Archives de juillet 2021

Espagne : L’ex ministre des Affaires étrangères a payé cher sa mauvaise gestion avec le Maroc

par maroc-diplomatique.net – 10/07/2021

Arancha González Laya, la ministra a la que la crisis de Marruecos le vino  grande
La désormais ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, débarquée samedi du gouvernement de Pedro Sanchez, a payé cher son attitude irresponsable de permettre l’accueil en catimini du chef des séparatistes du Polisario, le dénommé Brahim Ghali, ont souligné des analystes politiques espagnols.

Gonzalez Laya et le gouvernement espagnol ont opté pour l’opacité et agi derrière le dos du Maroc privilégiant l’entrée illégale en Espagne d’un criminel de guerre, a indiqué l’analyste politique Miguel Angel Puyol, assurant que l’ancienne ministre n’a pas bien mesuré les conséquences de son acte hostile l’égard du Maroc.

Le départ de Gonzalez Laya est la conséquence directe de ses décisions hasardeuses et de sa mauvaise gestion de la crise avec le Maroc, un pays qui honore amplement ses engagements en matière de coopération et de bon voisinage avec l’Espagne, a relevé M. Puyol dans une déclaration à la MAP après l’annonce d’un large remaniement gouvernemental en Espagne qui a touché sept départements.

L’accueil du criminel Brahim Ghali et les révélations dévoilées au grand jour sur cette affaire, notamment les rapports de l’armée, confirment une grave erreur diplomatique de la part du gouvernement espagnol qui a perdu la confiance d’un partenaire stratégique et fidèle comme le Maroc, a fait observer M. Puyol, précisant que les informations publiées par les différents organismes ont donné raison au Maroc.

Dans le même sillage, Rafael Esparza Machin, académicien et ancien leader du Parti socialiste ouvrier espagnol aux Canaries, a pointé du doigt l’amateurisme de Gonzalez Laya dans la gestion des relations avec le Maroc.

« Sans nul doute, la crise provoquée par l’ancienne ministre des Affaires étrangères avec le Maroc et sa gestion lamentable de cette affaire sont la principale cause de sa sortie forcée du gouvernement », a affirmé M. Esparza dans une déclaration similaire.

En permettant, en avril dernier, l’entrée illégale sur le territoire espagnol du dénommé Brahim Ghali sous une fausse identité pour qu’il échappe à la justice espagnole, Gonzalez Laya a commis une erreur impardonnable, qui a été confirmée par des rapports de l’armée et des départements concernés.

« L’attitude de Gonzalez Laya, apparemment victime d’une manœuvre algérienne, constitue un acte de trahison dont les conséquences sont fatales sur les relations bilatérales », a-t-il martelé.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé, samedi, un profond remaniement ministériel, marqué particulièrement par le départ forcé de la controversée ministre des Affaires étrangères, de l’UE et de la coopération, Arancha Gonzalez Laya.

Critiquée par les milieux politiques espagnols pour sa mauvaise gestion de plusieurs dossiers sensibles, Gonzalez Laya a été remplacée par l’actuel ambassadeur d’Espagne en France, José Manuel Albares.

Aïd Al Adha célébrée au Maroc le 21 juillet

challenge.ma – 10/07/2021

Le 1er Dou Al Hijja de l’année 1442 de l’Hégire correspond au lundi 12 juillet 2021 et l’Aïd Al Adha sera célébré le mercredi 21 juillet, a annoncé le 10 juillet le ministère des Habous et des Affaires islamiques.

Dans un communiqué, le ministère indique que le croissant lunaire annonçant le mois de Dou Al Hijja de l’an 1442 de l’Hégire n’a pas été observé samedi soir (10 juillet) et par conséquent l’Aïd Al Adha sera célébré le 10 Dou Al Hijja 1442 correspondant au 21 juillet 2021.

Histoire : CHEVAUCHÉES SAHARIENNES

Par Mouna Hachim – le360.ma – 10/07/2021

Mouna Hachim
Mouna Hachim

Politiques, spirituels, économiques, culturels… Les liens entre le Maroc et le Sahara sont innombrables.

Mes périples livresques de plusieurs années dans les méandres de la généalogie et de la toponymie marocaines, m’ont permis d’entrevoir des aspects saisissants de relations humaines, d’interpénétrations ethniques et de cohésion de la trame sociale.

Des livres entiers seraient à peine suffisants pour décortiquer les mouvances des tribus sahariennes, leurs répartitions géographiques aux quatre coins du Royaume, assorties de la forte conviction d’une appartenance à un même corps.

Nul besoin de revenir ici sur l’établissement, dans les temps les plus reculés, des Sanhaja berbères sahariens, que ce soit dans le Rif, dans le bassin de l’Ouergha, dans la région d’Azemmour ou au Moyen Atlas et leur adoption d’un mode de vie sédentaire, différent de celui de leurs vieux frères nomades chameliers du désert.

Il est évident aussi que la fondation de l’empire almoravide issu du désert, avec Marrakech pour capitale, avait drainé dans son sillage, plusieurs tribus sahariennes.

Plus proche de nous, au XVIe siècle, un des faits marquants durant la prise du pouvoir par la dynastie saâdienne, victorieuse des Portugais sur les côtes du Souss, est la progression vers le Nord de tribus bédouines enrôlées dans la guerre sainte dans un contexte assumé de Croisade.

Dites Ma’qil, elles sont considérées par la tradition comme étant d’origine yéménite et seraient arrivées au Maroc au XIe siècle, dans le sillage de la taghriba (marche vers l’ouest) des Béni Hilal, pour être refoulées dans le désert par des tribus plus puissantes.

Au milieu du XIIIe siècle, à l’appel du seigneur almohade révolté, Ali ben Yedder, des tribus Ma’qil peuplèrent en nombre les plaines du Souss, tandis que d’autres fractions s’engagèrent davantage vers le grand Sud où elles furent plus tard prédominantes.

C’est de leur métissage avec les autres groupes ethniques amazighes et noirs que se forma la société maure au parler Hassaniya.

Selon la tradition généalogique, ce dernier vocable est rattaché à un ancêtre légendaire: le guerrier Hassan ben Mokhtar ben Mohamed ben ‘Aqil ben Ma’qil.

Les récits lui attribuent cinq fils dont les incalculables ramifications sont toutes réunies sous le dénominatif «Hassân»:
– Abd-Rahmane serait ainsi l’ancêtre des Rhamna (rattachés par d’autres versions à la lignée de Rahmoun, fils de Rizq, fils de Oudey);
– Hammou, père des Brabech;
– Ubayd-Allah donnerait entre autres groupes, les Oulad Damane;
– Dlim, ancêtre des Oulad Dlim, à la présence significative au Sahara, dans le Souss depuis le XIIIe siècle, le nord-ouest de Marrakech à partir du XVIe siècle, la plaine du Gharb au XIXe siècle suivant alors la destinée des Chrarda rebelles…
– Quant à Oudey, il aurait engendré trois fils: Rizg, A’rouk et Maghfir, regroupés tous sous le dénominatif «Oudaya». Employés avec sollicitude dans l’armée régulière du sultan alaouite Moulay Ismail, ils sont considérés comme ses oncles maternels, sa mère étant la Mghafriya Lalla Mbarka, alors que son épouse est également Mghafriya, la célèbre Khnata bent Bekkar, mère du sultan Moulay Abd-Allah, surnommée «la Sultane savante».

Quoi qu’il en soit de la véracité des croyances généalogiques, ces tribus sahariennes nomadisaient à travers le vaste espace à la recherche de pâturages et participaient de manière active au commerce transsaharien, avant de subir les conséquences de la perturbation de cet équilibre économique et le déplacement des voies traditionnelles des échanges en raison de l’occupation ibère.

Dans ce contexte furent proclamés, dans la vallée du Draâ, les sultans saâdiens comme fers de lance de la guerre sainte, rejoints par les tribus du sud-ouest qu’elles soient formellement enrôlées ou pas dans le registre de l’armée appelé «Guich Ahl Souss».

Parmi elles, concentrons-nous aujourd’hui sur les Rhamna, avec l’éventualité d’un retour sur d’autres tribus dans des chroniques ultérieures.

Proches de la dynastie saâdienne, une des leurs personnalités captivantes, est Sahaba Rahmaniya, épouse du sultan Mohamed Cheikh et mère du sultan Abd-el-Malik, auprès duquel elle joua un rôle politique attesté lors des équipées familiales et diplomatiques auprès des maîtres ottomans du palais du Bosphore.

Dans sa fameuse thèse de doctorat en sociologie, intitulée Le Haouz de Marrakech, Paul Pascon nous apprend en ce qui concerne les Rhamna, qu’ «en 1517, ils sont signalés bien au sud d’Agadir, probablement même au sud de Massa, accompagnés des Oulad Dlim, des Ahmar et des Oudaïa. En 1525, ils participent à l’attaque de la forteresse portugaise de Santa Cruz (Agadir) (…) C’est entre cette date et 1565, qu’on les trouve circulant dans la région de Marrakech… ».

On peut ainsi suivre les pérégrinations des Rhamna depuis les parties septentrionales du Sahara où ils étaient réputés pour leur puissance, entretenant des échanges commerciaux entre le bassin du Niger et le sud-ouest du Maroc; jusqu’à leur installation près de la capitale impériale, Marrakech, où ils formèrent une tribu naïba, s’acquittant de l’impôt et mettant à disposition du sultan, en cas d’expéditions, des contingents de fantassins et de cavaliers.
Occupant un vaste espace de transhumance et d’élevage étendu entre l’Atlas et l’oued Oum Rebii, les Rhamna virent ce territoire se rétrécir, particulièrement aux XVIIIet XIXe siècles pour se concentrer dans la zone située entre les deux oueds Oum-Rebiî et Tensift, avec pour chef-lieu la localité de Ben-Grir, tandis que leur nom est encore vivace avec Skhour Rhamna au milieu de ces étendues semi-arides surplombées de crêtes rocheuses.

Impossible à ce stade de ne pas évoquer cet autre trait retenu par l’histoire, relatif à leurs turbulences et à leurs actions hardies contre la capitale qui leur vaudront quelques déportations notables.

Citons à ce titre, celle consécutive à la révolte de 1860 au terme de laquelle quelques éléments furent transférés dans la région de Ksar-el-Kebir où ils laissent leur nom à Douar Rhamna.

Malgré ces déboires, ils continuèrent à rester proches des cercles du pouvoir et donnèrent des personnalités politiques de renom comme le vizir Mohamed Rahmani, représentant du sultan Sidi Mohamed ben Abd-Allah à Marrakech et dont l’un des hauts faits fut la participation à la libération de Brija (future El Jadida) ; ou encore, le puissant caïd, Abd-al-Hamid Rahmani, chargé d’une ambassade à Madrid en 1891, nommé Pacha de Marrakech huit ans plus tard… Sans oublier leurs hommes de plume et de savoir avec entre autres personnalités, le jurisconsulte de Marrakech du XIXe siècle, cheikh Bahloul ben Ali Bouselham.

Dans ce cadre, cette «confédération hétéroclite», selon les termes de Paul Pascon, est riche de divers éléments tribaux, connus sous des appellations liées à leurs fractions comme les Bouselham, les Garni, les Berbouchi, les Boubekri, les Guerraoui… Tous essentiellement sahariens, constituées en «fakhda», littéralement «cuisse», reliée viscéralement à un même corps.

Jusqu’en 1905, l’explorateur et sociologue Edmond Doutté les présente comme étant vêtus du khent, cotonnade teinte à l’indigo, caractéristique des Tekna et des Sahariens du sud de l’Oued Draâ.

On peut évidemment adhérer ou pas aux logiques des généalogies effectives ou fictionnelles, mais on ne peut faire table rase ni des données de l’histoire, ni des permanences culturelles défiant le poids des siècles.

Location de voitures : Toujours sinistré, le secteur «classé à risque»

par C. Jaidani – laquotidienne.ma – 10/07/2021

Location de voitures: Toujours sinistré, le secteur «classé à risque»
La plupart des entreprises sont encore en difficulté.
Les professionnels font face à un manque de visibilité.

L’activité de la location de voitures est parmi les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. Fortement dépendante du tourisme, cette branche était quasiment à l’arrêt, surtout dans les destinations phares du pays à l’image de Marrakech, Agadir, Tanger, Fès et Meknès.

Sous l’effet de l’endettement et de la perte de recettes, de nombreux opérateurs ont déclaré faillite. Ceux qui avaient une assise financière plus solide ont été contraints de réduire leur flotte pour pouvoir couvrir les charges, dans l’attente de jours meilleurs.

«Les informations véhiculant une indisponibilité de l’offre des véhicules sont infondées. Certes, il y a une baisse de la flotte, mais les véhicules disponibles peuvent répondre à toutes les demandes. Le niveau d’activité est inférieur de 25% si l’on compare avec 2019 ou 2018, et plusieurs confrères ont bradé les prix pour faire face à la concurrence et assurer des recettes pour maintenir le minimum vital», souligne Mohamed Alami, président de l’Association des loueurs de voitures sans chauffeur au Maroc (Alascam).

Avec la levée partielle des restrictions, la reprise des activités touristiques en cette période estivale marquée par le retour des MRE et des actions en faveur du tourisme interne, les professionnels du secteur espèrent une bouffée d’oxygène pour pouvoir entamer la relance tant escomptée. Mais le secteur est confronté à des contraintes de taille qui devraient être répercutées sur le marché.

«La reprise touristique n’est que partielle; le nombre de MRE et des voyageurs étrangers sera limité à cause des contraintes sur les déplacements et la hausse des coûts. A partir du 15 juillet et à l’approche de l’Aïd Al-Adha, il faut s’attendre à une certaine influence, mais qui sera insuffisante pour renverser la tendance», affirme Alami. En effet, les loueurs doivent faire face à des problématiques majeures. Ceux qui ont résisté à la crise sont actuellement dans la logique de survie pour assurer la continuité de leurs activités. Plus le secteur touristique tourne au ralenti, plus ils trouveront des difficultés pour réussir le redémarrage.

«Notre secteur est passé par des moments difficiles et il est toujours dans une situation inconfortable. Des centaines d’entreprises ont mis la clé sous le paillasson et plusieurs professionnels sont dans un état vulnérable. Le secteur est classé à risque par les organismes de financement, qui sont devenus très réticents pour accorder des crédits», témoigne Mostafa Saidi, responsable d’une agence de location de voitures à Casablanca. Regroupant plus de 10.000 entreprises déclarées en plus des loueurs informels, le secteur recense une flotte de près de 140.000 véhicules. Sous l’effet de la crise, des milliers de véhicules ont été écoulés sur le marché de l’occasion, soit suite à des saisies-arrêts par les banques ou par des ventes directes par les opérateurs pour réduire leur flotte et maîtriser les dépenses. La baisse de la flotte a eu un effet direct sur l’offre. Plusieurs voyageurs ont été surpris par l’inexistence de véhicules en quantité suffisante dans les points d’accès au Royaume, notamment les aéroports et les ports.

«Auparavant, je n’avais aucune difficulté pour louer une voiture à l’aéroport Mohammed V de Casablanca. Cette année, je n’avais pas cette possibilité. Pour la première fois, j’étais contraint de prendre un taxi pour retrouver mes proches. On m’a expliqué que face à l’indisponibilité des véhicules, les loueurs étaient dans l’incapacité de répondre à toutes les demandes», témoigne Hassan Azerghi, un MRE résidant en France. Il a aussi souligné qu’il a remarqué une prolifération des loueurs informels qui font une concurrence déloyale aux entreprises structurées. «Ces loueurs impactent sérieusement notre secteur qui est déjà au bord du gouffre. Il faut que les autorités interviennent pour mettre de l’ordre. Un risque de sécurité et même d’arnaque pour les usagers a été observé», commente Alami.

Automobile : voici comment s’est comporté le marché dans la première moitié de 2021

Par H24Info.ma avec MAP -10/07/2021

L’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) a présenté les performances du marché automobile marocain au titre du premier semestre de 2021. Voici les huit points clés de ces performances:

1. Marché en hausse de 105% et de 16,4% par rapport à 2020 et 2019 respectivement. Effet rattrapage 2020 ! Boosté par le retour du crédit gratuit.

2. Un segment VUL (véhicule utilitaire léger) qui confirme sa dynamique de croissance (+32% par rapport à 2019) poussé par le transport de marchandises.

3. Un marché perturbé par une offre constructeur inconsistante du fait de la pénurie semi-conducteurs.

4. Le SUV (Sport Utility Vehicle) renforce sa position de premier segment du marché avec 30% de la part de marché.

5. Le premium revient à un trend de croissance plus soutenu que le marché généraliste.

6. Casablanca connaît l’une des plus faibles croissances par rapport à 2019 comparativement aux autres villes du Royaume. Il s’agit de l’effet loueurs ! Et Agadir renforce sa position de 3e.

7. Le secteur touristique toujours à l’arrêt impactant de plus des 2/3 le segment loueur qui pèse 20 à 25% du marché.

8. Bien que toujours modéré (1,4% du marché), le marché des véhicules à énergie alternative croît fortement, poussé par une offre hybride de plus en plus importante.

Covid-19 : 1.566 nouveaux cas confirmés en 24H, 870 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 10/07/2021

Covid-19 : 1.566 nouveaux cas confirmés en 24H, 870 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.566 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 541.405 le nombre total des cas de contamination. 22.939 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.483.281 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 6,82%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 523.998 avec 870 nouvelles rémissions ce samedi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,8%. 9 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.360 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 8.047 personnes (+687), dont 288 (+9) cas graves. Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 9,1%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.356.845 (+6.984) pour la première dose et 9.221.525 (+1.233) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 708 cas à Casablanca-Settat : 503 à Casablanca, 88 à Nouaceur, 46 à Mohammedia, 24 à El Jadida, 17 à Berrechid, 12 à Mediouna, 7 à Settat, 4 à Benslimane et 7 à Sidi Bennour.
  • 258 cas à Souss-Massa : 134 à Agadir Ida-ou-tanane, 86 à Inezgane-Aït Melloul, 25 à Taroudant, 3 à Tiznit et 10 à Chtouka Aït Baha.
  • 218 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 67 à Rabat, 31 à Kénitra, 49 à Salé, 25 à Skhirat-Temara, 43 à Sidi Kacem et 3 à Khémisset.
  • 170 cas à Marrakech-Safi : 139 à Marrakech, 7 à Rhamna, 3 à Youssoufia, 8 à Kelaat Sraghna, 3 à Chichaoua et 10 à Safi.
  • 77 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 54 à Tanger-Assilah, 2 à Tétouan, 4 à Larache, 11 à Chefchaouen, 4 à Al Hoceïma et 2 à Mdiq-Fnideq.
  • 36 cas à Fès-Meknès : 9 à Fès, 10 à Taounate, 3 à Taza, 5 à Meknès, 1 à Moulay Yaacoub, 3 à El Hajeb et 5 à Sefrou.
  • 22 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 17 à Laâyoune et 5 à Tarfaya.
  • 22 cas à Drâa-Tafilalet : 9 à Errachidia, 8 à Ouarzazate, 4 à Midelt et 1 à Zagora.
  • 15 cas à Béni Mellal-Khénifra : 4 à Khouribga, 5 à Azilal, 3 à Béni Mellal et 3 à Fqih Bensalah.
  • 14 cas dans la région de l’Oriental : 6 à Oujda-Angad, 6 à Nador, 1 à Driouch et 1 à Taourirt.
  • 14 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 12 cas à Guelmim-Oued Noun : 9 à Sidi Ifni et 3 à Guelmim.

Écosystèmes industriels : Souss-Massa se donne une année supplémentaire

par Yassine Saber – leseco.ma – 10/07/2021

Le déploiement du Plan d’accélération industrielle (PAI) 2014-2020 dans la Région Souss- Massa boucle ses trois ans et demi, depuis le lancement royal de ce chantier économique, le 28 janvier 2018, à Agadir. La démarche élaborée concernait huit écosystèmes industriels à travers la consolidation, d’une part, des trois secteurs historiques de la région, vecteurs de croissance pérenne, à savoir la construction navale, l’agro-industrie et la chimie, et d’autre part, le développement de cinq secteurs émergents, qui constituent autant de leviers d’accélération industrielle. Il s’agit, en l’occurrence, de l’industrie automobile, de l’industrie du cuir, des matériaux de construction, de la plasturgie et de l’offshoring. Aujourd’hui, un avenant, relatif à la déclinaison régionale des écosystèmes industriels de la région, a été apporté à la convention initiale. Cet avenant, qui porte sur trois modifications de forme, a déjà été approuvé par le Conseil régional Souss-Massa, lors de sa dernière session ordinaire, tenue récemment.

