Archives de juin 4th, 2021

4 choses à connaître sur le futur Hyatt Regency Taghazout

femmesdumaroc.com – 04/06/2021

A quelques semaines de son inauguration, le tant attendu Hyatt Regency Taghazout met les dernières touches avant d’ouvrir ses portes pour accueillir ses premiers clients. Ce resort, qui viendra enrichir l’offre hôtelière de la zone de Taghazout Bay, promet un cadre exceptionnel et des expériences inédites.

Voici les 4 éléments que nous connaissons déjà du futur Hyatt Regency Taghazout Resort :

C’est le premier resort du groupe Hyatt au Maroc et second pied dans l’eau de la zone de Taghazout Bay. Il jouit d’une situation unique en front de mer, offrant un accès direct à la mythique plage du KM17 et proposant des chambres et des suites avec une vue dégagée sur l’Océan Atlantique.

Le resort est géré par une équipe expérimentée, avec une forte représentation des talents de la région, qui viennent, adultes, contribuer au rayonnement de Taghazout Bay après y avoir passé, enfants, leurs vacances d’été, sur l’emblématique plage du KM 17. C’est une des formes d’engagement du Hyatt Regency Taghazout en faveur du développement économique et social de cette zone.

Une architecture atypique inspirée des 4 composantes de la nature de Taghazout : le sable, la mer, le vent et les vagues, avec des étages qui se chevauchent pour dessiner l’image des couches de sables après un coup de vent, ou des vagues sur la surface de l’eau de mer, et des intérieurs ornés d’œuvres d’art et d’accessoires arabesques de couleurs minérales, dérivées du bleu et du brun doré. Le Hyatt Regency Taghazout a été conçu en harmonie avec son environnement, pour incarner la beauté de la région et ses richesses naturelle et culturelle.

Des expériences culinaires originales avec un fil conducteur : des ingrédients bio produits localement. Les restaurants et lounges du resort proposent des concepts culinaires différenciés aux univers et ambiances variés. Vous pourrez y savourer des plats classiques revisités ou d’autres complètement innovants, avec un seul point commun : valoriser le terroir marocain et faire appel à la production bio locale, pour proposer aux clients une cuisine fraiche et savoureuse et participer au développement de l’économie de la région.

Akhannouch limite l’intervention des intermédiaires en fruits et légumes

infomediaire.net – 04/06/2021

Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi, sous la présidence du Chef du gouvernement Saad Dine El Otmani, a adopté le projet de loi n°37.21 édictant des mesures spéciales relatives à la commercialisation directe des fruits et légumes dans le cadre de l’agrégation agricole.

Présenté par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, ce projet de loi vise à édicter des mesures spéciales relatives à la commercialisation directe des fruits et légumes dans le cadre de l’agrégation agricole.

Et de souligner que ce projet de loi permettra aux agriculteurs disposant d’unités de conditionnement des fruits et légumes de commercialiser leurs produits sans l’obligation de passer par les marchés de gros, ainsi que de limiter l’intervention des intermédiaires.

Il permettra également d’offrir au citoyen marocain des fruits et légumes qui sont conditionnés et commercialisés conformément aux normes de sécurité sanitaire et de qualité, comme c’est le cas pour les produits destinés à l’exportation.

Elections : Le roi ordonne aux médias publics de cesser la couverture des activités des ministres

yabiladi.com – 03/06/2021

A l’approche des élections, le roi Mohammed VI a ordonné aux médias publics de cesser de couvrir les activités des ministres. Une annonce faite par Saad-Eddine El Othmani, ce jeudi 3 juin dans une allocution prononcée à l’occasion de la réunion hebdomadaire de l’exécutif, indique la présidence du gouvernement dans un communiqué publié cet après-midi.

La décision vise à instaurer une «équité avec les autres partis qui ne sont pas représentés au gouvernement, à l’approche des élections», a expliqué El Othmani. Le chef du gouvernement a précisé que le souverain a également donné ses instructions aux ministres de s’acquitter de leurs missions jusqu’au terme de leurs mandats.

