Archives de mai 11th, 2021

Covid-19 France : Feu vert au « pass sanitaire »

laquotidienne.ma – 11/05/2021

Covid-19 France : Feu vert au "pass sanitaire"

L’Assemblée nationale française a donné son feu vert au « pass sanitaire », lors de l’examen, lundi dans la soirée, du projet de loi de sortie de la crise sanitaire présenté par l’exécutif.

Cet outil permettra l’accès à des grands rassemblements ou à certains lieux. Il sera réservé aux personnes présentant un résultat négatif d’un dépistage, un justificatif de vaccination ou une attestation de leur rétablissement après une infection au Covid-19.

Mesure-phare du projet de loi de sortie de la crise sanitaire, le « pass sanitaire » a été testé dans un premier temps pour les déplacements vers ou depuis l’étranger. Le souhait de l’exécutif est de l’étendre pour permettre l’accès aux stades, salons et foires lors de la troisième étape du déconfinement, prévue à partir du 9 juin prochain.

Mais cette mesure essuie de fortes critiques de la part de l’opposition pour son caractère restrictif des libertés. Elle a fait l’objet de longues discussions lors des débats et de nombreux amendements ont été rejetés.

Pour le gouvernement, le « pass sanitaire » doit permettre de rouvrir des établissements recevant du public, des festivals, des lieux de rassemblement. « Si nous n’avions pas le pass sanitaire, nous devrions attendre beaucoup plus longtemps », a prévenu le secrétaire d’Etat en charge du numérique, Cédric O.

La France a entamé le 3 mai, la première phase de sortie du confinement qui sera progressive avec notamment la levée de certaines restrictions, dont la limitation des déplacements et le retour en classe des collégiens et des lycéens.

Le déconfinement se poursuivra le 19 mai avec la réouverture des commerces dits non essentiels actuellement fermés, des terrasses de bars et des restaurants, et des musées, cinémas et théâtres. Dans les lieux culturels, une jauge de visiteurs devra être respectée. Cette phase sera marquée également par le décalage de l’heure de début du couvre-feu, qui passera de 19 heures à 21 heures le 19 mai.

Le 9 juin, les cafés et restaurants pourront également rouvrir en intérieur, de même que les salles de sport avec maintien des gestes barrières et levée des limites de jauges.

Enfin, l’heure du début du couvre-feu sera décalée à 23 heures avant de prendre fin le 30 juin.

Lundi, le gouvernement a confirmé le calendrier de sortie du confinement au regard de l’amélioration de la situation sanitaire.

Plus de 300 bourses d’excellence pour les étudiants africains

leconomiste.com – 10/05/2021

Le Maroc va octroyer plus de 300 bourses d’excellence aux étudiants issus de pays africains dans le cadre du programme « Moroccan Scholarships for African Youth », au titre de l’année universitaire 2021-2022.

Ce programme vise à permettre aux universités créées dans le cadre du partenariat et aux universités privées de participer activement, au même titre que les universités publiques, à l’effort national tendant à former les cadres et les élites des pays africains, frères et amis, a indiqué le département de l’Enseignement supérieur. L’offre comprend 303 bourses d’excellence dans 119 filières, sous forme d’exemptions totales des frais d’inscription et des frais de scolarité, dans différents cycles et champs disciplinaires, en plus d’avantages à caractère social.

Pour cette première édition, plusieurs universités participent au programme. L’Université Euro-Méditerranéenne de Fès offre 60 bourses, alors que Al Akhawayn à Ifrane en propose 40.

Les autres bourses sont réparties entre :

– Université Internationale d’Agadir-Universiapolis (38),

– Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir (30 bourses),

– Université Mohammed VI des Sciences de la Santé de Casablanca (25 bourses),

– Université Internationale Abulcasis des Sciences de la Santé de Rabat (20 bourses),

– Université Internationale de Casablanca (20 bourses),

– Université Internationale de Rabat (20 bourses),

– Université Privée de Fès (20 bourses),

– Université Privée de Marrakech (20 bourses)

– Université Mundiapolis de Casablanca (10 bourses).

Covid-19 : 58 cas confirmés en 24 h, 232 nouvelles rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 10/05/2021

Covid-19 : 58 cas confirmés en 24 h, 232 nouvelles rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 58 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 513.922 le nombre total des cas de contamination.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 501.146 avec 232 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,5%. 5 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.077 et le taux de létalité à 1,8%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 3.699 personnes, dont 239 cas graves. Il a souligné en outre que 3.471 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.826.721 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 5.726.928 pour la première dose et 4.404.867 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

24 cas à Casablanca-Settat : 21 à Casablanca et 3 à Nouaceur.