Prolongation d’une année de la durée de la convention
En vertu du premier article, objet de cet avenant, la durée de la convention initiale relative à la déclinaison des écosystèmes industriels de l’automobile, du cuir, de la chimie, la plasturgie, des matériaux de construction et de l’offshoring, a été rallongée d’une année, soit de 2020 à 2021. Le constat est le même pour les dispositions de la convention mentionnées à l’article n°6 qui ont été modifiées en vertu du deuxième article de cet avenant déjà validé. À cet égard, « la convention prend effet à la date de sa signature et s’étale jusqu’au 31 décembre 2021, au lieu du 31 décembre 2020 ». De même, l’article n°3 dudit avenant a apporté une modification à la durée de validité de la convention, notamment concernant ses dispositions mentionnées à l’article n°10, lesquelles sont modifiées comme suit : « La présente convention est valable, définitive et exécutoire dès sa signature par les parties signataires. Elle concerne les projets validés dans le cadre de la Commission régionale unifiée d’investissement (CRUI) entre 2018 et 2021 ainsi que les projets inscrits au mémorandum d’entente signé devant Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste » .

Soutenir les investisseurs
Par ailleurs, les autres articles de la convention initiale demeurent inchangés. L’objectif de cette prolongation est de permettre aux investisseurs de bénéficier de la subvention de soutien, en appui aux projets d’investissement, calculée sur la base de 250 DH/m2 de foncier, pour une superficie maximale d’1 hectare, dans l’appui des écosystèmes industriels mentionnés. Cette subvention de soutien s’ajoute à la prime à l’investissement ac cordée dans le cadre du Fonds de développement industriel et des investissements (FDII). En termes d’emplois, les engagements d’investissement, dans le cadre de cette déclinaison régionale, ont dépassé l’objectif initial, selon Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa, avec, à la clé, la création à terme, de 35.000 emplois directs. Ce chiffre dépasse de plus de 40% l’objectif initial de la déclinaison régionale du PAI, fixé à 24.000 emplois, dont 19.000 sur la période 2018-2020, portant sur les écosystèmes de l’industrie navale, l’automobile, le cuir, l’industrie chimique, la plasturgie, les matériaux de construction ainsi que l’offshoring. Le reliquat, à savoir 5.000 postes, a trait au secteur de l’agroalimentaire.

Agrotechnologies : le cluster à la double vocation

par M. Diao – fnh.ma – 10/07/2021

Agrotechnologies: le cluster à la double vocation
La raison d’être d’Agrotechnologies est d’accompagner les start-up et les PME innovantes dans le domaine agricole, tout en développant des projets innovants.
L’objectif étant de réduire les contraintes qui pèsent sur l’agriculture dans la région Souss Massa.

La région Souss Massa est réputée être le premier bastion des exportations des produits agricoles du Royaume. Cette hégémonie au niveau national constitue une prouesse si l’on sait que sur le plan agricole, cette partie du Royaume dispose d’un relief dominé par des montages. A cette contrainte de taille, s’ajoutent les problématiques liées au tarissement de la ressource hydrique, exacerbé au cours des dernières années à cause de la sécheresse. Tout cela conforte incontestablement la raison d’être du cluster Agrotechnologies Souss Massa, dont la vocation est double. Il s’agit d’accompagner les start-up et les PME innovantes dans le domaine agricole, tout en développant des projets innovants afin de réduire les contraintes qui pèsent sur l’agriculture régionale.

Paroles de pro: Thami Ben Halima, directeur d’Agrotechnologies

«L’ existence de la Cité de l’innovation d’Agadir, qui abrite également Agrotech, a facilité la vie des start-up qui ont fait le choix de s’y installer. Le coût du loyer pour les différentes start-up est bas. Cette Cité favorise également la mise en réseau des différents startupeurs. Avec la direction, nous nous attelons à mieux faire connaître les différentes start-up de la Cité de l’innovation. Il faut savoir que ces entreprises sont appelées à grandir et s’implanter ailleurs. Le développement d’une start-up nécessite l’accès au financement. La Cité de l’innovation est un terreau susceptible d’intéresser les entités spécialisées dans le financement des start-up. Au niveau d’Agrotechnologies, nous nous penchons sur la mise en place d’une solution à même de résorber la problématique du plastique agricole usager au niveau régional».

«La question de l’eau est essentielle au niveau régional. Agrotech est née au moment où la région Souss Massa a pris conscience des difficultés futures liées au manque d’eau», explique Thami Ben Halima, directeur de l’entité constituée sous la forme d’une association. Pour rappel, la porte des régions du Sud est confrontée au déficit des eaux conventionnelles souterraines et des eaux de surface. «Cette donne nous a poussé à innover dans le domaine de l’utilisation de l’eau dans le secteur agricole, avec à la clef des économies conséquentes en termes de consommation d’eau et d’électricité (jusqu’à 30%)», confie le docteur et ingénieur en acridologie (Science relative aux acridiens).

Au registre des réalisations tangibles dans la région Souss Massa, notons que le cluster et ses partenaires ont mis sur pied un réseau de 30 stations météorologiques automatiques. L’initiative permet à Agrotech de disposer quotidiennement des données très précises sur le climat ainsi que celles relatives aux évapotranspirations de référence, lesquelles facilitent la détermination de la quantité d’eau nécessaire aux différentes plantations.

Le cluster, qui compte parmi ses membres des organisations publiques et privées, a également à son actif plusieurs innovations dans le domaine des produits du terroir, une filière cruciale pour l’économie régionale.

Agadir Amassa : Un grenier collectif à sauvegarder !

par Mohamed Mahdi – medias24.com – 10/07/2021

Dans ce nouveau récit, le sociologue Mohamed Mahdi, spécialiste du monde rural, nous fait découvrir un grenier collectif qui fonctionne encore, dans le Douar d’Amassa, à 80 km de l’autoroute Agadir-Casablanca.

PHOTO AYOUB AIT BIHI

Sur les Igoudar (Agadir, au sing.) du Sud du Maroc tout a été dit, ou presque. Ces greniers collectifs où les paysans emmagasinaient et protégeaient leurs produits agricoles après les saisons des récoltes constituent une composante importante du patrimoine matériel et immatériel du Maroc (Voir le magistral beau livre de Salima Naji, « Greniers collectifs de l’Atlas – Patrimoines du Sud marocain » – Éditions Édisud).

Dans ce récit, je voudrais parler d’Agadir Amassa, un grenier parmi tant d’autres, que j’ai découvert alors que j’accompagnais une équipe de tournage d’un film sur la danse Taskiwin au cours de sa mission de repérage à Ida Ou Mahmoud. Notre hôte Brahim Baghach, président de la fédération des associations de danseurs de Taskiwin, nous a proposé de visiter le Douar d’Amassa et son Agadir. Nous ne sommes pas fait prier et nous en étions gratifiés.

Le visiteur néophyte du Douar Amassa pourrait ne pas remarquer l’existence de l’Agadir, car rien ne le distingue des habitations mitoyennes.

De l’extérieur, le grenier ne paie pas de mine, pourrait-on dire. Mais une fois la porte d’entrée franchie, le visiteur est subjugué par la beauté du lieu et tombe immanquablement sous le charme de son architecture antique. Un tableau jouissif, se décomposant en fresques à l’allure de peintures d’un monochrome jaune/ocre, capturées par les objectifs de nos appareils photos et de téléphones portables et sauvegardées dans des clichés.

Quand j’ai partagé certains de ces clichés avec mes proches, je n’ai eu comme réactions que des « Waaaw », « c’est incroyable ! », « Oh ! une merveille » ; réactions qui expriment la fascination devant l’une des multiples beautés cachées et ignorées du « Maroc inconnu » (Auguste Mouliéras, 1895. « Le Maroc inconnu ». Explorateur français qui a parcouru le Maroc entre 1872 et 1893.

Et pourtant, Agadir Amassa, n’est pas situé à l’autre bout du monde.

Il suffit de quitter l’autoroute Casablanca/Agadir par la sortie d’Imintanoute, continuer en direction de Khémis Timzgadiwin, puis Souk Imilmaiss et filer enfin tout droit vers le Douar Amassa.

Le voyageur aura parcouru 80 km, dont 6 km de piste carrossable, aménagée par la population du Douar. Le terminus de ce léger périple est une auberge, Dar Awlim, construite au fond de la vallée. De là, la piste traverse l’Assif Malal  et remonte, presque à la verticale, à travers une pente abrupte, que la population s’est efforcée de daller pour la rendre praticable la saison des pluies, et conduit le visiteur au centre d’Amassa.

Le Douar est haut perché, à plus de 1.700 m d’altitude, et comme posé au bord d’une falaise surplombant le torrent, Assif Malal, où se situent les terres de culture. De nombreux aires à battre, taillées dans le roc, tombent en cascade et où les paysans s’activent au dépiquage de l’orge. Notre passage a coïncidé avec la saison des récoltes. Cet ensemble offre un sublime paysage agraire classique de montagne où l’habitat est construit à même la roche pour gagner sur la moindre parcelle fertile et cultivable.

Au cours de notre visite du Grenier et des ruelles labyrinthiques du Douar Amassa, nous n’avions laissé passer aucune occasion pour bavarder avec les paysans et paysannes.

Nous avons alors appris que le grenier Amassa fonctionne encore. Les 106  chambrettes du grenier, Tihouna (Tahanout au sing.), sont encore utilisées par les 160 Takatine (Takat littéralement feu ou foyer, c’est une famille) du Douar pour entreposer les produits agricoles, fruits de leurs récoles. C’est un grenier de hauteur, selon la typologie des greniers collectifs établie par Salima Naji, construit en pierres et pisé.

L’Agadir Amassa, édifié sur un site imprenable, a résisté, tant bien que mal, aux vicissitudes du temps et continue à mener sa propre vie au prix de mille adaptations et pirouettes. Des portes sont changées dans le respect de la norme originelle, d’autres ont été enlevées, troquées et remplacées par des portes en acier. Les parties dégradées sont rafistolées, selon les moyens de bord. De nouvelles échelles sont posées à côté des anciennes échelles taillées dans des troncs d’arbre. La façade du grenier supporte un lampadaire pour l’éclairage public et porte désormais une marque de l’avancée de l’urbanisation.

Baghach évoque une archive datant de quelques siècles, qui atteste de l’ancienneté de l’Agadir et comporte un acte par lequel les habitants s’engageaient à la réhabilitation de l’Agadir en répartissant l’effort de sa reconstruction entre les quatre lignages du Douar (La répartition des travaux collectifs entre les membres de la Jmaa’a du Douar est une pratique courante aussi bien pour curer les séguia, réaménager les bassins d’accumulation d’eau ou construire une piste rurale …). Preuve que le grenier a une histoire de vie qui prolonge ses racines dans les profondeurs du temps, et que les pratiques conservatrices ont l’âge de tels édifices.

Le président de l’association du Douar expose les menaces qui pèsent sur la pérennité de l’Agadir : la déprédation dues aux antiquaires qui profitent de la pauvreté des paysans pour leur extorquer les portes anciennes, la détérioration des parties de l’édifice qui menacent ruine faute d’entretien, la lassitude des paysans, porteurs de cet élément patrimonial, impuissants devant des responsabilités qui les dépassent.

Les jeunes de l’association du Douar sont conscients de la valeur de ce patrimoine et de la responsabilité de sa sauvegarde qui leur incombe mais se disent désarmés faute de formation en la matière, de moyens financiers et d’accompagnement par les pouvoirs publics.

Avec les femmes, les échanges ont porté sur les pratiques culinaires, les recettes anciennes, sujets incontournables pour une entrée en la matière et une mise en confiance. Mais très vite, la discussion a viré vers leurs problèmes et les difficultés de leur vie quotidienne : l’absence de dispensaire, de cours d’alphabétisation, de centre féminin pour apprendre la couture, le tricot, etc., des femmes qui étonnent, surtout, par leur désir d’apprendre.

Ce patrimoine bâti réveille une inexplicable sensibilité enfouie au tréfonds de notre être. Pourquoi ce qui est antique, passé, fascine et rend même serein, quand le présent tourmente et le futur inquiète ?

Le grenier collectif Amassa fonctionne encore. Une aubaine pour l’architecte, l’anthropologue et le visiteur mais devrait l’être davantage pour ses détenteurs, la population du Douar.

Le grenier est une ressource territoriale à forte valeur d’authenticité et de spécificité qui l’habilite à servir comme l’un des vecteurs de développement du Douar. Ce patrimoine bâti est enchâssé dans un système économique et social et consolidé par un genre de vie qui a, certes, du mal à s’adapter aux poussées de la modernité et de la mondialisation rampante.

Paradoxalement, c’est ce qui fait son intérêt et son originalité, et appelle des actions appropriées pour sa sauvegarde. Si bien que la pertinence de toute  action de sauvegarde de ce grenier, et des greniers du Maroc de façon générale, sera tributaire de la sauvegarde du système d’ensemble dans lequel ils s’insèrent et qui leur donne vie.

Le département ministériel de la culture s’est mis, depuis un moment déjà, au chevet des greniers collectifs du Maroc, dressant leur inventaire, restaurant un certain nombre d’entre eux, procédant à leur classement et inscription comme patrimoine national et dernièrement en lançant le projet de leur classement comme patrimoine universel dans le cadre de la convention de 1972 pour la protection du patrimoine mondial, culture et naturel, de l’UNESCO.

Le concours et la convergence des actions des autres départements ministériels, celui de l’agriculture tout particulièrement, en charge du développement rural et du programme du lutte contre les inégalités territoriales, inscrira de tels projets dans une approche de développement territorial et leur évitera le risque de se cloisonner dans une approche muséologique, qui sauvegarderait sans doute le bâti mais sacrifierait, à la longue, des populations rurales, des genres de vie, des paysages agraires. La sauvegarde de ce patrimoine indépendamment d’un développement humain, agricole et rural, parallèle, serait bancale.

Après Dar Bouazza et Rabat, les autorités s’en prennent aux chiens de Dcheira malgré l’appel à l’ordre du ministère de l’Intérieur

par Khadija Khettou – fr.hespress.com – 09/07/2021

Après Dar Bouazza et Rabat, les autorités s'en prennent aux chiens de Dcheira malgré l'appel à l'ordre du ministère de l'Intérieur

Dans l’illégalité totale, des agents de l’autorité de la commune de Dcheira-Région Souss-Massa, ont abattu de manière cruelle et inhumaine une dizaine de chiens errants devant les yeux des habitants de la commune.

Cette pratique, d’une cruauté gratuite, a été filmée par le propriétaire d’une société basée à Dcheira et qui s’occupait de ces chiens en leur donnant à boire et à manger. L’alerte a été donnée par l’association « Moroccoanimalaid » sur son compte instagram.

Sur deux séquences vidéos, on voit clairement des chiens abattus par arme à feu, allongé par terre sur le sang, devant l’indifférence totale de leurs bourreaux et les pleurs d’une femme dont on entend uniquement la voix. « Pourquoi ne pas filmer ? Tu viens tuer les chiens et tu me demandes de ne pas filmer ? J’ai le droit de filmer ! Voilà ce qu’ils font, ça, c’est leur travail … La commune de Dcheira » a déclaré l’individu qui a filmé la séquence en montrant les chiens par terre puis le véhicule de la commune et les quatre individus ayant mené cette « opération d’abattage ».

« C’est ça la solution selon vous. Tuez les animaux ? Ma société est juste-là. Ça fait 10 ans qu’ils sont là, ils ne m’ont jamais fait de mal. Pourquoi ces gens disent qu’il leur ont fait du mal aux autres ? Qu’est-ce qu’il y a à bousiller où détruire ici ? » a lancé la personne filmant la scène en parlant à un agent de l’autorité.

Sur son compte instagram, « Moroccoanimalaid » s’est posé plusieurs questions, notamment « quand la loi sera-t-elle respectée ? Quand les autorités respecteront-elles la loi ? Quand se rendront-ils compte qu’ils aggravent la situation ? Quand toutes ces méthodes archaïques traumatiques barbares prendront-elles fin ? (…)  Quand ce pays se réveillera-t-il ? Quand vont-ils arrêter de tuer les chiens au Maroc ? »

Ce n’est pas la première fois que ces actes barbares se produisent au Maroc. Les mêmes scènes se sont déroulées à Rabat, Dar Bouazza, ou encore les environs de Marrakech. Face aux nombreuses critiques et plaintes d’acteurs associatifs qui ont accompagné ces actes barbares, le ministère de l’Intérieur avait publié une note ministérielle, en décembre 2020, rappelant aux « communes et leurs services d’hygiène, l’interdiction d’abattre les chiens errants par armes à feu ou empoisonnement« .

De plus, le département de Abdelouafi Laftit avait même appelé les services d’hygiène des communes à « utiliser des méthodes alternatives moins barbares« . D’ailleurs, un accord avait même été signé par le ministère de l’Intérieur et les départements de l’Agriculture et de la Santé et l’Autorité vétérinaire nationale pour la mise en œuvre de la Trap Neuter Release (TNR).

Il s’agit d’une technique qui permet de mieux contrôler les populations animales errantes en les capturant d’abord, puis en euthanasiant les plus dangereux, puis stériliser les autres en les vaccinant avant de les relâcher.

Mais apparemment, ni les instructions du ministère de l’Intérieur ni l’accord signé entre les parties précitées n’ont empêché les agents de la commune de Dcheira, pas loin d’Agadir, de prendre leurs armes à s’en donner à cœur joie dans l’abattage de chiens qui ne faisaient du mal à personne, selon les dires de la personne ayant filmé la scène.

150 entreprises présentes au 18ème SICCAM : L’écosystème de l’offshoring réuni à Agadir

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 09/07/2021

150 entreprises présentes au 18ème SICCAM : L’écosystème de l’offshoring réuni  à Agadir

Le coup d’envoi de la 18ème édition du Salon international des centres d’appels et de contacts au Maroc (SICCAM) a été donné jeudi à Agadir en présence de 150 entreprises, et qui rassemble tout l’écosystème en un seul lieu.

Dans les détails, sous le slogan «Souss-Massa, au cœur de vos appels», la nouvelle édition 2021 du SICCAM propose de mettre en lumière la richesse de ce secteur en constante évolution ces dernières années, accentuée par la crise sanitaire.
Le salon est également le point de rencontre des principaux leaders et influenceurs du monde de l’offshoring pour échanger sur un secteur économique prometteur dans la région Souss-Massa. Durant deux jours, les professionnels aux profils variés se donnent l’occasion pour apprendre, s’informer, partager autour de tables rondes, sur des thèmes tels que : les enjeux de la cybersécurité dans l’offshoring, les perspectives mondiales de l’offshoring, les usages de la signature électronique.

Par ailleurs, le volet du capital humain dans le secteur des centres d’appels est également à l’ordre du jour lors des différents panels. Cet événement qui se tient pour la première fois dans la capitale de Souss-Massa permet de promouvoir le secteur de l’offshoring, un des écosystèmes identifiés par le Plan d’accélération industrielle (PAI) de la région, et constitue également l’opportunité de mettre en avant les potentialités de la région Souss-Massa, dans l’objectif de créer un véritable pôle des nouvelles technologies.
Il permet aussi de présenter les nouvelles offres et approches d’accompagnement des métiers de ce secteur, les opportunités de création de centres de contacts offshore et nearshore, ainsi que les perspectives de développement de la relation client pour le marché local.

En effet, cette édition met l’accent sur l’externalisation de la relation client dans le marché marocain, qui compte quelques milliers de positions dédiées, alors que le potentiel est très important y compris dans les langues arabe et amazighe.
D’après ses initiateurs, «le salon répond à plusieurs objectifs de chaque participant, en lui permettant de promouvoir son offre logicielle, matérielle, de services, créer et développer des centres de contacts au Maroc, recruter des compétences adaptées, rencontrer des clients et des fournisseurs pour le secteur, et découvrir les enjeux et les solutions futures du secteur».

