Archives de mai 29th, 2021

Histoire : L’odyssée du RA II…, 50 ans après

Par Malika Alami – lavieeco.com – 28/05/2021

■ Safi commémore la date anniversaire de cette extraordinaire aventure
■ Le 17 mai 1970 l’explorateur Thor Heyerdahl et ses coéquipiers se lancent le défi de traverser l’Atlantique à bord d’un bateau en Papyrus
■ Le savant norvégien désirait prouver au monde que les Egyptiens avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb
■ Madani Ait Ouhanni, équipier marocain de cette odyssée, relate les moments forts de cette traversée historique
■ Un périple hors du commun…

Cinq décennies après la fabuleuse odyssée du RA II, la ville de Safi continue à se remémorer ce périple maritime hors du commun. La cité a commémoré de nouveau il y a quelques jours cette date marquante de l’histoire de la ville. Elle a rendu hommage à l’initiateur de cette épopée, l’explorateur Thor Heyerdahl et ses coéquipiers. La commémoration initiée par l’ambassade de Norvège, les associations Mémoire de Safi et la Fondation de Safi, le groupe OCP et le groupe Barid-Al Maghrib, a été marquée par de vibrants honneurs à l’égard à Hadj Madani Ait Ouhanni qui avait pris part à cette odyssée. La cérémonie organisée à la Cité des Arts et de la Culture de Safi a été l’occasion pour Barid Al-Maghrib d’émettre un timbre poste en souvenir de cette expédition scientifique.
Le choix de ces célébrations en ce mois de mai n’est pas fortuit.
Cette extraordinaire aventure a commencé en mai 1970. «Nous avons pris la mer le 17 mai 1970. A bord, chacun avait sa tâche et mon rôle était d’étudier la pollution de surface de l’Atlantique, raconte Madani Ait Ouhanni.
Sa participation à l’expédition a été un concours de circonstances. L’équipage du RA II séjournait à l’hôtel Marhaba Safi, dont il était à l’époque directeur. Un des membres de l’expédition a eu un empêchement et le Dr Thor Heyerdahl, organisateur du voyage, lui a alors proposé de le remplacer. Sans hésiter, M. Ait Ouhanni dit avoir accepté, car il souhaitait que le Maroc soit partie prenante de cette singulière opération qui réunissait différentes nationalités. Rappelons qu’à travers cette curieuse expédition le savant norvégien Thor Heyerdahl désirait prouver au monde que les Egyptiens avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb. Pour ce voyage, un bateau en Papyrus, selon la pure tradition de l’Egypte antique, fut construit au Maroc par des pêcheurs boliviens.

Sous la bannière de l’ONU, le radeau les a menés de Safi à Bridgestone en Barbade (Antilles). L’équipage du RA II naviguera durant 57 jours pour parcourir 3 200 miles marins (un peu moins de 6 000 km). Le 12 juillet 1970, il fut à destination, où un vibrant et chaleureux accueil lui fut réservé par la population, le gouvernement de l’île, ainsi que la presse internationale.
M. Ait Ouhanni raconte cette atmosphère avec beaucoup d’émotion et de fierté : «Les congratulations affluaient de partout. Feu S.M. Hassan II a adressé au chef de l’expédition la lettre suivante : « Le périple que vous avez effectué, à travers l’Océan Atlantique, reliant les continents africain et américain et tissant ainsi entre eux un lien supplémentaire, renouvelant peut-être l’action d’intrépides prédécesseurs, constitue pour nous, et à plus d’un titre, un motif de fierté et une cause d’admiration. En tant que Marocain, nous sommes heureux d’avoir pu assister à vos préparatifs, d’avoir encouragé votre initiative, de vous avoir permis de réaliser votre ambition à partir de nos côtes et d’avoir manifesté notre confiance à votre projet et notre joie à votre succès, en associant un de nos concitoyens à votre entreprise… ».»
De ce périple, Madani Ait Ouhanni, relate aussi moult détails. Son récit sur la traversée est semé d’anecdotes. Il raconte ainsi comment il a eu dès les premières heures de navigation, le mal de mer, car originaire de Marrakech, il n’avait pas le pied marin. Mais très vite, il s’acclimatera aux conditions du bateau.

