Archives de juin 3rd, 2021

« A ce stade, le vaccin chinois ou russe ne permettront pas l’entrée en France » (secrétaire d’État français)

Les personnes qui ont reçu Sputnik ou Sinopharm seront soumises à un test PCR avant leur entrée en France, car elles ne sont pas considérées comme protégées, tant que l’Agence européenne du médicament n’aura pas autorisé ces vaccins.

La France a choisi de n’accepter, au titre d’un pass vaccinal, que les vaccins autorisés par l’Agence européenne du médicament, a annoncé ce lundi 31 mai, Clément Beaune, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes. « La France n’acceptera pas ces vaccins tant qu’ils n’ont pas été autorisés par l’Agence européenne ». Les fabricants des vaccins chinois et russe ont tous déposé des dossiers de demande d’autorisation auprès de cette agence.

Le vaccin AstraZeneca est, lui, autorisé par l’Agence européenne du médicament.

Ceci signifie que pour le moment, les personnes vaccinées par un vaccin Sinopharm devront produire un test PCR récent et positif avant leur entrée en France. Mais ce test PCR négatif et/ou cette preuve de vaccination ne suffiront pas obligatoirement pour entrer en France : les pays européens sont en train d’établir en commun une liste de pays tiers « verts », dont les ressortissants seront acceptés, à condition d’avoir la vaccination ou le test PCR.

Et si le Maroc misait sur le dépistage canin pour détecter le Covid-19 ?

par Elimane Sembene – maroc-hebdo.press.ma – 02/06/2021

Une étude réalisée en France révèle la capacité des chiens renifleurs à détecter le Covid-19 grâce à la sueur humaine. Des résultats qui pourraient encourager la généralisation du test olfactif canin dans d’autres pays pour élargir les dépistages, y compris au Maroc.

D’habitude, les chiens renifleurs sont utilisés par les gendarmes pour traquer les malfaiteurs ou dénicher d’importantes quantités de stupéfiants minutieusement cachées dans des lieux insoupçonnés. Une méthode qui a prouvé son efficacité à maintes reprises. Mais on ignorait jusque-là que «le meilleur ami de l’homme» transcendait ce domaine et pouvait révéler d’autres secrets, comme les cas positifs au coronavirus.

C’est ce qu’ont révélé les résultats d’une étude dénommée «SALICOV» réalisée à Paris du 16 mars au 9 avril 2021 par le Pr. Dominique Grandjean, professeur à l’Ecole nationale vétérinaire Alfort (EnvA) et chef du service vétérinaire des Pompiers de Paris, en collaboration avec l’établissement public de santé français l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Des résultats encourageants
Neuf chiens renifleurs formés pendant six semaines et utilisés durant cette expérience ont pu détecter 97% des cas positifs, sur un échantillon de 335 personnes, à partir de compresses contenant leur sueur, révèle l’AP-HP sur son site. Ces volontaires avaient une moyenne d’âge de 35 ans, 88% étaient âgés de 18 ans et plus et 51% étaient des femmes.

Mieux, leur puissance olfactive leur permet de détecter les variants du coronavirus. «À ce jour, nous savons que les chiens marquent sans problème les variants anglais, sud-africain et brésilien. Nous attendons de pouvoir tester sur le variant indien dès que des prélèvements nous parviendront», lit-on sur le site de l’EnvA. Ces résultats encourageants ont séduit le ministère français de la Santé, qui envisage de déployer des chiens renifleurs dès cet été, dans la campagne de dépistage du Covid-19, après l’allègement des restrictions sanitaires et la réouverture des grands espaces sportifs et culturels au grand public.

Capacité de détection très précoce
Si la France est pour l’heure dans la phase expérimentale, 41 pays eux font appel aux services des canidés depuis plusieurs mois dans les lieux de rassemblement, notamment les Emirats Arabes Unis, la Finlande, l’Australie, l’Argentine, le Chili ou encore le Liban, où des chiens ont élu domicile à l’aéroport de Beyrouth pour effectuer des tests olfactifs sur les passagers. Ce dispositif est piloté par le médecin libanais Riad Sarkis, en partenariat avec des laboratoire et universités, et l’EnvA, particulièrement le Dr. Grandjean, qui effectue des essais dans ce domaine depuis quinze mois.

