Archives de mai 21st, 2021

Pandémie : le Maroc assouplit les restrictions, le couvre-feu passe de 20h à 23h

atlasinfo.fr – 20/05/2021

Le Maroc a annoncé l’assouplissement à partir de vendredi des restrictions liées à la pandémie de coronavirus, dont le couvre-feu nocturne, à la suite d’une baisse des cas de contamination, a indiqué jeudi l’exécutif dans un communiqué.

Le gouvernement marocain a décidé d’assouplir à partir de vendredi 21 mai les restrictions sanitaires imposées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Le couvre-feu sera repoussé de 20h00 à 23h00 à partir de ce vendredi 21 mai 2021. Lla circulation sera interdite sur tout le territoire national entre 23h00 et 4h30 du matin.

Le gouvernement a également décidé la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23h00, et le maintien de toutes les autres mesures restrictives prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (fêtes, rassemblements, manifestations, salles de cinéma, funérailles, etc).

Cet allègement intervient alors que l’état d’urgence sanitaire, en vigueur depuis plus d’un an, a été prolongé il y a quelques jours jusqu’au 10 juin.

Par ailleurs, les liaisons aériennes, autorisées uniquement par dérogation, sont suspendues jusqu’au 10 juin avec une cinquantaine de pays.

L’épidémie est en net recul dans le royaume où plus de 516.000 cas ont été officiellement enregistrés, dont 9.109 décès.

La campagne nationale de vaccination, lancée fin janvier, a permis à 7,2 millions de Marocains de recevoir la première dose du vaccin contre le Covid-19, et 4,7 millions d’entre eux ont reçu la seconde dose, selon les autorités.

Plus de 1,5 million de personnes ont été interpellées entre juillet 2020 et avril 2021 pour violation de l’état d’urgence sanitaire, dont quelque 280.000 ont été déférées devant la justice, selon des données officielles.

FRUITS ET LÉGUMES : LE MAROC, UN FOURNISSEUR DE TAILLE DU MARCHÉ BRITANNIQUE

agrimaroc.ma – 20/05/2021

Fruits et légumes : le Maroc, un fournisseur de taille du marché britannique

Les agriculteurs de la région de Souss-Massa, produisent des fruits et légumes frais qui approvisionnent un nombre croissant de clients britanniques. Les statistiques publiées par le HM Revenue and Customs du Royaume-Uni indiquent que les importations de produits agricoles marocains pour janvier 2021 ont augmenté de 51% par rapport à janvier 2020, passant de 20.236 tonnes à 30.648, à la suite du retrait du Royaume-Uni des accords commerciaux de l’Union européenne au début de l’année.

Cette croissance de la demande est telle que la compagnie maritime britannique United Seaways a décidé de créer une nouvelle route directe de fret reliant le Royaume-Uni et le Maroc à temps pour les récoltes estivales de cette année selon AfricanBusiness. Ce sera le premier itinéraire sans escale reliant les deux nations de Poole dans le Dorset à Tanger-Med. Le service utilisera un ferry de fret roll-on et roll-off et contournera les contrôles de l’UE vers le Royaume-Uni aux frontières européennes.

Au Royaume-Uni, la plus forte croissance peut être observée dans les importations de courgettes marocaines, qui sont passées de 95 tonnes importées en janvier 2020 à 878 tonnes importées en janvier 2021, soit une augmentation de 822%. La demande de fraises marocaines a également connu une augmentation spectaculaire, passant de 231 tonnes en janvier 2020 à 1292 tonnes l’année dernière, soit une croissance de 459% selon les statistiques officielles du gouvernement britannique.

Plus de 60 destinations au départ de l’aéroport Toulouse-Blagnac proposées cet été

par Héloïse Thépaut – lopînion.com – 20/05/2021

© EQRoy / shutterstock.com

Lourdement impacté par la crise sanitaire, l’aéroport Toulouse-Blagnac compte bien séduire les passagers cet été. Il propose ainsi 66 destinations en France et à l’étranger au départ de Toulouse, dont plusieurs nouveautés.

Vous avez envie de découvrir d’autres horizons après ces mois de confinement ? L’aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) propose de nombreuses destinations pour cet été. Il est déterminé à reconquérir les compagnies aériennes, mais aussi les passagers. L’aéroport a été fortement touché par la crise sanitaire et les restrictions de déplacement. En 2020, ATB a accueilli 3,1 millions de passagers, soit une baisse de 67 %. Avec ce recul du trafic, le chiffre d’affaires de l’aéroport s’élève en 2020 à 82 millions d’euros. Il est en repli de 47 % par rapport à l’exercice précédent.

Mais la direction de la plateforme toulousaine est optimiste pour les mois à venir. « Nous nous tournons maintenant vers l’été, alors que les campagnes de vaccination avancent et augurent d’une levée progressive des restrictions de déplacement », indique Philippe Crébassa, président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Ainsi, 66 destinations au départ de la ville rose, dont 48 internationales et 18 nationales, vont être proposées aux Toulousains tout au long de la période estivale. 

Quelles nouveautés pour cet été ?

