a rendu hommage à l’initiateur de cette épopée, l’explorateur Thor Heyerdahl et ses coéquipiers. La commémoration initiée par l’ambassade de Norvège, les associations Mémoire de Safi et la Fondation de Safi, le groupe OCP et le groupe Barid-Al Maghrib, a été marquée par de vibrants honneurs à l’égard à Hadj Madani Ait Ouhanni qui avait pris part à cette odyssée. La cérémonie organisée à la Cité des Arts et de la Culture de Safi a été l’occasion pour Barid Al-Maghrib d’émettre un timbre poste en souvenir de cette expédition scientifique.
Le choix de ces célébrations en ce mois de mai n’est pas fortuit.
Cette extraordinaire aventure a commencé en mai 1970. «Nous avons pris la mer le 17 mai 1970. A bord, chacun avait sa tâche et mon rôle était d’étudier la pollution de surface de l’Atlantique, raconte Madani Ait Ouhanni.
Sa participation à l’expédition a été un concours de circonstances. L’équipage du RA II séjournait à l’hôtel Marhaba Safi, dont il était à l’époque directeur. Un des membres de l’expédition a eu un empêchement et le Dr Thor Heyerdahl, organisateur du voyage, lui a alors proposé de le remplacer. Sans hésiter, M. Ait Ouhanni dit avoir accepté, car il souhaitait que le Maroc soit partie prenante de cette singulière opération qui réunissait différentes nationalités. Rappelons qu’à travers cette curieuse expédition le savant norvégien Thor Heyerdahl désirait prouver au monde que les Egyptiens avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb. Pour ce voyage, un bateau en Papyrus, selon la pure tradition de l’Egypte antique, fut construit au Maroc par des pêcheurs boliviens.

Sous la bannière de l’ONU, le radeau les a menés de Safi à Bridgestone en Barbade (Antilles). L’équipage du RA II naviguera durant 57 jours pour parcourir 3 200 miles marins (un peu moins de 6 000 km). Le 12 juillet 1970, il fut à destination, où un vibrant et chaleureux accueil lui fut réservé par la population, le gouvernement de l’île, ainsi que la presse internationale.
M. Ait Ouhanni raconte cette atmosphère avec beaucoup d’émotion et de fierté : «Les congratulations affluaient de partout. Feu S.M. Hassan II a adressé au chef de l’expédition la lettre suivante : « Le périple que vous avez effectué, à travers l’Océan Atlantique, reliant les continents africain et américain et tissant ainsi entre eux un lien supplémentaire, renouvelant peut-être l’action d’intrépides prédécesseurs, constitue pour nous, et à plus d’un titre, un motif de fierté et une cause d’admiration. En tant que Marocain, nous sommes heureux d’avoir pu assister à vos préparatifs, d’avoir encouragé votre initiative, de vous avoir permis de réaliser votre ambition à partir de nos côtes et d’avoir manifesté notre confiance à votre projet et notre joie à votre succès, en associant un de nos concitoyens à votre entreprise… ».»
De ce périple, Madani Ait Ouhanni, relate aussi moult détails. Son récit sur la traversée est semé d’anecdotes. Il raconte ainsi comment il a eu dès les premières heures de navigation, le mal de mer, car originaire de Marrakech, il n’avait pas le pied marin. Mais très vite, il s’acclimatera aux conditions du bateau.

«Une nuit, nous avons vu un gros pétrolier se diriger droit sur nous, alors que j’étais de quart avec mon coéquipier égyptien. Nous avons alors illuminé les voiles avec nos lampes pour lui signaler notre présence et éviter le pire. Le navire a dévié juste à temps», raconte M. Ait Ouhanni. Il se souvient très bien aussi comment l’équipage avait dû rationner l’eau à raison d’un 1/2 litre par personne et par jour, car plusieurs jarres s’étaient cassées lors de la première tempête. Autant de moments forts et bien d’autres gravés dans l’esprit de l’équipier marocain du RA II.
Cinquante ans après cette traversée, il souligne que cette aventure a été un événement marquant de sa vie et lui a enseigné des valeurs telles que la solidarité et la modestie. M. Ait Ouhanni rappelle aussi qu’il a réalisé à l’issue de l’expédition un rapport scientifique qui se trouve dans les rayons de la bibliothèque de l’ONU. Il continuera à partager les péripéties de l’aventure du RA II en devenant délégué de Connaissance du monde. C’est ainsi qu’il a effectué une tournée non seulement au Maroc et à travers 15 pays africains mais aussi en France, en Belgique et à New-York .

Aujourd’hui à 81 ans, Hadj Madani Ait Ouhanni est le dernier témoin vivant parmi les huit hommes ayant participé à l’expédition du RA II.
Pour sa part l’explorateur et organisateur de l’expédition Thor Heyerdahl, nous a quittés en 2002. Outre ses talents de grand navigateur, il a été aussi archéologue et un grand humaniste. Membre de l’Académie des sciences de Norvège, membre de l’Académie des sciences de New York et titulaire de la médaille d’or de la Royale Geographic de Londres, il fut maintes fois distingué. Un prix international maritime Thor Heyerdahl pour l’environnement fut institué en Norvège en 2001

Le RA II

L’immobilier s’envole et le Pays basque s’enflamme

medias24.com – 28/05/2021

« Euskal Herria ez da salgai » ou « Le Pays Basque n’est pas à vendre » : ces inscriptions fleurissent sur les devantures des agences immobilières et les façades des maisons à vendre de la côte basque où les prix au m2 s’envolent, poussés par le marché des résidences secondaires et des nouveaux arrivants.

« Ca se crispe énormément, on le sait tous, la mèche est allumée », souffle le membre, anonyme, d’un collectif de militants de la côte basque qui lutte pour que l’immobilier reste accessible.

Si 59% des habitants du Pays basque sont encore propriétaires de leur logement, « il y a des jeunes qui rentrent dans la vie active et qui sont désespérés. Et le désespoir, quand il est mobilisateur, il peut devenir dangereux », ajoute le militant de ce groupe pacifique baptisé BAM (Baiona Angelu Miarritze – Bayonne Anglet Biarritz), le triangle urbain où l’immobilier explose.

Les agences immobilières sont les premières cibles de cette colère. Les tags qui les recouvrent de plus en plus régulièrement font revivre le souvenir des années 2007/2008, lors desquelles le mouvement Irrintzi avait revendiqué plusieurs sabotages et plastiquages d’enseignes immobilières ou de résidences secondaires.

« Ce n’est pas la première fois que nos agences immobilières ou des maisons sont ciblées », acquiesce Marie-Pierre Burre-Cassou, maire de Guéthary, village de 1.300 habitants, « avec plus de 50% de résidences secondaires » et un prix moyen de vente à 7.400 euros le m2.

« Ici, on n’a plus aucun cadre, il n’y a même plus de prix du marché », souffle l’édile, s’avouant « démunie face à cette crise ». Son homologue à Biarritz, Maider Arosteguy, se dit « particulièrement pessimiste sur ce qui peut arriver ». « Le risque, c’est que toute une partie de la jeunesse du Pays basque va se radicaliser ».

– « La bonne époque d’ETA » –

Mi-mai, à Biarritz, des voitures immatriculées hors du département étaient vandalisées. Un peu plus tôt, en mars à Urrugne, une banderole arborant le message « Parisiens, rentrez chez vous, vous êtes le virus du Pays basque » avait enflammé l’opinion.

« On en vient à lire des commentaires, sur les réseaux sociaux, on où regrette +la bonne époque d’ETA+ », l’organisation séparatiste basque qui a multiplié les actions violentes des deux côtés de la frontière pendant plus d’un demi-siècle avant de se dissoudre en 2018. « il y a quelque chose de très inquiétant là-dedans », réagit Jean-Daniel Elichiry.

Ce militant associatif, membre actif de la plateforme Bake Bidea qui milite pour une résolution du conflit basque, est préoccupé. Pour lui, la crise du logement est un « symptôme » des inégalités croissantes. « Si on s’en tient aux symptômes seulement, alors oui on crée du logement pour faire baisser la fièvre, mais il faut apporter d’autres réponses et veiller à ne pas désespérer les jeunes. »

Selon la Communauté d’agglomération du Pays basque, composée de 158 communes, il existe aujourd’hui 54.000 logements vides, soit 12.000 logements vacants et 42.000 résidences secondaires, au Pays basque.

Entre 2007 et 2017, une augmentation de plus de 19% du parc de résidences secondaires a été observée. Pendant ce temps, le nombre de logements vacants a quasiment doublé. Le tout, essentiellement sur « un basculement d’usage de la résidence principale », souligne Denis Caniaux, président de l’agence d’urbanisme Atlantique et Pyrénées (Audap).

Face à un gain démographique annuel d’environ 3.000 personnes, « le marché est insuffisant », tout comme la construction immobilière neuve, analyse Denis Caniaux. D’autant que les modes de vie ont évolué, avec davantage de personnes seules. « Quand en 1968 il fallait 300 logements pour 1.000 habitants, aujourd’hui il en faut 500. »

La colère vise aussi le marché locatif, rongé par la saisonnalité. Les baux de septembre à juin, pour profiter de la haute fréquentation touristique estivale, sont pléthore. La plateforme Airbnb est plus particulièrement dans le viseur des militants.

– Stratégie de la meuleuse –

C’est le cas d’Éric Bonnamy, ancien élu biarrot de 46 ans, qui s’est filmé découpant des boîtes à clés à la meuleuse, dans une rue de Biarritz. Il veut dénoncer la « spéculation locative » et dire en vouloir « à ceux qui veulent gagner toujours plus d’argent en très peu de temps ». « Je n’appelle pas à la violence, mais si une meuleuse peut faire trembler quelques propriétaires, ça me va. »

La pression immobilière, jusque-là concentrée sur la Côte basque, a ces dernières années gagné la bande rétro-littorale voire l’intérieur des terres.

Dans un territoire où le salaire moyen mensuel est de 2.000 euros net selon l’Insee, le fossé du pouvoir d’achat se creuse avec les nouveaux arrivants, le plus souvent des cadres supérieurs à revenus élevés. « C’est une population qui a les moyens de payer cash et qui fait disparaître le moindre logement », avance Maider Arosteguy.

Pour le jeune militant du groupe BAM, cette « envie que ressorte la violence » est trop négligée par les politiques, qui « balaient un peu ça d’un revers de la main en disant qu’ils sont aussi piégés que nous, mais ce n’est pas vrai ». « On se couche trop devant le saint capital et là on est arrivés à un point où il faut dire stop. »

Le Maroc consolide son expertise dans l’aquaculture

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 28/05/2021

Le Maroc consolide son expertise dans l’aquaculture

Le Royaume veut renforcer son expertise dans le secteur aquacole à travers le lancement d’une initiative pionnière à Sidi Ifni qui a fait l’objet d’une visite effectuée mercredi par l’ambassadrice de la Norvège au Maroc et la représentante de la FAO-Maroc accompagnés de l’équipe de l’ANDA pour s’enquérir de l’écosystème dans lequel sera implanté le projet d’appui au développement des métiers de l’aquaculture au Maroc qui contribuera à insuffler une dynamique nouvelle au secteur aquacole marocain sur la façade atlantique.

Né d’un partenariat entre le département de la pêche maritime du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et forêts, l’ANDA, la FAO, et les ambassades de Norvège et des Pays-Bas au Maroc, ce projet d’un montant de 2,5 millions de dollars vise à répondre à une demande croissante d’assistance technique de la part des opérateurs aquacoles et à développer une main-d’œuvre qualifiée pour la conduite des élevages prévus au large de l’Atlantique et de la Méditerranée.
À terme, le projet prévoit l’installation d’une station de démonstration/formation pour la production de poissons et de coquillages au large de Sidi Ifni à travers un partenariat public-privé. Cette station servira de base pratique pour la formation de formateurs, ouvriers spécialisés et ouvriers qualifiés dans tous les métiers de l’aquaculture et sera conjuguée à des formations théoriques dans le Centre de qualification professionnelle maritime (CQPM) de Sidi Ifni.
Le projet prévoit également le développement de modules de formation pour les techniciens spécialisés, le développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’aquaculture à travers la mise en réseaux des acteurs privés marocains avec leurs homologues internationaux et la mise en relation entre les institutions de formation/recherche marocaines avec d’autres à l’étranger.

En effet, le projet prévoit l’installation d’une station de démonstration/formation pour la production de poissons et de coquillages au large des côtes de Sidi Ifni ainsi que la formation de formateurs et celle d’ouvriers et techniciens aquacoles afin de disposer des qualifications nécessaires adaptées aux exigences du secteur et de créer de nouvelles opportunités de travail pour les jeunes au Maroc freinant ainsi la migration.
Ce projet a pour objectif, également, le développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’aquaculture à travers la mise en réseaux des acteurs publics et privés marocains avec leurs homologues internationaux.
Pour rappel, le projet s’inscrit dans la continuité des efforts mis en œuvre par le Royaume du Maroc dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture et s’attache en cohérence à la stratégie Halieutis adoptée par le Royaume en 2009 pour le développement de la pêche et de l’aquaculture et, qui sous-tend la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) n°2 pour l’élimination de la faim et l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition et de l’ODD n°14 pour l’utilisation durable des écosystèmes marins. La contribution financière de la Norvège s’élève à 1,65 million de dollars et celle des Pays-Bas à 0,85 million de dollars USD.

Guelmim-Oued Noun : 850 hectares à la disposition des investisseurs aquacoles

Outre les riches ressources halieutiques, le plan d’aménagement aquacole réalisé par l’ANDA dans cette région, et qui a identifié 1.320 ha de superficie totale dédiée au développement des projets aquacoles, démontre qu’elle possède également des potentialités aquacoles importantes, notamment piscicoles et conchylicoles, avec une capacité de production de 43.000 tonnes pour un investissement total de 1.000 millions de dirhams et la création de 1.200 emplois directs.
Aujourd’hui 850 hectares sont disponibles, répartis sur 48 unités de production, pour la réalisation des projets de fermes aquacoles dont 35 unités de production, de 15 ha chacune, pour la conchyliculture, et 13 unités de production, de 25 ha chacune, pour la pisciculture.

«L’aquaculture au Maroc crée de l’espoir parmi les jeunes»


Questions à Merethe Nergaard, ambassadrice de la Norvège à Rabat

ALM ; Dans quel cadre intervient votre visite à Sidi Ifni ?

Merethe Nergaard : Je suis à Sidi Ifni pour voir l’avancement du projet que nous menons avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et qui est appuyé par la FAO pour la formation dans l’aquaculture et qui est un nouveau secteur pour le Maroc, et dont la Norvège a beaucoup d’expérience. Nous voulons avec ce projet aider le Royaume à démarrer ce secteur et créer de l’espoir parmi les jeunes et créer de l’emploi. Donc ce projet porte sur la formation de formateurs dans l’aquaculture mais aussi des personnes qui vont travailler dans cette activité prometteuse. D’ailleurs, ce projet est très important pour nos relations avec le Maroc et pour le développement de cette région qui recèle un potentiel important dans le secteur de la pêche maritime, et qui pourrait être accompagné par le développement de l’aquaculture.

