Archives de juin 14th, 2021

Vers la création d’une task-force dédiée à l’économie bleue ?

par Oussama ABAOUSS – lopinion.ma – 13/06/2021

Le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a mis en avant la nécessité de développer une économie bleue au niveau national.

Vers la création d’une task-force dédiée à l’économie bleue ?

Célébrée ce 8 juin, la Journée internationale des océans dans son édition 2021 souligne l’importance cruciale de l’océan en tant que source de vie et de moyens de subsistance. Pour le Royaume, cette thématique est d’autant plus à propos qu’elle intervient dans un contexte où notre pays a enfin fixé un nouveau cap stratégique matérialisé par le tant attendu Nouveau Modèle de Développement. Dans cette feuille de route, le potentiel maritime du Maroc est évoqué à travers le prisme d’une filière parmi les plus porteuses : l’économie bleue. « Avec plus de 3500 kilomètres de littoral, le Maroc possède un atout évident pour le développement d’une économie bleue dynamique et prospère, à travers une valorisation plus avancée des ressources halieutiques, le développement d’une industrie navale et la pleine exploitation des possibilités exceptionnelles offertes par le port de Tanger Med », peut-on lire dans l’annexe 2 du « Recueil des notes thématiques, des paris et projets du Nouveau Modèle de Développement ».

Des atouts et des faiblesses

Dépeignant un « potentiel de développement qui demeure faiblement mobilisé, malgré des stratégies sectorielles dédiées », la Commission pointe également plusieurs menaces qui pourraient entraver le développent d’une filière d’économie bleue. « Le littoral du pays est menacé et l’érosion côtière s’accentue avec la concentration des activités touristiques, portuaires et halieutiques. La surexploitation, souvent clandestine, des sables vient ajouter à la fragilité du littoral. Cette dégradation des zones côtières est largement sous-estimée. Le non-respect des dispositions de la Loi 81-12 relative au littoral et au domaine public maritime affecte la sécurité du littoral », constate la Commission qui, pourtant, insiste sur l’importance de saisir les opportunités offertes par le potentiel maritime, dans « les secteurs économiques traditionnels tels que la pêche, le tourisme et les activités portuaires » mais également dans de « nouveaux secteurs à fort potentiel (aquaculture, algoculture, bioproduits marins, construction navale ou encore énergies marines renouvelables…) ».

Le rôle du secteur privé

Évoquant la filière de l’aquaculture « qui mérite une forte impulsion pour réaliser les objectifs qui lui ont été impartis dans le plan Halieutis », le Nouveau Modèle de Développement recommande la mise en oeuvre d’un plan dédié à ce secteur en plus de mesures incitatives pour faciliter l’accès aux intrants aquacoles et accompagner les investisseurs par un appui technique et financier approprié en liaison avec des objectifs précis d’investissement, de transfert et de développement de savoir-faire. « La mobilisation pleine et entière du potentiel de l’économie bleue requiert l’accélération de la mise en oeuvre des schémas de développement des neuf régions littorales du Maroc. Ces derniers serviront de levier au développement de « clusters côtiers » pour attirer des investissements orientés vers des activités créatrices de richesses et soucieuses de la préservation des littoraux », ajoute la Commission.

Création d’une task-force

À l’instar d’autres « filières à l’intersection de plusieurs secteurs », l’économie bleue est classée par le NMD parmi les chantiers dans lesquels « les interventions publiques doivent encourager les opérateurs privés à s’orienter vers de nouvelles activités porteuses de modernisation, de diversification, de montée en gamme et d’internationalisation ».

À cet effet, le NMD recommande la mise en place de task-forces sectorielles mandatées au plus haut niveau pour réaliser des ambitions ciblées. Afin d’amorcer le processus dans le cadre d’une phase pilote, il est proposé de mandater un nombre limité de task-forces portant sur des secteurs à fort potentiel qui restent insuffisamment exploités. En plus de l’économie bleue, la Commission cite l’exemple du tourisme, de l’offshoring à forte valeur ajoutée, la logistique, l’énergie, le numérique, la mobilité durable ou encore l’économie sociale. « Ces task-forces doivent inclure des représentants des sphères publiques et privées, avec pour mission de lever les contraintes qui entravent l’essor d’un secteur identifié à fort potentiel », conclut la Commission.

3 questions à Nibani Houcine, enseignant à la FST d’Al-Hoceima

Vers la création d’une task-force dédiée à l’économie bleue ?

Enseignant de gestion intégrée des zones côtières à la Faculté des Sciences et Techniques d’Al-Hoceima, Houcine Nibani répond à nos questions sur les enjeux de l’économie bleue au Maroc.

– Quels sont, selon vous, les préalables nécessaires au développement d’une économie bleue au Maroc ?