8 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 5 à Kénitra, 1 à Rabat, 1 à Khémisset et 1 à Sidi Kacem.

8 cas dans la région de l’Oriental : 3 à Oujda-Angad, 1 à Figuig, 1 à Berkane, 1 à Taourirt et 2 à Driouch.

4 cas à Marrakech-Safi : 3 à Marrakech et 1 à Kelaat Sraghna.

4 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 1 à Tanger-Assilah, 2 à Tétouan et 1 à Ouazzane.

3 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.

3 cas à Souss-Massa à Agadir Ida-ou-tanane.

1 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra à Laâyoune.

1 cas à Drâa-Tafilalet à Errachidia.

1 cas à Fès-Meknès à Fès.

1 cas à Béni Mellal-Khénifra à Fqih Bensalah.

0 cas à Guelmim-Oued Noun.

Pour la relance économique des artisans : Le CRI Souss-Massa et Glovo mettent la main dans la main

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 10/05/2021

Pour la relance économique des artisans  : Le CRI Souss-Massa et Glovo mettent la main dans la main

Le Centre régional d’investissement Souss-Massa (CRI) et Glovo Maroc ont scellé jeudi à Agadir un partenariat pour la relance économique des artisans, coopératives et traiteurs de la région

Ils se rapprochent, en partant d’une volonté des deux parties de contribuer à la relance socio-économique des écosystèmes des traiteurs, des artisans et des coopératives de la région Souss-Massa.
En effet, ces écosystèmes ont accusé d’importantes pertes suite à l’arrêt total ou périodique des activités en raison de la récession économique liée à la Covid-19. Ainsi, afin d’assurer une reprise de l’activité et de venir en aide aux entreprises en difficultés, le CRI Souss-Massa continue de mettre en place des mécanismes spécifiques de relance pour soutenir les secteurs les plus impactés dans la région Souss-Massa.

A cet effet, le Centre régional d’investissement Souss-Massa et Glovo Maroc souhaitent coordonner leurs efforts au service de l’écosystème des secteurs ciblés par ce partenariat, à travers la signature d’une convention qui se décline en axes majeurs visant l’accompagnement à la digitalisation et au e-commerce, à savoir: premièrement la formation et l’assistance des artisans et coopératives par Glovo qui met son expertise à travers l’organisation de formation et de perfectionnement en marketing digital et e-commerce, pour les secteurs de l’artisanat et des coopératives, notamment dans les zones enclavées de la région, deuxièmement l’accompagnement à la digitalisation des traiteurs par Glovo, qui s’engage à mettre une boutique virtuelle sur sa plate-forme à la disposition des traiteurs régionaux et à les former sur son utilisation, afin de leur permettre d’accéder aux marchés virtuels. Et troisièmement l’accompagnement à la commercialisation et la distribution des produits artisanaux et du terroir régionaux par Glovo qui proposera aux artisans et aux coopératives opérantes dans les produits du terroir de la région un package (commercial et logistique) afin de leur permettre la vente de leurs produits dans les régions du Royaume où opère le leader de la livraison.

Notons que la cérémonie de signature de ladite convention s’est déroulée en présence de Brahim Hafidi, président du conseil régional Souss-Massa, Karim Achenguli, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services Souss-Massa, Affane Ben Bouaïda, président de la Chambre d’artisanat Souss Massa ainsi que les représentants des écosystèmes bénéficiaires dudit partenariat, à savoir le président et le secrétaire général du collectif des traiteurs et des métiers de l’événementiel, le président de l’Union marocaine des propriétaires et gérants des salles de fêtes ainsi que le président de l’association Rabitat Al Amal.

EXPORTATIONS DES PRODUITS DE L’ARTISANAT : UNE CROISSANCE DE 12 % AU T1 2021

ecoactu.ma – 10/05/2021

Bonne nouvelle, pour le secteur de l’artisanat. Après une année 2020 difficile marquée par une crise sanitaire dont les conséquences sur l’activité mondiale sont toujours de mises, les exportations des produits d’artisanat affichent, durant le 1er trimestre 2021, les prémices d’une reprise.

La majorité des produits d’artisanat ont enregistré une bonne évolution ce qui a permis au secteur de réaliser une croissance à deux chiffres, soit 12 % par rapport à la même période de 2020 (période avant Covid).

