Archives de septembre 24th, 2021

Présentation chez Sodisma Agadir du nouveau Dacia Sandero

Autonews.fr :

Nouveau carton assuré pour Dacia avec la troisième génération de sa citadine Sandero ? A priori, oui ! La branche “low-cost” du groupe Renault a totalement mis à jour sa citadine et ses dérivées Stepway ainsi que Logan (non commercialisée en France). Les nouveautés stylistiques et techniques sont nombreuses. Dacia s’appuie en effet sur la nouvelle plateforme CMF-B pour la Sandero millésime 2021, une base technique qui est déjà utilisée pour la dernière Clio et la deuxième génération du Captur. Un choix imposé par les normes d’émission de CO2.

Photo M. Terrier

Sur le plan esthétique, cette nouvelle Sandero fait un grand pas en avant vers la modernité avec des feux à LED en double Y à l’avant et des feux arrière mieux dessinés, plus fins. La hausse de la qualité perçue attendue de pied ferme dans l’habitacle de la Sandero est bien présente, avec des plastiques qui font bonne impression et des inserts en tissu sur la planche de bord comme dans les portières. Les commandes de clim, les nouvelles grilles d’aération et l’écran central flottant haut perché participent également à l’impression de montée en gamme.

Photo M. Terrier

La finition Stepway devient une déclinaison à part entière, poussée par les 65% de clients français qui la choisissent. Elle se distingue encore plus de la citadine standard pour cette troisième génération de Sandero. Son look baroudeur est renforcé par un capot nervuré et des protections en plastique tout autour de la carrosserie tandis qu’elle se dispense du plus petit moteur d’entrée de gamme.

Photo M. Terrier

Côté motorisations justement, la gamme de la nouvelle Sandero se compose d’un trois cylindres 1.0 essence atmosphérique (SCe) de 65 ch et d’une version suralimentée (TCe) de ce moteur, développant 90 ch. Une troisième déclinaison de 100 ch est proposée, elle est compatible avec le GPL (Eco-G). L’autonomie cumulée de cette version est annoncée à 1 300 km avec les pleins, grâce à un réservoir de GPL supplémentaire de 40 litres à la place de la roue de secours. Une solution véritablement économique dans l’esprit de la marque Dacia. La plupart des moteurs sont associés à une boîte manuelle mais le TCe 90 en finition Confort peut également adopter une boîte automatique à variation continue CVT moyennant 1 400 € de plus. Les prix de la Dacia Sandero de troisième génération débutent à partir de 8 690 €.

Du côté des ventes, cette nouvelle version s’annonce déjà comme un immense succès. En effet, sur le seul mois de janvier 2021, Dacia a écoulé 7.249 exemplaires. La Sandero de 3e génération monte sur la deuxième marche du podium des ventes du mois dernier derrière la Peugeot 208 mais devant la Clio 5 !

Vous pouvez la découvrir chez Sodisma Agadir où elle sera encore en exposition demain samedi !

Institut Français d’Agadir, Cinéma : « Le Discours »

Le 25 septembre 2021, projection du Film « Le Discours » dans la salle de spectacle de la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services de Souss Massa à 19 Heures.

Comédie de Laurent Tirard
Avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi.


Adapté du roman de Fabcaro
France, 2020, 1h28

Synopsis :
Coincé à un repas de famille qui lui donne des envies de meurtre, Adrien attend. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Et voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un « petit » discours pour le mariage ! Adrien panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

“Tout sonne juste dans cette fantasmagorie drolatique. Courez voir et entendre Le Discours. Incontournable.” Culturebox

“Un film aux trouvailles de mise en scène formidables et solides.” Bande à part

Fruits rouges : la profession redoute un effondrement des recettes à l’export 

par Abdelaziz Ghouibi – medias24.com – 23/09/2021

Le renchérissement des intrants et de la logistique que les opérateurs ne peuvent répercuter sur leurs prix de vente, inquiètent la profession.

