Archives de septembre 22nd, 2021

Communiqué de presse des opérations estivales de Surfrider Foundation MAroc

par Ismail Abourki – Surfrider Foundation Maroc – 21/09/2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SURFRIDER FOUNDATION MAROC 

clôture ses opérations estivales

Surfrider Foundation Maroc clôture, avec ses différents partenaires, les opérations estivales qui se sont déroulées durant tout l’été sur différentes plages de la Région Souss Massa.
La dixième édition de l’opération « J’aime ma plage » a eu lieu du 08 juillet jusqu’au 30 août. Vingt et un jeunes Responsables plage ont été recrutés, formés puis répartis sur les plages de Madraba, Km25, Imi Ouaddar, Agrhoud I et Agrhoud II. 120 poubelles ont été installées sur l’ensemble de ces plages. L’objectif principal de cette opération est de sensibiliser les estivants à la réduction des déchets et à la protection de l’océan. Les RP collectent quotidiennement le matin les déchets retrouvés sur les plages et sensibilisent les estivants l’après-midi. Cette année, durant la période de l’opération, 28 099 personnes ont été sensibilisées, 83.5 tonnes de déchets récoltées pendant les 240 collectes.


Sur la plage de Taghazout Bay, Surfrider Foundation Maroc a installé deux tentes de sensibilisation. Une équipe Surfrider Foundation Maroc, composée de sept animateurs, est partie à la rencontre du grand public pour l’inciter à protéger les plages et l’océan et a proposé des jeux, portés sur le thème de l’environnement, afin d’éveiller la conscience écologique des plus jeunes. Cette opération s’est déroulée chaque samedi, dimanche et mercredi, du 17 juillet au 29 août. Durant les 17 jours de présence, 302 enfants ont pu participer aux différents jeux et 3 368 personnes ont été sensibilisées.

Surfrider Foundation Maroc était aussi présent au sud d’Agadir, sur la plage de Tifnit avec la première édition de « Ensemble, protégeons l’océan ». Chaque dimanche du 25 juillet au 29 août 2021, deux Responsables Plage représentaient l’association SFM.  Leurs missions consistaient à sensibiliser les estivants à la problématique des déchets aquatiques, à les inciter à adopter les bons écogestes ainsi que d’assurer la propreté de la plage. Pour cette opération, près de 2 tonnes de déchets ont été récoltés et 1 072 personnes sensibilisées.

Surfrider Foundation Maroc remercie vivement ses différents partenaires qui s’engagent auprès de l’association à protéger l’océan.

Plage de Tifnit

Pass vaccinal marocain en UE: La délégation démêle le vrai du faux

Source : Délégation de l’UE – lesinfos.ma – 21/09/2021

Pass vaccinal marocain en UE: La délégation démêle le vrai du faux

Suite à la communication sur l’équivalence entre pass sanitaire marocain et pass sanitaire européen en date du 15 septembre 2021, la Délégation de l’Union européenne au Maroc « tient à rectifier des incompréhensions véhiculées par certains médias et diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, la Délégation de l’Union européenne au Maroc a tenu à mettre les points sur les i.

« L’équivalence entre les certificats sanitaires est purement technique et permet une lisibilité mutuelle des QR codes, que ce soit au niveau des pass vaccinaux ou des tests PCR : leur fiabilité et leur traçabilité sont ainsi assurés », explique la Délégation. « Hormis cette normalisation technique, ceci ne change rien aux exigences sanitaires requises depuis toujours par chacun des Etats membres de l’UE pour pouvoir entrer dans chaque pays : toute personne, quelle que soit sa nationalité, qu’il s’agisse de ressortissants marocains ou d’un des Etats membres de l’UE ou de toute autre nationalité, doit se soumettre aux demandes sanitaires formulées par le pays de destination », précise la même source. Et de rappeler que ces exigences dépendent d’abord du vaccin administré, puis de la catégorie de pays d’où l’on vient et où l’on va (vert, orange, rouge selon la nomenclature européenne et A, B, concernant la nomenclature marocaine). « Les exigences sanitaires aux frontières de chaque Etat membre ne sont donc aucunement déterminées par la nationalité, contrairement à ce qui a été rapporté par de nombreux supports sur la base d’informations erronées et non vérifiées, et en tout cas fantaisistes », soutient la Délégation. Maria Idrissi

Elections 2021: RNI-PAM-Istiqlal se partagent la présidence des conseils élus (carte)

par Anass El Rhazi – medias24.com – 21/09/2021

Voici les résultats des élections pour la présidence des conseils régionaux et des principaux conseils communaux du Royaume.