En tant que pionnier en aquaculture au niveau mondial, comment la Norvège entend-elle partager son expertise en la matière avec le Royaume ?

Nous espérons qu’il y aura des investissements dans le secteur de la part des compagnies et sociétés norvégiennes, et nous espérons aussi qu’il y aura un échange d’expérience comme par exemple bénéficier de l’expertise des formateurs norvégiens. En effet, tout ce qui est marin et maritime réunit le Maroc et la Norvège qui sont des pays riverains à l’Atlantique, et on a fait il y a quelques années des recherches océaniques ensemble, et je pense que dans le futur il y aura davantage de projets dans le domaine de la pêche.

Quel regard portez-vous sur le secteur de l’aquaculture au Maroc ?

C’est un secteur qui assure beaucoup de potentiel, surtout dans la Méditerranée, et ça vaut la peine de voir, si possible, de faire la pisciculture et la conchyliculture ici à Sidi Ifni, et sur la côte atlantique et qui peut contribuer dans l’alimentation des futures générations et donne de l’espoir aux jeunes au niveau de l’emploi.

Covid-19 : 336 nouveaux cas confirmés en 24h, 235 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 28/05/2021

Covid-19 : 336 nouveaux cas confirmés en 24h, 235 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 336 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 518.458 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 506.443 avec 235 nouvelles rémissions ce vendredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,7%. 1 nouveau décès a été enregistré durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.135 et le taux de létalité à 1,8%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.880 personnes, dont 200 cas graves. Il a souligné en outre que 10.103 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.971.824 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 8.434.323 pour la première dose et 5.216.171 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 196 cas à Casablanca-Settat : 142 à Casablanca, 12 à Nouaceur, 12 à Mohammedia, 4 à Mediouna, 10 à Settat, 3 à Berrechid, 10 à El Jadida, 2 à Benslimane et 1 à Sidi Bennour.
  • 32 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 11 à Kénitra, 6 à Salé, 8 à Skhirat-Temara, 6 à Rabat et 1 à Khémisset.
  • 29 cas à Marrakech-Safi : 23 à Marrakech, 1 à Kelaat Sraghna, 3 à Safi, 1 à Youssoufia et 1 à Essaouira.
  • 21 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 9 à Tanger-Assilah, 9 à Mdiq-Fnideq, 1 à Tétouan, 1 à Chefchaouen et 1 à Ouazzane.
  • 19 cas à Souss-Massa : 13 à Agadir Ida-ou-tanane et 6 à Inezgane-Aït Melloul.
  • 17 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 7 cas à Drâa-Tafilalet : 2 à Tinghir, 1 à Midelt, 2 à Errachidia et 2 à Ouarzazate.
  • 4 cas à Béni Mellal-Khénifra : 3 à Béni Mellal et 1 à Khouribga.
  • 4 cas à Fès-Meknès : 2 à Fès, 1 à Meknès et 1 à Boulemane. 
  • 3 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 1 à Laâyoune, 1 à Tarfaya et 1 à Es-smara.
  • 3 cas dans la région de l’Oriental : 2 à Oujda-Angad et 1 à Berkane.
  • 1 cas à Guelmim-Oued Noun à Guelmim.

Les deux terroristes arrêtés à Taroudant prévoyaient un carnage

bladi.net – 28/05/2021

Les deux terroristes arrêtés à Taroudant prévoyaient un carnage

Le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) a annoncé, mardi 25 mai, l’arrestation de deux présumés terroristes affiliés à Daech, très actifs à Aït Melloul et dans la commune de Oulad Berhil, près de Taroudant. Ceux-ci cherchaient à planifier une multitude d’attentats terroristes.

On en sait un peu plus sur A. N. et Y. B., les deux présumés terroristes interpellés mardi dernier à Ait Melloul et à Ouled Berhil, aux environs de Taroudant. Soupçonnés d’appartenir à Daech, ils prévoyaient d’utiliser des explosifs et de cibler des touristes, des policiers et des militaires ainsi que des dirigeants politiques. Ils planifiaient une multitude d’attentats terroristes dans la région de Souss-Massa et notamment à Agadir considérée comme le poumon économique et touristique du Sud, rapporte Assabah.

Les deux présumés terroristes voulaient également cibler des commissariats de police et des sièges des partis politiques à Agadir et dans la région de Souss-Massa pour y commettre des attentats à la bombe. Les exploitations agricoles appartenant à des notables ainsi qu’à des responsables publics et notamment celles appartenant à un leader politique étaient également dans leur viseur. Aussi, comptaient-ils s’attaquer aux policiers et aux gendarmes en utilisant des machettes pour leur subtiliser leurs armes afin de commettre d’autres attentats. Des attentats qui envisageaient de filmer puis de diffuser sur les réseaux sociaux. Autre cible : les touristes étrangers.

Selon des sources proches de l’enquête, les deux mis en cause se sont connus à Marrakech où ils travaillaient sur un chantier. A. N. a suscité l’adhésion de son ami Y. B. à l’idéologie de Daech. Par la suite, les deux accusés se feront endoctriner sur internet. Ils ont commencé à planifier des attentats dans le royaume mais ont été freinés dans leur élan.

Plus de 518.000 candidats au baccalauréat cette année au Maroc

infomediaire.net – 27/05/2021

Un total de 518.430 candidats et candidates passeront les épreuves de la session ordinaire de l’examen national unifié du baccalauréat au titre de l’année 2021, a annoncé, jeudi à Rabat, le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi.

Dans un exposé lors de la réunion hebdomadaire du conseil de gouvernement, le ministre a indiqué que les données de son département font état d’une hausse du nombre de candidats par rapport à la session 2020 (441.238 candidats) soit une augmentation de 17,5%, ajoutant que parmi les 518.430 candidats inscrits aux épreuves du baccalauréat au titre de l’année 2021, 35% d’entre eux sont des candidats libres (178.897) contre 339.533 candidats scolarisés. Il a souligné que le pourcentage de filles s’élève à 49% du total des candidats (53% pour les candidats scolarisés), notant que le nombre de candidats des branches scientifique, technique et professionnelle est estimé à 301.038 candidats (58% du total de candidats dont 71% sont scolarisés), tandis que le nombre de candidats des branches littéraire et originelle est estimé à 217.392 candidats et le nombre de candidats au Bac international (français et anglais) a atteint 94.950 contre 43.781 l’an dernier soit une hausse de 116,8%.

En outre, Amzazi a relevé que le nombre de candidats au baccalauréat professionnel a reculé de 26%, passant de 8.770 l’année dernière à 6.483 en 2021, précisant que les candidats sont répartis en trois filières comprenant 19 branches, à savoir les filières de services (3.915 candidats contre 4.718 en 2020), les filières industrielles (2.542 candidats contre 4.003 en 2020) et la filière agricole qui compte 26 candidats en 2021 contre 49 candidats l’année dernière.

Les candidats en situation de handicap sont quant à eux au nombre de 319, a indiqué le ministre, notant que les résultats de la session ordinaire de l’examen national unifié du baccalauréat au titre de l’année 2021 seront annoncés le 20 juin 2021 alors que les résultats de la session de rattrapage dont les épreuves se dérouleront du 5 au 8 juillet 2021 seront affichés le 11 juillet 2021.

Par ailleurs, Amzazi a fait observer, dans un communiqué lu lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, que le ministère a pris toutes les mesures nécessaires pour une meilleure organisation de cette importante échéance nationale, soulignant que ces préparatifs concernent à la fois les aspects logistiques et pédagogiques, notamment ceux liés à la mise à jour des cadres référentiels encadrant ces examens et publiés le 4 mai 2021, ainsi que l’intensification des cours de soutien destinés aux élèves afin de garantir l’égalité des chances pour tous les candidats.

Le ministre a également souligné que toutes les mesures préventives et de précaution ont été adoptées dans le cadre d’un protocole sanitaire strict afin de préserver la santé et la sécurité des candidats, des cadres pédagogiques et administratifs et de tous les intervenants, indiquant que plusieurs installations sportives, de grandes salles et des amphithéâtres seront mobilisés pour l’occasion afin de respecter la distanciation physique. Dans ce contexte, il a exprimé ses remerciements aux ministères de l’Intérieur, de la Santé et de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ainsi qu’aux autorités territoriales, à la Sureté Nationale, à la Gendarmerie Royale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection Civile pour leur mobilisation et leur engagement pour la préparation de cette échéance nationale.

Le film syrien “Photographe ” remporte le prix du meilleur court-métrage au Festival international du Souss

libe.ma – 27/05/2021

Le film syrien “Photographe ” remporte le prix du meilleur court-métrage au Festival international du Souss

Le court-métrage “Photographe” du réalisateur syrien, Al-Mohanad Kaltoum, a remporté le prix du meilleur film au 13è festival international de court-métrage du Souss qui s’est tenu du 21 au 24 mai, à Aït Melloul en mode virtuel, sous le thème, “cinéma et mutations sociales”. Le film marocain “Médecin de l’humanité” d’Abdelbari Lamrini a décroché le “Prix de Souss pour le meilleur court métrage Documentaire”, alors que le film Hangrois, “La dernière étape (Almahata Al Akhira)” de Haidar Slytin a remporté “le prix du jury”, indique un communiqué des organisateurs.

Cette manifestation culturelle organisée par “L’Atelier Comédia pour la créativité cinématographique”, en partenariat avec la commune d’Aït Melloul, le Conseil de Souss Massa, la Faculté des Langues, Arts et Sciences Humaines d’Ait Melloul et avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain, a décerné le prix de l’image cinématographique au court-métrage “HaHay Al Kilab” de Saddam Sadik (Soudan/ France).

Les courts-métrages Ghalia d’Ahmed Sakhr (Egypte), “Ghost of spacetime” du Marocain Karim Taj, et “The Crows’s Land” de l’irakien Mohammed Hussein Mohammed, ont été également récompensés par le festival.

Le festival a été marqué par l’organisation d’un atelier de cinématographie encadré par le réalisateur Hamouda Tounsi et d’un atelier en art de scénario animé par Abdeslam Batraoui, ainsi qu’un master class sous le thème “les représentations et les références sociales dans le cinéma arabe”. Pour sa part, le Centre Souss des études et recherches a organisé une conférence sous le thème “ Cinéma et mutations sociales” qui a connu la participation d’une pléiade d’universitaires, ainsi qu’un débat en ligne sur le nouvel ouvrage de Hassan Raiss “la femme dans le cinéma marocain: derrière et devant la caméra”.

Le nombre des arrivées touristiques à Dakhla a quadruplé

infomediaire.net – 26/05/2021

La ville de Dakhla est devenue l’”incarnation de la réussite du nouveau modèle de développement des provinces du Sud du Maroc”, et “la vitrine du soft power de la diplomatie marocaine”, affirme le magazine “Jeune Afrique”.

“Portée par un programme de développement mobilisant des dizaines de milliards de dirhams, la ville de Dakhla a connu un véritable essor ces dernières années. Et la dynamique diplomatique favorisant l’ouverture sur place de représentations étrangères promet d’en faire un véritable hub continental”, écrit le magazine panafricain qui consacre un reportage à cette ville du Sahara marocain, publié en “Avant-première”.

“En une quinzaine d’années, Dakhla a connu un essor tel qu’elle est devenue l’incarnation de la réussite du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, mais aussi l’atout charme de l’offensive diplomatique du royaume qui a incité plusieurs pays amis à ouvrir des représentations diplomatiques dans les villes sahariennes”, relève Jeune Afrique.

Il a rappelé dans ce contexte l’ouverture d’une dizaine de consulats de pays africains au cours des deux dernières années, et d’une antenne de la Société américaine de financement du développement international (DFC), ouverte dans la foulée de la reconnaissance par l’administration américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara.

L’essor de la ville est tel que “Dakhla clignote désormais sur les radars de toutes les chancelleries de la planète, mais suscite aussi de plus en plus l’intérêt d’investisseurs étrangers”, affirme Jeune Afrique.

D’ailleurs, une antenne de la Chambre française du commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM) a ouvert ses portes en mars 2019, rappelle le magazine, ajoutant qu’une antenne locale de La République en Marche (LREM), a ouvert en avril dernier, “encouragée par les multiples visites de politiques français qui appelaient ouvertement le gouvernement français d’emboiter le pas aux américains en reconnaissant la marocanité du Sahara et d’ouvrir un consulat dans les provinces du Sud”.

Alors que dans les années 2000, Dakhla était une destination “confidentielle, connue des seuls amateurs des sports nautiques, particulièrement le kitesurf”, depuis une dizaine d’années, les manifestations internationales se sont multipliées dans la ville, affirme Jeune Afrique, rappelant que Dakhla devrait accueillir, en décembre prochain, le “forum AI for climate” pour lequel sont attendus des experts issus de plusieurs pays pour discuter de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.

Mais l’événement le plus stratégique abrité par Dakhla a été le Forum Crans Montana, qui réunit les décideurs parmi les plus importants de la planète. Ce forum, qui devait se tenir le 18 mars 2020, a été annulé en raison de la pandémie. Mais, il a été reprogrammé pour juin prochain avec une conférence en mode virtuel sur la femme africaine.

Selon Jeune Afrique, “ce rayonnement international de Dakhla s’est évidemment traduit par une grande affluence touristique”. Sur la dernière décennie, le nombre des arrivées à Dakhla a quasiment quadruplé, alors que le nombre de nuitées a été multiplié par plus que cinq, relève le magazine citant le directeur régional du Tourisme, Mohamed Salem Boudija.

Même durant 2020, annus horribilis pour le tourisme mondial, Dakhla a pu tirer son épingle du jeu en affichant parfois des taux de remplissage de 100% durant certaines périodes, souligne Jeune Afrique.

Selon le magazine, “Dakhla est aujourd’hui un chantier à ciel ouvert et s’illustre comme le bon élève des trois régions sahariennes du Royaume, concernées par le nouveau modèle de développement des provinces du Sud lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2016 “.

Ainsi, de grands projets structurants ont été lancés pour assurer l’essor socio-économique de la région. Outre la voie express qui démarre depuis Tiznit et s’étend sur 1055 kilomètres jusqu’à Dakhla, pas moins de 22 hôtels sont en cours de construction, ce qui va permettre de doubler quasiment la capacité hôtelière de la région estimée actuellement à 1.825 lits en tenant compte des établissements classés.

Par ailleurs, le raccordement de Dakhla au réseau d’électricité national vient d’être achevé en février dernier après six ans de travaux et 2,5 milliards de dirhams (232 millions d’euros) de budget. Quant au futur Port Dakhla Atlantique, qui sera adossé à une zone industrialo-logistique, il suscite l’intérêt de nombreux investisseurs étrangers, conscients du hub que peut constituer cette infrastructure portuaire pour desservir le continent africain, surtout avec la mise en place de la ZLECAf.

Selon le magazine panafricain, “Dakhla est ainsi destinée à devenir un hub régional et mondial au service du co-développement dans différents domaines”. D’ailleurs à l’occasion de l’inauguration de la DFC américaine, son PDG Adam Boehler a annoncé des initiatives visant à mobiliser 5 milliards de dollars d’investissement au Maroc et dans la région, dans le cadre de Prosper Africa, rappelle Jeune Afrique.

