Archives de mai 31st, 2021

PROCLAMATION DES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION DES CONSEILLERS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Source : Consulat Général de France à Agadir

SCRUTIN DU : 30 mai 2021

POUR LA CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE DE : Agadir

Recensement général des votes (à l’urne et par voie électronique)

Nombre d’électeurs inscrits à la clôture du scrutin : 3358
Nombre de votants (= nombre d’émargements) : 787 (23,43 % des inscrits)
Nombre de bulletins blancs : 7
Nombre de bulletins nuls : 6
Total des suffrages exprimés : 774


• Nombre de suffrage exprimés par liste candidate :

Français du Monde Agadir-Souss Massa Engagement Solidarité Diversité : 221 (28,55 % des suffrages exprimés)
Union pour les Français du Souss Massa : 450 (58,13 % des suffrages exprimés)
Alliance Solidaire des Français d’Agadir et de sa Région : 103 (13,30 % des suffrages exprimés)


• Attribution des sièges :

SONT PROCLAMÉS ÉLUS :

- REBECCHINI Martine (Français Du Monde Agadir-Souss Massa Engagement Solidarité Diversité )
- TRIBOUART Catherine (Union pour les Français du Souss Massa)
- ROZIER Jean-Claude (Union pour les Français du Souss Massa)


A Agadir le 31/05/2021

Covid-19 : voyager en Europe cet été, « sera permis » et « facilité par le pass sanitaire », assure le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, mais…

francetvinfo.fr – 31/05/2021

Covid-19 : ce que l'on sait du pass sanitaire après les annonces de Jean  Castex

Un seul et même QR code « permettra dans toute l’Europe, à partir du 1er juillet, de circuler », explique Clément Beaune. Il prouvera la vaccination ou un test PCR négatif.

À un peu plus d’un mois des vacances d’été, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, assure sur franceinfo lundi 31 mai, que voyager en Europe cet été, « ce sera permis » et « facilité par le pass sanitaire ». Les enfants devront fournir un test PCR ou antigénique. Le pass sanitaire, qui entrera en vigueur le 9 juin, sera nécessaire pour le tourisme et les grands rassemblements.

Les vaccins russes et chinois pas valables

Un seul et même code « permettra dans toute l’Europe, à partir du 1er juillet, de circuler, détaille Clément Beaune. Il montrera que vous avez soit un test négatif, soit la vaccination complète, soit que vous avez eu la Covid et que vous êtes encore protégé ». Le QR Code déjà accessible dans l’application TousAntiCovid sera automatiquement « transformé ». Il sera toujours possible de présenter une version papier, à « retélécharger à partir de la fin du mois de juin ».

Ce pass sanitaire européen prendra en compte « les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments », c’est-à-dire les quatre vaccins autorisés aujourd’hui en France. Les vaccins russes ou chinois ne seront pas suffisants, mais « le touriste pourra toujours faire un test », précise Clément Beaune. Les tests PCR ou antigéniques seront gratuits pour les touristes en France, confirme également le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.

Les données médicales protégées

Clément Beaune tient à rassurer les Français sur les données incluses dans ce pass sanitaire : « Si vous rentrez au Portugal, qu’un douanier ou une autorité sanitaire portugaise lit votre code, il y aura écrit vert ou rouge », ce qui signifiera « autorisé de rentrer sur le territoire » ou « pas autorisé »« À part votre nom et votre prénom, il n’y aura pas vos données médicales. »

« Le douanier ne saura pas si vous avez eu tel vaccin ou si vous avez eu un test, il saura si vous êtes autorisé ou pas. »
Clément Beaune à franceinfo

Le secrétaire d’Etat précise que la Cnil (Commission de l’information et des libertés) ne devra pas donner son avis sur la nouvelle version de ce pass, car « ce sont les mêmes données. Et donc, elle a déjà rendu un avis où elle a exprimé son approbation globale du dispositif ».

Pays verts, pays rouges

Concernant les enfants, « le test sera imposé à partir de 11 ans dans la réglementation française ». L’âge minimal ne sera sans doute pas harmonisé au niveau européen, pense Clément Beaune.

Pour les touristes en provenance de pays non-européens, l’Union européenne est « encore en train de discuter. Nous sommes en train d’élaborer une liste commune entre pays européens, de pays verts, de pays comme les Etats-Unis comme d’autres », explique Clément Beaune. Ces touristes devront eux aussi présenter une attestation de vaccin ou de test négatif.

