Archives de mai 13th, 2021

Laâyoune : La désalinisation pour assurer l’essor de la région

lopinion.ma – 13/05/2021

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Et si la question de l’eau fait d’ores et déjà partie des priorités nationales des plus urgentes depuis l’indépendance, c’est évidemment au Sahara que le Royaume nourrit désormais les plus grandes ambitions pour asseoir son statut de référence continentale en matière de gestion des ressources hydrauliques.

D’autant plus que la région est connue pour la rareté des ressources d’eau conventionnelles. Une réalité qui a dicté le recours à la technologie de désalinisation pour accompagner la croissance démographique et le développement soutenu de l’industrie et du tourisme, sans oublier un respect des plus strict des exigences écologiques.

Force est de rappeler que l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a réalisé, en 1995, la première station de dessalement de l’eau de mer à Laâyoune, une installation qui a connu des travaux d’extension en 2005 et en 2021 pour atteindre désormais une capacité de production de 26000 m3/j.

De plus, une nouvelle station, dont la mise en service est prévue au deuxième semestre 2021, aura une capacité de production de 26000 m3/j, qui vont s’ajouter aux 26000 m3/j de la première station et aux 10000 m3/j d’eaux souterraines, soit une capacité de production de 62000 m3/j.

«C’est un grand projet qui va permettre de satisfaire les besoins en eau potable de 237.000 habitants de la ville et des centres avoisinants jusqu’à l’horizon 2040», s’est félicité le directeur général de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, qui a effectué récemment une visite de terrain à cette station d’un coût de 370 millions de dirhams (MDH).

D’après des données de l’ONEE, la deuxième tranche du projet comprend la construction de la bâche d’eau de mer à travers la réalisation en 2023 d’une prise directe d’eau de mer pour une enveloppe budgétaire de 300 MDH. Tarfaya n’est pas en reste: L’ONEE réalise actuellement un autre projet structurant pour le renforcement et la sécurisation de la production de l’eau potable de Tarfaya pour un coût de 50 millions de dirhams.

Ce chantier, dont la mise en service est prévue en 2022, consiste en la réalisation d’une nouvelle station de dessalement d’eau de mer pour un débit supplémentaire de 15 l/s.

Fin février dernier, un autre projet de renforcement de l’approvisionnement en eau potable de la ville de Tarfaya a été mis en service. Il consiste en la réalisation et l’équipement d’un nouveau forage et d’une station monobloc de dessalement de l’eau de mer pour renforcer la production en eau potable avec un débit supplémentaire de 5 l/s et la pose d’une conduite de refoulement d’eau brute sur un linéaire de 1200m.

Ce projet, dont le coût n’a pas dépassé 8 millions de dirhams, permettra de résorber le déficit de 36% enregistré dans la production de l’eau potable et de satisfaire les besoins en eau potable, à court terme d’une population de 10.000 habitants. Le chantier est donc vaste mais l’objectif est clair: donner à la région de Laâyoune-Sakia El Hamra la capacité de maitriser son développement pour répondre aux besoins et aux préoccupations pressantes de ses population en matière d’équipements et de services de base.

Covid-19 : possible allègement des mesures au Maroc

bladi.net – 13/05/2021

Covid-19 : possible allègement des mesures au Maroc

Après l’Aid El Fitr, le Maroc pourrait commencer à desserrer l’étau sanitaire. Avec l’amélioration de la situation épidémiologique et le bon déroulement de la campagne de vaccination observés depuis quelques semaines, le pays peut amorcer lentement l’allégement des mesures sécuritaires.

Le Maroc est maintenant en mesure d’assouplir progressivement et de manière sécurisée les mesures sécuritaires territoriales après l’Aid El Fitr pour favoriser le retour à une vie sociale, une reprise économique et commerciale, mais dans le respect des gestes barrières, en attendant l’obtention de l’immunité collective, a indiqué le médecin et chercheur en politique et système de santé, Tayeb Hamid, analysant la situation épidémiologique du pays. Mais, la prise d’une telle décision dépendra de cinq facteurs que sont la situation actuelle, les risques potentiels, la résistance du système sanitaire, le comportement de la population et la capacité du pays à résister à un risque épidémiologique soutenu.

Actuellement, les indicateurs sont au vert avec 500 cas de contamination au Covid-19 enregistrés par jour dans le pays, soit un taux d’incidence journalier de 1 pour 100 000 habitants, sans oublier que le nombre de décès a considérablement baissé et environ 6 millions de personnes ont déjà reçu la première dose du vaccin anti-Covid−19 et 4,5 millions deux doses.

Bien qu’« aujourd’hui, les données scientifiques confirment la possibilité de briser complètement la courbe de l’épidémie, au lieu de l’aplatir, en évitant les espaces clos et en privilégiant les activités de plein air », des facteurs comme l’apparition des variants britannique et indien au Maroc sèment le doute. Mais le réel danger vient de ceux qui ne respectent pas les mesures sanitaires collectives et individuelles, a fait observer le spécialiste.

Ainsi, il importe d’adopter des comportements responsables pour éviter la catastrophe comme dans certains pays, éviter au maximum les rassemblements dans des lieux clos, se désinfecter les mains, respecter la distanciation sociale et toujours mettre un masque de protection. Ce faisant, l’allègement des mesures sécuritaires pourra être une réalité, sans pour autant dégrader la situation épidémique du Maroc.

Hassan Aboutayeb: « Les Marocains sont de plus en sensibles au tourisme durable »

par Elimane SEMBENE – maroc-hebdo.press.ma – 12/05/2021

Interview de Hassan Aboutayeb, Consultant en tourisme durable et fondateur de l’Ecolodge Atlas Kasbah.

Le tourisme durable pourrait être une des locomotives pour relancer le secteur touristique national, touché de plein fouet par la crise sanitaire. C’est la conviction de Hassan Aboutayeb.

Le tourisme durable pourrait-il être une alternative au tourisme de masse, lourdement affecté par le Covid-19?
Je suis intimement convaincu que le tourisme durable et responsable constitue l’avenir du tourisme national et international durant la période post-pandémique. Aujourd’hui, on constate une hausse des touristes nationaux dans ce secteur.

