Archives de mai 5th, 2021

Le marché du travail pas encore en convalescence

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 04/05/2021

Le marché du travail pas encore en convalescence

Avec 202.000 emplois perdus et un taux de chômage à 12,5% au 1er trimestre 2021

L’emploi rémunéré a régressé de 16.000 postes, en raison d’une perte de 80.000 en zones rurales et d’une création de 64.000 emplois en zones urbaines. Chômage, sous-emploi, activité … le HCP dévoile un constat alarmant sur l’emploi.

L’onde de choc provoquée par la Covid-19 a précipité de nombreux travailleurs dans la précarité. Le marché du travail ne s’est pas encore remis des dégâts de la crise. «Entre le premier trimestre de 2020 et celui de 2021, et avec une création de 56.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 258.000 en milieu rural, l’économie nationale a perdu 202 000 postes d’emploi au niveau national, principalement des emplois non rémunérés (185.000 postes). Une année auparavant, entre les premiers trimestres de 2019 et de 2020, elle avait créé 77.000 postes», indique le HCP dans sa dernière note consacrée à la situation du marché du travail au premier trimestre 2021. A ce stade, l’emploi rémunéré a régressé de 16.000 postes, en raison d’une perte de 80.000 en zones rurales et d’une création de 64.000 emplois en zones urbaines. Chômage, sous-emploi, activité … le HCP dévoile un constat alarmant sur l’emploi qui continue de subir les effets de la crise vécue par l’économie nationale au cours de l’année 2020. Les détails.

1,53 million de chômeurs au Maroc

Les économistes du Haut-Commissariat au Plan révèlent que le chômage touche plus de 1,53 million de personnes au niveau national au premier trimestre de 2021 enregistrant une hausse de 242.000 dont 185.000 en milieu urbain et 57.000 dans le monde rural. Plus révélateur, le taux de chômage est passé de 10,5 à 12,5% entre le premier semestre de 2020 et celui de 2021. Il s’avère ainsi qu’il est passé de 15,1 à 17,1% en milieu urbain et de 3,9 à 5,3% en milieu rural. «Il a enregistré une forte hausse parmi les femmes, de 14,3 à 17,5%, parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, de 26,8 à 32,5%, et parmi les diplômés, de 17,8 à 19,8%», précise ladite note. Dans ce schéma, la population active occupée en situation de sous-emploi s’élève à 988.000 personnes alors que le taux de sous-emploi est passé de 8,8 à 9,2%, au niveau national, de 8,7 à 8,9% en milieu urbain et de 8,9 à 9,6% en milieu rural.

Activité et emploi : L’écart entre les hommes et les femmes persiste

Le taux d’activité est en recul au niveau national, passant de 46 à 45,5% entre le premier trimestre de 2020 et la même période de 2021. Il est passé de 53,3 à 51,1% en milieu rural. En milieu urbain, le taux d’activité a légèrement augmenté atteignant 42,6% au premier trimestre de 2021 contre 42,1% à la même période de l’année dernière. Le gap entre les hommes et les femmes se chiffre à 49,5 points, avec des taux d’activité respectifs de 70,7% et de 21,2% au premier trimestre de 2021. Ces taux étaient de 70,3% et de 22,6% au premier trimestre de 2020. «De son côté, le taux d’emploi a baissé de 41,2 à 39,9% au niveau national. Ce taux a connu une légère baisse de 0,4 point en milieu urbain (de 35,7 à 35,3%), alors qu’il a perdu 2,8 points en milieu rural (de 51,2 à 48,4%)», relève la même source ajoutant que l’écart entre hommes et femmes a atteint 45,4 points avec des taux d’emploi respectifs de 62,9 et de 17,5%. «Ces taux étaient de 63,8 et de 19,3%, une année auparavant», indique-t-on.