« Au total, le surplus du coût de production et des frais d’approche est estimé à 30% », précise Amine Bennani, président de l’Association des producteurs des fruits rouges. L’augmentation concerne le plastique de couverture des serres, l’armature, le transport de la main d’œuvre ainsi que celui des marchandises exportées. Le tout taxé au taux de TVA le plus élevé.

« Par conséquent, si une hausse de la production est attendue, celle de la recette ne sera pas au rendez-vous », anticipe un gros producteur de la région de Larache. D’ailleurs, la même situation a été vécue lors de la dernière campagne.

Les volumes exportés lors de la campagne qui a pris fin en mai dernier avaient atteint 182.200 tonnes, contre 170.000 tonnes la saison précédente, mais les prix n’ont pas suivi la tendance haussière des intrants et autres frais d’approche – ce qui a tiré la recette des producteurs et exportateurs vers le bas. Et il est à craindre que le même scénario se produise, lors de la prochaine campagne dont les cultures sont en cours d’installation (fraise et framboise), d’autant que les professionnels s’attendent à une augmentation de la production, en particulier des myrtilles dont les nouvelles plantations devraient entrer en production cette année. Selon l’interprofession, entre 300 et 400 ha sont plantés annuellement avec ce petit fruit rouge.

L’espoir d’un rebond de la filière des fraises

Pour ce qui est de la fraise, dont l’installation devrait se terminer d’ici fin octobre prochain, les mêmes superficies que la campagne écoulée seront probablement reconduites.

Néanmoins, l’espoir reste de mise quant à la reprise de la filière, avec le recul de la pandémie de Covid-19 et l’atténuation de ses impacts sur la conjoncture internationale, en particulier la flambée des cours des intrants.

« Toujours est-il que les cultures des petits fruits rouges accrochent », concède un grand producteur et exportateur de la région de Larache. Car le Maroc dispose d’atouts indéniables pour assurer des produits de contre-saison par rapport aux pays d’exportation, explique-t-on. D’ou le développement fulgurant de ces cultures dans les zones tempérées froides. Il s’agit en particulier des fraises, framboises et myrtilles. Et rares sont les pays qui maîtrisent leur itinéraire technique, surtout pour les productions hors saisons qui commencent en novembre et se terminent en mai de l’année d’après.

Sur les cinq dernières années, la filière a poursuivi son développement, pour couvrir une superficie d’environ 10.000 ha. Au total, le Maroc compte près de 600 exploitations de fraisier dont la superficie varie de 0.2 à 70 ha.

La fraise continue de dominer avec 40% de la superficie. Elle est suivie de près par la framboise et la myrtille qui connaissent une évolution exponentielle. A noter que les deux tiers des superficies se trouvent à Larache, dans la région de Loukkous, suivie par la région de Souss-Massa, qui concentre 30% de la superficie totale.

La filière dispose également d’un outil de valorisation et de conditionnement à la pointe du progrès. Au total, 62 unités (congélation, emballage et conditionnement) sont installées dans les différentes régions de production.

Aziz Akhannouch élu nouveau maire d’Agadir

par Yahya Benabdellah – medias24.com – 24/09/2021

Sans surprise, le conseil communal d’Agadir nouvellement élu, a porté ce vendredi à sa présidence, Aziz Akhannouch, président du RNI et chef du gouvernement désignée.

Aziz Akhannouch, qui a été candidat unique lors de cette élection, a réuni 51 voix en sa faveur. Les élections communales du 8 septembre à Agadir ont donné le RNI largement en tête, en décrochant 29 sièges sur les 61 que compte le conseil.

Légalement, rien n’empêche le chef du gouvernement à accumuler sa fonction dans l’exécutif en même temps avec la présidence d’une commune.

Rappelons que samedi dernier, la présidence du conseil régional du Souss-Massa est aussi revenue au RNI, en la personne de Karim Achengli.

Maroc : Alertes sur la prospection clandestine dans les sites d’art rupestre

yabiladi.com – 23/09/2021

Neuf organisations de protection des sites rupestres au Maroc ont alerté récemment sur des travaux non-autorisés dans les provinces du sud. A Assa Zag et à Tata, les mêmes spécialistes étrangers se rendent sur les lieux depuis des années et à plusieurs reprises, pour leur prospection et leurs études, en infraction avec les procédures administratives.