L’alliance tripartite annoncée le 17 septembre, entre le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI), dans un communiqué commun, est clairement à l’œuvre.

Au mardi 21 septembre en début d’après-midi, dix des douze régions du Maroc avaient élu leurs présidents. Le RNI a remporté la présidence des régions Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec Omar Moro, Drâa-Tafilalet avec Hro Abroue, Souss-Massa avec Karim Achengli et Guelmim-Oued Noun avec Mbarka Bouaida.

Le PAM a également obtenu la présidence de quatre régions jusqu’à cette date. Abdenbi Bioui a été élu président du conseil régional de l’Oriental, Rachid El Abdi se retrouve à la tête de la région Rabat-Salé-Kénitra, Samir Goudar à la région Marrakech-Safi et Adil Barakat à Béni Mellal-Khénifra.

Le parti de l’Istiqlal a, de son côté, gagné la présidence des deux régions les plus méridionales. Sidi Hamdi Ould Errachid a été élu président du conseil de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, et El Khattat Yanja de Dakhla-Oued Ed-Dahab.

Concernant les conseils communaux, le RNI s’est hissé en tête de la majorité des grandes villes du Royaume. Ainsi, les villes de Tétouan, Oujda, Fès, Meknès, Kénitra et Casablanca seront dirigées par le parti de la colombe.

Le PAM a remporté la mairie de Marrakech avec Fatima-Zahra Mansouri, et l’istiqlalien Omar Sentissi a été élu président du conseil communal de Salé.

Les chrétiens marocains se félicitent de la fin d’une décennie de gouvernement islamiste

article19.ma – 21/09/2021

Les partis libéraux, dirigés par un milliardaire, accèdent au pouvoir au Maroc, mais le débat porte sur l’économie et non pas sur la liberté religieuse, relève le journal en ligne Christian Today (CT).

Le taux de participation s’est élevé à 50 % et les libéraux ont mis en déroute le Parti justice et développement (PJD), qui a été majoritaire au parlement marocain au cours des 10 dernières années, rappelle la même source, notant que le nombre de ses sièges est passé de 125 à 13.

« Nous remercions Jésus, les islamistes sont partis. Dieu a entendu nos prières, et maintenant nous avons le gouvernement que nous voulions », a déclaré à CT Imounan, qui vit à Agadir.

Aziz Akhannouch du Rassemblement national des indépendants (RNI) a été désigné par le roi Mohamed VI chef du gouvernement après que son parti ait remporté 102 sièges. Il est chargé de former un gouvernement de coalition pour relancer l’économie du pays, souligne le site d’information chrétienne ajoutant que le souverain détient « le dernier mot sur plusieurs postes gouvernementaux » et qu’il est « le Commandeur des croyants ».

Les chrétiens estiment que les partis « libéraux » favorisent la liberté alors que les islamistes souhaitaient imposer la charia, couvrir les femmes et retirer le porc et l’alcool de la vente, souligne CT.

« Akhannouch est un homme d’affaires.

Que vous vénériez le soleil ou la lune, il s’en moque », a affirmé Youssef Ahmed, l’un des rares chrétiens de deuxième génération au Maroc. Et d’ajouter: « Il ne persécutera personne ».

Selon CT, l’ONG chrétienne Open Doors classe le Maroc 27ème sur sa liste mondiale des 50 pays où il est le plus difficile d’être chrétien. Le prosélytisme y est considéré comme « ébranlant la foi d’un musulman » et peut être puni de trois ans de prison.

Toutefois, relève CT, la constitution marocaine garantit la liberté de croyance et le droit de pratiquer son culte religieux. Et alors que seuls l’islam et le judaïsme sont reconnues au Maroc, le gouvernement n’applique aucune sanction en cas de conversion, et les croyants affirment que les services de police les laissent généralement tranquilles.