Là aussi, les résultats sont étonnants. «Ils peuvent en effet détecter en quelques secondes une personne infectée par ce virus, y compris à un stade très précoce qui donnerait un test PCR négatif», constate-t-il, non sans souligner que leur marge d’erreur est «inférieure à 5%». Autre avantage, et non des moindres, la capacité de détection précoce de ces chiens, qui permet de freiner la propagation du virus.

«La capacité à détecter le virus à un stade très précoce permet d’isoler des personnes asymptomatiques qui, autrement, en contamineraient d’autres sans le savoir», souligne Dr. Sarkis. Le Rwanda, qui a flairé les points positifs de ce mode opératoire, l’utilise également depuis décembre 2020 dans les lieux publics, après la signature d’un mémorandum d’entente entre le Centre biomédical rwandais (RBC) et le gouvernement allemand le 23 novembre dernier.

Reprise progressive
Au Maroc, le ministère de la Santé n’a pas encore intégré les chiens renifleurs dans le dépistage du coronavirus. Les résultats de cette étude française et l’engouement grandissant pour ce système devraient le pousser à exploiter cette niche, notamment dans ce contexte d’assouplissement des restrictions et de reprise progressive de la vie normale. Cela lui permettra d’effectuer des dépistages massifs, obtenir les résultats en un laps de temps sans solliciter les services des laboratoires. Un gain de temps précieux dans cette course contre la montre pour vaincre ce teigneux virus.

«Ces résultats confirment scientifiquement la capacité des chiens à détecter une signature olfactive de la Covid-19. Cette étude est la première de ce type réalisée au niveau international et devrait ouvrir la voie à une utilisation élargie du chien de détection olfactive dans la lutte contre la Covid-19, dans la droite ligne des récents travaux conduits sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé», recommande l’AP-HP.

Artisanat: les exportations poursuivent leur progression

fnh.ma – 02/06/2021

Artisanat: les exportations poursuivent leur progression
Durant les quatre premiers mois de 2021, les exportations d’artisanat poursuivent la progression enregistrée lors du 1er trimestre, marquant un très bon taux d’accroissement qui atteint 38% par rapport à la même période de 2020, soit une valeur de 272,1 millions de DH.

Cette prouesse des exportations s’explique par la forte impulsion qu’elles ont connue au mois d’avril 2021, où elles se sont quadruplées par rapport au mois d’avril de l’an dernier.

Quatre familles de produits ont connu des progressions considérables au cours des quatre 1ers mois de 2021, avec la dinanderie détenant toujours le meilleur score, soit un taux de croissance de 341% par rapport à la même période de 2020, suivie des produits de la catégorie « Divers » en hausse de 158%, des couvertures en progression, à travers un taux de 131%, et enfin le fer forgé dont le chiffre d’affaires à l’export a augmenté de 110%.

La demande internationale s’est également accrue pour d’autres familles de produits d’artisanat, quoiqu’à un rythme moins accentué. C’est le cas de la vannerie, de la maroquinerie, de la poterie – pierre et des articles chaussants : 75%, 68%, 42% et 35% respectivement par rapport aux quatre 1ers  mois de l’année précédente.

Pour ce qui est des parts de contribution au chiffre d’affaires global à l’export, la poterie – pierre maintient sa position avec la principale part (26%), suivie de la famille « Divers » qui passe à 18%, la vannerie dont la part augmente à 11% et les couvertures à 10%.

