Archives de mai 25th, 2021

DOUANES: LE DÉLAI D’ADMISSION TEMPORAIRE DES VÉHICULES DE TOURISME PROLONGÉ JUSQU’À FIN DÉCEMBRE PROCHAIN

Par Ayoub Khattabi – le360.ma – 24/05/2021

Impots douanes administration

Bonne nouvelle pour les automobilistes non résidents au Maroc. Une circulaire de l’administration des douanes vient de repousser jusqu’au 31 décembre 2021 le délai de validité des admissions temporaires des véhicules de tourisme importés par les particuliers non-résidents au Maroc.

Dans une circulaire datée du 24 mai  2021, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) explique que cette décision intervient suite aux demandes récurrentes de prorogation de délai formulées par des MRE pour le deuxième semestre de l’année 2021.


L’ADII affirme tenir compte également de la persistance des difficultés de déplacement à l’international.

Ainsi, il a été décidé de proroger le délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules automobiles de tourisme, motocycles et bateaux de plaisance arrivant à échéance en 2020 et 2021 et ce, jusqu’au 31 décembre 2021, sans suites contentieuses.

L’ADII invite les titulaires des AT concernées, ou les personnes autorisées à utiliser les véhicules admis temporairement, à se rapprocher des services douaniers proches de leurs lieux de résidence au Maroc pour se procurer les nouvelles cartes d’AT.

Affaire Ghali : Sans réaction de l’Espagne, le Maroc ira jusqu’à la rupture des relations diplomatiques

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 24/05/2021

S’exprimant devant des médias français dimanche 23 mai, Nasser Bourita a alerté sur le fait que les relations Maroc-Espagne risquaient de s’aggraver, voire d’aller vers la rupture. Une source de haut niveau nous confirme que le Maroc est déterminé et que le scénario d’une rupture totale est envisageable si le chef du Polisario quitte l’Espagne comme il y est entré et sans se présenter devant la Justice.

Les déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères, dimanche 23 mai, n’ont engendré aucune nouvelle réaction espagnole. Une source de haut niveau nous a affirmé que les autorités ibériques seraient bien avisées de les prendre au sérieux pour éviter une aggravation de la crise.

Un départ sans encombre de Brahim Ghali serait assimilé à un Casus Belli

« Dans le cas où le chef du polisario quitterait sans encombre le territoire espagnol de la même manière qu’il y a accédé, notre relation bilatérale ne manquerait pas de s’aggraver très fortement.

« En effet, un scénario de pourrissement aura pour effet automatique d’aggraver la crise actuelle ». Jusqu’à une rupture des relations? « Oui, s’il le faut, le Maroc n’hésitera pas ».

Un dernier message du Maroc sans ambiguïté

« Si personne n’est en mesure de savoir quel sera le chemin emprunté par notre voisin, le Maroc a lancé une dernière alerte sans ambiguïté pour ne pas arriver à une telle extrémité regrettable.

« Le message est donc clair car si Brahim Ghali devait se moquer de la convocation de la justice espagnole du 1er juin prochain et que les autorités ibériques laissent faire, nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, à savoir encore une fois, la rupture des relations diplomatiques avec l’Espagne.

« Ceci-dit, sachant que la balle est dans le camp de Madrid, ce scénario peut être évité si notre voisin se contente d’appliquer sa propre loi », précise notre source qui espère ne pas arriver à une rupture.

« Sans réponse de Madrid, Rabat publiera les noms des généraux algériens »

Sur les récentes déclarations du directeur général des affaires politiques au MAE, Fouad Yazourh qui laissaient entendre que les services secrets marocains disposaient des noms de quatre généraux algériens qui avaient facilité le voyage secret de Brahim Ghali, notre interlocuteur n’exclut pas que le Maroc pourrait les rendre publics, en cas d’aggravation de la crise avec l’Espagne.

« L’Espagne essaye de détourner l’attention de l’Europe sur une prétendue crise migratoire »

« En effet, l’Espagne cherche à impliquer l’Union Européenne dans cette crise en évoquant des raisons migratoires, alors que son origine est d’ordre strictement bilatéral et qu’elle n’a pas prévenu les 27 au moment d’accueillir secrètement en Europe Brahim Ghali avec un passeport falsifié.

« En réalité, le problème majeur réside dans l’entrée secrète de cet individu dans l’espace européen et non pas dans une crise migratoire avec le Maroc, comme essaye de le faire croire Madrid dans sa tentative de détourner l’attention de l’Europe sur la véritable origine de la crise actuelle.

« Faut-il rappeler que le Maroc coopère respectueusement depuis des décennies avec son voisin mais que ce dernier a manqué de respect au Maroc, en accueillant secrètement cet individu que sa justice veut entendre pour répondre de plusieurs chefs d’accusation d’ordre criminel?

Le manque de respect espagnol ne saurait rester sans réponse

« En effet, si nous sommes censés être au même niveau de coopération, la moindre des choses est que notre partenaire respecte les constantes du Maroc, notamment en matière d’intégrité territoriale.

