Archives de juin 21st, 2021

Covid-19/Maroc : 288 nouvelles infections, 299 rémissions et 1 décès ce dimanche

lematin.ma – 20/06/2021

Covid-19/Maroc: 288 nouvelles infections, 299 rémissions et 1 décès ce dimanche

Le ministère de la Santé a annoncé ce dimanche 288 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 526.651 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1447,5 pour 100.000 habitants (0,8 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 9.375.240 personnes alors que 8.118.841 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 107 cas, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 56 nouveaux cas. Marrakech-Safi et Souss-Massa occupent la 3et la 4e position avec respectivement 51 et 26 nouveaux cas alors que la région de Dakhla-Oued Eddahab ferme le Top 5 avec 16 nouvelles infections. Par contre, aucun cas n’a été recensé dans les régions de Beni Mellal-Khénifra et Guelmim-Oued Noun au cours des dernières 24 heures.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (94 cas), Marrakech (44 cas), Rabat (17 cas), Oued Eddahab (16 cas) et Agadir-Ida Outanane (15 cas).

Le ministère a également dénombré 299 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,5%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 513.681 cas.

Dans le même intervalle, 1 personne a perdu la vie à Fès des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.237 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,8%.

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 9.017 portant ainsi à 6.187.109 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 3.732 personnes, dont 202 cas sévères ou critiques (soit 11 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 5 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 288 nouveaux cas par régions et provinces :

  • 107 cas à Casablanca-Settat : 94 à Casablanca, 6 à Mohammedia, 4 à El Jadida et 3 à Nouaceur
  • 56 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 17 à Rabat, 12 à Kénitra, 10 à Salé, 10 à Skhirat-Témara, 4 à Khémisset et 3 à Sidi Kacem.
  • 51 cas à Marrakech-Safi : 44 à Marrakech, 3 à El Kelâa Des Sraghna, 3 à Rhamna et 1 à Youssoufia.
  • 26 cas à Souss-Massa : 15 à Agadir-Ida Outanane, 10 à Inzegane-Aït Melloul et 1 à Chtouka-Aït Baha.
  • 16 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La Totalité à Oued Eddahab.
  • 12 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 10 à Tanger-Asilah, 1 à M’Diq-Fnideq et 1 à Tétouan.
  • 8 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : La Totalité à Laâyoune.
  • 6 cas à Fès-Meknès : 4 à Fès, 1 à Taza et 1 à Boulemane.
  • 5 cas à Drâa-Tafilalet : 3 à Midelt et 2 à Errachidia.
  • 1 cas dans L’Oriental : à Guercif.

Comment une start-up marocaine investit dans l’éco-extraction des plantes aromatiques et médicinales bio

par Malika Alami – lavieeco.com – 20/06/2021

Plantes Aromatiques Mustapha Danouane

•  »SAVE THE FOREST » EST LE PROJET QUE DÉVELOPPE MUSTAPHA DANOUANE, UN INGÉNIEUR ET ANCIEN MRE, À TRAVERS SA TPE ECOQUALITY INCUBÉE À LA CITÉ D’INNOVATION DU SOUSS MASSA.
• SON MODÈLE REPOSE SUR LA MISE EN PLACE D’UNE AGRÉGATION DE PETITS AGRICULTEURS ET D’UN PAIEMENT POUR LES SERVICES ÉCOSYSTÉMIQUES.
• IL S’AGIT DE METTRE FIN À L’ARRACHAGE DES PLANTES AROMATIQUES ET MÉDICINALES POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LEUR CULTURE ET LEUR CUEILLETTE AVEC DES MÉTHODES VERTES.

