Archives de juin 30th, 2021

La commission régionale de l’eau de Souss-Massa a tenu une réunion autour de l’eau et l’irrigation.

agrimaroc.ma – 29/06/2021

Souss-Massa approvisionnement en eau et irrigation

L’approvisionnement en eau potable et l’irrigation sont au cœur des débats dans la région de Souss-Massa. Une réunion de la commission régionale de l’eau, tenue récemment à Agadir, a été récemment tenue afin de discuter de la question.

La réunion a été, selon la MAP, l’occasion pour la commission régionale de l’eau de Souss-Massa de « mener un suivi de la mise en œuvre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, au titre de l’année 2021 », surtout compte tenu du stress hydrique considérable que connaît la région en raison du manque de précipitations.

A noter que la commission régionale de l’eau de Souss-Massa œuvre pour atténuer les effets de la crise de l’eau dans la région et garantir l’approvisionnement en cette matière vitale, aussi bien pour la population que les secteurs économiques.

Parallèlement, le Programme National pour l’Approvisionnement en Eau Potable et l’Irrigation 2020-2027, qui a mobilisé une enveloppe de 115,4 milliards de dirhams, vise l’accélération des investissements dans le secteur de l’eau pour renforcer l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation ainsi que la résilience de face aux aléas et dérèglements climatiques.

Bilan Covid : 690 nouveaux cas et plus de 9 millions de personnes entièrement vaccinées au Maroc

lematin.ma – 29/06/2021

Bilan Covid: 690 nouveaux cas et plus de 9 millions de personnes entièrement vaccinées au Maroc

Le ministère de la Santé a annoncé ce mardi 690 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 530.585 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 1458,2 pour 100.000 habitants (1,9 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 9.986.882 personnes alors que 9.074.224 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 379 cas, suivie de Marrakech-Safi avec 76 nouveaux cas. Rabat-Salé-Kénitra et Souss-Massa et occupent la 3e et la 4e position avec respectivement 62 et 41 nouveaux cas alors que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ferme le Top 5 avec 36 nouvelles infections.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (296 cas), Marrakech (75 cas), Nouaceur (34 cas), Laâyoune (25 cas) et Skhirat-Temara (22 cas).

Le ministère a également dénombré 530 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,5%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 517.059 cas.

Dans le même intervalle, 9 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.292 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (4), Inzegane-Aït Melloul (1), Fès (1), Nador (1) et Errachidia (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 14.789 portant ainsi à 6.288.012 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 4.234 personnes, dont 230 cas sévères ou critiques (soit 57 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 4 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 690 nouveaux cas par régions et provinces

  • 379 cas à Casablanca-Settat : 296 à Casablanca, 34 à Nouaceur, 12 à El Jadida, 11 Mohammedia, 9 à Settat, 8 à Benslimane, 5 à Mediouna, 2 à Berrechid et 2 à Sidi Bennour.
  • 76 cas à Marrakech-Safi : 75 à Marrakech et 1 à Chichaoua.
  • 62 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 22 à Skhirat-Témara, 18 à Kénitra, 13 à Rabat et 9 à Salé.
  • 41 cas à Souss-Massa : 19 à Inzegane-Aït Melloul, 10 à Agadir-Ida Outanane, 8 à Chtouka-Aït Baha, 3 à Tiznit et 1 à Taroudant.
  • 36 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 21 à Tanger-Asilah, 7 à M’Diq-Fnideq, 5 à Larache et 3 à Tétouan.
  • 33 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 25 à Laâyoune et 8 à Tarfaya.
  • 17 cas à Fès-Meknès : 6 à Meknès, 5 à Fès, 3 à Sefrou, 1 à taounate, 1 à Taza et 1 à Moulay Yaâcoub.
  • 17 cas à Guelmim-Oued Noun : 6 à Tan Tan, 5 à Assa Zag 4 à Guelmim et 2 à Sidi Ifni.
  • 13 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Eddahab.
  • 10 cas à Drâa-Tafilalet : 6 à Ouarzazate et 4 à Errachidia.
  • 5 cas dans L’Oriental : 4 à Oujda-Angad et 1 à Nador.
  • 1 cas à Beni Mellal-Khénifra : à Khénifra.

Les côtes marocaines pourraient être fortement impactées par le réchauffement climatique

par Chady Chaabi – libe.ma – 29/06/2021

Les résultats préliminaires du rapport du GIEC font froid dans le dos.