Fruits & légumes : une décennie bénéfique à la filière à tous les niveaux

par Ibtissam Benchan – lavieeco.com – 05/05/2021

Tomates Dakhla

• LA SUPERFICIE S’EST ÉLARGIE À 40 000 HA EN 2019, CONTRE 28 000 EN 2008.
• LA VALORISATION DE LA FILIÈRE EST EN MARCHE, PUISQUE 3 UNITÉS DE CONDITIONNEMENT ET 16 UNITÉS FRIGORIFIQUES ONT ÉTÉ RÉALISÉES.
• DANS LE CADRE DE LA DIVERSIFICATION DES MARCHÉS À L’EXPORT, LES EXPORTATIONS VERS LA RUSSIE ONT ÉTÉ MULTIPLIÉES PAR 2,4 ET CELLES VERS LES PAYS DU GOLFE PAR 28.

Le maraîchage de primeurs représente 15% de la superficie de la filière maraîchère et contribue à hauteur de 26% à la production. Il est localisé principalement au niveau des régions de Souss-Massa, avec 57%, Rabat-Salé-Kénitra, avec 17%, Casablanca-Settat, avec 8% et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec 5%. Le Plan Maroc Vert a largement contribué au développement de la filière. Hormis les subventions communes à tous les secteurs agricoles destinées, entre autres, à l’acquisition de matériels agricoles ou à des aménagements hydro-agricoles, des subventions spécifiques à la filière sont accordées par l’Etat, notamment pour les armatures de serres métalliques ou en bois, ainsi que les couvertures de serres en plastique et fil de fer, l’utilisation des filets de protection des cultures maraîchères sous serres contre les insectes, et pour les plantations fruitières contre la grêle. Les aides étatiques ont concerné également les plantations fruitières après arrachage des plantations attaquées par le feu bactérien, les analyses de laboratoire, les unités de conditionnement des produits maraîchers, les unités de stockage frigorifiques des produits maraîchers, et la promotion des exportations par voie aérienne des fruits et légumes. Ainsi, 3 unités de conditionnement ont été réalisées, 2 sont en cours de réalisation et 10 en cours d’approbation pour un investissement de 380 MDH. A côté, 16 unités frigorifiques ont été mises en place, 29 sont en cours de réalisation et 14 sont en cours d’approbation pour un investissement de 735 MDH. De plus, 25 120 ha ont été équipés en irrigation localisée et 3 projets d’agrégation ont été achevés pour un investissement de 308 MDH. Ce qui correspond à une superficie de 1 158 ha et un nombre d’agrégés de 193. En partenariat avec le ministère de l’agriculture, l’interprofession a réalisé une étude visant la création de plate-formes commerciales sur les principaux marchés extérieurs. Elle a également conclu et mis en œuvre deux conventions de recherches et développement. Entre 2008 et 2019, le secteur a nécessité enveloppe budgétaire de 2,8 MDH relevant du secteur public et 13,7 milliards de DH provenant du secteur privé.
Ces réalisations ont ainsi impacté favorablement les superficies cultivées, ainsi que le niveau de production. En effet, la superficie a augmenté de 42% durant la durée du contrat-programme, pour atteindre 40 000 ha, dont une hausse de 29% pour les cultures sous serre à 19 700 ha et une progression de 58% de la surface plein champ à 20 300 ha. La production, elle, a affiché une amélioration de 35% à 2,35 millions de tonnes. Pour leur part, les exportations ont augmenté de 9,6% pour se hisser à 1,3 million de tonnes, pour un chiffre d’affaires de 13,7 milliards de DH.
L’Union européenne demeure la première destination des fruits et légumes marocains. Cela dit, le pays a diversifié ses marchés à l’international. C’est ainsi que les exportations vers la Russie ont été multipliées par 2,4 et celles vers les pays du Golfe par 28. La tomate est le produit phare des exportations. Elle a connu de grands efforts en matière de segmentation : 50% des exportations sont constituées de tomates cerises, tomates cocktails, tomates olivette, tomate grappe… De plus, le Maroc exporte les haricots verts, poivrons, piments, oignons, courgettes, pommes de terre, melon et pastèque.

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Casablanca: du nouveau dans le projet de station de dessalement

h24info.ma – 04/05/2021

La future station de dessalement de la région Casablanca-Settat prend forme. Le ministère de l’Equipement vient de lancer un appel d’offres pour sélectionner un prestataire qui se chargera d’une étude du milieu marin et du procédé de prétraitement de l’eau de mer.