Les produits de la famille dinanderie viennent en tête enregistrent une très forte demande à l’étranger, avec un chiffre d’affaires à l’export multiplié par 4 par rapport à la même période de 2020.

« Cette forte progression a touché aussi le fer forgé et les couvertures qui ont marqué des évolutions respectives de 82% et 81%, suivis par la maroquinerie (53%) et la vannerie (47%», précise le ministère de l’Artisanat.

Même tendance de la catégorie « Divers » qui a affiché une excellente prouesse. Les exportations des produits classés dans cette catégorie ont augmenté deux fois plus, comparées à la même période de l’année passée.

« En termes de contributions au CA à l’export, et en dehors de la poterie et pierre habituellement classée en tête avec une part de 26%, les familles « Divers », vannerie et couvertures ont marqué des gains en termes de parts, avec des contributions respectives de 20%11% et 10% », précise la tutelle.

Cette performance est tirée par la forte progression de la demande des marchés de l’Australie et de la Belgique qui ont enregistré progressivement une évolution  3 fois et 2 fois supérieure à la même période de 2020.

« Le continent européen affiche un bon comportement (35%) avec la plupart des pays de l’Europe dénotant d’une évolution positive, tels que la France en tête de liste (66%), l’Espagne (42%), l’Allemagne (35%), et dans  une moindre mesure la Hollande (18%) et l’Italie (10%) », précise le ministère de l’Artisanant.

De même, les exportations vers le Japon manifestent une progression de 65% par rapport au 1er trimestre 2020, suivi par le Canada (49%).

Le ministère précise également que bien qu’enregistrant une régression de 13%, les exportations vers les USA continuent d’occuper le 2ème rang en termes de part au chiffre d’affaires total à l’export (25%) et ce, à la suite de l’Europe (46%). Les pays arabes viennent en 3ème position avec une part de 18%.

En termes d’évolution, ce sont les villes à petite contribution dans le CA global à l’export qui se sont distinguées au cours du 1er trimestre 2021. Ainsi, les exportations d’artisanat passant par la ville d’Essaouira ont enregistré un chiffre d’affaires 11 fois plus grand, suivie d’Agadir et de Kénitra avec des chiffres d’affaires à l’export 7 fois et 5 fois supérieurs à ceux enregistrés au cours de la même période de 2020.

Marrakech, Rabat et Casablanca ont quant à elles réalisé de moindres performances, mais qui restent notables à travers des taux d’évolution respectifs de 67%29% et 28%.

En termes de parts dans le chiffre d’affaires à l’export, les principaux pôles exportateurs des produits artisanaux marocains restent Casablanca et Marrakech, avec la moitié des exportations passant par Casablanca (50%) et 34% par la ville ocre. Les villes de Fès et Tanger ont réalisé des contributions respectives de 7% et 5% au cours de cette période.

Autoroutes Du Maroc : Des autoroutes vertes auto-productrices d’énergie

PAR FATIMA-ZOHRA JDILY ET MOHAMMED ZAINABI – lobservateur.info – 10/05/2021

Les exigences environnementales sont au cœur de la stratégie de développement de la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) qui se veut écoresponsable.

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La responsabilité sociale et environnementale est dans l’ADN d’ADM. Son top management ne conçoit le développement que dans la durabilité. Dans la plupart de ses sorties, il rappelle que durant les différentes phases de réalisation de l’infrastructure autoroutière, les préoccupations environnementales ont été bien prises en compte. Mieux, dans son approche, ADM dépasse largement le cadre technique et réglementaire et intègre une logique de prévention des risques.

Tous les projets autoroutiers sont soumis systématiquement à une étude d’impact environnemental. Les conclusions servent de base pour que soient menées les actions nécessaires permettant de limiter tout impact négatif sur l’environnement. Pour ce faire, ADM veille à la limitation maximale des déboisements tout en procédant aux reboisements de compensation, à la réduction significative de l’emprise autoroutière, et à la mise en place des bassins déshuileurs pour le traitement des eaux de ruissellement se déversant dans les oueds.

Techniques vertes

Parce qu’il est soucieux de l’environnement, l’opérateur autoroutier est précurseur dans la technique du compactage à sec. Avec l’irrégularité spacio-temporelle de la pluviométrie, conséquence importante des changements climatiques, l’eau soumet le réseau routier à différents aléas tels que les inondations ou les sécheresses. Ces aléas et risques sont pris en considération, en amont, dès l’élaboration de tout projet. C’est ainsi que le compactage à sec a toujours été considéré comme une solution écologique et économique appropriée dans la mesure où il favorise la réutilisation des matériaux résultants des déblais, présents dans leur état hydrique sec ou très sec.