La demande des plantes aromatiques et médicinales bio évolue de 10 à 15% par an. A l’échelle internationale, la filière des plantes aromatiques représente 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires avec 6% d’évolution par an. Celle des huiles essentielles génère pour sa part 9,5 milliards de dollars par an et un développement qui devrait évoluer de 14% d’ici 2026.
Au Maroc les espèces aromatiques et médicinales sont estimées à 500, voire 600 espèces dont un grand nombre sont endémiques. Le Royaume dispose, par ailleurs, d’un savoir-faire ancestral qui a été préservé depuis des siècles pour l’extraction des arômes destinés à la parfumerie et la médication par les plantes.
En matière d’export des plantes aromatiques et médicinales, le Maroc est classé 12e à l’échelle mondiale avec 52 000 tonnes de plantes et 5 000 tonnes d’huiles dont la majorité est exportée en vrac. Près de 100 espèces sont ainsi exportées sous formes de plantes séchées pour les besoins d’herboristeries et aromates alimentaires. Plus d’une vingtaine d’espèces sont exploitées pour la production d’huiles essentielles ou d’autres extraits aromatiques dédiés essentiellement à l’industrie de parfumerie et cosmétique, ainsi que pour la formulation des arômes et la préparation des produits d’hygiène.
L’activité relève cependant quasi exclusivement de la cueillette sauvage qui représente 98% des volumes commercialisés. Aussi, la filière se caractérise par une surexploitation et dégradation des ressources naturelles en raison de l’arrachage. Elle est aussi marquée par la faible organisation des agriculteurs et un impact économique limité sur cette catégorie socioprofessionnelle. Pourtant, ce commerce est à fort potentiel, ces produits étant utilisés dans plusieurs industries dont l’agroalimentaire, la pharmaceutique, le cosmétique, l’aromathérapie et la parfumerie notamment. Les consommateurs recherchant de plus en plus des produits composés d’intrants naturels.
C’est notamment le fort potentiel à développer de cette filière qui a poussé Mustapha Danouane, un ingénieur, lauréat de l’école des ingénieurs de Kaiserslautern en Allemagne, à s’intéresser à cette filière. Ancien MRE, l’entrepreneur est de retour au pays depuis 2011. Expert en agriculture biologique et développement durable, l’investisseur n’a pas chômé depuis son retour au Maroc. Il est le président de l’association régionale des producteurs du bio dans la zone Sud. Il est aussi producteur exportateur de fruits et légumes, ainsi que de plantes aromatiques et médicinales biologiques depuis 2012. Depuis 2020, il développe le projet Save the Forest pour une éco-extraction des plantes, notamment du thym endémique de la région Souss Massa. C’est dans ce sens que l’ingénieur a créé il y a un an sa start-up Ecoquality Maroc. Une jeune pousse incubée dans la cité d’innovation Souss Massa à Agadir depuis février 2021. L’éco-extraction des plantes aromatiques et médicinales endémiques avec des méthodes vertes est le cœur de son activité. «Il s’agit de répondre aux problèmes qui freinent le développement de la filière. La transformation des plantes aromatiques et médicinales se fait à l’étranger (Europe, USA) avant leur commercialisation aux différents industriels. Aucune valorisation n’est réalisée localement. Il y a aussi les méthodes conventionnelles d’exploitation des cultures qui engendrent des retombées négatives sur l’environnement», expose l’ingénieur. Sa start-up qui se veut à fort impact social et environnemental vise à encourager les petits agriculteurs à cultiver les plantes aromatiques et médicinales et éviter l’arrachage spontané. Son engagement incitatif est de payer les cultivateurs 50% plus cher que les prix du marché. Sur le plan organisationnel, son modèle s’appuie sur la mise en place d’une agrégation de petits agriculteurs et d’un paiement pour les services écosystémiques (PSE). «C’est à la fois un outil d’amélioration des revenus et un vecteur de création d’emplois dans le monde rural. Nous prévoyons la création de 6 postes permanents par hectare. C’est aussi un outil de préservation de l’environnement grâce à un paiement qui va être réinvesti pour la régénération des écosystèmes naturels», explique M. Danouane.
Pour l’heure la start-up a investi pour donner l’exemple dans un terrain agricole dans la province de Chtouka Ait Baha dans la commune de Belfaa pour produire des plantes aromatiques. «Nous sommes en train de développer des méthodes d’extraction innovantes avec le laboratoire de notre incubateur Cité de l’innovation Souss-Massa», indique dans ce contexte l’expert en agriculture.