«Une nuit, nous avons vu un gros pétrolier se diriger droit sur nous, alors que j’étais de quart avec mon coéquipier égyptien. Nous avons alors illuminé les voiles avec nos lampes pour lui signaler notre présence et éviter le pire. Le navire a dévié juste à temps», raconte M. Ait Ouhanni. Il se souvient très bien aussi comment l’équipage avait dû rationner l’eau à raison d’un 1/2 litre par personne et par jour, car plusieurs jarres s’étaient cassées lors de la première tempête. Autant de moments forts et bien d’autres gravés dans l’esprit de l’équipier marocain du RA II.
Cinquante ans après cette traversée, il souligne que cette aventure a été un événement marquant de sa vie et lui a enseigné des valeurs telles que la solidarité et la modestie. M. Ait Ouhanni rappelle aussi qu’il a réalisé à l’issue de l’expédition un rapport scientifique qui se trouve dans les rayons de la bibliothèque de l’ONU. Il continuera à partager les péripéties de l’aventure du RA II en devenant délégué de Connaissance du monde. C’est ainsi qu’il a effectué une tournée non seulement au Maroc et à travers 15 pays africains mais aussi en France, en Belgique et à New-York .

Aujourd’hui à 81 ans, Hadj Madani Ait Ouhanni est le dernier témoin vivant parmi les huit hommes ayant participé à l’expédition du RA II.
Pour sa part l’explorateur et organisateur de l’expédition Thor Heyerdahl, nous a quittés en 2002. Outre ses talents de grand navigateur, il a été aussi archéologue et un grand humaniste. Membre de l’Académie des sciences de Norvège, membre de l’Académie des sciences de New York et titulaire de la médaille d’or de la Royale Geographic de Londres, il fut maintes fois distingué. Un prix international maritime Thor Heyerdahl pour l’environnement fut institué en Norvège en 2001

Le RA II

L’immobilier s’envole et le Pays basque s’enflamme

medias24.com – 28/05/2021

« Euskal Herria ez da salgai » ou « Le Pays Basque n’est pas à vendre » : ces inscriptions fleurissent sur les devantures des agences immobilières et les façades des maisons à vendre de la côte basque où les prix au m2 s’envolent, poussés par le marché des résidences secondaires et des nouveaux arrivants.

« Ca se crispe énormément, on le sait tous, la mèche est allumée », souffle le membre, anonyme, d’un collectif de militants de la côte basque qui lutte pour que l’immobilier reste accessible.

Si 59% des habitants du Pays basque sont encore propriétaires de leur logement, « il y a des jeunes qui rentrent dans la vie active et qui sont désespérés. Et le désespoir, quand il est mobilisateur, il peut devenir dangereux », ajoute le militant de ce groupe pacifique baptisé BAM (Baiona Angelu Miarritze – Bayonne Anglet Biarritz), le triangle urbain où l’immobilier explose.

Les agences immobilières sont les premières cibles de cette colère. Les tags qui les recouvrent de plus en plus régulièrement font revivre le souvenir des années 2007/2008, lors desquelles le mouvement Irrintzi avait revendiqué plusieurs sabotages et plastiquages d’enseignes immobilières ou de résidences secondaires.

« Ce n’est pas la première fois que nos agences immobilières ou des maisons sont ciblées », acquiesce Marie-Pierre Burre-Cassou, maire de Guéthary, village de 1.300 habitants, « avec plus de 50% de résidences secondaires » et un prix moyen de vente à 7.400 euros le m2.

« Ici, on n’a plus aucun cadre, il n’y a même plus de prix du marché », souffle l’édile, s’avouant « démunie face à cette crise ». Son homologue à Biarritz, Maider Arosteguy, se dit « particulièrement pessimiste sur ce qui peut arriver ». « Le risque, c’est que toute une partie de la jeunesse du Pays basque va se radicaliser ».

– « La bonne époque d’ETA » –

Mi-mai, à Biarritz, des voitures immatriculées hors du département étaient vandalisées. Un peu plus tôt, en mars à Urrugne, une banderole arborant le message « Parisiens, rentrez chez vous, vous êtes le virus du Pays basque » avait enflammé l’opinion.

« On en vient à lire des commentaires, sur les réseaux sociaux, on où regrette +la bonne époque d’ETA+ », l’organisation séparatiste basque qui a multiplié les actions violentes des deux côtés de la frontière pendant plus d’un demi-siècle avant de se dissoudre en 2018. « il y a quelque chose de très inquiétant là-dedans », réagit Jean-Daniel Elichiry.