Plus de 187 000 doses du vaccin anti-Covid administrées ce mercredi au Maroc

infomediaire.net – 26/05/2021

Au total 385 nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) et 393 guérisons de cette maladie ont été enregistrés au Maroc au cours des dernières 24 heures, a indiqué mercredi le ministère de la Santé, soulignant que le nombre de personnes ayant reçu la première dose des vaccins anti-Covid a atteint 8.148.964 (plus de 137 950 personnes aujourd’hui).

Les personnes complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) sont au nombre de 4.996.705 (plus de 49 222 personnes aujourd’hui), a précisé le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19.

Les nouveaux cas d’infection portent à 517.808 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020 dans le Royaume, tandis que le nombre des personnes rétablies s’est élevé à 506.061, soit un taux de guérison de 97,7%.

A ce jour, le nombre total des décès est de 9.131, après l’enregistrement de 2 nouveaux cas, soit un taux de létalité de 1,8%. Ces décès ont été enregistrés dans les régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi.

Les nouveaux cas ont été recensés dans les régions de Casablanca-Settat (234), Marrakech-Safi (42), Rabat-Salé-Kenitra (31), Souss-Massa (29), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (19), Laâyoune-Sakia El Hamra (9), Guelmim-Oued Noun (4), Fès-Meknès (4), Dakhla-Oued Eddahab (4), Beni Mellal-Khénifra (4), Darâa-Tafilalet (3), et l’Oriental (2).

Les cas actifs sont au nombre de 2.616, tandis que les cas sévères ou critiques ont atteint 177, dont 5 placés sous intubation et 91 sous ventilation non invasive.

5 produits de terroir à labelliser dans le Souss-Massa

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 26/05/2021

Pour être labellisé, chaque produit du terroir doit disposer d’un cahier des charges qui doit indiquer entre autres les références d’identification de l’organisme de contrôle et de certification, qui est chargé du contrôle du respect des clauses du cahier des charges.
Pour être labellisé, chaque produit du terroir doit disposer d’un cahier des charges qui doit indiquer entre autres les références d’identification de l’organisme de contrôle et de certification, qui est chargé du contrôle du respect des clauses du cahier des charges.

Bonne nouvelle pour les groupements agricoles spécialisés dans les produits de terroir dans le Souss-Massa. Le département de l’Agriculture doit mobiliser le 17 juin prochain une assistance technique pour la certification à l’Indication géographique protégée et à l’Appellation d’origine protégée de 5 produits dans la région à savoir l’argane, le safran de Taliouine, le miel d’euphorbe de Souss-Massa, les dattes de Bouittoub et les amandes de Tafraout.

Le département de l’Agriculture poursuit le processus de certification des produits du terroir. Il doit recruter, le 17 juin prochain, une assistance technique afin d’accompagner les coopératives de la région de Souss-Massa dans la certification de plusieurs produits à l’Indication géographique protégée et à l’Appellation d’origine protégée.
Les produits à labelliser sont l’Argane, le Safran de Taliouine, le miel d’Euphorbe de Souss-Massa, les dattes Bouittoub et les amandes de Tafraout. L’opération concernera 16 groupements producteurs de l’huile d’argane, 13 spécialisés dans le safran de Taliouine, 3 dans les dattes Bouittoub, 10 groupements dans la production de miel d’euphorbe et un groupement producteur d’amandes de Tafraout. «Le développement des produits du terroir est considéré parmi les innovations apportées et objectifs privilégiés du Plan Maroc Vert, et constitue une alternative très prometteuse pour le développement local, viable et durable, particulièrement dans les zones marginales et difficiles», souligne l’Agriculture.
Selon la même source, l’expérience internationale montre d’ailleurs que certaines zones considérées longtemps comme difficiles à handicaps permanents ont su trouver de nouveaux positionnements agricoles, notamment par des stratégies de terroir qui ont permis la création de la valeur et de la richesse. Rappelons que la labellisation des produits de terroir agricoles est régie par la loi 25.06, relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ). L’objectif principal de cette loi est le développement et la protection des produits du terroir marocains contre toutes tromperies et usurpations éventuelles aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. 
Les produits labellisés sont essentiellement des huiles, des fruits frais et secs, des plantes aromatiques et médicinales, des miels, des fromages et autres. Pour être labellisé, chaque produit doit disposer d’un cahier des charges qui doit indiquer entre autres les références d’identification de l’organisme de contrôle et de certification, qui est chargé du contrôle du respect des clauses du cahier des charges selon un plan de contrôle arrêté et validé par la Commission nationale des signes distinctifs d’origine et de qualité.
En certifiant un produit, ces organismes de contrôle et de certification garantissent le respect «rigoureux» du cahier des charges relatif à ce produit et attestent sa conformité aux exigences de la traçabilité. 

Arrêtons une fois pour toutes la mendicité des enfants

par Seddik Mouaffak – maroc-hebdo.press.ma – 26/05/2021

Le programme “Wladna”consiste à lancer des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance.

Dans le cadre de la promotion et de la protection des enfants, le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a lancé un plan d’action pour protéger cette catégorie de l’exploitation à des fins de mendicité ainsi que le programme “Wladna” qui consiste à lancer des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, selon un bilan du ministère.

En droite ligne des Hautes orientations de SM le Roi dans le domaine de la promotion et de la protection de l’enfance, et conformément à l’initiative “Rabat : ville sans enfants en situation de rue” lancée par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) présidé par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, le ministère et la présidence du ministère public ont lancé, le 04 décembre 2019, un plan d’action pour protéger les enfants de l’exploitation à des fins de mendicité, dans une expérience modèle à Rabat, Salé et Témara.

Dans un communiqué retraçant le bilan des réalisations dans le domaine de l’enfance au cours de la période du 25 mai 2020 au 25 mai 2021, à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, le ministère précise que cette initiative s’est faite en coordination avec plusieurs départements ministériels et établissements publics ainsi qu’avec l’ONDE et la Ligue marocaine pour la protection de l’Enfance.

Parmi les résultats de ce plan d’action figure la protection de 142 enfants, dont 79 de sexe féminin, et ce jusqu’au 15 décembre 2020, ajoute la même source, notant que les données ont révélé que 66% de ces enfants sont âgés entre 0 et 04 ans, dont 27% ont moins d’un an, et 13 enfants sont de nationalités étrangères. De plus, tous les cas enregistrés à ce jour concernent des mères mendiant avec leurs enfants (97 mères), à l’exception de la grand-mère (deux cas) et d’une proche de la mère (un seul cas), poursuit le communiqué.

Services sociaux
Les résultats ont également révélé que 17% des femmes mendient avec plus d’un enfant et que 46% d’entre elles sont des mères mariées, 38% sont des mères célibataires, 13% sont des mères divorcées et 02% sont des mères veuves, indique le communiqué, ajoutant que les mères mendiant avec leurs enfants qui n’ont pas fait l’objet de poursuites pour exploitation de leurs enfants dans la mendicité ont également bénéficié de services sociaux, notamment le soutien psychologique, la médiation familiale, l’orientation vers des programmes sociaux et une coordination pour la formation et l’emploi.

Sur la base de l’affirmation de tous les partenaires selon laquelle cette expérience modèle dispose de toutes les conditions nécessaires à son succès dans d’autres régions, l’initiative a été étendue pour inclure quatre régions et de nouvelles provinces, à savoir Tanger, Meknès, Marrakech et Agadir, dans l’optique de sa généralisation à l’échelle nationale, et ce dans le cadre de la convergence avec les villes modèles accueillant les dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, note le communiqué. Au niveau de la prise de conscience et de la sensibilisation, le ministère des Habous et des Affaires islamiques a invité les prédicateurs des mosquées à aborder la question de la protection des enfants contre l’exploitation à des fins de mendicité dans le deuxième sermon du vendredi 12 mars 2021.

Il a également appelé les prédicateurs et les mourchidines à aborder le thème de “la sensibilisation à la protection des enfants contre l’exploitation dans la mendicité”, dans le cadre de leur programme d’activités religieuses. Par ailleurs, le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a souligné que le programme “Wladna” s’inscrit dans le cadre de la mise en place du deuxième objectif stratégique de la politique publique intégrée de protection de l’enfance au Maroc (2015-2025) relatif à la création de dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance.

Ce programme s’inscrit également dans le cadre de la mise en oeuvre du Pacte national pour l’enfance issu des travaux de la 16è édition du congrès national des droits de l’enfant, organisé par l’ONDE en novembre 2019, sous le Haut patronage de SM Mohammed VI et la présidence effective de SAR la Princesse Lalla Meryem. Selon le communiqué, ce programme comprend un ensemble de mesures visant à renforcer le système de protection de l’enfance contre diverses formes de négligence, de violence et d’exploitation au niveau des provinces, notamment la création de comités provinciaux et de centres d’accompagnement pour protéger l’enfance.

Plans provinciaux
Afin de garantir la continuité du lancement des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, le ministère a élaboré un plan d’action pour l’année 2021, qui comprend un ensemble d’activités, notamment l’accompagnement des comités provinciaux de protection de l’enfance pour préparer des diagnostics pour les services et structures de protection de l’enfance et l’élaboration des plans d’action provinciaux.

Il s’agit aussi de la maintenance du système d’information intégré pour suivre l’enfant depuis la chaîne de protection, la formation des acteurs à son utilisation et à son développement selon les résultats de la phase pilote, du lancement d’un programme de formation dans le domaine de la protection de l’enfance au profit des acteurs actifs dans les préfectures et provinces qui accueillent les nouveaux dispositifs territoriaux, sur la base des résultats de l’évaluation du premier programme, ainsi que du soutien de l’élaboration du protocole-cadre pour la protection des enfants et l’accompagnement des acteurs territoriaux pour le mettre en place.

Le ministère a lancé au début de l’année 2021, en coordination avec les départements ministériels concernés, le processus de création des dispositifs territoriaux dans 10 nouvelles provinces, dont Béni-Mellal, Sidi Kacem, Fès, El Jadida, Taroudant, Taounate, Errachidia, Oujda, Kénitra et Settat.

La célébration par le Maroc de la Journée nationale de l’enfant (25 mai) constitue une occasion de renouveler l’engagement de tous les acteurs dans le Royaume, gouvernement, associations et organisations nationales et internationales, sous la sage conduite de de SM le Roi, qui accorde une attention particulière à la promotion des conditions de l’enfance, et l’adhésion personnelle de la Princesse Lalla Meryem, Présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant, relève le communiqué.

Le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a en outre salué les efforts déployés pour mettre en oeuvre les orientations Royales, afin de généraliser la protection sociale, qui comprend la généralisation des allocations familiales ciblant 7 millions d’enfants en âge de scolarité, dont 3 millions de familles bénéficiaires durant la période 2023-2024, afin de permettre aux familles qui ne bénéficient pas de ces allocations de toucher, selon le cas, des indemnités couvrant les risques liés à l’enfance, ou des indemnités forfaitaires.

Centres de transfusion sanguine : Moins de donneurs, moins d’argent et moins de ressources humaines

par Kenza Khatla – medias24.com – 26/05/2021

Déficit en moyens humains et matériels, baisse des ressources financières, et baisse des réserves de sang. Ce sont les principaux éléments relevés par le rapport de la mission exploratoire temporaire sur le centre national et centre régional de transfusion sanguine de Rabat, et des services de transfusion sanguine au CHU de Fès.

Ce rapport, dont Médias 24 détient copie, a été présenté mardi 25 mai devant la Commission parlementaire des secteurs sociaux. Il s’agit d’un diagnostic du secteur, à l’issue duquel des recommandations ont été émises pour le mettre à niveau.

Au total, ce rapport comprend huit volets. Il s’agit de l’évaluation des moyens humains et techniques du secteur, la formation continue des professionnels de la santé, les indicateurs relatifs au don de sang, la qualité du sang, la production des médicaments dérivés sanguins, les ressources financières et la gouvernance.

Un déficit en moyens humains estimé à plus de 30%

Les centres de transfusion sanguine au Maroc emploient au total 391 professionnels de la santé (médecins, infirmiers, et personnel administratif). Afin d’améliorer leur rendement, le besoin s’élève, selon le rapport, à 183 employés, toutes catégories confondues. Le déficit s’établit ainsi à 32%.

Environ 60% de ces employés, en particulier les médecins et infirmiers, s’approchent de l’âge de la retraite. Seuls 10% sont âgés de moins de 30 ans.

Le rapport épingle également un problème de formation continue. Cela est notamment dû à la demande croissante de sang et de ses dérivés, le développement du système de transfusion sanguine suite à la multiplication des centres régionaux (18) et des banques de sang (32), le développement des techniques de collecte et de distribution de sang par le CNTS, ainsi que l’expansion de son activité pour inclure la production de médicaments dérivés sanguins.

Il note aussi l’absence de branches de spécialisation en transfusion sanguine dans les facultés marocaines de médecine et les centres de formation d’infirmiers.

Quant à l’indemnisation, les employés de ces centres travaillent toute la semaine, en plus des gardes effectuées le soir et les weekends, sans être indemnisés ni sur la garde ni sur le rendement.

Il a donc été recommandé de :

-Employer un nombre suffisant de personnes pour combler le déficit actuel, tout en tenant compte de celles qui devraient bientôt prendre leur retraite ;

-Mettre en place un système d’indemnisation sur les gardes effectuées le soir et le weekend, ainsi qu’une indemnisation sur le rendement ;

-Programmer des formations continues au profit des professionnels de la santé pour accompagner l’évolution scientifique et médicale ;

-Créer, au niveau des facultés de médecine et des centres de formation d’infirmiers, des branches de spécialisation en transfusion sanguine.

Baisse des ressources financières depuis 2016

Le centre national de transfusion sanguine souffre, depuis 2016, d’une baisse des ressources financières, suite à la hausse des dépenses. Cette hausse s’explique premièrement par l’importance des dépenses d’investissement, notamment avec l’automatisation des techniques transfusionnelles et la gestion informatique de sang.

Les autres éléments qui expliquent cette situation sont l’augmentation du nombre des donneurs d’une part, (plus de 81.417 personnes entre 2010 et 2016), qui a engendré une hausse conséquente des dépenses liées au traitement du sang et la hausse de la consommation de sang, au niveau des centres relevant des hôpitaux d’une autre part, sans que ces derniers ne remboursent leurs factures. « Les sommes non versées par les hôpitaux au profit du CNTS s’élèvent à 9 millions de DH en 2016 », précise le rapport.

Quant à la baisse des ressources financières, elle s’explique principalement par la baisse de 50% des ventes de médicaments dérivés sanguins produits par le CNTS, en raison de la concurrence déloyale avec les sociétés privées. « Le ministère de la Santé lance des appels d’offres auxquels le CNTS ne peut soumissionner. Les achats se font donc auprès des sociétés privées, qui importent ces médicaments de l’étranger à des prix beaucoup plus élevés (voire le double) que ceux proposés par le centre. Ce qui induit un gaspillage non justifié des ressources de l’Etat ».