Une menace pour l’industrie locale : Le business de la friperie ne connaît pas la crise

par Malika Alami – lavieeco.com – 20/06/2021

Friperie A

• LE COMMERCE ET L’IMPORTATION DU VÊTEMENT D’OCCASION DE PLUS EN PLUS IMPORTANT.
• MARCHÉ DE PROXIMITÉ ET VENTE EN LIGNE DOPENT L’ACTIVITÉ AU DÉTRIMENT DU MADE IN MOROCCO.

Production à l’arrêt, fermeture de magasins, l’industrie de textile n’a pas échappé aux retombées de la crise sanitaire. Partout cependant, la friperie ou les vêtements et articles de prêt-à-porter de seconde main continuent à être très prisés. On peut même dire que ce marché est en pleine croissance, porté aujourd’hui par la vente en ligne qui apporte une nouvelle dimension à ce commerce. Dans ce contexte de crise économique, il permet aussi aux ménages marocains d’alléger leurs budgets et de s’habiller à petits prix.
Dans le grand Souk Al Had d’Agadir, même au plus fort de son chantier de réaménagement, les ventes de la friperie, communément appelé Joutéya ou l’bale, n’ont pas ralenti. Les lieux enregistrent tous les jours une grande affluence et drainent toutes les classes sociales qui y trouvent les grandes marques du prêt-à-porter à des prix défiants toute concurrence. Même les visiteurs de la ville y viennent pour chiner et fouiller dans des montagnes de vêtements et de souliers. Ce mardi là, Lahcen, un commerçant des lieux, a exposé pêle-mêle un gros arrivage de maillots de bains au prix de 50 DH l’article. C’est la saison, et il ne faudra pas plus d’une journée pour que cette montagne soit considérablement réduite. Aussi, pas de marchandage toléré, les prix sont fixes.
Dans le grand Souk d’Agadir, la friperie compterait près d’un tiers des commerçants du marché. Ils sont nombreux originaires d’autres villes du Maroc à s’être installés dans la capitale du Souss pour y développer ce commerce. Lahcen est lui-même originaire de la région de Casablanca. A Agadir comme ailleurs, les commerçants de friperie qui se sont multipliés en nombre sont aujourd’hui des concurrents redoutables des commerces et fabriques du neuf.
Mais d’où viennent tous les articles des friperies ? Les détaillants disent ne pas véritablement connaître les circuits d’approvisionnement des grossistes. Ils avancent se fournir notamment à Nador. Plaque tournante de ce commerce, cette ville est approvisionnée de l’étranger. Mais les importations de friperies par des grossistes dans le Nord et notamment les ventes en l’état sur le marché local du détail asphyxient l’industrie du textile. La friperie constitue une véritable menace au made in Morocco mais aussi au commerce du neuf. 30% de la friperie importée seraient autorisés à la vente sur le marché local. Le volume de vêtements d’occasion qui est introduit dans le marché national est de plus en plus important. Aussi, les textiliens réclament-ils l’interdiction de la vente des vêtements d’occasion en état et que les volumes importés soient transformés avant d’être réexportés. Le commerce de la friperie n’est tout de même pas facile. Les arrivages ne contiennent pas toujours des vêtements en bon état. «Il y a des risques à prendre», déclare Lahcen.

Tourisme : Agadir devrait battre un record cet été

par Yassine Saber – leseco.ma – 21/06/2021

Au niveau de la première station balnéaire, le rythme des ouvertures des établissements hôteliers se poursuit à un rythme soutenu à l’approche de la période estivale marquée par l’affluence des nationaux. Les professionnels du tourisme sont optimistes. Les carnets de commande commencent à se remplir.

Dispositif aérien exceptionnel dédié aux MRE et aux touristes étrangers, assouplissement des restrictions sanitaires et ouverture des plages…toutes les conditions sont réunies pour que la prochaine saison estivale soit synonyme de la reprise tant espérée par les professionnels. À Agadir, première station balnéaire du pays, le rythme des ouvertures des établissements hôteliers se poursuit à un rythme soutenu à l’approche des vacances. Sur 103 unités touristiques que compte la destination y compris à la station de Taghazout Bay, 68 établissements touristiques sont actuellement en activité contre 61 au mois de mai. En revanche, 35 hôtels sont encore fermés contre 41 unités en comparaison avec la même période précitée.