Ce militant associatif, membre actif de la plateforme Bake Bidea qui milite pour une résolution du conflit basque, est préoccupé. Pour lui, la crise du logement est un « symptôme » des inégalités croissantes. « Si on s’en tient aux symptômes seulement, alors oui on crée du logement pour faire baisser la fièvre, mais il faut apporter d’autres réponses et veiller à ne pas désespérer les jeunes. »

Selon la Communauté d’agglomération du Pays basque, composée de 158 communes, il existe aujourd’hui 54.000 logements vides, soit 12.000 logements vacants et 42.000 résidences secondaires, au Pays basque.

Entre 2007 et 2017, une augmentation de plus de 19% du parc de résidences secondaires a été observée. Pendant ce temps, le nombre de logements vacants a quasiment doublé. Le tout, essentiellement sur « un basculement d’usage de la résidence principale », souligne Denis Caniaux, président de l’agence d’urbanisme Atlantique et Pyrénées (Audap).

Face à un gain démographique annuel d’environ 3.000 personnes, « le marché est insuffisant », tout comme la construction immobilière neuve, analyse Denis Caniaux. D’autant que les modes de vie ont évolué, avec davantage de personnes seules. « Quand en 1968 il fallait 300 logements pour 1.000 habitants, aujourd’hui il en faut 500. »

La colère vise aussi le marché locatif, rongé par la saisonnalité. Les baux de septembre à juin, pour profiter de la haute fréquentation touristique estivale, sont pléthore. La plateforme Airbnb est plus particulièrement dans le viseur des militants.

– Stratégie de la meuleuse –

C’est le cas d’Éric Bonnamy, ancien élu biarrot de 46 ans, qui s’est filmé découpant des boîtes à clés à la meuleuse, dans une rue de Biarritz. Il veut dénoncer la « spéculation locative » et dire en vouloir « à ceux qui veulent gagner toujours plus d’argent en très peu de temps ». « Je n’appelle pas à la violence, mais si une meuleuse peut faire trembler quelques propriétaires, ça me va. »

La pression immobilière, jusque-là concentrée sur la Côte basque, a ces dernières années gagné la bande rétro-littorale voire l’intérieur des terres.

Dans un territoire où le salaire moyen mensuel est de 2.000 euros net selon l’Insee, le fossé du pouvoir d’achat se creuse avec les nouveaux arrivants, le plus souvent des cadres supérieurs à revenus élevés. « C’est une population qui a les moyens de payer cash et qui fait disparaître le moindre logement », avance Maider Arosteguy.

Pour le jeune militant du groupe BAM, cette « envie que ressorte la violence » est trop négligée par les politiques, qui « balaient un peu ça d’un revers de la main en disant qu’ils sont aussi piégés que nous, mais ce n’est pas vrai ». « On se couche trop devant le saint capital et là on est arrivés à un point où il faut dire stop. »

Le Maroc consolide son expertise dans l’aquaculture

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 28/05/2021

Le Maroc consolide son expertise dans l’aquaculture

Le Royaume veut renforcer son expertise dans le secteur aquacole à travers le lancement d’une initiative pionnière à Sidi Ifni qui a fait l’objet d’une visite effectuée mercredi par l’ambassadrice de la Norvège au Maroc et la représentante de la FAO-Maroc accompagnés de l’équipe de l’ANDA pour s’enquérir de l’écosystème dans lequel sera implanté le projet d’appui au développement des métiers de l’aquaculture au Maroc qui contribuera à insuffler une dynamique nouvelle au secteur aquacole marocain sur la façade atlantique.

Né d’un partenariat entre le département de la pêche maritime du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et forêts, l’ANDA, la FAO, et les ambassades de Norvège et des Pays-Bas au Maroc, ce projet d’un montant de 2,5 millions de dollars vise à répondre à une demande croissante d’assistance technique de la part des opérateurs aquacoles et à développer une main-d’œuvre qualifiée pour la conduite des élevages prévus au large de l’Atlantique et de la Méditerranée.
À terme, le projet prévoit l’installation d’une station de démonstration/formation pour la production de poissons et de coquillages au large de Sidi Ifni à travers un partenariat public-privé. Cette station servira de base pratique pour la formation de formateurs, ouvriers spécialisés et ouvriers qualifiés dans tous les métiers de l’aquaculture et sera conjuguée à des formations théoriques dans le Centre de qualification professionnelle maritime (CQPM) de Sidi Ifni.
Le projet prévoit également le développement de modules de formation pour les techniciens spécialisés, le développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’aquaculture à travers la mise en réseaux des acteurs privés marocains avec leurs homologues internationaux et la mise en relation entre les institutions de formation/recherche marocaines avec d’autres à l’étranger.