Les membres de cette mission appellent ainsi à revoir la gouvernance du système de transfusion sanguine, avec une révision de la forme juridique du CNTS. Ils appellent également au recouvrement des dettes des hôpitaux.

Ces membres recommandent aussi au ministère d’autoriser le Centre nationale à participer aux appels d’offres lancées pour s’approvisionner en médicaments dérivés sanguins, d’autant plus que ceux fabriqués au Maroc correspondent plus à la population marocaine. La fabrication de ce type de médicaments doit également être développée au Royaume, ce qui permettra au CNTS d’atteindre l’autosuffisance, mais aussi d’en exporter à l’étranger.

Le nombre de donneurs en amélioration, les réserves en baisse en été

Sur le volet relatif aux dons de sang, le rapport note une amélioration du nombre de donneurs de sang au Maroc. En 2018, le pays comptait 9,3 donneurs par 1.000 habitants, contre 5,6/1.000 hab en 2012. Les donneurs volontaires sont également passés de 65% à 95%.

Le Royaume reste toutefois loin des niveaux enregistrés dans les pays riches (36,8/1.000 hab), et les pays à revenu moyen (11,7/1.000 hab). Il y a également une grande disparité entre les villes, ce qui a permis à la commission de classer les centres régionaux de transfusion sanguine en quatre catégories :

– Les centres ayant enregistré une évolution importante du nombre de donneurs entre 2016 et 2017 : Meknès (+22%) et El Jadida (+17%) ;

– Les centres ayant enregistré une évolution moyenne, allant de +2 à +6% : Agadir, Ouarzazate, Marrakech, Tétouan et Safi ;

– Les centres ayant enregistré une faible évolution (moins de 1%): Casablanca, Rabat et Beni Mellal ;

– Les centres ayant enregistré une évolution négative: El Hoceima (-20%), Fès (-10%), Laâyoune, Tanger et Errachidia.

Quant au stock de sang, des baisses drastiques sont annuellement enregistrées entre la 25e et la 40e semaine, qui coïncident avec la période estivale. Ce qui peut engendrer des situations critiques, d’autant plus que la demande augmente en cette période de l’année, principalement en raison de la hausse des accidents sur la route.

Le rapport note, par ailleurs, que la qualité du sang dans les différents centres du Royaume est bonne, malgré les moyens humains et techniques limités.

La commission appelle ainsi à mener des enquêtes au niveau des centres enregistrant un faible nombre de donneurs afin d’en comprendre les raisons. Une autre enquête doit être réalisée pour comprendre les raisons de la baisse drastique des réserves en été.

Par ailleurs, elle recommande la mise en place d’une stratégie de suivi et de contrôle continue du stock de sang au niveau de toutes les régions, d’une stratégie de sensibilisation au don de sang, et d’établir un guide pour rationaliser l’usage de sang et éviter le gaspillage.

ONEE : La STEP Abdelmoumen réalisée à hauteur de 60%

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 26/05/2021

ONEE : La STEP Abdelmoumen réalisée à hauteur de 60%

D’un coût total de 3,8 milliards DH

Lancés depuis avril 2018, les travaux de la réalisation la STEP Abdelmoumen avancent à hauteur d’environ 60%. Elle sera livrée en 2023.
Situé à environ 70 km au nord-est de la ville d’Agadir dans la province de Taroudant sur une superficie de 100 hectares, ce grand projet, qui fait partie du programme d’équipement de l’ONEE en moyens de production électrique, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision royale pour garantir la sécurisation d’approvisionnement énergétique de notre pays.

Le projet permettra notamment la satisfaction de la demande en électricité durant les heures de pointe et le stockage de l’énergie, l’optimisation de l’exploitation des moyens de production, une souplesse d’exploitation du système électrique national, l’augmentation de la capacité d’intégration des énergies renouvelables et l’amélioration de la stabilité du réseau électrique de transport d’énergie au niveau de nos régions du Sud. D’une puissance installée de 350 MW et d’un coût global d’environ 3,8 milliards de dirhams, la STEP Abdelmoumen nécessitera une durée de travaux de 48 mois et sa mise en service est prévue pour l’année 2023.
Celle-ci sera équipée d’un bassin supérieur et un bassin inférieur de stockage d’eau d’un volume utile de 1.300.000 m3 chacun, un circuit d’eau d’environ 3 km, dont une conduite forcée, reliant les deux bassins et alimentant l’usine. Celle-ci abrite deux groupes réversibles de 175 MW chacun, un poste extérieur 225 kV, comprenant 2 arrivées groupes et 4 départs lignes, une station d’alimentation de premier remplissage et d’appoint en eau des bassins à partir de la retenue du barrage existant, ainsi que des routes d’accès d’une longueur totale de plus de 20 km.

Sur le plan environnemental, la STEP ne générera pas d’émissions de CO2 ni de gaz à effet de serre et contribuera à la préservation des ressources en eau compte tenu de son fonctionnement en circuit fermé. Le projet contribue au développement socio-économique de la région à travers de multiples actions sociales, dont les principales sont le désenclavement des douars avoisinants, la promotion du travail au niveau de la région et la qualification de la main-d’œuvre locale à travers une formation continue au sein du projet (soudeurs qualifiés, opérateurs de soudage, conducteurs d’engins…).

Il est à rappeler que la STEP Abdelmoumen bénéficie d’un cofinancement de 140 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), de 134 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD) et de 60 millions de dollars des Fonds des technologies propres de la BAD.
Notons que le Maroc est le seul pays arabe disposant de cette technologie et le deuxième pays sur le continent africain avec l’Afrique du Sud.
Ce nouvel ouvrage vient renforcer celui de la STEP d’Afourer, d’une puissance de 460 MW, en service depuis 2004.

Déchets non dangereux: Souss-Massa finalise son plan directeur régional

par Yassine Saber – leseco.ma – 26/05/2021

Les deux premières phases ont été achevées, notamment le diagnostic de la situation actuelle et les scénarios de gestion. L’étude devra mentionner l’élaboration de la proposition finale du plan directeur régional.

Depuis le lancement de l’étude du plan directeur régional de la gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux et des déchets ultimes, agricoles et inertes de Souss-Massa, où en est ce plan élaboré par le Conseil régional de Souss-Massa conformément à la loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination? Il ressort de la présentation réalisée mercredi par le bureau CID, sélectionné pour la réalisation de cette étude lors de la réunion du bureau du Conseil régional, que les première et deuxième missions ont été achevées.

Il s’agit du diagnostic de la situation actuelle ainsi que des scénarios relatifs à la gestion des déchets. L’étude devra mentionner la phase de l’étude liée à l’élaboration de la proposition finale du plan directeur régional. En se référant au diagnostic de la situation actuelle, les quantités produites de déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux et des déchets ultimes, agricoles et inertes dans la région sont estimées à 6,5 Mt/an.

Les contraintes constatées
Les principales contraintes constatées sur le terrain sont liées à la collecte, au transport et à l’élimination de ces déchets, en plus de l’absence d’unités de traitement et de valorisation. À cela s’ajoute le nombre restreint d’investisseurs dans le recyclage et la valorisation de ces déchets. S’agissant des techniques de traitement proposées, elles consistent à les valoriser selon leur nature, à savoir le compostage pour les déchets verts, la farine animale pour les déchets des abattoirs, la valorisation des matières pour les déchets agricoles en plus de la méthanisation pour les déchets de la culture bananière, du combustible solide de récupération (CSR) issus des déchets d’origine végétale, ainsi que la technique de la pyrolyse.

Ces techniques permettront la valorisation de 315.000 t/an selon les techniques proposées. S’agissant du plan de transport des flux de déchets au départ des centres de transfert, l’étude a proposé la réalisation de cinq sites de valorisation dont quatre centres d’enfouissement et de valorisation des déchets (CEV) avec leurs centres de transfert à Chtouka-Aït Baha, Tiznit, Taroudant et Tata. À cela s’ajoutent le CEV régional prévu dans la commune d’Ameskroud et le projet de décharge des déchets inertes à Agadir. Celle-ci est du ressort territorial de trois communes, à savoir Agadir, Drarga et Aourir.

Validation par la commission consultative
Une fois finalisé, le plan directeur régional de la gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux et des déchets ultimes, agricoles et inertes de la Région Souss-Massa devra être adressé aux membres de la commission consultative pour examen et validation, conformément au décret n° 2-09-683 du 6 juillet 2010 fixant les modalités d’élaboration de ce plan.

Par la suite, le projet de plan directeur régional est soumis à l’enquête publique en vertu du dernier alinéa de l’article 11 de la loi n° 28-00. Cette enquête est ouverte par arrêté du wali de la région concernée pour une durée n’excédant pas 30 jours. Elle est suivie d’autres phases conformément au décret mentionné. Par ailleurs, c’est le Conseil régional qui réalise, en vertu de l’article 10 de la loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, le plan directeur régional de gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux et des déchets ultimes, agricoles et inertes.

Ce plan, qui a mobilisé 1,5 MDH et est financé par le département de l’Environnement, mentionne notamment les objectifs à atteindre en matière de taux de collecte et d’élimination de ce type de déchets, mais aussi les sites appropriés pour l’implantation des installations d’élimination et de stockage.

Zone Logistique au sud d’Aït-Melloul: l’aménagement de la première tranche lancé

lematin.ma – 26/05/2021

Zone Logistique au sud d'Aït-Melloul: l’aménagement de la première tranche lancé

Les travaux d’aménagement de la première tranche la Zone Logistique au sud d’Ait-Melloul, ont été lancés mardi au niveau de la commune territoriale de Lqliaa, (préfecture d’Inezgane-Aït Melloul ).

Lancé par le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara et le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Aziz Akhannouch, ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre la stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique.

Le développement de cette première tranche a fait l’objet d’une convention spécifique définissant les engagements de ses différents signataires. L’investissement global nécessaire pour le développement du projet est estimé à 350 Millions de Dirhams et sa réalisation s’étalera sur 18 mois.

Ce projet permettra d’atteindre un ensemble d’objectifs et d’impacts dont notamment le gain en compétitivité des entreprises et le renforcement de la vocation de Souss-Massa comme plateforme d’échanges notamment vers le marché national, et au-delà vers les marchés africains.

La première tranche de la Zone logistique au sud d’Aït Melloul, s’étend sur une superficie de 45 ha et prévoit le développement de plusieurs composantes dont des espaces logistiques (parc logistique locatif nouvelle génération, parc locatif PME/PMI et stockage intermédiaire, grandes parcelles pour activités logistiques spécifiques, etc.) et des espaces pour les services (Centre routier, Pôle d’accueil et de services aux personnes et aux entreprises, Centre de formation, etc.)

A cette occasion, des présentations de la stratégie de développement de la compétitivité logistique du Maroc, du schéma régional des zones logistiques de la Région Souss-Massa et de la première tranche de la zone logistique au sud d’Ait-Melloul, ont été faites par le Directeur Général de l’Agence Marocaine du Développement de la Logistique.

Le schéma logistique régional de développement des zones logistiques prévoit, pour la Région Souss-Massa, le développement de deux zones logistiques d’une superficie totale de 242 Ha au sud d’Ait-Melloul et à Tagadirt.

Par ailleurs, M.Amara s’est enquis de l’état d’avancement des travaux de renforcement d’une section de la RN1 du PK890 sur une longueur de 22 km et de construction de la voie de contournement Nord Est d’Agadir (Sections 1 et 2).

Le ministre s’est enquis également, de l’état d’avancement des travaux de construction du terminal polyvalent du port d’Agadir.

Les objectifs assignés à ce projet consistent en l’augmentation de la capacité du port d’Agadir pour réduire les perturbations d’exploitation engendrées par l’accostage des navires croisiéristes et militaires et anticiper les besoins futurs du port en termes d’infrastructures d’accostage pour accompagner le développement industriel de la région Souss-Massa et des régions du Sud.

Les travaux réalisés par les services de l’Agence Nationale des Ports ont porté sur la construction d’un quai en caissons de 366 mètres linéaires et d’un tirant d’eau de 15.5 m/Zh, équipé par les superstructures nécessaires, et d’un terre-plein de 5.3 ha.

Aussi, des travaux de dragage et de déroctage sont en cours de réalisation pour la mise aux normes du cercle d’évitage du port de commerce pour un coût global de 56.5 MDH.

Il est à signaler que le port d’Agadir a réalisé, au titre de l’année 2020, un trafic commercial dépassant pour la première fois les 6 millions de tonnes et un trafic des produits de la pêche d’environ 87 milles de tonnes, en hausse par rapport à 2019 respectivement de 18% et de 36%.

Elections des conseillers consulaires du 30/05/2021 – Liste de l’Alliance Solidaire des Français de l’étranger

Les français de la circonscription d’Agadir et de sa région vont élire leurs conseillers lors des élections consulaires qui auront lieu au mois de mai 2021 (vote du 21 au   26  mai par internet, ou le 30 mai à l’urne).

Avec le soutien de l’Alliance Solidaire des Français de l’étranger (ASFE), nous avons le plaisir de vous informer que nous avons formé la liste  Alliance Solidaire des Français d’Agadir et de sa région. Elle est composée de femmes et d’hommes de tous horizons professionnels.

Que vous soyez parents d’élèves, entrepreneurs, étudiants, futurs étudiants, salariés, cadres supérieurs, ou retraités,  la  liste ASFE Agadir est là pour  vous représenter. Nous avons pour mission de vous accompagner, vous conseiller pour tous vos projets et répondre à vos questions.

Parmi nos projets :

  • Créer un guichet unique, en collaboration avec la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services Souss Massa (CCIS-SM),  pour les entrepreneurs et futurs entrepreneurs français qui souhaitent s’installer à Agadir et dans sa région.
  • Mettre en place une stratégie d’accompagnement pour les élèves boursiers en difficulté scolaire et dans la réalisation de leurs projets de formation post-bac et demandes de bourse du gouvernement français.
  • Aider à garder un lien  avec la France et le système scolaire français  pour les élèves français scolarisés dans le système scolaire local.
  • Vous représenter dans votre quotidien et être là pour vous soutenir auprès des administrations locales.
  • Organiser des rencontres Networking en collaboration avec CCIS-SM.
  • Organiser des activités sportives et des sorties favorisant les rencontres.

L’antenne ASFE d’Agadir est à votre disposition. Vous  pouvez nous contacter via  Facebook  et/ou via mail  à l’adresse : asfe.agadir@gmail.com

Soutenir la liste ASFE Agadir,  c’est avancer et réussir ensemble.

On compte sur vous !