– L’enjeu majeur est de faire de cette économie bleue une filière durable et soutenable. Le point de départ est celui de la connaissance et de la cartographie des écosystèmes marins du Royaume qui sont encore mal connus. Il est indispensable d’investir massivement dans la recherche scientifique marine et dans les nouvelles technologies afin que l’on puisse avoir une idée réelle de la complexité, des vulnérabilités et des atouts de nos écosystèmes marins ainsi que de leurs tendances d’évolution. Établir une cartographie des écosystèmes marins nous permettra aussi de savoir comment et où installer les différentes filières, puis d’en faire le suivi environnemental pour veiller à la durabilité des activités et ainsi éviter des impacts négatifs potentiels.

– Le Maroc héberge-t-il des aires marines protégées dont le rôle et de sauvegarder des écosystèmes fragiles ?

– Un des « objectifs d’Aichi » incite les pays-signataires (dont fait partie le Maroc) à créer des aires protégées, marines et terrestres, dans au moins 10% de leurs territoires. Actuellement, les aires marines qui existent au Maroc sont au nombre de trois. Elles sont de petites tailles puisqu’elles constituent des zones de prolongement de parcs nationaux terrestres (Souss-Massa, Al-Hoceima, Khenifiss). Ces superficies marines protégées ne représentent pas grand chose si l’on tient compte du vaste territoire marin marocain.

– Est-ce que le Maroc gagnerait à établir plus d’aires marines protégées ?

– Bien évidemment. Mais pour ce faire, il est nécessaire de connaître les zones et écosystèmes marins qui doivent être protégés et cela ne peut avoir lieu sans la recherche et la prospection scientifique que j’ai précédemment évoquées. Tant qu’on n’a pas cartographié le milieu marin, on ne pourra pas protéger les écosystèmes vulnérables ou remarquables, car on ne les connaît pas. En attendant, ils resteront exposés à des menaces « invisibles et silencieuses », notamment celles liées à des activités de pêche intensive menées par des partenaires du Royaume.

Covid-19 : 270 nouveaux cas et 168 guérisons en 24 heures

lematin.ma – 13/06/2021

Covid-19: 270 nouveaux cas et 168 guérisons en 24 heures

Un total de 270 nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus et 168 guérisons ont été enregistrés au Maroc au cours des dernières 24 heures, a indiqué dimanche le ministère de la Santé.
Le nombre de personnes ayant reçu la première dose du vaccin a atteint 9.363.220 tandis que les personnes complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) ont dépassé la barre des 7 millions (7.094.691), a souligné le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19.

Les nouveaux cas d’infection portent à 523.890 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars 2020. Le nombre des personnes rétablies est passé à 511.126, soit un taux de guérison de 97,6%.
Quant au nombre total des décès, il est passé à 9.211 avec 4 nouveaux décès enregistrés dans les régions de Casablanca-Settat (2), Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra (1).

Les nouveaux cas de contamination ont été recensés dans les régions de Casablanca-Settat (104),
Marrakech-Safi (47),
Rabat-Salé-Kénitra (37),
Souss-Massa (25),
Dakhla-Oued Eddahab (14)
Tanger-Tétouan-Al Hoceima (14),
Laâyoune-Sakia El Hamra (10),
Fès-Meknès (7),
Daraâ-Tafilalet (5),
l’Oriental (5)
Béni Mellal-Khénifra (2).

Les cas actifs sont au nombre de 3.553, tandis que les cas sévères ou critiques ont atteint 211, dont 3 placés sous intubation et 103 sous ventilation non invasive.

Déploiement d’un hôpital médicochirurgical de campagne près de Tafraout

lematin.ma – 13/06/2021

Déploiement d’un hôpital médicochirurgical  de campagne près de Tafraout

Au titre des activités parallèles à vocation humanitaire de l’exercice combiné maroco-américain «African Lion 2021», qui se tient sur Hautes Instructions de S.M. le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’État-Major général des Forces Armées Royales (FAR), un hôpital médicochirurgical de campagne a été déployé au niveau de la commune d’Amlen près de Tafraout (province de Tiznit).
Mobilisant des équipes médicales constituées de médecins et d’infirmiers des FAR et de l’Armée américaine, cet hôpital prodigue des prestations médicales et chirurgicales au profit des populations locales de la région.

Dans une déclaration à la MAP, le colonel Salah Azzarraa, chef de détachement du personnel des FAR à l’hôpital de campagne d’Amlen, a indiqué que cette action qui se poursuivra jusqu’au 18 juin mobilise un staff technique spécialisé et d’importants moyens logistiques, notant que cet hôpital comprend un bloc opératoire et un laboratoire d’analyses médicales, ainsi qu’une unité numérique de radiographie et d’échographie outre une unité de stérilisation médicale.
Avec une capacité de 30 lits, cet hôpital de campagne doté d’un staff médical multidisciplinaire composé de 44 médecins et 51 infirmiers assure, dans le strict respect des mesures anti-coronavirus, des prestations dans plusieurs spécialités, dont la chirurgie générale, la gynécologie, la pédiatrie, l’ophtalmologie, l’otorhinolaryngologie la médecine ORL et la médecine dentaire, a ajouté le colonel Azzarraa, soulignant que les médicaments sont offerts gratuitement aux patients ainsi que des lunettes de correction.