En effet, le projet prévoit l’installation d’une station de démonstration/formation pour la production de poissons et de coquillages au large des côtes de Sidi Ifni ainsi que la formation de formateurs et celle d’ouvriers et techniciens aquacoles afin de disposer des qualifications nécessaires adaptées aux exigences du secteur et de créer de nouvelles opportunités de travail pour les jeunes au Maroc freinant ainsi la migration.
Ce projet a pour objectif, également, le développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’aquaculture à travers la mise en réseaux des acteurs publics et privés marocains avec leurs homologues internationaux.
Pour rappel, le projet s’inscrit dans la continuité des efforts mis en œuvre par le Royaume du Maroc dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture et s’attache en cohérence à la stratégie Halieutis adoptée par le Royaume en 2009 pour le développement de la pêche et de l’aquaculture et, qui sous-tend la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) n°2 pour l’élimination de la faim et l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition et de l’ODD n°14 pour l’utilisation durable des écosystèmes marins. La contribution financière de la Norvège s’élève à 1,65 million de dollars et celle des Pays-Bas à 0,85 million de dollars USD.

Guelmim-Oued Noun : 850 hectares à la disposition des investisseurs aquacoles

Outre les riches ressources halieutiques, le plan d’aménagement aquacole réalisé par l’ANDA dans cette région, et qui a identifié 1.320 ha de superficie totale dédiée au développement des projets aquacoles, démontre qu’elle possède également des potentialités aquacoles importantes, notamment piscicoles et conchylicoles, avec une capacité de production de 43.000 tonnes pour un investissement total de 1.000 millions de dirhams et la création de 1.200 emplois directs.
Aujourd’hui 850 hectares sont disponibles, répartis sur 48 unités de production, pour la réalisation des projets de fermes aquacoles dont 35 unités de production, de 15 ha chacune, pour la conchyliculture, et 13 unités de production, de 25 ha chacune, pour la pisciculture.

«L’aquaculture au Maroc crée de l’espoir parmi les jeunes»


Questions à Merethe Nergaard, ambassadrice de la Norvège à Rabat

ALM ; Dans quel cadre intervient votre visite à Sidi Ifni ?

Merethe Nergaard : Je suis à Sidi Ifni pour voir l’avancement du projet que nous menons avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et qui est appuyé par la FAO pour la formation dans l’aquaculture et qui est un nouveau secteur pour le Maroc, et dont la Norvège a beaucoup d’expérience. Nous voulons avec ce projet aider le Royaume à démarrer ce secteur et créer de l’espoir parmi les jeunes et créer de l’emploi. Donc ce projet porte sur la formation de formateurs dans l’aquaculture mais aussi des personnes qui vont travailler dans cette activité prometteuse. D’ailleurs, ce projet est très important pour nos relations avec le Maroc et pour le développement de cette région qui recèle un potentiel important dans le secteur de la pêche maritime, et qui pourrait être accompagné par le développement de l’aquaculture.

En tant que pionnier en aquaculture au niveau mondial, comment la Norvège entend-elle partager son expertise en la matière avec le Royaume ?

Nous espérons qu’il y aura des investissements dans le secteur de la part des compagnies et sociétés norvégiennes, et nous espérons aussi qu’il y aura un échange d’expérience comme par exemple bénéficier de l’expertise des formateurs norvégiens. En effet, tout ce qui est marin et maritime réunit le Maroc et la Norvège qui sont des pays riverains à l’Atlantique, et on a fait il y a quelques années des recherches océaniques ensemble, et je pense que dans le futur il y aura davantage de projets dans le domaine de la pêche.

Quel regard portez-vous sur le secteur de l’aquaculture au Maroc ?