Très cordialement———————-
Sonia LEONECandidate aux élections consulaires 2021
Alliance Solidaires des Français d’Agadir et de sa région

Elections des conseillers consulaires du 30/05/2021 – Liste français du monde Agadir

Message de la liste Français du Monde Agadir – 30 mai 2021
Elections Conseillers des Français de l'étranger - Agadir - Français du Monde
Nous sommes des femmes et des hommes d’expérience et de conviction.  Unis sur une liste qui fédère autour de valeurs de gauche solidaires et égalitaires, attachés à l’écologie et aux droits humains, nous sommes tous des membres investis dans la vie associative, de la circonscription d’Agadir Souss Massa Ensemble, nous défendons vos intérêts !
Télécharger notre profession de foi
Liste n°1 – Engagement, Solidarité, Diversité A l‘urne au Consulat Général de France d’Agadir Par procuration avant le 30 maiPar internet du vendredi 21 au mercredi 26 mai https://meae-tour3.votezaletranger.gouv.fr/
Qui sommes-nous ?Notre expérience à Agadir depuis 7 ansIls nous soutiennentNos engagementsNos réalisationsVotez pour Français du Monde Agadir !
Les Webinaires FDM
Groupe d’Agadir fdmagadir@gmail.com Site Internet
Français du Monde Maroc
Français du monde – adfe, association reconnue d’utilité publique, rassemble depuis 1980 tous les Français qui, hors de France, partagent les idéaux et les valeurs de justice sociale, de pluralisme, de tolérance, de démocratie, de solidarité.

Elections des conseillers consulaires du 30/05/2021 – Liste pour l’Union des français du Souss Massa

Chers Compatriotes
Le 30 mai à l’urne au Consulat Général de France à Agadir :                                     
                      VOTEZ

                                                       

Déjeuner ce midi au Mezzo Mezzo

Depuis le 21 mai, le Mezzo Mezzo a changé de direction.
Nous nous y sommes rendus et nous avons été accueilli par Thierry Bonnard et par Etienne Malbranche.

Mezzo Mezzo rouvre donc ses portes avec un nouveau concept et une nouvelle ambiance…

Le « Why not by Mezzo Mezzo » Vous propose chaque jour une formule le midi :
Entrée + plat + dessert = 95dhs
Entrée + plat ou plat + dessert = 75 dhs
ou juste le plat 65 dhs..

On peut y profiter d’une agréable terrasse au cœur de l’Avenue Hassan 2…
Résa : 06 69 57 33 56 ou 06 81 99 98 90

Exemple : le menu proposé aujourd’hui :

Peut être une image de texte qui dit ’WHY Meub ३ NOT By Meub Menu du jour 95 dhs Entrées Terrine maison Carpaccio de melon Avocat au thon Plats Filet de rouget à la provençale Tartare de boeuf Tête de veau sauce gribiche Desserts Crème caramel Tarte normande et sa boule de glace Salade de fruit’
La terrine maison délicieuse et généreuse !

Un excellent tiramisu !

En plus du menu du jour, vous trouverez la carte pour plus de choix :

Et Chaque jour de 15h00 à 19h00, un pack… pour un bon moment entre amis….

A recommander pour ses formules et ses prix !

Ouverture des frontières : bientôt un pass sanitaire au Maroc

Par Ayoub Khattabi – le360.ma – 25/05/2021

Ouverture des frontières: un pass sanitaire au Maroc | LPJM

Les réunions s’enchaînent au ministère de l’Intérieur pour mettre au point le projet de certificat numérique de circulation, appelé à faciliter les déplacements et à accompagner une éventuelle ouverture des frontières.

Le projet de certificat numérique de circulation a fait l’objet d’une réunion, vendredi dernier, au ministère de l’Intérieur, en présence des représentants des ministères de la Santé, des Affaires étrangères et du Transport aérien, a appris Le360 de sources concordantes.

Lors de cette rencontre, les participants ont examiné l’invitation formulée par la commission européenne pour la création d’un comité mixte en charge de l’interopérabilité et de la reconnaissance mutuelle des certificats numérique de circulation européens et marocains.

Appelé aussi « pass sanitaire », le certificat Covid européen doit entrer en vigueur dès le 1er juillet prochain pour faciliter les voyages au sein de l’Union européenne, malgré la pandémie. Il s’appliquera, pour une durée d’un an, dans 30 pays: les 27 Etats membres de l’Union, plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. Pour l’obtenir, trois solutions existent: avoir été vacciné, présenter un test négatif (PCR ou antigénique) ou montrer que l’on a récemment été guéri du virus.

S’agissant du cas du Maroc, la réunion de vendredi dernier a permis également d’étudier l’opportunité de délivrer le certificat de circulation concernant les tests PCR par les laboratoires agréés par le ministère de la Santé.

Le pass sanitaire marocain sera disponible en deux formats (PDF imprimable et smartphone), et ce via le portail http://www.liqahcorona.ma ou bien à travers les guichets des annexes administratives relevant du ministère de l’Intérieur.

«Le recours au pass sanitaire ne peut avoir lieu qu’une fois que les jeunes auront été vaccinés, ce sont de grands consommateurs de voyage en période estivale notamment», tient à préciser ce membre du comité scientifique de vaccination. En attendant, l’état d’urgence reste maintenu jusqu’à au moins le 10 juin prochain, alors que les voyageurs en provenance de pays avec lesquels le Maroc a fermé ses frontières devront toujours respecter un isolement strict de dix jours.

Message du Consulat Général de France à Agadir pour le vote à l’urne des conseillers des français de l’étranger le dimanche 30 mai 2021

Madame, Monsieur,

Vous avez reçu un message du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères concernant les diverses modalités de vote pour les élections des Conseillers des Français de l’Etranger. En complément, le Consulat général  de France à Agadir souhaite vous apporter les précisions complémentaires ci-après concernant le vote à l’urne qui se déroulera dans ses locaux le dimanche 30 mai 2021 de 8H à 18 h.

Bureau de vote 01 : Electeurs dont le nom patronymique (nom de jeune fille pour les dames) commence par la lettre A jusqu’à GAR

Accès par l’entrée principale du Consulat général.

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Bureau de vote 02 : Electeurs dont le nom patronymique (nom de jeune fille pour les dames) commence par GARD jusqu’à POT (y compris les noms avec [espace] commençant par LE B.. jusqu’à LE Z..)

Accès par l’entrée visas, à côté de la 5ème ’annexe administrative, boulevard du 18 novembre.

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Bureau de vote 03 : Electeurs dont le nom patronymique (nom de jeune fille pour les dames) commence par POTT jusqu’à Z.

Accès par l’entrée visas, à côté de la 5ème ’annexe administrative, boulevard du 18 novembre.

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Vous trouverez ci-dessous le plan d’accès, à toutes fins utiles.

Si vous n’avez pas reçu le message du Ministère de l’Europe et  des Affaires étrangères, vous pourrez tout de même voter dans la mesure où vous êtes inscrit(e) sur la liste électorale consulaire d’Agadir.

Par ailleurs, en plus du contrôle habituel des identités et des sacs  effectué à l’entrée du Consulat (aucun bagage ou sac volumineux ne pourra être introduit au Consulat),
des mesures sanitaires spécifiques liées à l’épidémie de la COVID 19 seront mises en place pour assurer la protection des électeurs et des membres des bureaux de vote :

–          Un point d’eau pour se laver les mains avec du savon à proximité ou, à défaut, du gel hydro-alcoolique seront à disposition ;

–          Les bureaux de vote et les isoloirs seront régulièrement désinfectés ;

–          A chaque étape du parcours au sein du bureau, une distance de sécurité de 2 mètres entre chaque personne devra être respectée ;

–          Les « gestes barrières » seront affichés et devront être respectés ;

–          Le port du masque est obligatoire. Le masque pourra être retiré sur demande d’un membre du bureau de vote pour la stricte nécessité du contrôle de l’identité de  l’électeur. Cette obligation ne s’applique pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation ;

–          Il est recommandé d’apporter son propre stylo d’encre bleue ou noire indélébile.

ATTENTION :

Si vous résidez dans la Région du Souss-Massa : vous n’aurez pas besoin d’une autorisation de déplacement pour venir voter. En cas de contrôle policier, vous pourrez présenter la convocation qui vous a été adressée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Si vous résidez dans la région de Guelmim-Smara :  il vous faudra solliciter la délivrance d’une autorisation de déplacement jusqu’à Agadir auprès du Pacha de votre lieu de résidence.

Avec nos meilleures salutations

Le Consulat Général de France à Agadir

Consulat général de France à Agadir

Bd Mohamed Cheikh Saadi – Agadir

Tel : (+212) 05 28 29 91 50

http://www.consulfrance-ma.org/-Agadir-

Abonnez- vous à la Page Facebook du Consulat

Zone Logistique d’Ait-Melloul: 350 MDH pour la première tranche

leconomiste.com – 26/05/2021

Les travaux d’aménagement de la première tranche la Zone Logistique au sud d’Ait-Melloul, ont été lancés mardi au niveau de la commune territoriale de Lqliaa, (préfecture d’Inezgane-Aït Melloul ).

ZL d’Ait-Melloul: 350 MDH pour la première tranche

Lancé par le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara et le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Aziz Akhannouch, ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre la stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique. Le développement de cette première tranche a fait l’objet d’une convention spécifique définissant les engagements de ses différents signataires. L’investissement global nécessaire pour le développement du projet est estimé à 350 Millions de Dirhams et sa réalisation s’étalera sur 18 mois. Ce projet permettra d’atteindre un ensemble d’objectifs et d’impacts dont notamment le gain en compétitivité des entreprises et le renforcement de la vocation de Souss-Massa comme plateforme d’échanges notamment vers le marché national, et au-delà vers les marchés africains.

La première tranche de la Zone logistique au sud d’Aït Melloul, s’étend sur une superficie de 45 ha et prévoit le développement de plusieurs composantes dont des espaces logistiques (parc logistique locatif nouvelle génération, parc locatif PME/PMI et stockage intermédiaire, grandes parcelles pour activités logistiques spécifiques, etc.) et des espaces pour les services (Centre routier, Pôle d’accueil et de services aux personnes et aux entreprises, Centre de formation, etc.)

A cette occasion, des présentations de la stratégie de développement de la compétitivité logistique du Maroc, du schéma régional des zones logistiques de la Région Souss-Massa et de la première tranche de la zone logistique au sud d’Ait-Melloul, ont été faites par le Directeur Général de l’Agence Marocaine du Développement de la Logistique. Le schéma logistique régional de développement des zones logistiques prévoit, pour la Région Souss-Massa, le développement de deux zones logistiques d’une superficie totale de 242 Ha au sud d’Ait-Melloul et à Tagadirt.

Par ailleurs, Amara s’est enquis de l’état d’avancement des travaux de renforcement d’une section de la RN1 du PK890 sur une longueur de 22 km et de construction de la voie de contournement Nord Est d’Agadir (Sections 1 et 2). Le ministre s’est enquis également, de l’état d’avancement des travaux de construction du terminal polyvalent du port d’Agadir. Les objectifs assignés à ce projet consistent en l’augmentation de la capacité du port d’Agadir pour réduire les perturbations d’exploitation engendrées par l’accostage des navires croisiéristes et militaires et anticiper les besoins futurs du port en termes d’infrastructures d’accostage pour accompagner le développement industriel de la région Souss-Massa et des régions du Sud.

Les travaux réalisés par les services de l’Agence Nationale des Ports ont porté sur la construction d’un quai en caissons de 366 mètres linéaires et d’un tirant d’eau de 15.5 m/Zh, équipé par les superstructures nécessaires, et d’un terre-plein de 5.3 ha. Aussi, des travaux de dragage et de déroctage sont en cours de réalisation pour la mise aux normes du cercle d’évitage du port de commerce pour un coût global de 56.5 MDH.

Il est à signaler que le port d’Agadir a réalisé, au titre de l’année 2020, un trafic commercial dépassant pour la première fois les 6 millions de tonnes et un trafic des produits de la pêche d’environ 87 milles de tonnes, en hausse par rapport à 2019 respectivement de 18% et de 36%.

Journée nationale de l’enfant: lancement du programme “Wladna”

lematin.ma – 25/05/2021

Journée nationale de l’enfant: lancement du programme “Wladna”

Dans le cadre de la promotion et de la protection des enfants, le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a lancé un plan d’action pour protéger cette catégorie de l’exploitation à des fins de mendicité ainsi que le programme “Wladna” qui consiste à lancer des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, selon un bilan du ministère.

En droite ligne des Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI dans le domaine de la promotion et de la protection de l’enfance, et conformément à l’initiative “Rabat : ville sans enfants en situation de rue” lancée par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) présidé par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, le ministère et la présidence du Ministère public ont lancé, le 04 décembre 2019, un plan d’action pour protéger les enfants de l’exploitation à des fins de mendicité, dans une expérience modèle à Rabat, Salé et Témara.

Dans un communiqué retraçant le bilan des réalisations dans le domaine de l’enfance au cours de la période du 25 mai 2020 au 25 mai 2021, à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, le ministère précise que cette initiative s’est faite en coordination avec plusieurs départements ministériels et établissements publics ainsi qu’avec l’ONDE et la Ligue marocaine pour la protection de l’Enfance.

Parmi les résultats de ce plan d’action figurent la protection de 142 enfants, dont 79 de sexe féminin, et ce jusqu’au 15 décembre 2020, ajoute la même source, notant que les données ont révélé que 66% de ces enfants sont âgés entre 0 et 04 ans, dont 27% ont moins d’un an, et 13 enfants sont de nationalités étrangères.

De plus, tous les cas enregistrés à ce jour concernent des mères mendiant avec leurs enfants (97 mères), à l’exception de la grand-mère (deux cas) et d’une proche de la mère (un seul cas), poursuit le communiqué.

Les résultats ont également révélé que 17% des femmes mendient avec plus d’un enfant et que 46% d’entre elles sont des mères mariées, 38% sont des mères célibataires, 13% sont des mères divorcées et 02% sont des mères veuves, indique le communiqué, ajoutant que les mères mendiant avec leurs enfants qui n’ont pas fait l’objet de poursuites pour exploitation de leurs enfants dans la mendicité ont également bénéficié de services sociaux, notamment le soutien psychologique, la médiation familiale, l’orientation vers des programmes sociaux et une coordination pour la formation et l’emploi.

Sur la base de l’affirmation de tous les partenaires selon laquelle cette expérience modèle dispose de toutes les conditions nécessaires à son succès dans d’autres régions, l’initiative a été étendue pour inclure quatre régions et de nouvelles provinces, à savoir Tanger, Meknès, Marrakech et Agadir, dans l’optique de sa généralisation à l’échelle nationale, et ce dans le cadre de la convergence avec les villes modèles accueillant les dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, note le communiqué.

Au niveau de la prise de conscience et de la sensibilisation, le Ministère des Habous et des Affaires islamiques a invité les prédicateurs des mosquées à aborder la question de la protection des enfants contre l’exploitation à des fins de mendicité dans le deuxième sermon du vendredi 12 mars 2021.

Il a également appelé les prédicateurs et les mourchidines à aborder le thème de “la sensibilisation à la protection des enfants contre l’exploitation dans la mendicité”, dans le cadre de leur programme d’activités religieuses.

Par ailleurs, le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a souligné que le programme “Wladna” s’inscrit dans le cadre de la mise en place du deuxième objectif stratégique de la politique publique intégrée de protection de l’enfance au Maroc (2015-2025) relatif à la création de dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance.

Ce programme s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte national pour l’enfance issu des travaux de la 16è édition du congrès national des droits de l’enfant, organisé par l’ONDE en novembre 2019, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et la Présidence effective de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem.