La demande, qui était déjà perceptible avant la pandémie, s’est renforcée durant cette crise sanitaire. Nous remarquons que les Marocains sont de plus en sensibles au tourisme durable, d’où l’importance de préparer une offre adaptée dans les prochaines années pour leur permettre de profiter davantage des plaines, des montagnes, des randonnées, surf, etc.

Quel est le profil de votre clientèle?
Nous avons accueilli des tourismes venus de Casablanca, de Rabat et d’autres localités du Maroc durant les vacances d’été 2020 dans notre région, Souss-Massa. C’est une clientèle qu’on n’avait pas l’habitude de recevoir, car elle partait souvent dans des grands clubs en Espagne, en France, etc. Ces touristes souhaitaient découvrir d’autres espaces, apprécier la nature et faire des découvertes culinaires.

Le ministère du Tourisme a récemment lancé l’initiative «Ntla9awfbladna» pour inciter les Marocains à découvrir les richesses du Royaume. Quelles sont, selon vous, les mesures à mettre en place pour adapter cette offre touristique au pouvoir d’achat des Marocains?
C’est une action louable. L’objectif est de faire découvrir aux Marocains leur pays. Des statistiques ont démontré qu’à peine 15 voire 20% des Marocains séjournent dans des formules d’hébergement marchands, notamment dans les hôtels.

Notre pays doit faire de sorte qu’un touriste sur deux soit national pour stimuler l’économie et le bien-être de nos populations. Le ministère doit aussi encourager les infrastructures touristiques à travers des allégements fiscaux pour les soutenir dans ce contexte de crise.

Il faudrait aussi adapter cette offre touristique au pouvoir d’achat des Marocains, dont 80% préfèrent des formules non marchandes, à travers certaines incitations, notamment les chèques-vacances octroyés aux entreprises qui peuvent prendre en charge 50 à 80% des frais. C’est une façon intelligente de motiver leur personnel et de les fédérer. Ce concept existe en France depuis 1982.

A mon avis, les grandes entreprises du secteur public doivent être les premières à s’investir dans ce domaine pour montrer l’exemple. Le secteur privé national également ne doit pas être en reste, et l’Etat pourra les accompagner avec des mesures fiscales incitatives. Comment valoriser les produits touristiques pour séduire cette clientèle ? Nous sommes dans un moment décisif pour transformer positivement notre tourisme.

On doit mener des changements profonds pour requalifier l’offre touristique nationale, à travers des investissements dans des projets durables, former des ressources humaines qualifiées et moderniser les infrastructures existantes pour offrir aux tourismes des établissements d’hébergement de qualité. Les Marocains recherchent la qualité, ils veulent être dans des lieux confortables, sûrs et sécurisés.

La certification des établissements touristiques mise en place par le ministère du Tourisme constitue justement une belle initiative pour rassurer cette clientèle exigeante. Ce serait important aussi de développer le tourisme éducatif pour permettre aux écoliers de mieux connaitre leur pays, surtout pendant les vacances.

L’agritourisme est un concept en vogue dans certains pays européens comme la France. Le Maroc ne devrait-il pas y miser davantage?
Le Maroc devrait développer davantage son potentiel dans l’agritourisme. L’agritourisme pourrait soutenir les espaces ruraux qui souffrent de plusieurs problématiques.

A l’ère du coronavirus, le business des fleurs ne fait plus recette !

par Bassma Rayadi – mapexpress.ma – 12/05/2021

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Au moment où le monde vit au rythme des strictes restrictions sanitaires, de fermeture et d’état d’urgence, se procurer un pot ou un bouquet de fleurs splendides pour apaiser un peu les effets d’une crise sanitaire sans précédent, semble être loin des priorités de la majorité des Marocains.

Ayant une propriété de traduction des émotions ressenties par l’Homme en raison de leur variété de couleurs, d’odeurs et de formes, les fleurs sont tombées aux oubliettes au temps du covid-19, où l’organisation des événements et des fêtes ornés de fleurs est “strictement interdite”.

L’industrie florale tourne au ralenti, tel est le constat d’un vendeur de fleurs au “Marché Nouar”, marché des fleurs mythique de Rabat, où les marchands se retrouvent face à une forteresse de senteurs et de couleurs qui peinent à attirer l’attention d’une clientèle peu incitée à accomplir un achat dit “secondaire” dans ces circonstances.

Selon un vendeur à la Place Moulay El Hassan, la vente des fleurs était toujours occasionnée par l’approche des événements symboliques, tels “le 8 mars” ou la “Saint-Valentin”, ce qui fait que presque toute l’année relève de la basse saison. Le coronavirus a encore aggravé cette situation, a-t-il déploré.

Contemplant ses fleurs qui fanent sans trouver acquéreur, le vendeur affirme d’un ton morose que l’impact du coronavirus sur leur business a été très lourd, et que le charme et la fraîcheur de ces jolies plantes ne séduisent plus personne.

Par ailleurs, El Mahdi Mamouni, responsable d’une exploitation agricole, indique que la filière de la floriculture est très limitée au Maroc, ajoutant que les principaux problèmes de ce secteur sont généralement dus à une faible demande du marché locale, vu que la “culture des fleurs” est peu répandue dans la société, en plus des conditions climatiques défavorables pour cette activité, ce qui augmente le coût par rapport aux autres pays producteurs.

Il a également fait savoir que les investisseurs agricoles ne sont pas encore très convaincus d’investir et de prendre des risques dans ce domaine surtout avec les conditions difficiles de stockage, de transport et de conditionnement des fleurs qui sont un peu compliquées et demandent beaucoup de soin et d’attention.

La crise du coronavirus n’a pas épargné ce secteur bien évidemment, étant donné que les principaux clients de ce secteur au niveau national, les organisateurs d’événementiel et de fêtes sont actuellement en arrêt d’activité, outre une restriction complète des exportations au niveau international, a-t-il noté.

Selon des chiffres du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, la superficie des cultures florales n’a cessé de régresser depuis 1995 pour passer de 370 hectares (Ha) durant la campagne agricole 1994/1995 à 156 hectares au cours de la campagne agricole 2003/04.

