Archives de mai 2nd, 2021

Nouvelle secousse tellurique dans le nord du Maroc

bladi.net – 02/05/2021

Nouvelle secousse dans le nord du Maroc

Un léger tremblement de terre de 4,5 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistré samedi soir dans le nord du Maroc et plus précisément dans la province de Driouch, fait savoir l’Institut national de géophysique (ING).

Cette secousse tellurique s’est produite à 22h10min 04 sec (GMT) au large de la province de Driouch, indique le Réseau national de surveillance et d’alerte sismique de l’ING dans un bulletin d’alerte sismique.

Dans le détail, ce mini séisme est survenu à une profondeur de 13 km, une latitude de 35.656°N et une longitude de 3.577°W, fait part la même source.

Le 23 avril dernier, une secousse tellurique de 4,4 degrés sur l’échelle de Richter avait été enregistrée large d’Essaouira.

Maroc : Les mille et une misères de l’écosystème aéroportuaire et du transport aérien

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 02/05/2021

Maroc : Les mille et une misères de l’écosystème aéroportuaire et du transport aérien

Les compagnies aériennes du monde entier continuent de faire les frais de la pandémie du coronavirus sous toutes ses formes, que ce soit en termes d’emplois ou, plus globalement, de fonctionnement.

Dans le Royaume, après 14 mois de crise, rien de nouveau sous le triste soleil du secteur du transport aérien marocain, toujours privé de destinations, de passagers et d’avions. Tous les écosystèmes, afférents au ciel, aéroportuaire porté par l’ONDA, touristiques (ONMT et département de tutelle), transports aérien (RAM, Air Arabia…) de l’industrie aéronautique (différentes joint-ventures de Nouaceur)  ont beau crier haro sur Dame Covid et alerter sur la situation économique catastrophique, rien n’y changera quant à un réel besoin et, dans l’immédiat, d’un soutien d’envergure, autrement… Bref,  pour dynamiser la reprise, il sera essentiel que le secteur du transport aérien redevienne viable, ce qui pour l’heure, n’est pas le cas au regard de la situation dans laquelle il patauge.

Alors que la pandémie se propage tranquille de par le monde et que nombre de voyageurs reste au plus bas, les transporteurs et les aéroports demeurent toujours en difficulté et les  cris d’alerte se succèdent dans le secteur annonçant, qui des licenciements, qui d’une réduction du trafic, qui d’un sauvetage in-extrémis qui d’une clé sous le paillasson… Mondialement, en termes de demande de passagers, c’est un retour aux niveaux de 1998, soit une baisse de 66% par rapport aux niveaux d’avant la crise .

« Avant la crise, nous disait, il y a un mois, “the International Air Transport Association (IATA) “ ou l’Association internationale du transport aérien, nous avions près de 30 000 routes internationales uniques entre les aéroports. Maintenant, nous en avons environ 12 000. Et la densité de ces connexions est devenue beaucoup plus mince. Avant la crise, la route moyenne était desservie par environ 43 vols par mois. Maintenant, c’est environ 20 vols par mois, même pas tous les jours. La perte massive de connectivité a déprimé les économies du monde entier, mettant essentiellement fin au tourisme international, aux conventions, aux expositions et autres ainsi qu’aux vols. C’est dire si la lie est à une gorgée d’être avalée.

C’est que la Covid-19 continue d’être une tragédie mondiale. Et ce qui s’est passé dans l’aviation au cours des 14 derniers mois n’a été rien de moins que catastrophique. Pourtant ce n’est pas faute de soutien financier par les gouvernements aux compagnies aériennes (plutôt celle nationales) du monde. Ils ont fourni des liquidités vitales et d’autres mesures de secours (injections directes de liquidités, allégements fiscaux, garanties de prêts…) pour tenter de préserver le secteur qui à de rares exceptions (à l’interne en Chine ou aux Etats-Unis…) ne s’en est toujours pas relevé. Au total, à mars dernier le soutien à l’échelle mondiale était évalué à plus de 225 milliards de dollars américains.