Depuis quelques jours, neuf associations et centres d’études travaillant sur la protection des sites rupestres ont appelé les ministères de la Culture et de l’Intérieur à intervenir à Assa Zag et à Tata, où un archéologue français (A.R.) mène des recherches, des travaux de prospection et des fouilles sans l’autorisation des services compétents. Dans un communiqué parvenu à Yabiladi, les signataires ont alerté que le concerné agit depuis plusieurs années, sans être inquiété par la justice.

En 2016, l’archéologue a été arrêté pour les mêmes raisons mais relâché sans suites. Il avait été signalé par le ministère de la Culture, mais les procédures sont restées au point mort. Sur la base de ses recherches non-autorisées, il a produit des articles savants, des études et des livres, dont notre rédaction détient copies et où l’auteur reconnaît avoir effectué des prélèvements de pièces. Chercheur en archéologie et président du Centre de recherche Es-Sakia El Hamra pour la protection des antiquités et la valorisation du patrimoine, Mustapha El Hamri rappelle que le concerné avait réalisé sa thèse de doctorat sur le Grand Atlas, en guise de seule recherche pour laquelle il aurait obtenu les autorisations de fouilles nécessaires.

«Par la suite, il a publié un ensemble d’études sur les sites de gravure et sur les anciennes civilisations du Maroc, surtout qu’il est spécialisé dans l’histoire rupestre. Sauf qu’il a toujours travaillé sans autorisation», a déclaré à Yabiladi le chercheur, dont l’organisation est signataire de l’appel.

Des études prônant la thèse séparatiste

«Jusqu’à une certaine époque, la société civile n’était pas assez forte et il n’y avait pas beaucoup de recherches marocaines dans ce domaine, donc ce chercheur profitait du vide pour agir sans contraintes. Mais à travers les décennies, les choses ont changé», a souligné Mustapha El Hamri. Il explique qu’«aujourd’hui, nous sommes dotés d’un Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) à Rabat, d’associations de chercheurs, de branches spécialisées au niveau des facultés, riches d’universitaires de renom, donc la recherche dans les filières du patrimoine et de l’Histoire s’est organisée, du point de vue académique autant que législatif».

«Chaque fouille archéologique, prospection ou prélèvement de pièce à des fins de recherches est soumis à une autorisation que le ministère de la Culture accorde aux chercheurs nationaux comme aux étrangers. Ceci implique que les scientifiques venus d’ailleurs s’associent avec leurs homologues marocains, et que les résultats de leurs études soient partagés avec la partie marocaine. Dans le cas présent, nous ignorons pourquoi cet archéologue fait abstraction de toutes ces procédures.»Mustapha El Hamri

Consacré aux espaces rupestres d’Es-Sakia El Hamra, un des livres du chercheur incriminé a été consulté par Yabiladi. L’auteur y décrit ses sites de recherche dans le Sahara, dont «une partie est occupée par le Maroc et l’autre sous le contrôle du Polisario, constituant momentanément le territoire de la République arabe sahraouie démocratique» (sic). Ce parti pris interpelle les signataires sur les motivations politiques quant à son engouement pour la recherche dans ces lieux, mais aussi sur les raisons de ses contournements de la loi et sur «la couverture dont il bénéficierait depuis tant d’années». «Cette méthodologie est problématique à plusieurs égards. Du point de vue scientifique d’abord et en tant que chercheurs en archéologie, nous ne nous basons pas sur des frontières politiques existantes ou fictives, mais sur l’étendue géographique de l’espace sujet de l’étude», conteste Mustapha El Hamri.

Selon les signataires de l’appel, le chercheur en question aurait rassemblé plusieurs milliers pièces archéologiques, sur les décennies durant lesquelles il a sillonné différents lieux rupestres du sud du Maroc. «Tout ceci est formellement interdit s’il ne s’engage pas à remettre les pièces à la fin de ses recherches. Il y a quelques années, il ramenait même ses étudiants depuis l’étranger pour faire des stages sur les sites préislamiques, sans s’associer à des partenaires administratifs, institutionnels et académiques marocains comme l’exige la loi», a insisté le président du centre.