« L’occasion de préciser que les attaques récurrentes des médias espagnols ne nous intimident pas et que nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour défendre notre souveraineté nationale.

« Pour sortir de la crise actuelle, la justice ibérique doit jouer son rôle »

« Si le Maroc ne cherche pas l’escalade, le minimum serait que le dénommé Brahim Ghali soit mis à la disposition de la justice espagnole qui décidera du sort à lui réserver par rapport à ses crimes.

« Une sortie en catimini de cet individu ne serait par conséquent pas acceptable pour le Maroc qui ne serait pas du tout satisfait d’une telle issue.

« Dans ce cas de figure, les choses pourront aller très loin mais si la justice espagnole fait son travail sans pression, le Maroc avisera pour résoudre cette crise », conclut notre source en ajoutant encore une fois que la balle est dans le camp de l’Espagne avec une explication suivie d’une action concrète.

Sachant que le numéro 2 du polisario a confirmé ce lundi que Brahim Ghali avait l’intention de quitter l’Espagne en ignorant sa convocation judiciaire du 1er juin, la rupture des relations diplomatiques n’est plus un scénario à exclure si les autorités ibériques devaient laisser faire…

Noureddine El Alaoui: Le Festival international du court métrage du Souss aspire à se forger une identité

libe.ma – 25/05/2021

Noureddine El Alaoui: Le Festival international du court métrage du Souss aspire à se forger une identité

Le 13ème Festival international du court métrage du Souss, organisé en mode virtuel, sous le thème “cinéma et mutations sociales”, aspire à se forger une identité, a indiqué son directeur Noureddine El Alaoui. “Le festival souhaite en collaboration avec les différents intervenants à créer une identité amazighe marocaine et humaine, pour le court métrage fictionnel et documentaire, outre de s’ouvrir sur le film éducatif et les autres arts virtuels”, a indiqué M. El Alaoui lors de l’allocution d’ouverture de cette manifestation culturelle qui se poursuit jusqu’au lundi prochain. Le festival veille, tout au long de l’année, à former les jeunes et les encadrer en matière des arts visuels en invitant des experts et des acteurs dans les domaines de l’art et la culture, a-t-il rappelé. Le coup d’envoi de cette édition a été marqué par un hommage posthume rendu à Abdelkader Ababou, l’un des dramaturges ayant marqué par leur prouesse le théâtre marocain et arabe. A cette occasion, le film documentaire “Abdelkader Ababou: l’amoureux de la beauté” a été projeté (réalisation : Noureddine El Alaoui/ Idée: Al Habib Nassiri). Le festival a programmé, aussi, un atelier de cinématographie encadré par le réalisateur Hamouda Tounsi, un atelier en art de scénario présenté par Abdeslam Batraoui, ainsi qu’un master class sous le thème “les représentations et les références sociales dans le cinéma arabe” présenté par le critique Abdelkrim Ouakrim. Pour sa part, le Centre Souss des études et recherches a organisé une conférence sous le thème “Cinéma et mutations sociales” qui a connu la participation d’une pléiade d’universitaires, ainsi qu’un débat en ligne sur le nouvel ouvrage de Hassan Raiss “la femme dans le cinéma marocain: derrière et devant la caméra”. Organisé par “L’Atelier Comédia pour la créativité cinématographique” en partenariat avec la commune d’Aït Melloul, le Conseil régional de Souss-Massa, la Faculté des Langues, Arts et Sciences Humaines d’Ait Melloul et avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain (CCM), le Festival consacre cinq prix pour cette 13è édition à savoir “prix de Souss pour le meilleur court-métrage Fictions”, “Prix de Souss pour le meilleur court métrage Documentaire”, ”Prix Souss pour le meilleur scénario”, “Prix du jury” et “Prix de l’image cinématographique”.

5 fermes mytilicoles en projet dans Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun

lematin.ma – 24/05/2021

Pêcheurs de moules à marée basse lors de l’équinoxe de l’automne sur les côtes de Casablanca en 1914.
Pêcheurs de moules à Casablanca en 1914photo libe.ma