ADM fait savoir que des économies de l’ordre de 4 milliards de litres d’eau ont été réalisées lors de la construction du tronçon autoroutier Skhour-Agadir, régions connues pour leur aridité.

Les techniciens affirment que le compactage du sol est l’une des interventions les plus délicates à réaliser lors des projets routiers, mais la stabilité et la durabilité sont liées principalement à la nature des matériaux et à la réalisation d’un compactage adapté au type du sol.

Par ailleurs, ADM ambitionne de doter le pays d’une autoroute auto-productrice d’énergie. Dans cette perspective, la société a mis en place des stations de production de l’électricité à base d’énergie solaire sur les gares de péages du réseau. Elle a généralisé et renforcé l’efficacité énergétique des autoroutes notamment à travers l’utilisation des LEDs.

L’autre défi lancé concerne les déchets. Avec 3.000 tonnes qui en sont jetés annuellement sur le réseau autoroutier, il y a beaucoup de travail à mener dans ce cadre. Avec détermination, un projet de collecte des déchets a été mis en place afin de les transformer en produits réutilisables dans l’exploitation des autoroutes. Cette valorisation permet d’avoir des cônes, des balises, des amortisseurs de choc, voire des murs de clôtures, entre autres, issus de déchets.

Toutes ces actions concrètes témoignent de la volonté d’ADM à adopter systématiquement les solutions techniques les plus respectueuses des paysages, du milieu naturel et de l’environnement au sens large.

Un arbre pour le climat

Pour compenser son empreinte carbone, ADM a mis en place un immense projet de plantation d’arbres tout au long du réseau autoroutier. La société a souhaité associer les écoles à ce programme en vue de sensibiliser les écoliers aux effets et dangers du changement climatique et à l’importance de la mise en place d’actions inclusives en vue de lutter contre son impact.

Le programme de reboisement des superficies d’arganiers déboisées suite à la construction de l’autoroute Marrakech-Agadir a été mené sur une superficie globale de 920 ha.

Ce n’est pas tout. ADM a pris conscience du poids de l’arganier dans le tissu économique des régions traversées par les autoroutes et de la valeur environnementale de cette espèce endémique aux caractéristiques uniques. L’entreprise a alors lancé au cours des quatre dernières années (2016-2010), en partenariat avec le Haut-Commissariat des Eaux et Forêts, un programme de reboisement des superficies d’arganiers déboisées suite à la construction de l’autoroute Marrakech-Agadir sur une superficie globale de 920 ha. Pour réussir cet autre challenge porteur pour l’environnement, ADM avait volontairement adopté un schéma incluant la prise en charge de deux années d’entretien durant laquelle ont été effectuées des interventions d’arrosage à des intervalles réguliers, des opérations de regarnis et de remplacement des sujets morts. C’est ce qui a permis d’assuré à cette action verte inédite des taux de réussite spectaculaires.

Aïd Al Fitr : L’interdiction des déplacements risque de plomber la fréquentation touristique

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 10/05/2021

Signe de détente ou maintien du statu quo? Un communiqué officiel a démenti au milieu de la nuit, les informations faisant état d’un bouclage de la ville de Fès entre le 11 et le 16 mai (Informations démenties).

Aïd Al Fitr est considéré par les professionnels du tourisme comme une période de reprise des affaires après l’atonie du Ramadan. Mais pour les quatre jours fériés de l’Aïd de cette année, les hôteliers se disent pessimistes sur le futur taux d’occupation de leurs établissements, en raison d’un niveau de réservation inhabituellement bas pour cette période de l’année.

Pas d’augmentation des réservations à Marrakech

Requérant l’anonymat à l’instar de ses confrères, un opérateur de la ville ocre, destination traditionnellement très courue pendant l’Aïd, nous déclare qu’il faudra attendre la semaine qui suivra la fin des jours fériés pour faire le bilan et connaître l’évolution de la fréquentation hôtelière.

« En raison de la reconduction de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juin et de l’obligation toujours valable de présenter une autorisation de déplacement aux barrages routiers avant l’entrée de Marrakech, il n’y a eu, pour l’instant, aucune augmentation significative des réservations hôtelières », explique notre source qui met en cause la poursuite des mesures de restriction de circulation par les autorités.