Selon le communiqué, ce programme comprend un ensemble de mesures visant à renforcer le système de protection de l’enfance contre diverses formes de négligence, de violence et d’exploitation au niveau des provinces, notamment la création de comités provinciaux et de centres d’accompagnement pour protéger l’enfance, la mise en place d’un programme de formation dans le domaine de l’enfance, d’un système d’information provincial pour suivre l’enfant dans la zone, ainsi que d’outils qui permettent la convergence et la complémentarité entre les interventions des services publics décentralisés soucieux de la protection des enfants.

Afin de garantir la continuité du lancement des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, le ministère a élaboré un plan d’action pour l’année 2021, qui comprend un ensemble d’activités, notamment l’accompagnement des comités provinciaux de protection de l’enfance pour préparer des diagnostics pour les services et structures de protection de l’enfance et l’élaboration des plans d’action provinciaux.

Il s’agit aussi de la maintenance du système d’information intégré pour suivre l’enfant depuis la chaîne de protection, la formation des acteurs à son utilisation et à son développement selon les résultats de la phase pilote, du lancement d’un programme de formation dans le domaine de la protection de l’enfance au profit des acteurs actifs dans les préfectures et provinces qui accueillent les nouveaux dispositifs territoriaux, sur la base des résultats de l’évaluation du premier programme, ainsi que du soutien de l’élaboration du protocole-cadre pour la protection des enfants et l’accompagnement des acteurs territoriaux pour le mettre en place.

Le ministère a lancé au début de l’année 2021, en coordination avec les départements ministériels concernés, le processus de création des dispositifs territoriaux dans 10 nouvelles provinces, dont Béni-Mellal, Sidi Kacem, Fès, El Jadida, Taroudant, Taounate, Errachidia, Oujda, Kénitra et Settat.

La célébration par le Maroc de la Journée nationale de l’enfant (25 mai) constitue une occasion de renouveler l’engagement de tous les acteurs dans le Royaume, gouvernement, associations et organisations nationales et internationales, sous la sage conduite de de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui accorde une attention particulière à la promotion des conditions de l’enfance, et l’adhésion personnelle de Son Altesse Royale, La Princesse Lalla Meryem, Présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant, relève le communiqué.

Le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille a en outre salué les efforts déployés pour mettre en œuvre les orientations Royales, afin de généraliser la protection sociale, qui comprend la généralisation des allocations familiales ciblant 7 millions d’enfants en âge de scolarité, dont 3 millions de familles bénéficiaires durant la période 2023-2024, afin de permettre aux familles qui ne bénéficient pas de ces allocations de toucher, selon le cas, des indemnités couvrant les risques liés à l’enfance, ou des indemnités forfaitaires.

Covid-19 au Maroc : 310 nouvelles infections et 3 décès ce mardi

yabiladi.com – 25/05/2021

Jusqu’à 16h ce mardi, 310 cas du nouveau coronavirus ont été enregistrés au Maroc, portant à 517 423 le nombre de personnes infectées depuis le début de cette pandémie. 8 011 014 personnes ont reçu, jusqu’à aujourd’hui, la première dose du vaccin contre la Covid-19, alors que 4 947 483 personnes ont reçu la deuxième.

Le Maroc a enregistré 276 nouvelles guérisons, portant à 505 668 le nombre total, avec un taux de rémission de 97,7%. En revanche, 3 morts ont été déplorés, portant à 9 129 le nombre de personnes décédées à cause de la Covid-19, soit un taux de létalité de 1,8%. 1 de ces décès a été confirmé à Rabat-Salé-Kénitra, 1 à Marrakech-Safi et 1 à Souss-Massa.

Le Maroc compte désormais 2 626 cas actifs sous traitement. 173 patients restent dans un état critique, dont 30 nouveaux cas lors des dernières 24h. 5 sont sous intubation et 88 sous ventilation non invasive. Le taux d’occupation des lits de réanimation atteint 5,5%.

Quant à la répartition géographique des infections de ces dernières 24 heures, Casablanca-Settat arrive en tête avec 225 cas : 178 à Casablanca, 22 à Nouaceur, 10 à Médiouna, 6 à Mohammedia, 5 à El Jadida, 3 à Berrechid et 1 à Benslimane.
Vient ensuite Rabat-Salé-Kénitra avec 29 cas : 11 à Salé, 7 à Rabat, 6 à Skhirat-Témara, 2 à Sidi Kacem, 2 à Kénitra et 1 à Khémisset.
Marrakech-Safi suit avec 12 cas : 11 à Marrakech et 1 à Safi.
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a compté 11 cas : 7 à Tanger-Assilah et 4 à Ouezzane.
Drâa-Tafilal en a identifié 11 : 8 à Errachidia, 2 à Ouarzazate et 1 à Tinghir.
Laâyoune-Es Sakia El Hamra en a confirmé 5 : 4 à Laâyoune et 1 à Boujdour.
Dakhla-Oued Ed-Dahab suit avec 4 cas à Oued-Ed Dahab.
L’Oriental a compté 4 cas : 2 à Oujda-Angad et 2 à Driouch.
Souss-Massa en a identifié 3 : 2 à Inezgane-Aït Melloul et 1 à Agadir-Ida Ou Tanane.
Fès-Meknès en a compté 3 à Fès.
Beni Mellal-Khénifra a identifié 2 nouveaux cas : 1 à Khouribga et 1 à Azilal.
Enfin, Guelmim-Oued Noun en a confirmé 1 à Sidi Ifni.

Webhelp, une aventure humaine tournée vers l’avenir ! 500 postes à pourvoir

fr.hespress.com – 25/05/2021

Webhelp, une aventure humaine tournée vers l’avenir ! 500 postes à pourvoir

Webhelp, leader de l’externalisation des services au Maroc, poursuit sa stratégie de création d’emplois et de formation afin d’accompagner sa croissance et le dynamisme du marché.

En effet, l’entreprise accentue sa dynamique de recrutement dans les 4 régions où elle est implantée : Fès, Rabat, Marrakech et Agadir.
500 postes sont à pourvoir pour rejoindre des équipes qui opèrent dans les secteurs des hightechs, du travel, de l’audiovisuel, de l’énergie ou encore des télécoms.

Webhelp, place les liens humains et leurs interactions au cœur de sa stratégie. Présent depuis 18 ans au Maroc, l’entreprise est avant tout une aventure humaine, où le plaisir au travail se conjugue avec croissance et évolution professionnelle. Une stratégie humaine fondée sur trois grands principes : l’accompagnement, la valorisation et l’inspiration et qui se matérialise à travers un environnement de travail propice, un programme de reconnaissance et un parcours de développement professionnel et personnel.

Pour rappel, en mars 2021, le groupe a obtenu la plus haute distinction du Trophée de l’Egalité Professionnelle décerné par le Ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle dans la catégorie des grandes entreprises.

Ce trophée remis par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Otmani et le Ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amekraz, constitue une récompense qui vient saluer la vision de l’entreprise en matière d’égalité des genres dans le monde du travail et des droits des femmes.

DOUANES: LE DÉLAI D’ADMISSION TEMPORAIRE DES VÉHICULES DE TOURISME PROLONGÉ JUSQU’À FIN DÉCEMBRE PROCHAIN

Par Ayoub Khattabi – le360.ma – 24/05/2021

Impots douanes administration

Bonne nouvelle pour les automobilistes non résidents au Maroc. Une circulaire de l’administration des douanes vient de repousser jusqu’au 31 décembre 2021 le délai de validité des admissions temporaires des véhicules de tourisme importés par les particuliers non-résidents au Maroc.

Dans une circulaire datée du 24 mai  2021, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) explique que cette décision intervient suite aux demandes récurrentes de prorogation de délai formulées par des MRE pour le deuxième semestre de l’année 2021.


L’ADII affirme tenir compte également de la persistance des difficultés de déplacement à l’international.

Ainsi, il a été décidé de proroger le délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules automobiles de tourisme, motocycles et bateaux de plaisance arrivant à échéance en 2020 et 2021 et ce, jusqu’au 31 décembre 2021, sans suites contentieuses.

L’ADII invite les titulaires des AT concernées, ou les personnes autorisées à utiliser les véhicules admis temporairement, à se rapprocher des services douaniers proches de leurs lieux de résidence au Maroc pour se procurer les nouvelles cartes d’AT.

Affaire Ghali : Sans réaction de l’Espagne, le Maroc ira jusqu’à la rupture des relations diplomatiques

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 24/05/2021

S’exprimant devant des médias français dimanche 23 mai, Nasser Bourita a alerté sur le fait que les relations Maroc-Espagne risquaient de s’aggraver, voire d’aller vers la rupture. Une source de haut niveau nous confirme que le Maroc est déterminé et que le scénario d’une rupture totale est envisageable si le chef du Polisario quitte l’Espagne comme il y est entré et sans se présenter devant la Justice.

Les déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères, dimanche 23 mai, n’ont engendré aucune nouvelle réaction espagnole. Une source de haut niveau nous a affirmé que les autorités ibériques seraient bien avisées de les prendre au sérieux pour éviter une aggravation de la crise.

Un départ sans encombre de Brahim Ghali serait assimilé à un Casus Belli

« Dans le cas où le chef du polisario quitterait sans encombre le territoire espagnol de la même manière qu’il y a accédé, notre relation bilatérale ne manquerait pas de s’aggraver très fortement.

« En effet, un scénario de pourrissement aura pour effet automatique d’aggraver la crise actuelle ». Jusqu’à une rupture des relations? « Oui, s’il le faut, le Maroc n’hésitera pas ».

Un dernier message du Maroc sans ambiguïté

« Si personne n’est en mesure de savoir quel sera le chemin emprunté par notre voisin, le Maroc a lancé une dernière alerte sans ambiguïté pour ne pas arriver à une telle extrémité regrettable.

« Le message est donc clair car si Brahim Ghali devait se moquer de la convocation de la justice espagnole du 1er juin prochain et que les autorités ibériques laissent faire, nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, à savoir encore une fois, la rupture des relations diplomatiques avec l’Espagne.

« Ceci-dit, sachant que la balle est dans le camp de Madrid, ce scénario peut être évité si notre voisin se contente d’appliquer sa propre loi », précise notre source qui espère ne pas arriver à une rupture.

« Sans réponse de Madrid, Rabat publiera les noms des généraux algériens »

Sur les récentes déclarations du directeur général des affaires politiques au MAE, Fouad Yazourh qui laissaient entendre que les services secrets marocains disposaient des noms de quatre généraux algériens qui avaient facilité le voyage secret de Brahim Ghali, notre interlocuteur n’exclut pas que le Maroc pourrait les rendre publics, en cas d’aggravation de la crise avec l’Espagne.

« L’Espagne essaye de détourner l’attention de l’Europe sur une prétendue crise migratoire »

« En effet, l’Espagne cherche à impliquer l’Union Européenne dans cette crise en évoquant des raisons migratoires, alors que son origine est d’ordre strictement bilatéral et qu’elle n’a pas prévenu les 27 au moment d’accueillir secrètement en Europe Brahim Ghali avec un passeport falsifié.

« En réalité, le problème majeur réside dans l’entrée secrète de cet individu dans l’espace européen et non pas dans une crise migratoire avec le Maroc, comme essaye de le faire croire Madrid dans sa tentative de détourner l’attention de l’Europe sur la véritable origine de la crise actuelle.

« Faut-il rappeler que le Maroc coopère respectueusement depuis des décennies avec son voisin mais que ce dernier a manqué de respect au Maroc, en accueillant secrètement cet individu que sa justice veut entendre pour répondre de plusieurs chefs d’accusation d’ordre criminel?

Le manque de respect espagnol ne saurait rester sans réponse

« En effet, si nous sommes censés être au même niveau de coopération, la moindre des choses est que notre partenaire respecte les constantes du Maroc, notamment en matière d’intégrité territoriale.

« L’occasion de préciser que les attaques récurrentes des médias espagnols ne nous intimident pas et que nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour défendre notre souveraineté nationale.

« Pour sortir de la crise actuelle, la justice ibérique doit jouer son rôle »

« Si le Maroc ne cherche pas l’escalade, le minimum serait que le dénommé Brahim Ghali soit mis à la disposition de la justice espagnole qui décidera du sort à lui réserver par rapport à ses crimes.

« Une sortie en catimini de cet individu ne serait par conséquent pas acceptable pour le Maroc qui ne serait pas du tout satisfait d’une telle issue.

« Dans ce cas de figure, les choses pourront aller très loin mais si la justice espagnole fait son travail sans pression, le Maroc avisera pour résoudre cette crise », conclut notre source en ajoutant encore une fois que la balle est dans le camp de l’Espagne avec une explication suivie d’une action concrète.

Sachant que le numéro 2 du polisario a confirmé ce lundi que Brahim Ghali avait l’intention de quitter l’Espagne en ignorant sa convocation judiciaire du 1er juin, la rupture des relations diplomatiques n’est plus un scénario à exclure si les autorités ibériques devaient laisser faire…

Noureddine El Alaoui: Le Festival international du court métrage du Souss aspire à se forger une identité

libe.ma – 25/05/2021

Noureddine El Alaoui: Le Festival international du court métrage du Souss aspire à se forger une identité

Le 13ème Festival international du court métrage du Souss, organisé en mode virtuel, sous le thème “cinéma et mutations sociales”, aspire à se forger une identité, a indiqué son directeur Noureddine El Alaoui. “Le festival souhaite en collaboration avec les différents intervenants à créer une identité amazighe marocaine et humaine, pour le court métrage fictionnel et documentaire, outre de s’ouvrir sur le film éducatif et les autres arts virtuels”, a indiqué M. El Alaoui lors de l’allocution d’ouverture de cette manifestation culturelle qui se poursuit jusqu’au lundi prochain. Le festival veille, tout au long de l’année, à former les jeunes et les encadrer en matière des arts visuels en invitant des experts et des acteurs dans les domaines de l’art et la culture, a-t-il rappelé. Le coup d’envoi de cette édition a été marqué par un hommage posthume rendu à Abdelkader Ababou, l’un des dramaturges ayant marqué par leur prouesse le théâtre marocain et arabe. A cette occasion, le film documentaire “Abdelkader Ababou: l’amoureux de la beauté” a été projeté (réalisation : Noureddine El Alaoui/ Idée: Al Habib Nassiri). Le festival a programmé, aussi, un atelier de cinématographie encadré par le réalisateur Hamouda Tounsi, un atelier en art de scénario présenté par Abdeslam Batraoui, ainsi qu’un master class sous le thème “les représentations et les références sociales dans le cinéma arabe” présenté par le critique Abdelkrim Ouakrim. Pour sa part, le Centre Souss des études et recherches a organisé une conférence sous le thème “Cinéma et mutations sociales” qui a connu la participation d’une pléiade d’universitaires, ainsi qu’un débat en ligne sur le nouvel ouvrage de Hassan Raiss “la femme dans le cinéma marocain: derrière et devant la caméra”. Organisé par “L’Atelier Comédia pour la créativité cinématographique” en partenariat avec la commune d’Aït Melloul, le Conseil régional de Souss-Massa, la Faculté des Langues, Arts et Sciences Humaines d’Ait Melloul et avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain (CCM), le Festival consacre cinq prix pour cette 13è édition à savoir “prix de Souss pour le meilleur court-métrage Fictions”, “Prix de Souss pour le meilleur court métrage Documentaire”, ”Prix Souss pour le meilleur scénario”, “Prix du jury” et “Prix de l’image cinématographique”.

