Archives de juillet 2nd, 2021

Les atouts majeurs du Maroc en matière d’énergies renouvelables

par Hassan Bentaleb – libe.ma – 01/07/2021

Autofinancement des différents projets et programmes et multiplication des bailleurs de fonds

Les atouts majeurs du Maroc en matière d’énergies renouvelables

La crise diplomatique entre le Maroc et l’Allemagne aura-t-elle un impact sur les investissements en matière d’énergies renouvelables ? Oui, à en croire Aziz Rabbah, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, qui a insinué l’existence de cet effet sans clairement l’expliciter.

En réponse à une question orale posée par le groupe socialiste à la Chambre des conseillers sur l’impact des conflits diplomatiques avec nos partenaires européens sur leur  participation dans le secteur de l’énergie, il a déclaré que les circonstances de la pandémie de Covid-19 additionnées à certaines problématiques à caractère politique et diplomatique ont certainement des conséquences. «Mais rien n’est gravé dans le marbre», a-t-il affirmé.

Le Maroc dispose de plusieurs issues et bénéficie de nombreux et divers partenariats », a-t-il affirmé tout en précisant qu’actuellement 12 pays investissent dans le Royaume via 45 entreprises dont 5 marocaines et que des dizaines de pays et des centaines de sociétés cherchent à investir dans notre pays pour différentes raisons (position du Maroc au classement Doing Business, stabilité et sécurité, position géographique, facteurs climatiques).

Qu’en est-il vraiment de la présence allemande au Maroc dans le secteur des  énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ? «La coopération maroco-allemande remonte aux année 60. Notre pays a été considéré comme une  priorité pour Berlin s’agissant de la coopération technique. Cette présence s’est concrétisée dans les années 90 avec le soutien à notre politique nationale ayant trait à la préservation de l’environnement. 

Il s’agissait d’un soutien institutionnel et juridique en plus de la gestion rationnelle des ressources naturelles (ressources hydrauliques, gestion des déchets, pollution industrielle…)», nous a indiqué une source en sollicitant l’anonymat.  Cet accompagnement s’est effectué grâce à la mise à disposition, par la Banque publique d’investissement KfW, de moyens financiers et de crédits à taux d’intérêt avantageux dans le cadre de la coopération financière allemande. La  concertation avec la coopération allemande au développement durable par le biais de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, quant à elle, a permis la mise en place d’un réseau regroupant des experts aussi bien allemands que marocains.

Les deux pays ont conclu plusieurs accords dans ce sens. En 2012, il y a eu la mise en place de PAREMA, une plateforme centrale pour le dialogue politique institutionnalisé autour de la coopération énergétique entre les deux pays visant la transition énergétique, notamment en soutenant les efforts du Maroc dans ce domaine afin d’assurer un avenir durable essentiellement basé sur les énergies renouvelables d’ici 2050.

Les thèmes clés du PAREMA ont été le développement des sources de production d’énergie, notamment les énergies renouvelables, les interconnexions électriques, l’extension du réseau ainsi que la stabilité et l’intégration des marchés de l’électricité, l’implication et la coopération des acteurs économiques et l’amélioration de l’efficacité énergétique. Le PAREMA a été reconduit en 2016.

En 2019, un Partenariat énergétique bilatéral a été signé mettant en place quatre groupes de travail assistés par un secrétariat permanent des domaines clés de la sécurité énergétique du Maroc ainsi que la possibilité d’exportation de l’énergie solaire vers l’Europe.

L’ensemble de ces accords a permis de mettre en œuvre divers projets énergétiques, touchant en particulier les ouvrages d’hydroélectricité, les parcs éoliens, l’électrification décentralisée par systèmes solaires, ou encore les programmes d’appui à la vulgarisation en matière d’énergies renouvelables.

«La présence allemande a été observée également au niveau de la région de Souss-Massa où la coopération allemande fournit un appui important. Cette présence dure depuis 40 ans et elle a permis la réalisation de plusieurs projets qui concernent en priorité la population locale », nous a révélé notre source. Et de poursuivre : «Dernièrement, la coopération allemande a joué un rôle important dans la conception et la finalisation du plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique dans le Souss-Massa qui vise à atténuer l’impact des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, notamment en déterminant les moyens à mettre en œuvre localement».

