Archives de mai 10th, 2021

Première Journée Internationale de l’arganier à Agadir

Sources diverses – 10/05/2021

Le Maroc et l’Organisation des Nations Unies ont fêté ce lundi, la première Journée Internationale de l’Arganier reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Maroc/ONU : coup d'envoi à Agadir de la première célébration de la journée  internationale de l'argan - 2M

A cette occasion, un évènement de haut niveau a été organisé sous la présidence du ministre de l’agriculture, de la pêche maritimes, du développement rural, des eaux et des forêts, Aziz Akhannouch, indique un communiqué du département de l’Agriculture.

Maroc/ONU : coup d'envoi à Agadir de la première célébration de la journée  internationale de l'arganier | Maroc.ma

Organisé en format hybride, cet événement a été suivi à travers le monde, en live sur la web TV des Nations Unies, ainsi que sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

Il a rassemblé des intervenants de haut rang dont Omar Hilale, ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Volkan Bozkır, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire Générale de l’ONU et présidente du groupe des Nations Unies pour le Développement Durable, Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO, Tedros Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS, Anita Bathia, Directrice Exécutive Adjointe de l’ONU-Femmes, Maria Henela Semedo, Directrice Générale Adjointe de la FAO, et Yannick Glemarec, Directeur Exécutif du Fonds Vert pour le Climat.

Cette commémoration historique se veut une reconnaissance internationale du savoir-faire du Royaume en matière de valorisation de cet arbre à grande valeur écologique, thérapeutique et cosmétique, et vient couronner ses efforts en faveur de la promotion de l’Arganier comme source ancestrale du développement résilient et durable.

La proclamation onusienne de cette Journée Internationale, témoigne aussi de la contribution colossale du secteur de l’arganier dans la mise en œuvre des 17 objectifs de l’agenda 2030 et la réalisation du développement durable dans ses trois dimensions: économique, sociale et environnementale.

Elle met également en exergue le rôle de ce secteur dans l’autonomisation et l’émancipation de la femme rurale, le renforcement de l’économie solidaire, l’éradication de la pauvreté et le développement humain à travers le soutien et la promotion du rôle des coopératives et autres formes d’organisation agricoles actives dans le secteur de l’arganier.

Cette célébration fait suite à une initiative marocaine lancée en février 2020 lors d’un événement organisée par le Royaume, en collaboration, avec l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andoza), le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (UN DESA), la FAO, l’Unesco et l’OMS.

La Mission permanente du Maroc auprès des Nations unies a relancé le processus de négociation au début de l’année 2021. Ce processus a été clôturé après quatre rounds de réunions virtuelles de consultations avec les Etats membres des Nations unies.

Ainsi, l’assemblée générale des Nations unies a adopté le 3 mars dernier, la résolution qui proclame le 10 mai de chaque année comme Journée internationale de l’Arganier, une résolution qui a été largement co-sponsorisée par les 113 États membres de l’ONU.

Cet appui international à la requête du Maroc, n’est donc pas un fruit du hasard, mais le résultat d’une expérience de plusieurs décennies en matière de valorisation de l’arganier qui couvre une superficie de plus de 800.000 hectares dispersés sur les trois régions du Souss-Massa, Marrakech- Safi et Guelmim Oued- Noun) et joue un rôle socio-économique et environnemental important.

Les produits alimentaires, cosmétiques et médicaux de l’arganier sont « une marque marocaine déposée » à l’échelle internationale.

Quelques années plus tôt, le Maroc a tiré la sonnette sur la situation de l’arganeraie marocaine, qui a été sujette à une très forte dégradation, raison pour laquelle il a lancé un ensemble projets pour préserver cette richesse naturelle.

Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), a apporté aussi, sa contribution, par la plantation de semis de l’arganier dans les zones vulnérables.

Parallèlement, le Royaume s’est penché, également, sur l’élément humain, étant donné que la population locale habitant l’arganeraie, fait de cet arbre un gagne-pain. La majorité de ses habitants se sont inscrits dans des coopératives et des groupements d’intérêt économique, qui se sont rassemblés dans un réseau des associations de la réserve de biosphère de l’arganeraie (RARBA).

Dans le même cadre, le Maroc a créé en 2010, l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) qui veille à la préservation et au développement des oasis et de l’arganier, ainsi que la réalisation de projets pour la valorisation, la commercialisation, l’encouragement et la labellisation des produits de cet arbre endémique du Maroc.

Ainsi, un investissement de 2,8 milliards de DH a été alloué dans le cadre d’un contrat programme signé en 2011. L’exécution a été entamée en 2013 après une vaste concertation qui a concerné l’ensemble des intervenants.

Parmi les objectifs de ce contrat programme figurait notamment la réhabilitation d’une superficie de 200.000 hectares sur 10 ans, la création d’exploitations modernes visant à faire intégrer l’arganier en tant que culture agricole, en plus de porter la production de l’huile d’argan du Maroc à 10.000 tonnes à l’horizon de 2020, au lieu de 4.000 tonnes lors de la signature de cet accord.