Parmi toutes ces destinations, plusieurs sont des nouveautés. Les voici :

  • Alger et Oran : Air France va lancer deux nouvelles lignes vers ces destinations. Deux vols par semaine sont prévus, dès que les frontières seront rouvertes en Algérie. Un à deux vols par semaine avec Air France sont aussi prévus pour Alger et Oran.
  • Brest : une liaison avec Transavia va ouvrir. Deux à trois vols par semaine seront proposés.
  • Las Palmas : une nouvelle compagnie aérienne se pose sur les pistes toulousaines : Binter Canarias. Elle va ouvrir la destination Las Palmas aux Canaries, à raison de deux vols par semaine à partir du 3 juillet.
  • Figari, Ibiza et Minorque : Ryanair rouvre sa base et remet en service 18 lignes. Trois nouveautés sont au programme : Figari, en Corse, Ibiza et Minorque, dans les Baléares. Deux vols par semaine chacune sont prévus. Pour Figari, un vol par semaine avec Air Corsica, jusqu’à trois par semaine avec Volotea et jusqu’à deux par semaine avec easyJet sont également prévus. La compagnie easyJet prévoit aussi jusqu’à trois vols par semaine vers Minorque et deux par semaine en juillet et août pour Ibiza.
  • Rennes : easyJet ouvre une ligne annuelle vers la ville de Bretagne. Elle deviendra permanente à partir du mois de mai, à raison de trois vols par semaine. Un à deux vols par jour avec Air France sont aussi proposés.
  • Lille, Luxembourg et Madrid : Volotea ouvre trois nouvelles lignes dès ce printemps, Lille (jusqu’à quatre vols par semaine) et Luxembourg (deux vols par semaine) puis à la rentrée, Madrid (deux vols par semaine). Pour Lille, un à deux vols par jour avec Air France et jusqu’à sept vols par semaine avec easyJet sont déjà prévus. Vers Madrid, deux vols par jour sont par ailleurs programmés avec Iberia.
  • Oujda : Air Arabia Maroc lance une nouvelle liaison vers cette ville, avec deux vols par semaine. Ryanair va également proposer deux vols par semaine dès juin (sous réserve d’ouverture des frontières).

Les autres vols proposés en France

En plus de ces nouveautés, de nombreuses autres villes de France sont à la portée des passagers :

  • Ajaccio : un à quatre vols par semaine avec Volotea et deux à cinq par semaine avec Air Corsica.
  • Bastia : deux vols par semaine) avec easyJet et quatre par semaine avec Volotea.
  • Caen : deux vols par semaine avec Volotea.
  • Calvi : un vol par semaine avec Air Corsica.
  • Lorient : deux à cinq vols par semaine avec APG Airlines.
  • Lyon : jusqu’à sept vols par semaine avec easyJet et jusqu’à quatre par jour avec Air France.
  • Marseille : quatre vols par semaine à partir du mois de juin avec Air France.
  • Metz-Nancy : trois vols par semaine dès fin mai avec Twin Jet.
  • Nantes : jusqu’à six vols par semaine avec Volotea et jusqu’à sept par semaine avec easyJet.
  • Nice : jusqu’à sept vols par semaine avec easyJet et quatre vols par semaine avec Volotea.
  • Paris-Charles De Gaulle : plusieurs vols par jour avec Air France et plusieurs par semaine avec easyJet.
  • Paris-Orly : plusieurs vols par jour avec Air France et easyJet.
  • Strasbourg : jusqu’à six vols par semaine avec Volotea et trois par semaine avec Air France.

Les destinations internationales

A l’étranger, le choix est aussi conséquent pour cet été :

  • Allemagne : deux à trois vols par jour vers Francfort dès le 28 juin et deux à trois par jour vers Munich dès juillet avec Lufthansa.
  • Angleterre : quatre vols par semaine dès juillet pour Bristol et un vol par jour dès juillet vers Londres-Gatwick avec easyJet, trois à dix vols par semaine dès fin mai pour Londres-Heathrow avec British Airways et jusqu’à sept vols par semaine avec dès juin avec Ryanair.
  • Belgique : quatre à six vols par semaine en mai et juin pour Bruxelles Zaventem avec Brussels Airlines et un vol par jour dès juillet vers Charleroi-Bruxelles-Sud avec Ryanair.
  • Croatie : un vol par semaine à partir du 3 juillet pour Dubrovnik avec Volotea et deux par semaine à partir du 6 juillet vers Split avec Volotea.
  • Écosse : deux vols par semaine dès juillet pour Edimbourg avec Ryanair.
  • Espagne : deux vols par semaine dès juin vers Alicante avec Ryanair, un à trois vols par semaine avec easyJet pour Palma, mais aussi deux vols par semaine à partir du 5 juin avec Volotea et deux à quatre par semaine avec Ryanair, vers Tenerife un vol par semaine est prévu dès Juillet avec Volotea, pour Malaga deux vols par semaine dès juin sont programmés avec Volotea, et enfin, Ryanair propose deux vols par semaine pour Séville.
  • Grèce : quatre vols par semaine pour Athènes avec Airfrance et deux vols par semaine dès juin avec Aegean Airlines, Volotea prévoit jusqu’à 2 deux vols par semaine pour Corfou, deux vols par semaine dès juin vers Héraklion avec Aegean et Volotea, un vol par semaine pour Santorin avec Volotea.
  • Irlande : pour Dublin deux vols par semaine dès août sont proposés par Aer Lingus et deux vols par semaine dès juillet par Ryanair.
  • Italie : deux vols par semaine vers Naples avec Ryanair, également deux par semaine en juillet et août pour Olbia en Sardaigne avec easyJet et tous les vendredis avec un vol charter, un vol par semaine dès juillet avec Volotea pour Catane en Sicile, deux vols par semaine dès juillet pour Palerme en Sicile avec Ryanair et Volotea, mais aussi tous les vendredis dès juin avec un vol charter et deux vols par semaine vers Venise avec Volotea. 
  • Malte : Ryanair propose deux vols par semaine pour La Valette.
  • Maroc : TUI fly va reprendre les vols vers Agadir en juin, trois vols par semaine pour Casablanca sont proposés par Royal Air Maroc, deux vols par semaine dès juin sont prévus vers Fès avec Air Arabia et un par semaine avec Ryanair, deux vols par semaine dès juillet sont au programme pour Marrakech avec Royal Air Maroc et Ryanair, et deux à trois par semaine avec easyJet.
  • Pays-Bas : deux à trois vols par semaine pour Amsterdam avec KLM.
  • Portugal : un à trois vols par jour vers Lisbonne avec TAP Air Portugal et cinq vols par semaine dès juin avec Ryanair, six vols par semaine avec easyJet et quatre vols par semaine avec Ryanair dès juin pour Porto.
  • Suisse : jusqu’à cinq vols par semaine vers Bâle-Mulhouse avec easyJet.
  • Tunisie : un vol par semaine dès fin juin pour Djerba avec Nouvelair, deux vols par semaine dès juin avec Nouvelair et jusqu’à cinq vols par semaine avec Tunisair pour Tunis.
  • Turquie : quatre vols par semaine vers Istanbul avec Turkish Airlines.