Reprise des exportations vers les Etats Unis d’Amérique 

Après un trimestre pas très dynamique, les exportations vers les USA marquent une très bonne reprise en raison de leur excellente performance durant le mois d’avril 2021 (chiffre d’affaires à l’export triplé par rapport au même mois de 2020). Le marché nord-américain évolue ainsi positivement durant les quatre 1ers mois de 2021 à travers le Canada avec un taux d’évolution de 68%, et les USA avec un taux de croissance de 10%, comparé à la même période en 2020. 

Le continent européen renforce sa progression et marque un taux d’évolution de 72% pendant janvier-avril 2021. La Belgique et la France sont les pays européens ayant fait preuve des meilleures

prouesses (124% et 93% respectivement). La catégorie « Autres pays d’Europe » les suit de près (87%), notamment les pays scandinaves. D’autres marchés européens tels que le marché allemand, hollandais et italien améliorent également leurs importations d’artisanat marocain en marquant des progressions positives : 71%, 52% et 49% respectivement.

L’Australie se démarque également à travers un taux d’évolution de 242% et ce, malgré sa contribution au CA global à l’export qui reste modeste (3%). 

Le Japon manifeste toujours une forte demande pour les produits artisanaux marocains et marque une bonne croissance (89%) durant la période janvier-avril 2021. 

En termes de parts, trois marchés continuent à absorber 90% du chiffre d’affaires global à l’export : l’Europe avec une part qui passe à 48% avec la France en tête (17%), les USA avec une contribution de 26% et le marché arabe dont la part est de 16%. 

Excellentes performances des villes d’Essaouira, Agadir et Kénitra 

Essaouira, Agadir et Kénitra continuent à se démarquer en termes d’évolution de leurs chiffres d’affaires à l’export.  La ville d’Essaouira voit ainsi ses exportations augmenter 15 fois plus au cours des quatre 1ers  mois 2021 en comparaison avec la même période de 2020, Kénitra 6 fois et Agadir 5 fois.

Marrakech dénote également d’un bon dynamisme en doublant ses exportations (106%). Rabat, Nador et Casablanca marquent aussi de bonnes évolutions de l’ordre de 81%, 78% et 55% respectivement.

En termes de contributions au chiffre d’affaires global à l’export, c’est toujours Casablanca qui prédomine le reste des villes exportatrices avec une part de 49%. Avec Marrakech (33%), ces deux villes continuent à s’accaparer l’essentiel des exportations des produits artisanaux (82%).

Maroc: 418 nouvelles contaminations et plus de 5,7 millions de citoyens entièrement vaccinés

lematin.ma – 02/06/2021

Maroc: 418 nouvelles contaminations et plus de 5,7 millions de citoyens entièrement vaccinés

Le ministère de la Santé a annoncé ce mercredi 418 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 520.028 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1429,5 pour 100.000 habitants (1,1 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 8.869.468 personnes alors que 5.744.957 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 205 cas, suivie de Marrakech-Safi avec 52 nouveaux cas. Rabat-Salé-Kénitra et Souss-Massa occupent la 3et la 4e position avec respectivement 42 et 36 nouveaux cas alors que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ferme le Top 5 avec 24 nouvelles infections.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (154 cas), Marrakech (41 cas), Nouaceur (19 cas), Agadir-Ida Outanane (17 cas) et Salé (14 cas).

Le ministère a également dénombré 310 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,7%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 507.838 cas.

Dans le même intervalle, 6 personnes ont perdu la vie Casablanca des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.160 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (2), Agadir-Ida Outanane (2), Marrakech (1) et Tanger-Asilah (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 9.459 portant ainsi à 6.011.479 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 3.030 personnes, dont 207 cas sévères ou critiques (soit 34 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 9 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 418 nouveaux cas par régions et provinces