Notons que la région du Souss-Massa a été la première à bénéficier d’un Plan d’accélération industrielle régional, lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 28 janvier 2018 à Agadir. Ce programme d’envergure régionale a donné naissance à des parcs industriels modernes, d’une Cité de l’innovation et d’un Technopark, en plus du développement de secteurs tels que l’agro-industrie, la transformation des produits de mer, la chimie et la construction navale. Le PAI soutient également les nouveaux écosystèmes pourvoyeurs d’emplois et d’exportations dont l’automobile, le cuir, la plasturgie, les matériaux de construction et l’offshoring.

Covid-19 : 1.250 nouveaux cas confirmés en 24H, 751 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 09/07/2021

Covid-19 : 1.250 nouveaux cas confirmés en 24H, 751 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.250 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 539.839 le nombre total des cas de contamination. 21.216 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.460.342 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 5,89%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 523.128 avec 751 nouvelles rémissions ce vendredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,9%. 5 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.351 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 7.360 personnes (+494), dont 279 (-3) cas graves. Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 8,8%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.349.861 (+32.054) pour la première dose et 9.220.292 (+6.757) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 555 cas à Casablanca-Settat : 408 à Casablanca, 58 à Nouaceur, 35 à Mohammedia, 8 à El Jadida, 19 à Berrechid, 8 à Mediouna, 12 à Settat 4 à Benslimane et 3 à Sidi Bennour.
  • 189 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 53 à Rabat, 41 à Kénitra, 52 à Salé, 26 à Skhirat-Temara, 5 à Sidi Kacem, 5 à Sidi Slimane et 7 à Khémisset.
  • 150 cas à Marrakech-Safi : 138 à Marrakech, 3 à Rhamna, 3 à Essaouira, 1 à Kelaat Sraghna, 2 à Al Haouz et 3 à Safi.
  • 121 cas à Souss-Massa : 86 à Agadir Ida-ou-tanane, 13 à Inezgane-Aït Melloul, 3 à Tiznit et 19 à Chtouka Aït Baha.
  • 63 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 31 à Tanger-Assilah, 4 à Tétouan, 7 à Larache, 6 à Chefchaouen, 1 à Al Hoceïma et 14 à Mdiq-Fnideq.
  • 52 cas à Fès-Meknès : 8 à Fès, 19 à Taounate, 6 à Meknès, 4 à Taza, 5 à Meknès, 1 à Moulay Yaacoub, 2 à Boulemane, 3 à El Hajeb et 9 à Sefrou.
  • 26 cas dans la région de l’Oriental : 9 à Oujda-Angad, 11 à Nador, 2 à Berkane, 2 à Driouch, 1 à Jerada et 1 à Guercif.
  • 25 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 16 à Laâyoune et 9 à Tarfaya.
  • 25 cas à Béni Mellal-Khénifra : 7 à Khouribga, 6 à Azilal, 5 à Béni Mellal, 1 à Khénifra et 6 à Fqih Bensalah.
  • 17 cas à Drâa-Tafilalet : 9 à Ouarzazate, 5 à Midelt et 3 à Tinghir.
  • 14 cas à Guelmim-Oued Noun : 6 à Guelmim, 6 à Tan-Tan, 1 à Sidi Ifni et 1 à Assa-Zag.
  • 13 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.

Stress hydrique : voici l’état d’avancement des chantiers de barrages en cours

medias24.com – 09/07/2021

Le ministre de l’Equipement, des transports, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara a présidé, mercredi 7 juillet 2021, une réunion consacrée à l’examen de l’état d’avancement des grands aménagements des barrages du Royaume.

A ce jour, l’état d’avancement des travaux des chantiers des barrages en cours se présente comme suit :

– Karoub dans la province de Larache à 97%,

– Todgha, Province de Tinghir à 92%,

– Tidas dans la province de Khémisset à 91%,

– Agdz dans la province de Zagora à 85%,

– Midas dans la région de Sefrou à 72%,

– Oued Ghiss dans la province d’Al Hoceima à 49%,

– Fask, Province de Guelmim à 46%,

– Sakia El Hamra, région de Laâyoune à 45%,

– Targa ou Madi, dans la province du Guercif à 30%.

Le point a également été fait sur l’avancement des travaux dans les barrages lancés récemment, qui comprennent les cinq grands barrages, dont les appels d’offres ont été lancé en 2020 pour un coût total estimé à environ 12,8 milliards de dirhams. Il s’agit de :

– Sidi Abbou dans la région de Taounate à 5%,

– Ait Ziyad dans la province d’Al Haouz à 2%,

– Boulaouane, Province de Chichaoua à 2%,

– Bani Azziman dans la région de Driouch à 5%,

– La hauteur du barrage de Mokhtar Soussi dans la province de Taroudant est de 1%.

– La hauteur du barrage Mohammed V dans les régions de Taourirt et Nador 1%,

– Kodiat El Barna dans la province de Sidi Kacem est en phase de démarrage des travaux

– Ratba dans la province de Taounate est en phase de démarrage des travaux.

D’autre part, la réunion a porté sur l’état d’avancement de la préparation des appels d’offres pour les cinq grands barrages programmés pour l’année 2021  :

-Un barrage sur Oued Al-Khder dans la province d’Azilal estimé à 150 millions de mètres cubes,

– Barrage de Tagzirt dans la province de Beni Mellal estimé à 85 millions de mètres cubes,

– Alkhankro dans la province de Figuig, estimé à un milliard de mètres cubes,

– Tamri dans la préfecture d’Agadir Idautnan estimé à 300 millions de mètres cubes,

– Surélévation du barrage d’Imfout dans la province de Settat d’une dizaine de fois à 90 millions de mètres cubes

Lors de cette réunion, les données techniques détaillées relatives à cinq grands projets de barrages à programmer pour l’année 2022 ont été étudiées.

Ces barrages devraient avoir une capacité totale de 1.510 millions de mètres cubes et un coût estimé à environ 8,5 milliards de dirhams :

– Beni Mansour, dans les régions de Tétouan et Chefchaouen,

– Dar Mimoun, province de Chefchaouen,

– Bouhamd, province de Chefchaouen,

– Rabat Al-Khair dans la province de Sefrou,

– Tadighoust dans la province d’Errachidia.

Covid-19 : 1.336 nouveaux cas confirmés en 24H, 706 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 08/07/2021

Covid-19 : 1.336 nouveaux cas confirmés en 24H, 706 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.336 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 538.589 le nombre total des cas de contamination. 18.422 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.439.126 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 7,25%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 522.377 avec 706 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97%. 5 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.346 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 6.866 personnes (+625), dont 282 (+33) cas graves. Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 8,9%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.317.807 (+51.137) pour la première dose et 9.213.535 (+8.782) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 511 cas à Casablanca-Settat : 390 à Casablanca, 44 à Nouaceur, 47 à Mohammedia, 15 à El Jadida, 11 à Berrechid, 3 à Mediouna et 1 à Settat.
  • 231 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 74 à Rabat, 62 à Kénitra, 43 à Salé, 34 à Skhirat-Temara, 17 à Sidi Kacem et 1 à Khémisset.
  • 181 cas à Souss-Massa : 86 à Agadir Ida-ou-tanane, 52 à Inezgane-Aït Melloul, 25 à Taroudant, 9 à Tiznit et 9 à Chtouka Aït Baha.
  • 181 cas à Marrakech-Safi : 162 à Marrakech, 9 à Rhamna, 4 à Kelaat Sraghna, 2 à Youssoufia, 2 à Youssoufia et 2 à Safi.
  • 58 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 37 à Tanger-Assilah, 4 à Tétouan, 6 à Larache, 4 à Al Hoceïma et 7 à Mdiq-Fnideq.
  • 49 cas à Fès-Meknès : 16 à Fès, 12 à Taounate, 4 à Taza, 5 à Meknès, 5 à Moulay Yaacoub, 1 à Boulemane, 3 à El Hajeb et 3 à Sefrou.
  • 34 cas à Drâa-Tafilalet : 14 à Ouarzazate, 7 à Midelt, 7 à Errachidia, 2 à Zagora et 4 à Tinghir.
  • 24 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 18 à Laâyoune et 6 à Tarfaya.
  • 22 cas dans la région de l’Oriental : 7 à Oujda-Angad, 10 à Nador, 3 à Berkane, 1 à Jerada et 1 à Taourirt.
  • 27 cas à Béni Mellal-Khénifra : 7 à Khouribga, 8 à Azilal, 1 à Béni Mellal, 5 à Khénifra et 6 à Fqih Bensalah.
  • 13 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 5 cas à Guelmim-Oued Noun à Guelmim.

Hausse des cas de covid-19 au Maroc : les autorités ont reçu des consignes strictes

lesiteinfo.com – 08/07/2021

Les éléments de la police contrôlent les accès de la ville pour assurer la sécurité des citoyens contre la pandémie du nouveau coronavirus.

Après les nombreuses mises en garde du ministère de la Santé suite à la hausse importante des cas de covid-19 au Maroc, les autorités ont reçu des consignes strictes pour renforcer les contrôles.

Selon une source sûre de Le Site info, plusieurs barrages sécuritaires ont été installés au niveau des entrées et sorties des villes, en particulier celles qui connaissent une hausse des cas d’infection, comme Casablanca, Rabat, Nador, Marrakech et Agadir.

Et d’ajouter que les personnes ne disposant pas d’une autorisation de déplacements exceptionnels sont interdites de quitter leurs villes.

On apprend également que les autorités ne badinent pas avec les récalcitrants, précisant que ceux qui  n’ont pas d’autorisation ou ne portent pas de bavettes devront payer des amendes.

Pour rappel, un total de 1.279 nouveaux cas d’infection au coronavirus (Covid-19) et 708 guérisons ont été enregistrés au Maroc dans les dernières 24 heures, a indiqué mercredi le ministère de la Santé.

Les nouveaux cas portent à 537.253 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé au Maroc en mars 2020. Le nombre des personnes rétablies est passé à 521.671, soit un taux de guérison de 97,1%.

Le ministère a ainsi mis en garde, mercredi, contre la détérioration de la situation épidémiologique, après l’observation d’une accélération des contaminations au nouveau coronavirus (Covid-19) pour la deuxième semaine de suite.

« Pour la deuxième semaine de suite, le système national de veille et de surveillance épidémiologique enregistre une accélération des nouveaux cas de Covid-19 et une hausse des cas graves, chose qui laisse présager une nouvelle détérioration de la situation épidémiologique en cas de persistance de l’indifférence des citoyens, la négligence et le non-respect des mesures de précaution et des gestes barrières », a prévenu le ministère dans un communiqué.

Cette situation préoccupante intervient dans le sillage de la levée des restrictions sur les voyages internationaux et de la reprise des activités sociales, sportives et culturelles, doublées de l’assouplissement avancé des restrictions du confinement nocturne et des déplacements internes, a-t-il fait observer.

Eleadora 2, une voiture solaire 100% marocaine promise à de grandes compétitions internationales

par Solène Paillard – medias24.com – 08/07/2021

Ce véhicule, conçu par des élèves ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat, a été mis au point et fabriqué entre 2017 et 2019. Il devrait fouler le sol australien et sud-africain dans le cadre de deux grandes compétitions internationales, le Bridgestone World Solar Challenge et le Sasol Solar Challenge.

« Eleadora 2 ». C’est le nom de la voiture propulsée à l’énergie solaire conçue et fabriquée par l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR), par le biais de l’équipe Mines Rabat Solar Team, fondée en 2014 et composée d’étudiants de l’établissement.

Au sein de cette équipe, figurent des élèves ingénieurs issus de différentes spécialités (génie industriel, électromécanique, énergétique, informatique) qui se succèdent depuis 2014 pour mettre au point ce véhicule. « Chaque année, une nouvelle équipe prenait le relais et poursuivait la réalisation du véhicule initiée par les équipes précédentes. Les élèves ont tout d’abord lancé un premier prototype, auquel ont succédé trois véhicules : Fennec, Eleadora 1 et Eleadora 2, dont la fabrication vient d’être terminée et qui va participer à des compétitions nationales et internationales, cette année et l’année prochaine. Et même si elle est terminée, on cherche constamment à l’optimiser », indique Mouna Moumeni, responsable communication de l’équipe Mines Rabat Solar Team, jointe par Médias24. La conception du véhicule a démarré fin 2017-début 2018 et s’est achevée en 2019.

La même année, en septembre, « Eleadora 2 » a participé au Moroccan Solar Race Challenge à Marrakech, une course de voitures solaires destinée aux étudiants marocains et étrangers des établissements d’enseignement supérieur.

Des compétitions prévues en Australie et en Afrique du Sud

« C’est une voiture électrique qui fonctionne uniquement à l’énergie solaire. On a notamment utilisé la fibre de carbone pour construire la carrosserie, ce qui donne au véhicule son poids léger (350 kg) et qui permet d’atteindre une vitesse allant jusqu’à 120 km/h. Le châssis est en aluminium et la coque est en fibre de carton », précise Mouna Moumeni. La voiture est également composée de panneaux solaires monocristallins, fabriqués à partir d’un seul cristal de silicium (contrairement aux panneaux solaires polycristallins) et qui ont un aspect bleu-noir.

« Notre projet est de participer à des compétitions internationales. La compétition que nous visons le plus est le Bridgestone World Solar Challenge, en Australie », ajoute Mouna Moumeni. Il s’agit d’une course de voitures propulsées à l’énergie solaire, créée en 1987 et parcourant un peu plus de 3.000 km le long de l’Australie centrale. Pour l’heure, la date précise n’a pas encore été fixée, mais la compétition à laquelle participera l’équipe marocaine est programmée pour 2023.

Les élèves ingénieurs doivent également se préparer une autre compétition prévue début 2022 : le Sasol Solar Challenge, en Afrique du Sud, qui accueillera plus d’une douzaine d’équipes professionnelles et amateurs de véhicules fonctionnant à l’énergie solaire. L’événement se tient tous les deux ans depuis 2008 et s’étale sur un circuit d’environ 2.500 km.

En attendant, le 25 octobre 2021, une course d’une semaine se tiendra sur un circuit de 2.500 km au départ d’Agadir, en passant par le Sahara et les montagnes du Moyen Atlas, avant un retour à Agadir. Une dizaine d’équipes participera à cette course, dont une seule sera marocaine.

Agadir : l’arrivée de Ryanair tracasse les Îles Canaries

par Amal Baba Ali – leseco.ma – 08/07/2021

L’annonce de l’ouverture d’une base stratégique du transporteur aérien irlandais Ryanair à Agadir a soulevé des inquiétudes aux Îles Canaries.

L’annonce de l’ouverture d’une plateforme du transporteur aérien Ryanair à Agadir tracasse la compagnie low-cost canarienne Binter. Le transporteur officiel insulaire, qui commence à peine à se remettre du coup de massue de la crise sanitaire, se voit damer le pion par le géant irlandais qui menace même de lui voler une part du juteux marché des touristes européens.

En effet, les Allemands et les Anglais, qui prisent la station balnéaire marocaine, sont aussi les premiers clients de l’archipel. Avant la crise sanitaire, la région insulaire recevait en moyenne 5 millions de touristes britanniques. Un chiffre en croissance annuelle soutenue. Quant au marché allemand, l’archipel a reçu 2,6 millions de vacanciers en provenance de ce pays européen. Au total, 13,1 millions de touristes étrangers ont visité l’archipel en 2019, avec une moyenne de dépenses de 1.282 euros et une moyenne de séjours de 8,5 jours. Le renforcement des dessertes vers le Maroc, et Agadir en particulier, signifie que la compagnie cherche à attirer la clientèle intéressée par le tourisme du «Sol et Playa», (soleil et plage) l’emblème, en quelque sorte, de l’archipel canarien.

L’arrivée de Ryanair à Agadir fera de l’ombre aux Îles Canaries. Ceci, surtout eu égard au choix de la date de démarrage, en hiver, confirme qu’il est question de séduire cette clientèle européenne attirée par les destinations clémentes quand le mercure commence à baisser en Europe. L’annonce fait d’autant plus mal vu que le controversé transporteur a fermé, en 2020, ses bases aux Îles Canaries, précisément à Lanzarote, Gran Canarie et Tenerife. Un processus qui s’est déroulé dans la douleur et amena les syndicats des travailleurs à porter l’affaire devant la justice pour contester la mise au chômage de 300 employés. La justice espagnole a condamné l’entreprise à verser une indemnisation allant jusqu’à 9 millions d’euros pour «sa mauvaise foi» dans le processus de ce licenciement. Pris au dépourvus, certains milieux s’interrogent même sur le choix de la capitale du Souss, estimant que la région n’est pas la destination touristique phare du royaume.

Le fait que le transporteur aérien ouvre ses bases au Maroc est interprété comme une volonté de la compagnie aérienne de transformer le pays en hub régional de grande importance. Les spécialistes en matière de tourisme estiment aussi que cette installation est une grande reconnaissance de l’importance du royaume et surtout une preuve, de plus, de la stabilité dont jouit le Maroc. À cela, s’ajoute l’annonce faite par le transporteur portugais TAP de renforcer sa présence sous nos latitudes. La compagnie portera désormais à cinq les destinations qu’elle dessert au départ de la capitale lusophone. Outre Casablanca, Marrakech et Tanger, la compagnie portugaise inaugure des vols à destination d’Agadir et Oujda.

Pour la ville gadirie, TAP démarre en trombe et programme quatre vols hebdomadaires, les lundis, vendredis, samedis et dimanches. Quant à la desserte Lisbonne-Oujda, elle sera disponible les samedis et dimanches. Des destinations touristiques importantes, a déclaré la vice-présidente de la compagnie, Christine Ourmières-Widener dans un communiqué, en rappelant que ces nouvelles dessertes renforcent la présence du transporteur dans la région.

Agadir : après 16 mois de mise œuvre, où en est le PDU ?

par Yassine Saber – leseco.ma – 08/07/2021

Sur 94 projets inscrits au PDU, 25 projets sont en cours de réalisation, dont un projet déjà achevé. L’ensemble des projets en cours de réalisation totalise plus de 3,7 MMDH, soit 60% du coût global du programme.

Près d’un an et demi après la mise en œuvre du Programme de développement urbain (PDU) de la ville d’Agadir 2020-2024, quel bilan en dresser ? Conformément aux dispositions de l’article 7 de la convention-cadre relative au financement et à l’exécution du PDU d’Agadir, le Comité de pilotage, de suivi et d’évaluation dudit programme, a tenu sa 5e réunion en présence de l’ensemble des membres constitutifs de ce comité. Il ressort du bilan exposé par Ahmed Hajji, wali de la Région Souss-Massa et gouverneur de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane, que sur 94 projets inscrits au PDU, 25 sont en cours de réalisation, dont un projet est déjà achevé. Il s’agit de la réalisation de 20 terrains de proximité dans le cadre du 6e axe dédié à l’amélioration du cadre de vie des citoyens et la réalisation des équipements sociaux.

L’ensemble de ces projets en cours de réalisation totalise un coût global de plus de 3,778 MMDH, soit 60 % du coût global du programme. Pour rappel, les 94 projets du PDU 2020-2024 d’Agadir ont bénéficié, initialement, d’une enveloppe de 5,9 MMDH. Cette enveloppe a été revue à la hausse après la signature d’un ensemble de conventions spécifiques pour l’amener à un coût global de l’ordre de 6,297 MMDH. En effet, le bilan de ces 16 mois qui se sont écoulés, depuis le lancement de ce programme, compte les réalisations des études relatives aux projets programmés, le lancement des appels d’offres, ainsi que la mise en route des projets et leur démarrage effectif.

Des engagements financiers colossaux
En plus des projets dont les chantiers sont en cours, les appels d’offres relatifs aux travaux ont été lancés pour 25 projets supplémentaires du programme. Ces projets représentent un coût global de 992 MDH, soit 16 % du coût global du programme. Toujours selon les chiffres présentés par Ahmed Hajji, le nombre total de projets en cours de réalisation ou dont les appels d’offres sont lancés est de 50 projets, pour un coût de 4,770 MMDH, soit 76 % du coût global du programme. Quant aux projets dont les études sont dans une phase très avancée de réalisation, ils sont au nombre de 34.