L’ordre royal répond en effet à des demandes exprimées, ces dernières semaines dernières, par certains groupes parlementaires de l’opposition comme de la majorité. A l’occasion de sessions des questions orales à la Chambre des représentants, des députés du PJD et du PAM ont ouvertement dénoncé les couvertures par les médias publics des tournées effectuées par le ministre de l’Agriculture et président du RNI, Aziz Akhannouch, dans des différentes régions du Maroc, les qualifiant de «campagnes électorales» précoces.

Covid-19/Maroc: 395 nouvelles contaminations et 5 décès ce jeudi

lematin.ma – 03/06/2021

Covid-19/Maroc: 395 nouvelles contaminations et 5 décès ce jeudi

Le ministère de la Santé a annoncé ce jeudi 395 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 520.423 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1430,5 pour 100.000 habitants (1,1 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 8.961.585 personnes alors que 5.781.207 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 210 cas, suivie de Marrakech-Safi avec 51 nouveaux cas. Souss-Massa et Rabat-Salé-Kénitra occupent la 3et la 4e position avec respectivement 40 et 34 nouveaux cas alors que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ferme le Top 5 avec 21 nouvelles infections.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (177 cas), Marrakech (44 cas), Agadir-Ida Outanane (30 cas), Salé (15 cas) et Nouaceur (13 cas).

Le ministère a également dénombré 372 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,7%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 508.210 cas.

Dans le même intervalle, 5 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.165 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (2), Safi (1), Ouezzane (1) et M’Diq-Fnideq (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 8.770 portant ainsi à 6.020.249 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 3.048 personnes, dont 204 cas sévères ou critiques (soit 27 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 6 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 395 nouveaux cas par régions et provinces

  • 210 cas à Casablanca-Settat : 177 à Casablanca, 13 à Nouaceur, 13 à Mohammedia, 3 à Berrechid, 2 à Mediouna, 13 à Mohammedia, 1 à Settat et 1 à Benslimane.
  • 51 cas à Marrakech-Safi : 44 à Marrakech, 3 à El Kelâa Des Sraghna, 2 à Essaouira, 1 à Rhamna et 1 à Youssoufia.
  • 40 cas à Souss-Massa : 30 à Agadir-Ida Outanane, 7 à Inzegane-Aït Melloul, 2 à Chtouka-Aït Baha et 1 à Taroudant.
  • 34 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 15 à Salé, 8 à Rabat, 7 à Skhirat-Témara et 4 à Kénitra.
  • 21 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 9 à Tanger-Asilah, 4 à M’Diq-Fnideq, 4 à Tétouan, 2 à Ouezzane, 1 à Larache et 41 à Chefchaouen.
  • 9 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 7 à Laâyoune et 2 à Tarfaya.
  • 8 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La Totalité à Oued Eddahab.
  • 7 cas à Drâa-Tafilalet : 3 à Ouarzazate, 2 à Errachidia, 1 à Tinghir et 1 à Midelt.
  • 5 cas dans L’Oriental : La totalité à Driouch.
  • 5 cas à Guelmim-Oued Noun : 2 à Guelmim, 2 à Tan Tan et 1 à Assa Zag.
  • 3 cas à Fès-Meknès : 2 à Meknès et 1 à Fès.
  • 2 cas à Beni Mellal-Khénifra : 1 à Beni Mellal et 1 à Khouribga.

49 projets d’import-substitution validés concernent la région Souss Massa

medias24.com – 03/06/2021

Lors d’une rencontre organisée par la Banque Populaire à Agadir dans le cadre des régionales de l’investissement, Afaf Saidi, représentant du ministère de l’industrie, a révélé que sur les 523 projets d’import-substitution validés, 49 concernaient la région Souss Massa. Ces projets devraient générer 1,3 MDH de chiffre d’affaires et créer 9.111 emplois.

L’agroalimentaire vient en tête des secteurs représentés avec 15 projets, vient ensuite la chimie et parachimie avec 10 projets, l’électrique et l’électronique avec 7 projets, les industries mécaniques et métallurgiques avec 6 projets, la mobilité et le transport avec 3 projets, l’économie circulaire avec 2 projets et enfin, le textile et le cuir avec 1 projet chacun.

Il est à rappeler que Moulay Hafid Elalamy a fait un bilan d’étape de la banque de projets, annonçant le dépassement des objectifs initiaux pour arriver à un potentiel de 35,5 Mds DH en substitution aux importations et 50 Mds DH en exportations.