Des soupçons de pillage des sites rupestres

Dans ses livres, A.R. décrit aussi toutes ses étapes de recherche, y compris les prélèvements effectués. «Nous soupçonnons que de cette manière, il a contourné plusieurs services et réussi à faire sortir du territoire national un nombre important d’objets archéologiques qu’il collectionne en France, comme il l’écrit d’ailleurs dans ses publications, probablement pour constituer son propre musée», s’inquiète notre interlocuteur.

A la suite de la sortie des neuf signataires, Yabiladi a appris que le Centre national du patrimoine rupestre (CNPR) à Agadir a été notifié du cas de l’archéologue par le biais des services du ministère de la Culture. «Les administrations locales et régionales ont été informées que le chercheur n’a pas d’autorisation et que ses travaux de prospection ne peuvent se faire sans un document officiel», a confirmé le directeur du CNPR à notre rédaction.

«Nous souhaitons que des mesures fermes soient prises et que cela serve d’exemple à tous les autres chercheurs étrangers qui pillent nos sites historiques depuis des années pour enrichir leurs musées en Europe, notamment aux Pays-Bas. Nous appelons d’ailleurs à la restitution de toutes les pièces que cet individu a pu faire sortir et de toutes celles que d’autres archéologues ont emmenées dans leurs pays.»Mustapha El Hamri

Le spécialiste relève la difficulté que pose par ailleurs le contrôle sur ces sites. A titre d’exemple et dans la région d’Es-Semara, «15 sites seulement sur plus de 89 sont classés et protégés». La plupart de ces espaces se trouvent en plein air et sont faciles d’accès, «ce qui est une arme à double tranchant», selon Mustapha El Hamri. «Autant il est important que ces lieux soient accessibles à tous pour faire connaître de patrimoine, favoriser la recherche scientifique et le tourisme culturel, autant leur préservation passe aussi par la mise en œuvre d’outils pour éviter leur déperdition, qui s’illustre notamment par la destruction ou le prélèvement de pièces sans les restituer».

Aziz Akhannouch, nouveau chef du gouvernement : Les secrets d’une remontada

par Wissam El Bouzdaini – maroc-hebdo.press.ma – 23/09/2021

Ses adversaires l’accusent d’avoir littéralement acheté l’élection, mais nul doute que la première place de son parti aux législatives est due à bien plus que cela.

Aziz Akhannouch est un homme en mission. Retraité, un temps, de la vie politique, après avoir annoncé en mai 2016 qu’il n’avait pas l’intention de faire plus de deux mandats aux commandes du département de l’Agriculture -il aura donc fini par en faire un troisième dans le gouvernement Saâd Eddine El Othmani-, le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) était expressément revenu dans le “game” pour faire revivre au parti de la colombe une ivresse qu’il n’avait plus connue depuis l’époque de sa fondation à la fin des années 1970: celle de mener le gouvernement.

Installé à la tête de la formation quelque trois semaines après sa débâcle aux législatives du 7 octobre 2016, où elle n’était arrivée que quatrième en perdant, au surplus, quinze de ses sièges au parlement, celui qui vient par ailleurs de se retirer de la gestion du groupe Akwa, dont il occupait jusqu’alors le poste de président-directeur général, aura donc réussi son pari de faire revenir d’entre les limbes un monstre politique depuis si longtemps endormi.

Ses adversaires, et ils sont notamment nombreux dans les rangs du Parti de la justice et du développement (PJD), victime collatérale de son succès, l’accusent d’avoir littéralement acheté son élection, et il est vrai que M. Akhannouch n’a pas vraiment été regardant, au cours des cinq dernières années, sur la dépense: sur le réseau social Facebook seulement le RNI avait dépensé, au 12 septembre 2021, 336.970 dollars (un peu plus de trois millions de dirhams), contre par exemple 36.789 dollars seulement pour son premier poursuivant, le Parti de l’Istiqlal (PI), soit près de dix fois moins.