Cette stratégie, supervisée par l’ANDZOA, a été mise en place en coordination avec les efforts des autres intervenants, notamment le ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts qui veille à faire asseoir plusieurs programmes visant la mise en valeur de ce patrimoine immatériel.

Dans ce cadre, un projet de plantation de 10.000 ha de vergers d’arganier dans les zones vulnérables est en cours et représente l’un des premiers projets co-financés par le Fonds Vert pour le Climat (Green Climate Fund ) soumis conjointement par l’Agence de Développement Agricole (ADA) en tant qu’entité accréditée par le Fonds et l’ANDZOA en sa qualité d’agence d’exécution du projet en partenariat avec les représentations régionales et provinciales du Département de l’Agriculture et de l’Agence de Bassin Hydraulique de Souss Massa.

Le coût global de ce projet est de l’ordre de 49,2 millions dollars financés par le Fonds Vert pour le Climat, à hauteur de 39,3 millions de dollars (soit 80% du montant total du projet) avec un co-financement du Maroc de 9,9 millions de dollars.

Cette dynamique a donné naissance, également, à de nouveaux concepts pour promouvoir l’arganier, à travers la mise en place de fermes dédiées à cette chaîne agricole, répondant aux critères scientifiques reconnus.

Les premières initiatives dans le cadre de cette vision ont débuté en décembre 2015, lorsque le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch a lancé un projet d’arganiculture couvrant une superficie de 600 hectares (ha), répartis sur le territoire de la commune rurale de Rasmouka pour un montant de 71MDH.

L’arganier en chiffres
Voici quelques données et chiffres relatifs à l’arganier au Maroc :

– Variété : Argania spinosa ;

– Utilisations : culinaire, cosmétique et thérapeutique ;

– Zones de l’arganier : Les provinces et préfectures d’Agadir Ida Outanane, d’Inezgane Aït Melloul, de Chtouka Aït Baha, de Taroudant, de Tiznit, d’Essaouira et de Sidi Ifni ;

– Il faut environ 60 kilogrammes de fruits (affiaches) pour obtenir 2 kg d’amandons et un litre d’huile d’argan; – Production de l’huile d’argan : entre 4.000 et 6.000 tonnes/an;

– Exportations de l’huile d’argan : entre 1.000 et 1.5000 t/an.

– 2011 : Signature d’un contrat-programme entre le gouvernement et la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la Filière de l’argan ;

– 2014 : L’arganier reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ;

– 2018 : L’arganier reconnu en tant que système du patrimoine agricole mondial par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO);

– 2021 : L’Assemblée générale de l’ONU proclame le 10 mai journée internationale de l’arganier.

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Intervention d’Audrey Azoulay (Directrice Générale de l’UNESCO) :

Audrey Azoulay "Le Maroc symbolise les valeurs de l'UNESCO" - La Nouvelle  Tribune

Bien plus qu’un arbre, l’arganier c’est aussi une civilisation et un modèle de la relation de l’Homme à la nature, a affirmé, lundi, la Directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), Audrey Azoulay.
« L’arganier est un arbre qui vient du fond des âges et dont le système racinaire surdéveloppé crée une symbiose unique avec le territoire choisi où il se développe, où ses mêmes racines sont le meilleur rempart contre l’érosion des sols, contre l’avancée du désert et viennent soutenir un arbre qui est endurant aux sécheresses et aux vents, très sobre en consommation d’eau et qui produit un fruit aux propriétés uniques », a souligné la responsable onusienne dans une allocution vidéo à l’occasion de la première célébration de la journée internationale de l’arganier.

Les propriétés de ce « trésor » à travers notamment l’huile d’argan ont « conquis le monde », à la fois dans la médecine traditionnelle, la cuisine bien sûr, mais aussi de plus en plus dans les cosmétiques, a relevé Mme Azoulay.

Et de souligner que la réserve de l’UNESCO de la biosphère de l’arganier dans le sud-ouest du Maroc « vient justement protéger cette symbiose unique » sur un territoire entre nature, activité économique durable et recherche scientifique.

Selon Mme Azoulay, l’arganier c’est plus que cela, car il s’agit aussi d’une « civilisation » portée beaucoup par les femmes qui en travaillent le fruit, faisant observer que l’arganier constitue pour ces femmes une émancipation par le travail souvent sous forme de coopératives.

« Il s’agit d’un travail qui soutient les familles, qui a permis une avancée pour la reconnaissance du fait du rôle des femmes dans la société et qui a soutenu leur émancipation », s’est-elle réjouie. Ces femmes mènent souvent un travail « spectaculaire » accompagné de chants, de tenues, de rites, d’une culture unique dans son genre, a fait observer la Directrice générale de l’UNESCO, soulignant que les produits de l’arganier ne s’obtiennent qu’au prix de gestes façonnés par des siècles de connaissances accumulées.

« C’est pourquoi ces pratiques et savoirs ont été inscrits et reconnus au patrimoine immatériel de l’Humanité par l’UNESCO », a-t-elle dit.