Cette régression a porté sur les cultures sous abri serres dont la superficie est passée de 208 Ha à 113 Ha pour la même période, précise la même source, notant que ce recul des superficies florales a concerné particulièrement les régions du Souss-Massa (de 148 hectares en 1995 à 0 hectares depuis 2017) et de Marrakech-Safi (de 78 Ha en 1995 à 14 Ha en 2019).

Le ministère attribue cette chute libre de l’activité à des facteurs “d’ordre technique, logistique, organisationnel et commercial qui se traduisent notamment par une baisse de la rentabilité économique de cette activité”.

En tout, la production totale de fleurs coupées, représentée principalement par les œillets (41%) et les roses (35%), a atteint 105 millions de tiges, soit l’équivalent de 3.494 tonnes.

S’agissant des exportations, les données les plus récentes du ministère de l’Agriculture indiquent que “les exportations de fleurs, boutons de fleurs, lilas frais, mousses et lichens sèches et racines vivantes, destinées principalement au marché du Royaume-Uni (38%), ont atteint en 2018 quelque 3.400 tonnes en 2018 (dont 47% des œillets) pour une valeur de 80 millions de dirhams”.

La floriculture semble devenir une filière abandonnée où les producteurs se battent pour leur survie dans un secteur d’activité épineux, devenu moins en moins générateur de recettes, notamment suite aux répercussions de la crise sanitaire ayant lourdement impactée l’économie mondiale.

L’écotourisme, un potentiel sous exploité

par Elimane SEMBENE – maroc-hebdo.press.ma – 12/05/2021

Dunes de sables, montagnes, parcs nationaux, vallées et cours d’eau, côtes atlantiques… De sublimes richesses dont dispose le Maroc et qui ne demandent qu’à être vulgarisées pour encourager le tourisme interne.

L’écotourisme constitue une belle niche pour faire du Royaume une destination de rêve, pour les Marocains. La plupart d’entre eux qui préféraient élire domicile dans d’autres pays vont sûrement revoir leurs plans et trouver d’autres alternatives pour changer un peu d’air dans ce contexte d’asphyxie sanitaire.

Quoi de mieux alors qu’un séjour dans la nature pour échapper à la monotonie d’un confinement qui ne dit pas son nom! Le tourisme rural, partie intégrante de l’écotourisme, leur propose une panoplie d’offres qui pourraient les séduire. Des montagnes, aux dunes de sable, en passant par les vallées et cours d’eau et les découvertes culinaires.

Plus de 300 gîtes ruraux au Maroc
Pas de soucis à se faire pour l’hébergement. Ils peuvent se loger dans plus de 300 gîtes ruraux classés et recensés par le ministère du Tourisme au niveau national en 2016. Ces établissements, principalement situés dans les régions de Souss-Massa, Tanger- Tétouan-Al Hoceima et Marrakech-Safi, disposaient d’une capacité d’accueil de plus de 1.696 chambres, soit plus de 5.083 lits.

Le tourisme rural, au-delà de ces offres alléchantes, est un pourvoyeur d’emplois pour des populations frappées par le chômage. Il contribue aussi au développement économique dans l’arrière-pays. Ses activités ont rapporté 2,31 milliards de dirhams de recettes en 2015, soit 3,9% des recettes touristiques nationales.

Les passionnés de la faune ne seront pas dépaysés. Ils pourront admirer l’écosystème animalier dans les différents parcs nationaux. La Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et le Département des Eaux et Forêts (DEF) ont d’ailleurs lancé, en janvier 2021, un projet de valorisation de dix parcs nationaux en en l’occurrence Toubkal, Tazekka, Souss-Massa, Iriki, Talassemtane, Ifrane, le Haut-Atlas oriental, Al Hoceima, Khenifiss et Khénifra, pour en faire des destinations écotouristiques. Une initiative qui entre dans le cadre de la stratégie «Forêts du Maroc 2020», lancée le 13 février 2020 par le roi Mohammed VI.

Les deux partenaires prévoient de démarrer une expérience pilote à Ifrane et de rechercher des ressources financières qui serviront à l’aménagement de ces nouvelles zones touristiques. D’après la SMIT, «la valorisation se fera selon la vocation de chaque parc en encourageant l’investissement privé et l’accompagnement à la création de TPME pour y investir et animer les circuits touristiques par de nouvelles activités selon un entrepreneuriat innovant alliant tourisme, économie et biodiversité».

Miser sur le digital
Le digital joue un rôle très important dans la vulgarisation de l’offre écotouristique en milieu rural. De nombreux jeunes entrepreneurs marocains ont lancé des initiatives pour vulgariser le potentiel du tourisme rural. On peut citer par exemple Youness Ouazri, fondateur de la startup «Ecodôme», qui fabrique des infrastructures touristiques écologiques, Loubna Mouna, directrice de l’association We Speak Citizen, un collectif d’experts qui accompagnent les associations locales dans la conception et le développement de projets à dimension sociale, environnementale, économiquement durables, ou encore Hiba Sedouane, qui, à travers sa start-up Difaya, organise des voyages alternatifs dans les zones rurales du Royaume. Le Centre régional du tourisme (CRT) de la région du Souss-Massa a aussi lancé, en février 2020, la plateforme digitale interactive All Souss-Massa, qui incite les citoyens de la localité à promouvoir les potentialités touristiques de la région.

Outre la clientèle marocaine, le numérique représente aussi une belle fenêtre pour attirer les touristes internationaux dans le Maroc des profondeurs. L’office du tourisme du Kenya l’a d’ailleurs compris en proposant des safaris virtuels, des voyages guidés à travers la faune kenyane destinés à ces visiteurs qui ne peuvent se déplacer à cause des restrictions sanitaires. Et si le Maroc s’en inspirait ?

Culture de pastèque : La Chambre agricole du Souss-Massa dément les rumeurs

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 12/05/2021

Culture de pastèque : La Chambre agricole du Souss-Massa dément les rumeurs

La Chambre agricole du Souss-Massa a démenti lundi dans un communiqué rendu public les rimeurs véhiculées sur plusieurs sites et réseaux sociaux liés aux semences de pastèque rouge marocain génétiquement modifiées.