Le projet de station de dessalement de l’eau de mer à Casablanca se concrétise. Par l’intermédiaire de sa direction de la recherche et de la planification de l’eau (DRPE), le ministère de l’Equipement vient de lancer un appel d’offres pour choisir le prestataire qui se chargera d’une étude du milieu marin et du procédé de prétraitement de l’eau de mer, annonce L’Economiste dans son édition du jour.

L’ouverture des plis est prévue le 21 juin prochain pour ce marché à 6 MDH. Le prestataire agissant pour le compte de la DRPE aura quatre missions à accomplir:

– Etablir un diagnostic des procédés de prétraitement de l’eau de mer au niveau des stations de dessalement à l’échelle nationale et internationale;
– Réaliser une étude de la bathymétrie (mesure par sondage des fonds marins), de la géologie et de la qualité de l’eau de mer dans la zone du projet);
– Etudier la houle et les courants marins sur le site;
– Définir le procédé de prétraitement de la station de dessalement.

Lors de la première étape de diagnostic, l’adjudicataire se basera sur une analyse des procédés des stations d’Agadir, Laâyoune et Jorf Lasfar et au niveau international, sur des études de projets réalisés ces dix dernières années.

La deuxième étape permet de formuler des recommandations quant à l’emplacement des tours de prise et des conduites d’amenée d’eau brute, ainsi qu’aux caractéristiques techniques du procédé de prétraitement à adopter.

La troisième mission se divise en deux parties à entamer simultanément: l’analyse des données disponibles, la modélisation de la dispersion du rejet de saumure, et le suivi des paramètres hydrodynamiques de la mer dans la zone d’étude.

Pour mener à bien la quatrième mission, le titulaire devra mettre en œuvre 11 campagnes de mesure et d’échantillonnage à raison d’une fois par mois au niveau de trois points de prélèvement dans le périmètre du site de prise fixé à l’issue de la deuxième mission de l’étude. Ces éléments permettront au prestataire d’adapter le procédé de prétraitement de la station de dessalement, déceler les variations potentielles de la qualité de l’eau de mer en fonction des saisons et estimer les coûts d’investissement et d’exploitation du procédé de prétraitement adopté.

L’adjudicataire a un délai de 13 mois pour réaliser ces quatre missions qui doivent être lancées concomitamment. Le site choisi pour cette future station de dessalement, qui ambitionne d’être « la plus grande en Afrique et dans le monde » selon le ministre Abdelkader Amara, se situera à proximité du centre de Sidi Rahal (40 km au sud-ouest de Casablanca). La zone d’étude pour ce marché s’étale sur quelque 1.400 hectares.

Pour rappel, le dessalement d’eau de mer figure parmi les axes du Plan national de l’eau 2020-2050. Budgétisée à 9,5 MMDH hors foncier, cette nouvelle station prévue pour 2027 produira 300 millions de mètres cubes par an d’eau potable. Sa mise en fonction soulagera ainsi le bassin Oum Rabiî qui connaît déjà un déficit et qui alimente en eau la ville de Marrakech et le périmètre agricole des Doukkala.

Tiznit aura sa faculté

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 04/05/2021

Tiznit aura sa faculté

Spécialisée dans l’économie de management et le développement durable

Le projet de création d’une faculté à Tiznit est dicté par l’absence de structures universitaires dans la ville de Tiznit et ceci malgré la position stratégique qu’elle occupe.

Le projet d’une Faculté d’économie de management et du développement durable (FEMDD) à Tiznit avance. L’architecte Farid Ahchmoud accompagnera l’Université Ibn Zohr pour la conception et le suivi des travaux de construction de cet établissement premier de son genre dans la province de Tiznit.
Dans les détails le jury institué par l’Université Ibn Zohr qui a déjà lancé un appel d’offres pour la conception et le suivi des travaux de la FEMDD a apprécié les capacités de l’architecte Farid Ahchmoud au vu des éléments contenus dans son projet , ses propositions financières, ses estimations sommaires et calendrier d’établissement des études architecturales ainsi que son dossier administratif.