Opérationnel depuis le 7 juin, cet hôpital a fourni jusqu’à présent 10.000 prestations au profit de 3.000 patients.
Pour sa part, Nikole Ligeza, sergent-chef à l’Armée américaine, a affirmé que «nous travaillons avec les Marocains dans cette mission humanitaire. Nous travaillons surtout avec les femmes et les enfants pour leur fournir une médecine éducative afin de garantir une vie saine».
«Nous sommes très fiers de la coopération avec l’Armée marocaine», a-t-elle ajouté.
Le 17e exercice combiné maroco-américain «African Lion 2021» se poursuivra jusqu’au 18 juin 2021 dans les régions d’Agadir, Tifnit, Tan-Tan, Mehbes, Tafraout, Benguérir et Kénitra, impliquant de milliers de miliaires multinationaux et un nombre très important de matériels terrestre, aérien et maritime.
En plus des États-Unis d’Amérique et du Royaume du Maroc, cet exercice connaît la participation de la Grande-Bretagne, du Brésil, du Canada, de la Tunisie, du Sénégal, des Pays-Bas, de l’Italie ainsi que de l’Alliance atlantique, en plus d’observateurs militaires d’une trentaine de pays représentant l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. 

David Greene : Les États-Unis et le Maroc en mesure de s’entraider pour davantage de sûreté et de prospérité

Les États-Unis et le Maroc sont en mesure de s’aider mutuellement pour la réalisation de davantage de succès, de sûreté et de prospérité, a affirmé, mercredi à Rabat, le chargé d’affaires à l’ambassade américaine au Maroc, David Greene. «Aujourd’hui, nous célébrons nos liens culturels, mais à tous les égards – économiques, diplomatiques et militaires –, nous sommes vraiment en mesure de nous aider mutuellement pour apporter davantage de succès, de sûreté et de prospérité à nos deux pays, et ce faisant, aider toute la région», a indiqué M. Greene dans une déclaration à M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, à l’ouverture officielle de l’exposition «De voix et de pierre, 200 ans d’Histoire au bâtiment de la Légation américaine et au Maroc». Les États-Unis et le Maroc se sont soutenus en tant qu’alliés et amis depuis plus de 200 ans, a indiqué le diplomate, revenant sur le cheminement des relations bilatérales depuis la reconnaissance de l’indépendance des États-Unis par le Maroc en 1777. M. Greene a, dans ce cadre, rappelé que le Royaume a été le premier pays à reconnaître les États-Unis, précisant que Washington et Rabat n’ont jamais eu de cesse de coopérer dans les différents domaines, notamment diplomatique, économique et culturel. «Les États-Unis ont toujours été aux côtés du Maroc dans sa quête de l’indépendance après la Seconde Guerre mondiale. Ces relations se sont aussi renforcées et approfondies», a-t-il poursuivi, soulignant au passage «l’histoire partagée» du Maroc et des États-Unis pendant la Deuxième Guerre mondiale et la guerre froide. Il a, dans ce sillage, indiqué qu’avec l’organisation dans le Royaume de l’exercice combiné maroco-américain «African Lion 2021», le plus large exercice du Commandement des États-Unis pour l’Afrique sur le continent, «le partenariat entre les deux pays embrasse tous les domaines possibles, devenant ainsi plus dense et plus solide». 

Un beau parcours à faire : Agadir, Aït Baha, Tafraout, Aït Mansour, Col du Kerdous, Tiznit, Agadir

Départ tôt, hier matin, pour ne pas avoir à se presser, en direction de Tafraout, en passant par Biougra et Aït Baha.

Après avoir traversé les Aït Baha, passage près de la retenue du barrage Ahl Souss (inauguré en 2004) où un troupeau de dromadaires est en train de « faire le plein »

Nous continuons par la route du bas (celle qui suit l’Assif Izig) que nous trouvons plus pittoresque et nous arrivons à Tafraout à l’heure du déjeuner.

Nous nous arrêtons au restaurant de l’Espace Tifawine, très bien, et pas cher du tout !

Hotel Espace Tifawine, Souss-Massa (+212 661-927198)

Et après déjeuner, on reprend la route vers les gorges d’Aït Mansour, en passant près du « Chapeau de Napoléon »

La route grimpe ensuite dans de très beaux paysages presque désertiques,

et, juste avant l’entrée dans les gorges, la vallée de l’oued est humide et la végétation s’y trouve à l’aise, avec de très beaux lauriers roses :

Après quelques kilomètres et après le passage dans les gorges,

on entre dans l’oasis, un endroit merveilleux qui, malheureusement souffre régulièrement d’incendies.

D’importants travaux de nettoyage sont en cours, ainsi que la mise en état du lit de l’oued, mais, heureusement, le site reste magnifique :

A la sortie de l’oasis, le village presque complètement abandonné de Gdourt dont toutes les maisons sont en pisé et tombent en ruines :

Sur la route qui rejoint Tiznit, entre Aït Mansour et le col du Kerdous, on voit cet étonnant paysage de sillons creusés par l’érosion :

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