Dans ce communiqué, la Chambre agricole de la région du Souss-Massa dénonce «tous ces agissements mensongers irresponsables qui ne reposent sur aucun fondement technique ou scientifique et qui nuisent considérablement au produit agricole marocain, et auront des conséquences économiques et sociales considérables».
Le même document ajoute que «le travail et la coordination se poursuivent avec tous les services du ministère de l’agriculture en l’occurrence par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) pour assurer le respect des différentes mesures déjà instaurées et des dispositions de la loi 07-28 et les textes adoptés pour sa mise en œuvre relatifs à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, qui prévoient l’inscription au registre officiel qui encadrnt également le contrôle, la production et la commercialisation des semences et des plantations et qui interditent l’usage de matériaux nocifs pour la santé des citoyens».
Pour rappel, les analyses de laboratoire effectuées récemment par l’ONSSA ont révélé la conformité de la pastèque marocaine aux normes de sécurité sanitaire des aliments.
En effet, les résultats des échantillons analysés dans le cadre du plan de surveillance et de contrôle de la pastèque durant la campagne en cours (année 2021) ont révélé l’absence de contaminants dans ce fruit, à savoir les résidus des pesticides, des métaux lourds (plomb et cadmium) et des bactéries (salmonelles et coliformes).

Il convient de signaler que l’ONSSA met en œuvre annuellement des plans de surveillance et de contrôle des fruits et légumes, y compris la pastèque, qui consistent principalement en la recherche de résidus de pesticides dans ces produits au niveau des exploitations agricoles, des marchés de gros, des grandes et moyennes surfaces et des stations de conditionnement. En plus, les semences importées sont soumises à un contrôle technique et phytosanitaire systématique aux postes d’inspection frontaliers pour s’assurer de leur conformité aux normes et aux spécifications en vigueur au niveau national avant d’autoriser leur admission pour leur commercialisation.

Le Tourisme en Péril : La crise sanitaire a aggravé la situation du secteur

par Marouane Kabbaj – maroc-hebdo.press.ma – 12/05/2021

L’avenir du secteur du tourisme est plus qu’incertain, avec en toile de fond des opérateurs qui annoncent leur faillite et d’autres qui peinent à joindre les deux bouts. En plus de l’échec des Visions 2010 et 2020, la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer le mal d’un secteur et asphyxier financièrement certaines villes, régions et les activités qui en sont dépendantes.

Le Maroc séduit par son histoire, ses merveilles naturelles, ses villes impériales, son climat… Autant d’atouts pour que le royaume devienne l’une des destinations mondiales les plus prisées. Malgré cela, le tourisme a toujours du mal à décoller. Encore plus en ces temps de crise sanitaire qui a paralysé l’activité économique en général et celle du tourisme en particulier. Les conséquences de ce marasme deviennent visibles.

De plus en plus d’établissements touristiques baissent le rideau. Agadir comme dans d’autres villes touristiques, les hôteliers ont perdu leur clientèle. Si de rares hôtels ont pu ouvrir leurs portes il y a quelques mois après une fermeture qui a duré entre sept et neuf mois, certains n’ont toujours pas repris leurs activités en raison du manque de visibilité tandis que d’autres ont été contraints à mettre la clé sous le paillasson.

Après avoir ainsi décalé deux fois la date d’ouverture de son village-hôtel d’Agadir, le Club Med, présent au Maroc depuis 1963, a annoncé, en accord avec les propriétaires marocains, à savoir Madaëf, branche touristique du groupe CDG, que celui-ci ne rouvrira pas ses portes. Cette décision est motivée par les fermetures des frontières des pays européens qui sont les principaux marchés émetteurs. D’autres hôtels sont mis en vente.

C’est le cas de l’hôtel 4 étoiles Le Tivoli d’Agadir. Le CIH cherche à céder cet hôtel, ainsi que sa galerie commerciale, composée de 50 magasins. Ce n’est pas tout. Le groupe hôtelier Iberostar a décidé de mettre en vente son hôtel d’Agadir, au même titre que celui de Saidia. La famille Sbaï et la Somed cherchent à leur tour à céder respectivement l’hôtel-club Almoggar et l’hôtel Kasbah… C’est dire que les fermetures des établissements hôteliers classés et non classés sont légion.

A coups de restrictions sanitaires, et à cause de la fermeture des frontières avec plus de 50 pays et de l’absence de visibilité et d’aides de la part du département de tutelle, les propriétaires des hôtels et nombre d’acteurs touristiques décident de mettre en veilleuse leur activité, au moment où l’Office national marocain du tourisme (ONMT) lance une campagne de marketing et de promotion du tourisme national intitulée «Ntla9awfbladna», avec l’objectif de renforcer le sentiment d’appartenance de chaque Marocain et l’inviter à visiter les richesses de son pays.

Absence d’adéquation
L’ONMT lance cette campagne alors que les restrictions de déplacement et le couvrefeu nocturne sont toujours en vigueur. Le comble, c’est que cette campagne de marketing ignore la composante prix des nuitées dans les établissements hôteliers, qui a toujours constitué un frein pour le gros des ménages marocains. Depuis des années, le ministère du Tourisme relance le plan Kounouz Biladi. Un programme de promotion du tourisme interne qui n’a jamais réussi.

Principalement à cause de l’absence de l’adéquation de l’offre à la demande interne. En des termes plus simples, les prix affichés sont jugés chers par rapport au pouvoir d’achat local en général et aux budgets limités des ménages marocains. Et puis, comment peut-on réserver pour le mois de juin ou juillet si à ce jour il n’existe aucune visibilité sur le levée progressive ou définitive des restrictions?

