Archives de mai 18th, 2021

Maroc/Covid-19 : la vaccination élargie aux personnes âgées entre 45 et 50 ans

atlasinfo.fr – 17/05/2021

La campagne nationale de vaccination contre le nouveau coronavirus sera élargie aux personnes âgées entre 45 et 50 ans, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.

Dans un communiqué, le ministère a appelé tous les citoyens qui font partie des catégories ciblées à continuer à adhérer à ce grand chantier national afin d’atteindre l’immunité collective, en envoyant un SMS gratuit au 1717 ou via le portail électronique http://www.liqahcorona.ma pour avoir un rendez-vous et des informations sur le centre de vaccination.

Le ministère a aussi mis l’accent sur la nécessité de continuer à respecter les mesures de prévention, et ce avant et après la vaccination, afin de contribuer aux efforts visant à contenir la propagation du virus dans le pays.

Covid-19 : Azeddine Ibrahimi propose « le certificat de vaccination »

panorapost.com – 18/05/2021

Le professeur Azeddine Ibrahimi a confirmé hier « la stabilité de la situation épidémiologique au Maroc ». Une stabilité qui « peut être attribuée à plusieurs facteurs, dont le maintien du couvre-feu nocturne pendant le mois de Ramadan », a-t-il déclaré, dans un post sur sa page Facebook.

Rappelant que « l’objectif de toutes les approches de traitement du covid-19 est de faire en sorte que les cas critiques ne se développent pas », le directeur du laboratoire de biotechnologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat et membre du Comité scientifique national du Covid-19 Il a précisé que «la pyramide des âges au Maroc est un facteur important dans la situation actuelle». « Avec la vaccination de masse, nous sommes sur la bonne voie pour protéger 20% de la population (tranches d’âge de plus de 45 ans), qui développaient des cas critiques », a-t-il ajouté.

Azeddine Ibrahimi a évoqué l’importance de la vaccination, rappelant que «la plupart des personnes en réanimation et les décès dans les hôpitaux sont des personnes non vaccinées».

Dans une section sur la mobilité et les déplacements entre les villes, le professeur a souligné que « tous les pays adoptent trois types d’autorisation de voyage », à savoir le certificat de vaccination, en plus des autorisations délivrées par les autorités, ainsi que des tests PCR négatifs inférieurs à 48 les heures.

« J’espère que toutes les personnes vaccinées sont autorisées à se déplacer sans autorisation spéciale », a-t-il poursuivi, estimant que les voyages du Maroc vers l’étranger sont une décision souveraine pour chaque pays d’accueil « .

L’Espagne a expulsé 1500 migrants de Sebta vers le Maroc sur les 6000 entrés la veille

telquel.ma – 18/05/2021

Les autorités espagnoles ont annoncé avoir expulsé ce 18 mai 1500 des quelque 6000 migrants entrés la veille dans l’enclave espagnole de Sebta, alors que 86 migrants ont pénétré dans l’enclave voisine de Melilia. (AFP)

Un policier marocain s’entretient avec des migrants rassemblés dans la ville de Fnideq alors qu’ils tentent de traverser la frontière entre le Maroc et l’enclave nord-africaine espagnole de Ceuta, le 18 mai 2021. Crédit: Fadel Senna / AFP

Quelque 6000 personnes” sont entrées le lundi 17 mai à Sebta, sur la côte nord du Maroc, et “à cette heure, nous avons renvoyé 1500 de ces personnes et nous sommes en train de continuer ces renvois”, a affirmé le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, à la télévision publique espagnole.

Il a indiqué que sur ce total de 6000 personnes, il pourrait y avoir 1500 mineurs, tout en précisant qu’il était “trop tôt” pour fournir un chiffre définitif. Le ministre a défendu ces renvois, affirmant qu’ils étaient “conformes à la loi et aux traités internationaux et aux accords avec le Maroc”.

À quelque 400 kilomètres à l’est de Sebta, à Melilia, l’autre enclave espagnole sur la côte marocaine, 86 migrants sont parvenus à entrer mardi matin en territoire espagnol depuis le Maroc voisin.

Au total, “plus de 300” personnes originaires d’“Afrique subsaharienne” ont tenté de franchir la barrière séparant Melilia du Maroc mardi vers 4 h 45 (2 h 45 GMT), a indiqué la préfecture de Melilia dans un communiqué.