Une corvée administrative qui décourage les nationaux à voyager

« En effet, le fait qu’un résident de Tanger ou de Casablanca qui veut passer l’Aïd dans un hôtel de Marrakech doive toujours obligatoirement réclamer une autorisation de déplacement à la préfecture de son domicile principal, est un véritable frein pour la reprise du tourisme national.

« Si certains policiers des barrages routiers ne la réclament pas systématiquement aux voyageurs-automobilistes, sa non-présentation peut valoir à certains d’être refoulés sans ménagement vers leur lieu de résidence, ce qui au final ne manque pas de décourager les candidats nationaux à voyager.

La suppression de l’autorisation de déplacement provoquera un rush des arrivées nationales

« En fait, si les autorités décident de supprimer ce document administratif qui permet de se déplacer entre les villes, la demande ne manquera pas d’exploser même pendant cette période de Covid.

« En effet, rien qu’avec les visiteurs de Rabat et de Casablanca, tous les hôtels de Marrakech mais aussi d’autres villes touristiques seront certainement tous complets.

« Pour l’instant, sachant que les nationaux décident de voyager à la dernière minute et que les hôtels ouverts n’ont pas reçu de nombreuses réservations, nous n’avons aucune visibilité sur la suite des événements.

Visibilité ou pas, la reprise se prépare déjà

« Ceci-dit, si après une période de 14 mois d’inactivité, dont celle du Ramadan, les professionnels (hôteliers, restaurateurs …) ont beaucoup souffert, cela ne les empêche pas de se livrer à un grand nettoyage et de mettre en œuvre toutes les mesures de précaution sanitaire pour être prêts le jour J.

« Ainsi, dans les 110 hôtels ouverts sur les 250 que compte Marrakech, il devrait y avoir un taux de remplissage intéressant, grâce aux nombreuses arrivées de dernière minute des touristes nationaux.

« Que ce soit dans les hôtels 4 et 5 étoiles, dans les petits établissements classés ou même dans les tentes du désert d’Agafay, le personnel se prépare à accueillir des clients qui prendront soit juste des nuitées soit des formules All Inclusive dans les clubs de la ville », conclut notre interlocuteur qui espère une suppression rapide de l’autorisation de déplacement interurbain suivie de la réouverture des frontières dès fin juin pour accueillir des touristes étrangers et des MRE.

Même attentisme des hôteliers à Dakhla, Agadir et Ifrane

Interrogés à leur tour, des hôteliers des villes touristiques d’Ifrane, d’Agadir et de Dakhla nous confirment avoir reçu plusieurs demandes de séjour mais que leurs clients ont tous réclamé une annulation gratuite de leur réservation, dans le cas où ils ne pourraient pas accéder à leur destination.

Tout aussi prudents que leur confrère de Marrakech sur leur futur taux de remplissage, ils espèrent que sur le terrain, les autorités n’exigeront plus systématiquement l’autorisation de déplacement et seront flexibles pour accepter les voyageurs qui ne disposent que d’une réservation hôtelière…

Précisons qu’à l’heure où nous publions cet article, nous n’avons pu joindre « Autoroutes du Maroc » pour savoir si un dispositif particulier de circulation routière durant les quatre jours fériés de l’Aïd El Fitr a été prévu.

Agadir : le Groupe Akdital lance son centre hospitalier

par Yassine Saber – leseco.ma – 10/05/2021

Comptant quatre étages et deux sous-sols, les travaux du centre hospitalier du Groupe Aktidal ont été confiés à la société des Travaux généraux de construction de Casablanca. Le chantier sera livré en 2022.

Moins d’une année après l’annonce, par le Groupe Akdital, de la réalisation de son projet hospitalier à Agadir, l’opérateur de santé privé a lancé les travaux de son centre dans ce pôle urbain. Celui-ci couvre toute la zone jouxtant le Grand stade d’Agadir et s’étend sur près de 1.200 hectares. Comptant quatre étages et deux sous-sols, Aktidal a reçu l’autorisation de construire le 12 octobre 2020. Mobilisant un investissement de 240 MDH, ce complexe privé a été confié à la société des Travaux généraux de construction de Casablanca (TGCC). Le projet en est au stade des gros œuvres. Opérationnel courant 2022, le centre hospitalier sera doté d’une capacité de plus de 200 lits, et accueillera un hôpital multidisciplinaire et un centre d’oncologie. Concernant l’assiette foncière, celle-ci relève d’un terrain domanial dans la Commune urbaine d’Agadir. À l’instar des investissements déjà lancés dans cette zone, le complexe hospitalier d’Akdital, spécialisé dans l’investissement dans le domaine médical, fera partie intégrante du pôle santé-formation qui s’étend sur 339 hectares aux alentours du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir et l’hôpital psychiatrique, tous deux en cours de finalisation. À cela s’ajoutent une vingtaine de projets relevant du secteur privé.