Mais réduire le seul mérite de M. Akhannouch à sa fortune, estimée à quelque deux milliards de dollars par le bimensuel américain de référence Forbes, n’en reste pas moins sinon spécieux, du moins réducteur, car cela omet un autre élément non moins essentiel: l’indéniable travail de terrain qu’il a, depuis son investiture à la présidence du RNI, mené pour relancer le parti. Pas très porté, comme certains de ses compères chefs de parti, sur l’idéologie, ce qui lui a notamment évité de s’empêtrer dans la querelle sans issue opposant modernistes et islamistes qui avait valu deux fois sa perte au Parti authenticité et modernité (PAM) face au PJD, M. Akhannouch a dès le départ choisi d’inscrire son action dans un cadre pratique, si ce n’est terre-à-terre.

Son coup d’éclat, si l’on peut dire, aura été son opération “100 villes, 100 jours”, consistant comme son nom l’indique à se rendre en cent jours seulement dans cent villes du Royaume mais qu’il a finalement dû arrêter à sa cinquante-huitième étape seulement, apparition des premiers cas de Covid-19 sur le territoire national oblige. Il s’est toutefois un peu rattrapé en effectuant, début juin 2021, une nouvelle tournée dans les cinq régions de Souss-Massa, de Marrakech- Safi, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de l’Oriental et Casablanca-Settat. Objectif à chaque fois: de se mettre à l’écoute du citoyen marocain et de ses griefs, et savoir quoi lui proposer exactement pour les surmonter.

Ce seront alors cinq engagements qui seront pris, à savoir la création d’un revenu de dignité pour les seniors; le garantissement de la sécurité sociale pour tous les travailleurs; l’extension de l’assurance maladie pour tous, en particulier les inactifs; l’offre d’un soutien aux personnes en situation de handicap tout au long de la vie; et le versement des allocations familiales pour chaque enfant. Sans compter un chapelet de vingt-cinq mesures non moins ambitieuses et dont le RNI est tellement sûr qu’il est en capacité de les mettre en oeuvre que le membre du bureau politique du parti et ancien ministre Rachid Talbi Alami avait demandé, au cours de la tournée de juin 2021, à ce que les siens soient chassés avec des jets de pierre si tel n’était pas le cas dans les cinq ans.

Caractère pragmatique
M. Akhannouch n’aura, ainsi, fait exception à lui-même que par le truchement de la tribune qu’il avait publiée dans différents médias nationaux en avril 2020 pour s’opposer au “discours donnant la priorité aux recettes de l’Etat et posant l’équation aujourd’hui en termes de dualité entre le sauvetage de l’Etat ou celui des entreprises”, en faisant certainement allusion aux velléités austéritaires du ministre de l’Économie et également RNIste, Mohamed Benchaâboun. Mais là aussi, les propositions dont il s’était fendu n’en avaient pas moins eu un caractère pragmatique, appelant entre autres à “maintenir sous perfusion la demande et le pouvoir d’achat”. Et il faudra sans doute s’attendre qu’au cours de son mandat de Chef de gouvernement, M. Akhannouch reste fidèle à lui-même, “agharas, agharas” comme il aime à le répéter dans le parler berbère de sa région ancestrale du Souss, c’est-à-dire sans circonlocutions.

Le Souss, justement, la nouvelle deuxième personnalité de l’État ne manque jamais, au cours de ses interventions publiques, d’y faire référence, et à l’envi. Il dit y puiser son sens de la témérité, qui, dans le monde des affaires dans lequel sont notablement reconnus les Soussis, lui a notamment permis de faire passer Akwa de holding d’envergure nationale à véritable géant pétrolier africain, mais sans doute faut-il plus voir ici une référence particulière à son père, Ahmed Oulhaj Akhannouch.