« Nous devons donc avoir du respect et de la reconnaissance pour ces gestes, mais avoir aussi ce respect pour tout ce que la nature nous offre à travers l’arganier et protéger cette espèce endémique exceptionnelle des abus qui ne respecteraient pas son rythme de vie », a plaidé la responsable onusienne, qui a salué le travail de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, qui depuis Essaouira, ville Unesco par excellence, « fédère et impulse tout ce qui protège et valorise l’arganeraie du Maroc ».

« Cette civilisation de l’arganeraie nous porte un message universel des plus actuels, ce message des services immenses que la nature nous offre pour peu que ce soit dans une relation respectueuse reflétée dans le patrimoine culturel et qui protège des comportements prédateurs que nous avons si souvent malheureusement avec les écosystèmes », a souligné la responsable onusienne.

A ses yeux, la leçon de l’arganier est une leçon écologique, mais aussi économique, culturelle, sociale et éthique, ajoutant qu’il s’agit aussi d’une leçon qui doit être aussi incluse dans l’éducation et que « nous devrions entendre appliquer non seulement à la protection de l’arganier, mais plus généralement à notre relation à la diversité du vivre, qu’il s’agisse notamment des océans et des forêts ».

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Intervention de M. Volkan Bozkir Président de l’Assemblée générale des Nations-Unis

Français - JIA

La politique du Maroc en matière de protection de l’arganier “s’érige comme un modèle des meilleures pratiques pour tous”

“Alors que nous cherchons à réaliser des progrès dans la décennie de l’action et nous assurer une reprise inclusive, durable, résiliente et verte post-Covid-19, les projets comme ceux de l’arganier s’érigent comme des modèles de meilleures pratiques pour nous tous”, a indiqué M. Bozkir dans une allocution virtuelle dans le cadre de sa participation à la première célébration de la Journée internationale de l’arganier, dont le coup d’envoi a été donné lundi à Agadir.

A cet égard, M. Bozkir a salué le leadership de SM le Roi Mohammed VI qui a lancé, en 2020, un projet phare pour planter 10.000 hectares d’arganiers, qualifiant ce projet d’”exemple fort d’adaptation au changement climatique, et de promotion d’une croissance durable pour l’environnement”.

Le président de l’AG de l’ONU a aussi à félicité le Maroc pour avoir pris “les mesures nécessaires pour préserver l’arganier et pour avoir sensibilisé à son rôle vital dans le maintien des équilibres écologiques, la préservation de la biodiversité et sa contribution au développement durable.”

“Les efforts déployés par le Royaume du Maroc ont permis de protéger et d’élargir un secteur qui représente désormais 10% des parts de marché”, a-t-il souligné, notant que l’huile d’argan et ses dérivés peuvent être trouvés dans les produits cosmétiques, pharmaceutiques, de mode et d’alimentation, stimulant la croissance économique, aussi bien aux échelles locale que nationale.

Les communautés locales ont bénéficié d’une amélioration de leurs moyens de subsistance tandis que le secteur s’est élargi de façon exponentielle vers de nouveaux produits, a-t-il relevé.

Les arbres eux-mêmes renforcent la protection de l’environnement en absorbant le carbone et en endiguant la désertification et la dégradation des sols, tout en améliorant la gestion des eaux et en servant de refuge pour une riche biodiversité, a poursuivi le haut responsable onusien.

“Qu’il s’agisse d’éradication de la pauvreté, de sécurité alimentaire et de nutrition, d’adaptation climatique, de travail décent et de création d’emploi, d’autonomisation des femmes, de santé et de bien-être, de protection de la biodiversité ou de la culture, cet arbre vieux de 65 millions d’années joue un rôle monumental dans les efforts du Maroc visant à réaliser l’agenda 2030 pour les générations actuelles et futures”, a souligné M. Bozkir.

La cérémonie d’ouverture de cet évènement de haut niveau initié par le Maroc et l’Organisation des Nations Unies, a été présidée par le ministre de l’agriculture, de la pêche maritimes, du développement rural, des eaux et des forêts, Aziz Akhannouch.

Organisée en format hybride, cette manifestation est suivie à travers le monde, en live sur la web TV des Nations Unies, ainsi que sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

Elle rassemble des intervenants de haut rang dont Omar Hilale, ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Volkan Bozkır, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire Générale de l’ONU et présidente du groupe des Nations Unies pour le Développement Durable, Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO, Tedros Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS, Anita Bathia, Directrice Exécutive Adjointe de l’ONU-Femmes, Maria Henela Semedo, Directrice Générale Adjointe de la FAO, et Yannick Glemarec, Directeur Exécutif du Fonds Vert pour le Climat.

La proclamation de cette journée internationale fait suite à l’adoption d’une résolution, présentée par le Maroc, à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York le 3 mars 2021.

Cette célébration vient couronner les efforts du Royaume dans la promotion de l’Arganier en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale du développement résilient et durable.