Le PJD a demandé une liste des chrétiens

Les chrétiens marocains, dont le nombre est estimé entre 2.000 et 25.000, ont approché le parti islamiste pour lui demander d’ouvrir leurs propres églises. Au lieu de cela, on leur a demandé les noms de tous les chrétiens du pays, rapporte CT.

Les musulmans peuvent eux aussi se méfier de la poursuite de la gouvernance islamiste.

Ahmad Raissouni, un chef spirituel du PJD, a récemment félicité les Talibans pour leur prise de pouvoir, « plein d’espoir, optimiste et ravi des nouvelles d’Afghanistan », relève CT ajoutant qu’ en mai dernier, le Premier ministre, Saadeddine El Othmani, a félicité le Hamas…

Le Maroc avait normalisé ses relations diplomatiques avec Israël six mois plus tôt, en décembre 2020.

El Othmani et le PJD ont officiellement soutenu l’accord, qui a abouti à la reconnaissance par les États-Unis de la revendication du Maroc sur le territoire du Sahara occidental. Mais la décision a divisé le parti et a peut-être déçu sa base électorale, souligne CT.

Les chrétiens, cependant, expliquent l’effondrement du PJD par d’autres raisons.

« Ils ont fait beaucoup de promesses et n’ont rien mis en œuvre », a estimé Imounan. « Mais leurs politiciens sont devenus riches, et tout le monde l’a constaté ».

Les questions économiques ont dominé la campagne. Au plus fort de la crise du Covid-19, l’économie marocaine s’est contractée de 15%. Il y a aussi une forte différence de perception. Vivant dans l’une des premières économies de la région, 63 % des Marocains considèrent leur situation comme bonne ou très bonne. Au même moment, 44% pensent que le gouvernement doit créer plus d’opportunités d’emploi.

Akhannouch l’a promis. Classé par Forbes comme le 12ème milliardaire le plus riche d’Afrique, beaucoup pensent qu’un homme d’affaires pourrait changer les choses.

« C’est le meilleur homme pour le travail », a affirmé à CT Ahmed. « Il est proche du roi, et bien connu en Europe. Laissons-lui le temps ».

Le RNI a été fondé en 1978 par le beau-frère du roi Hassan II. Avoir un parti proche de la monarchie favorisera la coopération, a soutenu Imounan, alors que les islamistes s’opposaient même au gouvernement dont ils étaient en charge.

Cependant, certains analystes notent qu’il s’agit d’un moment critique pour le Maroc, car le gouvernement civil a souvent servi de bouc émissaire au roi.

« La monarchie éclipse le reste des acteurs politiques », a déclaré Mohammed Masbah, président d’un think tank marocain indépendant.

Certains analystes pensent que le RNI représente un retour aux anciennes élites.

Jack Wald, pasteur principal récemment retraité de l’Église internationale de Rabat, pense qu’il sera difficile pour le nouveau gouvernement, ou pour tout gouvernement, de lutter contre la corruption et d’uniformiser les règles du jeu économique.

Il déplore la fuite généralisée des cerveaux à cause du népotisme. Il connaît un musulman pieux avec un doctorat en physique travaillant à l’équivalent marocain de Walmart (magazin aux Etats-Unis).

Wald connaît aussi un talentueux graphiste musulman qui a perdu son poste au profit du proche d’un conseiller de l’ancien roi, qui a simplement externalisé le travail. Le designer travaille désormais dans un pays du Golfe.

Le Maroc se classe 86ème sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Il se classe 39ème sur 40 pays dans le Global Honesty Index. Et 61% pensent que la corruption est répandue à grande ou moyenne échelle, bien que 72% pensent que le gouvernement essaie de sévir, souligne CT.

Conséquence: un tiers des Marocains souhaitent émigrer

« Le désir principal de la plupart des Marocains est de quitter le pays », a indiqué Wald. « L’aristocratie doit se transformer en méritocratie, et jusqu’à ce qu’elle le devienne, le Maroc continuera de patauger. »

La discrimination à l’encontre des chrétiens n’est qu’une petite partie du problème, a-t-il déclaré. Lorsqu’on leur a demandé, dans un sondage, à 32 croyants si une plus grande liberté religieuse les aiderait à se sentir plus confiants dans les affaires et l’emploi, 21 ont répondu oui. Et 12 ont dit qu’ils cherchaient des opportunités pour partir à l’étranger.