  • 205 cas à Casablanca-Settat : 154 à Casablanca, 19 à Nouaceur, 13 à El Jadida, 6 à Mediouna, 4 à Berrechid, 3 à Mohammedia, 3 à Settat, 2 à Benslimane et 1 à Sidi Bennour.
  • 52 cas à Marrakech-Safi : 41 à Marrakech, 7 à Rhamna, 2 à Al Haouz, 1 à Chichaoua et 1 à Safi.
  • 42 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 14 à Salé, 10 à Skhirat-Témara, 7 à Rabat, 7 à Kénitra, 2 à Sidi Kacem et 2 à Khémisset.
  • 36 cas à Souss-Massa : 17 à Agadir-Ida Outanane, 13 à Inzegane-Aït Melloul, 5 à Taroudant et 1 à Chtouka-Aït Baha.
  • 24 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 10 à Tanger-Asilah, 8 à M’Diq-Fnideq, 4 à Chefchaouen, 1 à Tétouan et 1 à Al Hoceïma.
  • 12 cas à Drâa-Tafilalet : 11 à Errachidia et 1 à Tinghir.
  • 10 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La Totalité à Oued Eddahab.
  • 10 cas dans L’Oriental : 4 à Oujda-Angad, 3 à Berkane, 2 à Guercif et 1 à Driouch.
  • 9 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 5 à Laâyoune et 4 à Tarfaya.
  • 7 cas à Fès-Meknès : 3 à Fès, 3 à Taounate et 1 à El Hajeb.
  • 6 cas à Beni Mellal-Khénifra : 5 à Beni Mellal et 1 à Khénifra.
  • 5 cas à Guelmim-Oued Noun : 2 à Guelmim, 2 à Assa Zag et 1 à Tan Tan.

Au Souss-Massa, exercice de séduction en direction des investisseurs

par Yahya Benabdellah – medias24.com – 02/06/2021

Après Fès et Rabat, c’était le tour d’Agadir ce mercredi 2 juin pour la troisième étape des régionales de l’investissement. Cette rencontre organisée par la Banque Populaire a débattu les sujets de la relance économique, des opportunités d’investissements dans la région, ainsi que du déploiement de la banque des projets du ministère de l’industrie au niveau régional.

Agadir étant le deuxième pôle touristique du royaume avec une capacité de 44.655 lits, soit 16,6% du total national, les effets de la crise sanitaire se sont faits ressentir au niveau de la région. Si le tourisme a été fortement touché, les autres secteurs sur lesquels repose la ville, à savoir l’agriculture et la pêche, se portent très bien, rapporte le président du conseil régional de Souss Massa, Brahim Hafidi.

Une panoplie de projets structurants et d’incitations à l’investissement

Il précise que sa région connaît actuellement une forte dynamique de chantiers structurants.

Sur les 25  projets que compte le PDR (plan de développement régional), quelques-uns ont été complétés à 100% et les autres sont en cours de réalisation. La région a en effet profité de la première déclinaison régionale du plan d’accélération industrielle et de l’ambitieux plan de développement urbain d’Agadir de 6 milliards de DH.

Elle profitera aussi de la première cité des métiers et des compétences, dont le démarrage est prévu en septembre prochain. Également, pour pallier le stress hydrique, des projets “pharaoniques” ont été lancés, comme la conduite d’eau entre El Guerdane et Agadir et la station de dessalement d’eau de mer qui va coûter 4 milliards de DH.

Le président de la région a fièrement annoncé que les objectifs du plan d’accélération industrielle ont été largement dépassés en créant plus de 33.000 emplois au lieu de l’objectif initialement fixé de 24.000. Ajoutant qu’en plus des dispositions prévues au niveau national, la région a offert ses propres incitations à destination des investisseurs, comme par exemple 250 DH/m² de foncier sur les zones industrielles.

Pour les métiers de l’offshoring, 7.000 DH par emploi créé sont octroyés en plus des 250 DH/m² de plancher. Quant à la filière automobile que la région espère attirer, 10.000 DH de prime à l’emploi sont prévus.

Dans cet exercice de séduction vis-à-vis des investisseurs, Brahim Hafidi a étalé toute la diversité de l’offre de foncier industriel que compte la région comme par exemple le parc halieutique Haliopolis, l’agropole, la zone d’accélération industrielle d’Agadir ou encore le nouveau parc industriel de Drarga.