Hélène Le Gal : «Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine très au sérieux»

Interview exclusive à Arab News en français.

Hélène le Gal, ambassadrice de France au Maroc, a aussi porté la voix de la France en Israël après avoir notamment été conseillère Afrique du président François Hollande, ce qui lui a valu le surnom de «Madame Afrique»

Elle est la première femme ambassadeur de France au Maroc, poste qu’elle occupe depuis septembre 2019. Avant cela, Hélène le Gal a porté la voix de la France en Israël après avoir notamment été conseillère Afrique du président François Hollande, ce qui lui a valu le surnom de «Madame Afrique».

De nature discrète mais connue pour son franc-parler, la diplomate accorde une interview exclusive à Arab News en français.

Le Maroc joue depuis de nombreuses années le rôle de gendarme de l’Europe, mais malgré cela, de nombreux migrants parviennent à rejoindre le vieux continent, bien trop souvent au péril de leur vie. Quel rôle peut jouer la France pour empêcher ces tragédies? [Interview réalisée juste avant les récents événements à Ceuta, NDLR]

Je pense que ces tragédies nous interpellent tous, et le bon cadre de réponse du côté français, c’est l’Union européenne. L’UE doit faire plus pour accompagner les pays qui sont en première ligne, autrement dit les pays en façade méditerranéenne, en particulier le Maroc. C’est ce que fait l’UE à travers un certain nombre de financements très importants, mais je pense qu’il faut encore accentuer ce soutien. Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine très au sérieux, et qui apporte des solutions qui lui coûtent cher. Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays. Il faut donc que toute l’Union européenne se mobilise à ses côtés.

Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays.

Vous avez été ambassadrice de France en Israël avant d’arriver au Maroc. Ces deux pays ont récemment normalisé leurs relations diplomatiques. Avec la recrudescence du conflit israélo-palestinien, des voix s’élèvent et remettent en question la politique de normalisation avec Israël de la part du Maroc ou d’autres États arabes. Comment, de votre côté, avez-vous accueilli cette normalisation?

Cette normalisation nous – l’ambassade et le gouvernement français – a réjouis. Nous considérons que, entre les pays arabes et Israël, elle peut contribuer à la paix. Cela ne veut pas dire pour autant que ces nations renoncent à leurs positions, et on le voit bien, ces derniers jours encore, sa Majesté le roi Mohammed VI a demandé qu’une aide soit apportée aux populations palestiniennes, aide qui est partie du Maroc. Le roi est par ailleurs le président du comité Al-Qods. Cette politique permet d’ouvrir des canaux pour contribuer à la paix dans la région.

Nous considérons que la normalisation entre les pays arabes et Israël peut contribuer à la paix.

C’est un conflit qui dure, celui du Sahara, qui a connu un regain de tensions ces derniers mois. L’ancien président américain Trump a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara, au même titre que de nombreux autres pays. Dans l’Hexagone, des députés appellent la France à en faire de même. Récemment, une antenne du président Macron a été ouverte à Dakhla. Comment la France peut jouer un rôle pour faire enfin avancer ce dossier?

La France considère que ce dossier n’a que trop duré, qu’il faut trouver une solution. Une solution qui recueille l’agrément de tous. C’est pourquoi nous poussons pour que le secrétaire général de l’ONU nomme un envoyé personnel afin de trouver une solution. Pour nous, cette solution tourne autour du plan d’autonomie qui a été présenté il y a plus de dix ans par le Maroc, et qui offre des garanties aux populations sahraouies. Une relance de ce processus politique sous l’égide de l’ONU nous paraît essentielle, et nous nous activons, que ce soit au Conseil de sécurité des Nations unies ou à New-York. Nous jouons aussi un rôle en participant à des conférences, telle que celles qui se sont tenues au mois de janvier sous l’égide du Maroc et des États-Unis. Nous souhaitons que le dossier avance, et peut-être, justement, les derniers développements que vous venez d’évoquer ouvriront-ils la porte à ces avancées, afin de trouver une solution acceptable et pacifique par tous, qui permette le développement de ce territoire.