Plus de 200 personnes ont été repoussées, mais “85 hommes et une femme ont réussi à entrer”, selon le communiqué. La femme en question a nécessité l’assistance de la Croix-Rouge, a précisé la préfecture. “Les migrants ont maintenu une attitude agressive et ont jeté des pierres contre les agents”, dont trois ont dû recevoir des soins pour “des contusions mineures”, a ajouté la préfecture.

Les migrants qui ont réussi à entrer ont été conduits au Centre de séjour temporaire (CETI) de l’enclave.

Sebta et Melilia constituent les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique et sont régulièrement le théâtre de tentatives de passages en force de migrants.

Covid-19 : 79 nouveaux cas confirmés en 24h, 302 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 17/05/2021

Covid-19 : 79 nouveaux cas confirmés en 24h, 302 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 79 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 515.023 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 503.483 avec 302 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,8%. 6 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.104 et le taux de létalité à 1,8%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.436 personnes, dont 215 cas graves. Il a souligné en outre que 4.021 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.869.966 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 6.458.947 pour la première dose et 4.542.426 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 33 cas à Casablanca-Settat : 30 à Casablanca, 2 à Nouaceur et 1 à El Jadida.
  • 26 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 13 à Kénitra, 2 à Salé, 3 à Skhirat-Temara, 6 à Rabat, 1 à Sidi Kacem et 1 à Sidi Slimane.
  • 6 cas à Drâa-Tafilalet : 4 à Tinghir et 2 à Midelt.
  • 5 cas à Souss-Massa à Agadir Ida-ou-tanane.
  • 3 cas à Marrakech-Safi : 2 à Marrakech et 1 à Essaouira.
  • 2 cas à Fès-Meknès : 1 à Fès et 1 à Taounate.
  • 2 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma à Tanger-Assilah.
  • 1 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra à Laâyoune.
  • 1 cas à Béni Mellal-Khénifra à Fqih Bensalah.

Artisanat : les exportations reprennent

lavieeco.com – 18/05/2021

Artisanat Maroc

LES EXPORTATIONS VERS LES USA CONTINUENT D’OCCUPER LE 2E RANG EN TERMES DE PART AU CHIFFRE D’AFFAIRES TOTAL À L’EXPORT (25%) DERRIÈRE L’EUROPE (46%).
• CASABLANCA TOUJOURS EN TÊTE DES VILLES EXPORTATRICES.

Après une année marquée par les répercussions sévères de la crise, les exportations des produits d’artisanat affichent, durant le 1er trimestre 2021, les prémices d’une reprise. Elles enregistrent ainsi un taux d’accroissement à deux chiffres, soit 12 % par rapport à la même période de 2020, selon les chiffres publiés récemment par le département du tourisme. Une performance qui a pu être réalisée grâce notamment à une excellente performance de la filière dinanderie. Ainsi, au cours du 1er trimestre 2021, les produits de la famille dinanderie ont connu une très forte demande à l’étranger, avec un chiffre d’affaires à l’export multiplié par 4 par rapport à la même période de 2020. Cette forte progression a touché aussi le fer forgé et les couvertures qui ont marqué des évolutions respectives de 82% et 81%, suivis par la maroquinerie (53%) et la vannerie (47%).
La catégorie «Divers» a affiché également une excellente prouesse. Les exportations des produits classés dans cette catégorie ont augmenté deux fois plus, comparées à la même période de l’année passée. En termes de contribution au CA à l’export, et en dehors de la poterie et pierre, habituellement classée en tête avec une part de 26%, les familles «Divers», vannerie et couvertures ont marqué des gains en termes de parts, avec des contributions respectives de 20%, 11% et 10%.
Pour ce qui est des marchés, l’Australie et la Belgique se démarquent. En effet, les exportations des produits artisanaux marocains vers l’Australie ont marqué une très forte progression, enregistrant une évolution 3 fois supérieure à la même période de 2020. La Belgique s’est également démarquée à travers une progression 2 fois plus importante. Le continent européen affiche un bon comportement (35%) avec la plupart des pays de l’Europe dénotant d’une évolution positive, tels que la France en tête de liste (66%), l’Espagne (42%), l’Allemagne (35%), et dans une moindre mesure la Hollande (18%) et l’Italie (10%).