La difficulté qu’a toujours connue le tourisme marocain, dans ses deux composantes interne et internationale, à décoller véritablement ne date pas d’aujourd’hui et n’est pas nécessairement liée à la conjoncture actuelle de la crise sanitaire et économique. Les gouvernements et les ministres du tourisme qui se sont succédé depuis au moins une vingtaine d’années n’ont jamais eu une vision claire pour le tourisme. Malgré le fait que le secteur a deux Visions célèbres: la première dite Vision 2010, un véritable fiasco, et la seconde dont on ignore le sort et l’évolution, appelée Vision 2020.

En 2001, très impliqué dans la Fédération du tourisme de la CGEM dont il a été le président- fondateur de 1997 à 2003, Mohamed Benamor, président du groupe KTI/KTH, mènera la réflexion sur une stratégie pour le secteur en fédérant autour de ce projet des opérateurs publics et privés. Cette stratégie obtient ensuite l’aval du Roi Mohammed VI. Puis, Adil Douiri, ministre du Tourisme alors, l’a officialisée. Ainsi, la Vision 2010, destinée à doter le Maroc d’une stratégie touristique avec l’objectif de drainer 10 millions de touristes à l’horizon 2010, est née. Au lancement de cette stratégie, le Maroc n’attirait pas plus de 4 à 5 millions de touristes.

Cette Vision 2010 avait pour objectifs aussi de doubler la capacité de l’offre aérienne et celle des hôtels, de renforcer les compétences et d’assainir l’environnement global (faux touristes, bazars…). Le département de tutelle avait lancé une étude en coordination avec les professionnels pour faire un benchmarking mondial des tendances en vogue à l’époque: tourisme culturel, tourisme balnéaire ou tourisme des villes impériales.

La tendance mondiale penchait du côté du tourisme balnéaire. Il fallait donc augmenter les capacités de notre offre en créant de gigantesques stations balnéaires dans le cadre du fameux «Plan Azur». Le Maroc s’était alors inspiré du modèle de Charm el-Cheikh, en Egypte. Six stations devaient sortir de terre: Saidia, Mazagan, Lixus, Mogador, Taghazout et Plage blanche.

Spéculation immobilière.
Le but était de doubler la capacité litière de 100.000 à 200.000 lits et de séduire les investisseurs étrangers en leur proposant d’intégrer la composante immobilière (résidences, villas) au sein des futures stations balnéaires pour une meilleure rentabilité. L’Etat a déroulé donc le tapis rouge aux investisseurs étrangers de tous bords, ce qui a ouvert grande la brèche de la spéculation immobilière.

Les premières conventions ont été signées en 2002. La concrétisation de ces projets d’envergure était un échec depuis. La station Taghazout Bay, à Agadir, a été un grand fiasco. En février 2002, un cahier des charges a été signé entre le gouvernement et la société Palais des Roses International, filiale du groupe saoudien Dallah Al Baraka, de Cheikh Salah Abdallah Kamel, pour construire une station sur une superficie de 615 ha en front de mer d’une bande côtière de 4,5 km.

La société de promotion de la station a fixé le prix à 60 dollars le mètre carré avec une contribution de l’Etat marocain à hauteur de 25 dollars. Le premier hôtel devait voir le jour en 2006, et la station devait être opérationnelle en 2012. Or, la réalisation de ce projet a traîné pendant plusieurs années avant l’éviction du groupe saoudien du projet en 2006. Son successeur, le groupe américain Colony Capital, n’a pas honoré non plus ses engagements.

Il a résilié son contrat avec l’Etat en 2009. Pour relancer le projet, le gouvernement a créé en juillet 2011 la SAPST (Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout Bay). Après le retrait d’Alliances Développement, les actions ont été réparties entre quatre promoteurs: la CDG Développement (45%), Ithmar Al Mawarid (25%), Sud Partners, filiale d’Akwa Group (25%) et la SMIT (5%). Les actionnaires n’ont pas honoré leurs engagements.

L’échec de deux visions
La station Mazagan à El Jadida est l’une deux stations qui ont vu le jour. Sa réalisation a été confiée au groupe sud-africain Kerzner. Ce dernier n’avait qu’une seule grande ambition en tête: construire un casino géant, outre les trois qui existaient déjà à Tanger, Marrakech et Agadir. Le sud-africain était séduit également par la composante immobilière. Il a construit puis vendu des villas et a omis de faire la promotion de la station auprès de touristes internationaux. Car ce qui l’intéressait en premier lieu, c’était d’attirer des clients de l’axe Casablanca-El Jadida pour son casino. Actuellement, la station traverse une véritable zone de turbulences.

Quant à la station Mogador, seul un hôtel géré par le groupe français Accor a vu le jour. La station Plage Blanche (Guelmim) ne sortira, elle aussi, pas de terre. Après le désistement du groupe espagnol Fadesa, qui a subi de plein fouet les effets de la crise économique et financière mondiale de 2008, le groupe égyptien Pickalbatros a repris le flambeau avant de jeter l’éponge et d’abandonner ce projet.

L’autre station qui a pu être concrétisée est celle de Lixus (Larache). Si l’on connait le sort de Mazagan, Lixus est opérationnelle certes mais de manière saisonnière. Elle n’est quasiment au complet que pendant la saison d’été. Idem pour la station Saidia, reprise par des aménageurs marocains mais sans grand succès. Somme toute, le bilan du Plan Azur, principal chantier de la Vision 2010, est catastrophique.

L’autre composante de la Vision 2010, qui verse dans l’objectif de drainer 10 millions de touristes, était le renforcement de la capacité des dessertes aériennes. L’accord d’ouverture du ciel entre le Maroc et l’Union européenne a été signé à Marrakech, le 14 décembre 2005 dans le dessein d’intéresser des compagnes aériennes low cost à ramener des touristes internationaux. La RAM, unique compagnie nationale, avait créé, pour tenir tête à ces compagnies étrangères, sa propre compagnie à bas prix, Atlas Blue, qui a disparu en 2009, moins de cinq ans après sa création.

Les compagnies étrangères low cost n’ont pas achalandé des touristes vers les destinations des stations balnéaires, mais plutôt vers l’arrière-pays. En plus de cela, elles ont attiré des touristes qui ne dépensent pas beaucoup en leur faisant miroiter des packages à prix cassés.