Certes, ce n’est qu’un brouillon, mais il fait tout de même froid dans le dos et suscite l’inquiétude à grande échelle. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) planche depuis quelques années sur un rapport fébrilement attendu aux quatre coins de la planète. En principe, il devrait être publié en février 2022. Mais entre-temps, au nom de l’accès à l’information, l’AFP a diffusé les extraits d’un brouillon contestés immédiatement par les experts en question. Une réaction somme toute normale tant les projections alarmantes relayées par la dépêche de l’AFP «impacts irréversibles», «le pire est à venir» ont fait frémir le monde entier. Quand on vous annonce que la planète va mal et que l’être humain court et concourt à sa perte, difficle de garder le sourire et la sérénité. Le prochain rapport est donc bien plus alarmiste que le précédent daté de 2014. Il évoque les impacts dévastateurs du réchauffement climatique sur la nature et l’humanité qui «vont s’accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050», d’après le document rédigé par des centaines de scientifiques. En effet, le GIEC estime que si le monde est marqué par une hausse des températures de l’ordre de 1,5 degré en comparaison avec l’ère préindustrielle, les conséquences seraient catastrophiques pendant des siècles, voire irréversibles. Ce scénario est loin d’être illusoire. Et pour cause, selon l’Organisation météorologique mondiale, la probabilité que ce seuil soit dépassé à partir de 2025 est déja de 40%. En détail, si la hausse des températures dépasse 1,5 degré, le GIEC prévoit que 350 millions de personnes seront à leur tour exposées aux pénuries d’eau. Une projection qui concerne particulièrement des pays comme le Maroc, où le stress hydrique commence à pointer le bout de son nez. Si l’on en croit le World Ressources Institute (WRI), le Royaume atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici 2040. En clair, dans une vingtaine d’années, la demande en eau dépassera les ressources disponibles en passant sous la barre symbolique des 1.000 mètres cubes d’eau douce par habitant sur une période d’un an. En réalité, c’est un peu déjà le cas. Selon l’ONU, le Maroc est considéré en stress hydrique avec seulement 500 mètres cubes d’eau douce par habitant et par an, contre 2.500 mètres cubes en 1960. Un assèchement des ressources hydriques conséquent et fulgurant. A la lumière de ces éléments, on vous laisse imaginer les dommages provoqués par une hausse des températures de 2 degrés. Dans ce scénario, outre les conséquences précitées, 420 millions de personnes en plus seront menacées par des chaleurs extrêmes à travers la planète. Sans parler de certains animaux et variétés de plantes, comme les récifs coralliens dont dépendent économiquement un demi-milliard de personnes, et pour qui il est peutêtre déja trop tard. Et ce n’est pas tout. En plus de la recrudescence des canicules, sécheresse, cyclones et autres maladies véhiculées par les moustiques, trois ou quatres catastrophes simultanées pourraient s’abattre sur les zones cotières du monde entier. Des catastrophes dont des vagues-submersion plus fréquentes, conditionnées par la hausse du niveau des mers qui entraînera des migrations importantes. Et cela, même en limitant la hausse des températures à plus de 2 degrés. Le Maroc n’en sera certainement pas exempt. Il n’y a pas si longtemps, un simulateur a estimé les dégâts que pourrait causer la fonte des glaciers. Cette carte évolutive que l’on doit à la fois à ‘’Climate Central’’ et ‘’National Geographic’’ permet de prendre conscience des dégâts potentiels en cas de montée des eaux. Selon les pires prévisions, à savoir +4°, Dakhla, Tarfaya, Martil, Fnideq, Mdiq seraient engloutis dans un remake de l’Atlantide. Moins chaotique mais gravissime, ce scénario prévoit que les plages de Laâyoune devraient être conjuguées au passé à l’instar des baies encerclant la ville de Boujdour, ainsi que les régions se trouvant à proximité de Tarfaya. Plus au Nord, la plage d’Agadir, sa marina et ses alentours ne résisteraient pas à la montée des eaux. Pis, les charmants villages côtiers de Tamri et Imsouane ne vivraient plus qu’à travers nos souvenirs et autres photographies. Bref, malgré les contestations de ses auteurs, il n’en demeure pas moins que le rapport du GIEC prévient sans détour que l’avenir de la terre et ses habitants ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. Il est temps de réagir. Mais comme de coutume, on a beau en parler, on a toujours du mal à croire ce que nos yeux ne peuvent pas voir.