Pour Wald, une plus grande liberté religieuse entraînerait une plus grande prospérité économique pour le Maroc…

De son côté, Imounan a indiqué que la discrimination existe même dans le secteur privé et non seulement dans la fonction publique, puisqu’il a perdu son emploi de comptable après avoir révélé son christianisme.

Pour Ahmed, les moyens de subsistance ne doivent pas être mélangés avec la religion.

« Les gens achètent le produit, pas la foi », a-t-il déclaré. « Si les chrétiens font leurs affaires honnêtement, ils gagneront plus de clients ».

Après les élections, l’optimisme règne

En tant que nouveau croyant, Imounan n’a prêté aucune attention à la politique.

Une fois que les islamistes ont commencé à montrer leur domination, il n’a plus eu aucun espoir dans les élections. Maintenant, sa foi le pousse à prier pour le changement dans son pays, et en tant que citoyen, à exercer son influence électorale.

Ahmed a estimé la participation électorale des chrétiens à 8 sur 10.

Et bien qu’ils anticipent une reprise pour le Maroc, la nature musulmane de la constitution du pays atténue les attentes pour leur communauté.

« Je ne sais pas si ce gouvernement offrira plus de liberté aux chrétiens, mais au moins il y aura un dialogue », a estimé Imounan.

« Je suis très optimiste… », a déclaré, quant à lui, Ahmed.

Covid-19 : 1.848 cas confirmés en 24H, 51 décès

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 21/09/2021

Covid-19 : 1.848 cas confirmés en 24H, 51 décès

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.848 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 922.222 le nombre total des cas de contamination. 20.528 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.623.617 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 9%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 888.283 avec 2.793 nouvelles rémissions ce mardi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,3%.

Le ministère a également annoncé 51 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.009 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 19.930 personnes (-996), dont 1.318 cas graves (-97). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 25,2%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.411.909 (+190.641) pour la première dose et 17.764.370 (+173.673) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 810 cas à Casablanca-Settat : 576 à Casablanca, 61 à Mohammedia, 44 à Nouaceur, 23 à El Jadida, 44 à Settat, 38 à Berrechid, 7 à Sidi Bennour, 17 à Mediouna et 1 à Benslimane.
  • 419 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 136 à Kénitra, 100 à Salé, 54 à Rabat, 85 à Skhirate-Témara, 17 à Sidi Kacem, 23 à Sidi Slimane et 4 à Khémisset.
  • 27 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 56 à Tanger-Assilah, 33 à Tétouan, 24 à Chefchaouen, 7 à Mdiq-Fnideq, 16 à Al Hoceïma, 1 à Larache, 16 à Ouezzane et 6 à Fahs Anjra.
  • 149 cas à l’Oriental : 47 à Nador, 23 à Berkane, 23 à Oujda-Angad, 10 à Guercif, 20 à Jerada, 2 à Figuig, 12 à Driouch et 12 à Taourirt.
  • 75 cas à Marrakech-Safi : 40 à Marrakech, 11 à Safi, 8 à Youssoufia, 9 à Rhamna, 4 à Essaouira, 1 à Chichaoua, 1 à El Kelâa des Sraghna et 1 à Al Haouz.
  • 65 cas à Fès-Meknès : 26 à Fès, 12 à Meknès, 18 à Taza, 3 à Taounate, 3 à El Hajeb, 2 à Sefrou et 1 à Boulemane.
  • 44 cas à Beni Mellal-Khénifra : 19 à Beni Mellal, 7 à Fquih Ben Salah et 18 à Khouribga.
  • 30 cas à Drâa-Tafilalet : 6 à Zagora, 2 à Ouarzazate, 6 à Midelt, 9 à Tinghir et 7 à Errachidia.
  • 30 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 27 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 25 à Laâyoune, 1 à Tarfaya et 1 à Es-smara.
  • 23 cas à Guelmim-Oued Noun : 10 à Guelmim, 10 à Tan Tan, 2 à Sidi Ifni et 1 à Assa-Zag.
  • 17 cas à Souss-Massa : 4 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 7 à Taroudant, 3 à Inezgane-Aït Melloul et 3 à Chtouka Aït Baha.