Vacances au Maroc : que va-t-il se passer cet été ?

par Hicham Bennani – 03/06/2021

Voilà bientôt deux semaines que le couvre-feu a été repoussé à 23h dans le royaume. Dans la capitale économique, les bars, restaurants et cafés peuvent rester ouverts jusqu’à cette heure assez tardive. Même chose à Marrakech où les musées, cinémas et autres lieux touristiques peuvent rouvrir à 50% de leurs capacités d’accueil. À Tanger et Agadir, les plages sont désormais accessibles au public, à condition de respecter la distanciation physique. Reste à savoir si les déplacements inter-villes seront totalement autorisés dans un avenir proche et, surtout, si les frontières seront ouvertes à partir du 10 juin prochain.

«Quelque chose se prépare, mais je ne peux vous dire ni quand, ni de quoi il s’agit exactement», nous confie, à demi-mot, une source proche du dossier.

L’enjeu est de taille… Souvenez-vous l’été dernier, il était très difficile de partir en vacances, mesures sanitaires et barrages à l’entrée de toutes les villes obligent. Plus compliqué, et même inconcevable, prendre un avion pour aller en vacances relevait presque de la science-fiction. Quid de cet été ? La question est sur toutes les lèvres. Il se murmure qu’en suivant l’exemple de nombreux pays européens, le Maroc pourrait proposer d’ouvrir les frontières aux touristes étrangers en exigeant d’eux un passeport sanitaire assez strict.

Des pays comme la Grèce, l’Espagne ou les États-Unis ont d’ores et déjà mis le paquet pour attirer des touristes dès juillet prochain, mais pas le Maroc qui, pour le moment, préfère jouer la carte de la prudence. Il faudra booster le tourisme national et réanimer un secteur à l’agonie durant les trois mois à venir, tout en préservant la situation sanitaire qui, depuis plus d’un an, n’a jamais été aussi bonne et encourageante qu’actuellement. Les professionnels de l’hôtellerie s’accordent tous à dire que l’été qui arrive sera bien meilleur que celui de 2020. À coup sûr, l’été sera chaud et certains préparent déjà leurs calculettes pour faire les comptes en septembre.

Régionales de l’investissement : Agadir table sur son intelligence collective

par Yassine Saber – leseco.ma – 03/06/2021

La Région Souss-Massa aspire à devenir un pôle industriel et touristique en misant sur sa gouvernance régionale afin de répondre aux actuels enjeux de développement. Grâce aux secteurs qui assurent une croissant pérenne, le territoire a plus ou moins résisté aux turbulences de la crise liée à la Covid-19.

Entre la gestion de la crise sanitaire, les exigences de la relance économique et les perspectives de reprise, les régions marocaines se sont confrontées aux limite de leur propre modèle économique. La Région Souss-Massa, qui génère son PIB grâce au triptyque Agriculture-Tourisme-industrie de la Pêche (ATP), tire, toutefois, son épingle du jeu.

Alors que la crise sanitaire a ramené le tourisme quarante ans en arrière en termes d’indicateurs touristiques au sein de cette région, la diversification partielle de l’économie régionale a plus ou moins permis d’amortir l’impact de la crise sur les principaux agrégats économiques grâce au secteur agricole et à l’industrie de la pêche, qui demeurent jusqu’à présent les vecteurs d’une croissance pérenne au sein de ce territoire. Un constat qui s’est dégagé lors de la troisième escale des Régionales de l’investissement initiée ce mercredi, à Agadir, par la Banque Populaire dans le cadre de son roadshow, qui revêt la forme d’une tournée régionale dans dix villes marocaines pour la relance économique des régions.

«Au sein de la Région Souss-Massa, la crise de la Covid-19 a été bien traversée au niveau de la région, sauf pour le tourisme et les activités connexes. L’agriculture et la pêche maritime ont assuré la continuité de leur activité d’approvisionnement alimentaire des marchés. S’agissant de la relance économique, elle sera accompagnée par les 25 projets déjà lancés dans le cadre du Plan de développement régional, en plus de l’amorçage de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle (PAI) au niveau de la Région Souss-Massa et le Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir pour la période 2020-2024», explique Brahim Hafidi, président de la région.