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Intervention de Mme Amina J. Mohamed, vice-secrétaire générale des Nations-Unies

Préservation de l'arganier | La vice-secrétaire générale de l'ONU salue le  leadership du Maroc | Le Reporter.ma

Amina J. Mohammed, a félicité le Maroc pour son leadership dans l’organisation de la Journée internationale de l’arganier, et son rôle dans « la préservation, le développement et la mise en valeur des forêts d’arganier » .

Les arganiers « constituent un écosystème unique avec un grand potentiel et opportunités pour améliorer le bien-être des populations rurales et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) », a souligné Mme Mohammed dans une allocution virtuelle dans le cadre de sa participation à la première célébration de la Journée internationale de l’arganier, dont le coup d’envoi a été donné lundi à Agadir.

La production de l’huile d’argan est « le fruit principalement du travail des femmes et contribue à la mise en place de moyens de subsistance durables », a relevé la vice-secrétaire générale de l’ONU, notant qu’en proclamant la Journée internationale de l’arganier, « l’ONU honore une illustration dynamique d’adaptation climatique et souligne l’importance de protéger l’héritage ancestral culturel ».

« Il s’agit également d’une opportunité pour une meilleure reprise alors que nous façonnons notre réponse à la pandémie de Covid-19 en s’assurant que nous protégions, simultanément, la biodiversité, l’autonomisation des femmes, en particulier dans les zones rurales, et en investissant dans les économies inclusives », a-t-elle souligné.

La responsable onusienne a conclu que de tels efforts sont « essentiels alors que nous cherchons à réaliser la promesse de l’Agenda 2030 pour le développement durable dans la décennie de l’action ».

– Tous les Intervenants –

Aziz Akhannouch

Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts

Omar Hilale

Représentant permanent du Maroc aux Nations unies

Volkan Bozkir

Président de l’Assemblée Générale des Nations unies

Amina J. Mohammed

Vice-Secrétaire Générale – Organisation des Nations Unies

Audrey Azoulay

Directrice Générale – Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture

Tedros Ghebreyesus

Directeur Général – Organisation Mondiale de la Santé

Anita Bhatia

Directrice Exécutive Adjointe –  ONU Femmes

Maria Helena Semedo

Directrice Générale Adjointe – Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

Yannick Glemarec

Directeur Exécutif – Fonds Vert pour le climat

Abderrahim Houmy

Secrétaire Général – Département des Eaux & Forêts

Brahim Hafidi

Directeur Général – ANDZOA

Fouzi Bekkaoui

Directeur Général – Institut Nationale de Recherches Agronomiques

Ahmed Atbir

Président – Fédération Interprofessionnelle de la Filière de l’Argane

Journée internationale de l’arganier : Première célébration à Agadir

lematin.ma – 10/05/2021

 Journée internationale de l’arganier : Première célébration  à Agadir

Le coup d’envoi de la première célébration de la journée internationale de l’arganier a été donné lundi à Agadir.

La cérémonie d’ouverture de cet évènement de haut niveau initié par le Maroc et l’Organisation des Nations Unies, a été présidée par le ministre de l’agriculture, de la pêche maritimes, du développement rural, des eaux et des forêts, Aziz Akhannouch.

Organisée en format hybride, cette manifestation a été suivie à travers le monde, en live sur la web TV des Nations Unies, ainsi que sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

Elle a rassemblé des intervenants de haut rang dont Omar Hilale, ambassadeur Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Volkan Bozkir, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire Générale de l’ONU et présidente du groupe des Nations Unies pour le Développement Durable, Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO, Tedros Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS, Anita Bathia, Directrice Exécutive Adjointe de l’ONU-Femmes, Maria Henela Semedo, Directrice Générale Adjointe de la FAO, et Yannick Glemarec, Directeur Exécutif du Fonds Vert pour le Climat.

La proclamation de cette journée internationale fait suite à l’adoption d’une résolution, présentée par le Maroc, à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York le 3 mars 2021.

Une résolution adoptée par consensus de tous les Etats membres et par laquelle le Maroc a mobilisé la communauté internationale autour de cette cause de la sauvegarde et du développement de l’Arganier.

Cette résolution onusienne reconnaît la contribution colossale du secteur de l’arganier dans la mise en œuvre des 17 objectifs de l’agenda 2030 et la réalisation du développement durable dans ses trois dimensions: économique, sociale et environnementale. Elle met également en exergue le rôle de ce secteur dans l’autonomisation et l’émancipation de la femme rurale, le renforcement de l’économie solidaire, l’éradication de la pauvreté et le développement humain à travers le soutien et la promotion du rôle des coopératives et autres formes d’organisation agricoles actives dans le secteur de l’arganier.

La proclamation par l’ONU de la journée internationale de l’arganier est ainsi une reconnaissance à l’échelle internationale des efforts du Royaume, sous les Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI dans la protection et la valorisation de l’arganier, notamment grâce au lancement d’un programme global de développement de l’arganiculture sur une superficie de 10.000 ha au Maroc.

Cette célébration vient couronner les efforts du Royaume du Maroc dans la promotion de l’Arganier en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale du développement résilient et durable.