Ces derniers totalisent un coût global d’1,428 MMDH, soit 23 % du coût global du programme. Actuellement, le montant global des engagements effectués par les différents Maîtres d’ouvrage délégués (MOD), au cours des seize premiers mois de lancement du PDU, s’élève à plus d’1,825MMDH, soit 29% du coût global du programme. Pour le deuxième semestre de cette année, les engagements à contracter dans le cadre du programme s’élèvent à 2,313 MMDH. Au terme de cette année, le nombre de projets en cours de réalisation serait de 63 pour un coût global de 5,278 MMDH. S’agissant des engagements totaux du programme, ils devraient s’élever à 4,67 MMDH, soit 65 % du coût global du programme. Compte tenu de ce qui précède, il a été constaté qu’après seize mois de son lancement, le PDU d’Agadir 2020-2024 a franchi un palier dans sa concrétisation.

Une centaine de visites de terrain officieuses
«À travers les différents engagements pris par l’ensemble des intervenants et l’amorçage ou le lancement des projets inscrits au PDU, ce programme a ouvert la voie à une réelle métamorphose des infrastructures de la métropole d’Agadir, en respectant un planning rigoureux et scrupuleusement synchronisé entre l’ensemble des intervenants », note le communiqué de la wilaya de la Région Souss-Massa. Par ailleurs, le PDU a permis la signature de 15 conventions spécifiques et 5 avenants pour accompagner sa mise en œuvre en mobilisant 23 partenaires financiers et opérationnels. Au total, le Comité de pilotage, de suivi et d’évaluation dudit programme a tenu 5 réunions ainsi que de 280 autres réunions techniques de suivi de l’état d’avancement des projets programmés, dont 94 ont eu lieu en visioconférence (soit une moyenne de 20 réunions par mois depuis avril 2020). Sur le terrain, 32 visites à caractère officiel ont été organisées alors qu’une centaine de visites de terrain officieuses ont été effectuées pour constater l’état d’avancement effectif des projets lancés. En tout, 290 appels d’offres ont été lancés dans le cadre de ce programme.

Plusieurs maîtres d’ouvrage
La gouvernance du programme a été confiée à huit maîtres d’ouvrage. Il s’agit de la SDL Agadir Souss-Massa aménagement, la SDL Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains en plus de la SDR du tourisme Souss-Massa. Les autres maîtres d’ouvrages sont la société Al Omrane Souss-Massa, le ministère de l’Équipement, le ministère des Habous et des affaires islamiques ainsi que le ministère de la Santé. Au cours de cette réunion, les représentants de ces acteurs ont exposé l’état d’avancement de chacun des projets qui leur ont été confiés, en notant les engagements pris depuis le lancement du programme jusqu’à fin juin 2021, ainsi que les perspectives d’engagements au titre du deuxième semestre de l’année 2021. Ces exposés ont également été une occasion de présenter les contraintes et difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et la concrétisation des projets et les mesures proposées pour y faire face.

Carte blanche : la neutralité n’est ni exclusive ni inclusive, elle est émancipatrice

plus.lesoir.be – Juin 2021

Par Le Collectif Laïcité Yallah (Signataires : Malika Akhdim, militante féministe et laïque ; Radouane El Baroudi, cameraman ; Djemila Benhabib, politologue et écrivaine ; Yeter Celili, militante féministe et laïque ; Bahar Kimyongur, activiste des droits humains ; Kaoukab Omani, éducatrice ; Abdel Serghini, réviseur d’entreprises ; Jamila Si M’Hammed, militante féministe et laïque ; Sam Touzani, artiste-citoyen).

Aujourd’hui, des « progressistes » font la courte échelle à des communautaristes religieux, soutenant de facto le patriarcat musulman qui n’a rien d’émancipateur. Comment certains politiques ont-ils pu laisser filer le débat sur la neutralité dans une si mauvaise direction ?

Carte blanche: la neutralité n’est ni exclusive ni inclusive, elle est émancipatrice

La saga judiciaire de l’ordonnance condamnant la Stib est devenue le symbole d’une Belgique confuse, sur le point de renoncer à l’absolu principe de la neutralité de l’Etat sous le fallacieux prétexte : du respect de la « diversité ». La position du PS, autrefois fer de lance d’une laïcité assumée, a pâli. Que restera-t-il de cette neutralité dépecée au gré des tractations d’arrière-boutique ? Que deviendra l’expression de la diversité réduite au seul voile islamique ? A-t-on pensé aux conséquences sur les autres femmes musulmanes ayant choisi de vivre leurs convictions dans la modération, en conformité avec leur époque ? Ah la diversité, mais laquelle ? Pas celle que nous incarnons, en tout cas, dont l’horizon se confond avec celui de l’émancipation humaine. Toutes et tous égaux en dignité et en droits ! La neutralité de l’État n’est ni plus exclusive ni moins inclusive. Elle se suffit à elle-même et ne peut être envisagée d’une certaine façon pour les uns et d’une autre façon pour les autres. C’est un principe constitutionnel tangible qui s’applique indistinctement à l’ensemble des employés de la fonction publique pour garantir son impartialité.

Un patriarcat renforcé

Alors, n’inversons pas les postures ! Ce n’est tout de même pas la neutralité qui établit une discrimination envers les femmes mais plutôt une interprétation rigoriste de l’islam qui postule que leurs cheveux et leurs corps réveillent la libido des hommes, incapables de se contrôler. Pures et impures, telle est donc la portée du voile islamique qui crée deux catégories de femmes y compris parmi les musulmanes elles-mêmes. Des musulmans dont nous sommes refusent d’être amalgamés à cette vision caricaturale d’un autre âge. C’est cette conception des rapports entre les femmes et les hommes qu’il s’agit de déconstruire et de dépasser en maintenant une frontière étanche entre le sacré et le profane. Pourtant en nommant Ihsane Haouach comme commissaire du gouvernement auprès de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, Sarah Schlitz entretient les pires stéréotypes, flatte la domination masculine et renforce le patriarcat musulman. Cette nomination est révélatrice d’un mal profond, le relativisme culturel, qui ronge une partie de la gauche depuis longtemps.

La courte échelle faite à des communautaristes religieux

Pour tout avouer, nous vivons avec le sentiment d’être des proies, et parfois même des proies faciles, sacrifiées, sur l’autel du communautarisme. Qu’importe, nous continuerons à exercer notre citoyenneté. Nous savons parfaitement ce qu’il en coûte pour une femme de choisir sa propre vie, ici même, dans la capitale européenne. Certaines de nos membres ont subi des mariages forcés à l’âge de 14 ans, la brutalité d’un père ou d’un frère, la violence conjugale, l’omerta de la famille vis-à-vis d’un conjoint violent, des menaces de mort en cas de divorce, le chantage affectif puis le rejet familial. Sur leurs lieux de travail tout comme dans leurs espaces de vie, certains parmi nous sont confrontés à un climat d’intimidation et de harcèlement du simple fait de vivre leur héritage musulman d’une façon paisible ou détaché. Nos enfants ne sont pas épargnés. Surtout lorsque certains de leurs camarades partageant les mêmes origines qu’eux se voient investis d’une mission ô combien « importante » : chasser les kouffar (mécréants) ! Une simple discussion dans une cour d’école peut tourner au vinaigre. « Ton père ne fait pas la prière, c’est un kafer (mécréant) ? Ta mère ne porte pas le voile : c’est une pute ! » Dans certains quartiers de Bruxelles, la force du groupe est tel que sortir la tête nue, porter une jupe au-dessus des genoux, ne pas suivre le rituel du mois de ramadan publiquement sont des actes héroïques. Nous avons surmonté des menaces, des deuils et remporté des victoires. D’abord sur nous-mêmes. Dépassant peur et colère. Aujourd’hui, nous accompagnons des plus jeunes dans leur quête de liberté dont les vies sont ravagées par le communautarisme ethnique et religieux. On serait même étonné par l’ampleur de ces phénomènes tus, sous-estimés et sous-documentés.

Une fuite en avant politique

Comment peut-on envisager, aujourd’hui, que notre destinée collective puisse s’éloigner de ce mouvement de sécularisation de la société et de l’Etat dont les retombées positives, réelles mais certes, insuffisantes, ne cessent de contribuer à améliorer nos vies ? Une telle situation est le résultat, fort complexe, de toutes une longue série de renoncements et d’abandon. C’est l’histoire d’une fuite en avant politique, d’une double trahison, d’une angoisse (panique) électorale à peine dissimulée et d’une certaine tiédeur à incarner la laïcité. Il faudra bien, un jour, entreprendre l’analyse d’une telle dérive aussi vertigineuse. On y découvrira sans trop faire d’efforts qu’à force de flatter les pires égoïsmes, le sens du collectif s’est étiolé. Il n’y a que les intérêts qui comptent. Et ceux de certains partis politiques plus que d’autres. Tout compte fait, la comptabilité des voix est ce qu’il reste quand il ne reste plus rien d’autre à défendre.

Sommes-nous, déjà, soumis à notre insu aux aléas d’une infernale campagne électorale avec Bruxelles en ligne de mire ? Est-ce à dire qu’à l’approche d’une telle échéance, la chasse ouverte au « vote musulman » dispenserait certaines formations politiques du respect élémentaire envers l’ensemble des électeurs ? D’ailleurs, quel rôle pour un parlement alors que des élus manœuvrent pour court-circuiter ses instances, sans la moindre gêne, confiant ainsi aux tribunaux des responsabilités qui les dépassent et qu’eux-mêmes ont renoncé à assumer ? Dès lors, comment établir un lien de confiance entre le citoyen et l’élu ? Le « décrochage » serait-il en passe de devenir un moindre mal, un réflexe « refuge » ? Pourquoi s’étonner de la vertigineuse ascension des extrêmes lorsque des « progressistes » font la courte échelle à des communautaristes religieux ? Comment s’y retrouver lorsqu’une commissaire à l’égalité entre les femmes et les hommes affiche ostensiblement un parti pris en faveur d’une interprétation rigoriste de l’islam. Le patriarcat musulman n’a rien de glamour, ni de progressiste. Même avec un verni écolo, le patriarcat musulman reste du patriarcat.

Canicule : jusqu’à 50 degrés ce week-end en Espagne ou en Afrique du nord ?

Par Antoine BARRET – leprogres.fr – 07/07/2021

Les prévisionnistes craignent que de nouveaux records de chaleur soient battus le week-end prochain. La France ne semble pas concernée.

Après les 49,6 degrés enregistrés la semaine dernière à Lytton (Canada), plus de 50 degrés de ce côté de l’Atlantique le week-end prochain ? Un nouveau « dôme de chaleur » est attendu pour la fin de semaine au-dessus du Maghreb et de la péninsule ibérique, sous l’effet d’un puissant anticyclone, alertent les prévisionnistes météo.

Dans un « dôme de chaleur », l’air chaud est emprisonné par de fortes pressions, et, en étant repoussé vers le sol, se réchauffe encore. Il empêche la formation de nuages, laissant la voie libre aux radiations du soleil. Un phénomène climatique rare aggravé, selon les experts, par le réchauffement climatique.

D’ores et déjà, des records de chaleur ont été battus mardi en Algérie, avec 49,1 degrés relevés à El Menia, contre 48,5 il y a deux ans, annonce le prévisionniste Etienne Kapikian sur Twitter.

Et le record absolu en Afrique est en ligne de mire : 51,3°C à Ouargla en Algérie le 5 juillet 2018. Officiellement il a fait jusqu’à 55 degrés à Kebili (Tunisie) en 1931, mais ce record est considéré comme une « vaste blague » par les météorologues, « les données de l’époque coloniale dans le Sahara n’étaient souvent pas fiables », comme l’avait expliqué Etienne Kapikian sur Twitter.

Les 50 degrés devraient notamment être franchis dans le secteur d’Agadir, au Maroc, ce week-end, prévient de son côté le prévisionniste Gaétan Heymes sur Twitter.

Sur la péninsule ibérique, les températures devraient s’envoler à partir de ce week-end également, avec des températures supérieures à 45 degrés dans le sud de l’Espagne et du Portugal. Le quotidien catalan Diario de Sevilla met en garde contre cette vague de chaleur « sérieuse », qui devrait atteindre son apogée dimanche après-midi.

« Il n’est pas exclu que les thermomètres atteignent 44 degrés à Cordoue et dans d’autres localités de la vallée du Guadalquivir. Certains modèles suggèrent que dans cette zone pourrait atteindre 45-46 degrés au cours de cette journée, si tel est le cas pourrait même battre des records absolus de température », détaille le site espagnol Eltiempo.

Ce mercredi, La Chaîne Météo prévoit une température de 49 degrés dimanche sur Séville, avec un ressenti de 54 degrés !

Les records de chaleur datant de l’été 2017 pourraient être battus, comme ces 47,3 degrés enregistrés en Espagne le 13 juillet 2017 à Montoro, dans la province de Cordoue. Voire même les 48 degrés de l’été 1977 en Grèce – toujours le record européen -, qui semblent malheureusement à la portée des vagues de chaleur actuelles. En France, il a fait jusqu’à 46 degrés dans la commune de Vérargues (Hérault), à l’est de Montpellier, lors de la canicule de juin-juillet 2019.

Et la France dans tout ça ? Actuellement, l’heure n’est certes pas à la canicule… Et selon Météo France, elle devrait être épargnée dans l’immédiat, au moins ce week-end, même si « les températures devraient repartir à la hausse : elles seront généralement comprises entre 23 et 27 °C sur la moitié nord, entre 26 et 31 °C sur la moitié sud ».

Bataille contre les accords de libre-échange déséquilibrés: Après l’Egypte, l’Union européenne ?

par Marouane Kabbaj – maroc-hebdo.press.ma – 07/07/2021

Le ministre de l’industrie, Moulay Hafid Elalamy

La « guerre » commerciale livrée à l’Egypte est la deuxième du genre après celle contre la Turquie. Le ministre de l’Industrie peut-t-il renégocier les accords de libre-échange avec les Etats-Unis ou l’UE, avec lesquels le déficit commercial est beaucoup plus important?

Lors de son passage, mercredi 23 juin 2021, devant la Commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants, le ministre de l’industrie, Moulay Hafid Elalamy, a déclaré non sans fierté être «personnellement » derrière cette «guerre» livrée aux autorités égyptiennes. «Ce sera la guerre!», a-t-il lancé en faisant référence aux accords de libre-échange conclus avec l’Égypte, qui font perdre au Maroc quelque 6 milliards de dirhams chaque année, selon ses dires.

Il venait juste de terminer une réunion avec son homologue égyptienne en l’informant être «personnellement» derrière ces blocages, qui «ne feront que s’intensifier», si les autorités égyptiennes ne coopèrent pas.

En effet, selon le ministre, «les produits marocains attendent parfois trois mois pour être acceptés par les services de douanes en Égypte, alors qu’eux (les services égyptiens) exigent que leur cargaison soit acceptée en 24h». Cette «guerre» est la deuxième du genre après celle contre la Turquie dont l’accord consacrant l’avenant de l’accord de libre-échange a été signé récemment. Tout cela est bien. Mieux, le super-ministre a affirmé que le Royaume «reverra tous les accords de libre-échange» qui ne sont pas équitables.

Grandes puissances
Mais parviendra-t-il à renégocier avec les Etats-Unis ou l’Union européenne, avec lesquels le déficit commercial est beaucoup plus important? Le Maroc a signé 4 principaux accords de libre-échange: avec l’Union européenne (entré en vigueur en 2000), les Etats-Unis et la Turquie (2006), puis avec les pays de l’accord d’Agadir en 2007 (Tunisie, Egypte, Jordanie). A la suite de la signature de ces ALE, les importations ont progressé beaucoup plus vite que les exportations.

Le déficit commercial du Maroc se creuse avec tous les partenaires et une bonne partie des achats porte sur des produits finis de consommation, dont une partie peut tout à fait être fabriquée localement. Les effets néfastes des accords de libre-échange signés: pertes d’emplois, fragilisation de certaines filières comme le textile, l’agroalimentaire, la sidérurgie…

L’accord de libre-échange entre les États- Unis et le Maroc a été signé le 15 juin 2004 et est entré en vigueur le 1er janvier 2006. Depuis cette date, le commerce bilatéral entre les États-Unis et le Maroc a augmenté pour atteindre 3,3 milliards de dollars en 2020, contre 925 millions de dollars en 2005. Les exportations américaines vers le Maroc en 2020 ont totalisé 2,3 milliards de dollars et les exportations marocaines vers les États- Unis ont totalisé 1,04 milliard de dollars.

L’accord de libre-échange Maroc-UE bénéficie à l’Union européenne encore plus qu’au Maroc. La balance du commerce agricole le prouve. Les importations dans le cadre de l’accord avec l’Union européenne constituent 72,4% de la totalité des importations. Elles ont atteint 109,8 MMDH en 2019.

Comment en est-on arrivé là ? Et peut-on renégocier les accords avec les grandes puissances comme les Etats-Unis ou l’UE ? Et ce n’est pas à deux mois des élections que cette question ou même la renégociation des accords avec l’Egypte ou la Turquie doivent être médiatisés. Car cette réalité dure depuis des années.

Vague de chaleur à partir de ce vendredi 9 juillet au Maroc, jusqu’à 48°C

MAP-medias24.com 07/07/2021

Une vague de chaleur, type Chergui, intéressera la majeure partie du Maroc du vendredi au lundi (9-12 juillet), avec des températures qui connaîtront une hausse sensible qui dépassera la normale mensuelle de 5 à 10 degrés. Des averses orageuses sont annoncées ce mercredi dans plusieurs régions.

Des températures variant entre 40 et 45°C concerneront, vendredi, les provinces Beni Mellal, El Hajeb, Fes, Fquih Ben Salah, Kénitra, Khenifra, Khouribga, Mèknes, Moulay Yacoub, Ouezzane, Sefrou, Settat, Sidi Kacem, Sidi Slimane, Taounate, Tata, Taza et Zagora, indique la Direction générale de la météorologie dans un bulletin d’alerte météorologique faisant état d’un niveau de vigilance orange.

Du samedi au lundi, les températures oscilleront également entre 44 et 48°C dans les provinces de Sidi Kacem, Sidi Slimane, Kénitra, Taounate, Ouezzane, Fès, Mèknes, Moulay Yacoub, El Hajeb, Sefrou, Khémisset, Khénifra, Khouribga, Benslimane, Berrechid, Settat, El Kelaa des Sraghna, Rehamna, Youssoufia, Sidi Bennour, Marrakech, Fquih Ben Salah, Beni Mellal, Taroudant, Guelmim, Assa-Zag, Es-Semara, Tata et Zagora.

Les températures variant entre 40 et 44°C concerneront les provinces d’Agadir-Ida-Ou-Tanane, Larache, Chichaoua, Driouch, Chefchaouen, El Jadida, Essaouira (intérieur), Nouacer, Guercif, Nador, Oujda-Angad, Jerada, Safi (intérieur), Sidi Ifni, Taza et Taourirt mais également de 33 à 37°C à Al Hoceima, Casablanca, Mohammadia, Rabat, Salé, Berkane, Skhirate-Temara et Tanger-Assilah.

Cette vague de chaleur persistera au cours de la semaine prochaine sur le centre et le Sud avec une baisse notable des températures sur les plaines Nord et l’Oriental.

Par ailleurs, des averses orageuses localement fortes (de 15 à 25 mm) concerneront, ce mercredi 7 juillet de 15h à 20h, les provinces de Boulemane, Midelt et Ifrane, précise le bulletin d’alerte faisant état d’un niveau de vigilance orange.

Offshoring : le secteur signe jeudi sa convention collective

par Yassine Saber – leseco.ma – 07/07/2021

La déclaration de la convention collective de l’offshoring et les protocoles y afférents seront paraphés, ce jeudi, à Agadir, par la Fédération nationale des centres d’appel et des métiers de l’offshoring, affiliée à l’Union marocaine du travail et la Fédération des TIC et de l’offshoring.