Le processus de développement de l’aquaculture avance. La Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique centre (CPMAC) est sur un projet d’équipement et d’installation de 5 fermes mytilicoles dont 3 situés dans la région de Guelmim-Oued Noun et le reste dans le Souss-Massa. La CPMAC a ainsi lancé deux appels d’offres distincts. Le premier porte sur l’équipement et l’installation de 12 filières mytilicoles de 300 m chacune au niveau du site de R’kount (Guelmim-Oued Noun) à raison de 4 filières pour chacun des trois projets bénéficiaires. 
Quant au second, il concerne l’installation de 6 filières mytilicoles au niveau du site de Douira à raison de 3 filières pour chacun des deux projets bénéficiaires. Pour rappel, l’aquaculture a été identifiée par la stratégie Halieutis comme levier de développement du secteur dans son axe de durabilité. Ainsi, les études des plans d’aménagements aquacoles réalisées par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture au niveau des différentes régions ont permis de mettre en évidence le potentiel naturel du Maroc en termes d’aquaculture notamment la mytiliculture à laquelle 3.000 ha ont été réservés. 
Par ailleurs, l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne qui appuie la politique du Royaume dans la pêche durable et la bonne gouvernance des océans a permis d’établir un programme d’appui sectoriel. Son objectif, la création de la richesse et de l’emploi au niveau des zones côtières. «Pour réussir ce challenge, le gouvernement compte intégrer l’aquaculture dans le tissu économique et social de ces différentes régions maritimes en tant qu’activité à part entière avec le développement de tous les maillons de la chaine de valeur halieutique», souligne la CPMAC. C’est dans ce cadre que les coopératives de pêcheurs artisans et les jeunes entrepreneurs bénéficient d’un appui financier et technique pour l’amorçage de leurs projets de fermes aquacoles dans les différentes régions du pays. 

L’African Lion 2021 aura lieu à une vingtaine de km de l’Algérie

moroccomail.fr – 24/05/2021

Les États-Unis et le Maroc organisent le premier exercice militaire conjoint au Sahara.

En pleine crise diplomatique et en plein conflit sur le séjour de Ghali, les manœuvres du « Lion d’Afrique » débutent le 7 juin avec près de 8 000 hommes.

Les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées en Afrique auront lieu en juin au large des îles Canaries. Les États-Unis et le Maroc, ainsi que d’autres pays mais sans la présence de l’Espagne, mettront en place un déploiement massif de ressources lors des exercices appelés African Lion, prévus du 7 au 18 juin. La principale particularité à cette occasion est qu’une grande partie des manœuvres se dérouleront pour la première fois en territoire saharien occidental, plus précisément dans la ville de Mahbes, près de la frontière avec l’Algérie en face des camps de réfugiés de Tindouf, et à Dakhla, l’ancienne Villacisneros, au sud du territoire saharien. Un autre scénario sera celui de Tan Tan, dans le sud du Maroc, l’un des points les plus proches des côtes des Canaries.

Bien qu’elles aient été préparées par les deux pays depuis plusieurs mois, ces manœuvres interviennent à l’un des moments les plus complexes et conflictuels des relations entre l’Espagne et le Maroc. Alors que les images de milliers de migrants marocains entrant à Ceuta et l’indignation du gouvernement alaouite face à l’accueil en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, ne sont pas encore éteintes, les exercices 2021 d’African Lion sont une déclaration de force du régime de Mohamed VI sur le territoire de l’ancienne colonie espagnole avec le soutien sans équivoque des USA, après la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara quand Trump était encore à Casablanca.

Les experts s’accordent à dire qu’il s’agit du plus grand déploiement en Afrique d’exercices de ce type. En fait, pour le commandement américain sur le continent (Africom), African Lion est sa plus grande opération d’entraînement, et ce n’est pas en vain que les chiffres et le déploiement le montrent : environ 8 000 soldats – 7 800 selon les données connues – provenant de neuf pays, bien que le Maroc et les États-Unis aient mis le gros des contingents ; 21 avions militaires et 46 autres supports ; plus de 100 véhicules blindés ; deux bateaux ; 24 millions de dollars de budget et 21 pays en tant qu’observateurs. Contrairement aux autres éditions, l’Espagne ne participe pas à cette occasion, ni sur le terrain ni en tant qu’observateur, une décision que le ministère de la Défense avait prise il y a plusieurs mois, indépendamment de la situation actuelle des relations avec Rabat. L’importance d’African Lion est démontrée par le général James C. McConville, chef d’état-major de l’armée américaine, qui a souligné l’importance stratégique de ces manœuvres sur ses réseaux sociaux.

Ces exercices sur terre interviennent trois mois seulement après les manœuvres navales et aériennes que le pays nord-américain et le royaume du Maghreb ont également déployées au nord des îles Canaries en mars et dont l’Espagne et le gouvernement autonome n’avaient pas connaissance. Les contrôleurs aériens des îles ont été « surpris par le survol de l’espace aérien espagnol par des avions militaires américains ». Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower a traversé l’océan au nord de l’île de La Palma et il existe des preuves que plusieurs chasseurs ont envahi l’espace aérien espagnol à différents moments. Tout cela s’est produit au cours de la première quinzaine de mars, sans avertissement préalable, comme l’indique la réponse officielle du gouvernement des îles Canaries à une question du Parlement.

