Evasion : à la découverte d’Agadir et de sa région


notretemps.com – 28/06/2021

Evasion: à la découverte d'Agadir et de sa région

Entre les sables sahariens et les houles atlantiques, Agadir et sa région invitent aux escapades au cœur de la civilisation berbère. En route vers le Sud marocain, ses paysages envoûtants et ses trésors cachés.

• Agadir, la porte du grand Sud 

« Balak balak! » Aux cris de leur maître, les ânes tirant les charrettes avancent à grand-peine dans les étroites allées du souk el Had. Agadirois en sweat-shirt ou djellabah, Agadiroises en jean ou enveloppées d’un haïk, une foule bigarrée déambule dans le marché aux 3 000 échoppes… Tous les jours, sauf le lundi, le « marché du dimanche » regorge de fruits, de légumes, d’épices, de dattes des oasis proches, de miel de l’arrière-pays, de poissons de l’océan. Les amateurs d’artisanat y dénichent aussi des bijoux et tapis berbères, presque aussi beaux que ceux exposés au musée de la culture Amazigh.

La capitale du Sud marocain n’en finit pas de grandir. Depuis la casbah du XVIe siècle dominant la ville, l’œil balaie une forêt de cubes blancs neufs et d’immeubles gris en construction bordant la baie. Une marina truffée de restaurants chics jouxte l’ancien port sardinier et une promenade piétonne de 5 kilomètres de long valse le long de l’océan. Sur l’avenue Mohammed-V, bars et boutiques se disputent l’ombre des orangers. Malgré un développement tentaculaire, Agadir offre toujours à ses amoureux ses eucalyptus, son bord de mer ensoleillé et sa douceur de vivre. 

• Dans les vallées d’arganiers 

Les premiers arganiers dressent leurs branches épineuses dès la sortie d’Agadir, sur la route d’Azrarag. Des forêts éparses de cet arbre endémique tapissent les flancs de l’Atlas et les ondulations des plateaux pierreux. La réserve de biosphère de l’arganier, établie par l’Unesco en 1998, compte près de 24 millions d’arbres sur un triangle de 500 kilomètres de long, d’Essaouira au grand Sud d’Agadir.

Rustique, le tronc tanné comme un vieux reptile, l’arbre pousse dans les cailloux. Trois litres d’eau par an lui su sent pour se couvrir de noix. Les femmes sont traditionnellement chargées de les ramasser, de recueillir et concasser les amandons contenus dans les noyaux. L’huile d’argan, délicieuse en cuisine et appréciée en cosmétique, en sera extraite après un long processus. De nombreuses coopératives féminines s’ouvrent à la visite, par exemple à Tighanimine ou dans le village de Tamait. Là, les mains couvertes de henné, Afafe Daoud fait goûter l’huile, le miel et le amlou, qui mêle les deux à de la pâte d’amande. 

• Au pays des figuiers de Barbarie

Des dizaines de camping-cars venus de France empruntent chaque jour la route littorale menant à Sidi Ifni et 1000 kilomètres plus bas, à Dakhla. Première escale après Agadir, l’oasis de Tiznit. Huit kilomètres de remparts et une trentaine de tours protègent sa source miraculeuse. La N1 le poursuit ensuite au milieu des collines de terre rouge, parfois traversées par un maigre oued.

Des constructions inachevées bordent l’océan, grand voile de soie bleue ponctué de points noirs: des surfeurs aventureux. Sidi Ifni a conservé de son passé espagnol un hôtel de ville blanc et bleu et un phare. Les conducteurs se dirigeant vers Goulimine et les portes du désert aperçoivent bientôt un paysage étrange. À perte de vue, des centaines de milliers de figuiers de Barbarie arrondissent leurs raquettes, formant une résille serrée. La culture de l’opuntiacus indica donne une précieuse huile de beauté, trésor des Berbères. 

• Oued Massa, le rendez-vous des oiseaux sauvages 

Remonter l’oued Massa jusqu’à son embouchure donne d’abord l’impression d’avoir atterri sur la lune. Quelques acacias brossent fougueusement le ciel. des chèvres sauvages s’égaillent sur des pistes menant à de petits douars isolés. À 60 kilomètres d’Agadir, la réserve de l’oued Massa occupe le cœur du parc national Souss Massa. Les ornithologues du monde entier viennent admirer ses principaux habitants: une colonie d’ibis chauves au plumage noir, au long bec rouge et au crâne dégarni. Depuis une ancienne station de pompage d’eau, les amateurs ont recensé jusqu’à 257 espèces d’oiseaux en période de migration. Le soir, une promenade sur le sable durci par les débris de coquillages, lorsque s’enflamme au couchant la longue crête de l’anti-Atlas, permet d’admirer un ciel tout clouté d’étoiles. Magique! 

• De l’or vert pour la cosmétique  

Figuiers de Barbarie, arganiers… La région d’Agadir est aussi appréciée pour ses ressources botaniques, comme en témoigne Isabelle Pacchioni, naturopathe cofondatrice de la marque Puressentiel. 

– Que recherchez-vous dans le Sud marocain? 

Le Maroc est connu pour sa flore particulière dont les vertus cosmétiques inspirent aux Marocaines leurs gestes beauté. Rhassoul, khôl, eaux florales de rose ou d’oranger ou encore henné le prouvent. Certains produits sont très réputés, comme l’huile d’argan, d’autres moins; comme l’huile de graines de figues de Barbarie. 

– Quelles sont ses qualités? 

Elle est très riche en vitamine E, en stérols et en acide linoléique (à près de 60%).
Cet acide gras essentiel de la famille des oméga 6 restaure la douceur, la souplesse et la tonicité des peaux atones. Elle pénètre l’épiderme pour agir en profondeur sur le derme. Très rare, elle est obtenue par première pression à froid des pépins. Il faut 60kg de fruits pour en produire 30ml! 

• Alentours d’Agadir, le carnet pratique 

 -Se renseigner: Office de tourisme marocain: 01-42-60-6350 ; 

www.visitmorocco.com/fr 

– Quand y aller: En toutes saisons: la région d’Agadir enregistre 300 jours de soleil par an. Les brumes sont plus fréquentes en été que l’hiver. Température agréable toute l’année: de 22°C en janvier à 30°C en juillet. 

– Formalités : Passeport valide au moins trois mois à partir de la date d’entrée au Maroc. 

– Langues: Arabe, français. 

– Décalage horaire: Aucun 

Catégories :Actualités

2 commentaires

  1. Merci Michel pour tous ces beaux reportages sur le Maroc profond. Cordialement. Renato

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  2. Envoyé de mon iPad Bonjour. Le voile porté par les femmes marocaines s’appelle le MELHFA. Il est d’origine Mauritanienne

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