Archives de mai 3rd, 2021

Ambassade de France au Maroc : Voici la date de rapatriement des Français bloqués au Maroc

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 02/05/2021

Ambassade de France au Maroc : Voici la date de rapatriement des Français bloqués au Maroc

L’Ambassade de France au Maroc a annoncé un ferry spécial pour le rapatriement des ressortissants et résidents français, au départ de Tanger, au Maroc, pour Marseille, en France, le 8 mai.

« Sous réserve de l’obtention de l’accord des autorités marocaines, cette traversée sera effectuée sur un ferry de la compagnie La Méridionale. Le départ se fera de Tanger-Med le samedi 8 mai 2021 en fin de journée (l’horaire exact sera précisé utltérieurement), pour une arrivée à Marseille le lundi 10 mai 2021 au matin », a écrit l’Ambassade dans un communiqué, invitant les ressortissant à remplir un formulaire.

En effet, une inscription est requise par véhicule et par personne (le ferry étant également accessible aux passagers sans véhicules et au préalable un formulaire est dûment requis.

Toute inscription effectuée en dehors de ce formulaire ou avec des informations erronées ne pourra être prise en compte. Ce formulaire ne fait que recenser les vœux des personnes souhaitant emprunter cette liaison, si la liaison ouverte il y a, les personnes qui se sont inscrites sur la liste seront appelées par la compagnie maritime pour l’achat des billets.

L’Ambassade a tenu à rappeler que les vols et traversées spéciales opèrent uniquement dans les sens Maroc-France. En cas de sortie du territoire marocain et jusqu’à nouvel ordre, compte-tenu de la suspension par les autorités marocaines des liaisons vers le Maroc, les personnes résidant au Maroc ne pourront plus revenir.

ATTENTION : Les véhicules immatriculés au Maroc ne sont pas admis !

Fraude sur les produits horticoles marocains en Espagne

bladi.net – 03/05/2021

Fraude sur les produits horticoles marocains en Espagne

Des organisations agricoles d’Espagne ont déposé plusieurs plaintes pour demander aux autorités de sanctionner les entreprises d’Almería qui procèdent frauduleusement au ré-étiquetage des produits horticoles marocains comme la tomate, la pastèque ou le concombre. Depuis, aucune sanction n’a été prononcée.

Ces organisations agricoles telles que Coag, Asaja, UPA, et l’Association des entreprises exportatrices Coexphal, ont demandé aux autorités espagnoles de révéler l’identité des 11 entreprises de la province d’Almería accusées de ré-étiquetage des produits horticoles originaires du Maroc, sans succès. « Cela donne l’impression qu’on cache quelque chose  », a déclaré Andrés Góngora, secrétaire général de Coag Almería.

En tout, plus de 50 plaintes ont été déposées en 2020 par les organisations agricoles pour soupçons de ventes de produits marocains cultivés à Almería comme la tomate, la pastèque ou le concombre. « L’administration nous dit que plus de 400 inspections ont été réalisées, mais nous n’avons aucune information sur les résultats qui en découlent. Cette situation crée des préjudices aux agriculteurs locaux d’Almería qui subissent une concurrence déloyale », déclare Góngora. Cette activité frauduleuse pose aussi un problème de traçabilité dans la mesure où la qualité d’un produit pourrait être attribuée à Almería, alors que le produit provient d’Agadir.

L’activité de ré-étiquetage n’est pas punie ni encadrée par un texte de loi. Les organisations agricoles ont également accusé des supermarchés de recourir à cette fausse pratique. Cette semaine, la commissaire européenne, Stella Kyriakides, a fait savoir que l’UE n’avait pas reçu d’informations ou de plaintes de l’Espagne sur cette supposée activité frauduleuse de ré-étiquetage.

Agadir : des hôtels mis en vente et des fermetures «définitives»

par ADAMA SYLLA – challenge.ma – 02/05/2021

Des manœuvres dans l’hôtellerie à Agadir ! Des groupes ont décidé de se délester de leurs murs ou d’alléger leur portefeuille. Paradoxalement, les cessions d’hôtels ne sont en rien liées à la crise sanitaire et économique.