Plus de 120.000 salariés de l’activité de l’offshoring sont sur le point de signer une convention collective avec leurs employeurs. L’évènement aura lieu lors de la 18e édition du Salon international des centres de contacts et d’appels au Maroc (SICCAM), prévu les 8 et 9 juillet, à Agadir. En effet, la déclaration de la convention collective de l’offshoring et les protocoles y afférents seront paraphés, ce jeudi, par la Fédération nationale des centres d’appel et des métiers de l’offshoring ( FNCAMO), affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) et la Fédération des TIC et de l’offshoring (APEBI). L’objectif est de veiller au maintien d’un bon climat social et d’un dialogue au sein de ce secteur qui génère l’équivalent de 14 MMDH de chiffre d’affaires à l’export et contribue à hauteur de 3% au produit intérieur brut du Maroc.

«La convention collective de l’offshoring permettra de rendre plus crédible le secteur pour qu’il soit plus attractif pour les donneurs d’ordre sur le plan social», explique Mimoun Chikhi, président du Pôle Offshoring à l’APEBI.

Lancé au début de l’année 2000, le secteur de l’offshoring a été créé avant la promulgation en 2004 du code de travail. «La déclaration d’Agadir permettra de poser les premiers jalons de cette convention collective. L’offshoring sera le second secteur qui sera doté d’un tel accord après les banques», précise Mohamed El Ouahdoudi, fondateur du SICCAM. De ce fait, cette convention permettra aussi d’améliorer le scoring du Maroc en termes de délocalisation (offshoring) et externalisation (outsourcing) puisque les donneurs d’ordre exigent la paix et la justice sociale.

2.700 salariés au niveau de la région Souss-Massa
Cette 18e édition du SICCAM qui est co-organisée avec le CRI Souss-Massa sera également marquée par le lancement d’un hackaton pour l’élaboration d’une plateforme d’offshoring dans la région Souss-Massa. Sur la base des données mobilisées par le CRI du Souss-Massa, le SICCAM a effectué une étude de terrain au niveau régional durant les premiers mois de 2021. Au total, 68 sociétés ont été identifiées dans le domaine de l’offshoring et centre de contacts-IT au niveau de la région. La majorité des entreprises est de petite taille. Cette étude a monté que depuis l’installation de Webhelp à Agadir, qui s’est faite dans le cadre des Régionales de la relation client organisées par le SICCAM il y a plus d’une décennie, d’autres sociétés dans l’informatique se sont implantées dans la région. Actuellement, le secteur emploie au niveau régional l’équivalent de 2.700 salariés dont 1.500 par Webhelp et 1.200 par les autres centres contacts et d’appels. De plus, la mise en place d’un club de l’offshoring entre l’APEBI et le CRI Souss-Massa sera concrétisée pour le développement de cette activité au niveau régional.

Le CRI et l’APEBI, main dans la main
«L’offshoring fait partie des écosystèmes de la déclinaison régional du Plan d’accélération industrielle (PAI). C’est un secteur pourvoyeur de croissance réelle et d’emploi qui présente un gisement de valeur pour le capital humain régional, d’où l’organisation du SICCAM à Agadir», explique Marouane Abdelati, DG du CRI du Souss-Massa. Le 12 mars dernier, le SICCAM et le CRI ont signé une convention de partenariat pour l’organisation des 18e et 19e éditions à Agadir.

Dans l’objectif de mieux accompagner le développement de cette activité au niveau régional, l’APEBI, qui fait partie des signataires de la déclinaison régionale du PAI en janvier 2018, a déjà signé un mémorandum d’entente, entre ladite fédération, le CRI Souss-Massa et la Chambre régionale de commerce d’industrie et de services de la région (CCIS-SM). Outre la création d’une antenne régionale de l’APEBI, ce partenariat vise l’accélération du rythme d’installation des entreprises dans le cadre de la déclinaison du PAI et l’accompagnement de la région en termes du renforcement de son attractivité en plus de la fédération des acteurs de l’offshoring et de l’IT. Par ailleurs, le SICCAM sera également marqué par l’accueil des exposants et partenaires de plusieurs pays dont la France, la Hollande, le Canada et Israël.

Plan de Développement Urbain d’Agadir 2020-2024 : 25 projets en cours de réalisation pour plus de 3 milliards de dirhams

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 07/07/2021

PDU Agadir

 Le Comité de pilotage, de suivi et d’évaluation du Programme de développement urbain de la ville d’Agadir 2020-2024 (PDU) a fait un bilan d’étape: sur les 94 projets, 25 sont en cours de réalisation, totalisant 3 milliards 778,5 millions de dirhams.

Signé en février 2020  devant SM le Roi Mohammed VI, le programme de développement urbain de la ville d’Agadir 2020-2024 (PDU) se concrétise. En effet, le Comité de pilotage, de suivi et d’évaluation dudit Programme annonce que 25 projets sont en cours de réalisation, totalisant un coût global de 3 milliards 778,5 millions de dirhams, soit 60% du coût global du programme, comme le rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce 8 juillet, précisant que le PDU compte 94 projets dotés initialement d’une enveloppe de 5 milliards 991 millions de dirhams, qui a grimpé à 6 milliards 297,97 millions de dirhams.

En plus de ces chantiers en cours, des appels d’offres travaux ont été lancés, et ce pour 25 projets supplémentaires représentant, quant à eux, 992 millions de dirhams, soit 16% du du coût global du programme. 

Avec 1 milliard 428 millions de dirhams, soit 23% du coût global du programme, 34 autres projets se situent à l’étape des études de faisabilité. Mais ces études sont très avancées, souligne le journal. Ainsi, fin 2021, 63 projets, d’un coût global de 5 milliards 278 millions de dirhams seront en cours de réalisation. 

Quant aux engagements du PDU, ils devraient s’élever à 4 milliards 67 millions de dirhams, soit 65% du coût global du Programme, les engagements à contracter au deuxième semestre de l’année en cours se chiffrant à 2 milliards 313 millions de dirhams. 

Depuis le lancement du PDU, ce travail titanesque compte également la signature de 15 conventions spécifiques et 5 avenants pour accompagner sa mise en œuvre. Il a aussi mobilisé 23 partenaires financiers et opérationnels, et a vu l’organisation de quatre comités de pilotage, de suivi et d’évaluation.

Coronavirus/Maroc : Casablanca, Marrakech et Agadir, les plus touchées par de nouveaux cas

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 07/07/2021

Les villes de Marrakech, Agadir, et Casablanca ont cumulé le nombre le plus élevé de nouvelles infections du coronavirus, ce mercredi 07 juillet.

La plateforme de veille et de suivi de Hespress, covid.hespress.com/fr, détaille ainsi que le Maroc compte désormais 537.253 cas confirmés, 9.341 décès (soit un taux de mortalité de 1,74%), 521.671 guérisons, un total de 6.420.704 tests (soit une augmentation de 20.956), et 6.241 cas en cours de traitement dont 290 dans un état grave (11 sous intubation). De plus, 10.266.670 personnes ont reçu une première dose du vaccin depuis le lancement de la campagne alors que 9.204.753 en sont à la deuxième dose, a indiqué le ministère de la santé.

La région la plus touchée est celle de Casablanca-Settat qui compte 533 nouveaux cas dont 433 à Casablanca, 39 à Mohammadia, 37 à Nouaceur, 16 à El Jadida, 10 à Settat, 9 à Médiouna, 5 à Berrechid, 3 à Sidi Bennour et 1 à Benslimane.

Deuxième région la plus touchée est celle de de Rabat-Salé-Kénitra qui recense 180 nouvelles contaminations dont 67 à Salé, 52 à Skhirate-Témara, 40 à Rabat, 17 à Kénitra, 2 à Sidi Slimane, 1 à Sidi Kacem et 1 à Khémisset.

Souss-Massa enregistre 166 nouveaux cas dont 136 à Agadir, 19 à Inezgane, 9 à Tiznit et 2 à Chtouka-Ait Baha.

La quatrième région la plus impactée par de nouveaux cas est de Marrakech-Safi avec 162 nouvelles contaminations réparties comme suit : 152 à Marrakech, 5 à Al Haouz, 3 à El Kelaâ de Sraghna et 2 à Essaouira.

Pour sa part, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima observe 79 nouvelles infections à Tanger-Assilah (39), Al Hoceima (16), Tétouan (8), M’diq Fnideq (6), Larache (6), Ouezzane (2), Chefchaouen (1) et Fahs Anjra (1).

56 nouveaux cas se trouvent dans la région de Fès-Meknès dont 17 à Fès, 12 à Sefrou, 9 à Taounate, 6 à Boulemane, 4 à Meknès, 3 à Taza, 3 à El Hajeb, 1 à Ifrane et 1 à Moulay Yaacoub, tandis que celle de l’Oriental en compte 18 (10 à Nador, 6 à Oujda-Angad, 1 à Driouch et 1 à Berkane).

De son côté, la région de Beni Mellal-Khénifra état de 15 nouveaux cas à Khouribga (9), Khénifra (2), Fquih Ben Salah (3) et Béni Mellal (1).

Les régions de Daraâ Tafilalet (4 à Midelt, 4 à Ouarzazate, 3 à Tinghir et 2 à Errachidia), Laâyoune Sakia-El Hamra (Laâyoune) et Dakhla-Oued Eddahab (Oued Ed-Dahab) enregistrent toutes 13 nouvelles contaminations.

La dernière région à compter de nouveaux cas est celle de Guelmim-Oued Noun avec 11 dont 5 à Tan Tan, 4 à Guelmim, 1 à Sidi Ifni et 1 à Assa-Zag.

Le Maroc compte désormais 537.253 cas confirmés, 9.341 décès (soit un taux de mortalité de 1,74%), 521.671 guérisons, un total de 6.420.704 tests (soit une augmentation de 20.956), et 6.241 cas en cours de traitement dont 290 dans un état grave (11 sous intubation).

De plus, 10.266.670 personnes ont reçu une première dose du vaccin depuis le lancement de la campagne alors que 9.204.753 en sont à la deuxième dose, a indiqué le ministère de la santé.

TAP relie Lisbonne à Agadir et Oujda

leconomiste.com – 07/07/2021

TAP relie Lisbonne à Agadir et Oujda

La compagnie aérienne portugaise TAP a lancé de nouvelles liaisons vers Agadir et Oujda au départ de Lisbonne, dans le cadre du « plan de relance » après la pandémie, a annoncé la société. La compagnie portugaise reliera également Monastir et Djerba depuis Lisbonne. « Quatre destinations touristiques majeures » en Afrique du Nord, selon la PDG de TAP, Christine Ourmières-Widener.

Ces destinations « renforcent la position de l’entreprise dans cette région », a-t-elle déclaré.

Au Maroc, TAP dessert déjà trois destinations (Casablanca, Marrakech et Tanger). La nouvelle desserte vers Agadir est opérée chaque lundi, vendredi, samedi et dimanche, alors qu’Oujda est desservie chaque samedi et dimanche.

Covid-19 : 1.177 nouveaux cas confirmés en 24H, 856 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 06/07/2021

Covid-19 : 1.177 nouveaux cas confirmés en 24H, 856 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.177 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 535.974 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 520.963 avec 856 nouvelles rémissions ce mardi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,2%. 7 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.336 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 5.675 personnes, dont 262 cas graves. Il a souligné en outre que 19.469 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.399.748 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.160.373 pour la première dose et 9.194.976 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 653 cas à Casablanca-Settat : 517 à Casablanca, 62 à Nouaceur, 12 à El Jadida, 16 à Berrechid, 38 à Mohammedia, 1 à Mediouna, 6 à Settat et 1 à Benslimane.
  • 163 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 49 à Kénitra, 39 à Salé, 30 à Rabat, 32 à Skhirat-Temara, 4 à Sidi Slimane et 9 à Sidi Kacem.
  • 115 cas à Marrakech-Safi : 108 à Marrakech, 1 à Rhamna, 1 à Youssoufia, 2 à Al Haouz et 3 à Essaouira.
  • 64 cas à Souss-Massa : 11 à Agadir Ida-ou-tanane, 27 à Inezgane-Aït Melloul, 3 à Tiznit, 13 à Taroudant et 10 à Chtouka Aït Baha.
  • 44 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 30 à Tanger-Assilah, 3 à Ouazzane, 3 à Chefchaouen, 1 à Tétouan, 3 à Larache, 2 à Al Hoceïma et 2 à Mdiq-Fnideq.
  • 40 cas à Drâa-Tafilalet : 20 à Midelt, 3 à Errachidia, 1 à Zagora, 3 à Tinghir et 13 à Ouarzazate.
  • 32 cas à Fès-Meknès : 9 à Fès, 6 à Taza, 3 à Meknès, 2 à Moulay Yaacoub, 1 à Ifrane, 2 à El Hajeb, 4 à Taounate et 5 à Sefrou.
  • 22 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 16 cas dans la région de l’Oriental : 3 à Oujda-Angad, 4 à Nador, 3 à Berkane, 1 à Jerada et 5 à Guercif.
  • 12 cas à Béni Mellal-Khénifra : 7 à Béni Mellal, 3 à Khouribga, 1 à Azilal et 1 à Fqih Bensalah.
  • 9 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 4 à Laâyoune et 5 à Tarfaya.
  • 7 cas à Guelmim-Oued Noun : 6 à Guelmim et 1 à Assa-Zag.

Avec le soutien de l’UE / Souss : Une cartographie dédiée aux services existants au profit des handicapés

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 06/07/2021

Avec le soutien de l’UE / Souss : Une cartographie dédiée aux services existants au profit des handicapés

L’Association de l’enfance handicapée (AEH) avec le soutien de l’Union européenne lance le projet de la réalisation d’une cartographie des services existants et de la situation des besoins des personnes en situation de handicap (PSH) au niveau de la région Souss-Massa.
Ce projet vient pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des PSH de la région SM à travers l’amélioration de l’accès aux droits et améliorer l’accès des PSH à des services de qualité en accompagnant les acteurs de la prise en charge des enfants, en structurant les services de soutien social et en ciblant les PSH du milieu rural au niveau de la région Souss-Massa.
En effet d’après l’AEH, au cours des dernières décennies, le Maroc s’est engagé dans un processus de réformes institutionnelles, politiques et sociales qui visent le renforcement de la démocratisation et la consolidation d’un Etat de droit qui garantit la liberté d’expression, l’accès aux ressources pour tous et l’égalité hommes-femmes, pour un développement humain durable et inclusif.
La ratification par le Maroc de la CRDPH et son protocole facultatif, ainsi que l’inscription des droits des personnes en situation de handicap dans la Constitution de 2011 et la loi-cadre 97-13, posent les jalons d’une nouvelle gouvernance du champ du handicap, basée sur le respect des principes universels et l’effectivité des droits des personnes. Ces engagements assumés par le pays ont eu plusieurs répercussions, notamment dans la stratégie du ministère de la solidarité (Politique intégrée pour la promotion des droits des PSH, fonds d’appui à la cohésion sociale, appui aux EPS, mise en place des COAPH, etc.), celle du ministère de l’éducation nationale (Plan national de l’éducation inclusive 2019 et la Stratégie nationale de la formation professionnelle 2016/2021) et celle du ministère de la santé (Plan national de la santé et du handicap 2015-2021), etc.
Cependant, l’impact de ces stratégies sectorielles inclusives, leurs effets sur les PSH et sur le niveau d’accès aux services de base reste limité, ainsi que le faible accès aux services, est constaté au niveau de l’enquête nationale du handicap réalisée en 2014 par le MSDEF, du rapport de la Cour des comptes sur les établissements de protection sociale publié en mai 2018, et au niveau des besoins identifiés chez les usagers SEAO développé en 2007 avec le soutien de l’UE et dupliqué récemment dans 4 provinces dans le cadre du programme «Moucharaka Mouwatina» financé également par l’UE.
Dans ce sens et en concertation avec la Coordination régionale de l’Entraide nationale de Souss-Massa et les 6 associations partenaires, l’AEH a proposé son projet «Ensemble pour la participation socio-économique de tous», qui est réalisé dans la région de Souss-Massa avec comme finalité de surmonter le défi du faible accès des PSH aux services de base de qualité en ciblant les éléments de cause dont la coordination limitée entre les acteurs locaux, le manque de qualité des prestations des EPS et l’ouverture limitée sur leur environnement, la difficulté pour les COAPH de s’ériger en catalyseur des interventions locales destinées aux PSH, et le manque de dispositif structuré des prestations d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement personnalisé.

Des pièces de rechange dangereuses vendues aux Marocains

bladi.net – 05/07/2021

Des pièces de rechange dangereuses vendues aux Marocains

Grogne dans les rangs de la fédération nationale des importateurs et vendeurs de pièces de rechange d’occasion pour automobiles. Elle dénonce un réseau de commerçants étrangers agissant dans l’informel dans le marché de Salmia. Marchandises non conformes, concurrence déloyale, les professionnels réclament une enquête et des mesures fortes.

Ces marchandises non conformes, dont l’origine est inconnue, sont déversées sur le marché occasionnant une grosse pagaille à Casablanca, indique un communiqué de leur fédération professionnelle qui précise que le secteur de vente de pièces de rechange d’occasion pour automobiles est en difficultés.

Selon la fédération citée par Al Massae, des intrus nuisent à la réputation de ce marché et à la crédibilité de ses commerçants, sans oublier les dangers que ce trafic présente pour les automobilistes.

Face à la concurrence déloyale mais surtout aux menaces de ces individus à l’encontre des membres de la fédération, des voix s’élèvent pour exhorter le président délégué du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, le président du ministère public et le directeur de la DGSN d’ouvrir une enquête judiciaire sur ces marchandises.

Disant être soucieux de la vie des automobilistes et de la préservation du secteur, ces importateurs appellent ces hauts responsables de la justice et de la sûreté à enquêter sur les origines de ces marchandises, ainsi que sur celles de l’argent que ces individus investissent dans ce secteur informel. La Fédération demande, en outre, la protection des importateurs des pièces de rechange d’occasion qui s’acquittent de leurs impôts et taxes douanières, tout en contribuant au développement économique et social du pays.

Voyage au Maroc : Royal Air Maroc ajoute des vols pour l’été 2021, quelles sont les conditions d’entrée ?

par Maelenn Le Gorrec – linternaute.com – 06/07/2021

La France a classé le Maroc dans sa liste des pays orange, un test PCR et une septaine sont obligatoires pour les voyageurs non-vaccinés. Royal Air Maroc a de son côté renforcé son offre de vols pour l’été 2021. On fait le point sur la situation au Maroc face au Covid-19 et les conditions d’entrée sur le territoire.

Vous avez prévu de partir au Maroc durant cet été 2021 ? Le Maroc faisant partie de la liste des pays orange établie par la France pour voyager cet été, un test PCR et une septaine seront obligatoire pour les voyageurs français non-vaccinés. Frontières, conditions d’entrée, couvre-feu, lieux ouverts… On fait le point sur la situation pour vos vacances au Maroc cet été 2021.

Afin de répondre à la forte demande des voyageurs, Royal Air Maroc renforce son offre en mobilisant davantage d’avions en juillet-août. Près de 1400 vols supplémentaires d’une capacité de plus de 220 000 sièges ont été programmés dès le début de juillet. Au total, 11 nouvelles lignes sont lancées, permettant de relier les villes marocaines aux grandes métropoles européennes : Tanger-Lyon et renforcement des lignes Tanger-Paris, Tanger-Amsterdam et Tanger-Bruxelles, Nador-Eindhoven et renforcement des lignes Nador-Amsterdam, Nador-Bruxelles, Nador-Düsseldorf et Nador-Francfort, lancement de la ligne Casablanca-Naples à partir du 06 juillet à raison de 2 fréquences, renforcement de la ligne Fès-Paris et lancement de 7 nouvelles lignes : Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Marseille et renforcement du programme de vols Oujda-Paris à raison de 21 fréquences par semaine, Bruxelles à raison de 6 fréquences par semaine et Marseille à raison de 4 fréquences par semaine. Tous les sièges de ces 11 nouvelles routes sont vendables sur le site, l’appli RAM ou auprès des agences de voyages.