Les Marocains n’ont jamais autant gaspillé que pendant le ramadan

bladi.net – 09/05/2021

Les Marocains n’ont jamais autant gaspillé que pendant le ramadan

Au Maroc, si le mois du Ramadan est connu comme un grand moment de foi, il est aussi celui des gaspillages alimentaires insoupçonnables. C’est un comportement qui va à l’encontre de la vocation première de ce mois important dans la vie du musulman.

Le phénomène qui devient récurrent, s’explique par le changement impulsif, psychologique de la plupart des Marocains, décidés à faire le plein de vivres afin de tenir durant ce grand moment de foi, où on est prêt à tout pour ne manquer de rien. « Le Marocain consomme sans limite et toujours plus », reconnaît Ouadie Madih, le président de la Fédération Nationale des Associations du Consommateur (FNAC), qui déplore que le consommateur achète plus qu’il ne peut consommer.

À en croire des études du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pendant le Ramadan, 45,1 % des familles marocaines jettent l’équivalent de 6 à 51 dollars, soit 60 à 500 dirhams, fait part la Map, ajoutant que selon un rapport publié récemment par la FAO, « chaque Marocain jette annuellement 91 kilogrammes d’aliments à la poubelle ». Cela se passe pendant que les deux tiers des ménages marocains assurent leurs dépenses alimentaires en dessous de la moyenne, informe le programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

Poussant son analyse au-delà du gaspillage « matériel », Madih a mis l’accent sur l’impact social du phénomène, vu que l’auteur du gaspillage prive du produit ainsi jeté à la poubelle, une autre personne dans le besoin. Et, en plus de sa dimension éthique, le gaspillage de nourriture en a aussi un, d’ordre environnemental, « car, souvent, nous jetons des aliments encore consommables », déplore Madih, soulignant à cet effet, que tout gaspillage ne restera pas sans conséquences sur les générations futures, notamment en matière de consommation de l’eau.

Aussi exhorte-t-il le consommateur à un changement de comportement. Cela passe par l’éducation à l’école et les initiatives politiques et associatives, parce que le consommateur doit absolument intégrer qu’il est inacceptable de jeter de la nourriture qui aurait pu servir et que la démarche qui vaille est plutôt celle qui vise à accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante.

Conscients qu’il s’agit là d’un combat de longue haleine, les défenseurs des droits de consommateurs appellent tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur en passant par l’industriel, le distributeur et le restaurateur à plus de responsabilité.

La « Nuit du Destin » a été fêtée hier dimanche au Maroc

Les musulmans ont fêté hier 9 mai Laylat al-Qadr ou Nuit du Destin.

Le Roi Mohammed VI commémorant Laylat Al-Qadr, dimanche 9 mai
Le Roi Mohammed VI commémorant Laylat Al-Qadr, dimanche 9 mai.

Quelle est la signification de cette commémoration pour les musulmans ?

Laylat al-Qadr ou Nuit du Destin est l’une des nuits de la fin du mois du Ramadan durant laquelle, selon l’interprétation classique, le Coran a été envoyé par Dieu aux hommes.

La Nuit du Destin, célébrée chaque année durant le mois de Ramadan, rappelant la nuit de la première révélation à Mahomet, en juillet ou août 610, durant les dix dernières nuits du mois de Ramadan, un jour impair.
Chez les sunnites elle est célébrée la 21e, 23e, 25e, 27e ou 29e nuit,
chez les chiites, la 19e, 21e ou 23e nuit.
La date précise n’étant pas déterminable, les dévotions prennent place durant plusieurs nuits.

Selon la tradition sunnite, au cours de cette nuit le Coran a été révélé à Mahomet dans la grotte de Hira par l’ange Gabriel (Jibrīl ou Jibrā’īl). Dans le chiisme, elle est liée à la descente de la science sur l’Imam. Cette nuit est considérée comme bénie par les musulmans, qui doivent y faire des invocations, des prières, réciter le Coran et demander le pardon sincère pour les péchés commis.

La Grotte de Hira : Elle est identifiée aujourd’hui comme la grotte située sur le Jabal al-Nour qui signifie « Mont de la Lumière », une montagne — ou plus exactement une colline — culminant à 642 m, située à peu près à 4 km au nord-ouest de La Mecque dans la région du Hedjaz en Arabie Saoudite.

Coronavirus/Maroc: Les nouvelles infections baissent à Casablanca

par Yasmine Saih – fr.hespress.com – 09/05/2021

Coronavirus/Maroc: Les nouvelles infections baissent à Casablanca

Le Maroc a enregistré 236 nouveaux cas porteurs du coronavirus ces dernières 24 heures, portant le total des cas recensés au niveau national depuis le début de l’épidémie à 513 864.

Actuellement, le total des cas actifs passe à 3 878 , parmi eux, 241 cas sont dans un état grave. En termes d’incidence nationale, le taux passe à 1412,7 cas par 100.000 habitants.

Sur les dernières 24h, l’incidence atteint les 0,6 cas par 100 000 habitants et le nombre de personnes totalement vaccinées (ayant reçu la première et seconde dose) a atteint les 4 390 752 tandis que les personnes ayant reçu la première dose du vaccin est estimé à 5 473 809 selon le ministère de la Santé.