Ce dernier a obtenu la note globale la plus élevée parmi les cinq architectes retenus et ce conformément à l’article l6 du règlement du concours. L’examen des offres a été effectué conformément aux stipulations des articles 97,122,123 et 124 de règlement relatif aux conditions et formes de passations des marchés de l‘Université Ibn Zohr.
Réalisée avec l’appui du ministère de tutelle, le conseil urbain et le conseil provincial de la province de Tiznit et la direction des eaux et forêts, la construction de cette faculté s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux projet «Village de la connaissance», porté par l’Université Ibn Zohr d’Agadir avec ses partenaires locaux.
La construction de cette nouvelle structure a pour objectif d’accompagner les différentes réformes que connaît le secteur de la formation et de l’éducation, relatives à la décentralisation et la création d’entités universitaires répondant en matière de formation aux besoins régionaux.
En effet, le projet de création d’une faculté à Tiznit, proposé par le conseil de l’Université d’Ibn Zohr du 8 mars 2019, est dicté par l’absence de structures universitaires dans la ville de Tiznit, et ceci malgré la position stratégique qu’elle occupe, le rapprochement de la structure universitaire du lieu de résidence des étudiants, la disponibilité d’une réserve foncière et la participation à l’animation socio-économique et culturelle de la région.

Celle-ci jouera le rôle de locomotive de développement en assurant la formation de personnels qui vont contribuer à la mise en valeur du tissu économique régional en augmentant l’attractivité du territoire à travers une plate-forme dynamique dédiée à la formation de ressources humaines en adéquation avec les spécificités du territoire.
Cette création se justifie par l’augmentation continue des nouveaux bacheliers, la décongestion des facultés à accès ouvert d’Agadir, ainsi que la disponibilité du patrimoine. La conception de ce projet prendra en compte les valeurs portées par cet établissement à savoir, la production et la diffusion du savoir, la promotion de la création, de l’innovation et de l’excellence et le respect de l’environnement. Le terrain destiné à recevoir la FEMDD est un terrain des eaux et forêts qui se situe dans la forêt de Moano sur la route d’Aglou. Il est d’une superficie totale de 40ha. Celle-ci sera édifiée sur 4ha.

Tourisme national : le Nord confiant, les autres régions dans l’attentisme

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 04/05/2021

Si certains opérateurs espèrent toujours une ouverture des frontières aériennes pour recevoir des visiteurs étrangers ainsi que des MRE dans le cadre de l’opération Marhaba, la majorité des hôteliers consultés par Médias24 tablent plutôt sur le marché domestique en attendant des jours meilleurs.

C’est la raison pour laquelle Médias24 a interrogé des hôteliers de Marrakech, d’Agadir, de Saïdia et de Tétouan sur leur niveau actuel de réservations et leurs objectifs pour les mois de juillet et d’août sachant que la saison estivale précédente avait été catastrophique pour l’essentiel des destinations.

Des réservations prometteuses à Marrakech annulées à la dernière minute

Visiblement pessimiste sur la prochaine saison estivale, notre premier gérant d’une chaîne hôtelière à Marrakech estime qu’elle ne pourra être sauvée que par l’ouverture des frontières.

Requérant l’anonymat, notre source tient d’abord à préciser que si le niveau de réservation hôtelière sur les sites comme Booking peut sembler prometteur pour la saison estivale dans le secteur hôtelier de Marrakech, seuls 10 à 15% des établissements classés sont encore ouverts par manque de clients.

« En fait, le niveau de réservations peut changer sachant que de nombreux clients qui avaient réservé en janvier ou février ont annulé leur séjour après l’annonce de mesures restrictives de circulation.

« Seuls 10% du marché national ont les moyens de voyager, le reste doit être aidé par l’Etat »

« Malgré la crise, les Marocains ont toujours envie de voyager mais en réalité ils ne sont que 10% du marché domestique (+ de 3 millions en 2019) à pouvoir s’offrir un séjour dans des établissements classés de la ville ocre.