Les vagues de submersion, un danger imminent

Les submersions marines sont envisagées par le rapport du GIEC dont la publication est prévue en février prochain. Les auteurs de ce rapport nous expliquent que les vagues de submersion ne seront pas un cas isolé dans les prochaines années. Elles peuvent affecter l’ensemble des littoraux du monde entier et particulièrement en Méditerranée où la marée est de faible amplitude. En revanche, en comparaison avec d’autres phénomènes météorologiques dangereux, comme le vent fort, le phénomène de vagues-submersion est très localisé. Un moindre mal pourrait-on dire. Les submersions touchent principalement les zones basses proches du littoral. Avec pour conséquences des inondations pouvant atteindre une hauteur d’eau de plusieurs mètres et envahir par conséquent un littoral sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. Ces inondations auront forcément un impact sur les voies de communication, les habitations et les zones d’activités. Sans oublier les jetées, digues et autres infrastructures côtières qui risquent d’être franchies, fragilisées ou endommagées. L’ensemble de ces dégâts pourraient être aggravés en cas de violentes rafales de vent, de fortes pluies, de crues concomitantes ou de ruptures de digues.

Pablo Landrau, DG de Binter : « Nous rentrons dans une phase de consolidation »

Par Clément Peltier – lechotouristique.com – 29/06/2021

Canaries : "Les passagers peuvent séjourner sur deux îles en ne payant qu’un seul billet"
La compagnie propose désormais des lignes directes depuis Marseille, Toulouse et Lille. Crédit : Binter.

Binter est la compagnie régionale des Canaries. Depuis quelques temps elle se développe en moyen-courrier. Italie, Espagne, Portugal mais aussi la France avec l’ouverture de trois lignes directes. Nous avons rencontré Pablo Landrau, le Directeur Général.

L’Echo Touristique : Binter est une compagnie régionale des Canaries peu connue sur le marché français. Pouvez-vous la présenter ?

Pablo Landrau, Directeur Général de Binter : Binter est une compagnie régionale des Canaries créée en 1988 par Iberia mais détenue désormais par des investisseurs canariens. Elle a toujours fait des vols régionaux. Nous proposons 170 vols par jour vers les îles de l’atoll, et c’est là que nous réalisons l’essentiel de notre volume. Mais désormais nous nous développons un peu partout en Europe.

Justement, avant d’évoquer vos nouvelles ambitions, parlez-nous de la crise. Comment avez-vous survécu ?

Comme pour toutes les compagnies nous avons très vite été très affectés. Dès le début de la pandémie nous avons dû stopper nos liaisons internationales. Mais nous avons maintenu nos vols inter-îles. Nous avions alors dix fois moins de passagers dans nos avions (vs 2019).

Puis, pendant l’été, nous étions à 40% de passagers par rapport à 2019. Le tourisme a repris lentement à la fin de l’été et nous sommes progressivement remonté à 70%. Nous avons alors cru que nous  étions sorti de la crise. Mais le virus est revenu en fin d’année et nous sommes retombés à nouveau à 35-40% de passagers (vs 2019). Ça a été dur. Mais nous avons continué de croire à nos plans de développement à l’international. Notamment en France et en Italie. Pour l’été, nous visons désormais 70% de ce que nous avons fait à l’été 2019. Nous avons la chance d’avoir des propriétaires qui ont supporté la structure jusqu’au bout car ils ont toujours cru que la situation était transitoire. Il n’y a pas eu de suppression d’emplois.

Le 2 juillet prochain, Binter ouvrira donc trois liaisons directes entre la France et les Canaries. Pourquoi avoir choisi Marseille, Toulouse et Lille ?

Il faut d’abord rappeler que les Canaries n’ont pas été très touchées par la pandémie. C’est une destination « soleil-plage » européenne. Ce qui est un avantage par rapport à l’international encore très impacté. Au moment de se développer à l’international, nous savions qu’il y a un volume touristique certain. Les Canaries ont accueilli 16 millions de touristes en 2019. Mais les pays émetteurs les plus importants sont la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les pays nordiques

En France, ces dernières années, cela augmente grâce au tour-opérateur et les agences. Mais il reste une marge de progression. Quand nous avons analysé le marché français, nous voulions des villes où il n’y avait pas de concurrence avec des vols directs comme nous (Lille, Marseille, Toulouse). Nous savions que ce sont des villes où il y a un attrait pour notre destination. Nous ne sommes pas en saisonnier, nous volons toute l’année. Il fait 24 degré toute l’année aux Canaries. Si l’été nous avons beaucoup de concurrents nous en avons beaucoup moins l’hiver…

Pouvez-vous nous parler de votre produit ?