Malgré une baisse de 2,5% du trafic à fin août 2021 : Trois ports dans le vert, l’activité conteneurs en forme

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 21/09/2021

Malgré une baisse de 2,5% du trafic à fin août 2021 : Trois ports dans le vert, l’activité  conteneurs en forme

A fin août 2021, le trafic portuaire affiche un volume global de 60,9 millions de tonnes, enregistrant un recul de 2,5% par rapport à la même date en 2020.

Selon les dernières indicateurs de l’Agence nationale des ports (ANP), ce niveau (en volume) dépasse celui enregistré à la même période en 2019 (environ 58,59 millions de tonnes). Au seul mois d’août 2021, l’activité portuaire est en retrait de 3% comparé à la même période de l’année dernière atteignant un volume de 7,5 millions de tonnes. Alors que l’ensemble des activités des ports gérés par l’ANP connaissent une baisse durant les huit premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période de l’année dernière, les ports de Safi, Nador et Laayoune font exception et restent dans le vert. Pour sa part, le trafic TIR est en forme puisqu’il a atteint un volume de 17.829 unités, enregistrant ainsi une forte hausse de 49,9% par rapport à fin août de l’année 2020. A ce titre, le port de Nador concentre à lui seul 99,8% du trafic global TIR, soit 17.797 unités. Dans le même esprit, l’activité conteneurs affiche de belles performances. Les détails.

Tour d’horizon

47 millions de tonnes, c’est le volume global de marchandises ayant transité par les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar à fin août 2021. A eux seuls, ces trois ports représentent 76,6% du trafic durant cette période. Les principales évolutions enregistrées dévoilent que le port de Jorf Lasfar détient une marge d’avance avec une quote-part de 38,4% du trafic portuaire à fin août 2021. Se chiffrant à 23,4 millions de tonnes sur cette période, ce port se maintient à la première place malgré un recul de -8,6% de ses activités par rapport aux huit premiers mois de 2020. Cette baisse est imputable à la diminution des exportations des engrais (-6,6%), des importations des céréales (-27,7%), de l’ammoniac (-12,6%) et du soufre (-18,7%).
De son côté le port de Casablanca représente 33% de l’activité au cours des huit premiers mois de 2021 assurant le transit de 20,1 millions de tonnes. Néanmoins, ce port a connu une baisse (-0,7%) de son trafic, attribuée principalement à la régression des importations des céréales (-11,5%) et des aliments de bétails (-13%). Cette évolution résulte aussi de la croissance des exportations du trafic du clinker (+37%), du sel (+13,3%) et des bobines tôles (+50%).

Plus au Sud, le port d’Agadir accuse une baisse de 10,8% de son activité comparé à fin août 2021 enregistrant un volume de 3,6 millions de tonnes.
Ce résultat est dû à la chute de 28,4 des importations des céréales, de la baisse de 27,8% des aliments de bétails et du recul de 20,4% des exportations du clinker.
Pour ce qui est du port de Mohammedia, on notera que son activité a connu une régression de 1,3% par rapport aux huit premiers mois de 2020 se chiffrant ainsi à 3,1 millions de tonnes.
Les bonnes performances des ports de Safi, Nador et Laayoune

Si l’ensemble des ports connaissent un recul de leur activité, les ports de Safi, Nador et Laayoune affichent une croissance solide. A Safi, le trafic portuaire enregistre une hausse confortable de 16,7% par rapport à la même période de 2020 comptabilisant un volume de 6,6 millions de tonnes. Cette variante est à attribuer «au fort rebond des exportations du phosphate (+19,2%), de la barytine (+387%), du gypse (+32,9%) et des importations du charbon (+28,4%)», souligne l’ANP. Chiffré à 2,6 millions de tonnes à fin août 2021, le port de Nador est en croissance de 13,7% due à la hausse des importations des hydrocarbures (+20,2%) et de la billette (+32,7%). On retiendra aussi que les exportations de la barytine sont en forte progression de 81,8%. Représentant 1,7% du trafic portuaire, le port de Laayoune a enregistré une évolution positive (11,4%) de son activité au cours des huit premiers mois de l’année 2021 comparé à la même période de l’année passée. Il a assuré le transit de 1,2 million de tonnes de marchandises à fin août 2021. Cette augmentation est le résultat de la hausse des importations des hydrocarbures (+7,9%), des exportations du phosphate (+18,1%) et du sable (+3,3%).