Est-il prévu d’ouvrir un consulat de France à Dakhla ou à Laâyoune?

Les consulats sont extrêmement liés à la question du nombre de Français, et assez peu de Français vivent au Sahara. Il y en a certes quelques centaines qui travaillent dans le secteur du tourisme, mais cela ne justifie pas la création d’un consulat.

Que pensez-vous de la fuite des cerveaux qui s’accentue au Maroc, particulièrement dans le domaine de l’informatique. La France est d’ailleurs pointée du doigt, les responsables du secteur dénoncent les effets néfastes du visa French Tech…

Je pense que c’est un phénomène mondial, puisqu’en France également nos cerveaux sont extrêmement attirés par les États-Unis. La Silicon Valley est peuplée de Français formés dans l’Hexagone. On se trouve face à une sorte de marché mondial des cerveaux. Les personnes se déplacent d’un pays à l’autre en saisissant toutes les opportunités qui leur sont offertes. Je pense donc que chaque pays doit travailler sur sa propre attractivité pour garder ses cerveaux. Vous parliez des informaticiens… Il y a un besoin d’informaticiens au Maroc, mais aussi en Europe, en France en l’occurrence. Et c’est là que nous pouvons travailler ensemble, nous avons des universités, des grandes écoles… Les Marocains sont d’ailleurs la première nationalité parmi les étudiants étrangers en France. Sept universités et grandes écoles ont décidé de créer des campus au Maroc et de nombreuses universités marocaines travaillent avec des partenaires français. Il faut donc renforcer la formation, afin qu’il n’y ait plus de pénuries de ce genre de profils, que ce soit au Maroc ou en France. Mais je ne pense pas que l’on puisse parler vraiment de fuite des cerveaux, plutôt d’individus qui ont parfois tout simplement envie de mobilité, d’aller travailler à l’étranger, peut-être pour quelques années, avant de revenir en fonction des opportunités ou de leurs parcours personnels.

S’IMPOSER DANS UN MILIEU MASCULIN, UNE RECETTE?

J’ai des centaines d’anecdotes tirées de ma carrière. Vous dirais-je le nombre de fois où mon mari a été pris pour l’ambassadeur et moi son épouse, le nombre de fois où je suis entrée dans une pièce, et où l’on m’a demandé «l’ambassadeur de France va venir, savez-vous quand il arrivera?». Je pense qu’il ne faut rien s’interdire lorsque l’on est une femme, c’est peut-être en effet plus difficile, on peut entendre un certain nombre de remarques, avoir parfois le sentiment de prendre la place de collègues masculins qui ne le voient pas d’un très bon œil. Mais il faut le faire, parce que renoncer c’est accepter l’inégalité. Donc, oui, je suis très fière d’avoir brisé beaucoup de plafonds de verre, en étant la première femme à occuper plusieurs postes importants. J’encourage évidemment les autres femmes à faire de même, et pas seulement elles, toutes les minorités également.

Je pense que la politique suivie au Maroc a été exemplaire, dans la mesure où les autorités ont su parfaitement anticiper

Quelques mois seulement après votre prise de poste, vous avez dû faire face à une situation inédite: la pandémie de Covid-19. Sur le plan de la gestion de la crise sanitaire et de l’accompagnement des Français au Maroc, quelles sont les réussites et les difficultés que vous avez rencontrées ?

Je dirais que les réussites et les difficultés sont un peu les mêmes. Il s’agit du nombre de ressortissants qu’il a fallu gérer. Quand on sait qu’en 2020, 350 000 Français ou résidents en France ont été rapatriés, et qu’ici au Maroc ce nombre a atteint 60 000 personnes, vous voyez tout de suite l’énorme proportion de Français ou de Marocains résidant en France concernés par ces rapatriements depuis le Maroc. 

Ce nombre important de ressortissants a été une difficulté, mais aussi une réussite, puisque, même s’ils n’ont pas forcement pu partir à la date voulue, ils ont quand même pu rentrer en France entre mars et juillet 2020. Nous avons affrété 280 avions et 22 ferrys sur cette période, et nous avons dû gérer des cas plus compliqués les uns que les autres.

Le Maroc a particulièrement bien géré la crise sanitaire. L’OMS a d’ailleurs félicité le Maroc, qui figure parmi les pays qui se sont le plus démarqués en termes de prévention et de vaccination. Peut-on en parler comme d’un modèle de gestion de la crise ?

Je pense que la politique suivie au Maroc a été exemplaire, dans la mesure où les autorités ont su parfaitement anticiper. Lorsqu’en mars 2020 le pays a été confiné, le nombre de décès était très faible, mais cela a justement permis d’éviter une flambée. On a pu voir une constante mobilisation des autorités pour doser les mesures qui ont été prises, et éviter toute flambée des cas, compte tenu des capacités hospitalières du pays. Sur la vaccination également, le Maroc s’est mis très tôt en quête de vaccins à acheter, et il a pu commencer sa campagne de vaccination en même temps que la plupart des autres pays occidentaux, à un rythme rapide. À lui tout seul, le pays concentre 95% des vaccinations en Afrique. C’est vraiment extraordinaire.

Vous avez récemment reçu votre première dose du vaccin Sinopharm.
Encouragez-vous les Français à faire de même? Sachant que pour l’instant Sinopharm n’est pas encore validé par les autorités sanitaires en France…

J’ai fait le choix de m’inscrire dans le système marocain. J’ai donc attendu que les moins de 60 ans puissent se faire vacciner pour aller dans un centre de vaccination comme n’importe quel Marocain. J’espère avoir montré ainsi aux Français que l’on peut faire confiance à notre pays d’accueil pour nous traiter de la même manière qu’il traite ses propres citoyens, d’une manière très responsable et très sérieuse.