A combien s’élèvent les investissements allemands au Maroc ayant trait aux énergies renouvelables ?  L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Götz Schmidt-Bremme, a déclaré,  lors d’un atelier sur le thème « Le rôle des médias dans un futur renouvelable » organisé le 7 novembre 2019 à Rabat, que l’Allemagne a soutenu le Maroc à hauteur de plus de 8,5 milliards de dirhams pour la seule mise en place du Plan solaire national.

A cela s’ajoutent, entre autres, les enveloppes financières pour la réalisation du programme éolien. Il a également révélé que deux milliards d’euros, soit près de 20 milliards de dirhams, ont été alloués à notre pays dans le cadre du soutien de la coopération étroite entre les deux pays en matière d’énergies renouvelables, d’eau et d’économie durable.

En juillet 2020, trois accords d’une enveloppe globale de 701,3 millions d’euros (7,7 milliards de dirhams) ont été paraphés par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, et l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Rabat, Götz Schmidt-Bremme. Ils ciblent  les secteurs prioritaires de développement du Maroc, notamment la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, le développement économique durable et la gestion des ressources en eau.

Selon le site d’information Hespress s’appuyant sur des données fournies par le ministère des Affaires étrangères allemand, les aides financières allemandes allouées au Maroc sont estimées   à 1,4 milliard d’euros (soit 14,8 milliards de DH). Ces aides sont aujourd’hui gelées à cause de la crise diplomatique entre les deux pays.

A noter que la KreditanstaltfürWiederaufbau (KfW) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) demeurent des bailleurs bilatéraux qui apportent un soutien financier considérable au Royaume dans ses efforts de lutte contre les effets du changement climatique. Par ailleurs, la GIZ offre un appui important à notre politique nationale climatique.

Pourquoi l’Allemagne mise-t-elle tant sur le Maroc ?
Selon un document de Konrad Adenauer Stiftung, trois éléments conditionnent le partenariat énergétique maroco-allemand.

Premièrement,  l’emplacement géographique avantageux dont est pourvu le Royaume qui bénéficie, en outre, d’un ensoleillement maximal et de conditions très favorables pour le développement de l’énergie éolienne.

Deuxièmement, de par sa position géostratégique au carrefour de deux continents et de son emplacement avantageux sur les routes commerciales mondiales, le Royaume est bien positionné pour jouer un rôle de hub régional.

Le troisième point, c’est la nécessité d’accompagner l’industrie dans son élan de transformation par une démarche participative qui inclut tous les acteurs, en gardant l’esprit ouvert et en prenant en compte tous les aspects concernés. 

Pourtant, notre source estime que la coopération allemande est motivée par des raisons stratégiques. «Ces dernières années, la question du changement climatique et celle de la migration sont devenues stratégiques pour les pays de l’UE dont l’Allemagne. Ces derniers considèrent depuis 2012 le réchauffement planétaire comme une menace pour leur sécurité nationale. Ils soutiennent que la rareté des ressources  comme l’eau potable ou les terres cultivables pourraient devenir des sources de conflit. Des risques qui peuvent provoquer des déplacements massifs de populations pouvant engendrer la déstabilisation de la paix et de la sécurité notamment dans des régions comme l’Afrique et le Moyen-Orient», nous a-t-elle expliqué. Et de conclure : «Et c’est pourquoi Berlin comme d’autres pays de l’UE tentent via plusieurs projets de participer aux efforts d’adaptation au changement climatique afin de contenir  les menaces potentielles.  Mais ces efforts s’avèrent insuffisants au regard de leur niveau de financement et de transfert des technologies.

A ce propos, il faut noter que le Maroc finance, avec ses propres moyens,  les mesures, programmes et autres projets en matière d’atténuation et d’adaptation.  L’aide extérieure demeure limitée malgré les effets d’annonce dont ceux provenant de l’Allemagne. Ainsi, l’avenir des énergies renouvelables au Maroc est loin de dépendre de la contribution d’un bailleur de fonds unique».