Quant à la répartition géographique des nouveaux cas recensés au Maroc ces dernières 24 heures, c’est la région de Casablanca-Settat qui arrive en tête avec 151 nouvelles infections dont 113 à Casablanca, 14 à Nouaceur, 12 à Médiouna, 5 à Mohammedia et à Berrechid, 2 à El Jadida.

Deuxième région au classement dimanche, la région de Laâyoune – Sakia El Hamra avec 21 nouveaux cas dont 20 à Laâyoune et 1 cas à Boujdour. Elle est suivie par la région de Rabat – Salé-Kenitra avec 17 cas dont 6 à Salé, 5 à Kénitra, 4 à Rabat, 1 à Sidi Kacem et à Sidi Slimane.

De son côté, la région de Marrakech- Safi affiche 14 infections au coronavirus, toutes situées à Marrakech. Bilan proche pour les régions de Souss – Massa et de Tanger -Tétouan- Al Hoceima qui recensent respectivement 12 et 11 cas. Onze cas à Agadir-Ida -Ou-Tanane  et 1 cas à Chtouka- Ait Baha pour la première et 3 cas à Tanger-Assilah et Ouezzane, 2 à Chefchaouen et Fnideq, 1 cas à Larache.

Le reste des régions enregistre moins de 10 cas à l’instar de la région de Fès – Meknès avec 5 infections réparties entre 3 cas à Fès, 2 à Ifrane. La région Dakhla-Oued Eddahab recense pour sa part 3 nouvelles infections toutes à Oued Eddahab. Enfin, 1 cas a été enregistré à Khouribga et 1 également à Azilal pour la région de Beni Mellal- Khénifra.

Le Maroc célèbre l’arganier, un arbre synonyme de résilience et d’éternité

par Yosra BOUGARBA – mapexpress.ma – 09/05/2021

L'arganier - Maroc-le Centre - Maroc

L’arganier (Argania Spinosa), espèce endémique du Maroc, joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité, la conservation de l’équilibre de la nature et dans la lutte contre les changements climatiques.

Outre ses différentes utilisations culinaires et ses vertus thérapeutiques et cosmétiques, l’arganier peut se vanter de ses fonctions écologiques qui consistent surtout au maintien du sol et à la lutte contre l’érosion hydrique et éolienne.

La proclamation en 2021 de la journée internationale de l’arganier n’est donc pas un fruit du hasard.

Reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, en 2014, et en tant que système du patrimoine agricole mondial par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2018, l’arganier a amplement mérité ses titres de noblesse.

L’huile d’argan, extraite des “affiaches” (fruits de l’arganier), est un produit doté d’activités anti-oxydantes comme les carotènes, les polyphénols, les vitamines A, C et E, notamment en gamma tocophérol, a indiqué Abdelaziz Mimouni, chef du Centre régional de la recherche agronomique d’Agadir.

“Au Maroc, la production de l’huile d’argan oscille entre 4.000 et 6.000 tonnes par an selon les conditions climatiques”, a précisé M. Mimouni dans une déclaration à la MAP à la veille de la première célébration de la journée internationale de l’arganier.

Ces bienfaits on créé un engouement pour cette huile réputée et appréciée aussi bien au Maroc qu’à l’étranger, entraînant une augmentation considérable de la demande au niveau national et surtout au niveau international (les États-Unis d’Amérique, l’Europe, le Canada et l’Asie), a-t-il souligné, notant que les exportations de l’huile d’argan varient entre 1.000 et 1.500 tonnes/an.

Concernant les bénéfices de cet or vert, Zoubida Charrouf, professeure de chimie à l’Université Mohammed V de Rabat, a, pour sa part, indiqué que les antioxydants contenus dans l’huile d’argan sont “généralement bénéfiques pour la guérison de la peau irritée, gercée, endommagée ou même brûlée et font d’elle le produit anti-âge idéal”.

Par ailleurs, des études ont montré que cette huile permettait de réduire le risque cardiovasculaire car elle joue un rôle sur la pression artérielle, diminue le cholestérol total et les triglycérides et augmente le statut antioxydant, a déclaré Mme Charrouf à la MAP.

“En 2021, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 10 mai Journée internationale de l’arganier. La résolution, présentée par le Maroc, a été coparrainée par 113 États membres des Nations unies et adoptée par consensus”, lit-on dans le site de l’Organisation des nations unies (ONU).

La proclamation de la journée internationale de l’arganier se veut une reconnaissance à l’échelle internationale des efforts du Royaume, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans la protection et la valorisation de l’arganier.

Dans ce contexte, plusieurs événements seront organisés lundi en commémoration de cette journée historique, qui se veut une reconnaissance à un élément de l’écosystème marocain et un symbole de résilience et d’éternité.

Ainsi, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier (FMVI.RSA) va organiser un “Event” sous forme de webinaires.

Cet événement, qui connaîtra la participation d’experts nationaux et internationaux, sera axé autour d’une analyse multisectorielle de l’écosystème arganier.