Ces démonstrations militaires en si peu de temps interviennent à un moment où le régime marocain est devenu le principal allié des États-Unis en Afrique du Nord, son principal acheteur d’armes et où Rabat exerce une pression accrue sur ses voisins, l’Algérie et la Mauritanie, pour accroître sa main de fer sur le territoire du Sahara occidental. Outre les péripéties du phénomène migratoire, le Maroc a étendu il y a plus d’un an ses eaux territoriales, ce qui affecte directement les îles Canaries, mais il prend également des positions de plus en plus fréquentes sur le statut marocain de Ceuta et Melilla. Rabat se présente à l’Europe et aux Etats-Unis comme le pays capable de contenir l’immigration irrégulière mais aussi le djihadisme et l’extrémisme en provenance du Sahel. Cela nécessite de l’argent, une formation militaire et des armes, trois aspects pour lesquels Washington n’a pas hésité à soutenir Rabat.

Le mandat de Donald Trump a été hautement bénéfique pour le royaume alaouite. Rabat a non seulement obtenu des États-Unis qu’ils valident la souveraineté marocaine sur le Sahara – en échange de la reconnaissance par le Maroc de l’État d’Israël – mais aussi un contrat de vente d’armes d’une valeur astronomique pour le réarmement du pays maghrébin. En décembre, les deux gouvernements ont négocié un contrat d’une valeur de 825 millions d’euros. Au cours de l’exercice 2020, le pays du Maghreb a augmenté ses dépenses militaires de 30%, pour atteindre plus de 4 800 millions de dollars. Des drones de pointe, des hélicoptères de combat, des avions F-16, des missiles, des chars et une large gamme d’armes ont été acquis ou sont en cours d’acquisition pour moderniser les forces armées marocaines, ce qui est considéré avec une certaine inquiétude en Espagne et avec préoccupation par l’Algérie voisine, un pays qui protège le Front Polisario et accueille les camps de réfugiés de Tindouf sur son territoire.

Le même jour que plus de 8000 migrants sont arrivés à Ceuta dans un flux sans précédent devant la passivité de la police marocaine, ont commencé à arriver à la base militaire américaine de Moron de la Frontera (Séville) des avions qui participeront aux manœuvres African Lion 2021. Il s’agit de quatre bombardiers stratégiques B-52H de la base militaire de la Louisiane, véritables forteresses aériennes de 56 mètres d’envergure et 48 mètres de long.

Les forces armées américaines et marocaines se préparent depuis plusieurs mois aux exercices qui se dérouleront dans le sud du Maroc et au Sahara occidental. Fin mars, des commandants supérieurs des deux armées se sont réunis à Agadir pour concevoir la logistique de l’opération, tandis qu’en avril, les États-Unis ont envoyé plusieurs inspecteurs dans le pays pour vérifier que toutes les pistes militaires marocaines étaient opérationnelles pour leurs avions.

Il y a quelques jours, le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a publié une note sur son site web dans laquelle le capitaine Jack Robinson explique que « l’African Lion 21 jouera un rôle important dans la dissuasion stratégique et le renforcement des alliés » dans la région. « En inspectant plusieurs aérodromes à l’appui de l’exercice, nous facilitons directement les opérations et, par conséquent, les objectifs stratégiques globaux et de renforcement du partenariat », déclare le commandement américain.

Un autre capitaine, Jacob Pond, souligne le partenariat avec Rabat : « Le Maroc est le plus ancien partenaire des États-Unis », a déclaré M. Pond. « Cette mission permet à nos deux pays de mieux se comprendre et de s’apprécier mutuellement sur le plan tactique et stratégique. J’ai une appréciation beaucoup plus profonde du rôle du Maroc dans la région qu’auparavant. »

Outre les troupes américaines et marocaines qui participent aux exercices militaires, d’autres pays africains fournissent également des troupes, comme la Tunisie et le Sénégal, des Européens comme l’Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que des Américains comme le Canada et le Brésil. La plupart des 21 pays observateurs sont africains, mais le Portugal, le Danemark, Malte, la Norvège et la Pologne sont également présents.

Mais ce qui est le plus frappant, c’est que les principales opérations et exercices des troupes ont lieu sur le territoire sahraoui. Sans aucun doute, la reconnaissance par les Etats-Unis de la nature marocaine du Sahara Occidental a été un facteur clé dans l’approbation par Africom des manœuvres dans cette zone. Et une partie des exercices se déroulera dans l’un des principaux points chauds du conflit entre le Maroc et le Front Polisario, puisque de nombreuses attaques successives du Polisario contre l’armée alaouite ont eu lieu précisément dans la région de Mahbes, dans le coin nord-est du Sahara occidental, très près de l’endroit où le nouveau mur a été érigé. Rabat a étendu le mur de défense au Sahara Occidental de 50 kilomètres supplémentaires autour d’une commune rurale appelée Touizgui, située à l’extrême sud-est du Maroc et à seulement trois kilomètres de la frontière avec l’Algérie et des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Tan Tan et Mahbes accueilleront les manœuvres terrestres et aériennes, ainsi que les opérations contre les « organisations terroristes », dans un message clair au Polisario.

En effet, le Maroc a répété qu’il respectait les territoires dits libérés, mais ces derniers temps, il a envoyé de plus en plus d’avertissements indiquant qu’il n’avait pas l’intention de maintenir ce statu quo et qu’il voulait étendre son contrôle jusqu’aux confins du Sahara.