Les températures attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021

fr.hespress.com – 02/07/2021

Les températures attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021

Ci-après les températures minimales et maximales attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021 telles qu’établies par la Direction générale de la Météorologie (DGM)

Min Max

– Oujda 22 41

– Bouarfa 27 40

– Al Hoceima 20 27

– Tétouan 18 34

– Sebta 18 29

– Mellilia 19 29

– Tanger 20 30

– Kénitra 18 27

– Rabat 17 26

– Casablanca 18 25

– El Jadida 20 24

– Settat 17 34

– Safi 18 30

– Khouribga 21 41

– Béni Mellal 22 41

– Marrakech 19 42

– Meknès 20 37

– Fès 22 40

– Ifrane 18 33

– Taounate 24 39

– Errachidia 31 41

– Ouarzazate 25 41

– Agadir 17 27

– Essaouira 18 24

– Laâyoune 18 32

– Smara 18 38

– Dakhla 18 25

– Aousserd 27 42

– Lagouira 20 29.

Covid-19 : 789 cas confirmés en 24h, plus de 10 millions de personnes vaccinées

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 01/07/2021

Covid-19 : 789 cas confirmés en 24h, plus de 10 millions de personnes vaccinées

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 789 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 532.150 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 518.101 avec 525 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,4%. 2 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.298 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 4.751 personnes, dont 230 cas graves. Il a souligné en outre que 18.121 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.322.530 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.028.791 pour la première dose et 9.140.785 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 356 cas à Casablanca-Settat : 261 à Casablanca, 37 à Nouaceur, 28 à El Jadida, 15 à Mohammedia, 6 à Mediouna, 5 à Berrechid, 3 à Benslimane et 1 à Settat.
  • 108 cas à Marrakech-Safi : 92 à Marrakech, 4 à Essaouira, 4 à Safi, 3 à Rhamna, 3 à Al Haouz, 1 à Chichaoua et 1 à Youssoufia.
  • 102 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 38 à Salé, 27 à Rabat, 20 à Skhirat-Temara, 15 à Kénitra et 2 à Sidi Kacem.
  • 78 cas à Souss-Massa : 40 à Agadir Ida-ou-tanane, 16 à Inezgane-Aït Melloul, 10 à Tiznit, 5 à Taroudant, 2 à Tata et 5 à Chtouka Aït Baha.
  • 41 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 30 à Tanger-Assilah, 5 à Tétouan, 4 à Larache, 1 à Mdiq-Fnideq et 1 à Fahs Anjra.
  • 28 cas à Fès-Meknès : 9 à Fès, 6 à Meknès, 3 à Taza, 2 à Moulay Yaacoub, 2 à El Hajeb, 1 à Taounate, 2 à Ifrane et 3 à Sefrou. 
  • 24 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 19 à Laâyoune, 2 à Es-smara et 3 à Tarfaya.
  • 13 cas à Drâa-Tafilalet : 4 à Errachidia, 5 à Midelt et 4 à Ouarzazate.
  • 12 cas à Guelmim-Oued Noun : 8 à Guelmim, 2 à Sidi Ifni, 1 à Tan-Tan et 1 à Assa-Zag.
  • 11 cas dans la région de l’Oriental : 4 à Nador, 3 à Oujda-Angad, 2 à Jerada, 1 à Berkane et 1 à Taourirt.
  • 9 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 7 cas à Béni Mellal-Khénifra : 4 à Béni Mellal, 1 à Khouribga, 1 à Khénifra et 1 à Fqih Bensalah.

Bientôt une ligne maritime Arabie-Saoudite-Maroc via Israël

bladi.net – 02/07/2021

Bientôt une ligne maritime Arabie-Saoudite-Maroc via Israël

Une nouvelle liaison maritime reliera dans les prochaines semaines un port d’Arabie Saoudite et ceux d’Agadir et de Dakhla via Israël.

L’information est annoncée par le mensuel casablancais Économie & Entreprises qui indique que la compagnie israélienne ZIM devrait assurer cette nouvelle liaison entre les trois pays.

De sources proches du dossier, le port de Djeddah serait le point de départ de cette ligne maritime qui passera par le port de Haïfa, avant de rejoindre Agadir et Dakhla.