Le roi Mohammed VI avait ordonné au mois de juin aux compagnies aériennes de proposer des prix plus bas et d’instaurer des rotations suffisantes pour assurer les voyages vers à destination de Marrakech, Oujda, Rabat, Nador, Fès ou encore Tanger cet été 2021. Royal Air Maroc a ainsi proposé des tarifs réduits et fixes en fonction du nombre de membres de la même famille voyageant ensemble. Les prix des billets d’avion vont de 150 euros pour une personne à moins de 100 euros pour une famille de quatre personnes pour la zone Europe à 600 euros pour la zone Amérique. Au total, plus de 40 compagnies aériennes proposent des vols à destination de Marrakech, Oujda, Rabat, Nador, Fès ou encore Tanger cet été 2021. Trois millions et demi de places seront disponibles pour la période du 15 juin au 30 septembre, soit les trois quarts de la capacité proposée en 2019.  

Pour les mois de juillet et août 2021. Air France propose des vols vers Agadir, Marrakech, Rabat et Tanger depuis Roissy et Orly. Au départ de ses bases de Paris, Nantes, Lyon et Montpellier, Transavia dessert les principaux aéroports marocains avec 14 routes dont Agadir, Casablanca ou encore Marrakech et Tanger. De son côté, la compagnie TUI fly annonce qu’elle va desservir au départ de Lille 7 villes au Maroc dont 2 nouvelles destinations touristiques : Tanger et Fès. 

Depuis le 15 juin, les frontières aériennes et maritimes sont ouvertes aux voyageurs sous certaines conditions. L’opération Marhaba 2021 a également débuté à la même, permettant ainsi l’arrivée des Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) par voie maritime. Attention toutefois, les seules liaisons maritimes prévues pour le Maroc cet été 2021 partent de France (Sète, Marseille), d’Italie (Gênes) ou du Portugal (Portimao), avec un total de 650 000 passagers et 180 000 véhicules attendus durant la période estivale. Un second test PCR sera effectué à bord des ferries. Les frontières terrestres restent toutefois fermées. Aucun franchissement n’est possible, dans les deux sens. Cela concerne notamment les points de passage frontaliers avec Ceuta et Melilla, ainsi qu’avec la Mauritanie (Guerguerat).

Les frontières du Maroc sont-elles ouvertes ?

Après des mois d’état d’urgence et d’arrêt du tourisme afin de lutter contre la pandémie de Covid-19, le Maroc a rouvert ses frontières aériennes le mardi 15 juin 2021. Attention, le Maroc figure dans la liste des pays orange vis-à-vis de la France. Les voyageurs non-vaccinés devront donc présenter un test PCR négatif au moment de l’embarquement et effectuer une septaine obligatoire une fois arrivés au Maroc.

Les liaisons maritimes entre la France et le Maroc sont rétablies dans le cadre de l’opération « Marhaba 2021 ». Attention, Les frontières terrestres restent fermées. Aucun franchissement n’est possible, dans les deux sens. Cela concerne notamment les points de passage frontaliers avec Ceuta et Melilla, ainsi qu’avec la Mauritanie (Guerguerat).

Le Maroc impose-t-il une quarantaine aux touristes étrangers ?

Les vols depuis et vers le Maroc ont progressivement repris depuis la mi-juin selon une classification des pays en deux listes (A et B). Les passagers en provenance des pays de la liste A, dans laquelle figurent les pays membres de l’Union européenne, dont la France, devront présenter à l’embarquement un certificat de vaccination complet (la deuxième dose devant avoir été administrée plus de deux semaines avant la date du voyage). Tous les vaccins homologués par l’OMS sont reconnus. A défaut d’être vaccinés, les passagers en provenance des pays de la liste A devront présenter à l’embarquement un test PCR négatif de moins de 48 heures avant la date d’entrée sur le territoire marocain. Les passagers en provenance des pays de la liste B devront solliciter auprès des autorités marocaines une autorisation exceptionnelle, effectuer un test PCR négatif moins de 48 heures avant la date d’entrée sur le territoire marocain et se soumettre à un isolement sanitaire de 10 jours une fois sur place.

Le Maroc faisant partie de la liste des pays orange établie par la France pour voyager cet été, un test PCR et une septaine seront obligatoire pour les voyageurs français non-vaccinés.

Y a-t-il un couvre-feu en place au Maroc ?

Un couvre-feu est en vigueur au Maroc de 23 h à 6h30 du matin. Depuis le 1er juin 2021, les rassemblements et activités réunissant moins de 50 personnes en espaces clos et moins de 100 personnes en plein air sont autorisés. Les salles des fêtes ne doivent pas dépasser 50% de leurs capacités d’accueil, sans toutefois recevoir plus de 100 personnes. Le port du masque est obligatoire dans tout le Royaume.

Les restaurants, bars, commerces et musées sont-ils ouverts au Maroc ?

Ces derniers jours, le Maroc a assoupli plusieurs restrictions liées au Covid-19. Il est désormais autorisé de se déplacer sans restrictions au niveau national. Les restaurants, cinémas et les théâtres, tout comme les piscines publiques ont à nouveau rouvert. Le port du masque obligatoire reste obligatoire et les contrôles policiers ont été renforcés ces dernières semaines dans différentes villes du pays.

Les plages sont-elles accessibles au Maroc ?

Toutes les plages du Maroc sont officiellement autorisées d’accès pour la saison estivale, dans le respect de la distanciation physique. Le Club Med a rouvert son club de Marrakech le 12 juin et le club Yasmina de Cabo Negro près de Tanger le 26 juin.

Avec quelle compagnie aérienne partir au Maroc cet été 2021 ?

Les vols seront opérés dans les deux sens (France-Maroc et Maroc-France) depuis la réouverture des frontières du Maroc le 15 juin par les compagnies aériennes françaises et marocaines auxquelles il convient de s’adresser pour toute réservation et information. Il n’est donc plus nécessaire de passer par les consulats de France pour voyager par avion. Les compagnies Transavia, Ai France, Royal Air Maroc, Ryanair et TUI fly ont mis en vente des billets d’avion pour le Maroc depuis la mi-juin et pour toute la période estivale.

Balnéaire: Pour sa 1ère année d’exploitation, Taghazout affichera complet cet été

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 05/07/2021

Dix ans après son premier coup de pioche (2011), des démolitions et enfin 15 mois de crise sanitaire, le complexe balnéaire de Taghazout qui s’étend sur une superficie de 600 hectares, dont à peine 10% construit, sera officiellement complètement ouvert vers le 15 juillet. Néanmoins, les travaux ne s’arrêteront pas à cette date et le projet tel qu’il a été conçu à l’origine, ne sera achevé qu’à l’horizon 2030.

6 hôtels ouverts en 2021 et 8 en 2023

D’ici-là, avec ses six hôtels prêtset deux autres qui seront inaugurés dans 2 ans (Hilton en 2022 et Marriott en 2023), la station connaît d’ores et déjà un grand succès en termes de réservations nationales qui constituent l’écrasante majorité de la clientèle attendue jusqu’à septembre.

En déplacement dans la région pour assister à la signature d’un accord historique entre l’ONMT et la compagnie aérienne Ryanair, Médias24 a en effet pu constater l’optimisme commercial des équipes des hôtels qui ont déjà ouvert comme les deux Hyatt (Regency et Palace), le Radisson Blu (ex-Melia), le Tikida Riu Palace, le White Beach et le Fairmont qui s’apprête à ouvrir ses portes le 9 juillet prochain.

Rush estival à partir du 15 juillet qui générera un taux d’occupation exceptionnel

Plus qu’optimistes sur leur capacité à remplir aux mois de juillet et d’août ces six établissements, les managers des hôtels de luxe, dont certains comme le Hyatt Regency et le Fairmont sont flambants-neufs, nous ont fait part de leur certitude de réaliser un taux d’occupation moyen compris entre 70% et 100%.

Tout en précisant que contrairement aux visiteurs étrangers qui s’y prennent souvent des mois à l’avance pour réserver, la clientèle locale ou même d’origine marocaine opte le plus souvent pour des réservations de dernière minute, nos interlocuteurs s’attendent à un véritable rush de clients nationaux mais également de MRE à partir du 15 juillet jusqu’au 20 août voire jusqu’à début septembre.

Des tarifs compris de 2.000 à 7.000 dirhams la nuitée

Assumant sans complexe les tarifs des nuitées, compris entre 2.000 et 7.000 dirhams, nos hôteliers nous déclarent que la station Taghazout est clairement réservée à une clientèle aisée pour ne pas dire riche.

Ainsi, la chambre la moins chère vous coûtera 1.900 dirhams avec petit déjeuner dans un petit cabanon écolodge en bois pouvant accueillir un couple et un enfant chez Radisson Blu qui a remplacé Sol House.

Au Tikida Riu Palace, il faudra compter un minimum de 3.000 dirhams pour une chambre double avec petit déjeuner et le même prix en pension complète au complexe White Beach avec ses 20 piscines.

Côté grand luxe, il faudra débourser 4.000 à 6.000 DH pour une chambre au Hyatt Regency et pour une nuitée dans une petite villa avec piscine privée au très raffiné hôtel Fairmont de 5.000 à 7.000 dirhams.

Les hôtels de luxe face à la côte atlantique ou méditerranéenne ne désempliront pas en été

Si ces tarifs peuvent sembler excessifs et inaccessibles pour la grande majorité des Marocains, il faut cependant rappeler qu’ils n’ont rien à envier avec ceux des grands hôtels de luxe situés sur la côte méditerranéenne entre les villages de Mdiq ou de Fnideq comme le Banyan Tree ou Sofitel Tamuda Bay.

La seule différence notable avec la saison estivale 2020, très impactée par les restrictions sanitaires, est que ce type d’établissements luxueux adossés à la côte Atlantique feront également le plein durant l’été.

Les hôteliers espèrent profiter le plus longtemps possible des arrivées de MRE en attendant le retour des touristes

Selon plusieurs hôteliers, ce ne sera pas le cas de nombreux d’entre eux qui faute de clientèle suffisante resteront fermés l’été en attendant le retour des étrangers prévu dans le meilleur des cas en septembre.

Avec l’apparition du variant indien Delta qui pourrait aggraver la situation épidémiologique et pousser les autorités à imposer de nouvelles mesures restrictives de liberté, les opérateurs, à qui la crise a appris que rien n’était acquis, espèrent pouvoir profiter jusqu’au bout de l’arrivée des nationaux et des MRE.

Rappelons en effet que la décision gouvernementale de limiter en plein mois d’août la circulation routière, surtout vers le sud, avait littéralement plombé la destination d’Agadir avec pour conséquence de nombreuses annulations de séjours hôteliers …

Ci-après, reportage photographique de la station Taghazout 

Photos prises au Radisson Blu (ancien Sol House)

Hôtel Hyatt Regency

Hôtel White Beach (All inclusive)

Hôtel Fairmont, grand luxe

Agadir, capitale de la culture amazighe

par Tariq Haddouche – tamurt.info – 06/07/2021

Agadir

TAMAZGHA (TAMURT) – Les organisateurs du festival du film amazigh ont choisi un slogan fort attrayant pour la prochaine édition. Il s’agit de « Agadir, capitale de la culture amazighe ».

Le festival en question, qu’organise l’association Issni n Ourgh, se tiendra cette année du 20 au 24 octobre 2021. Il s’agit de la troisième édition d’un festival qui ne cesse d’enregistrer un engouement croissant. Le festival sera organisé en partenariat avec le Conseil Communal de la ville d’Agadir, l’Institut Royal de la Culture Amazighe, le Conseil Régional Souss Massa et d’autres partenaires et sponsors. Les organisateurs annoncent à l’adresse des cinéastes, des réalisateurs et des producteurs l’ouverture des candidatures à la compétition officielle de cette édition, qui concernent plusieurs catégories. Il s’agit du long métrage : fiction et documentaire et le court métrage : fiction et documentaire.

L’association organisatrice invite les personnes intéressées à remplir le formulaire de candidature sur la page officielle du Festival. Le dernier délai est fixé pour le 7 août 2021. « Il va sans dire que l’édition de cette année intervient dans un contexte particulier, marqué notamment par la reprise progressive des activités artistiques et culturelles après une longue période de suspension de toutes les manifestations, dont l’édition 2020 du Festival Issni N Ourgh du film amazigh.

Nous tenons ainsi à présenter nos sincères excuses à ceux et à celles qui ont envoyé les demandes de participation à l’édition 2020 et qui a été reportée en raison de la crise sanitaire », concluent les organisateurs.

Agrégation agricole : un modèle réussi malgré les contraintes

Par Ibtissam Benchanna – lavieeco.com – 04/07/2021

• ELLE A PERMIS LA MISE EN PLACE DE 65 PROJETS POUR UN INVESTISSEMENT GLOBAL PRÉVU À TERME DE 13,3 MILLIARDS DE DH.
• ILS ONT CONCERNÉ 11 FILIÈRES DE PRODUCTION VÉGÉTALE ET 4 FILIÈRES DE PRODUCTION ANIMALE.
• PLUSIEURS PROJETS D’AGRÉGATION POTENTIELS DE NOUVELLE GÉNÉRATION ONT ÉTÉ IDENTIFIÉS PAR LES DIFFÉRENTES DIRECTIONS RÉGIONALES D’AGRICULTURE.

L’agrégation agricole, mise en place dans le cadre du Plan Maroc Vert, a affiché des résultats probants. Il s’agit d’un nouveau modèle d’organisation des petits agriculteurs autour d’acteurs privés ou d’organisations professionnelles disposant de capacités fédératrices et managériales, qui permet notamment de dépasser les contraintes liées à la fragmentation des structures foncières tout en assurant aux exploitations agrégées la possibilité de bénéficier des techniques modernes de production et de financement et d’accéder aux marchés intérieur et extérieur. De leur côté, les agrégateurs peuvent garantir une base plus large d’approvisionnement pour leurs unités agro-industrielles avec des produits traçables et de meilleure qualité et améliorer aussi les conditions de commercialisation de leurs produits à travers l’amélioration de la logistique. C’est un partenariat win-win entre l’amont productif et l’aval commercial et industriel et ce, sur la base de contrats définissant clairement les engagements des deux parties. «Cette forme d’organisation a permis la mise en place de 65 projets pour un investissement global prévu à terme de 13,3 milliards de DH. Ils concernent à ce jour, une superficie de 184500 ha et un effectif de cheptel de 126 500 têtes au profit de 56 700 agrégés dont 80% ont moins de 5 ha dans les filières végétales et 65% ont moins de 5 têtes de cheptel dans les filières animales», explique El Mahdi Arrifi, directeur général de l’Agence de développement agricole (ADA). Ces projets sont répartis sur 9 régions dont plus de 50 sont concentrés au niveau des régions de Casablanca-Settat (13 projets), Rabat-Salé-Kénitra (11 projets) et Souss-Massa (11 projets). Ces régions regroupent 68% de l’ensemble des agrégés au niveau national. Il faut savoir que ces 65 projets d’agrégation concernent 11 filières de production végétale et 4 filières de production animale avec en tête la filière des agrumes (14 projets), suivie par le lait (8 projets) et l’arboriculture fruitiére (7 pojets). En termes de nombre d’agrégés, les filières des cultures sucrières, lait et cultures oléagineuses regroupent près de 90% de l’ensemble des agrégés.
L’agrégation agricole a eu un impact considérable sur l’amélioration des rendements et des revenus des agriculteurs dans les différentes filières. Le rendement moyen de la filière agrumicole est passé de 18 à 28 T/ha, soit une augmentation de 56% et le revenu moyen des agrégés est passé de 13 000 à 24 000 DH/ha. La filière oléicole a affiché des réalisations en progression également, dans la mesure où le rendement moyen a doublé, passant de 3 à 6 T/ha, et le revenu moyen a atteint 3 800 DH/ha contre 2 000, en croissance de 90%. Cependant, «même si nous avons pu atteindre des réalisations importantes en termes de projets d’agrégation, elles ne sont pas à la hauteur de nos ambitions, car notre agriculture fait face aujourd’hui à de nouveaux défis liés à la commercialisation et la valorisation qui ne peuvent être relevés sans la dynamisation de l’intégration entre les différents maillons de la chaîne de valeur», ajoute M.Arrifi. Pour rappel, le séminaire national sur l’agrégation agricole organisé en 2018, a permis d’identifier les clés du succès des projets déjà entrepris dans le cadre du PMV, mais aussi de repérer les points susceptibles de ralentir la mise en place de nouveaux projets d’agrégation dans les différentes filières agricoles tels que la lenteur des procédures d’approbation des projets d’agrégation et d’octroi des subventions, les seuils d’éligibilité jugés élevés pour certaines filières, la fluctuation des prix, causée par la forte intervention des intermédiaires et les difficultés rencontrées pour l’instauration de confiance entre l’agrégateur et les agrégés. «C’est justement sur les recommandations de ce séminaire qu’il a été proposé de réviser les arrêtés d’application de la loi 04-12 de l’agrégation agricole relatifs aux procédures d’approbation des projets d’agrégation agricole et d’octroi de la subvention forfaitaire et de la subvention à taux préférentiel», signale M.Arrifi.
Ainsi, deux nouveaux arrêtés d’application ont été publiés. «Ce nouveau dispositif réglementaire permettra la mise en place de projets d’agrégation de nouvelle génération dans le cadre de la nouvelle stratégie Generation Green 2020-2030, qui prévoit au niveau de son premier fondement relatif à la priorisation de l’élément humain, le lancement d’une nouvelle génération d’organisations agricoles à travers notamment l’essaimage de nouveaux modèles d’organisation, de coopératives agricoles et d’agrégation combinant offre de valeur économique et sociale», avance M.Arrifi. D’ailleurs, plusieurs projets d’agrégation agricole potentiels de nouvelle génération ont été identifiés par les différentes directions régionales d’agriculture.
«Il s’agit essentiellement de projets d’agrégation innovants qui joueront le rôle de hubs régionaux et nationaux pour le transfert des nouvelles technologies aux agriculteurs, notamment en matière d’agriculture digitale et qui tiennent compte, avant et au cours de leur mise en œuvre, des spécificités de chaque filière, région, agrégateur, producteurs, marchés, type de valorisation…», conclut le directeur général de l’ADA.

De nombreux avantages pour le petit agriculteur

Le modèle de l’agrégation agricole a montré toute son importance au profit des petits agriculteurs. En ce sens, ils ont bénéficié de plusieurs avantages dont l’augmentation de la productivité suite à l’assistance et l’accompagnement technique de l’agrégateur; l’amélioration des conditions de l’approvisionnement en facteurs de production ; un accès facile au financement et à l’assurance et la commercialisation de la production dans le cadre d’un contrat garanti par la loi sur l’agrégation agricole. D’autant que l’agrégé bénéficie des compétences de l’agrégateur en matière de connaissance des marchés et de capacité d’adaptation de l’offre de production en fonction des débouchés potentiels (choix variétal approprié, packaging adapté), de sa capacité à mobiliser les moyens logistiques à coût compétitif entre la production et le marché de destination, d’une base plus large d’approvisionnement pour les unités agro-industrielles avec des produits de meilleure qualité et de valoriser le surplus de la production à travers la transformation.

Accès au territoire national : Pas de quarantaine pour les voyageurs vaccinés des pays de la Liste B

2M.ma – 04/07/2021

Accès au territoire national : Pas de quarantaine pour les voyageurs vaccinés d…

À compter de mardi 06 juillet à minuit, les voyageurs en provenance des pays figurant dans la liste B, ayant reçu deux doses d’un vaccin anti-covid-19 reconnu par les autorités sanitaires marocaines, n’auront plus à se soumettre à une quarantaine obligatoire, apprend-on d’une source au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidants à l’étranger.

La même source rajoute que l’exigence de l’isolement sanitaire sera maintenue pour les personnes non-vaccinées contre le virus.

Pour rappel, lors d’une séance plénière à la Chambre des Conseillers, début juin, la ministre déléguée aux Affaires étrangères, chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nezha El Ouafi, avait énuméré les villes dans lesquelles les voyageurs en provenance d’un pays de la liste B, pourront passer leur isolement obligatoire. Il s’agit de : Casablanca, Tanger, Asilah, Tétouan, Essaouira, Inezegane, Ait Melloul, Dakhla, Ouarzazate, Nador, Oujda, Agadir, Laaâyoune, Al-Hoceima, Marrakech, Fès et Rabat. 

Les autorités marocaines ont établi une liste d’établissements hôteliers situés dans les villes précitées, et dans lesquels les voyageurs en provenance de pays de la Liste B doivent se soumettre à une quarantaine de 10 jours. Les frais de l’isolement sanitaire dans l’établissement hôtelier sont à la charge des voyageurs concernés. 