Le cas des anciennes zones industrielles de Ouled Teïma et de Tiznit qui ont été reprises et réactivées, a été mis en exergue, puisque grâce notamment aux incitations du ministère de tutelle additionnés à celles de la région, l’investisseur peut acquérir le foncier à zéro dirham.

Par ailleurs, au niveau de la logistique, la plateforme d’Aït Melloul de 170 ha a été inaugurée la semaine dernière, tandis qu’une autre de 70 ha est en projet à côté de Haliopolis, dont 20 ha est déjà réalisée. Le méga-projet de la voie express connectant Tiznit à Laâyoune avance bien également. Dans le cadre du PDU d’Agadir, une nouvelle rocade reliera l’aéroport, les zones industrielles et le port.

Un accompagnement rapproché et des procédures simplifiées

Autre initiative: celle de “la journée porte ouverte” qui a pour but de recevoir les investisseurs et de répondre à leurs préoccupations, et qui se tient chaque jeudi à la wilaya, en marge de la commission régionale unifiée de l’investissement.

Cette commission a été instituée, dans un souci de simplification des procédures, comme “seul réceptacle” des projets d’investissement, selon Abdelati Marouane, directeur général du CRI Souss Massa. Il ajoute que le délai entre la validation du dossier au CRI et son passage dans la commission pour donner son aval ne dépasse pas les 10 jours.

Le CRI a également misé sur la digitalisation à travers les plateformes CRI-Invest qui permettent de faire converger toutes les procédures et http://www.zonesindustriellessoussmassa.ma qui permet, elle, à l’investisseur d’identifier la parcelle de terrain dans la zone industrielle qui l’intéresse et d’être directement redirigé vers les services du CRI pour l’accompagnement dans la suite du processus.

Des résultats prometteurs mais des potentialités encore inexploitées

Par ailleurs, Abdelati Marouane a indiqué qu’en 2020 et malgré la pandémie, 14 milliards de DH d’investissements au total ont été approuvés, devant créer 16.000 emplois, en augmentation de 68% par rapport à 2019. Il a également révélé qu’une troisième tranche du parc industriel intégrée est en train d’être mobilisée, ce qui prouve le grand appétit des investisseurs pour la région.

Le président de la CGEM Souss Massa, Majid Joundi, a quant à lui, confirmé les signes de reprise et le retour de la confiance chez les acteurs économiques.

D’un autre côté, il a insisté sur la nécessité de coordonner les efforts et de “jouer collectif” pour relever les défis. Ce à quoi s’accorde Karim Achengli, président de la CCIS Souss Massa, qui appelle aussi de ses vœux à chercher plus de création de valeur dans les investissements futurs. Chose qui ne peut se concrétiser, selon lui, qu’en poursuivant la voie de l’innovation, même dans les secteurs classiques comme la pêche et le tourisme.

Le tourisme d’ailleurs, ne doit plus compter uniquement sur le balnéaire, il doit s’ouvrir sur des offres culturelles et des offres d’animation plus diversifiés et sur des niches comme le prometteur tourisme de santé. Des projets tels que la cité de l’innovation et le technopark qui va être inaugurés incessamment vont aider dans ce sens, en augmentant la capacité de la région à innover.

Les intervenants ont souligné l’importance du capital humain dans cette marche vers le développement de la région.

Ils ont été d’accord pour dire que l’offre de formation est abondante avec des universités publiques et privées auxquelles s’ajoutera la nouvelle cité des métiers et des compétences. Ils ont donné l’exemple de Segula qui opère dans les solutions en offshoring pour le secteur de l’automobile et qui n’a eu aucun souci à recruter 200 ingénieurs, ou encore de PSA qui a identifié 850 profils d’ouvriers qualifiés à partir de la région Souss Massa.

Enfin, cette rencontre, organisée par le groupe Banque Populaire, a été l’occasion de signer plusieurs conventions, d’abord entre la BP, la CGEM et la CCIS, puis entre la BP et la FENIP.

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