Aéroports : le Maroc exige un nouveau document aux passagers arrivant au Maroc

fnh.ma – 29/05/2021

Aéroports : le Maroc exige un nouveau document aux passagers

Tous les passagers arrivant au Maroc sont tenus de remplir un nouveau formulaire «fiche sanitaire du passager» fournissant des informations sur l’état de santé du passager, a annoncé l’Office national des aéroports (ONDA) sur les réseaux sociaux.

Pour compléter le document, il est nécessaire d’accéder au portail de l’ONDA avec ce lien, et remplir numériquement la fiche.

La «fiche sanitaire du passager» doit être imprimée et signée par le passager, et remise à l’autorité désignée au niveau de l’aéroport de destination au Maroc, indique la même source.

Il s’agit d’une nouvelle mesure que le Royaume adoptera au niveau de tous les aéroports marocains.

Port d’Agadir : le nouveau terminal quasiment prêt

Port d'Agadir : le 3e accès impose l'actualisation du schéma de circulation  - LesEco.ma

Le projet d’un terminal polyvalent du port d’Agadir fait son chemin. Il atteint aujourd’hui un taux d’avancement de 97%, alors que la fin prévisionnelle des travaux est fixée pour le mois de juillet prochain. Celui-ci permettra au port d’Agadir de faire face aux demandes des différents segments d’activité. Ayant nécessité 48 mois de travaux, ce nouveau terminal est situé sur le prolongement du terminal céréalier et adossé à la jetée principale du port de commerce. Il est réalisé par le groupement Houar-Slimar pour le compte de l’Agence nationale des ports (ANP). Les objectifs assignés à ce projet consistent notamment en l’augmentation de la capacité du port d’Agadir pour réduire les perturbations d’exploitation engendrées par l’accostage des navires croisiéristes et militaires et anticiper les besoins futurs du port en termes d’infrastructures d’accostage pour accompagner le développement industriel de la région Souss-Massa et des régions du Sud.

Coronavirus: 240 nouveaux cas, 222 guérisons en 24H (nouveau bilan)

lesiteinfo.com – 30/05/2021

Un total de 240 nouveaux cas d’infection au coronavirus et de 222 guérisons a été enregistré au Maroc au cours des dernières 24 heures, a indiqué dimanche le ministère de la Santé.

Le nombre de personnes ayant reçu la première dose du vaccin a atteint 8.521.177, indique le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19, relevant que les personnes qui ont été complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) sont au nombre de 5.242.075.

Les nouveaux cas d’infection portent à 519.108 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020, tandis que le nombre des personnes rétablies est passé à 506.962, soit un taux de guérison de 97,7%, précise le ministère.

A ce jour, le nombre total des décès est passé à de 9.143, après cinq nouveaux décès enregistrés dans les régions de Casablanca-Settat (3) et Souss-Massa (2), soit un taux de létalité de 1,8%.

Les nouveaux cas de contamination ont été recensés dans les régions de
Casablanca-Settat (133),
Marrakech-Safi (32),
Rabat-Salé-Kenitra (30),
Souss-Massa (14),
Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11),
Dakhla-Oued Eddahab (8),
Laâyoune-Sakia El Hamra (5),
l’Oriental (3),
Fès-Meknès (3) et
Beni Mellal- Khénifra (1).

Les cas actifs sont au nombre de 3.003, tandis que les cas sévères ou critiques ont atteint 236, dont 10 placés sous intubation et 103 sous ventilation non invasive.

Les États-Unis et le Maroc organisent le premier exercice militaire conjoint au Sahara Occidental

moroccomail.fr – 30/05/2021

Les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées en Afrique auront lieu en juin au large des îles Canaries. Les États-Unis et le Maroc, ainsi que d’autres pays mais sans la présence de l’Espagne, mettront en place un déploiement massif de ressources lors des exercices appelés African Lion, prévus du 7 au 18 juin. La principale particularité à cette occasion est qu’une grande partie des manœuvres se dérouleront pour la première fois en territoire saharien occidental, plus précisément dans la ville de Mahbes, près de la frontière avec l’Algérie en face des camps de réfugiés de Tindouf, et à Dakhla, l’ancienne Villacisneros, au sud du territoire saharien. Un autre scénario sera celui de Tan Tan, dans le sud du Maroc, l’un des points les plus proches des côtes des Canaries.