Covid-19 : 605 nouveaux cas confirmés en 24H, 557 rémissions

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 04/07/2021

Covid-19 : 605 nouveaux cas confirmés en 24H, 557 rémissions

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 605 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 534.550 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 519.696 avec 557 nouvelles rémissions ce dimanche, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,2%. 4 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.319 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 5.535 personnes, dont 246 cas graves. Il a souligné en outre que 12.536 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.373.617 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.067.573 pour la première dose et 9.162.460 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 252 cas à Casablanca-Settat : 205 à Casablanca, 27 à Nouaceur, 3 à El Jadida, 11 à Mohammedia, 3 à Mediouna, 1 à Berrechid et 2 à Settat.
  • 102 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 29 à Salé, 37 à Rabat, 18 à Skhirat-Temara, 12 à Kénitra, 2 à Khémisset et 4 à Sidi Kacem.
  • 93 cas à Souss-Massa : 61 à Agadir Ida-ou-tanane, 18 à Inezgane-Aït Melloul, 6 à Tiznit, 4 à Taroudant, 2 à Tata et 2 à Chtouka Aït Baha.
  • 90 cas à Marrakech-Safi : 82 à Marrakech, 6 à Kelaat Sraghna, 1 à Al Haouz et 1 à Essaouira.
  • 22 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra à Laâyoune.
  • 20 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 8 à Tanger-Assilah, 7 à Tétouan, 1 à Larache, 3 à Al Hoceïma et 1 à Mdiq-Fnideq.
  • 8 cas dans la région de l’Oriental : 7 à Oujda-Angad et 1 à Guercif.
  • 8 cas à Fès-Meknès : 3 à Fès, 1 à Meknès, 1 à El Hajeb, 1 à Taounate et 2 à Sefrou.
  • 4 cas à Drâa-Tafilalet : 1 à Errachidia et 3 à Ouarzazate.
  • 3 cas à Béni Mellal-Khénifra : 1 à Béni Mellal et 2 à Fqih Bensalah.
  • 2 cas à Guelmim-Oued Noun : 1 à Guelmim et 1 à Assa-Zag.
  • 1 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.

Agadir : au Salon international des centres d’appels, 150 entreprises étrangères recrutent

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 04/07/2021

La ville d’Agadir abritera le Salon international des centres d’appel les 8 et 9 juillet 2021. Près de 150 entreprises seront présentes. Une occasion en or pour les chercheurs d’emploi.

Vous habitez la ville d’Agadir et vous êtes à la recherche d’un emploi ? Ceci vous intéresse. La 18e édition du Salon international des centres d’appels aura lieu les 8 et 9 juillet à Agadir. Près de 150 entreprises étrangères seront sur place pour dénicher les talents du Maroc.

C’est ce que confirme Marouane Abdelati, directeur général du centre régional d’investissement (CRI) de la région du Souss-Massa, dans une déclaration pour Le360. «Ce Salon auquel vont participer plusieurs entreprises du monde entier sera l’occasion de dévoiler et de défendre les potentialités de la région de Souss-Massa».

Ce responsable précise que le marché de l’offshoring continue de représenter d’importantes opportunités d’emploi à Agadir, comme c’est également le cas à Casablanca et à Fès.

Covid-19/Maroc: La hausse des cas se confirme

lematin.ma – 02/07/2021

Covid-19/Maroc: La hausse des cas se confirme

Le ministère de la Santé a annoncé ce vendredi 844 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 532.994 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars 2020, soit un taux d’incidence cumulée de 14564,8 pour 100.000 habitants (2,3 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, la première dose du vaccin a été administrée à 10.059.937 personnes alors que 9.159.495 citoyens ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat occupe la tête du Top 5 avec 382 cas, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 144 nouveaux cas. Marrakech-Safi et Souss-Massa et occupent la 3e et la 4eposition avec respectivement 104 et 84 nouveaux cas alors que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ferme le Top 5 avec 46 nouvelles infections. Par contre, aucun cas n’a été recensé dans la région de L’Oriental au cours des dernières 24 heures.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (297 cas), Marrakech (104 cas), Agadir-Ida Outanane (47 cas), Nouaceur (38 cas), Skhirat-Temara (36 cas).

Le ministère a également dénombré 540 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97,3%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 518.641 cas.

Dans le même intervalle, 9 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 9.307 cas, alors que le taux de létalité s’établit à 1,7%.
Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (2), Marrakech (2), Settat (1), Salé (1), Agadir-Ida Outanane, (1), Tétouan (1) et Fès (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 18.175 portant ainsi à 6.340.705 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’établit aujourd’hui à 5.046 personnes, dont 247 cas sévères ou critiques (soit 38 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 8 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 844 nouveaux cas par régions et provinces
• 382 cas à Casablanca-Settat : 297 à Casablanca, 38 à Nouaceur, 16 à Berrechid, 16 à El Jadida, 6 à Settat, 5 à Mediouna, 3 Mohammedia et 1 à Benslimane.
• 144 cas à Rabat-Salé-Kénitra :  44 à Salé, 36 à Skhirat-Témara, 28 à Kénitra, 26 à Rabat, 7 à Sidi Slimane, 2 à Sidi Kacem et 1 à Khémisset.
• 104 cas à Marrakech-Safi : 120 à Marrakech, 4 à El Kelâa Des Sraghna, 4 à Rhamna, 1 à Chichaoua et 1 à Al Haouz.
84 cas à Souss-Massa : 47 à Agadir-Ida Outanane, 20 à Inzegane-Aït Melloul, 9 à Chtouka-Aït Baha, 4 à Taroudant et 4 à Tiznit.
• 46 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 31 à Tanger-Asilah, 9 à Tétouan, 3 à Larache, 2 à Ouezzane et 1 à Al Hoceïma.
• 16 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 14 à Laâyoune et 2 à Tarfaya.
• 15 cas à Fès-Meknès :  7 à Fès, 3 à Sefrou, 2 à Meknès, 1 à Taza, 1 à El Hajeb et 1 à Moulay Yaâcoub.
• 14 cas à Beni Mellal-Khénifra : 7 à Beni Mellal, 5 à Fquih Bensaleh, 1 à Khouribga, 1 à Azilal.
• 12 cas à Drâa-Tafilalet : 6 à Midelt, 3 à Ouarzazate, 2 à Errachdia et 1 à Zagora.
• 9 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Eddahab.
• 8 cas dans Guelmim-Oued Noun : 8 à Assa-Zag, 5 à Guelmim et 1 à Sidi Ifni.

Agadir.. Le Fairmont Taghazout Bay ouvre ses portes le 9 du mois courant

btpnews.ma – 02/07/2021

Le Fairmont Taghazout Bay ouvrira ses portes le 9 juillet 2021. Cet authentique bijou, niché au cœur de l’iconique baie de Taghazout, apporte à la région une touche de luxe et de raffinement pieds dans l’eau. Le resort se veut une étape incontournable pour les visiteurs en quête de détente et d’évasion pour une expérience mémorable.

Le Fairmont Taghazout Bay bénéficie d’un emplacement privilégié au cœur d’une baie appréciée pour ses superbes plages de sable doré, ses eaux de couleur azur et ses impressionnants couchers de soleil. A 17 kilomètres seulement d’Agadir, le resort de 18 hectares comprend 146 chambres, suites et villas offrant des vues magnifiques sur l’Atlantique. Il propose également l’emblématique signature Fairmont Spa, ainsi que le Hangout Teen Club, avec diverses activités sportives en extérieur. Au programme également, le Fun 4 Kids Club, pour des loisirs sur-mesure et des souvenirs de vacances inoubliables.

Le Fairmont Taghazout Bay répond aux attentes des voyageurs les plus exigeants, avec des espaces communs et des hébergements spacieux ainsi que des installations aux commodités et finitions luxueuses.

Dans le contexte actuel, le Fairmont Taghazout Bay  applique un protocole sanitaire strict certifié par le leader mondial de l’inspection Bureau Veritas. Cette certification garantit que tous les normes et procédures de nettoyage, de désinfection et de prévention  des maladies infectieuses les plus rigoureuses sont mises en œuvre dans le cadre de ce protocole.

La conception du Fairmont Taghazout Bay a été réalisée par la société américaine HKS, en partenariat avec l’architecte marocain Abdessamad Acharai. L’établissement présente une architecture qui mêle sophistication et authenticité. Inspiré par la plénitude d’une oasis sereine, son design esthétique reprend les codes semi-nomades de la culture amazighe. Ils créent un espace de bien-être au bord de l’océan, idéal pour accueillir les convives le temps d’un voyage sensoriel en pleine nature.

La décoration a été confiée à Wimberly Interiors, studio international qui s’est imposé à la pointe du design hôtelier, en créant des intérieurs inspirants. John Paul Pederson, Senior Designer chez Wimberly Interiors / WATG, a relevé le défi de créer un univers de vie chaleureux et authentique, aux lignes épurées et à l’architecture audacieuse, qui symbolise l’art de vivre et l’hospitalité marocaine, dans des ambiances intimes où chaque détail invite au bien-être.

Le traitement paysager, quant à lui, a été confié à Scape Design Associates. Ce cabinet londonien a conçu des projets d’hôtellerie de premier plan dans près de 30 pays différents dans le monde.

L’objectif de ce cabinet a été de sublimer « l’expérience client ». Une partie essentielle de cette expérience est le paysage, sa beauté et sa synergie avec l’architecture, l’environnement et la culture locale.

Au-delà du service légendaire et de l’expérience intimiste incarnés par la marque Fairmont, le Fairmont Taghazout Bay propose un éventail de concepts gastronomiques aussi raffinés qu’inventifs. L’établissement abrite quatre restaurants, deux bars à thème et un salon de thé, pour une expérience riche et variée avec un panorama inédit sur la côte Atlantique.

Le restaurant Japonais symbolise une cuisine légendaire aux techniques novatrices avec un mix d’influences japonaises et américaines. De son côté, The Commons invite à une gastronomie moderne aux notes nomades pour démarrer la journée sur une note gourmande. Quant au Beef & Reef, sa carte reprend le concept Surf & Turf à base de saveurs océanes et de produits locaux du terroir marocain. Sans oublier le Jazz Bar Nola et le Junipers Bar, au cœur du jardin botanique, ainsi que le salon de thé Iris, un endroit parfait pour déguster un large choix de thés rares et délicieux.

Havre de douceur, de calme et de quiétude, le Fairmont Spa de 1 400 mètres carrés séduit par ses ambiances à la fois chics, lumineuses et vivifiantes. Un lieu qui s’annonce comme une destination emblématique pour un moment d’apaisement et de sérénité, loin de l’agitation urbaine.

La carte de soins du Fairmont Spa comprend les traditionnels rituels du hammam, les bienfaits d’une piscine au magnésium et les célèbres soins de l’enseigne Fairmont. Le programme Fairmont Fit complète cette offre avec l’accès à de nombreuses pratiques de bien-être, des installations de conditionnement physique, un studio de yoga et de multiples équipements de sport. Des expériences de bien-être holistique qui invitent chaque hôte à vivre un pur moment de détente et d’évasion tout au long de son séjour.

Taghazout Bay : le Radisson Blu remplace Melià

par Yassine Saber – leseco.ma – 02/07/2021

La chaîne hôtelière Radisson Hotels a fait son entrée sur la station balnéaire de Taghazout à travers l’exploitation, à partir du 1er juillet, du village de surf Sol House, précédemment géré par le groupe espagnol Melià Hotels International.

Moins de six ans après le début de l’exploitation par le groupe espagnol Melià Hotels International, du village de surf Sol House, situé dans la station balnéaire de Taghazout Bay, cet établissement est géré par le Radisson Hotel Group depuis le 1er juillet 2021. Le contrat d’exploitation a déjà été signé pour la gestion de ce surf camp qui s’étend sur 5 ha et dispose d’une capacité totale de 350 lits et 91 bungalows. Le Radisson compte également assurer la gestion d’une partie résidentielle de la station. L’établissement (village de surf) classé 4 étoiles fait partie, à l’instar d’autres actifs hôteliers à Taghazout Bay, notamment Hyatt Place, Hyatt Regency Taghazout, Hilton et Marriott, du portfolio de la société d’investissement touristique Madaëf, filiale du groupe CDG. Pour rappel, Madaëf détient actuellement 45% du capital de la Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout (SAPST), dédiée à l’aménagement, au développement, à la commercialisation et à la gestion de la station Taghazout Bay. Pour leur part, Sud Partners (consortium mené par Akwa group) et le Fonds Ithmar Al Mawarid (ancien FMDT) disposent chacun de 25% du capital de la SAPST créée en juillet 2011. Le reste est détenu par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), soit 5%. Par ailleurs, la chaîne Radisson Hotels compte également gérer des actifs hôteliers appartenant à Madaëf au sein de Saïdia et Al Hoceima.

Madaëf compte ouvrir six hôtels d’ici fin 2021
Dans un récent communiqué, Madaëf annonçait l’ouverture de six nouvelles unités hôtelières d’ici fin 2021. Les unités en cours d’ouverture représenteront plus de 3.000 lits supplémentaires dans le portefeuille de Madaëf, avec la création de 3.000 nouveaux emplois directs et indirects. Ces ouvertures concernent Hyatt Regency Taghazout, déjà opérationnel, un village de vacances touristiques et une résidence touristique à Al Hoceima, le Marriott Rabat ou encore Kasbah Aït Abbou et Kasbah Dar Al Hiba. L’enveloppe consentie par Madaëf pour ces ouvertures s’élève à 2,5 MMDH, dont la moitié est consacrée à la destination Al Hoceima. Par ailleurs, Madaëf annonçait, en octobre dernier, un accord avec son partenaire historique Club Med portant sur un programme d’investissement de 312 MDH pour développer le Club Med Marrakech La Palmeraie et redynamiser le Club Med Yasmina.

Deux hôtels Radisson prévus à Agadir
Le projet Agadir City Center, porté par la société éponyme en qualité de maître d’ouvrage, verra la réalisation de deux hôtels : l’un classé 5 étoiles sous l’enseigne Radisson Blu et l’autre commercialisé sous l’enseigne Radisson 4 étoiles. Le premier hôtel du palais des congrès sera doté d’une capacité de 150 chambres et suites et 18 ryads. La réalisation des travaux de cet hôtel sont toujours en cours de construction au niveau du projet Agadir City Center. Le second hôtel a été acquis courant 2017 en état de gros œuvres par le groupe Al Maghribia Lil Istitmar. Cet hôtel 4 étoiles, en cours de finition, est érigé sur un terrain de 14.571 m2 à proximité du projet Agadir City Center. Il dispose de 198 chambres et 26 suites et aura nécessité un montant d’investissement avoisinant les 360 MDH. Les deux hôtels seront orientés vers la clientèle d’affaires et fonctionnera en partenariat avec le palais des congrès et expositions. L’implantation à Agadir du Radisson Blu sera la quatrième au Maroc après Taghazout, Marrakech et Casablanca.

Ryanair : 200 millions de dollars pour une nouvelle base à Agadir

lematin.ma – 02/07/2021

Signature de la convention entre Adel El Fakir, DG de l’ONMT, et Eddie Wilson, CEO de Ryanair.
Signature de la convention entre Adel El Fakir, DG de l’ONMT, et Eddie Wilson, CEO de Ryanair.

Ryanair renforce ses routes à destination du Maroc avec le lancement d’une nouvelle base à Agadir avec deux avions basés. Soit un investissement de 200 millions de dollars. La compagnie a également annoncé 16 nouvelles lignes qui relieront, à compter de l’hiver prochain, Agadir à sept pays européens, hissant la ville marocaine au rang de destination touristique de premier plan. Cette nouvelle base devrait créer 60 emplois directs. Elle proposera également 25 lignes au total et 55 vols au départ chaque semaine. «Ryanair est un partenaire de longue date de la destination Maroc et joue un rôle clé dans notre dispositif visant à multiplier les connections aériennes points à point entre le Maroc et le monde», a souligné Adel El Fakir, DG de l’ONMT, lors de la signature, le 1er juillet, d’une convention scellant le renforcement de son partenariat stratégique avec la première compagnie européenne. 

Les atouts majeurs du Maroc en matière d’énergies renouvelables

par Hassan Bentaleb – libe.ma – 01/07/2021

Autofinancement des différents projets et programmes et multiplication des bailleurs de fonds

Les atouts majeurs du Maroc en matière d’énergies renouvelables

La crise diplomatique entre le Maroc et l’Allemagne aura-t-elle un impact sur les investissements en matière d’énergies renouvelables ? Oui, à en croire Aziz Rabbah, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, qui a insinué l’existence de cet effet sans clairement l’expliciter.

En réponse à une question orale posée par le groupe socialiste à la Chambre des conseillers sur l’impact des conflits diplomatiques avec nos partenaires européens sur leur  participation dans le secteur de l’énergie, il a déclaré que les circonstances de la pandémie de Covid-19 additionnées à certaines problématiques à caractère politique et diplomatique ont certainement des conséquences. «Mais rien n’est gravé dans le marbre», a-t-il affirmé.

Le Maroc dispose de plusieurs issues et bénéficie de nombreux et divers partenariats », a-t-il affirmé tout en précisant qu’actuellement 12 pays investissent dans le Royaume via 45 entreprises dont 5 marocaines et que des dizaines de pays et des centaines de sociétés cherchent à investir dans notre pays pour différentes raisons (position du Maroc au classement Doing Business, stabilité et sécurité, position géographique, facteurs climatiques).

Qu’en est-il vraiment de la présence allemande au Maroc dans le secteur des  énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ? «La coopération maroco-allemande remonte aux année 60. Notre pays a été considéré comme une  priorité pour Berlin s’agissant de la coopération technique. Cette présence s’est concrétisée dans les années 90 avec le soutien à notre politique nationale ayant trait à la préservation de l’environnement. 

Il s’agissait d’un soutien institutionnel et juridique en plus de la gestion rationnelle des ressources naturelles (ressources hydrauliques, gestion des déchets, pollution industrielle…)», nous a indiqué une source en sollicitant l’anonymat.  Cet accompagnement s’est effectué grâce à la mise à disposition, par la Banque publique d’investissement KfW, de moyens financiers et de crédits à taux d’intérêt avantageux dans le cadre de la coopération financière allemande. La  concertation avec la coopération allemande au développement durable par le biais de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, quant à elle, a permis la mise en place d’un réseau regroupant des experts aussi bien allemands que marocains.

Les deux pays ont conclu plusieurs accords dans ce sens. En 2012, il y a eu la mise en place de PAREMA, une plateforme centrale pour le dialogue politique institutionnalisé autour de la coopération énergétique entre les deux pays visant la transition énergétique, notamment en soutenant les efforts du Maroc dans ce domaine afin d’assurer un avenir durable essentiellement basé sur les énergies renouvelables d’ici 2050.

Les thèmes clés du PAREMA ont été le développement des sources de production d’énergie, notamment les énergies renouvelables, les interconnexions électriques, l’extension du réseau ainsi que la stabilité et l’intégration des marchés de l’électricité, l’implication et la coopération des acteurs économiques et l’amélioration de l’efficacité énergétique. Le PAREMA a été reconduit en 2016.

En 2019, un Partenariat énergétique bilatéral a été signé mettant en place quatre groupes de travail assistés par un secrétariat permanent des domaines clés de la sécurité énergétique du Maroc ainsi que la possibilité d’exportation de l’énergie solaire vers l’Europe.

L’ensemble de ces accords a permis de mettre en œuvre divers projets énergétiques, touchant en particulier les ouvrages d’hydroélectricité, les parcs éoliens, l’électrification décentralisée par systèmes solaires, ou encore les programmes d’appui à la vulgarisation en matière d’énergies renouvelables.

«La présence allemande a été observée également au niveau de la région de Souss-Massa où la coopération allemande fournit un appui important. Cette présence dure depuis 40 ans et elle a permis la réalisation de plusieurs projets qui concernent en priorité la population locale », nous a révélé notre source. Et de poursuivre : «Dernièrement, la coopération allemande a joué un rôle important dans la conception et la finalisation du plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique dans le Souss-Massa qui vise à atténuer l’impact des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, notamment en déterminant les moyens à mettre en œuvre localement».