A Agadir comme dans d’autres villes touristiques du pays, l’hôtellerie a vu sa clientèle s’évanouir dans des proportions rarement vues. Si la plupart des établissements ont fini par ouvrir leurs portes depuis quelques mois, certains n’ont toujours pas repris leurs activités en raison du manque de visibilité sur les restrictions imposées à cause de la pandémie. Après avoir ainsi décalé deux fois la date d’ouverture de son village-hôtel d’Agadir, le Club Med, présent au Maroc depuis 1963, a annoncé que celui-ci ne rouvrira pas ses portes. Cette décision est motivée par les fermetures des frontières des pays européens qui sont les principaux marchés émetteurs surtout que la fin du contrat de bail était prévue au premier trimestre 2022. Aussi, même si ce resort est classé 3 tridents, il ne correspondait plus selon Club Med aux attentes des clients. Cette décision, selon le management du Club Med, a été prise en accord avec les propriétaires marocains, à savoir Madaëf, branche touristique du groupe CDG. Celle-ci est également propriétaire des deux autres resorts du Club Med au Maroc, en l’occurrence Marrakech La Palmeraie et Yasmina Cabo Negro à Martil. C’est dire que la page de ce mythique établissement hôtelier de la capitale du Souss-Massa, qui existe depuis 1965, vient d’être définitivement tournée. Selon une source généralement bien informée, le Club Med étudierait d’autres destinations, aux environs d’Agadir et près de Chbika.

D’ailleurs pour le management, la fermeture du village-hôtel d’Agadir, n’entame en rien, les récentes ambitions de la marque au Trident. En effet, le groupe a officialisé en octobre dernier la construction d’un nouveau resort premium à Essaouira, au Maroc. Club Med Essaouira qui ouvrira ses portes en 2024, nécessitera un investissement d’environ 90 millions d’euros.  Doté de 305 chambres, il comprendra un espace Club Med Exclusive Collection. Il permettra également au groupe de construire un circuit à destination de sa clientèle internationale, ralliant Marrakech à Essaouira.

La Palmeraie Club Med va également rénover et agrandir son resort emblématique de Marrakech, la Palmeraie. 25 millions d’euros seront investis pour ajouter une centaine de chambres, construire une grande piscine familiale et un Baby Club. « Le Riad », l’espace Club Med Exclusive Collection inauguré en 2005, le spa, les restaurants et l’espace Meeting & Events seront également rénovés. Par ailleurs, Club Med a prolongé son bail actuel jusqu’en 2031. L’accord signé entre le Club Med et Madaëf, la branche Tourisme de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), porte également sur le resort de Yasmina, ouvert en 1970 dans le nord du pays. Après une première rénovation d’importance réalisée en 2011, 3,5 millions d’euros seront investis pour « mieux répondre aux attentes de la clientèle, accroître l’attractivité du resort et rallonger sa durée d’ouverture ». 

Mais pendant que le Club Med se retire d’Agadir, d’autres hôtels sont mis en vente. C’est le cas de l’hôtel Le Tivoli d’Agadir, situé en plein cœur de la capitale du Souss. Concrètement, la banque cherche à céder cet hôtel 4 étoiles, ainsi que sa galerie commerciale composée de 50 magasins. Ce projet de cession entre dans le cadre de la réorientation stratégique du CIH visant à se désengager du secteur hôtelier.

De son côté, Iberostar, à l’instar du CIH Bank s’est également inscrit dans une logique de cession. Le groupe hôtelier a décidé de mettre en vente son hôtel d’Agadir, au même titre que celui de Saidia. En effet, Iberostar voudrait garder dans son escarcelle que les établissements à fort ratio de rentabilité comme son unité de Marrakech.

Si la famille Sbaï et la Somed cherchent à leur tour à céder respectivement l’hôtel Club Almoggar et l’hôtel Kasbah, l’opérateur touristique Risma, lui, a mis fin en juin dernier à son contrat de location de l’établissement hôtelier « Sofitel Agadir Royal Bay », arrivé exactement à échéance le 30 juin 2020 et qui le liait depuis 2004 à la société ABS Holding, propriétaire de l’hôtel.  Cette décision intervenait d’un commun accord entre les deux parties, « compte tenu de la vétusté de l’hôtel qui nécessite une rénovation profonde pour répondre aux standards luxe 5 étoiles et qui n’est en rien liée à la conjoncture actuelle », selon Risma.

%d blogueurs aiment cette page :