Et en toile de fond de cette situation tendue des relations entre l’Espagne et le Maroc, le séjour du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, souffrant d’une grave maladie qui s’est aggravée à cause du Covid. Le retour de Ghali à la tête du Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a précisément marqué l’aggravation de la situation dans l’ancienne colonie espagnole, puisque le leader sahraoui fait partie de la « ligne dure » du mouvement qui réclame l’autodétermination du Sahara. En fait, les affrontements ont repris avec l’arrivée du Ghali bien que dans la guerre médiatique qui domine ce conflit, Rabat n’ait jamais reconnu que la guerre avait repris mais seulement des escarmouches.

Dans ce contexte de crise diplomatique entre Madrid et Rabat à cause de Ghali et de crise dans le territoire sahraoui à cause d’un conflit toujours enraciné, des manœuvres de grande envergure sont prévues tant sur terre, aéroportées, maritimes, forces spéciales, aériennes, actions civilo-militaires, exercice et simulation. Selon les médias spécialisés, « l’un des exercices combinés les plus importants au monde » est en préparation, ce qui donne une idée de l’importance que les Etats-Unis accordent à l’Africain Lion 2021 pour consolider leur présence dans cette zone du continent et garantir la sécurité face aux risques des groupes djihadistes qui opèrent en Algérie et dans le sud de la Mauritanie.

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

par Oussama ABAOUSS – lopinion.ma – 24/05/2021

L’entrée en vigueur de la loi 22-07 relative aux aires protégées est la meilleure avancée du chantier de protection de la biodiversité du Royaume depuis plusieurs années.

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

Le sujet de la biodiversité n’est pas autre chose que celui de la Vie sur Terre. Au-delà du prisme réducteur d’une question qui évoque (seulement) les espèces menacées, l’enjeu de la biodiversité touche à la sécurité alimentaire, à la lutte contre les maladies, à l’approvisionnement en matériaux, à l’équilibre des grands cycles naturels, à la mitigation des impacts du changement climatique, à la lutte contre la pauvreté, à la recherche médicale et scientifique… Bref, lutter contre l’érosion de la biodiversité signifie tout simplement d’oeuvrer pour le maintien de l’humanité, de son confort et de sa prospérité. S’il fallait évoquer une avancée majeure de notre pays dans ce domaine, à l’occasion de la Journée Internationale de la biodiversité 2021, célébrée le 21 mai, ce serait bien celle réalisée récemment en matière de protection des habitats naturels. Alors que la machine d’érosion de la biodiversité continue à sévir, la bonne nouvelle est que les endroits même où survit une grande partie du patrimoine naturel du Royaume – les aires protégées en l’occurrence – bénéficient enfin d’un cadre légal dont les décrets d’application viennent de paraître il y a quelques semaines, après plus d’une décennie d’attente.

Vers une gestion participative

« La publication des décrets d’application de la loi 22-07 sur les aires protégées va permettre d’activer les nouvelles dispositions prévues par ce texte, notamment en ce qui concerne la participation et la concertation avec les acteurs locaux dans la prise de décision et dans les processus de conservation de ces espaces. Cette loi va également apporter la force réglementaire des plans d’aménagement et de gestion des aires protégées qui (entre autres) détaillent les divers zonages, interdictions et usages possibles, et qui entreront en vigueur par décret après un processus de concertation avec les acteurs locaux », explique Zouhair Amhaouch, chef de la division des parcs et réserves au Département des Eaux et Forêts. La loi 22-07 permettra en outre d’élargir le réseau des aires protégées du Royaume à travers la création de nouveaux sites. « Ces dernières années, il n’était pas possible de créer de nouvelles aires protégées, car l’ancienne loi de 1934 avait été abrogée alors que la nouvelle loi n’était pas encore active. Là, on a un outil pour renforcer le réseau des aires protégées et bien sûr pour répondre aux engagements internationaux du Maroc », souligne Zouhair Amhaouch.

Le rôle de l’écotourisme

Alors que plusieurs représentations de la société civile environnementale s’inquiètent de voir se construire des hôtels dans des zones vulnérables des aires protégées, se pose la question de l’arbitrage entre valorisation économique et conservation des zones naturelles fragiles. « Le mouvement des ONG est important, car il permet d’avoir une veille locale au niveau des aires protégées. Mais il n’est pas dit dans la loi qu’il est interdit de faire des projets touristiques dans ces zones. Au contraire, un des objectifs et missions des parcs nationaux est de valoriser le patrimoine naturel et culturel par l’écotourisme au bénéfice des populations locales, ce qui leur permet de bénéficier de ces espaces sans avoir systématiquement besoin d’en exploiter les ressources naturelles.