La pandémie a renforcé l’intérêt stratégique du Maroc envers une industrie locale plus forte, et donc un frein des importations. Quel regard portez-vous sur cette stratégie et qu’en est-il des retours des investissements français en France?

Nous avons une trop grande dépendance par rapport à certains producteurs, c’est un constat fait par de nombreux pays. En France et au Maroc, nous avons eu la même réflexion sur la nécessité de relocaliser un certain nombre d’industries. Je pense que cette pandémie peut aussi nous permettre de nous rapprocher, de travailler davantage ensemble. Nous sommes en quelque sorte imbriqués. Par exemple, l’automobile est devenu le premier poste d’exportation du Maroc, grâce à Renault et à Peugeot. Nous avons des intérêts convergents. Nous travaillons ensemble depuis près d’un an sur un nouveau pacte économique franco-marocain, notamment sur les énergies vertes. On voit que le Maroc a beaucoup d’atouts pour devenir un grand producteur d’électricité verte à travers l’éolien, le solaire ou encore l’hydrogène. Les besoins d’électricité vont augmenter en Europe, puisque tout le secteur du transport est en cours d’électrification. Cela peut aussi constituer dans les années à venir un domaine de notre coopération.

Je pense que cette coopération en matière de lutte contre le terrorisme entre la France et le Maroc fonctionne extrêmement bien.

La France semble être en perte de vitesse en Afrique, alors que des pays comme le Maroc se positionnent de plus en plus. La France ne voit-elle pas le Maroc comme un concurrent sur le continent?

Le Maroc en Afrique n’est pas un concurrent, c’est un ami et un allié. La France est très présente en Afrique, elle porte ce continent dans son cœur. C’est d’ailleurs à Paris, et non ailleurs, que se tient la conférence internationale d’appui à la transition au Soudan ou le sommet sur le financement des économies africaines.  C’est la première fois en vingt-cinq ans qu’il y a une récession économique en Afrique. Le continent n’est pas très touché par la pandémie, mais il est très impacté par ses conséquences économiques. Nous nous sommes donc fait le porte-voix du continent auprès des instances internationales, notamment celles de Breton Woods ou de l’Union européenne, pour la mise en place d’un vrai plan de relance comme aux États-Unis ou en Europe. Aucun autre pays n’organise ce type de mobilisation en faveur de l’Afrique, c’est la meilleure preuve que la France est toujours là, aux côtés de l’Afrique.

Récemment, les services de renseignement marocains ont permis de déjouer de nouvelles attaques de grande ampleur sur le territoire français… Comment la France et le Maroc peuvent-ils davantage coopérer dans la lutte contre le terrorisme?

Je pense que cette coopération en matière de lutte contre le terrorisme entre la France et le Maroc fonctionne extrêmement bien. D’abord parce qu’elle est impulsée au plus haut niveau de nos deux pays, et ensuite parce qu’elle est pratiquée au quotidien par les services dont c’est le travail. Cela nécessite évidemment une certaine discrétion, mais les deux pays travaillent beaucoup ensemble, car ils ont les mêmes intérêts et les mêmes ennemis, ces groupes terroristes. Ce travail en commun ne concerne pas seulement le territoire français ou marocain, mais également d’autres théâtres, par exemple le Sahel. La France y est fortement engagée militairement, et nous y coopérons de manière extrêmement forte avec le Maroc dans la lutte antiterroriste. Notre collaboration se poursuit sur d’autres théâtres d’opération comme l’Irak ou la Syrie, où un certain nombre de nos ressortissants, Français, Marocains, ou Franco-Marocains, se sont déplacés dans le cadre de groupes terroristes comme Daech. Notre coopération fonctionne bien, même si bien sûr, on peut toujours faire mieux et cela doit passer par une multiplication des contacts entre les services spécialisés de façon à échanger un maximum d’informations et de renseignements.

Après les récents attentats en France, l’amalgame entre islam et terrorisme a particulièrement refait surface, comment l’éviter ?

En donnant le plus souvent possible la parole à des musulmans en France qui eux aussi condamnent de manière vigoureuse le terrorisme et ne sont pas en faveur d’idéologies radicales. Je pense que leur donner la parole, notamment dans les médias, est une manière de montrer que ce combat est commun à tous ceux qui vivent sur le territoire français, quelle que soit leur religion.

Français du Maroc: la campagne électorale bat son plein

par Sami Nemli – LesEco.ma – 20/05/2021

Du 21 au 26 mai par Internet et le 30 mai à l’urne, les Français du Maroc sont appelés à élire les conseillers qui les représenteront auprès des autorités consulaires. Partis politiques et listes apolitiques se livrent une bataille acharnée.

C’est parti pour les élections des conseillers consulaires ! À l’instar de tous les Français résidant hors de France, la communauté française du Maroc est appelée à élire ses conseillers consulaires. Il s’agit d’une communauté qui compte près de 55.000 membres inscrits officiellement au registre des Français de l’étranger et 88.000 officieusement. Ce scrutin aura lieu du 21 au 26 mai par Internet et le 30 mai à l’urne. Pour le vote en ligne, tous les citoyens, inscrits sur la liste électorale et qui ont transmis aux postes consulaires de Tanger, Rabat, Casablanca, Marrakech ou Agadir une adresse e-mail et un numéro de téléphone, ont reçu ou recevront par SMS un identifiant et un mot de passe qui leur permettront d’accomplir leur devoir électoral. Rappelons que ces élections, prévues initialement en mai 2020, ont été repoussées d’une année en raison de la pandémie. C’est donc dans un contexte marqué par les effets de la crise sanitaire que se déroule cette échéance électorale.