INVESTISSEMENT: LA RÉGION SOUSS-MASSA DANS LE VISEUR DE NOMBREUX INVESTISSEURS CHINOIS

Par Ismail Benbaba – le360.ma – 01/07/2021

Souss-Massa

La région Souss-Massa suscite un énorme intérêt auprès des investisseurs chinois. La rencontre «Morocco-China Business Council Forum» organisée récemment à Agadir par la CGEM, en partenariat avec le Conseil de la promotion du commerce extérieur de Chine (CCPIT), a permis à 300 entreprises chinoises de nouer des contacts avec la région.

La région Souss-Massa est au centre des intérêts de multiples entreprises chinoises, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa livraison du jour. Le quotidien revient, en effet, sur la rencontre «Morocco-China Business Council Forum» organisée à Agadir par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), à travers son Conseil d’affaires Maroc-Chine en partenariat avec le Conseil de la promotion du commerce extérieur de Chine (CCPIT), qui a pris fin mercredi dernier.

Notons que près de 300 entreprises chinoises ayant montré un grand intérêt pour la région de Souss-Massa ont participé, par visioconférence, à ce grand événement, en plus de 40 entreprises marocaines. Ces investisseurs ont ainsi été mis en contact direct avec leurs homologues chinois à travers des rencontres B2B virtuelles, en présence d’experts qui ont accompagné ces entreprises tout au long de leurs discussions. «Nous avons adopté un format innovant et opérationnel afin de créer des synergies et des partenariats concrets entre les entreprises des deux pays dans des secteurs d’activité stratégiques et à forte valeur ajoutée, à savoir l’agriculture, le tourisme, l’éducation et la santé», a déclaré Mehdi laraki, président du Conseil d’affaires Maroc-Chine.

Aziz Mekouar, ambassadeur du Maroc à Pékin cité par Aujourd’hui Le Maroc, fait remarquer que la Chine est, depuis plusieurs années, le troisième partenaire commercial du Maroc, que nos échanges commerciaux progressent d’année en année, mais que ces derniers n’ont toutefois pas encore atteint leur potentiel. «Voilà pourquoi le Forum d’aujourd’hui, et plus particulièrement son format novateur, constitue une opportunité sans précédent. Il permettra d’identifier, d’apparier et d’opérationnaliser des pistes de coopération autrefois inexplorées», a-t-il poursuivi.

Le quotidien souligne que ce forum sera prochainement dupliqué dans d’autres régions du Maroc pour explorer le potentiel d’investissement dans ces diverses régions. «Le Morocco-China Business Council Forum fait suite au partenariat exclusif entre la CGEM et le CCPIT, signé en janvier 2021 par Chakib Alj, président de la Confédération, et Gao Yan, présidente du CCPIT, pour accompagner le secteur privé marocain et chinois dans l’identification des opportunités d’affaires et la promotion de l’investissement et du co-investissement», conclut Aujourd’hui Le Maroc

Akhannouch nomme des têtes de liste au Souss-Massa

medias24.com – 01/07/2021

Brahim Hafidi actuel président du conseil régional Souss-Massa a été désigné par le RNI comme tête de liste pour les élections législatives de 2021 dans la circonscription d’Agadir-Ida Outanane.

Quant à l’actuel président de la chambre de commerce, d’industrie et de services du Souss-Massa, Karim Achengli, il a été désigné tête de la liste régionale au Souss-Massa pour les prochaines élections communales de 2021.

L’annonce a été faite suite à une réunion, mercredi 30 juin 2021, à Agadir du secrétaire général du parti, Aziz Akhannouch,  avec les responsables et élus locaux de son parti.

Ryanair ouvre à Agadir sa 3è base au Maroc et reliera la capitale du Souss à 7 pays européens

2m.ma – 01/07/2021

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo :

La compagnie aérienne de vols low-cost, Ryanair vient d’annoncer l’ouverture de sa 3ème base à l’aéroport d’Agadir.  A l’occasion, Eddie Wilson, Chief Executive Officer (CEO, trad. PDG) de Ryanair s’est déplacé en personne à Agadir pour ce partenariat qu’il qualifie lui-même d’historique.