Consolider les moteurs historiques de croissance
Quoi qu’il en soit, les conditions sont pour la première fois réunies, malgré ce contexte de crise, afin de consolider les moteurs historiques de croissance de la région et de faire émerger d’autres leviers d’accélération industrielle (automobile, cuir, matériaux de construction, plasturgie et offshoring) avec une mise à niveau urbaine promise par le PDU d’Agadir devant bénéficier à la destination. Toutefois, la relance économique des régions est tributaire, à l’instar des autres régions, de la question de la confiance et surtout de la visibilité, allusion faite aux secteurs les plus impactés.

«Nous sommes très optimistes par rapport à la relance. Beaucoup de signes indiquent qu’elle sera opérée au cours de cette année, notamment grâce à la campagne de vaccination et aux différentes mesures de soutien prises par l’État en faveur de l’économie nationale», rassure Mohamed Karim Mounir, président-directeur général de la Banque Populaire.

Même son de cloche auprès de Majid Joundy, président de la CGEM Souss-Massa. «Qui dit confiance et espoir, dit moteurs de financement pour dépasser cette période d’inquiétude. Actuellement, on a ce qu’il faut pour une relance au niveau régional, à condition de continuer à réunir les efforts afin que toutes les parties prennent part à cette dynamique», indique Majid Joundy. En attendant la relance, la Région Souss-Massa aspire, outre sa vocation touristique, à devenir un pôle industriel en mettant l’accent sur son intelligence collective à travers la mise en place d’une gouvernance régionale axée sur la création de valeur ajoutée.

Repenser l’investissement avec plus de valeur ajoutée
«Avant, on investissait mal dans les ATP, d’où le fait de repenser l’investissement à travers la déclinaison régionale du PAI afin de créer plus de valeur ajoutée et gagner sur le plan de la contribution de la région au PIB national avec plus d’innovation et développement», précise Karim Achengli, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la Région Souss-Massa. Ce repositionnement de l’économie régionale a coïncidé avec la refonte des centres régionaux d’investissement (CRI).

«À l’issue de la réforme des CRI, la confiance s’est installée à travers l’instauration de la Commission régionale unifiée de l’investissement (CRUI), seul cadre de prise de décision concernant les dossiers d’investissement, en plus de la mise en place d’autres outils digitaux pour faciliter l’acte d’investir», précise Marouane Abdelati, DG du CRI Souss-Massa.

Au cours de l’exercice 2020, la région a validé l’équivalent de 236 dossiers d’investissement, pour un montant total de l’ordre de 13,96 MMDH. Ces projets ont été validés dans le cadre de la CRUI. En termes de répartition, le secteur qui accapare ces intentions d’investissements est l’industrie avec 9,21 MMDH, soit environ 70%.

En termes d’emplois, les engagements d’investissement relatifs aux emplois ont dépassé l’objectif initial, en partenariat avec les fédérations professionnelles, avec à la clé la création de plus de 33.500 emplois directs à terme. Ce chiffre dépasse de 40% l’objectif initial de la déclinaison régionale du PAI, fixé à 24.000 emplois.

Par ailleurs, la Banque Populaire Centre Sud concentre 30% des dépôts au niveau de la région. «750.000 clients sont accompagnés à l’échelon régional à travers 115 agences de proximité sur ce territoire. Grâce à cet ancrage, la BP Centre Sud accompagne les investisseurs quelle que soit leur taille ou catégorie», explique Mohamed El Haimer, président du directoire de la Banque Populaire Centre Sud.

Réouverture des frontières : Les premières réflexions du comité scientifique

par Kenza Khatla – medias24.com – 02/06/2021

Après les récentes mesures d’allègement des restrictions, des questions se posent quant à la réouverture des frontières aux touristes mais, surtout aux MRE. La volonté est là, les hôteliers se disent bien préparés, mais l’aspect technique de cette ouverture est encore à l’étude. Voici les premières réflexions du Comité scientifique.

La saison estivale démarre bientôt et l’opération Marhaba démarre habituellement le 5 juin de chaque année. Aucune décision officielle sur la réouverture des frontières n’a encore été annoncée à l’heure de la mise en ligne de cet article. Les frontières sont encore verrouillées avec 54 pays, pour des raisons sanitaires.