De ce fait, 61 % de la capacité litière estimée à plus de 33.743 lits est actuellement opérationnelle. Elle sera renforcée en juillet par l’ouverture d’autres établissements, entre autres, le Robinson Club d’Agadir du groupe touristique TUI. L’inauguration est prévue le 1er juillet. À cela s’ajoute, l’hôtel RIU Tikida Palace et RIU Tikida Beach en front de mer et l’hôtel Royal Decameron Tafoukt ainsi que l’hôtel les Jardins d’Agadir. Toutefois, le Sofitel Royal Bay et le Club Med sont définitivement fermés et concernant l’hôtel Palais des Roses, il n’y a aucune visibilité (cf:ww.leseco.ma).

Les voyants dans le vert
«S’il est encore tôt pour se prononcer sur les réservations pour les mois de juillet et août, on peut déjà dire que la prochaine saison estivale sera meilleure qu’en 2020 grâce à la reprise de la demande touristique. On s’attend à un intérêt des nationaux et on espère aussi accueillir des touristes étrangers», explique Salah Eddine Benhamane, directeur général de la Région sud de la chaîne Atlas Hospitality. Une chose est sûre, le pic sera atteint après la fête de Aïd Al Adha, c’est-à-dire à partir de la dernière semaine de juillet et au cours du mois d’août. Les congés connaîtront à la fois une concentration et une convergence de séjours touristiques.

«Les signaux de la reprise sont visibles. Bien que l’avant-saison débute progressivement, l’engouement pour la destination est ressenti par les professionnels surtout de la part des nationaux et des MRE» précise Najia Ounasser, présidente de l’Association de l’industrie hôtelière Agadir (AIHA).

Cette avant saison est déjà marquée par le taux de remplissage enregistré dans certains hôtels grâce à l’exercice combiné maroco-américain «African Lion 2021» lancé le 7 juin 2021, avec un impact positif sur les activités annexes, notamment la restauration et les loisirs.

La destination table sur le touriste local
Étant donné que la saison estivale est marquée essentiellement par l’affluence des nationaux, les établissements classés situés au nord d’Agadir, notamment à Taghazout et Imi Ouddar, feront certainement le plein. En effet, la clientèle qui avait pour habitude d’aller dans le sud de l’Espagne devrait privilégier Taghazout Bay.

D’ailleurs, la station balnéaire du plan Biladi «Lunja Village» à Immi Ouddar est très prisée. «Le complexe devrait enregistrer durant cet été une excellente saison puisque la de fin juillet à mi-août est bouclée», affirme Abarrahim Oummani, vice-président de Continental Bay, société de gestion du Lunja Village. Et ce n’est pas hasard que ce produit touristique doté d’une capacité de 2.400 lits satisfait les attentes la clientèle nationale, notamment familiale.

La station est déjà adaptée au segment national à travers son rapport qualité prix, mais aussi en termes d’hébergement touristique avec une offre variée et dédiée qui est constituée d’appartements et chalets en plus de suites-hôtel. Partant de ce constat, malgré les restrictions liée à la crise sanitaire, les touristes nationaux ont afflué sur la station, durant l’été 2020.

Plan Biladi : Trois stations réalisées sur 12
Par ailleurs, 14 ans après le lancement du plan Biladi au Maroc, seulement trois stations sont actuellement opérationnelles, à savoir Imi Ouaddar, Ifrance, et Mehdia. Pourtant, le plan a initialement prévu 12 villages de vacances pour le tourisme interne assorties de produits et de prix adaptés. «Au niveau de plusieurs destinations étrangères, le tourisme national constitue au moins la moitié des flux touristiques en termes de nuitées et arrivées touristiques, ce qui minimise les chocs extérieurs en cas de crise», explique Abarrahim Oummani qui gère aussi d’autres actifs hôteliers à Marrakech, Ifrane, Khénifra et Casablanca. Par ailleurs, la station «Lunja Village» à Immi Ouddar a été l’une des rares stations épargnées par la crise en raison de son positionnement sur le marché national.

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