L’activité des conteneurs

Au terme des huit premiers mois de l’année 2021, l’activité des conteneurs s’élève à 881.583 EVP, en hausse de 9,4%. La même dynamique est observée en termes de tonnage puisqu’elle se chiffre à 8,4 millions de tonnes enregistrant une augmentation de 6,4%. Par nature de flux, on notera que les exportations sont en progression de 5,6% avec un volume de 359.085 EVP.

Concernant les conteneurs vides à l’export, ils atteignent un volume de 225.128 EVP (+5%), constituant ainsi 62,7% du trafic global des conteneurs à l’export. Les importations pour leur part ont atteint 366.810 EVP, en progression de 9,8% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2020. Il faut également noter que l’activité cabotage dévoile une évolution positive de 18,2%, se chiffrant à 155.689 EVP.

Évolution du trafic des céréales, des phosphates, et des hydrocarbures

Les importations des céréales atteignent un total de 5,3 millions de tonnes sur les huit premiers 2021, en baisse de 21,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Par port, il s’avère que la forte concentration de cette activité est au port de Casablanca avec 3,3 millions de tonnes. Ce qui représente 62% du trafic global des céréales. Sur l’ensemble des ports, on notera aussi qu’il y a une baisse globale des importations en cette denrée : Casablanca (-14,3%), Jorf Lasfar (-27,7%), Nador (-30,2%), Agadir (-28,4%) et Safi (-48,4%).

Concernant le trafic des phosphates et dérivés, il a atteint à fin août 2021 un volume d’environ 23,1 millions de tonnes, enregistrant une baisse de 4,4% avec un écart de 1.072.733 de tonnes par rapport à la même période de l’année écoulée, dévoile l’ANP ajoutant que «cette variation à la baisse est due principalement aux exportations des engrais (- 5,3%) et des importations du soufre (-14,8%). Par contre le trafic de l’acide phosphorique a enregistré une hausse de 14,9%». Pour ce qui est du trafic global des hydrocarbures, il s’élève à un volume d’environ 6,5 millions de tonnes, marquant ainsi une hausse de 2,7% par rapport à la même période de l’année passée.

Pourquoi l’Algérie défend les frontières coloniales

par Bernard Lugan – le360.ma – 21/09/2021

Bernard Lugan - Le360
Bernard Lugan

Toujours critique au sujet de la colonisation et de son héritage, l’Algérie défend pourtant les frontières tracées par les colonisateurs. Une telle contradiction s’explique parce qu’elle est la grande bénéficiaire de ce «charcutage» frontalier puisque, pour la créer, la France amputa le Maroc.

Toujours critique au sujet de la colonisation et de son héritage, l’Algérie défend pourtant avec détermination les frontières tracées par les colonisateurs. Une telle contradiction s’explique parce qu’elle est la grande bénéficiaire de ce «charcutage» frontalier puisque, pour la créer, la France amputa territorialement le Maroc.

Une politique qui se fit en quatre principales étapes:

1) La première date des débuts de la présence française en Algérie quand, après la bataille d’Isly, afin de mettre un terme au conflit franco-marocain, furent signés le Traité de Tanger le 16 septembre 1844 suivi le 18 mars 1845 du Traité de Lalla Maghnia. Ce dernier fixa la frontière algéro-marocaine d’une manière à ce point imprécise que des parties entières du territoire marocain furent de facto rattachées à l’Algérie alors sous autorité française, notamment Tindouf alors que l’administration marocaine s’y était pourtant toujours exercée. La vallée du Draâ et Tindouf dépendaient en effet du khalifa du Tafilalet dont les caïds étaient nommés par dahir du sultan comme l’attestent les archives marocaines. Effectivement occupée en 1934, Tindouf fut englobée dans la zone militaire dépendant du commandement français du Maroc, avant d’être placée sous l’autorité du Gouverneur général de l’Algérie. En 1956, au moment de l’indépendance du Maroc, Tindouf était administrativement rattachée à la région marocaine d’Agadir, comme d’ailleurs Fort-Trinquet (I’actuelle Bir Oum-Grayn) en Mauritanie.

En juillet 1962, lors de l’indépendance de l’Algérie, la France laissa l’ALN (Armée de libération nationale) algérienne s’installer à Tindouf, et c’est ainsi que cette ville marocaine est devenue algérienne.