5 fermes mytilicoles en projet dans Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun

lematin.ma – 24/05/2021

Pêcheurs de moules à marée basse lors de l’équinoxe de l’automne sur les côtes de Casablanca en 1914.
Pêcheurs de moules à Casablanca en 1914photo libe.ma

Le processus de développement de l’aquaculture avance. La Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique centre (CPMAC) est sur un projet d’équipement et d’installation de 5 fermes mytilicoles dont 3 situés dans la région de Guelmim-Oued Noun et le reste dans le Souss-Massa. La CPMAC a ainsi lancé deux appels d’offres distincts. Le premier porte sur l’équipement et l’installation de 12 filières mytilicoles de 300 m chacune au niveau du site de R’kount (Guelmim-Oued Noun) à raison de 4 filières pour chacun des trois projets bénéficiaires. 
Quant au second, il concerne l’installation de 6 filières mytilicoles au niveau du site de Douira à raison de 3 filières pour chacun des deux projets bénéficiaires. Pour rappel, l’aquaculture a été identifiée par la stratégie Halieutis comme levier de développement du secteur dans son axe de durabilité. Ainsi, les études des plans d’aménagements aquacoles réalisées par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture au niveau des différentes régions ont permis de mettre en évidence le potentiel naturel du Maroc en termes d’aquaculture notamment la mytiliculture à laquelle 3.000 ha ont été réservés. 
Par ailleurs, l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne qui appuie la politique du Royaume dans la pêche durable et la bonne gouvernance des océans a permis d’établir un programme d’appui sectoriel. Son objectif, la création de la richesse et de l’emploi au niveau des zones côtières. «Pour réussir ce challenge, le gouvernement compte intégrer l’aquaculture dans le tissu économique et social de ces différentes régions maritimes en tant qu’activité à part entière avec le développement de tous les maillons de la chaine de valeur halieutique», souligne la CPMAC. C’est dans ce cadre que les coopératives de pêcheurs artisans et les jeunes entrepreneurs bénéficient d’un appui financier et technique pour l’amorçage de leurs projets de fermes aquacoles dans les différentes régions du pays. 

L’African Lion 2021 aura lieu à une vingtaine de km de l’Algérie

moroccomail.fr – 24/05/2021

Les États-Unis et le Maroc organisent le premier exercice militaire conjoint au Sahara.

En pleine crise diplomatique et en plein conflit sur le séjour de Ghali, les manœuvres du « Lion d’Afrique » débutent le 7 juin avec près de 8 000 hommes.

Les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées en Afrique auront lieu en juin au large des îles Canaries. Les États-Unis et le Maroc, ainsi que d’autres pays mais sans la présence de l’Espagne, mettront en place un déploiement massif de ressources lors des exercices appelés African Lion, prévus du 7 au 18 juin. La principale particularité à cette occasion est qu’une grande partie des manœuvres se dérouleront pour la première fois en territoire saharien occidental, plus précisément dans la ville de Mahbes, près de la frontière avec l’Algérie en face des camps de réfugiés de Tindouf, et à Dakhla, l’ancienne Villacisneros, au sud du territoire saharien. Un autre scénario sera celui de Tan Tan, dans le sud du Maroc, l’un des points les plus proches des côtes des Canaries.

Bien qu’elles aient été préparées par les deux pays depuis plusieurs mois, ces manœuvres interviennent à l’un des moments les plus complexes et conflictuels des relations entre l’Espagne et le Maroc. Alors que les images de milliers de migrants marocains entrant à Ceuta et l’indignation du gouvernement alaouite face à l’accueil en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, ne sont pas encore éteintes, les exercices 2021 d’African Lion sont une déclaration de force du régime de Mohamed VI sur le territoire de l’ancienne colonie espagnole avec le soutien sans équivoque des USA, après la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara quand Trump était encore à Casablanca.

Les experts s’accordent à dire qu’il s’agit du plus grand déploiement en Afrique d’exercices de ce type. En fait, pour le commandement américain sur le continent (Africom), African Lion est sa plus grande opération d’entraînement, et ce n’est pas en vain que les chiffres et le déploiement le montrent : environ 8 000 soldats – 7 800 selon les données connues – provenant de neuf pays, bien que le Maroc et les États-Unis aient mis le gros des contingents ; 21 avions militaires et 46 autres supports ; plus de 100 véhicules blindés ; deux bateaux ; 24 millions de dollars de budget et 21 pays en tant qu’observateurs. Contrairement aux autres éditions, l’Espagne ne participe pas à cette occasion, ni sur le terrain ni en tant qu’observateur, une décision que le ministère de la Défense avait prise il y a plusieurs mois, indépendamment de la situation actuelle des relations avec Rabat. L’importance d’African Lion est démontrée par le général James C. McConville, chef d’état-major de l’armée américaine, qui a souligné l’importance stratégique de ces manœuvres sur ses réseaux sociaux.

Ces exercices sur terre interviennent trois mois seulement après les manœuvres navales et aériennes que le pays nord-américain et le royaume du Maghreb ont également déployées au nord des îles Canaries en mars et dont l’Espagne et le gouvernement autonome n’avaient pas connaissance. Les contrôleurs aériens des îles ont été « surpris par le survol de l’espace aérien espagnol par des avions militaires américains ». Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower a traversé l’océan au nord de l’île de La Palma et il existe des preuves que plusieurs chasseurs ont envahi l’espace aérien espagnol à différents moments. Tout cela s’est produit au cours de la première quinzaine de mars, sans avertissement préalable, comme l’indique la réponse officielle du gouvernement des îles Canaries à une question du Parlement.

Ces démonstrations militaires en si peu de temps interviennent à un moment où le régime marocain est devenu le principal allié des États-Unis en Afrique du Nord, son principal acheteur d’armes et où Rabat exerce une pression accrue sur ses voisins, l’Algérie et la Mauritanie, pour accroître sa main de fer sur le territoire du Sahara occidental. Outre les péripéties du phénomène migratoire, le Maroc a étendu il y a plus d’un an ses eaux territoriales, ce qui affecte directement les îles Canaries, mais il prend également des positions de plus en plus fréquentes sur le statut marocain de Ceuta et Melilla. Rabat se présente à l’Europe et aux Etats-Unis comme le pays capable de contenir l’immigration irrégulière mais aussi le djihadisme et l’extrémisme en provenance du Sahel. Cela nécessite de l’argent, une formation militaire et des armes, trois aspects pour lesquels Washington n’a pas hésité à soutenir Rabat.

Le mandat de Donald Trump a été hautement bénéfique pour le royaume alaouite. Rabat a non seulement obtenu des États-Unis qu’ils valident la souveraineté marocaine sur le Sahara – en échange de la reconnaissance par le Maroc de l’État d’Israël – mais aussi un contrat de vente d’armes d’une valeur astronomique pour le réarmement du pays maghrébin. En décembre, les deux gouvernements ont négocié un contrat d’une valeur de 825 millions d’euros. Au cours de l’exercice 2020, le pays du Maghreb a augmenté ses dépenses militaires de 30%, pour atteindre plus de 4 800 millions de dollars. Des drones de pointe, des hélicoptères de combat, des avions F-16, des missiles, des chars et une large gamme d’armes ont été acquis ou sont en cours d’acquisition pour moderniser les forces armées marocaines, ce qui est considéré avec une certaine inquiétude en Espagne et avec préoccupation par l’Algérie voisine, un pays qui protège le Front Polisario et accueille les camps de réfugiés de Tindouf sur son territoire.

Le même jour que plus de 8000 migrants sont arrivés à Ceuta dans un flux sans précédent devant la passivité de la police marocaine, ont commencé à arriver à la base militaire américaine de Moron de la Frontera (Séville) des avions qui participeront aux manœuvres African Lion 2021. Il s’agit de quatre bombardiers stratégiques B-52H de la base militaire de la Louisiane, véritables forteresses aériennes de 56 mètres d’envergure et 48 mètres de long.

Les forces armées américaines et marocaines se préparent depuis plusieurs mois aux exercices qui se dérouleront dans le sud du Maroc et au Sahara occidental. Fin mars, des commandants supérieurs des deux armées se sont réunis à Agadir pour concevoir la logistique de l’opération, tandis qu’en avril, les États-Unis ont envoyé plusieurs inspecteurs dans le pays pour vérifier que toutes les pistes militaires marocaines étaient opérationnelles pour leurs avions.

Il y a quelques jours, le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a publié une note sur son site web dans laquelle le capitaine Jack Robinson explique que « l’African Lion 21 jouera un rôle important dans la dissuasion stratégique et le renforcement des alliés » dans la région. « En inspectant plusieurs aérodromes à l’appui de l’exercice, nous facilitons directement les opérations et, par conséquent, les objectifs stratégiques globaux et de renforcement du partenariat », déclare le commandement américain.

Un autre capitaine, Jacob Pond, souligne le partenariat avec Rabat : « Le Maroc est le plus ancien partenaire des États-Unis », a déclaré M. Pond. « Cette mission permet à nos deux pays de mieux se comprendre et de s’apprécier mutuellement sur le plan tactique et stratégique. J’ai une appréciation beaucoup plus profonde du rôle du Maroc dans la région qu’auparavant. »

Outre les troupes américaines et marocaines qui participent aux exercices militaires, d’autres pays africains fournissent également des troupes, comme la Tunisie et le Sénégal, des Européens comme l’Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que des Américains comme le Canada et le Brésil. La plupart des 21 pays observateurs sont africains, mais le Portugal, le Danemark, Malte, la Norvège et la Pologne sont également présents.

Mais ce qui est le plus frappant, c’est que les principales opérations et exercices des troupes ont lieu sur le territoire sahraoui. Sans aucun doute, la reconnaissance par les Etats-Unis de la nature marocaine du Sahara Occidental a été un facteur clé dans l’approbation par Africom des manœuvres dans cette zone. Et une partie des exercices se déroulera dans l’un des principaux points chauds du conflit entre le Maroc et le Front Polisario, puisque de nombreuses attaques successives du Polisario contre l’armée alaouite ont eu lieu précisément dans la région de Mahbes, dans le coin nord-est du Sahara occidental, très près de l’endroit où le nouveau mur a été érigé. Rabat a étendu le mur de défense au Sahara Occidental de 50 kilomètres supplémentaires autour d’une commune rurale appelée Touizgui, située à l’extrême sud-est du Maroc et à seulement trois kilomètres de la frontière avec l’Algérie et des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Tan Tan et Mahbes accueilleront les manœuvres terrestres et aériennes, ainsi que les opérations contre les « organisations terroristes », dans un message clair au Polisario.

En effet, le Maroc a répété qu’il respectait les territoires dits libérés, mais ces derniers temps, il a envoyé de plus en plus d’avertissements indiquant qu’il n’avait pas l’intention de maintenir ce statu quo et qu’il voulait étendre son contrôle jusqu’aux confins du Sahara.

Et en toile de fond de cette situation tendue des relations entre l’Espagne et le Maroc, le séjour du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, souffrant d’une grave maladie qui s’est aggravée à cause du Covid. Le retour de Ghali à la tête du Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a précisément marqué l’aggravation de la situation dans l’ancienne colonie espagnole, puisque le leader sahraoui fait partie de la « ligne dure » du mouvement qui réclame l’autodétermination du Sahara. En fait, les affrontements ont repris avec l’arrivée du Ghali bien que dans la guerre médiatique qui domine ce conflit, Rabat n’ait jamais reconnu que la guerre avait repris mais seulement des escarmouches.

Dans ce contexte de crise diplomatique entre Madrid et Rabat à cause de Ghali et de crise dans le territoire sahraoui à cause d’un conflit toujours enraciné, des manœuvres de grande envergure sont prévues tant sur terre, aéroportées, maritimes, forces spéciales, aériennes, actions civilo-militaires, exercice et simulation. Selon les médias spécialisés, « l’un des exercices combinés les plus importants au monde » est en préparation, ce qui donne une idée de l’importance que les Etats-Unis accordent à l’Africain Lion 2021 pour consolider leur présence dans cette zone du continent et garantir la sécurité face aux risques des groupes djihadistes qui opèrent en Algérie et dans le sud de la Mauritanie.

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

par Oussama ABAOUSS – lopinion.ma – 24/05/2021

L’entrée en vigueur de la loi 22-07 relative aux aires protégées est la meilleure avancée du chantier de protection de la biodiversité du Royaume depuis plusieurs années.

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

Le sujet de la biodiversité n’est pas autre chose que celui de la Vie sur Terre. Au-delà du prisme réducteur d’une question qui évoque (seulement) les espèces menacées, l’enjeu de la biodiversité touche à la sécurité alimentaire, à la lutte contre les maladies, à l’approvisionnement en matériaux, à l’équilibre des grands cycles naturels, à la mitigation des impacts du changement climatique, à la lutte contre la pauvreté, à la recherche médicale et scientifique… Bref, lutter contre l’érosion de la biodiversité signifie tout simplement d’oeuvrer pour le maintien de l’humanité, de son confort et de sa prospérité. S’il fallait évoquer une avancée majeure de notre pays dans ce domaine, à l’occasion de la Journée Internationale de la biodiversité 2021, célébrée le 21 mai, ce serait bien celle réalisée récemment en matière de protection des habitats naturels. Alors que la machine d’érosion de la biodiversité continue à sévir, la bonne nouvelle est que les endroits même où survit une grande partie du patrimoine naturel du Royaume – les aires protégées en l’occurrence – bénéficient enfin d’un cadre légal dont les décrets d’application viennent de paraître il y a quelques semaines, après plus d’une décennie d’attente.

Vers une gestion participative

« La publication des décrets d’application de la loi 22-07 sur les aires protégées va permettre d’activer les nouvelles dispositions prévues par ce texte, notamment en ce qui concerne la participation et la concertation avec les acteurs locaux dans la prise de décision et dans les processus de conservation de ces espaces. Cette loi va également apporter la force réglementaire des plans d’aménagement et de gestion des aires protégées qui (entre autres) détaillent les divers zonages, interdictions et usages possibles, et qui entreront en vigueur par décret après un processus de concertation avec les acteurs locaux », explique Zouhair Amhaouch, chef de la division des parcs et réserves au Département des Eaux et Forêts. La loi 22-07 permettra en outre d’élargir le réseau des aires protégées du Royaume à travers la création de nouveaux sites. « Ces dernières années, il n’était pas possible de créer de nouvelles aires protégées, car l’ancienne loi de 1934 avait été abrogée alors que la nouvelle loi n’était pas encore active. Là, on a un outil pour renforcer le réseau des aires protégées et bien sûr pour répondre aux engagements internationaux du Maroc », souligne Zouhair Amhaouch.