En sus, un évènement de haut niveau sera organisé sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et des forêts, Aziz Akhannouch.

Organisé en format hybride, cet événement sera suivi en live sur la web TV des Nations Unies, ainsi que sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

PASTÈQUES DE ZAGORA: COMMENT AL MOKRI ABOU ZAID A ENCORE MIS LES PIEDS DANS LE PLAT

Par Amyne Asmlal – le360.ma – 09/05/2021

Ses propos sur la qualité douteuse de ce fruit ont suscité une polémique. Les producteurs, affolés à l’idée que le labeur de toute une saison pourrait tomber à l’eau, décident de lui intenter un procès. Quant à la pastèque, les analyses ont montré qu’elle ne contient aucun contaminant.

Quand un fkih se mêle d’un domaine auquel il ne comprend rien, cela peut conduire à une catastrophe. Le député du PJD, Al Mokri Abou Zaid Al Idrissi, vient de nous en donner l’exemple en créant une polémique autour des pastèques de Zagora, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro du lundi 10 mai. Abou Zaid, qui n’est pas spécialiste en la matière, a affirmé sans broncher que ce fruit, cultivé dans la région de Zagora, était génétiquement modifié. Ces pastèques auraient même subi des injections d’hormones et c’est de là, d’après lui, que viennent sa couleur rouge vif et son goût sucré prononcé.

Ces propos qui ne reposent sur aucune donnée scientifique ont d’abord suscité l’amusement, puis la polémique et, ensuite, une frayeur aussi bien chez ceux qui vivent de cette culture que chez les consommateurs. Les premiers voient ainsi l’effort d’une saison, avec tous les investissements que cela a nécessité, tomber à l’eau. Quant aux consommateurs, de plus en plus alarmés pour tout ce qui est de la qualité des produits alimentaires, craignent pour leur santé. D’autant, relève le quotidien, que les propos du député et prédicateur islamiste coïncident avec le décès d’une petite fille, à Agadir, pour cause d’intoxication alimentaire. Elle avait consommé, justement, de la pastèque.

Autant dire, souligne le quotidien, que l’impact des divagations du prédicateur est dévastateur. D’après le quotidien, les producteurs -la région de Zagora compte de nombreuses fermes spécialisées dans la culture de la pastèque- ont décidé d’intenter une action en justice. Ils exigent désormais l’ouverture d’une enquête sur cette affaire. Le quotidien souligne que, certes, le fkih du PJD a eu tort de se mêler d’un domaine qu’il ne maîtrise pas mais, d’après une association locale de protection de l’environnement, les cultivateurs de pastèque pourraient bien avoir eu, souvent, la main un peu trop lourde au moment d’utiliser les fertilisants et autres produits phytosanitaires. Mais c’est sans doute par manque d’information et de formation sur l’utilisation de ces produits, précise le quotidien.

Selon les producteurs cités par le quotidien, non seulement Abou Zaid ne sait pas de quoi il parle, mais ses propos pourraient être repris par les concurrents étrangers, ce qui nuirait gravement à cette activité. La région de Zagora, de par la nature de son sol et son climat, a, en effet, cet avantage de permettre la production des pastèques, un fruit estival, à partir du mois de mars. Et la qualité du fruit n’est nullement liée à une quelconque injection d’hormones ou à une hypothétique modification génétique. Par ailleurs, souligne-t-il, l’importation des semences est soumise à un contrôle très strict, notamment de la part de l’ONSSA.

Ce dernier organisme est d’ailleurs catégorique à ce sujet, note le quotidien. La pastèque marocaine est conforme aux normes de sécurité sanitaire des aliments et ne contient pas de contaminants, assure l’Office. Les analyses de laboratoire effectuées, récemment, par ses services le confirment. En effet, les résultats des échantillons analysés, dans le cadre du plan de surveillance et de contrôle de la pastèque durant la campagne en cours (année 2021), ont révélé l’absence de contaminants dans ce fruit, à savoir de résidus de pesticides, de métaux lourds (plomb et cadmium) et de bactéries (salmonelles et coliformes).

Arganier : cinq questions au chef du Centre régional de la recherche agronomique d’Agadir

par Soumia AL ARKOUBI – mapexpress.ma – 09/05/2021

L’arganier est un arbre endémique du Maroc qui a été reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, en 2014, et en tant que système du patrimoine agricole mondial par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2018.

A la veille de la première célébration de la journée internationale de l’arganier, Abdelaziz Mimouni, chef du Centre régional de la recherche agronomique d’Agadir présente, dans une interview accordée à la MAP, l’écophysiologie de cet arbre et met en garde contre la dégradation de cet écosystème.
1. Est-ce qu’il y a un seul type d’arganier ou plusieurs ?

Chez l’arganier, on parle d’une seule espèce Argania spinosa, mais il existe plusieurs écotypes bien distingués dans son aire de répartition naturelle. En effet, les recherches menées par l’INRA et d’autres organismes ont montré que l’arganier représente une variabilité phénotypique remarquable (type d’arbre, feuilles, épines, fruits, la graine, l’amande..).