Nous ne sommes pas une low cost, nous avons un produit de qualité avec un repas gratuit et de l’espace pour les clients (la compagnie a opté pour des cabines de 132 sièges au lieu de 150 NDLR). Pour les vols autres vols internationaux, notamment la France, la compagnie possède 5 Embraer E-195 tout neufs. Pour les vols régionaux (ainsi que Madère et le Maroc), la compagnie possède 20 ATR 72, le dernier modèle. Les ATR volent également vers le Maroc et Funchal à Madère. Tous les vols sont en connexions vers d’autres îles car nous avons des vols quasiment toutes les 30 minutes. Les connexions sont gratuites. Les passagers peuvent séjourner sur deux îles en ne payant qu’un seul billet. Les « frais » de modifications ne sont toujours pas appliqués et ce jusque la crise soit totalement terminée au moins.

Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?

Nous rentrons dans une phase de consolidation. Nous allons observer nos produits. Si nous voyons qu’ils fonctionnent bien, les projets d’expansion des propriétaires continueront. Par ailleurs, nous avons repris les vols vers Agadir, le Sénégal et la Mauritanie depuis les Canaries. Et nous souhaitons reprendre très vite la Gambie et le Cap Vert. A terme, nous imaginons permettre des Lille-Dakar via les Canaries.

Kane Ya Makane lance « Tanouir démultiplié »

lematin.ma – 29/06/2021

Mounia Benchekroun, présidente de l'Association Kan Ya Makane
Mounia Benchekroun, présidente de l’Association Kan Ya Makane

Lors d’un webinaire organisé à l’initiative de Kane Ya Makane le mardi 29 juin, l’association a dévoilé les résultats d’une étude sur les effets à moyen terme du projet Tanouir sur les élèves qui en ont bénéficié. L’occasion d’annoncer le lancement du projet Tanouir démultiplié, destiné à permettre à des dizaines de milliers d’enfants supplémentaires de profiter des multiples effets positifs de ce programme et ce, grâce à la mobilisation de nouveaux acteurs pour assurer son déploiement.

Rappelons que Tanouir est un projet artistico-éducatif que Kane Ya Makane a déployé depuis 2011 dans les écoles publiques rurales en faveur de 23 000 élèves du primaire, pour favoriser leur développement personnel et éducatif. Il concrétise la vision novatrice de Kane Ya Makane selon laquelle l’école a pour mission essentielle, en plus de son rôle classique, de favoriser l’épanouissement, l’éveil et la créativité des enfants, et de les accompagner ainsi à devenir de futurs adultes épanouis et responsables.

L’étude menée auprès des bénéficiaires des régions d’Agadir et de Marrakech, a permis de révéler de nombreux impacts positifs et durables du projet Tanouir sur les enfants, devenus de jeunes adultes de 15 à 20 ans.

« Le projet Tanouir a produit 4 grandes catégories d’effets auprès des jeunes : il a généré en eux de l’ambition et une attitude positive par rapport à l’avenir ; il a par ailleurs clairement conduit à faciliter la suite de leur parcours scolaire et contribué à réduire les risques d’abandon scolaire ; ces jeunes sont outillés pour une intégration socio-professionnelle plus facile et sont en passe de devenir des citoyens responsables » a déclaré Amal Chafaïconsultante experte en recherche qualitative et quantitative.

 Mounia Benchekroun, directrice générale de l’association Kane Ya Makane, a quant à elle  présenté, le contexte, les objectifs et le contenu du nouveau projet Tanouir démultiplié. « L’immense travail qui a été réalisé pour créer, déployer, améliorer et enrichir de manière continue notre projet Tanouir depuis 11 ans n’aurait eu aucun sens sans le partage de tout notre savoir-faire avec les acteurs qui voudraient le mettre au service de leurs bénéficiaires », a t-elle dit. 

Tanouir est un projet qui a profondément et positivement marqué les enfants qu’il a accompagnés, en redonnant du sens à leur scolarité, en les connectant à tout leur potentiel et à leurs rêves, tout en les dotant de solides compétences de vie pour devenir des citoyens épanouis et responsables. 

Prédation immobilière par contrat d’avocat : Le sujet s’avère d’une ampleur insoupçonnée

par Abdelali El Hourri – medias24.com – 29/06/2021

La fraude immobilière par les contrats d’avocats examinée au Parlement. Le ministre de la Justice parle de découvertes « effarantes » suite à une enquête de son inspection. Des convergences au niveau du diagnostic, des divergences dans les propositions de solutions.

La fraude aux contrats d’avocats devient un sujet parlementaire. Ce mardi 29 juin, la commission de justice (Chambre des représentants) a entamé l’examen d’une proposition de loi pour resserrer le contrôle sur cet outil prisé des prédateurs immobiliers.

Le texte a été proposé par Malika Khalil, du groupe PAM. Il vise à soumettre les « actes à date certaine » dressés par les robes noires au visa préalable du bâtonnier. Actuellement, cette procédure se fait auprès du greffe, jugé peu regardant sur des opérations requérant des vérifications poussées.