Le rôle de l’écotourisme

Alors que plusieurs représentations de la société civile environnementale s’inquiètent de voir se construire des hôtels dans des zones vulnérables des aires protégées, se pose la question de l’arbitrage entre valorisation économique et conservation des zones naturelles fragiles. « Le mouvement des ONG est important, car il permet d’avoir une veille locale au niveau des aires protégées. Mais il n’est pas dit dans la loi qu’il est interdit de faire des projets touristiques dans ces zones. Au contraire, un des objectifs et missions des parcs nationaux est de valoriser le patrimoine naturel et culturel par l’écotourisme au bénéfice des populations locales, ce qui leur permet de bénéficier de ces espaces sans avoir systématiquement besoin d’en exploiter les ressources naturelles.

C’est pour cette raison que le développement d’infrastructures dédiées au tourisme durable au sein des aires protégées et des sites RAMSAR est une réalité au niveau international », nuance notre interlocuteur qui, par ailleurs, évoque plusieurs mécanismes, normes et précautions relatives au zonage et à la fragilité des sites qui sont mis en oeuvre pour garantir le bon équilibre entre préservation de la biodiversité et développement de l’écotourisme.

Le chantier des plans de gestion

« En plus de la loi sur les études d’impact qui implique des mesures quantifiables et tangibles, les plans d’aménagement pourront également encadrer les projets de valorisation écotouristique en garantissant le respect de l’intégrité des sites », poursuit le chef de la division des parcs et réserves. « Actuellement, les plans d’aménagement et de gestion des aires protégées ont déjà été préparés sur le plan technique. L’enjeu actuel est de réussir le processus de concertation avec les acteurs locaux pour ensuite institutionnaliser ces plans par décret. Pour mener à bien cette mission, nous sommes en cours de développer un outil de « chartes des parcs nationaux » que les acteurs locaux pourront consulter et valider », confie la même source. « Les différentes aires protégées du Royaume ne sont pas au même niveau de concertation ou d’acceptabilité socioéconomique des acteurs. C’est pour cela que nous commencerons par ceux qui sont déjà en stade avancé. Le processus global aboutira certainement dans quelques mois », conclut Zouhair Amhaouch. 

Repères

« Une Seule Santé » et Biodiversité

Pour célébrer la biodiversité, l’Association One Health Maroc et l’Association Ibn Al Baytar organisent, le samedi 29 mai, une matinée de communication à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université Ibn Zohr à Agadir. Au cours de cette cérémonie, sera également inauguré le premier Jardin One Health de Plantes Aromatiques et Médicinales au Maroc, développé par les deux Associations en partenariat avec la Fondation Argan Care, l’Odyssey Conservation Trust, la coopérative Aguerd et le village d’Aglagal.

Territoires du patrimoine communautaire

Du 31 mai au 04 juin, aura lieu une série de webinaires sur les Aires et territoires du Patrimoine communautaire (APAC). Intitulé « Carrefour des APAC», cet événement (tenu en marge des célébrations de la Journée internationale pour la Biodiversité) est organisé par plusieurs associations environnementales marocaines (MBLA, CAM, AOFEP, AESVT, M&D, AGIRE) en collaboration avec le programme de microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondiale et du PNUD dans le cadre de la Global Support Initiatives/projet opérationnalisation du CAM.

3 questions à Mostapha Madbouhi

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

« Les entreprises doivent intégrer la problématique de la biodiversité dans leurs stratégies »


Point focal au Maroc de la Convention sur la Diversité Biologique (CBD), et chef de service chargé de la biodiversité du Département de l’Environnement, Mostapha Madbouhi a répondu à nos questions.

– La Journée internationale de la biodiversité insiste cette année sur la responsabilité collective. Comment interpréter cet appel ?

– La Journée internationale 2021 a choisi pour cette année le thème : « Nous faisons partie de la solution ». Cet appel tente de responsabiliser l’ensemble des êtres humains en évoquant le rôle qu’ils jouent en tant que consommateurs. Si la demande mondiale en denrées multiples et diverses a participé à accentuer l’érosion de la biodiversité, elle n’en demeure pas moins un levier formidable pour inverser la tendance pour peu que les consommateurs soient conscients de leur responsabilité et qu’ils optent dans leur choix de consommation pour des produits durables. D’un autre côté, l’innovation technologique et la digitalisation sont également des outils qui peuvent servir la cause de la biodiversité. C’est une autre partie de la solution dont les acteurs doivent s’impliquer et être conscients de leur rôle dans ce chantier. Il y a également les entreprises qui doivent aussi s’impliquer pour que nous puissions tous amorcer un changement transformateur à même de renverser la tendance d’érosion de la biodiversité.

– Comment se décline cet appel à l’engagement au niveau national ?

– Cet appel est applicable à tous les territoires et à notre pays également. Dans le webinaire organisé par notre département à cette occasion, nous avons par exemple invité des acteurs de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au Maroc, car ils ont un rôle important à jouer. Les entreprises marocaines doivent intégrer la problématique de la biodiversité dans leurs stratégies. Pour les cas des entreprises qui produisent des denrées issues des écosystèmes naturels, il faudrait garantir des processus de production qui soient durables puis les certifier avec des labels identifiables afin de donner la possibilité aux consommateurs de les privilégier et jouer ainsi leur rôle également.

– Comment institutionnaliser cette dynamique de transition et de certification ?

– Au Maroc, le socle qui encadre cette transition, c’est la stratégie nationale de développement durable (SNDD). Cette feuille de route évolutive ne tardera pas à intégrer ces nouvelles notions de sorte à ce qu’elles soient institutionnalisées et puissent concerner l’ensemble des acteurs.

Vie sauvage: Retour du Mouflon et du Porc-épic au parc national d’Ifrane

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

Dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, notamment l’axe relatif au plan de sauvegarde des espèces menacées d’extinction, deux opérations de lâcher de mouflons à manchettes et de porcs-épics ont été réalisées par le Département des Eaux et Forêts, le 22 mai, au niveau du parc national d’Ifrane à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la biodiversité organisée cette année sous le thème « Nous faisons partie de la solution ». Issus de la réserve de Tafoughalt, 31 mouflons à manchettes ont été transférés vers Jbel Ij, sommet du parc national d’Ifrane à 2426 m d’altitude. Les 6 porcs-épics réintroduits proviennent d’un programme de conservation ex-situ au sein du zoo de Dream Village, fruit de collaboration et de partenariat public-privé. Il est à noter que le Mouflon à manchettes et le Porc-épic ont disparu du parc d’Ifrane respectivement en 1960 et en 1997 et sont considérés comme des espèces menacées d’extinction au niveau national et international. Cette opération s’inscrit dans un vaste programme d’action de sauvegarde des espèces menacées au sein du réseau des parcs nationaux qui vise à : actualiser les plans d’actions nationaux des espèces menacées et augmenter la cadence de leur mise en oeuvre, intégrer d’autres catégories d’espèces menacées (carnivores, rapaces, reptiles, plantes menacées), réintroduire les espèces disparues au sein du réseau de parcs nationaux et conserver ex-situ des noyaux de sécurité en partenariat avec les zoos et jardins botaniques.

Biodiversité du Maroc :

La biodiversité nationale représente plus de 24.000 espèces animales et 7.000 espèces végétales avec un taux d’endémisme global élevé, considéré par les spécialistes comme le deuxième au niveau du bassin méditerranéen après la Turquie. Cependant, la tendance générale est marquée par la dégradation, à cause d’importantes menaces essentiellement causées par l’activité humaine, qui pèse sur la biodiversité au Maroc, et ce, malgré les efforts de conservation consentis par différents acteurs concernés. Les écosystèmes sont plus ou moins touchés par les activités liées au développement économique et à la croissance démographique que connaît le pays (agriculture intensive, surpâturage, surexploitation des ressources naturelles, industrie et pollution, urbanisation…). Cela pose la problématique de la raréfaction des espèces végétales et animales et la dégradation parfois irréversible de certains écosystèmes. Actuellement, plus de 600 espèces d’animaux et 1700 espèces de plantes sont menacées au Maroc alors que de nombreuses espèces ont disparu de la nature

Ryanair reste à Francfort-​​Hahn… pour le moment

lessentiel.lu/fr – 25/05/2021

HAHN – L’aéroport de Hunsrück, qui battait de l’aile avant la crise sanitaire, bénéficie d’un coup de pouce, avec quatre nouvelles liaisons Ryanair cet été.

Ryanair propose quatre destinations supplémentaires depuis l’aéroport de Hunsrück. (photo: L’essentiel/Dustin Mertes)

Les responsables de l’aéroport de Francfort-Hahn peuvent pousser un soupir de soulagement. La compagnie aérienne irlandaise à bas coût, Ryanair, continue de miser sur l’aéroport de Hunsrück en crise et augmente de manière surprenante les connexions proposées pour le programme de vols d’été cette année, comme le rapporte notamment le Trierischer Volksfreund. Les nouvelles destinations sont Agadir (Maroc), Mykonos (Grèce), Zagreb (Croatie) et Trévise (Italie).

Avant l’été 2019, la compagnie irlandaise proposait 70 vols hebdomadaires, contre 77 désormais. Dans le même temps, le nombre de destinations proposées (30) a également augmenté (+5). D’une manière générale, Ryanair mise sur le retour des voyages en Allemagne, en proposant 250 connexions et 24 nouvelles destinations, selon le portail aerotelegraph. Au départ du Luxembourg, la compagnie à bas coût continue de proposer douze destinations.

Covid-19 : 90 nouveaux cas confirmés en 24h, 164 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 24/05/2021

Covid-19 : 90 nouveaux cas confirmés en 24h, 164 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 90 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 517.113 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 505.392 avec 164 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,7%. 4 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.126 et le taux de létalité à 1,8%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.595 personnes, dont 165 cas graves. Il a souligné en outre que 3.495 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.934.321 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 7.832.620 pour la première dose et 4.875.332 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 41 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 19 à Salé, 10 à Rabat, 5 à Skhirat-Temara, 5 à Kénitra, 1 à Khémisset et 1 à Sidi Kacem.
  • 28 cas à Casablanca-Settat : 24 à Casablanca, 1 à El Jadida et 3 à Nouaceur.
  • 7 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 6 cas à Marrakech-Safi à Marrakech.
  • 4 cas à Souss-Massa : 3 à Agadir Ida-ou-tanane et 1 à Chtouka Aït Baha.
  • 3 cas à Béni Mellal-Khénifra : 2 à Khouribga et 1 à Béni Mellal.
  • 1 cas dans la région de l’Oriental à Oujda-Angad.

Deux individus affiliés à Daech arrêtés près d’Agadir et Taroudant

telquel.ma – 25/05/2021

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGSN), a interpellé ce 25 mai deux individus affiliés à Daech et s’activant à Aït Melloul, au sud d’Agadir, et dans la commune de Oulad Berhil, aux environs de Taroudant.

Un membre du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), en 2015. Crédit: AFP

L’interpellation de ces individus, âgés entre 23 et 29 ans, intervient dans le cadre des efforts continus pour lutter contre les menaces terroristes qui guettent la sécurité et la stabilité du royaume”, a indiqué le BCIJ dans un communiqué.

Les recherches et investigations préliminaires ont révélé que les deux suspects ont prêté allégeance au soi-disant émir de Daech dans la perspective d’adhérer à des projets terroristes dans le royaume, en ciblant des établissements vitaux et des éléments de la sûreté, ajoute la même source.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme, afin d’élucider les circonstances de leur implication dans la préparation de ces actes criminels et de déterminer les ramifications et liens éventuels des individus interpellés, a conclu le BCIJ.

Agadir : le Technopark bientôt livré, une centaine de startups et PME attendues

par Yassine Saber – leseco.ma – 24/05/2021

Les dernières retouches sont apportées à cette structure qui sera livrée à la mi-juin 2021. Parallèlement, les aménagements extérieurs ont été également réalisés, notamment les voiries et l’éclairage public.

Le compte à rebours est lancé. Le Technopark d’Agadir Souss-Massa sera livré à la mi-juin 2021. C’est, du moins, la date avancée par les porteurs du projet, à savoir la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la Région Souss-Massa (CCIS-SM) et le Conseil régional de Souss-Massa. Les deux entités font partie des six signataires de la convention relative à la mise en place de cette zone technologique qui, faut-il le rappeler, figure parmi les projets prévus dans la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle (PAI). Actuellement, les dernières retouches sont apportées à la structure située au quartier Tilila, à Agadir. Parallèlement, les aménagements extérieurs ont été réalisés, notamment les voiries et l’éclairage public. En vertu de la convention relative à ce projet, la CCIS-SM et le Conseil régional de Souss-Massa se sont engagés, dans le cadre d’un partenariat public-privé, à mettre à la disposition de la Moroccan Information Technopark Company (MITC) un bâtiment clé en main sis au nouveau complexe multiservices de la CCIS-SM, en vue de l’exploiter en un Technopark. L’assiette foncière support du projet de Technopark est étalée sur une superficie d’environ 10.000 m², avec une valeur estimée à 5 MDH.

Le Technopark mobilise 70 MDH
L’enveloppe budgétaire mobilisée pour la création du Technopark d’Agadir Souss-Massa avoisine les 70 MDH. C’est le Conseil régional de Souss-Massa qui a alloué la part la plus importante, soit plus de 62 MDH. Pourtant, l’engagement initial sur la période 2018-2019 était fixé à 20 MDH, et ce, pour le financement de la réalisation des études, la construction et l’aménagement du bâtiment. Toutefois, la convention prévoyait que le financement des surcoûts éventuels serait supporté par le Conseil régional. Pour sa part, la CCIS-SM s’est engagée à mettre à la disposition du projet de Technopark le terrain support qui fait partie de son TF n°18963/09, et dont la valeur est estimée à 5 MDH, dans le cadre de son projet de complexe multiservices. Une fois livré, c’est la MITC qui se chargera, à l’instar des autres Technopark du royaume, de l’exploitation et la gestion de cette structure. Pour rappel, cet établissement a été réalisé à l’issue de la résolution 13 du conseil d’administration de la MITC du 29 mars 2016, visant à accélérer la régionalisation du Technopark, en plus de la résolution du conseil d’administration de la CCIS-SM du 27 Juillet 2017, portant sur la mobilisation de l’assiette foncière support du projet de Technopark.

Une centaine de startups et PME attendues
Par ailleurs, deux accords de partenariat ont été paraphés le 28 janvier 2021 entre la CCIS-SM et l’association Initiative Souss-Massa, d’un côté, et la société MITC, de l’autre. La mise à disposition de ce projet concerne les locaux à usage de bureaux. La structure d’Agadir accueillera près de 100 entreprises, principalement des startups (52 locaux) et des PME (49 locaux) opérant essentiellement dans les services, les TIC, la Green Tech et l’industrie culturelle en leur offrant des services d’appui, de formation et d’accompagnement. Il comprendra aussi des espaces et équipements communs (6 salles de formation, agence bancaire, cafétéria, crèche d’entreprise, technodesk…), ainsi qu’un espace dédié aux conférences d’une capacité totale de 800 personnes. Par ailleurs, le Technopark d’Agadir sera le quatrième du genre au Maroc, après ceux de Casablanca, Rabat et Tanger.

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