Nouveau pôle urbain : les projets prennent forme
Outre le CHU et l’hôpital psychiatrique, on retrouve parmi les projets les plus avancés dans cette zone l’Agadir International Training Center, spécialisé dans le domaine de la sécurité au travail et l’industrie, qui en est au stade des finitions. C’est la société Offshore Safety Industry Training Agency, premier opérateur privé à avoir lancé les travaux dans cette zone, au niveau de l’assiette foncière du projet étalée sur plus de 6.290 m2 à proximité du CHU. Figurent également une autre clinique dont les travaux de terrassement ont également été engagés, et Kitea Géant, qui sera opérationnel d’ici avril 2022. Étalé sur une assiette foncière de cinq hectares dont 2.700 m2 sous forme de surface développée, l’enseigne d’ameublement a reçu son autorisation de construire (n°07/05/2020) le 15 décembre dernier. Aujourd’hui, le projet en est au stade des travaux de terrassement. On y trouve aussi une Académie de formation dans les métiers de la santé sur une superficie de 4.723 m² ainsi qu’un établissement d’enseignement privé porté par la société Abraham Lincoln Academy. Il sera édifié sur deux hectares.

L’hôpital psychiatrique avance
Par ailleurs, le futur hôpital psychiatrique sera érigé sur un terrain de 25.097 m2. Les travaux de gros œuvre et d’étanchéité ont été réalisés. À noter que le coup d’envoi des travaux de ce chantier a été donné par le roi Mohammed VI en février 2020, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement urbain de la ville d’Agadir (2020-2024). Doté d’une capacité de 120 lits, ce projet a nécessité des investissements de l’ordre de 55 MDH. Le futur établissement hospitalier comprendra un hôpital de jour, des services de psychiatrie, de pédopsychiatrie, de gériatrie, une unité de médecine légale et une autre d’addictologie. À cela s’ajoutent un pôle de consultations externes, une unité d’hospitalisation et un service d’urgence. Ce projet consolidera ainsi l’offre de soins psychiatriques qui compte actuellement trois services de psychiatrie au niveau des centres hospitaliers provinciaux d’Inezgane, de Taroudant et de Tiznit ainsi qu’un Centre d’addictologie à Agadir.

A retenir de la Première Journée Internationale de l’Arganier à Agadir le 10 mai 2021

« Ce jour témoigne de l’importance de l’arganier en tant qu’héritage international. Il est l’aboutissement des efforts du Royaume, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la protection et de mise en valeur de l’arganier »


Déclare Aziz Akhannouch, en introduction de la première Journée Internationale de l’Arganier


 Agadir, le 10 mai 2021. Le Maroc a célébré ce 10 mai 2021, la première Journée Internationale de l’Arganier en duplex avec l’ONU. Cette célébration vient couronner les efforts du Royaume du Maroc dans la promotion de l’Arganier au niveau international en tant que capital naturel et patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale du développement résilient et durable.
Présidé par Mr Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritimes, du Développement Rural et des Eaux & Forêts, le panel organisé lors de cet évènement international a rassemblé des intervenants mondiaux de haut rang :
• Ambassadeur Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc aux Nations Unies,
• Volkan Bozkır, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,
• Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire Générale de l’ONU et présidente du groupe des Nations Unies pour le Développement Durable,
• Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO,
• Tedros Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS,
• Anita Bhatia, Directrice Exécutive Adjointe de l’ONU-Femmes,
• Maria Helena Semedo, Directrice Générale Adjointe de la FAO,
• Yannick  Glemarec, Directeur Exécutif du Fonds Vert pour le Climat.

Aux origines de la Journée Internationale de l’Arganier,
La proclamation de cette journée internationale est le fruit de l’adoption d’une résolution, présentée à l’initiative du Maroc, par l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, dans sa session plénière du 3 mars 2021.