A combien s’élèvent les investissements allemands au Maroc ayant trait aux énergies renouvelables ?  L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Götz Schmidt-Bremme, a déclaré,  lors d’un atelier sur le thème « Le rôle des médias dans un futur renouvelable » organisé le 7 novembre 2019 à Rabat, que l’Allemagne a soutenu le Maroc à hauteur de plus de 8,5 milliards de dirhams pour la seule mise en place du Plan solaire national.

A cela s’ajoutent, entre autres, les enveloppes financières pour la réalisation du programme éolien. Il a également révélé que deux milliards d’euros, soit près de 20 milliards de dirhams, ont été alloués à notre pays dans le cadre du soutien de la coopération étroite entre les deux pays en matière d’énergies renouvelables, d’eau et d’économie durable.

En juillet 2020, trois accords d’une enveloppe globale de 701,3 millions d’euros (7,7 milliards de dirhams) ont été paraphés par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, et l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Rabat, Götz Schmidt-Bremme. Ils ciblent  les secteurs prioritaires de développement du Maroc, notamment la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, le développement économique durable et la gestion des ressources en eau.

Selon le site d’information Hespress s’appuyant sur des données fournies par le ministère des Affaires étrangères allemand, les aides financières allemandes allouées au Maroc sont estimées   à 1,4 milliard d’euros (soit 14,8 milliards de DH). Ces aides sont aujourd’hui gelées à cause de la crise diplomatique entre les deux pays.

A noter que la KreditanstaltfürWiederaufbau (KfW) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) demeurent des bailleurs bilatéraux qui apportent un soutien financier considérable au Royaume dans ses efforts de lutte contre les effets du changement climatique. Par ailleurs, la GIZ offre un appui important à notre politique nationale climatique.

Pourquoi l’Allemagne mise-t-elle tant sur le Maroc ?
Selon un document de Konrad Adenauer Stiftung, trois éléments conditionnent le partenariat énergétique maroco-allemand.

Premièrement,  l’emplacement géographique avantageux dont est pourvu le Royaume qui bénéficie, en outre, d’un ensoleillement maximal et de conditions très favorables pour le développement de l’énergie éolienne.

Deuxièmement, de par sa position géostratégique au carrefour de deux continents et de son emplacement avantageux sur les routes commerciales mondiales, le Royaume est bien positionné pour jouer un rôle de hub régional.

Le troisième point, c’est la nécessité d’accompagner l’industrie dans son élan de transformation par une démarche participative qui inclut tous les acteurs, en gardant l’esprit ouvert et en prenant en compte tous les aspects concernés. 

Pourtant, notre source estime que la coopération allemande est motivée par des raisons stratégiques. «Ces dernières années, la question du changement climatique et celle de la migration sont devenues stratégiques pour les pays de l’UE dont l’Allemagne. Ces derniers considèrent depuis 2012 le réchauffement planétaire comme une menace pour leur sécurité nationale. Ils soutiennent que la rareté des ressources  comme l’eau potable ou les terres cultivables pourraient devenir des sources de conflit. Des risques qui peuvent provoquer des déplacements massifs de populations pouvant engendrer la déstabilisation de la paix et de la sécurité notamment dans des régions comme l’Afrique et le Moyen-Orient», nous a-t-elle expliqué. Et de conclure : «Et c’est pourquoi Berlin comme d’autres pays de l’UE tentent via plusieurs projets de participer aux efforts d’adaptation au changement climatique afin de contenir  les menaces potentielles.  Mais ces efforts s’avèrent insuffisants au regard de leur niveau de financement et de transfert des technologies.

A ce propos, il faut noter que le Maroc finance, avec ses propres moyens,  les mesures, programmes et autres projets en matière d’atténuation et d’adaptation.  L’aide extérieure demeure limitée malgré les effets d’annonce dont ceux provenant de l’Allemagne. Ainsi, l’avenir des énergies renouvelables au Maroc est loin de dépendre de la contribution d’un bailleur de fonds unique».

Les températures attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021

fr.hespress.com – 02/07/2021

Les températures attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021

Ci-après les températures minimales et maximales attendues pour la journée du vendredi 2 juillet 2021 telles qu’établies par la Direction générale de la Météorologie (DGM)

Min Max

– Oujda 22 41

– Bouarfa 27 40

– Al Hoceima 20 27

– Tétouan 18 34

– Sebta 18 29

– Mellilia 19 29

– Tanger 20 30

– Kénitra 18 27

– Rabat 17 26

– Casablanca 18 25

– El Jadida 20 24

– Settat 17 34

– Safi 18 30

– Khouribga 21 41

– Béni Mellal 22 41

– Marrakech 19 42

– Meknès 20 37

– Fès 22 40

– Ifrane 18 33

– Taounate 24 39

– Errachidia 31 41

– Ouarzazate 25 41

– Agadir 17 27

– Essaouira 18 24

– Laâyoune 18 32

– Smara 18 38

– Dakhla 18 25

– Aousserd 27 42

– Lagouira 20 29.

Covid-19 : 789 cas confirmés en 24h, plus de 10 millions de personnes vaccinées

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 01/07/2021

Covid-19 : 789 cas confirmés en 24h, plus de 10 millions de personnes vaccinées

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 789 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 532.150 le nombre total des cas de contamination. 

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 518.101 avec 525 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,4%. 2 nouveaux décès ont été enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 9.298 et le taux de létalité à 1,7%. 

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 4.751 personnes, dont 230 cas graves. Il a souligné en outre que 18.121 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 6.322.530 depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 10.028.791 pour la première dose et 9.140.785 pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 356 cas à Casablanca-Settat : 261 à Casablanca, 37 à Nouaceur, 28 à El Jadida, 15 à Mohammedia, 6 à Mediouna, 5 à Berrechid, 3 à Benslimane et 1 à Settat.
  • 108 cas à Marrakech-Safi : 92 à Marrakech, 4 à Essaouira, 4 à Safi, 3 à Rhamna, 3 à Al Haouz, 1 à Chichaoua et 1 à Youssoufia.
  • 102 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 38 à Salé, 27 à Rabat, 20 à Skhirat-Temara, 15 à Kénitra et 2 à Sidi Kacem.
  • 78 cas à Souss-Massa : 40 à Agadir Ida-ou-tanane, 16 à Inezgane-Aït Melloul, 10 à Tiznit, 5 à Taroudant, 2 à Tata et 5 à Chtouka Aït Baha.
  • 41 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 30 à Tanger-Assilah, 5 à Tétouan, 4 à Larache, 1 à Mdiq-Fnideq et 1 à Fahs Anjra.
  • 28 cas à Fès-Meknès : 9 à Fès, 6 à Meknès, 3 à Taza, 2 à Moulay Yaacoub, 2 à El Hajeb, 1 à Taounate, 2 à Ifrane et 3 à Sefrou. 
  • 24 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 19 à Laâyoune, 2 à Es-smara et 3 à Tarfaya.
  • 13 cas à Drâa-Tafilalet : 4 à Errachidia, 5 à Midelt et 4 à Ouarzazate.
  • 12 cas à Guelmim-Oued Noun : 8 à Guelmim, 2 à Sidi Ifni, 1 à Tan-Tan et 1 à Assa-Zag.
  • 11 cas dans la région de l’Oriental : 4 à Nador, 3 à Oujda-Angad, 2 à Jerada, 1 à Berkane et 1 à Taourirt.
  • 9 cas à Dakhla-Oued Eddahab à Oued Eddahab.
  • 7 cas à Béni Mellal-Khénifra : 4 à Béni Mellal, 1 à Khouribga, 1 à Khénifra et 1 à Fqih Bensalah.

Bientôt une ligne maritime Arabie-Saoudite-Maroc via Israël

bladi.net – 02/07/2021

Bientôt une ligne maritime Arabie-Saoudite-Maroc via Israël

Une nouvelle liaison maritime reliera dans les prochaines semaines un port d’Arabie Saoudite et ceux d’Agadir et de Dakhla via Israël.

L’information est annoncée par le mensuel casablancais Économie & Entreprises qui indique que la compagnie israélienne ZIM devrait assurer cette nouvelle liaison entre les trois pays.

De sources proches du dossier, le port de Djeddah serait le point de départ de cette ligne maritime qui passera par le port de Haïfa, avant de rejoindre Agadir et Dakhla.

INVESTISSEMENT: LA RÉGION SOUSS-MASSA DANS LE VISEUR DE NOMBREUX INVESTISSEURS CHINOIS

Par Ismail Benbaba – le360.ma – 01/07/2021

Souss-Massa

La région Souss-Massa suscite un énorme intérêt auprès des investisseurs chinois. La rencontre «Morocco-China Business Council Forum» organisée récemment à Agadir par la CGEM, en partenariat avec le Conseil de la promotion du commerce extérieur de Chine (CCPIT), a permis à 300 entreprises chinoises de nouer des contacts avec la région.

La région Souss-Massa est au centre des intérêts de multiples entreprises chinoises, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa livraison du jour. Le quotidien revient, en effet, sur la rencontre «Morocco-China Business Council Forum» organisée à Agadir par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), à travers son Conseil d’affaires Maroc-Chine en partenariat avec le Conseil de la promotion du commerce extérieur de Chine (CCPIT), qui a pris fin mercredi dernier.

Notons que près de 300 entreprises chinoises ayant montré un grand intérêt pour la région de Souss-Massa ont participé, par visioconférence, à ce grand événement, en plus de 40 entreprises marocaines. Ces investisseurs ont ainsi été mis en contact direct avec leurs homologues chinois à travers des rencontres B2B virtuelles, en présence d’experts qui ont accompagné ces entreprises tout au long de leurs discussions. «Nous avons adopté un format innovant et opérationnel afin de créer des synergies et des partenariats concrets entre les entreprises des deux pays dans des secteurs d’activité stratégiques et à forte valeur ajoutée, à savoir l’agriculture, le tourisme, l’éducation et la santé», a déclaré Mehdi laraki, président du Conseil d’affaires Maroc-Chine.

Aziz Mekouar, ambassadeur du Maroc à Pékin cité par Aujourd’hui Le Maroc, fait remarquer que la Chine est, depuis plusieurs années, le troisième partenaire commercial du Maroc, que nos échanges commerciaux progressent d’année en année, mais que ces derniers n’ont toutefois pas encore atteint leur potentiel. «Voilà pourquoi le Forum d’aujourd’hui, et plus particulièrement son format novateur, constitue une opportunité sans précédent. Il permettra d’identifier, d’apparier et d’opérationnaliser des pistes de coopération autrefois inexplorées», a-t-il poursuivi.

Le quotidien souligne que ce forum sera prochainement dupliqué dans d’autres régions du Maroc pour explorer le potentiel d’investissement dans ces diverses régions. «Le Morocco-China Business Council Forum fait suite au partenariat exclusif entre la CGEM et le CCPIT, signé en janvier 2021 par Chakib Alj, président de la Confédération, et Gao Yan, présidente du CCPIT, pour accompagner le secteur privé marocain et chinois dans l’identification des opportunités d’affaires et la promotion de l’investissement et du co-investissement», conclut Aujourd’hui Le Maroc

Akhannouch nomme des têtes de liste au Souss-Massa

medias24.com – 01/07/2021

Brahim Hafidi actuel président du conseil régional Souss-Massa a été désigné par le RNI comme tête de liste pour les élections législatives de 2021 dans la circonscription d’Agadir-Ida Outanane.

Quant à l’actuel président de la chambre de commerce, d’industrie et de services du Souss-Massa, Karim Achengli, il a été désigné tête de la liste régionale au Souss-Massa pour les prochaines élections communales de 2021.

L’annonce a été faite suite à une réunion, mercredi 30 juin 2021, à Agadir du secrétaire général du parti, Aziz Akhannouch,  avec les responsables et élus locaux de son parti.

Ryanair ouvre à Agadir sa 3è base au Maroc et reliera la capitale du Souss à 7 pays européens

2m.ma – 01/07/2021

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo :

La compagnie aérienne de vols low-cost, Ryanair vient d’annoncer l’ouverture de sa 3ème base à l’aéroport d’Agadir.  A l’occasion, Eddie Wilson, Chief Executive Officer (CEO, trad. PDG) de Ryanair s’est déplacé en personne à Agadir pour ce partenariat qu’il qualifie lui-même d’historique.

L’accord a ainsi été signé entre le DG de ONMT et le CEO de Ryanair lors d’un évènement organisé à Taghazout. Cette nouvelle base à Agadir opérationnelle dès novembre 2021. Elle bénéficiera de deux avions basés à l’aéroport d’Agadir Al Massira, et s’appuie sur un investissement de 200 millions de dollars et la création de 60 emplois directs et connectera ainsi Agadir à 7 pays européens (Irlande, France, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Pologne). 16 nouvelle lignes seront ouvertes pour un total de 25 routes desservies et un total de 25 vols par semaine. Près de 229.000 sièges à l’arrivée seront ainsi offerts dès l’hiver 2021-2022, accompagnant la reprise de la destination Agadir-Taghazout au moment du pic saisonnier.

Cette capacité, déjà supérieure à celle offerte par la compagnie avant la pandémie (108.000 sièges à l’arrivée lors de l’hiver 2019-2020), continuera à monter en puissance pour atteindre 570.000 sièges à l’arrivée en 2024.

Agadir : la Justice annule l’initiative du barreau pour contrer la fraude immobilière

par Abdelali El Hourri – medias24.com – 01/07/2021

La Cour d’appel d’Agadir annule une décision du barreau imposant le visa du bâtonnier sur les contrats d’avocats. Instaurée pour contrer la prédation immobilière, cette mesure pourrait ressusciter par la voie législative.

A Agadir, les contrats d’avocats ne seront pas soumis au visa du bâtonnier. La Cour d’appel vient  de neutraliser cette mesure dont la vie n’aura duré que quelques semaines. Un arrêt constate sa « nullité » et ordonne « sa suppression » du règlement intérieur du barreau, modifié en ce sens pour faire obstacle à un grave phénomène de fraude immobilière.

L’annulation a été rendue le 30 juin. Nous n’en connaissons pas encore les attendus. La Cour d’appel d’Agadir a statué à la demande du procureur général du Roi. Lequel avait contesté la légalité de la mesure consistant à soumettre, au visa préalable du bâtonnier, tous les contrats d’avocats relatifs aux transferts de propriété (notamment immobilière).

La question est régie par le code des droits réels. Ce texte impose un visa, mais uniquement celui du greffe. Le barreau d’Agadir avait tenté d’ajouter un contrôle obligatoire et préalable à celui du greffe. Le bâtonnier devait ainsi viser les documents de l’opération avant la signature du contrat par les parties.

A Agadir, des cas en particulier ont conduit le barreau à réagir : des écrivains publics utilisent les en-têtes de certains avocats- avec l’aval de ces derniers – pour dresser des contrats immobiliers. L’avocat vient après coup signer le document.  La pratique a démontré que ce procédé est souvent utilisé à des fins de prédation immobilière. Un fléau qui, par la suite, s’est avéré d’une ampleur dépassant la seule région d’Agadir.

Pourtant, l’initiative du barreau avait fait l’objet des réserves d’une partie de la profession, qui n’est pas allée jusqu’à en réclamer l’annulation devant la Justice. Beaucoup admettent la gravité du phénomène, tout en formulant des réserves sur la démarche du barreau.

« Le recours n’a pas été introduit par les avocats. Une grande majorité soutient ou ne s’oppose pas à la mesure. Et même la minorité à l’origine des dépassements n’a pas osé la remettre en question », commente un avocat au barreau d’Agadir, vexé par l’arrêt de la Cour d’appel. « Quel préjudice a atteint le ministère public du fait d’une mesure qui protège d’abord le citoyen ? », s’interroge notre interlocuteur.

Dans son recours, le procureur général avait fait valoir ces éléments : le barreau ne peut pas obliger le secrétariat du greffe à conditionner la validation des signatures des avocats par le visa préalable du bâtonnier. Il ne peut pas non plus contraindre des avocats à observer une procédure qui ne leur est pas imposée par la loi. Autrement dit, le barreau n’avait pas à se substituer au législateur.

Annulée par la justice, la décision pourrait ressusciter par la voie législative. Une proposition de loi est sur la table de la chambre des représentants. L’initiative du barreau d’Agadir reprend le contenu de ce texte déposé depuis 2019.

L’examen de la proposition en commission a démarré le 29 juin, évènement marqué par la présence du ministre de la Justice. Mohammed Benabdelkader  a demandé un délai pour formuler la position de son département. Il reconnaît également la gravité du phénomène, mais voudrait soumettre la question à des consultations avec les différentes parties prenantes.

L’imam nous arrive de Harvard

De l’humour, oui mais…

Par Fouad Laroui – le360.ma – 30/06/2021

Dans le cadre du service national, nos étudiants les plus intelligents, les plus cultivés, les plus ouverts sur le monde devraient passer douze mois à faire l’imam.

Fouad Laroui - Le360

Mon ami Rachid, spécialiste mondial de l’algorithmique, m’a raconté hier une histoire qui m’a plongé dans un abime de réflexion.

Alors qu’il voyageait sac au dos, au temps de sa jeunesse folle, à la recherche des meilleurs endroits où pratiquer le surf, il se retrouva un jour sur l’île de Lombok. Comme nul ne l’ignore, Lombok est l’une des sept mille îles qui forment l’archipel indonésien –certains prétendent qu’il y en a en fait treize mille, mais ça dépend si on compte en partant de la gauche ou en partant de la droite.

A Lombok, Rachid lia connaissance avec d’aimables villageois dans un bled perdu, là-bas à la courbe du fleuve, lesquels villageois lui proposèrent de devenir leur… imam.

L’incongruité de la chose éclate en mille lueurs multicolores quand on réalise que notre ami est un mathématicien d’élite, ancien élève du lycée Ibn Khaldoun d’El Jadida où il brillait plus par sa maîtrise de la trigonométrie que par ses analyses de la sourate de l’Éléphant.

Les villageois insistèrent :
– Nous avons des difficultés à trouver quelqu’un qui parle arabe, la noble langue du Coran. En fait, personne ne le parle ici. Aidez-nous, monsieur le Marocain, c’est le Ciel qui vous envoie.

Et de lui offrir un contrat de trois mois : nourri, logé, blanchi (tout bronzé qu’il était) et toute la plage pour lui pour sa pratique du surf.

– Qu’eût-il fallu que je fisse ? me demanda-t-il dans ce français mâtiné de petit suisse romand qui rend sa conversation si charmante. J’acceptai !

Et c’est ainsi que chaque vendredi, pendant trois mois, le mathématicien conduisit la prière collective dans ce coin perdu de Lombok. Il prononçait ensuite en arabe un prêche (la khotba) qui suscitait un enthousiasme d’autant plus sincère que personne ne comprenait ce qu’il disait. C’est le ton qui fait la musique.

– Qu’est-ce que tu leur racontais ?

– J’ai souvent commenté la très belle ayat l’koursi, toujours dans un sens mystique, personnel, paisible. J’étais parfois si ému que tous les fidèles fondaient en larmes, par empathie.

– Si tu n’étais pas aujourd’hui au Collège de France, on devrait te nommer ministre des awqaf.

Après avoir quitté Rachid, je me souvins de ce qu’un ami cardiologue m’avait dit quelques années auparavant :
– Dans mon lycée d’Agadir, les plus brillants élèves intégraient les grandes écoles scientifiques ou faisaient médecine, les moyens se retrouvaient comptables ou instituteurs, et que faisaient les plus nuls ?
On les retrouvait imams. Tu vois la source de nos malheurs ?

Eh bien, grâce au cas extraordinaire de l’imam marocain de Lombok, la solution est toute trouvée. Je la soumets respectueusement au ministre des Affaires religieuses : dans le cadre du service national, nos étudiants les plus intelligents, les plus cultivés, les plus ouverts sur le monde devraient passer douze mois à faire l’imam avant de se lancer dans leur carrière. On enverrait un polytechnicien à Kelâat Sraghna, une normalienne à El Hajeb, un ancien de Harvard dans le Rif, etc…

Au moins on peut être sûr qu’ils ne prêcheront pas que la Terre est plate, que l’apostat doit être pendu ou que le miel guérit du Covid parce que Abou Horaira l’a dit… 

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