C’est pour cette raison que le développement d’infrastructures dédiées au tourisme durable au sein des aires protégées et des sites RAMSAR est une réalité au niveau international », nuance notre interlocuteur qui, par ailleurs, évoque plusieurs mécanismes, normes et précautions relatives au zonage et à la fragilité des sites qui sont mis en oeuvre pour garantir le bon équilibre entre préservation de la biodiversité et développement de l’écotourisme.

Le chantier des plans de gestion

« En plus de la loi sur les études d’impact qui implique des mesures quantifiables et tangibles, les plans d’aménagement pourront également encadrer les projets de valorisation écotouristique en garantissant le respect de l’intégrité des sites », poursuit le chef de la division des parcs et réserves. « Actuellement, les plans d’aménagement et de gestion des aires protégées ont déjà été préparés sur le plan technique. L’enjeu actuel est de réussir le processus de concertation avec les acteurs locaux pour ensuite institutionnaliser ces plans par décret. Pour mener à bien cette mission, nous sommes en cours de développer un outil de « chartes des parcs nationaux » que les acteurs locaux pourront consulter et valider », confie la même source. « Les différentes aires protégées du Royaume ne sont pas au même niveau de concertation ou d’acceptabilité socioéconomique des acteurs. C’est pour cela que nous commencerons par ceux qui sont déjà en stade avancé. Le processus global aboutira certainement dans quelques mois », conclut Zouhair Amhaouch. 

Repères

« Une Seule Santé » et Biodiversité

Pour célébrer la biodiversité, l’Association One Health Maroc et l’Association Ibn Al Baytar organisent, le samedi 29 mai, une matinée de communication à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université Ibn Zohr à Agadir. Au cours de cette cérémonie, sera également inauguré le premier Jardin One Health de Plantes Aromatiques et Médicinales au Maroc, développé par les deux Associations en partenariat avec la Fondation Argan Care, l’Odyssey Conservation Trust, la coopérative Aguerd et le village d’Aglagal.

Territoires du patrimoine communautaire

Du 31 mai au 04 juin, aura lieu une série de webinaires sur les Aires et territoires du Patrimoine communautaire (APAC). Intitulé « Carrefour des APAC», cet événement (tenu en marge des célébrations de la Journée internationale pour la Biodiversité) est organisé par plusieurs associations environnementales marocaines (MBLA, CAM, AOFEP, AESVT, M&D, AGIRE) en collaboration avec le programme de microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondiale et du PNUD dans le cadre de la Global Support Initiatives/projet opérationnalisation du CAM.

3 questions à Mostapha Madbouhi

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

« Les entreprises doivent intégrer la problématique de la biodiversité dans leurs stratégies »


Point focal au Maroc de la Convention sur la Diversité Biologique (CBD), et chef de service chargé de la biodiversité du Département de l’Environnement, Mostapha Madbouhi a répondu à nos questions.

– La Journée internationale de la biodiversité insiste cette année sur la responsabilité collective. Comment interpréter cet appel ?

– La Journée internationale 2021 a choisi pour cette année le thème : « Nous faisons partie de la solution ». Cet appel tente de responsabiliser l’ensemble des êtres humains en évoquant le rôle qu’ils jouent en tant que consommateurs. Si la demande mondiale en denrées multiples et diverses a participé à accentuer l’érosion de la biodiversité, elle n’en demeure pas moins un levier formidable pour inverser la tendance pour peu que les consommateurs soient conscients de leur responsabilité et qu’ils optent dans leur choix de consommation pour des produits durables. D’un autre côté, l’innovation technologique et la digitalisation sont également des outils qui peuvent servir la cause de la biodiversité. C’est une autre partie de la solution dont les acteurs doivent s’impliquer et être conscients de leur rôle dans ce chantier. Il y a également les entreprises qui doivent aussi s’impliquer pour que nous puissions tous amorcer un changement transformateur à même de renverser la tendance d’érosion de la biodiversité.

– Comment se décline cet appel à l’engagement au niveau national ?

– Cet appel est applicable à tous les territoires et à notre pays également. Dans le webinaire organisé par notre département à cette occasion, nous avons par exemple invité des acteurs de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au Maroc, car ils ont un rôle important à jouer. Les entreprises marocaines doivent intégrer la problématique de la biodiversité dans leurs stratégies. Pour les cas des entreprises qui produisent des denrées issues des écosystèmes naturels, il faudrait garantir des processus de production qui soient durables puis les certifier avec des labels identifiables afin de donner la possibilité aux consommateurs de les privilégier et jouer ainsi leur rôle également.

– Comment institutionnaliser cette dynamique de transition et de certification ?

– Au Maroc, le socle qui encadre cette transition, c’est la stratégie nationale de développement durable (SNDD). Cette feuille de route évolutive ne tardera pas à intégrer ces nouvelles notions de sorte à ce qu’elles soient institutionnalisées et puissent concerner l’ensemble des acteurs.

Vie sauvage: Retour du Mouflon et du Porc-épic au parc national d’Ifrane

Journée internationale de la biodiversité 2021: Un nouveau départ pour les aires protégées du Royaume ?

Dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, notamment l’axe relatif au plan de sauvegarde des espèces menacées d’extinction, deux opérations de lâcher de mouflons à manchettes et de porcs-épics ont été réalisées par le Département des Eaux et Forêts, le 22 mai, au niveau du parc national d’Ifrane à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la biodiversité organisée cette année sous le thème « Nous faisons partie de la solution ». Issus de la réserve de Tafoughalt, 31 mouflons à manchettes ont été transférés vers Jbel Ij, sommet du parc national d’Ifrane à 2426 m d’altitude. Les 6 porcs-épics réintroduits proviennent d’un programme de conservation ex-situ au sein du zoo de Dream Village, fruit de collaboration et de partenariat public-privé. Il est à noter que le Mouflon à manchettes et le Porc-épic ont disparu du parc d’Ifrane respectivement en 1960 et en 1997 et sont considérés comme des espèces menacées d’extinction au niveau national et international. Cette opération s’inscrit dans un vaste programme d’action de sauvegarde des espèces menacées au sein du réseau des parcs nationaux qui vise à : actualiser les plans d’actions nationaux des espèces menacées et augmenter la cadence de leur mise en oeuvre, intégrer d’autres catégories d’espèces menacées (carnivores, rapaces, reptiles, plantes menacées), réintroduire les espèces disparues au sein du réseau de parcs nationaux et conserver ex-situ des noyaux de sécurité en partenariat avec les zoos et jardins botaniques.

Biodiversité du Maroc :

La biodiversité nationale représente plus de 24.000 espèces animales et 7.000 espèces végétales avec un taux d’endémisme global élevé, considéré par les spécialistes comme le deuxième au niveau du bassin méditerranéen après la Turquie. Cependant, la tendance générale est marquée par la dégradation, à cause d’importantes menaces essentiellement causées par l’activité humaine, qui pèse sur la biodiversité au Maroc, et ce, malgré les efforts de conservation consentis par différents acteurs concernés. Les écosystèmes sont plus ou moins touchés par les activités liées au développement économique et à la croissance démographique que connaît le pays (agriculture intensive, surpâturage, surexploitation des ressources naturelles, industrie et pollution, urbanisation…). Cela pose la problématique de la raréfaction des espèces végétales et animales et la dégradation parfois irréversible de certains écosystèmes. Actuellement, plus de 600 espèces d’animaux et 1700 espèces de plantes sont menacées au Maroc alors que de nombreuses espèces ont disparu de la nature

Ryanair reste à Francfort-​​Hahn… pour le moment

lessentiel.lu/fr – 25/05/2021

HAHN – L’aéroport de Hunsrück, qui battait de l’aile avant la crise sanitaire, bénéficie d’un coup de pouce, avec quatre nouvelles liaisons Ryanair cet été.

Ryanair propose quatre destinations supplémentaires depuis l’aéroport de Hunsrück. (photo: L’essentiel/Dustin Mertes)

Les responsables de l’aéroport de Francfort-Hahn peuvent pousser un soupir de soulagement. La compagnie aérienne irlandaise à bas coût, Ryanair, continue de miser sur l’aéroport de Hunsrück en crise et augmente de manière surprenante les connexions proposées pour le programme de vols d’été cette année, comme le rapporte notamment le Trierischer Volksfreund. Les nouvelles destinations sont Agadir (Maroc), Mykonos (Grèce), Zagreb (Croatie) et Trévise (Italie).

Avant l’été 2019, la compagnie irlandaise proposait 70 vols hebdomadaires, contre 77 désormais. Dans le même temps, le nombre de destinations proposées (30) a également augmenté (+5). D’une manière générale, Ryanair mise sur le retour des voyages en Allemagne, en proposant 250 connexions et 24 nouvelles destinations, selon le portail aerotelegraph. Au départ du Luxembourg, la compagnie à bas coût continue de proposer douze destinations.

Covid-19 : 90 nouveaux cas confirmés en 24h, 164 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 24/05/2021

Covid-19 : 90 nouveaux cas confirmés en 24h, 164 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 90 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 517.113 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 505.392 avec 164 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,7%. 4 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.126 et le taux de létalité à 1,8%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.595 personnes, dont 165 cas graves. Il a souligné en outre que 3.495 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.934.321 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 7.832.620 pour la première dose et 4.875.332 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 41 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 19 à Salé, 10 à Rabat, 5 à Skhirat-Temara, 5 à Kénitra, 1 à Khémisset et 1 à Sidi Kacem.
  • 28 cas à Casablanca-Settat : 24 à Casablanca, 1 à El Jadida et 3 à Nouaceur.
  • 7 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 6 cas à Marrakech-Safi à Marrakech.
  • 4 cas à Souss-Massa : 3 à Agadir Ida-ou-tanane et 1 à Chtouka Aït Baha.
  • 3 cas à Béni Mellal-Khénifra : 2 à Khouribga et 1 à Béni Mellal.
  • 1 cas dans la région de l’Oriental à Oujda-Angad.