Dans la circonscription consulaire de Casablanca, qui comprend les Régions Casablanca-Settat, Tadla-Azilal, Chaouia-Ouardigha et Doukkala-Abda, quelque 17.266 électeurs sont appelés à voter soit par Internet, soit à l’urne, au lycée Lyautey. À noter que ce nombre est en progression par rapport à la précédente liste qui comportait 16.028 noms, soit 1.238 électeurs supplémentaires (+7,17%). Plusieurs listes sont en lice pour gagner un ou plusieurs sièges sur les cinq disponibles. Conformément au code électoral, la campagne a démarré officiellement le 17 mai 2021. Elle prend fin la veille du scrutin à zéro heure, soit le 28 mai à minuit. Au cours de cette période, les électeurs recevront les professions de foi des listes en lice, dans lesquelles les candidats présenteront leur programme pour les cinq prochaines années. Pandémie oblige, les meetings sont interdits. Aussi, les candidats envahissent la toile et ne lésinent pas sur les moyens pour séduire les électeurs : réseaux sociaux, sites internet, webinaires, forums, campagnes d’e-mailing.

Cette situation est quelque peu inédite, car une grande inconnue entoure ces élections et concerne le taux de participation. Aussi, l’enjeu sera de mobiliser le plus grand nombre d’électeurs, car, en plus d’élire les conseillers consulaires, ces élections permettront de désigner les députés et sénateurs qui représenteront les Français de l’étranger.

D’ailleurs, les différentes listes se livrent une bataille acharnée. D’un côté, les partis politiques poussent leurs pions pour quadriller le terrain en prévision des présidentielles. De l’autre, les listes associatives et apolitiques misent sur leur réputation et leur grande connaissance de la communauté française pour confirmer leur position. Si les conseillers consulaires n’ont pas la possibilité de mettre en œuvre des politiques publiques, ils peuvent influer sur les décisions qui sont prises par les services diplomatiques ou l’Exécutif français. Comment ? En remontant des informations et en portant la voix de leurs compatriotes auprès des parties concernées. De fait, les conseillers consulaires, qui sont des élus de proximité, sont les porte-paroles de leurs compatriotes dont les principales préoccupations se focalisent sur la scolarité, la protection sociale, la fiscalité, la sécurité, l’emploi et la formation professionnelle.

En ligne ou à l’urne, il est important de faire entendre notre voix. La pandémie a démontré l’importance des élus consulaires pour obtenir les bonnes informations, aider nos concitoyens en situation de détresse.

Conseillers des Français de l’étranger : quel rôle ?

Les conseillers des Français de l’étranger participent à la mise en place des politiques conduites pour les Français de l’étranger (enseignement, aides sociales, emploi, formation professionnelle, etc.). Le rôle des conseillers des Français de l’étranger est de défendre les intérêts des Français de l’étranger auprès des pouvoirs publics, mais aussi dans leurs démarches administratives. De plus, ils participent à l’élection des sénateurs des Français de l’étranger en qualité de grands électeurs. Le mandat des conseillers des Français de l’étranger est de 6 ans.

Agriculture : Quinze millions de DH pour la construction d’un centre national de l’arganier

par Malika Alami – lavieeco.com – 20/05/2021

Centre national de lArganier

• LA PLATEFORME PRÉVUE SUR UN TERRAIN DE 3 000 M² À AGADIR.
• LES TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT DEVRAIENT ÊTRE ACHEVÉS DANS 18 MOIS.
• LA CAPITALISATION DES ACQUIS ET LA CANALISATION DES DIFFÉRENTES INITIATIVES À ENTREPRENDRE DANS L’ARGANERAIE SONT LES ENJEUX MAJEURS DE CE PROJET.
• LE PÔLE D’INTERPRÉTATION DU PATRIMOINE, UNE DES COMPOSANTES DE LA STRUCTURE SERA L’OUVERTURE SUR LE LARGE PUBLIC.

La forêt d’arganiers constitue un patrimoine matériel et immatériel marocain riche et unique. Depuis quelques décennies aujourd’hui, l’arganeraie a fait l’objet de nombreuses initiatives, telle que sa reconnaissance en tant que première réserve de biosphère au Maroc par l’Unesco en 1998. En 2014, l’Unesco a de même inscrit l’ensemble des pratiques et savoir-faire associés à l’arganier sur la liste représentative du patrimoine culturel et immatériel de l’humanité. Depuis cette année 2021, cet arbre endémique est désormais célébré le 10 mai de chaque année. C’est suite à l’adoption d’une résolution, présentée par le Maroc à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York le 3 mars 2021. La première journée du genre a été marquée par une cérémonie de haut niveau qui s’est tenue à Agadir.