Quelle est l’ampleur réelle du phénomène ?
A ce stade, les témoignages versent dans le même diagnostic : Le problème est d’une extrême gravité, plus encore que ne laisse entrevoir les révélations publiées dans nos colonnes.

Présent ce mardi au Parlement, Mohammed Benabdelkder ne lésine sur les superlatifs : « Grave », « d’une gravité extrême », « effarant ».
Le ministère de la Justice invoque une enquête de son inspection judiciaire, dont il ne livre pas les résultats. « Le diagnostic paraitra plus accru quand on dévoilera les nouveaux éléments », dit-il, manière d’entretenir le suspens.

L’auteure de la proposition est plus directe : « Je vous donnerai un exemple vivant. Le cas d’un seul avocat qui a rédigé 1.000 contrats en l’espace d’un mois. Tous ces contrats recèlent des dépassements. Ici, le dysfonctionnement ne concerne qu’un seul praticien, mais les victimes sont 2.000 puisque les cocontractants sont deux », confie Malika Khalil. La députée, par ailleurs avocate au barreau d’Agadir, parle d’un « fléau », un « phénomène à la portée sociétale ».

« On le sait tous. Ce qui est refusé par le notaire, certains le tentent auprès de l’avocat en deuxième recours », confie pour sa part Mina Talbi (USFP).  « J’ai des dossiers concernant des contrats rédigés en dehors des institutions compétentes. Ces cas sont devant la justice dans le cadre d’affaires d’escroquerie » déclare celle qui porte également la robe noire. « Dans certaines régions, ce sont les écrivains publics qui rédigent les contrats en utilisant les en-têtes d’avocats », enfonce l’interlocutrice.

« Le législateur a commis une faute grave en estimant que l’avocat peut exercer deux métiers en même temps », observe pour sa part Jaouad Iraqui (PAM). « La rédaction des contrats – et je parle en tant que lauréat de l’école de notariat de Toulouse en 1972 – n’est pas aussi simple qu’on le pense. C’est un métier à part entière », ajoute le représentant.

Mina Talbi abonde en ce sens : « La rédaction des contrats n’est pas une opération mécanique. C’est le type de pratique que je fuis constamment. Il faut beaucoup de vigilance. Il faut vérifier la base de la propriété, qui est difficile vu qu’au Maroc, les biens immobiliers ne sont pas tous enregistrés ».

Le ministère veut lancer des consultations 

Le diagnostic est le même. Mais au moment d’esquisser la solution, les approches différent. A l’origine de la proposition de loi, Malika Khalil persiste et signe. « Le visa du bâtonnier est nécessaire puisqu’il est le mieux informé de la situation professionnelle de l’avocat. L’institution du bâtonnier et le conseil de l’ordre sont des organes élus, les gardiens des usages de la profession et les responsables de sa moralisation. Ils sont compétents en matière disciplinaire ».

Elle a le soutien de Jaouad Iraqui, son confrère au PAM. « L’institution du barreau est mieux qualifiée [que le greffe]. Elle aura le sens des responsabilités en exerçant cette mission ».

Le ministère salue la proposition, mais demande un délai pour examiner la question. « Cette proposition tend à ôter une attribution au greffe, qui représente l’administration judiciaire. C’est-à-dire l’État. On ne peut pas transférer, d’un seul trait de crayon, une attribution étatique à une profession libérale. Ce n’est pas chose aisée », estime M. Benabdelkader qui veut lancer « des consultations ».

Le sujet sera au menu de la prochaine réunion de la commission anti-spoliation foncière, présidé par le ministère de la Justice et composée de plusieurs intervenants, issus de la sphère judiciaire, juridique et sécuritaire. Cette entité avait été créée en écho à l’alerte lancée par le Roi Mohammed VI. La sécurité immobilière et les menaces sur le droit de la propriété sont des sujets suivis par le Chef de l’Etat.

Des discussions ont été lancées avec les avocats. Le ministre s’est entretenu avec le bâtonnier d’Agadir-Laâyoune Guelmim. La polémique est partie de cette région particulièrement impactée. Tellement impactée que son barreau a décidé de zapper l’intervention législative. Il a voté la modification de son règlement intérieur pour assujettir les contrats en question au contrôle de l’Ordre. Une démarche contestée par le ministère public qui en réclame l’annulation.

Souss-Massa : une SDR pour activer Inmaa Tourisme

par Yassine Saber – leseco.ma – 29/06/2021

Doté de 100 MDH pour la période 2021 à 2025, le programme Inmaa Siyaha sera mis en œuvre par la Société de développement régional «SDR TPE-PME touristiques SM». Le capital social de cette SDR sera constitué de 4 MDH, réparti entre la SMIT et la région Souss-Massa.