Une réouverture avec un cadrage strict

Le Comité scientifique est favorable à une réouverture des frontières, mais avec un cadrage strict, qui prend en compte de nombreux paramètres. En effet, il s’agit d’une grande opération, qui nécessite la mise en place d’un schéma bien ficelé.

Selon nos informations, de nombreuses options sont à l’étude, mais la décision finale revient au gouvernement, qui maîtrise l’aspect technique des choses, notamment le ministère des Affaires étrangères, celui du Transport, le ministère de la Santé, l’Intérieur, ainsi que les pays de provenance et de transit. « La décision relative à la réouverture des frontières dépendra dans un premier temps de la situation sanitaire du pays, jusque-là stable », nous confie une source autorisée. « Celle-ci est réévaluée chaque semaine, ainsi que celle des pays étrangers ». Par ailleurs, « les accords relatifs à la liberté de circuler entre les pays se prennent entre pays et Etats ».

Les acteurs du secteur touristique s’attendent, pour leur part, à une décision à partir du jeudi 10 juin, date de renouvellement de l’état d’urgence sanitaire et qui coïncide avec la réunion du Conseil de gouvernement.

Les premières réflexions à l’étude

Les premières réflexions, encore en discussion, portent, d’après nos informations, sur le niveau de risque des pays de provenance, le pass vaccinal, la quarantaine, et les tests PCR.

En cas de réouverture des frontières, les mesures à mettre en place dépendront essentiellement du pays de provenance. Ceux-ci devraient être regroupés en deux catégories : des pays situés en zone verte sur le plan épidémiologique, dont la situation sanitaire est similaire à celle du Maroc, et des pays situés en zone rouge, tels que l’Inde, où ceux marqués par l’apparition de nouveaux variants.

Pour les touristes ou MRE arrivant de la zone verte, la quarantaine ne devrait pas, à priori, être obligatoire. La présentation d’un pass vaccinal serait nécessaire, ainsi qu’un test PCR négatif de 48h. Un examen à l’entrée du territoire est encore à l’étude, d’autant plus qu’une personne vaccinée peut être porteuse du virus. « On pourrait bien mettre en place des tests rapides à l’entrée des aéroports et des ports, mais si on a par exemple 5 avions qui arrivent en même temps, la réalisation de ces tests est, techniquement, impossible ». Sur ce point se posent encore les questions relatives à la capacité de testing du Royaume, ainsi que les moyens matériels, humains et logistiques nécessaires pour maîtriser l’opération.

Pour ceux arrivant des zones rouges, une quarantaine d’une dizaine de jours devrait être exigée, comme c’est le cas dans plusieurs pays étrangers. L’entrée au Maroc serait également conditionnée par un test PCR négatif de 48h, et un pass vaccinal. Sur ce volet aussi, l’aspect technique pose problème. Actuellement 6 hôtels à Casablanca sont dédiés à la quarantaine, dans le cadre du retour des Marocains bloqués à l’étranger. Ce nombre devrait être revu à la hausse. Par ailleurs, le séjour dans ces hôtels sera-t-il à la charge des touristes ou des autorités marocaines ? Les touristes, qui viennent généralement pour une semaine voire quinze jours, accepteront-ils de rester enfermés durant une dizaine de jours dans une chambre d’hôtel ?

La quarantaine pose donc un problème pratique. Scientifiquement elle se justifie, mais s’avère lourde d’un point de vue organisationnel.

Ces réflexions sont discutées depuis un certain moment. L’aspect technique des choses n’est pas encore bien ficelé, notamment la définition du niveau de risque pour les différents pays (pour les classer en zones rouge et verte), l’identification du pass vaccinal qui sera accepté, la logistique à dérouler, au niveau des aéroports et des ports marocains et les moyens humains et matériels à mettre en place….

Le personnel hôtelier devrait se faire vacciner

D’après une source du Comité scientifique, plusieurs facteurs favorisent la réouverture des frontières, dont le principal est l’avancement de la campagne de vaccination au Maroc. Plus de 27% de la population ciblée ont actuellement été vaccinés.

Le Maroc a aussi réussi sa première étape vaccinale en protégeant les personnes âgées de plus de 60 ans et celles vulnérables, qu’on ne retrouve plus dans les soins intensifs. Les décès sont également en baisse. Notre source appelle d’ailleurs les quelques personnes de ces deux catégories, qui ont échappé à la vaccination, à se faire vacciner.