Ces variations phénotypiques peuvent résulter soit des adaptations à différents environnements climatiques et écologiques ou plutôt des traits génétiques.

Ainsi, des études récentes menées sur la diversité génétique de quelques caractères morphologiques du fruit et de la graine (forme, taille, poids, couleur…) ont montré que l’effet de l’année, la localité, des génotypes et de l’interaction sont très hautement significatifs. Six formes typologiques des fruits et des graines ont été déterminées : fusiforme, ovale, arrondie, globuleuse, goutte et ovale apiculé. Ainsi, une nette distinction entre les caractères fortement héritable, moyennement héritable et non héritable sont bien distingués.

Les études ont montré, à l’aide des marqueurs moléculaires, que les populations naturelles d’arganier présentaient un polymorphisme génétique important.
2. Est-ce que cet arbre peut pousser sur tous les sols ?

Les études ont montré que l’arganeraie est présente dans les différents types de sols de son aire de répartition et apparaît comme un arbre peu exigeant en matière de sol. Cependant, cet arbre développe des mécanismes d’adaptation pour subvenir à ses besoins en alimentation minérale, en particulier le développement de son système racinaire et en s’associant à des champignons mycorhiziennes.

3. Quelles sont les conditions climatiques favorables à la culture de cette plante?

L’Arganier s’étend sur plusieurs unités et étages bioclimatiques : du semi-aride frais aux zones tempérées du Sud, en passant par les zones sub-humides dans la montagne du Haut Atlas. L’arganier supporte les températures élevées (50°C à Taroudant). Cependant, l’arganier ne se développe plus aux basses températures prolongées, ce qui limite son extension en altitude dépassant les 1.400 mètres.

4. Quelles sont les fonctions/vertus écologiques des arganiers?

La répartition géographique de l’arganier dans son aire aride à semi-aride au sud marocain reflète une forte plasticité écologique de cette espèce.

L’arganier constitue l’armature de l’équilibre écologique. Grâce à son système racinaire puissant, il contribue au maintien du sol et permet de lutter contre l’érosion hydrique et éolienne qui menace de désertification une bonne partie de la région de l’extrême sud ; il est considéré comme une ceinture verte contre la désertification. L’utilisation de l’arganier comme arbre d’ombrage est une pratique répandue dans son aire de répartition.

L’arganier fait partie d’un système agro-forestier comprenant diverses autres espèces pérennes qui assurent une couverture végétale et une protection du sol contre l’érosion. Aussi, dans l’arganeraie, de nombreux organismes vivants (faune, flore et microflore) sont directement liés à sa présence.

La disparition de l’arganier entraînerait certainement la disparition de plusieurs espèces, provoquant une diminution de la biodiversité dans la région. D’où une réduction du patrimoine génétique, aussi bien pour l’arbre que les autres espèces animales, végétales ou microbiennes. Dans les régions montagneuses, l’arganier facilite la pénétration de l’eau dans le sol, ce qui entraîne une alimentation accrue de la nappe phréatique.

5. Peut-on parler d’une dégradation de l’écosystème arganeraie? Si oui, pourquoi?

L’arganeraie a connu de nombreuses transformations au cours des dernières décennies et sa dégradation est reconnue depuis longtemps. Cette dégradation survient sous l’effet combiné des facteurs naturels, mais elle est amplifiée par les actions anthropiques (activités humaines, ndlr).

En effet, les changements climatiques que subit le centre-ouest du Maroc ces dernières décennies, en particulier les températures élevées et la rareté des pluies sur des périodes prolongées ont fait subir à l’arganier des stress et par la suite une disparition des arbres moins résistants et localisés sur des environnements difficiles (montagnes, arides…).

Cette dégradation de l’arganeraie n’a pas pu être arrêtée par l’intervention humaine vue la combinaison de l’absence de régénération et de la perte continue d’arbres d’arganier.

En effet, pour la première moitié du 20ème siècle, on a assisté à des coupes importantes d’arganier, principalement attribuées à la demande en charbon et bois de feu avec une réduction de son aire géographique. Nous aussi relevé des transformations socio-économiques liées à l’extension des villes et des cultures sous serres (maraîchage) et de l’agrumiculture avec un épuisement continu des différentes nappes phréatiques qui alimentaient l’arganier.

D’autres facteurs anthropiques ont aussi contribué à la dégradation de l’arganier, à savoir l’abandon de l’agriculture dans certaines zones marginales, l’exode rural, le développement des infrastructures, l’accroissement de la population et les besoins de l’urbanisation, l’explosion du marché de l’huile d’argan, le surpâturage caprin et camelin.

Malgré cette situation alarmante de l’arganeraie, des brèches d’espoir sont en cours pour sauver l’arganeraie et même la développer. En effet, ces derniers temps, les coupes semblent avoir fortement diminué à ce jour et de nouvelles plantations sont en cours de réalisation, tant en forêt ou en extension en terre agricole (arganiculture). Donc l’espoir est permis pour renverser la tendance de dégradation et développer une arganeraie durable et rentable.

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