Inmaa Siyaha, mécanisme de financement s’inscrivant dans l’esprit du contrat-programme 2020- 2022, sera doté de sa propre Société de développement régional pour la promotion de la Très petite entreprise (TPE), Petite entreprise (PE) et Entreprise moyenne (EM) touristique «SDR TPE-PME touristiques SM» dans la région Souss-Massa. Au total, la Région sera dotée de trois SDR, dont une société de développement régional qui est déjà opérationnelle (la SDR Développement touristique) alors que la SDR Aghroud aménagement et la SDR TPE-PME touristique SM seront créées après leur approbation lors la prochaine session (et dernière) de juillet du Conseil régional Souss-Massa. Ladite SDR sera le maître d’ouvrage délégué de ce mécanisme de financement de «Inmaa Siyaha». Son capital social sera constitué de 4 MDH, réparti entre la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et le Conseil régional Souss-Massa, respectivement à hauteur de 2 et 1,9 MDH. D’autres actionnaires minoritaires (1 seule action) feront partie du tour de table de cette SDR, notamment le ministère de l’Intérieur, le ministère du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale en plus de la Chambre de Commerce, d’industrie et de services.

100 MDH dédiés à l’appui des TPME touristiques
Doté de 100 MDH pour la période 2021-2025, ce programme est financé par le ministère du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale à travers une enveloppe de la SMIT de 50 MDH. Le reste, soit 50 MDH, sera alloué par le Conseil régional Souss-Massa. Dans le détail, 95% du montant total seront dédiés au financement de ce programme tandis que 5% seront alloués au maître d’ouvrage délégué (SDR TPE-PME Touristique SM) sous forme de frais de gestion de ce mécanisme. C’est le bâtiment de l’Institut spécialisé de technologie appliquée hôtelière et touristique d’Agadir qui été sélectionné en tant qu’unité pilote l’implémentation de ce programme. Une convention spécifique sera conclue incessamment pour la reconversion de ce bâtiment en unité pilotée entre la SMIT et le Conseil régional Souss-Massa. Parallèlement, le ministère de tutelle devra céder ce bâtiment à la SMIT en vertu de la convention dédiée à la mise en place de ce projet. Elle sera soumise aussi à l’approbation lors de la session de juillet.

600 emplois et 150 entreprises visées
La mise en place de ce programme devra générer plus de 600 emplois directs et plus de 150 entreprises touristiques constituées de PME et TPE touristiques. Il vise l’appui et l’accompagnement des TPME touristiques pour l’amélioration de la compétitivité de l’offre touristique régionale. Le seuil des entreprises bénéficiaires a déjà été arrêté par la convention portant création de ce mécanisme. Pour les TPE, il s’agit des entreprises dont l’investissement est égal ou inférieur à 3 MDH. S’agissant des petites entreprises, le programme concerne le tissu dont l’investissement est supérieur à 3 MDH, égal ou inférieur à 10 MDH. Concernant les entreprises de taille moyenne, le montant d’investissement est supérieur à 10 MDH, inférieur ou égal à 30 MDH. La SDR sera chargée, entre autres, de la réalisation des cahiers des charges et guides de consultation en plus du lancement des appels à manifestation d’intérêt et la sélection des porteurs de projets… En plus du volet lié à l’ingénierie touristique, notamment la préparation d’une banque à projets en plus de l’assistance et l’orientation des TPE, PE et PME, ce mécanisme prévoit aussi un appui financier au profit de l’entreprise touristique à travers des incitations financières.

Le détail des subventions prévues
Dans ce sens, l’appui à l’investissement prévoit des subventions allant à 10% du montant d’investissement pour les projets d’hébergement touristique, soit un seuil fixé de 100.000 DH pour les TPE, 400.000 DH pour les PE et 1,2 million pour les entreprises moyennes (PM). Le plafond est plus conséquent pour les projets d’animation et de loisirs touristiques en plus des projets créatifs et innovants, respectivement à hauteur de 30 et 50% du montant d’investissement selon la convention portant sur la mise en place de ce mécanisme. Pour les projets de loisirs, il s’agit d’un plafond de 300.000 DH, 1 MDH et 4 MDH du montant de la subvention d’investissement. Pour leur part, les projets créatifs et innovants devront bénéficier d’un plafond égal à 500.000 DH, 2 MDH et 6 MDH d’appui. L’octroi de l’assistance technique et l’expertise prévoit quant à elle une contribution pouvant atteindre 90% des frais des études et consultations et l’appui technique en plus de la formation. Il s’agit de 100.000 DH, 400.000 MDH et 600.000 DH du plafond d’investissement.