« D’où l’urgence de mettre en place des chèques-vacances qui permettront au plus grand nombre de voyager car le segment domestique qui n’a pas été touché par la crise est vraiment insignifiant.

« Sachant qu’ils ont été nombreux à perdre leur emploi et pointer à la CNSS pour survivre, l’Etat doit absolument leur allouer ces chèques-vacances qui permettront au plus grand nombre de voyager.

« Entre marché informel et arrêt des arrivées étrangères, il n’y aura pas de relance en été »

 « En fait, si le segment aisé du marché national devrait enregistrer une hausse sensible des arrivées, cela sera cependant loin de suffire pour combler le vide laissé par les marchés émetteurs étrangers.

« Dans ce contexte, il n’y a pas lieu d’être optimiste car même ceux qui voyageront iront soit loger chez leur famille soit louer des clés dans le secteur informel avec qui les hôtels ne peuvent rivaliser.

« Si les autorités assouplissent les mesures de circulation qui avaient plombé la saison dernière, les hôteliers encore ouverts s’en sortiront un peu mieux mais il n’y aura pas de vraie relance nationale.

« Sans ouverture des frontières, la saison estivale sera compromise »

« Pour Marrakech, la véritable urgence est de rouvrir les frontières avec un test PCR à l’arrivée et au départ car si on attend la fin de la campagne de vaccination, le blocage durera encore au moins 5 ans.

« Sachant que nous ne pouvons pas attendre aussi longtemps, il faut s’inspirer de grandes destinations (France, Espagne, Grèce, Malte, Portugal …) qui ont imposé des tests PCR aux voyageurs afin de ne pas rater la saison estivale », conclut notre source en ajoutant qu’une augmentation importante des arrivées du marché national ne changera pas grand-chose à l’activité de Marrakech.

La crise pousse les clients à marchander le prix des nuitées à Agadir

Du côté d’Agadir, un grand hôtelier se veut tout aussi pessimiste en nous déclarant qu’une grande partie des établissements de la ville ont décidé de rester fermés pour la prochaine saison estivale.

« Si la campagne publicitaire de l’ONMT donnera peut-être envie à certains Marocains de passer un séjour dans notre ville, les professionnels ressentent de plus en plus les effets de la crise économique

« Aujourd’hui, les clients qui appellent pour réserver se mettent systématiquement à marchander le prix des nuitées et essayent tous d’obtenir des prestations gratuites comme une pension complète.

Un niveau d’activité qui ne changera pas beaucoup de celui de 2020

« On peut même parler de chantage où certains essayent de profiter de la situation désespérée des hôteliers qui ont beaucoup de mal à remplir leur établissement pour grappiller un maximum.

« Entre la baisse du pouvoir d’achat de nombreux cadres moyens qui constituaient l’essentiel de notre clientèle nationale et le manque de visibilité sur l’assouplissement des mesures de circulation, sans cesse reportées par les autorités, l’été ne s’annonce ni mieux ni moins bien que celui de 2020», conclut notre hôtelier qui ne voit aussi le salut d’Agadir qu’à travers la réouverture des frontières.

« Pour l’instant, la station balnéaire de Saïdia n’a enregistré aucune réservation estivale »

Interrogé à son tour sur le niveau de réservations de la station balnéaire de Saïdia pour les mois de juillet et août, le président du CRT de l’Oriental, Youssef Zaki ne peut s’empêcher de rire jaune.

« Aujourd’hui, nous ne pouvons travailler que sur l’existant à savoir compter sur le marché national en attendant des jours meilleurs liés à l’amélioration de la situation sanitaire locale et international.

«Le flou entretenu par les autorités empêche le secteur de se projeter»

« Notre problème est que personne ne peut nous donner de visibilité ou de vision claire sur l’avenir.

« La seule bonne nouvelle a été l’annonce encourageante relative à la réouverture des cafés et des restaurants jusqu’à 11 heures du soir mais pour l’instant, il n’y a pas encore de confirmation officielle.