Bien qu’elles aient été préparées par les deux pays depuis plusieurs mois, ces manœuvres interviennent à l’un des moments les plus complexes et conflictuels des relations entre l’Espagne et le Maroc. Alors que les images de milliers de migrants marocains entrant à Ceuta et l’indignation du gouvernement alaouite face à l’accueil en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, ne sont pas encore éteintes, les 2021 exercices du Lion africain sont une déclaration de force du régime de Mohamed VI sur le territoire de l’ancienne colonie espagnole avec le soutien sans équivoque des USA, après la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara quand Trump était encore à Casablanca.

Les experts s’accordent à dire qu’il s’agit du plus grand déploiement en Afrique d’exercices de ce type. En fait, pour le commandement américain sur le continent (Africom), African Lion est sa plus grande opération d’entraînement, et ce n’est pas en vain que les chiffres et le déploiement le montrent : environ 8 000 soldats – 7 800 selon les données connues – provenant de neuf pays, bien que le Maroc et les États-Unis aient mis le gros des contingents ; 21 avions militaires et 46 autres supports ; plus de 100 véhicules blindés ; deux bateaux ; 24 millions de dollars de budget et 21 pays en tant qu’observateurs. Contrairement aux autres éditions, l’Espagne ne participe pas à cette occasion, ni sur le terrain ni en tant qu’observateur, une décision que le ministère de la Défense avait prise il y a plusieurs mois, indépendamment de la situation actuelle des relations avec Rabat. L’importance du Lion d’Afrique est démontrée par le général James C. McConville, chef d’état-major de l’armée américaine, qui a souligné l’importance stratégique de ces manœuvres sur ses réseaux sociaux.

Ces exercices sur terre interviennent trois mois seulement après les manœuvres navales et aériennes que le pays nord-américain et le royaume du Maghreb ont également déployées au nord des îles Canaries en mars et dont l’Espagne et le gouvernement autonome n’avaient pas connaissance. Les contrôleurs aériens des îles ont été « surpris par le survol de l’espace aérien espagnol par des avions militaires américains ». Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower a traversé l’océan au nord de l’île de La Palma et il existe des preuves que plusieurs chasseurs ont envahi l’espace aérien espagnol à différents moments. Tout cela s’est produit au cours de la première quinzaine de mars, sans avertissement préalable, comme l’indique la réponse officielle du gouvernement des îles Canaries à une question du Parlement.

Ces démonstrations militaires en si peu de temps interviennent à un moment où le régime marocain est devenu le principal allié des États-Unis en Afrique du Nord, son principal acheteur d’armes et où Rabat exerce une pression accrue sur ses voisins, l’Algérie et la Mauritanie, pour accroître sa main de fer sur le territoire du Sahara occidental. Outre les péripéties du phénomène migratoire, le Maroc a étendu il y a plus d’un an ses eaux territoriales, ce qui affecte directement les îles Canaries, mais il prend également des positions de plus en plus fréquentes sur le statut marocain de Ceuta et Melilla. Rabat se présente à l’Europe et aux Etats-Unis comme le pays capable de contenir l’immigration irrégulière mais aussi le djihadisme et l’extrémisme en provenance du Sahel. Cela nécessite de l’argent, une formation militaire et des armes, trois aspects pour lesquels Washington n’a pas hésité à soutenir Rabat.

Le mandat de Donald Trump a été hautement bénéfique pour le royaume alaouite. Rabat a non seulement obtenu des États-Unis qu’ils valident la souveraineté marocaine sur le Sahara – en échange de la reconnaissance par le Maroc de l’État d’Israël – mais aussi un contrat de vente d’armes d’une valeur astronomique pour le réarmement du pays maghrébin. En décembre, les deux gouvernements ont négocié un contrat d’une valeur de 825 millions d’euros. Au cours de l’exercice 2020, le pays du Maghreb a augmenté ses dépenses militaires de 30%, pour atteindre plus de 4 800 millions de dollars. Des drones de pointe, des hélicoptères de combat, des avions F-16, des missiles, des chars et une large gamme d’armes ont été acquis ou sont en cours d’acquisition pour moderniser les forces armées marocaines, ce qui est considéré avec une certaine inquiétude en Espagne et avec préoccupation par l’Algérie voisine, un pays qui protège le Front Polisario et accueille les camps de réfugiés de Tindouf sur son territoire.

Préparations

Le même jour que plus de 8000 migrants sont arrivés à Ceuta dans un flux sans précédent devant la passivité de la police marocaine, ont commencé à arriver à la base militaire américaine de Moron de la Frontera (Séville) des avions qui participeront aux manœuvres African Lion 2021. Il s’agit de quatre bombardiers stratégiques B-52H de la base militaire de la Louisiane, véritables forteresses aériennes de 56 mètres d’envergure et 48 mètres de long.