Aujourd’hui, les grandes enseignes hôtelières étrangères, qui étaient ciblées par la Vision du secteur, ne construisent plus d’hôtels au Maroc. Seuls des investisseurs marocains sont propriétaires des établissements hôteliers existants comme le groupe Atlas Hospitality, qui compte dans son tour de table le groupe Attijariwafa bank, le groupe BCP…

En 2012, l’échec du Plan Azur a poussé à penser la vision 2020. Elle sera bâtie sur la qualité plutôt que sur la quantité (étant donné que le gros des stations programmées dans le cadre de la vision 2010 n’ont pas dépassé le stade des plans). Depuis quatre ans, personne n’évoque cette stratégie ou ses bilans d’étape qui étaient exposés lors des Assises du tourisme.

L’autre malheur du tourisme marocain est sans doute la faible promotion de la destination Maroc. Cette mission est dévolue à l’ONMT. Celui-ci mène des campagnes au niveau des pays émetteurs. Sauf qu’il n’a jamais eu les moyens de sa politique. L’organisation mondiale du tourisme dit que pour 100 millions de dirhams de recettes, il faut réserver 1% pour la promotion. Or, pendant de longues années, le budget de l’ONMT ne dépasse guère 300 millions de dirhams. Même la taxe imposée aux compagnies aériennes et versée dans le Fonds de solidarité, n’a jamais profité à la promotion du secteur. Tout ce que l’ONMT arrive à faire, c’est de mener des opérations de co-marketing avec des tours opérateurs étrangers en partageant les frais des campagnes.

Tourisme interne vs tourisme international
En tout état de cause, la promotion du Maroc ne peut être crédible sans une offre aérienne séduisante et satisfaisante. Or, si l’on évoque seulement Marrakech, la première ville touristique du Royaume, elle a besoin de 70.000 sièges d’avions. En réalité, l’offre réelle ne dépasse point 35.000 sièges, ce qui fait que le taux d’occupation des hôtels dans cette ville et à l’échelle nationale est inférieur à 50%.

L’exemple de Dakhla, ce petit bout de paradis au sud du Maroc, perdu entre les eaux de l’Atlantique et les sables du Sahara, est édifiant. La ville, connue pour sa beauté féérique et ses sites pittoresques, est l’endroit idéal pour faire du surf. Elle abrite des compétitions internationales. Malgré l’engouement que lui témoignent des touristes nationaux et internationaux, Dakhla est privée de dessertes aériennes à même de lui assurer un succès fulgurant.

Et quand on a voulu faire les choses en grand, en créant la Haute autorité du tourisme pour co-piloter avec le secteur privé la stratégie du secteur, cette instance attend son officialisation à ce jour. Le tourisme marocain a toujours souffert d’une distinction entre le tourisme interne et le tourisme international. Ce dernier, qui représente entre 75 et 80% des recettes, a toujours accaparé l’attention des professionnels et du département de tutelle.

Tout bonnement parce qu’il est pourvoyeur de devises. Le tourisme interne, lui, a été longtemps négligé. Dans le cadre de la stratégie 2010 du secteur, on avait programmé des stations touristiques pour le développement du tourisme interne. Seules deux ou trois stations (à Agadir et à Ifrane) ont été concrétisées. Même le projet des chèques vacances, devant être mis à la disposition des fonctionnaires et des salariés afin d’augmenter leur budget de voyages, est tombé à l’eau.

La crise accentuée
L’avènement de la pandémie a certes mis à genoux un secteur vital pour l’économie, en raison des décisions de restrictions sanitaires et de déplacements et de fermeture des frontières, mais il n’a fait qu’accentuer une crise existant depuis belle lurette et une gouvernance qui laisse à désirer d’un secteur au vu des potentialités touristiques, architecturales, monumentales, naturelles et humaines du pays.

Dans l’urgence, pour essayer d’atténuer les effets dévastateurs de la crise sanitaire sur les activités touristiques, Nadia Fettah Alaoui, la ministre du Tourisme, a prévu six mesures pour encourager le tourisme national: budget de promotion pour stimuler la demande locale; mise en place d’une plateforme collaborative de distribution pour le tourisme local; renforcement des lignes intérieures avec un désengorgement des destinations classiques; révision du calendrier des vacances scolaires pour pouvoir étaler la saison et optimiser les flux de clientèle; mise en place de crédits vacances et défiscalisation des «chèques vacances». Tout compte fait, les résultats atteints semblent assez timides.

Et les difficultés des opérateurs touristiques, y compris les hôteliers, ne feront qu’empirer. Les recettes se compressent et se réduisent comme une peau de chagrin. Les employés formés dans les instituts publics changent de métier ou cherchent de nouveaux horizons sous d’autres cieux. A la fin de l’été 2020, le Comité de veille économique, présidé par le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, a demandé aux professionnels de lui donner le nombre de leurs salariés pour le versement des indemnités CNSS (2.000 dirhams). Ces derniers ont avancé le chiffre de 500.000.

Seulement, après vérification auprès de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), il s’est révélé que seuls 100.000 employés sont déclarés à la sécurité sociale. Un énième malheur endémique qui affaiblit le secteur et rend encore plus difficile une reprise du tourisme marocain, voire même son repositionnement sur la scène touristique internationale.

La filière de l’arganier génère un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard de dirhams

consonews.ma – 13/05/2021

Au Maroc, la filière de l’arganier pèse 1,2 milliard de dirhams de chiffre d’affaires et génère 25.500 emplois. Des données mises en avant à l’occasion de la première célébration de la journée internationale de l’arganier initiée par le Maroc et l’ONU. Les détails.

Le 10 mai était la toute première célébration de la journée internationale de l’arganier initiée par le Maroc et l’ONU et organisée en format hybride depuis la ville d’Agadir. A cette occasion, le secteur au Maroc a été décrypté. Levier socio-économique durable, vecteur de création d’emplois au niveau local, d’autonomisation et d’inclusion socio-économique des femmes rurales, la filière de l’arganier fait office de fierté nationale en cette journée internationale, comme le décrit Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce 12 mai.