« Tant que le flou sur les intentions de l’Etat persistera, les prescripteurs étrangers ne pourront pas programmer le Maroc et nous devrons travailler uniquement sur l’existant à savoir le marché national.

« La campagne de l’ONMT va certainement nous aider mais elle devra être accompagnée d’une promotion au niveau des CRT de la région avec des campagnes sur les réseaux sociaux et à la télévision.

« Le seul joker de l’Oriental est de maintenir l’opération Marhaba »

« Pour sauver la saison estivale de notre région, la seule véritable solution consistera à permettre aux MRE de passer leurs vacances au pays en maintenant l’opération Marhaba.

« En effet, quand on sait que la grande majorité des clients des hôtels classés et des restaurant sont des MRE, on se rend compte qu’ils constituent l’épine dorsale de toute l’économie de l’Oriental et que sans eux, la saison estivale sera sérieusement compromise.

« Ainsi, en l’absence d’étrangers et de MRE, seuls les grands hôtels (4 ou 5 étoiles) pourront remplir leur établissement mais cela sera insuffisant au regard des nombreux petits hôtels de la région.

L’Oriental attend toujours des annonces officielles qui ne viennent pas

« Si de nombreux pays européens, beaucoup plus impactés que le Maroc ont d’ores et déjà constitué un programme précis de relance (tests PCR pour les étrangers, assouplissement de la circulation …), au Maroc c’est tout le contraire.

« Il n’y a aucune planification officielle alors que l’été va commencer dans quelques semaines », conclut Zaki qui déplore le manque d’empressement les autorités à faire des annonces pour sauver la saison estivale.

Sur l’axe Tétouan-Fnideq, la saison estivale qui s’annonce bien meilleure

Interrogé en dernier, le directeur commercial de l’hôtel de luxe Banyan Tree, Nabil Lakhouil, est bien plus optimiste que ses confrères même s’il n’a pas pu nous fournir les chiffres de réservation pour les mois de juillet et août.

« Il faudra attendre la fin du ramadan pour être fixé sur les mesures qui seront prises par le gouvernement mais je pense que notre niveau d’activité sera au moins aussi bon que l’été dernier.

« Au regard de l’amélioration de la situation sanitaire du Maroc, il est probable que les autorités prendront des mesures d’assouplissement qui permettront aux hôtels de la région de mieux travailler.

« En fait, si pour l’instant il n’y a pas encore de visibilité, notre destination est privilégiée par rapport à d’autres villes comme Marrakech ou Agadir qui devraient plus souffrir que la région de Tétouan.

« Si l’ouverture des cafés et des restaurants jusqu’à 23 heures se confirme, il devrait y avoir d’autres annonces positives qui nous permettront de réaliser une meilleure saison estivale que celle de 2020, conclut Lakhouil en ajoutant que son hôtel n’aura pas besoin de promotions pour faire revenir sa clientèle qui est désormais fidèle

Au final, si la côte Tétouan-Fnideq devrait constituer une exception dans le secteur touristique, il y a cependant lieu de préciser que la capacité litière de cet axe est très limitée (400 lits) et que les tarifs hôteliers pratiqués sont réservés à une clientèle très aisée qui avaient l’habitude voyager à l’étranger…

Kitea Géant Agadir : 3,6 millions de visiteurs attendus par an

par Yassine Saber – leseco.ma – 04/05/2021

Le projet, qui est au stade de terrassement, sera livré en avril 2022. Selon les estimations de l’enseigne marocaine d’ameublement, le chiffre d’affaires prévisionnel est estimé à 800 MDH avec une contribution en termes de TVA de l’ordre de 160 MDH.