Les forces armées américaines et marocaines se préparent depuis plusieurs mois aux exercices qui se dérouleront dans le sud du Maroc et au Sahara occidental. Fin mars, des commandants supérieurs des deux armées se sont réunis à Agadir pour concevoir la logistique de l’opération, tandis qu’en avril, les États-Unis ont envoyé plusieurs inspecteurs dans le pays pour vérifier que toutes les pistes militaires marocaines étaient opérationnelles pour leurs avions.

Il y a quelques jours, le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a publié une note sur son site web dans laquelle le capitaine Jack Robinson explique que « l’African Lion 21 jouera un rôle important dans la dissuasion stratégique et le renforcement des alliés » dans la région. « En inspectant plusieurs aérodromes à l’appui de l’exercice, nous facilitons directement les opérations et, par conséquent, les objectifs stratégiques globaux et de renforcement du partenariat », déclare le commandement américain.

Un autre capitaine, Jacob Pond, souligne le partenariat avec Rabat : « Le Maroc est le plus ancien partenaire des États-Unis », a déclaré M. Pond. « Cette mission permet à nos deux pays de mieux se comprendre et de s’apprécier mutuellement sur le plan tactique et stratégique. J’ai une appréciation beaucoup plus profonde du rôle du Maroc dans la région qu’auparavant. »

Outre les troupes américaines et marocaines qui participent aux exercices militaires, d’autres pays africains fournissent également des troupes, comme la Tunisie et le Sénégal, des Européens comme l’Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que des Américains comme le Canada et le Brésil. La plupart des 21 pays observateurs sont africains, mais le Portugal, le Danemark, Malte, la Norvège et la Pologne sont également présents.

Mais ce qui est le plus frappant, c’est que les principales opérations et exercices des troupes ont lieu sur le territoire sahraoui. Sans aucun doute, la reconnaissance par les Etats-Unis de la nature marocaine du Sahara Occidental a été un facteur clé dans l’approbation par Africom des manœuvres dans cette zone. Et une partie des exercices se déroulera dans l’un des principaux points chauds du conflit entre le Maroc et le Front Polisario, puisque de nombreuses attaques successives du Polisario contre l’armée alaouite ont eu lieu précisément dans la région de Mahbes, dans le coin nord-est du Sahara occidental, très près de l’endroit où le nouveau mur a été érigé. Rabat a étendu le mur de défense au Sahara Occidental de 50 kilomètres supplémentaires autour d’une commune rurale appelée Touizgui, située à l’extrême sud-est du Maroc et à seulement trois kilomètres de la frontière avec l’Algérie et des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Tan Tan et Mahbes accueilleront les manœuvres terrestres et aériennes, ainsi que les opérations contre les « organisations terroristes », dans un message clair au Polisario.

En effet, le Maroc a répété qu’il respectait les territoires dits libérés, mais ces derniers temps, il a envoyé de plus en plus d’avertissements indiquant qu’il n’avait pas l’intention de maintenir ce statu quo et qu’il voulait étendre son contrôle jusqu’aux confins du Sahara.

Et en toile de fond de cette situation tendue des relations entre l’Espagne et le Maroc, le séjour du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, souffrant d’une grave maladie qui s’est aggravée à cause du Covid. Le retour de Ghali à la tête du Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a précisément marqué l’aggravation de la situation dans l’ancienne colonie espagnole, puisque le leader sahraoui fait partie de la « ligne dure » du mouvement qui réclame l’autodétermination du Sahara. En fait, les affrontements ont repris avec l’arrivée du Ghali, bien que dans la guerre médiatique qui prévaut dans ce conflit, Rabat n’ait jamais reconnu que la guerre avait repris mais seulement des escarmouches.

Dans ce contexte de crise diplomatique entre Madrid et Rabat à cause de Ghali et de crise dans le territoire sahraoui à cause d’un conflit toujours enraciné, des manœuvres de grande envergure sont prévues tant sur terre, aéroportées, maritimes, forces spéciales, aériennes, actions civilo-militaires, exercice et simulation. Selon les médias spécialisés, « l’un des exercices combinés les plus importants au monde » est en préparation, ce qui donne une idée de l’importance que les Etats-Unis accordent à l’Africain Lion 2021 pour consolider leur présence dans cette zone du continent et garantir la sécurité face aux risques des groupes djihadistes qui opèrent en Algérie et dans le sud de la Mauritanie.