Deux individus affiliés à Daech arrêtés près d’Agadir et Taroudant

telquel.ma – 25/05/2021

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGSN), a interpellé ce 25 mai deux individus affiliés à Daech et s’activant à Aït Melloul, au sud d’Agadir, et dans la commune de Oulad Berhil, aux environs de Taroudant.

Un membre du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), en 2015. Crédit: AFP

L’interpellation de ces individus, âgés entre 23 et 29 ans, intervient dans le cadre des efforts continus pour lutter contre les menaces terroristes qui guettent la sécurité et la stabilité du royaume”, a indiqué le BCIJ dans un communiqué.

Les recherches et investigations préliminaires ont révélé que les deux suspects ont prêté allégeance au soi-disant émir de Daech dans la perspective d’adhérer à des projets terroristes dans le royaume, en ciblant des établissements vitaux et des éléments de la sûreté, ajoute la même source.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme, afin d’élucider les circonstances de leur implication dans la préparation de ces actes criminels et de déterminer les ramifications et liens éventuels des individus interpellés, a conclu le BCIJ.

Agadir : le Technopark bientôt livré, une centaine de startups et PME attendues

par Yassine Saber – leseco.ma – 24/05/2021

Les dernières retouches sont apportées à cette structure qui sera livrée à la mi-juin 2021. Parallèlement, les aménagements extérieurs ont été également réalisés, notamment les voiries et l’éclairage public.

Le compte à rebours est lancé. Le Technopark d’Agadir Souss-Massa sera livré à la mi-juin 2021. C’est, du moins, la date avancée par les porteurs du projet, à savoir la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la Région Souss-Massa (CCIS-SM) et le Conseil régional de Souss-Massa. Les deux entités font partie des six signataires de la convention relative à la mise en place de cette zone technologique qui, faut-il le rappeler, figure parmi les projets prévus dans la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle (PAI). Actuellement, les dernières retouches sont apportées à la structure située au quartier Tilila, à Agadir. Parallèlement, les aménagements extérieurs ont été réalisés, notamment les voiries et l’éclairage public. En vertu de la convention relative à ce projet, la CCIS-SM et le Conseil régional de Souss-Massa se sont engagés, dans le cadre d’un partenariat public-privé, à mettre à la disposition de la Moroccan Information Technopark Company (MITC) un bâtiment clé en main sis au nouveau complexe multiservices de la CCIS-SM, en vue de l’exploiter en un Technopark. L’assiette foncière support du projet de Technopark est étalée sur une superficie d’environ 10.000 m², avec une valeur estimée à 5 MDH.

Le Technopark mobilise 70 MDH
L’enveloppe budgétaire mobilisée pour la création du Technopark d’Agadir Souss-Massa avoisine les 70 MDH. C’est le Conseil régional de Souss-Massa qui a alloué la part la plus importante, soit plus de 62 MDH. Pourtant, l’engagement initial sur la période 2018-2019 était fixé à 20 MDH, et ce, pour le financement de la réalisation des études, la construction et l’aménagement du bâtiment. Toutefois, la convention prévoyait que le financement des surcoûts éventuels serait supporté par le Conseil régional. Pour sa part, la CCIS-SM s’est engagée à mettre à la disposition du projet de Technopark le terrain support qui fait partie de son TF n°18963/09, et dont la valeur est estimée à 5 MDH, dans le cadre de son projet de complexe multiservices. Une fois livré, c’est la MITC qui se chargera, à l’instar des autres Technopark du royaume, de l’exploitation et la gestion de cette structure. Pour rappel, cet établissement a été réalisé à l’issue de la résolution 13 du conseil d’administration de la MITC du 29 mars 2016, visant à accélérer la régionalisation du Technopark, en plus de la résolution du conseil d’administration de la CCIS-SM du 27 Juillet 2017, portant sur la mobilisation de l’assiette foncière support du projet de Technopark.

Une centaine de startups et PME attendues
Par ailleurs, deux accords de partenariat ont été paraphés le 28 janvier 2021 entre la CCIS-SM et l’association Initiative Souss-Massa, d’un côté, et la société MITC, de l’autre. La mise à disposition de ce projet concerne les locaux à usage de bureaux. La structure d’Agadir accueillera près de 100 entreprises, principalement des startups (52 locaux) et des PME (49 locaux) opérant essentiellement dans les services, les TIC, la Green Tech et l’industrie culturelle en leur offrant des services d’appui, de formation et d’accompagnement. Il comprendra aussi des espaces et équipements communs (6 salles de formation, agence bancaire, cafétéria, crèche d’entreprise, technodesk…), ainsi qu’un espace dédié aux conférences d’une capacité totale de 800 personnes. Par ailleurs, le Technopark d’Agadir sera le quatrième du genre au Maroc, après ceux de Casablanca, Rabat et Tanger.

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