Les activités touristiques éligibles
Selon les activités éligibles, toute la chaîne de valeur touristique sera concernée par ce mécanisme, notamment l’hébergement touristique, la restauration, les réceptifs, le transport touristique, le guidage touristique en plus des activités ludiques. Cet appui est conditionné par le respect des conditions d’éligibilité. En effet, les entreprises doivent être dans une situation légale en termes de classement et autorisation. Pour les autres conditions d’éligibilité, les entreprises doivent être en exploitation de manière continue ou discontinue depuis au moins un an avec la présentation d’un programme de développement. Par contre, les entreprises qui font l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire seront exclues. Par ailleurs, la SMIT devra créer une plateforme digitale pour l’appui du tissu précité des entreprises touristiques pour leur accompagnement. 

MÉTÉO. UNE CANICULE ARRIVE, EN ATTENDANT, IL FAIT CHAUD AU SUD DU TAFILALET ET VERS DAKHLA, CE MERCREDI 30 JUIN 2021

le360.ma – 30/06/2021

Baie de Dakhla
Baie de Dakhla. Classée « Zone protégée » par la convention Ramsar des zones humides, cette baie a intégré, en 2019, le club très fermé des « plus belles baies du monde », créé en 1997 à Vannes, en France. Quarante baies, de 27 pays, en font partie.

Voici les prévisions météorologiques pour la journée du mercredi 30 juin 2021, établies par la Direction générale de la météorologie.

– Temps relativement chaud au sud du Tafilalet ainsi qu’à l’extrême sud des provinces sahariennes.

– Des nuages à basse altitude, ce matin et la nuit suivante, s’accompagneront de formations brumeuses par endroits sur les côtes au nord du Maroc ainsi que d’Agadir à Tarfaya.

– Rafales de vent assez fortes dans le Tafilalet.

– Chasse-sable par endroits dans le sud du Royaume.

– Mer belle à peu agitée en Méditerranée et dans le détroit, peu agitée à agitée au nord de Jorf Lasfar et agitée à parfois forte au sud des côtes marocaines.


– Voici les températures minimales et maximales prévues par la Direction générale de la météorologie pour la journée du mercredi 30 juin 2021.

Oujda : min (+17°C) ; max (+34°C)
Bouarfa : min (+21°C) ; max (+40°C)
Al Hoceïma : min (+18°C) ; max (+32°C)
Tétouan : min (+18°C) ; max (+25°C)
Sebta : min (+17°C) ; max (+24°C)
Melilla : min (+19°C) ; max (+36°C)
Tanger : min (+17°C) ; max (+28°C)
Kénitra : min (+15°C) ; max (+26°C)
Rabat : min (+15°C) ; max (+25°C)
Casablanca : min (+17°C) ; max (+27°C)
El Jadida : min (+18°C) ; max (+24°C)
Settat : min (+16°C) ; max (+30°C)
Safi : min (+18°C) ; max (+27°C)
Khouribga : min (+14°C) ; max (+33°C)
Beni Mellal : min (+16°C) ; max (+35°C)
Marrakech : min (+16°C) ; max (+35°C)
Meknès : min (+14°C) ; max (+33°C)
Fès : min (+15°C) ; max (+34°C)
Ifrane : min (+13°C) ; max (+31°C)
Taounate : min (+17°C) ; max (+37°C)
Errachidia : min (+26°C) ; max (+41°C)
Ouarzazate : min (+19°C) ; max (+40°C)
Agadir : min (+17°C) ; max (+24°C)
Essaouira : min (+16°C) ; max (+22°C)
Laâyoune : min (+18°C) ; max (+28°C)
Smara : min (+16°C) ; max (+33°C)
Dakhla : min (+17°C) ; max (+25°C)
Aousserd : min (+19°C) ; max (+39°C)
Lagouira : min (+17°C) ; max (+29°C).

Dans la région Souss-Massa, les jours « prometteurs » de l’écotourisme

par Solène Paillard – medias24.com – 29/06/2021

Si le potentiel écotouristique de la région reste encore inexploité, celle-ci a des atouts culturels et naturels incontestables, estime Hassan Aboutayeb, fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah. L’offre est également adaptée pour tous les portefeuilles.

L’écotourisme a de beaux jours devant lui. Hassan Aboutayeb, consultant en tourisme durable et fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah, tout près d’Agadir, en est « convaincu ». Créé en 2009, cet hébergement écologique est situé au cœur de la réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), première réserve de biosphère créée au Maroc en 1998.