Concrètement, le secteur emploie plus de 25.500 personnes et génère un chiffre d’affaires annuel de près de 1,2 milliard de dirhams, d’après les données de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA). A fin 2020, l’huile d’argan enregistre notamment plus de 1.200 tonnes à l’export -sa production annuelle est estimée à 5.000 tonnes-, générant un CA d’environ 280 millions de dirhams.

L’état de la filière se traduit aussi par les chantiers mis en œuvre par le département des Eaux et Forêts. Parmi eux, la réhabilitation de l’arganeraie avec plus de 164.000 ha réhabilités à ce jour sur les 200.000 ha prévus. Les programmes lancés sont soutenus par une politique d’investissement significative, souligne le journal, précisant que le volume des investissements engagés par l’ensemble des partenaires de l’ANDZOA dépasse ainsi les 31 milliards de dirhams entre 2012 et 2020.

A travers la nouvelle stratégie «Génération Green, 2020-2030», le développement de la filière de l’arganier va s’accélérer. Le journal évoque, dans ce sens, la signature d’un nouveau contrat-programme visant, à l’horizon 2030, la réhabilitation de 400.000 ha d’arganeraie, l’extension de l’arganiculture sur 50.000 ha, l’augmentation de la production de l’huile d’argan avec un volume de 10.000 tonnes, dont 5.000 tonnes exportées.

Météo: voici le temps qu’il fera ce jour de l’Aid

h24info.ma – 12/05/2021

Voici les prévisions météorologiques pour la journée du jeudi 13 mai 2021, établies par la Direction générale de la météorologie:

– Nuages bas matinaux et nocturnes près des côtes avec brume possible.

– Apparition de nuages cumuliformes les après-midis sur les Haut et Moyen Atlas.

– Temps généralement stable avec ciel clair à peu nuageux ailleurs.

– Quelques chasse-sables possibles sur l’intérieur des provinces du Sud et le Sud-Est.

– Vent modéré à assez fort de secteur nord sur le sud et les côtes centre, modéré de secteur nord sur le Nord et l’Oriental et faible de secteur sud sur le Sud-Est.

– Températures minimales de l’ordre de 05/10°C sur les reliefs, de 17/23°C sur le Sud-Est et les provinces du Sud et de 10/16°C sur le reste du pays.

– Températures maximales de l’ordre de 18/24°C sur les reliefs et les côtes, de 25/33°C sur l’Oriental, les plaines nord et centre, le nord des provinces du Sud, les plateaux de phosphates et Oulmès, de 32/36°C sur l’intérieur de Souss, le Sud-Est et l’intérieur des provinces du Sud et de 36/39°C sur l’extrême sud du pays.

– Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, le Détroit et entre Tanger et Casablanca, agitée à forte au Sud et localement forte à très forte entre Cap Sim et Tan-Tan.

Et voici les températures minimales et maximales prévues:

– Oujda 12 26
– Bouarfa 16 31
– Al Hoceima 15 24
– Tétouan 15 25
– Sebta 16 23
– Mellilia 18 24
– Tanger 12 22
– Kénitra 12 24
– Rabat 13 22
– Casablanca 15 22
– El Jadida 17 22
– Settat 11 27
– Safi 16 26
– Khouribga 10 27
– Béni Mellal 12 31
– Marrakech 13 32
– Meknès 09 25
– Fès 10 26
– Ifrane 07 21
– Taounate 09 26
– Errachidia 20 34
– Ouarzazate 18 34
– Agadir 15 26
– Essaouira 16 22
– Laâyoune 17 26
– Smara 15 28
– Dakhla 18 24
– Aousserd 19 35
– Lagouira 20 29

Covid-19/Bilan: Le Maroc se rapproche des 6 millions de vaccinations

lematin.ma – 12/05/2021

Covid-19/Bilan: Le Maroc se rapproche des 6 millions de vaccinations

Le ministère de la Santé a annoncé ce mercredi 268 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 514.432 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1414,2 pour 100.000 habitants (0,7 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 5.994.379 personnes alors que 4.441.667 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 204 cas, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 19 nouveaux cas. Souss-Massa et Marrakech-Safi occupent la 3e et 4e position avec respectivement 11 et 10 nouveaux cas alors que la région de Laâyoune-Sakia El Hamra ferme le Top 5 avec 8 nouvelles infections. Par contre, aucun cas n’a été recensé dans les régions de Fès-Meknès et Guelmim-Oued Noun au cours des dernières 24 heures.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (174 cas), Nouaceur (15 cas), Marrakech (10 cas), Salé (8 cas) et Laâyoune (7 cas).

Le ministère a également dénombré 288 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,5%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 501.692 cas.

Dans le même intervalle, 5 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.088 cas, alors que le taux de létalité s’établit à 1,8%.

Ces décès sont survenus à Casablanca (3) et Tanger-Asilah (2).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 8.686 portant ainsi à 5.843.362 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’est établi à 3.652 personnes, dont 220 cas sévères ou critiques (soit 14 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 14 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 268 nouveaux cas par régions et provinces

204 cas à Casablanca-Settat : 174 à Casablanca, 15 à Nouaceur, 5 à Settat, 3 à Mohammedia, 3 à Mediouna, 3 à Berrechid et 1 à Benslimane.
19 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 8 à Salé, 6 à Rabat, 3 à Kénitra et 2 à Skhirat-Témara.
11 cas à Souss-Massa : 7 à Agadir-Ida Outanane et 4 à Inzegane-Aït Melloul.
10 cas à Marrakech-Safi : La Totalité à Marrakech.
8 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 7 à Laâyoune et 1 à Boujdour.
7 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 2 à Tanger-Asilah, 1 à M’Diq-Fnideq, 1 à Ouezzane, 1 à Chefchaouen, 1 à Fahs Anjra et 1 à Larache.
4 cas dans L’Oriental : 3 à Oujda-Angad et 1 à Berkane.
3 cas à Drâa-Tafilalet : La totalité à Errachidia.
1 cas à Beni Mellal-Khénifra : à Khouribga.
1 cas à Dakhla-Oued Eddahab : à Oued Eddahab.