Pas sûr que le Maroc lève les restrictions durant l’été

bladi.net – 30/05/2021

Pas sûr que le Maroc lève les restrictions durant l’été

Si le virus du Coronavirus est tant soit peu sous contrôle au Maroc, la réouverture des frontières reste en suspens. Même pour cet été, les autorités restent prudentes.

Pour redonner vie au secteur touristique, le Maroc peut exhiber ses statistiques de vaccination qui s’élèvent actuellement à 8 millions de personnes vaccinées, dont 5 millions ayant reçu les deux doses, soit « 16,6 % de la population cible ». Mais, avec ces chiffres, un voyage à Tanger ou un retour en famille n’est pas garanti, car les autorités préfèrent être plutôt prudentes, informe Le Point, précisant que l’état d’urgence sanitaire est prolongé jusqu’au 10 juin prochain.

Après les félicitations du ministre de la Santé face à la gestion de la crise, le couvre-feu a été allégé, mais les compagnies aériennes restent très prudentes dans les annonces. Bien qu’Air France ait annoncé les vols de Paris vers Tanger et Agadir, tous restent suspendus à la décision du Maroc.

Toutefois, le 26 mai dernier, Rabat a connu deux décès et 385 nouveaux cas pour une population de 36 millions. Or, en 2020, le pays enregistrait un décès et 99 cas par jour. Mais, la reprise du tourisme devrait attendre 2022, « 2023 à plein régime », a estimé un homme d’affaires. Au final, le Maroc opte pour la lutte contre la pandémie au lieu d’engendrer une nouvelle vague pour une saison touristique pas si sûre.

Conserves de poisson : Malgré l’éternel problème d’approvisionnement, l’investissement ne décroche pas

par Abdelaziz Ghouibi – medias24.com – 30/05/2021

INAUGURATION D’UNE CONSERVERIE DE POISSON LE 26 MAI À DAKHLA

Ces unités s’insèrent dans le cadre du plan Halieutis via l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), lancé en 2016. Il portait sur la réalisation de 6 projets associant des patrons pêcheurs aux industriels moyennant l’octroi par le ministère des quotas de pêche, nous explique Mme Zakia Driouech, secrétaire générale du département de la Pêche.

Aujourd’hui, un projet est encore en cours de réalisation. «Son état d’avancement est à 70%», précise Mme Driouech. Un deuxième projet a été abandonné pour non-conformité au cahier des charges, indique la même source. Il reste donc 4 projets.

Quoi qu’il en soit, les quatre unités inaugurées sont d’envergure conséquente.  Elles totalisent une capacité de 425 tonnes/jours pour un investissement de 1 milliard de DH. Avec à la clé, la création de 3.000 emplois directs.

L’investissement a été aussi bien injecté dans l’outil industriel qu’en ce qui concerne l’acquisition des bateaux de pêche. Et au-delà, le ministère a dû apporter son concours pour accompagner les investisseurs dans les divers domaines, liés à l’exploitation des nouvelles unités. Il s’agit, selon la secrétaire générale du département de la Pêche, des travaux d’assainissement des zones d’implantation des usines, la formation du personnel ainsi que d’autres actions d’accompagnement.

Seul bémol, le problème d’approvisionnement des conserveries en matière première reste entièrement posé et risque même de s’aggraver à moyen terme, s’inquiètent des professionnels. A l’appui, ils citent les prévisions de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui tablent sur une réduction de 25% des stocks du poisson pélagique. Une prévision que bat en brèche la secrétaire générale du département de la Pêche. A ses yeux, le débat organisé jeudi 27 mai « aurait porté sur les mesures à prendre pour améliorer la gestion des stocks ». Sans vouloir toutefois donner plus de précision.

Mais les assurances officielles ne semblent pas atténuer les craintes des conserveurs. Certains parmi eux ne cachent pas leur pessimisme quant aux perspectives de la campagne de transformation qui démarre dans les prochains jours. Surtout, que la stratégie Halieutis n’a pas tenu ses promesses, est-il souligné. L’objectif de porter l’utilisation de la capacité industrielle à 80% n’est toujours pas atteint, onze années après le déploiement de la stratégie.

Mais la situation ne semble pas décourager les investisseurs. Outre les 4 unités réalisées dans le cadre de l’AMI, quatre autres sont en cours de construction. Trois respectivement à Agadir, Boujdour et Safi et la 4e dans la zone industrielle de Settat. Cette dernière devrait également traiter les produits végétaux.

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