Le processus relatif à la résolution remonte à février 2020 lors d’un événement organisé par le Royaume, en collaboration, avec l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (UN DESA), la FAO, l’UNESCO, l’OMS et le Fonds Vert pour le Climat. Cet évènement a été clôturé par le lancement des négociations sur le texte de la résolution onusienne. Une résolution adoptée par consensus de l’ensemble des Etats membres des Nations-Unies par laquelle le Maroc a mobilisé toute la communauté internationale autour de cette cause de la sauvegarde et du développement de l’Arganier.

« Nous sommes fiers de la proclamation par la communauté internationale de cette Journée Internationale de l’Arganier, qui vient couronner les efforts entrepris par le Royaume du Maroc au sein de l’ONU pour mobiliser l’ensemble des Etats membres autour de la cause de la protection de ce patrimoine culturel, sa promotion et son développement dans une approche éco-responsable et d’inclusion socio-économique des populations locales, les femmes rurales à leur tête. Cette Journée Internationale est ainsi une invitation à apprendre, partager et célébrer cet arbre mythique, et un moyen de faire de sa culture un levier de développement socio-économique durable »,

se félicite le Représentant permanent du Maroc aux Nations unies, S.E Omar Hilale.

Développement de l’Arganier, l’ambitieuse stratégie du Royaume
Comme signalé dans la résolution de l’ONU, cette journée représente une reconnaissance du savoir-faire transmis de génération en génération, principalement par les femmes rurales marocaines qui ont préservé la dimension économique, sociale et environnementale de cet arbre. Et sera l’occasion de promouvoir la dimension sociétale de la production de l’arganier, identifié comme un vecteur de création d’emplois au niveau local et d’autonomisation et d’inclusion socio-économique des femmes rurales.

Souss-Massa : Le Conseil de la région approuve à l'unanimité le budget 2021  | Aujourd'hui le Maroc
M. Brahim Hafidi, Directeur Général de l’ANDZOA

Le Maroc, à travers la stratégie du Plan Maroc Vert, a entrepris jusque-là de grands efforts pour développer et valoriser cette filière et en faire un levier de création de valeur et d’emplois pour les populations locales.
Cette filière qui emploie actuellement plus de 25.500 personnes, génère annuellement un chiffre d’affaire d’environ 1,2 milliard de dirhams , selon les chiffres de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA).

La valorisation du fruit de cet arbre mythique et endémique de la région du sud-ouest du pays a permis également d’en faire un secteur exportateur par excellence. La production annuelle de l’huile d’argane, produit très prisé dans le monde entier pour ses vertus culinaires, diététiques, et médicinales est estimée à 5000 tonnes, alors que les exportations ont atteint à fin 2020 plus de 1 200 tonnes, avec un chiffre d’affaires à l’export de prêt de 280 millions de dirhams.
La réhabilitation de l’arganeraie, chantier mis en œuvre par le département des eaux et forêts, constitue un enjeu majeur de la filière ; notamment la reconstitution de l’écosystème arganier. Sur ce volet, un effort considérable a été consenti par le département des Eaux et Forêts avec la réhabilitation de plus 164.000 ha sur les 200.000 ha prévus. En parallèle, le démarrage du programme de l’Arganiculture, visant la plantation de 10 000 hectares à l’horizon 2022, marque un changement de paradigme dans la mesure où les ayants droits et agriculteurs manifestent un intérêt croissant pour la plantation d’arganiers dans leurs terrains privés.

Plant d'Argania spinosa - Arganier - Boutique Végétale
Plants d’arganiers

La recherche scientifique connaît une dynamique soutenue. Plusieurs projets de recherche sont mis en œuvre par différentes institutions spécialisées. Le Congrès International de l’Arganier (CIA), est une opportunité de capitalisation et d’interaction entre scientifiques et professionnels. Après 5 éditions très réussies avec plus 500 communications scientifiques et prêt de de 600 congressistes par édition, le CIA constitue aujourd’hui un événement important dans l’agenda des acteurs concernés par la RBA, l’arganier et la filière argane.


Ces efforts sont appuyés par une politique d’investissement significative. Le volume des investissements engagés par l’ensemble des partenaires de l’ANDZOA entre 2012- 2020 dans différents secteurs prioritaires de développement des zones de l’arganier dépasse les 31 Milliards de DH.
Des réalisations que le Maroc compte accélérer pour lancer une nouvelle dynamique dans la filière à travers la nouvelle stratégie « Génération Green, 2020-2030 », venue en réponse aux Hautes Orientations Royales. Une stratégie conçue autour de deux principaux fondements stratégiques, comme voulu par Sa Majesté le Roi Mohamed VI, plaçant l’élément humain en tête des priorités, tout en assurant la pérennité du développement agricole.