L’accord a ainsi été signé entre le DG de ONMT et le CEO de Ryanair lors d’un évènement organisé à Taghazout. Cette nouvelle base à Agadir opérationnelle dès novembre 2021. Elle bénéficiera de deux avions basés à l’aéroport d’Agadir Al Massira, et s’appuie sur un investissement de 200 millions de dollars et la création de 60 emplois directs et connectera ainsi Agadir à 7 pays européens (Irlande, France, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Pologne). 16 nouvelle lignes seront ouvertes pour un total de 25 routes desservies et un total de 25 vols par semaine. Près de 229.000 sièges à l’arrivée seront ainsi offerts dès l’hiver 2021-2022, accompagnant la reprise de la destination Agadir-Taghazout au moment du pic saisonnier.

Cette capacité, déjà supérieure à celle offerte par la compagnie avant la pandémie (108.000 sièges à l’arrivée lors de l’hiver 2019-2020), continuera à monter en puissance pour atteindre 570.000 sièges à l’arrivée en 2024.

Agadir : la Justice annule l’initiative du barreau pour contrer la fraude immobilière

par Abdelali El Hourri – medias24.com – 01/07/2021

La Cour d’appel d’Agadir annule une décision du barreau imposant le visa du bâtonnier sur les contrats d’avocats. Instaurée pour contrer la prédation immobilière, cette mesure pourrait ressusciter par la voie législative.

A Agadir, les contrats d’avocats ne seront pas soumis au visa du bâtonnier. La Cour d’appel vient  de neutraliser cette mesure dont la vie n’aura duré que quelques semaines. Un arrêt constate sa « nullité » et ordonne « sa suppression » du règlement intérieur du barreau, modifié en ce sens pour faire obstacle à un grave phénomène de fraude immobilière.

L’annulation a été rendue le 30 juin. Nous n’en connaissons pas encore les attendus. La Cour d’appel d’Agadir a statué à la demande du procureur général du Roi. Lequel avait contesté la légalité de la mesure consistant à soumettre, au visa préalable du bâtonnier, tous les contrats d’avocats relatifs aux transferts de propriété (notamment immobilière).

La question est régie par le code des droits réels. Ce texte impose un visa, mais uniquement celui du greffe. Le barreau d’Agadir avait tenté d’ajouter un contrôle obligatoire et préalable à celui du greffe. Le bâtonnier devait ainsi viser les documents de l’opération avant la signature du contrat par les parties.

A Agadir, des cas en particulier ont conduit le barreau à réagir : des écrivains publics utilisent les en-têtes de certains avocats- avec l’aval de ces derniers – pour dresser des contrats immobiliers. L’avocat vient après coup signer le document.  La pratique a démontré que ce procédé est souvent utilisé à des fins de prédation immobilière. Un fléau qui, par la suite, s’est avéré d’une ampleur dépassant la seule région d’Agadir.

Pourtant, l’initiative du barreau avait fait l’objet des réserves d’une partie de la profession, qui n’est pas allée jusqu’à en réclamer l’annulation devant la Justice. Beaucoup admettent la gravité du phénomène, tout en formulant des réserves sur la démarche du barreau.

« Le recours n’a pas été introduit par les avocats. Une grande majorité soutient ou ne s’oppose pas à la mesure. Et même la minorité à l’origine des dépassements n’a pas osé la remettre en question », commente un avocat au barreau d’Agadir, vexé par l’arrêt de la Cour d’appel. « Quel préjudice a atteint le ministère public du fait d’une mesure qui protège d’abord le citoyen ? », s’interroge notre interlocuteur.

Dans son recours, le procureur général avait fait valoir ces éléments : le barreau ne peut pas obliger le secrétariat du greffe à conditionner la validation des signatures des avocats par le visa préalable du bâtonnier. Il ne peut pas non plus contraindre des avocats à observer une procédure qui ne leur est pas imposée par la loi. Autrement dit, le barreau n’avait pas à se substituer au législateur.

Annulée par la justice, la décision pourrait ressusciter par la voie législative. Une proposition de loi est sur la table de la chambre des représentants. L’initiative du barreau d’Agadir reprend le contenu de ce texte déposé depuis 2019.

L’examen de la proposition en commission a démarré le 29 juin, évènement marqué par la présence du ministre de la Justice. Mohammed Benabdelkader  a demandé un délai pour formuler la position de son département. Il reconnaît également la gravité du phénomène, mais voudrait soumettre la question à des consultations avec les différentes parties prenantes.

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