C’est un secteur qui assure beaucoup de potentiel, surtout dans la Méditerranée, et ça vaut la peine de voir, si possible, de faire la pisciculture et la conchyliculture ici à Sidi Ifni, et sur la côte atlantique et qui peut contribuer dans l’alimentation des futures générations et donne de l’espoir aux jeunes au niveau de l’emploi.

Covid-19 : 336 nouveaux cas confirmés en 24h, 235 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 28/05/2021

Covid-19 : 336 nouveaux cas confirmés en 24h, 235 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 336 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 518.458 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 506.443 avec 235 nouvelles rémissions ce vendredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,7%. 1 nouveau décès a été enregistré durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.135 et le taux de létalité à 1,8%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.880 personnes, dont 200 cas graves. Il a souligné en outre que 10.103 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 5.971.824 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 8.434.323 pour la première dose et 5.216.171 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 196 cas à Casablanca-Settat : 142 à Casablanca, 12 à Nouaceur, 12 à Mohammedia, 4 à Mediouna, 10 à Settat, 3 à Berrechid, 10 à El Jadida, 2 à Benslimane et 1 à Sidi Bennour.
  • 32 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 11 à Kénitra, 6 à Salé, 8 à Skhirat-Temara, 6 à Rabat et 1 à Khémisset.
  • 29 cas à Marrakech-Safi : 23 à Marrakech, 1 à Kelaat Sraghna, 3 à Safi, 1 à Youssoufia et 1 à Essaouira.
  • 21 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 9 à Tanger-Assilah, 9 à Mdiq-Fnideq, 1 à Tétouan, 1 à Chefchaouen et 1 à Ouazzane.
  • 19 cas à Souss-Massa : 13 à Agadir Ida-ou-tanane et 6 à Inezgane-Aït Melloul.
  • 17 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 7 cas à Drâa-Tafilalet : 2 à Tinghir, 1 à Midelt, 2 à Errachidia et 2 à Ouarzazate.
  • 4 cas à Béni Mellal-Khénifra : 3 à Béni Mellal et 1 à Khouribga.
  • 4 cas à Fès-Meknès : 2 à Fès, 1 à Meknès et 1 à Boulemane. 
  • 3 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 1 à Laâyoune, 1 à Tarfaya et 1 à Es-smara.
  • 3 cas dans la région de l’Oriental : 2 à Oujda-Angad et 1 à Berkane.
  • 1 cas à Guelmim-Oued Noun à Guelmim.

Les deux terroristes arrêtés à Taroudant prévoyaient un carnage

bladi.net – 28/05/2021

Les deux terroristes arrêtés à Taroudant prévoyaient un carnage

Le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) a annoncé, mardi 25 mai, l’arrestation de deux présumés terroristes affiliés à Daech, très actifs à Aït Melloul et dans la commune de Oulad Berhil, près de Taroudant. Ceux-ci cherchaient à planifier une multitude d’attentats terroristes.

On en sait un peu plus sur A. N. et Y. B., les deux présumés terroristes interpellés mardi dernier à Ait Melloul et à Ouled Berhil, aux environs de Taroudant. Soupçonnés d’appartenir à Daech, ils prévoyaient d’utiliser des explosifs et de cibler des touristes, des policiers et des militaires ainsi que des dirigeants politiques. Ils planifiaient une multitude d’attentats terroristes dans la région de Souss-Massa et notamment à Agadir considérée comme le poumon économique et touristique du Sud, rapporte Assabah.

Les deux présumés terroristes voulaient également cibler des commissariats de police et des sièges des partis politiques à Agadir et dans la région de Souss-Massa pour y commettre des attentats à la bombe. Les exploitations agricoles appartenant à des notables ainsi qu’à des responsables publics et notamment celles appartenant à un leader politique étaient également dans leur viseur. Aussi, comptaient-ils s’attaquer aux policiers et aux gendarmes en utilisant des machettes pour leur subtiliser leurs armes afin de commettre d’autres attentats. Des attentats qui envisageaient de filmer puis de diffuser sur les réseaux sociaux. Autre cible : les touristes étrangers.

Selon des sources proches de l’enquête, les deux mis en cause se sont connus à Marrakech où ils travaillaient sur un chantier. A. N. a suscité l’adhésion de son ami Y. B. à l’idéologie de Daech. Par la suite, les deux accusés se feront endoctriner sur internet. Ils ont commencé à planifier des attentats dans le royaume mais ont été freinés dans leur élan.

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