Attendu depuis plus de deux années, le projet de Kitea Géant, à Agadir, est enfin lancé dans la zone jouxtant le Grand stade d’Agadir, sur la Route nationale n°1. La pose de la première pierre du Kitea Géant permettra à l’enseigne d’ameublement marocaine de poursuivre son maillage régional dans le cadre de sa politique d’expansion à l’échelon national. De ce fait, la ville d’Agadir sera dotée de ce format géant d’ici avril 2022, selon le planning établi. Étalée sur une assiette foncière globale de 5 hectares, dont 2.700 m2 sous forme de surface développée, le Kitea Géant d’Agadir a reçu son autorisation de construire (n°07/05/2020) depuis, le 15 décembre 2020. Aujourd’hui, le projet est au stade de terrassements. Ce format de centre commercial développé par Kitea nécessitera selon l’enseigne d’ameublement marocaine (mobilier en kit et des articles de décoration) un montant d’investissement de l’ordre de 200 MDH. Situé au croisement de la rocade de contournement à l’entrée Souss desservant le Grand Stade d’Agadir, le projet de Kitea Géant accompagne l’extension du nouveau pôle urbain qui couvre toute la zone à proximité du Grand stade d’Agadir. Pour l’assiette foncière devant abriter ce projet, son statut relève d’un terrain forestier.

800 emplois directs et 2.000 indirects
L’accord de principe (n°232) a été octroyé par les Eaux et forêts depuis le 20 décembre 2018. Selon les estimations de l’enseigne marocaine d’ameublement, le trafic prévisionnel attendu est de l’ordre de 3,6 millions de visiteurs par an, suite à la mise en service de ce centre commercial d’ici 14 mois sous forme de durée de chantier. S’agissant du chiffre d’affaires prévisionnel, il est estimé à 800 MDH, avec une contribution en termes de TVA de l’ordre de 160 MDH. Au total, le projet permettra la création de 800 emplois directs 2.000 indirects selon les projections de l’enseigne marocaine d’ameublement. Outre la réalisation de la grande surface Kitea Géant, le projet consiste en la réalisation d’autres magasins commerciaux ainsi qu’une aire de restauration de McDonald’s (Fast-food) et de jeu en plus des entrepôts et un parking d’une capacité de 505 places. Pour rappel, Kitea est déjà implanté à Agadir, plus précisément au centre commercial Marjane Founty à Agadir. Ce nouveau projet de Kitea Géant a déjà été validé par la commission régionale d’investissement, durant l’année 2017, dans le cadre de la promotion du secteur du commerce. Le projet a été soumis par Kitea, l’enseigne d’ameublement marocaine, à travers la société «K Foncière» SARL.

Kitea Géant au cœur du nouveau pôle urbain
Le projet qui renforcera l’attractivité de la ville d’Agadir pour les autres enseignes sera une partie intégrante du nouveau pôle urbain d’Agadir. Il est régi par le plan d’aménagement (PA) éponyme. Étalé sur une superficie d’environ 1.200 hectares, ce nouveau pôle urbain est décliné en trois pôles. Il s’agit du pôle sport d’environ 429 hectares autour du Grand stade d’Agadir, un pôle santé-formation d’environ 339 hectares aux alentours du CHU, et une zone d’urbanisation différée à proximité de la zone dédiée à la gare multimodale projetée par le Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) du Grand Agadir. Par ailleurs, ce projet intervient suite à l’inauguration de Sela Park Agadir par Aradei Capital. Déployé sur un terrain de 5,4 hectares, le Sela Park Agadir est développé sur une superficie construite de 21.600 m² et dispose de 700 places de parking. C’est la libération de l’ancien site d’Atacadao actuellement implanté à Inezgane qui a permis sa conversion en Sela Park, avec notamment l’implantation de l’hypermarché Carrefour. Le projet Sela Park Agadir comprend des enseignes de renom, telles Kiabi, Décathlon et un hypermarché Carrefour. Plusieurs autres enseignes, telles que LC Waikiki, De facto, Faces, Lee Cooper, Krys, ou encore Miniso et d’autres enseignes, font partie de ce site.

Offshoring et IT (Information Technology) : l’APEBI (Association des Professionnels de l’Équipementier et de la Bureautique Informatique, dénommée maintenant Fédération marocaine des Technologies de l’Information),va créer une antenne régionale à Agadir

par Yassine Saber – leseco.ma – 04/05/2021

Dans le cadre de sa stratégie de régionalisation, l’APEBI a signé un mémorandum d’entente avec le Centre régional d’investissement et la Chambre de commerce, d’industrie et de services du Souss-Massa . Objectif : créer une antenne à Agadir pour fédérer les acteurs de l’offshoring et de l’IT de la région.