Controverse – Maroc : Akhannouch contre-attaque sur l’origine de sa fortune et ses objectifs politiques

Pour le milliardaire et président du Rassemblement national des indépendants (RNI), ce qui est problématique, ce n’est pas le fait de faire ses premiers pas en politique en étant déjà riche, «mais en simple citoyen, entamer sa carrière dans le domaine de la gestion de la chose publique et d’en ressortir avec une richesse colossale ».

M. Akhannouch, qui était l’invité de la Fondation Fqih Tétouani, répondait à ses détracteurs, en particulier les islamistes du Parti justice et développement (PJD), qui l’accusent régulièrement d’avoir fait fortune en profitant de son poste de ministre de l’Agriculture.

Le leader du RNI a rappelé l’origine de sa richesse avec « une traçabilité qui remonte à 50 ou 60 ans ».

« Dans mon cas, a-t-ile expliqué, la famille vendait du marbre aux Etats-Unis en 1940 et s’activait aussi dans la pêche. Après, elle s’est lancée dans la distribution du carburant en commençant avec une seule station-service avant d’en disposer de plusieurs autres et de faire travailler des milliers d’employés. »

Pour le président du parti de la Colombe, c’est un « honneur » qu’un entrepreneur s’implique en politique et dans la gestion de la chose publique, puisqu’il dispose, plus que les autres responsables, d’une grande connaissance des dossiers et des problèmes des citoyens.

« Notre carrière en politique n’était pas programmé à l’avance. C’est l’aboutissement d’une expérience »

Il a cité l’exemple de « plusieurs personnes », sans les identifier nommément, qui critiquent le RNI, « mais qui oublient de balayer devant leurs portes », dit-il. Des personnes « qui n’avaient rien lorsqu’ils ont faire leur entrée en politique et qui disposent aujourd’hui d’une grande richesse ».

« Nous (sa famille) au contraire, on était riches… et des investisseurs avant d’entrer en politique », a-t-il souligné.

Le ministre de l’Agriculture a retracé son parcours en politique, en commençant par la gestion des affaires locales à Agadir avant de devenir ministre et d’être porté à la présidence du RNI.

« A un certain moment, on s’est dit que la région de Souss nous a beaucoup donnés et qu’il faut en retour faire quelque chose au service de ses habitants. Donc, on a pris la présidence de la Région avant de poursuivre notre carrière dans le monde politique sur insistance des populations de cette région », a-t-il précisé.

«Donc, notre carrière en politique n’était pas programmé à l’avance. C’est l’aboutissement d’une expérience », a poursuivi Akhannouch.

Pour conclure, et pour couper court aux rumeurs de ses détracteurs, le président du RNI a répété que « lorsqu’il y a la traçabilité de la fortune, les choses deviennent très claires ».

Aïd Al Fitr : grâce royale au profit de 810 personnes dont 17 détenus des événements d’Al Hoceima

telquel.ma – 12/05/2021

Al’occasion de l’Aïd Al Fitr, le roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 810 personnes, dont certaines sont en détention et d’autres en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, indique un communiqué du ministère de la Justice.

Les bénéficiaires de la grâce royale qui sont en détention sont au nombre de 606 détenus se répartissant comme suit :

– Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement au profit de 28 détenus.

– Remise de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 576 détenus.

– Commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de deux détenus.

Les bénéficiaires de la grâce royale qui sont en liberté sont au nombre de 204 personnes se répartissant comme suit :

– Grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat au profit de 62 personnes.

– Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 10 personnes.

– Grâce sur les peines d’emprisonnement et d’amende au profit d’une 1 personne.

– Grâce sur la peine d’amende au profit de 131 personnes.

Parmi les bénéficiaires de la grâce royale accordée par le roi à cette occasion figurent 12 détenus qui ont été condamnés dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme ayant participé à la 7è édition du programme « Réconciliation » (Moussalaha), après avoir officiellement annoncé leur rejet de toute forme d’extrémisme et de terrorisme, ainsi que leur ferme attachement aux constantes et aux sacralités de la nation et aux institutions nationales.

Les bénéficiaires de cette haute initiative royale sont répartis comme suit:

– Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement au profit de 9 détenus.

– Remise de la peine d’emprisonnement au profit de 3 détenus.

Et en considération des circonstances familiales et humaines des personnes condamnées dans le cadre des évènements de la région d’Al Hoceima, le roi a gracié 17 détenus sur le reliquat de la peine d’emprisonnement.

Agadir : la veille de l’Aid, les autorités mobilisées pour le respect des mesures préventives

2m.ma – 13/05/2021

Aucune description disponible.

Le gouvernement a décidé de prolonger, les prochains jours, les mesures préventives en vigueur décrétées la veille du mois sacré au niveau de l’ensemble du territoire.

Ainsi, le couvre-feu nocturne (20h00- 06h00) et les restrictions des déplacements sont maintenues à l’occasion des vacances de Aid Al Fitr et des vacances scolaires.

A  Agadir, la mobilisation est générale. Les autorités ont durci les contrôles au niveau des accès de la ville, pour endiguer la propagation du virus, a constaté 2M.ma.

Ainsi, plusieurs barrages ont été installés par les éléments de la Gendarmerie Royale aux niveaux des entrées et les sorties de la capitale du Souss pour le contrôle des nouveaux arrivants. Le but étant de réduire au mieux le risque de prolifération de la pandémie en cette période de forte mobilité.

Intervenant lors de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement, Saad Eddine Othmani a indiqué que l’ambiance que connaît le Royaume à l’occasion de l’Aid Al-Fitr requiert davantage de prudence.

Il a ainsi souligné que les mesures prises antérieurement aussi bien l’interdiction des déplacements nocturnes de 20H00 à 06H00 que le durcissement des déplacements inter-villes ne subiront aucun changement durant les jours de l’Aid. Dans ce sens, le Chef du gouvernement a insisté sur l’importance extrême de protéger la santé des citoyennes et citoyens lors de la période de l’Aid afin que ces jours bénis soient une fête pour l’ensemble des Marocains, tout en épargnant au Royaume toute «surprise indésirable» due au relâchement dans le respect des mesures préventives.

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