La moitié des exportations passe par Casablanca
De même, les exportations vers le Japon manifestent une progression de 65% par rapport au 1er trimestre 2020, suivi par le Canada (49%). De même, il y a lieu de signaler que bien qu’en enregistrant une régression de 13%, les exportations vers les USA continuent d’occuper le 2e rang en termes de part au chiffre d’affaires total à l’export (25%) et ce, à la suite de l’Europe (46%). Les pays arabes viennent en 3e position avec une part de 18%. Pour ce qui est des zones exportatrices, en termes d’évolution, ce sont les villes à petite contribution dans le CA global à l’export qui se sont distinguées au cours du 1er trimestre de 2021. Concrètement, les exportations d’artisanat passant par la ville d’Essaouira ont enregistré un chiffre d’affaires 11 fois plus grand, suivie d’Agadir et de Kénitra avec des chiffres d’affaires à l’export 7 fois et 5 fois supérieurs à ceux enregistrés au cours de la même période de 2020. Marrakech, Rabat et Casablanca ont quant à elles réalisé de moindres performances, mais qui restent notables à travers des taux d’évolution respectifs de 67%, 29% et 28%. En termes de parts dans le chiffre d’affaires à l’export, les principaux pôles exportateurs des produits artisanaux marocains restent Casablanca et Marrakech, avec la moitié des exportations passant par Casablanca (50%) et 34% par la ville ocre. Les villes de Fès et Tanger ont réalisé des contributions respectives de 7% et 5% au cours de cette période.

Coronavirus : Témoignages. Médecins et infirmiers racontent les premiers jours de la pandémie au Maroc

Par Solène Paillard – medias24.com – 17/05/2021

Des membres du personnel soignant racontent comment ils ont vécu les premières semaines de la pandémie de Covid-19 au Maroc, oscillant entre une méconnaissance totale du virus et la peur de le contracter.

Six mois après nous avoir raconté leur épuisement professionnel lié à la pandémie de Covid-19, des membres du personnel soignant disent aujourd’hui se souvenir de la désorganisation des structures hospitalières, prises de court par la soudaineté de la pandémie, le manque d’équipements de protection individuelle, les collègues infectés par le virus, la séparation avec la famille pendant de longs mois…

Ils en gardent un souvenir certes amer mais ne regrettent pas d’être allés « au front » dès les premières semaines de la pandémie de Covid-19 au Maroc.

Saïd Redouani, infirmier anesthésiste au service de réanimation Covid du centre hospitalier régional d’Agadir, affilié à la Fédération nationale de santé et à l’Union marocaine du travail:

« Le premier changement auquel il a fallu s’habituer, c’est le port des masques FFP2, beaucoup plus pénibles que les masques chirurgicaux, d’autant plus qu’on devait les porter toute la journée.

« Prendre l’habitude de porter ces masques toute la journée, du jour au lendemain, n’a pas été une mince affaire. Le fait de devoir se laver les mains toute la journée également…

« Bien sûr, étant souvent dans les blocs opératoires, j’avais l’habitude de me laver les mains régulièrement, mais lorsque la pandémie a démarré, il a fallu se les laver toutes les 30 minutes, 10 minutes… Ce « surlavage » des mains, auquel il a fallu ajouter le port continu du masque FFP2 et des blouses et surblouses, a alourdi notre façon de travailler. Il faut dire aussi qu’il n’y avait pas toujours de masques, de blouses et de surblouses, donc le risque de contracter le virus étant grand. Je ne l’ai pas eu jusqu’à présent, mais la peur d’être contaminé, et surtout de contaminer d’autres membres de ma famille, a été constante. C’est un virus dont nous ne savions quasiment rien, et cette grande inconnue a ajouté de la peur à la peur ».

Soukaina Bedouil, infirmière aux urgences du CHU de Rabat:

« Je garde un souvenir plus ou moins mauvais des premiers jours de la pandémie. D’abord parce que j’ai dû me séparer de mon enfant de quatre ans. Je ne l’ai pas vu du tout pendant trois mois – 86 jours exactement. Ça a été extrêmement difficile.