Présidé par Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le meeting organisé sous un format hybride a rassemblé des intervenants de haut rang. C’était l’occasion de rappeler les avancées du Maroc dans l’écosystème de l’arganier et d’afficher les ambitions en la matière. La valorisation de cette richesse est au cœur des préoccupations. C’est dans cette perspective que s’inscrit la création d’un centre national de l’arganier. Le projet est mis en œuvre par l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA). Dans ce contexte, une convention entre l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) et la GIZ a été signée et compte parmi ses volets la création du Centre national de l’arganier (CNA), est-il indiqué dans une note de présentation du projet.

Prévu sur un terrain de 3 000 m² à Agadir, la plateforme nécessitera un investissement de 15 millions de DH pour sa construction. Pour l’heure, le dossier est au stade des études techniques. Les travaux devraient durer par la suite près de 18 mois. Il faut s’attendre donc à les voir achevés en 2023.
A terme, le CNA constituera un hub regroupant des partenaires régionaux, nationaux, internationaux, ainsi que toutes parties prenantes qui s’intéressent aux questions et thématiques liées à l’arganier et l’arganeraie. Et ce, notamment dans les domaines de la recherche scientifique, la gestion des connaissances et la valorisation du patrimoine.

L’enjeu majeur de création de ce centre est la capitalisation des acquis des différentes actions menées et la canalisation des différentes initiatives à entreprendre dans l’arganeraie. Aussi, son activité s’articulera autour de trois grands axes d’intervention. Il s’agit de la gouvernance et convergence de la recherche sur la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA) et l’arganier et aussi la gestion des connaissances, ainsi que la capitalisation et veille technologique sur la RBA. Il est question également d’interprétation du patrimoine de cette réserve. Ce volet vise notamment la sensibilisation du public aux problématiques de conservation et de développement de l’arganeraie. Le CNA contribuera ainsi d’une façon innovante à la sauvegarde, à la valorisation et à la promotion de l’arganier et l’arganeraie. «Le centre veillera à sécuriser la durabilité des résultats de recherche et les impacts des différents projets et initiatives de coopération nationales et internationales. Et ce à travers la mise en place d’un système de gestion des connaissances qui s’adressera aussi bien aux professionnels, aux chercheurs scientifiques qu’au grand public. Il s’agit de capitaliser et rendre accessible le maximum de données et d’informations scientifiques, techniques, sociales, économiques et écologiques, ainsi que le savoir tacite liés à la RBA et la filière de l’arganier», est-il expliqué dans la note de présentation.

Dans ses composantes, le pôle d’interprétation du patrimoine est la structure par laquelle s’ouvrira le CNA sur un large public afin d’informer sur ce grand patrimoine marocain. A cet effet, le centre d’interprétation du patrimoine de l’arganeraie abritera une exposition permanente sur le sujet, ainsi que plusieurs activités et événements telles que des expositions temporaires et ateliers.
Le but ultime de la démarche étant de développer un outil qui contribue efficacement à la promotion et à la valorisation de cette richesse naturelle, socioculturelle et économique. Un pas de plus dans le développement d’une valorisation innovante et durable de l’arganier à travers notamment plus de synergie et de mutualisation des compétences et des ressources.

Agadir : plus de la moitié des hôtels opérationnels

par Yassine Saber – leseco.ma – 20/05/2021

Sur 102 unités touristiques que compte la destination, 55 établissements touristiques sont actuellement ouverts, soit près de 18.558 lits sur les 33.743 de la capacité totale de la ville.

Agadir a fait le plein durant les trois jours de vacances accordés à l’occasion de l’Aid Al Fitr. Une fréquentation qu’il faut relativiser puisque près de la moitié de la capacité litière de la station balnéaire d’Agadir, estimée à plus de 33.743 lits, est encore fermée. Il s’agit d’environ 45%. Ce chiffre représente actuellement l’équivalent de 15.859 lits. Il va sans dire qu’à l’approche de la saison estivale, le rythme des ouvertures sera revu à la hausse en attendant plus de visibilité sur les mesures de restriction pour la saison estivale et la réouverture des frontières. Par contre, sur 102 unités touristiques que compte la destination Agadir, 55 établissements touristiques sont actuellement ouverts, soit près de 55%. Dans le détail, ce taux représente près de 18.558 lits qui sont disponibles au niveau de la destination Agadir qui inclut aussi les établissements d’hébergement classés de la station balnéaire de Taghazout et Imi Ouaddar. À noter aussi que plus de quatre hôtels sont en stade de rénovation de leurs structures.

Quid des hôtels en front de mer et ceux de la région ?
En front de mer, cette fois-ci, sur 15 unités du parc hôtelier d’Agadir, situé en première ligne, 6 sont actuellement opérationnels tandis que 9 sont fermés, dont 2 d’une façon définitive. Au niveau régional, c’est pratiquement les mêmes pourcentages de la destination Agadir qui ressortent de la dernière situation établie des fermetures et ouvertures des établissements d’hébergement classés. Sur 271 unités répertoriées au niveau régional, 141 établissements sont actuellement ouverts alors que 103 sont fermés, soit respectivement 54 et 46% en termes de capacité litière. S’il y a un fait méritant d’être relevé, c’est que 27 établissements touristiques ont définitivement mis la clé sous le paillasson au niveau régional, notamment des hôtels de renom, comme le Club Med et Sofitel Royal Bay en front de mer à Agadir. En se référant aux statistiques du mois d’avril éditées par le Conseil régional du tourisme Souss-Massa, notamment les chiffres relatifs aux quatre premiers mois de l’année 2021, le taux d’occupation par rapport à la capacité disponible et opérationnelle, durant les quatre premiers mois de l’année 2021, est respectivement de l’ordre de 6,64 et 14,17%.