Joint par Médias24, Hassan Aboutayeb décrit « une structure d’hébergement à taille humaine conçue sur les principes de développement durable, que ce soit au niveau de son lieu d’implémentation, de sa structure architecturale, parce qu’elle est construite sous forme de kasbah traditionnelle qui respecte l’architecture marocaine ». Le volet social est également assuré, puisque des habitants de villages environnant l’écolodge travaillent au sein de l’établissement, où ils ont reçu une formation.

L’établissement s’engage également sur le front environnemental : « Nous n’utilisons que des produits naturels, y compris pour l’entretien des espaces et des locaux. Nous avons aussi recours à l’énergie solaire pour alimenter le bâtiment en électricité et chauffer l’eau. Un système de traitement des eaux usées permet de stocker l’eau au sein de la kasbah. » Un engagement fort qui a retenu l’attention, en 2015, du Salon international du tourisme, organisé à Londres. L’Atlas Kasbah avait en effet reçu la médaille d’or au Trophée mondial du tourisme responsable. A l’échelle nationale, il a reçu en 2009 le trophée du tourisme responsable, dans la catégorie « Environnement », de l’Office national marocain du tourisme.

« Les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions »

Hassan Aboutayeb n’a pas choisi la région Souss-Massa par hasard. « En termes de ressources naturelles, le littoral sauvage, les montagnes de l’Atlas, les forêts d’arganiers et les paysages typiquement berbères offrent de très beaux paysages. Le savoir traditionnel de la population locale est également un atout. » Pourtant, les ressources naturelles et culturelles de la région ne sont pas suffisamment développées, estime Hassan Aboutayeb. « Le taux de valorisation avoisine à peine les 5%. Tout le potentiel écotouristique n’est donc pas exploité. Nous avons encore beaucoup de travail à faire. »

D’autant que la pandémie a amorcé de nouvelles façons de faire du tourisme, croit savoir ce consultant. « Avant la pandémie, on avait une clientèle plutôt européenne, à hauteur de 70%. La clientèle marocaine commence toutefois à se développer depuis quelques années. Le seul avantage de cette crise sanitaire, c’est que les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions. On reçoit désormais une clientèle à laquelle nous n’étions pas habituée : celle qui partait auparavant en Espagne, sur la Costa del Sol, ou dans les grands hôtels traditionnels. Il y a eu une prise de conscience au sein de la clientèle marocaine. La quête n’est plus celle du confort matériel, mais du bien-être émotionnel. Disons que nos clients veulent un confort nécessaire, mais jumelé avec les valeurs qui sont les nôtres, à savoir l’accueil et l’hospitalité. »

Confinés chez eux, les touristes nationaux éprouvent semble-t-il « un besoin profond d’aller dans des espaces ouverts et naturels ». « La pandémie nous a fait remettre en question des principes, des habitudes ancrés dans nos vies. Les gens sont peut-être plus attentifs à la durabilité et à la préservation des ressources naturelles. Ils veulent aussi se ressourcer à travers la découverte des lieux et de la nature ; se retrouver autour de valeurs écologiques. Lorsque cette crise sera dernière nous, je suis certain que les Marocains confirmeront leur choix d’aller dans l’arrière-pays. »

Une offre « pour tout le monde »

Un constat qui confirme celui formulé par Armelle Solelhac, experte en stratégie marketing pour les secteurs du tourisme et des sports outdoor, et auteure d’une récente étude sur « Le futur du tourisme et ses grands enjeux d’ici à 2030 ».

Lors d’un wébinaire organisé mardi 1er juin par le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Marrakech-Safi, elle avait relevé un intérêt croissant pour le « green tourism » : « Cette tendance montre à quel point la clientèle a besoin de sens et d’utilité lors de ses vacances. Beaucoup de visiteurs disent désormais éprouver le besoin et l’envie, de redonner aux communautés qui les reçoivent, de participer à la vie de ces communautés… Ce sont des initiatives où il ne s’agit plus de consommer pour consommer, mais de partager un peu de ses connaissances et de sa richesse personnelle plutôt que de puiser auprès de la richesse des autres. »

Ce nouveau mode de tourisme est-il toutefois adapté au portefeuille des Marocains ? « Oui », répond Hassan Aboutayeb sans hésiter. « Le tourisme durable au Maroc propose une panoplie d’offres dans le milieu rural, notamment des petits gîtes, des fermes d’hôtes, des auberges ou encore des hébergements chez l’habitant avec des prix très abordables. Il y a désormais une offre pour tout le monde. »

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