Le déploiement du Plan d’accélération industrielle (PAI) 2014-2020 dans la Région Souss-Massa est basé sur huit écosystèmes industriels. Parmi ceux-ci, figure l’offshoring qui vise la création de 1.500 emplois au niveau de la région. Dans l’objectif de mieux accompagner ce développement, l’APEBI (Fédération des TIC et de l’offshoring), qui fait partie des signataires de la déclinaison régionale du PAI en janvier 2018, compte créer une antenne à Agadir. A cet effet, un mémorandum d’entente a été paraphé, jeudi dernier à Agadir, entre ladite fédération, le Centre régional d’investissement du Souss-Massa (CRI-SM) et la Chambre régionale de commerce d’industrie et de services de la région (CCIS-SM). Objectif : fédérer les acteurs de l’offshoring et de l’IT présents dans la Région Souss-Massa et accompagner l’ensemble des secteurs productifs de la région dans leur processus de transformation digitale. «Notre ambition est de permettre au digital de jouer pleinement son rôle en tant que levier de développement économique au Maroc. Notre intime conviction est que ce développement passe par les territoires puisque l’APEBI travaille en étroite collaboration avec le ministère de tutelle dans le cadre de contrats-programmes, mais aussi avec le gouvernement pour la structuration de cette activité au niveau national», explique Amine Zarouk, président de l’APEBI. Ce dernier ajoute : «Le renforcement des écosystèmes passe aussi par l’exploitation de ce gisement régional et la digitalisation des territoires dans le cadre des programmes de développement régional (PDR)».

Co-construire
Dans sa stratégie de régionalisation au bénéfice de ses membres et partenaires dans l’offshoring et le digital, l’APEBI souhaite co-construire dans les différentes régions une approche d’étude des besoins en développement et en expansion des acteurs IT sur le court et le moyen termes. «Notre région a pris le défi de développer l’activité de l’offshoring, d’où notre besoin de structures telles que l’APEBI pour accompagner les projets de l’offshoring dans le cadre de leurs installations, avec la mise en place d’infrastructures comme le Technopark et la Cité de l’innovation», souligne Karim Achengli, président de la CCIS-SM. Il va sans dire que ce partenariat, d’une durée de 2 ans renouvelable par tacite reconduction, verra l’implication de l’APEBI auprès de la CCIS-SM, mais également du CRI-SM dans la mise en œuvre et la réalisation de son plan d’action et la mobilisation des financements des projets entrant dans le cadre du présent protocole.

Accélérer le rythme d’installation des entreprises
«Ce partenariat jouera un rôle mentor en accélérant le rythme d’installation des entreprises dans le cadre de la déclinaison du PAI, notamment dans l’écosystème d’offshoring, en plus de l’installation des entreprises opérant dans le domaine de la digitalisation en faisant émerger des start-up régionales», explique Marouane Abdelati, directeur général du CRI-SM. Par ailleurs, les parties signataires vont combiner leurs efforts pour le développement de l’écosystème de l’offshoring et de l’IT régional à travers sept axes. En effet, outre la création d’une antenne régionale de l’APEBI, le nouveau partenariat vise le parrainage des initiatives dans l’offshoring par l’APEBI, en plus de l’échange d’informations avec le CRI-SM et la CCIS sur le secteur, notamment en termes de créations d’entreprises, de nouvelles incitations, et de chiffres clés. L’APEBI accompagnera aussi les deux autres parties dans leurs efforts pour renforcer l’attractivité de la région aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, en plus de l’identification de nouvelles niches et la création de synergies entre les acteurs régionaux. À cela s’ajoutent la mise en place d’un dispositif d’accompagnement 360° dédié aux acteurs de l’écosystème régional (formation, mise en réseau, conseil, suivi et accompagnement, etc.), ainsi que la recherche par les trois partenaires de financements de projets entrant dans le cadre du présent accord.

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