Autre élément important: les ministères de la Santé et de l’Intérieur ont réussi à éviter la propagation des nouveaux variants, notamment grâce au verrouillage des frontières et du suivi des cas contacts.

En préparation à la période estivale, « le Royaume devrait entamer la vaccination de la population âgée de 30 ans et plus, pour pouvoir à nouveau promouvoir le tourisme ».

Mohamed Saouti, président de l’Association de l’industrie hôtelière de Casablanca-Settat confirme. Il estime même qu’il faut atteindre la population à partir de 19 ans. « Le personnel hôtelier ne se compose pas seulement des gens âgés de 40 ans et plus. Nous avons des personnes âgées de 19 ans, 20 ans et 22 ans dans les hôtels. Si celles-ci seront appelées à être en service à l’arrivée des touristes, elles doivent être protégées ».

Un confinement strict au niveau des hôtels de quarantaine

Depuis le 8 mai dernier, les Marocains bloqués à l’étranger sont autorisés à rentrer au Maroc, sous des conditions strictes, notamment une quarantaine de 10 jours au niveau de six hôtels désignés à cet effet à Casablanca, à leurs propres frais. La présentation d’une quittance de paiement dans l’une de ces structures, ainsi qu’un test PCR négatif de 48h  et l’autorisation de sortie du territoire national marocain délivrée par le ministère de l’Intérieur, doivent être présentés à l’enregistrement pour le vol.

M. Saouti nous confie que « cette opération a démarré par le biais du ministère de l’Intérieur, qui voulait que les Marocains résidant au Maroc, partis à l’étranger munis d’une autorisation spéciale, et restés bloqués, suite à la fermeture des frontières, soient rapatriés ».

« L’intérieur en a informé la Wilaya de Casablanca pour sélectionner 5 à 6 hôtels entre 3 et 4 étoiles, afin d’héberger ces personnes, qui devaient se prendre en charge elles-mêmes ».

Six hôtels ont été choisis « en pension complète », avec une priorisation de ceux proches de l’aéroport de Casablanca.

Les autorités leur donnent ainsi le choix entre les six hôtels. Une fois porté sur l’un d’eux, « le client doit entrer en contact avec l’hôtel en question, payer son séjour directement, ou via booking ». Le justificatif de paiement est obligatoire pour retourner au Maroc, « pour que les autorités s’assurent que ces personnes effectueront bien leur confinement à l’hôtel », avant de rentrer chez eux.

« A leur arrivée à l’aéroport de Casablanca, ces Marocains sont attendus par les autorités locales, et escortés aux hôtels où ils seront logés » durant une dizaine de jours.  « Ils ne peuvent ni sortir de leur chambre, ni de l’hôtel ». L’opération se poursuit toujours, avec les mêmes conditions. 

Il s’agit probablement de la même procédure qui sera exigée aux touristes arrivant des pays situés en zone rouge.

Les hôteliers bien préparés à la saison estivale

Les acteurs du secteur qui agonise, attendent impatiemment l’ouverture des frontières, d’autant plus que le tourisme interne ne représente que 30% de leur activité. « Le secteur ne pourra se relever que lorsque l’aérien sera débloqué. On ne parle pas seulement des vols spéciaux, mais des vols réguliers », conclut notre source.

Différentes sources sondées par nos soins se disent préparées à recevoir les touristes étrangers. « Tous les hôtels sont conformes au référentiel mis en place par le ministère du Tourisme pour recevoir la clientèle », nous confie un représentant de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière.

Prolongation de l’état d’urgence sanitaire au Maroc jusqu’au 10 juillet

medias24.com – 03/06/2021

Le gouvernement a décidé de prolonger l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 10 juillet 2021.

A l’heure où nous mettons en ligne, on ignore si cette décision sera accompagnée d’un nouvel allègement des restrictions.

En effet, ce maintien de l’état d’urgence sanitaire ne signifie ni durcissement, ni maintien ni allègement des restrictions. L’état d’urgence sanitaire étant un cadre légal qui permet à l’Etat de prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour lutter contre la pandémie.

Opérateurs économiques et touristiques s’attendaient à une « bonne annonce » de la part du gouvernement notamment quant à l’ouverture des frontières.

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