« Certes, j’étais prête à exercer ma mission de soignante, à me mettre au service de la nation, mais la séparation avec mon enfant a été difficile ; plus encore parce qu’elle a été soudaine et inattendue. Ni lui ni moi n’avions été préparés à être séparés, pendant si longtemps. Il n’a pas pu voir non plus mon mari car il est également soignant.

« Même encore aujourd’hui, plus d’un an après le début de la pandémie, je ressens l’impact de cette séparation précoce et totalement inattendue. Ce sont des séquelles que seuls les parents soignants qui ont dû être séparés de leur famille, et surtout de leurs enfants, peuvent comprendre.

« Toujours est-il que j’ai décidé de remplacer des collègues, et je me suis ainsi retrouvée en première ligne dans la lutte contre le Covid-19. J’ai été séparée de mon enfant, mais disons qu’en échange, j’ai pu sauver des vies et participer à cet effort collectif qui nous liait, nous, les soignants.

« Je ne regrette pas ma décision de m’être portée volontaire dès le départ : si c’était à refaire, je le referais. Même si tout était nouveau… Personne ne connaissait le degré de gravité du virus, le degré de propagation… A chaque fois on découvrait de nouvelles définitions du virus, de nouveaux modes de propagation, de nouveaux protocoles thérapeutiques… Tout cela a été source de stress pour moi et mes collègues. Nous étions face à un virus inconnu – pas de distanciation sociale avec le virus pour nous ».

Dr Hicham Charrat, responsable du SAMU 04 de Marrakech:

« Au départ, notre principal souci, c’était le manque d’informations sur cette maladie. On ne savait pas grand-chose sur le virus ; comment il se transmettait, comment s’en protéger, quels étaient les différents types de masques, comment et quand fallait-il les utiliser…

« C’était un peu la panique et il y a eu des excès, des mécontentements au sein du personnel soignant… Ce que je veux dire, c’est qu’au départ, nous ne savions pas si seul le personnel en contact avec les cas graves, dans les services de réanimation, devait porter les combinaisons intégrales, et que les autres membres du personnel pouvaient se permettre de ne porter qu’un simple masque.

« Tout cela, au départ, on ne le savait pas ; d’autant plus qu’il n’y avait pas de combinaisons pour tout le monde, donc cela a généré un stress supplémentaire.

« Le personnel soignant avait peur, et la peur a parfois entraîné des réactions un peu excessives, maladroites… On était surtout inquiets de contracter le virus et de le transmettre à nos familles. Lorsque les premiers cas ont été détectés au Maroc, le personnel a réellement pris la mesure de la chose, disons.

« Il y avait de la peur, et cette peur était involontairement transmise aux patients. Voir des infirmiers et médecins recouverts d’une blouse de la tête au pied, ça n’a rien d’habituel pour eux. Personne n’a été préparé ; tout le monde a été pris de court.

« Les premières semaines ont donc été difficiles car l’organisation au sein des hôpitaux n’était pas huilée. Cette désorganisation a créé de l’inquiétude et de l’angoisse, et a forcément impacté la qualité du travail entre soignants et avec les patients. Le milieu médical est déjà stressant en temps normal, mais l’émergence de la pandémie a considérablement décuplé le stress… Sans compter qu’il a été difficile de recruter du personnel pour les unités dédiées au Covid. La peur était tellement palpable ».

Mustapha Jaa, cadre infirmier, coordinateur de soins à l’hôpital Mohammed V de Tanger et secrétaire général du Syndicat indépendant des infirmiers:

« Nous avions tous conscience qu’il s’agissait d’une maladie nouvelle, sans grande information scientifique, notamment sur les différents modes de transmission. Il y avait toujours des questions sans réponse, principalement sur les formes graves.

« En tant qu’infirmiers, nous sommes particulièrement proches, physiquement, des malades. Cette proximité a forcément généré un stress très important.

« Des collègues ont été infectés ; certains s’en sont remis sans difficulté, d’autres sont décédés – principalement des personnes d’un certain âge, à quelques années de la retraite, ou souffrant de comorbidités.

« Durant les trois premiers mois, les décès ont été très difficiles à encaisser. Très vite, les dégâts ont aussi été psychologiques: certains collègues infirmiers ont fait des dépressions, des burn-out, des attaques de panique. Nous constations une anxiété continue… Il faut bien comprendre que les dégâts du Covid n’ont pas seulement été physiques : ils ont aussi été psychologiques ».

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