La Royal Air Maroc (RAM), qui y a laissé des plumes, est une des bénéficiaires de ce soutien. La mise à disposition de fonds de la part des pouvoirs publics marocains qui n’ont pas semblé vraiment comprendre le traitement économique et social de la crise du transport aérien, lui permet de vivoter non sans danger. En contrepartie d’un apport ou d’un soutien, c’est selon la rive ou l’on se trouve, de 6 milliards de dirhams (en deux tranches 2,5 MMDH et 3,5 MMDH), le management de RAM s’est engagé par une série d’actions souvent douloureuses à opérer des changements dans sa tenue de route ou gestion.

Aussi, a-t-il consenti, une action d’austérité drastique comprenant la cession de plusieurs de ses appareils, un départ volontaire et plus dramatique encore le licenciement économique dont le personnel navigant en a payé le lourd tribu. Ce plan aura permis néanmoins d’économiser plus d’un milliard de dirhams de dépenses prévues en 2020.

Mais est-ce suffisant pour autant, à en retrouver une santé sachant surtout qu’au niveau de ses destinations, notre compagnie nationale s’est vue lester de nombre de ses dessertes comme par exemple celles du Vieux continent qui jadis était un pain quotidien et dont il a fallu par la force des choses et Dame Covid se séparer.

Plus aucune escale en Europe n’est désormais desservie. Le transporteur national ne se fait voir que dans quelques rares escales en Afrique (Dakar, Abidjan, Nouakchott…), en Arabie Saoudite à Djeddah, aux Etats-Unis à New York, au Canada à Montréal et les vols nationaux où nombre d’aéroports ont vu leur trafic diminuer en conséquence, comme Marrakech, Agadir  ou Tanger. Avec 120 032 passagers accueillis en mars 2021, le trafic aérien domestique a enregistré une régression de l’ordre de -52,77% par rapport au mois de mars 2019 et de -1,74% par rapport au mois de mars 2020.

D’ailleurs, l’écosystème aéroportuaire, sans le crier tellement ou vraiment, attend quelques gestes ou actions concrètes de la part de l’Exécutif qui pourraient amoindrir ses souffrances. Et pour cause ! Tous les voyants sont au rouge si l’on se fie aux chiffres. Nos aéroports ont enregistré jusqu’à mars 2021, un volume de trafic commercial passager de 400 863 passagers contre 941 790 passagers au mois de mars 2020 et 2 066 199 passagers en mars 2019, soit une baisse respectivement de l’ordre de -57,44% et -80,60%.

L’aéroport Mohammed V, référence en la matière et qui représente presque la moitié du trafic passagers global, a connu en ce même mois, une baisse de -42,62% par rapport à mars de l’année 2020 et de -75,89% par rapport à la même période de l’année 2019,  soit 192 610 passagers contre 798 972 passagers accueillis en mars 2019 et 335 675 passagers accueillis en mars 2020.

Canaries : Arrivée de 70 migrants à bord de deux bateaux provenant d’Agadir et Safi, Maroc

moroccomail.fr – 01/05/2021

Salvamento Maritimo (SALVAMAR) et toutes les opérations habituelles ont dû travailler intensément dans la nuit de vendredi à samedi et tôt dans la matinée pour faire face à l’arrivée de deux bateaux en provenance du Maroc dans lesquels se trouvaient 70 personnes au total.

Comme le rapporte le Consortium pour la sécurité et les urgences, le premier des bateaux localisés par Salvamar a été amené au quai de La Cebolla, à Arrecife (île de Lanzarote), vers neuf heures du soir. Il transportait 38 immigrants, dont 3 femmes et 6 mineurs. Tous étaient en bonne santé générale et n’avaient pas de fièvre, ils n’étaient donc en principe pas porteurs possibles du coronavirus. Dans leur déclaration initiale, ils ont assuré qu’ils étaient à bord depuis 5 jours et qu’ils avaient quitté le port de Safi.

Par la suite, le Consortium lui-même a signalé l’arrivée d’un deuxième bateau vers huit heures ce samedi matin, également débarqué au même quai de la capitale de l’île. Dans celui-ci, un total de 32 personnes ont voyagé, dont 4 femmes et 6 mineurs éventuels. Comme le précédent, tous les occupants étaient en bonne santé générale et ont déclaré aux personnes qui les ont pris en charge à leur arrivée qu’ils avaient quitté le port d’Agadir 4 jours avant leur arrivée à Lanzarote.

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