Sa déclinaison au niveau de la filière de l’arganier s’est traduite par la signature d’un nouveau contrat programme portant des objectifs ambitieux, clairs et précis à l’horizon 2030, qui consistent en la réhabilitation de 400.000 ha d’arganeraie; l’extension de l’arganiculture sur 50 000 ha; l’augmentation de la production de l’huile d’argane à un volume de 10.000 tonnes avec 5.000 tonnes exportés; le conditionnement de 50 % de la production de l’huile d’argane ; la labellisation IGP (Indication Géographique Protégée) de 500 tonnes d’huile d’argane ; ainsi que la commercialisation d’au moins 10% de la production en 2025 via une Plateforme digitale dédiée pour passer à 30% en 2030.

5 façons d'utiliser l'Huile d'Argan

Akhannouch : La Plantation D’arganiers Agricoles Au Maroc Atteindra 50 000 Hectares D’ici Fin 2030

azulpress.ma – 10/05/2021

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement rural, de l’Eau et des Forêts Aziz Akhannouch a déclaré lundi à Agadir que la culture d’arbres du personnel agricole au Maroc atteindra 50 000 hectares d’ici la fin de 2030.

S’exprimant lors du lancement de la première Journée mondiale de l’arbre du personnel, organisée à l’initiative du Maroc et des Nations Unies, il a ajouté que d’autres projets de développement seront achevés dans le cadre de la stratégie « Génération verte », qui préfère donner son roi de lancement Mohammed VI, soulignant qu’il s’agit d’atteindre un objectif cumulatif de 400 000 hectares pour réhabiliter les arbres du personnel et poursuivre le développement de la culture du personnel agricole.

Le ministre a déclaré qu’un programme visant à planter 10 000 hectares de personnel agricole en 2018 a été mis en œ œuré avec une couverture financière de 49 millions de dollars financée par le Fonds vert pour le climat pour 39 millions de dollars, notant que près de 6 000 hectares d’arbres du personnel agricole et le reste ont été plantés en cours d’achèvement.

Il a ajouté que 26 000 personnes devraient bénéficier du programme, qui devrait comprendre 800 000 jours ouvrables, et permettre de doubler la rentabilité à 6 tonnes de fruits au cours d’une année de forte production, notant que pour suivre la culture des coins, de nombreuses mesures de relance financière ont été créées par l’intermédiaire du Fonds de développement agricole.

M. Akhannouch a indiqué que la demande commerciale de produits argan a considérablement augmenté, notant que les exportations marocaines d’huile d’argan ont triplé entre 2010 et 2020.

Afin de renforcer l’intérêt pour les marchés internationaux et de protéger notre patrimoine agricole et civilisationnel, Arkan est devenu une déclaration géographique protégée depuis 2010.

En ce qui concerne l’importance de la recherche scientifique pour assurer le développement de la chaîne du personnel, le ministre a souligné qu’au cours de cette année, un centre national pour le personnel, qui sera un incubateur d’initiatives publiques et privées, et une plate-forme pour le développement de la recherche et de la documentation liées à l’équilibre des arbres du personnel seront mis en place.

Il a ajouté que toutes ces années de recherche ont permis la mise en place de bases de contrôle pour cet arbre afin d’en faire un arbre de première classe qui travaille à améliorer le niveau de vie de la communauté rurale et à réhabiliter certaines des zones fragiles du Maroc.

Dans le cadre des efforts de réglementation du secteur, plus de 500 coopératives ont été créées, soit 10 fois plus qu’en 2004, et 10 000 femmes ont été impliquées dans le secteur, soit sept fois plus qu’en 2004.

Il a ajouté que 22 usines de production d’herbe ont également été créées, approuvées par l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, contre 2 en 2015, ainsi que la création de plus de 450 petites et moyennes entreprises opérant principalement dans les domaines de l’évaluation et de l’exportation, avec un chiffre de transaction annuel actuellement estimé à plus d’un milliard d’AED.

Akhannouch a conclu qu’il était de la responsabilité collective de toutes les nations de prêter attention au renforcement de la coopération internationale et du financement pour protéger ce patrimoine unique, qui joue un rôle vital dans le maintien de l’équilibre de la nature et la préservation de la biodiversité et la préservation de nouvelles richesses qui n’ont pas encore été découvertes.

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