2) La seconde amputation territoriale du Maroc date de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle quand les troupes françaises progressèrent vers le «Grand Sud» à savoir la Saoura, le Gourara, le Touat et le Tidikelt. 

En 1884, dans le Touat, Bou Amama, un des chefs de la tribu des Ouled Sidi Cheikh, laquelle avait fait allégeance au sultan du Maroc, demanda la protection de ce dernier. Puis, en 1886, les tribus du Tidikelt se placèrent à leur tour sous la protection marocaine.

Le 5 août 1890, aux termes d’une convention secrète, la France et la Grande-Bretagne se mirent d’accord pour délimiter leurs sphères d’influence en Afrique. En échange de la reconnaissance du protectorat britannique sur les îles de Zanzibar et de Pemba, dans l’océan indien, Paris se vit reconnaître à contrecœur par Londres la possibilité d’occuper le Sahara centre occidental afin de posséder un passage vers le Sud, vers le Niger et le lac Tchad, en vue d’établir une continuité territoriale entre l’Algérie et la région sahélienne. La France avait en effet à l’époque un grand projet qui était une voie de chemin de fer transsaharien dont le tracé, étudié par la mission Flatters, devait traverser le Touat, le Gourara et passer par Igli dans la vallée de la Saoura. Or, ces régions étaient marocaines, et aux termes de l’accord, Londres autorisait la France à les occuper, c’est-à-dire à les rattacher à l’Algérie.

Paris attendit une dizaine d’années avant de procéder à une occupation effective parce que, dans le grand jeu des alliances qui commençait à redéfinir les rapports de force en Europe, la diplomatie française était engagée dans une rude tâche. Sortie totalement isolée du conflit de 1870, la France, patiemment, était en passe de renverser la situation, faisant de l’Allemagne, diplomatiquement toute puissante à l’époque du chancelier Bismarck, un pays emprisonné dans le faisceau croisé de l’alliance franco-russe et bientôt de l’Entente cordiale. Il importait donc de ne pas froisser les susceptibilités anglaises et c’est en grande partie pourquoi Théophile Delcassé avait cédé à Fachoda au mois de mars 1899.

L’occupation des oasis du Touat fut néanmoins finalement décidée. Le prétexte en fut trouvé le 28 décembre 1899, quand une mission topographique française dirigée par le géologue Flamand fut attaquée. L’escorte commandée par le capitaine Pein repoussa les assaillants, puis s’étant lancée à leur poursuite, elle s’empara d’In Salah le 29 décembre. Le gouvernement français ordonna alors l’occupation des oasis du Tidikelt, du Gourara et du Touat.

Un compromis fut ensuite conclu avec le Maroc. Ce furent les Accords des Confins du mois de mai 1902 qui prévoyaient une sorte de co-souveraineté franco-marocaine sur la région.

Puis les évènements se précipitèrent. En 1902 toujours, par un traité secret, la France et l’Italie s’engagèrent à se partager le littoral sud de la Méditerranée. A l’Italie, la Tripolitaine et le Fezzan, à la France le Maroc.

Au mois d’octobre 1903, Béchar, en territoire marocain, fut occupé. Cette  position stratégique permettait de contrôler le Haut Guir, les oasis du Touat et les pistes du Soudan. Ce sera plus tard Colomb-Béchar, et aujourd’hui de nouveau Béchar, région marocaine rattachée à l’Algérie par la colonisation française.

Quant à l’accord franco-britannique du 8 avril 1904, il reconnût à la France le droit d’intervenir au Maroc en échange de la reconnaissance par Paris des droits de Londres sur l’Egypte.

3) La troisième amputation du Maroc se produisit le 27 juin 1900, quand une convention fut signée, délimitant les possessions françaises qui allaient constituer la Mauritanie et le futur Sahara espagnol.

4) La quatrième amputation se produisit quand, ayant décidé de lui accorder l’indépendance, la France fixa arbitrairement les frontières sahariennes au profit de l’Algérie qui reçut ainsi en héritage la plus grande partie du Sahara sur lequel elle n’avait, par définition, jamais exercé la moindre souveraineté.

Voilà pourquoi l’Algérie défend les frontières léguées par la colonisation…

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