Flux touristiques : l’hémorragie continue
En attendant les statistiques du mois de mai, ces chiffres seront revus à la hausse à l’approche de la période estivale. En termes d’arrivées touristiques, la destination Agadir a enregistré une perte de 58,60%, avec un écart de 123.927 arrivées. Durant les quatre premiers mois de l’année 2020, la destination avait reçu 211.487 ressortissants, contre seulement 87.560, durant la même période de l’année 2021. Pour les nuitées touristiques, le même constat a été enregistré avec une chute de 80,67%. Alors que la station balnéaire avait enregistré l’équivalent d’1 million de nuitées durant les quatre premiers mois de l’année 2020, au cours de la même période de 2021, la destination a enregistré à peine 194.428 nuitées, sachant que les deux années de références sont des années de crise liée au contexte de la pandémie. Pour sa part, la durée moyenne de séjour est passée de 4,76 jours à seulement 2,22 en comparaison avec les mêmes périodes précitées. En matière de flux touristique, le marché international est le plus impacté à hauteur de 91%. Durant les quatre premiers mois de l’année 2020, 148.262 ressortissants étrangers ont visité la destination contre seulement 12.113 durant la même période de 2021, soit un écart de 136.149 touristes. De même, pour les nuitées, la variation est de 95,64%, avec un gap de 816.670 nuitées au titre des quatre premiers mois de l’année 2021. Au cours de l’année 2020, 853.923 nuitées ont été enregistrées durant les quatre premiers mois de l’année, contre seulement 37.253 en 2021. 

Agadir : The View Agadir remplacera le Royal Atlas

par Yassine Saber – leseco.ma – 20/05/2021

L’hôtel Royal Atlas, situé en front de mer à Agadir, sera commercialisé sous la marque The View, qui fait partie des nouvelles marques haut de gamme du groupe Atlas Hospitality. Ce déploiement sera opéré par la chaîne Atlas Hospitality Morocco (AHM) à partir de la fin de la saison estivale.

Le groupe Atlas Hospitality Morocco (AHM) compte repositionner son établissement hôtelier, le Royal Atlas Agadir, dans cette destination phare qu’est le chef-lieu de Souss-Massa. Désormais, cet hôtel situé en front de mer sera commercialisé sous la marque The View, qui fait partie des nouvelles brands haut de gamme lancées il y a quelques années par la chaîne hôtelière marocaine. Le déploiement de cette enseigne cinq étoiles du groupe Atlas Hospitality sera opéré à la fin de la saison estivale et se prolongera jusqu’au début de la saison hivernale. Autrement dit, l’hôtel sera officiellement commercialisé sous sa nouvelle «bannière» entre septembre et octobre prochains. De ce fait, Agadir deviendra la deuxième destination concernée par ce repositionnement, après l’ouverture en mars 2017 de l’hôtel The View Rabat dans le quartier de Hay Riad. Le passage d’autres établissements hôteliers sous cette marque interviendra, au niveau national, au cours de cette année et l’année prochaine. Parallèlement, l’hôtel vient de s’offrir une cure de jouvence à quelques mois de la période estivale.

Royal Atlas : une rénovation complète
Bien que le secteur de l’hôtellerie à Agadir et dans les autres destinations ait été sévèrement impacté par la crise de la Covid-19, le contexte de pandémie a été l’occasion pour les professionnels du secteur de se projeter dans l’avenir. À cet égard, le Royal Atlas a fait l’objet d’une rénovation complète, notamment sa composante d’hébergement. Les chambres et suites avaient déjà été rénovées entre 2019 et 2020. Le relifting a aussi concerné l’ensemble des points de vente de l’établissement hôtelier. Il s’agit essentiellement des restaurants, piscine, couloirs et autres composantes de cet hôtel doté de plus de 338 chambres, soit une capacité litière de 542 lits. À Agadir, le groupe Atlas Hospitality figure parmi les premiers opérateurs touristiques grâce à son offre s’articulant autour de trois unités hôtelières situées en front de mer. La capacité actuelle d’Atlas Hospitality Morocco, à Agadir, représente à elle seule plus de 2.160 lits dont 962 lits pour l’hôtel les Dunes d’Or, commercialisé sous la marque Club Labranda et 656 lits pour Atlas Amadil Beach, d’une capacité de 656 lits, en plus du Royal Atlas qui deviendra The View Agadir.

Malgré la crise, plusieurs hôtels en mode rénovation
Pour rappel, le groupe Atlas Hospitality et le voyagiste allemand FTI ont conclu une joint-venture il y a quelques années. Conformément à ce partenariat, qui revêt la forme d’une société commune baptisée Labranda, détenue à parts égales par les deux opérateurs, l’hôtel Les Dunes d’Or, qui a marqué le lancement de la marque Club Labranda au Maroc, a été intégré à cette joint-venture stratégique. À l’instar du lancement, par Atlas Hospitality, du relifting du Royal Atlas, surtout durant la mise en œuvre du Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir 2020-2024, d’autres hôteliers ont pris exemple sur le groupe durant cette période de pandémie. Sur un total de 19 établissements d’hébergement ayant exprimé leur volonté de bénéficier du programme de rénovation, lancé par la société de développement régional (SDR), 15 unités ont été retenues lors de la présélection, tandis que d’autres ont entamé leur rénovation. Il s’agit notamment de l’hôtel Tafoukt, situé en front de mer, de l’Atlantic Palace et du Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa.

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