Ce dernier, décédé au milieu des années 1990 la quatre-vingtaine bien entamée, continue ainsi encore et toujours de susciter l’admiration de l’unique fils qui lui a survécu après le séisme ayant frappé le 29 février 1960 la ville d’Agadir, où la famille était alors installée: self-made-man parti de son patelin natal d’Aguerd Oudad, non loin de la ville de Tafraout, jusqu’à Casablanca, celui qu’on appelle “El Haj” s’était, à 23 ans seulement, mis à construire un véritable petit empire commercial dans la cité blanche au début des années 1930.

M. Akhannouch père sera aussi, et surtout, plus tard, un des principaux bailleurs de fonds du Mouvement national réclamant l’indépendance de la France et de l’Espagne, ce qui lui vaudra d’ailleurs bien des ennuis avec l’administration coloniale.

Revendiquant lui aussi cette même fibre patriotique, M. Akhannouch aura sans doute à coeur de servir, tout au long de son mandat, du mieux possible son pays, lui qui, aussitôt désigné le 10 septembre 2021 par le roi Mohammed VI au palais royal de la ville de Fès, s’était engagé à “mettre en oeuvre les grands chantiers et stratégies de Sa Majesté le Roi, ainsi que les futurs programmes gouvernementaux”. Dont acte.

Covid-19 : 1.583 cas confirmés en 24H, plus de 18 millions de personnes complètement vaccinées

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 23/09/2021

Covid-19 : 1.583 cas confirmés en 24H, plus de 18 millions de personnes complètement vaccinées

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.583 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 925.507 le nombre total des cas de contamination. 18.323 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.661.569 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 8,63%

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 893.272 avec 2.538 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,5%.

Le ministère a également annoncé 36 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.076 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 18.159 personnes (-991), dont 1.283 cas graves (-4). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 24,4%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.739.347 (+159.015) pour la première dose et 18.128.049 (+184.462) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 569 cas à Casablanca-Settat : 409 à Casablanca, 31 à Settat, 29 à Mohammedia, 27 à El Jadida, 18 à Nouaceur, 14 à Berrechid, 11 à Sidi Bennour, 27 à Mediouna et 3 à Benslimane.
  • 430 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 105 à Skhirate-Témara, 102 à Rabat, 77 à Kénitra, 61 à Salé, 63 à Khémisset, 13 à Sidi Kacem et 9 à Sidi Slimane.
  • 166 cas à l’Oriental : 61 à Berkane, 43 à Oujda-Angad, 30 à Nador, 17 à Taourirt, 7 à Guercif, 4 à Jerada, 3 à Driouch et 1 à Figuig.
  • 133 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 19 à Tanger-Assilah, 49 à Tétouan, 33 à Ouezzane, 6 à Chefchaouen, 7 à Mdiq-Fnideq, 11 à Al Hoceïma et 8 à Larache.
  • 89 cas à Marrakech-Safi : 38 à Marrakech, 29 à El Kelâa des Sraghna, 14 à Safi, 3 à Youssoufia, 2 à Rhamna et 3 à Essaouira.
  • 49 cas à Beni Mellal-Khénifra : 25 à Fquih Ben Salah, 12 à Khouribga, 8 à Beni Mellal, 2 à Azilal et 2 à Khénifra.
  • 35 cas à Fès-Meknès : 16 à Fès, 12 à Taza, 2 à Meknès, 2 à Taounate, 1 à El Hajeb et 2 à Sefrou.
  • 33 cas à Souss-Massa : 16 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 6 à Taroudant, 5 à Inezgane-Aït Melloul, 3 à Tata, 1 à Tiznit et 2 à Chtouka Aït Baha.
  • 27 cas à Guelmim-Oued Noun : 16 à Guelmim, 2 à Tan Tan et 9 à Assa-Zag.
  • 23 cas à Drâa-Tafilalet : 8 à Zagora, 6 à Ouarzazate, 2 à Midelt et 7 à Errachidia.
  • 18 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 11 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 2 à Laâyoune, 6 à Es-smara, 2 à Tarfaya et 1 à Boujdour.

Ciments du Maroc : l’entreprise fait une hausse de 202,6% par rapport à 2020

industries.ma – 23/09/2021

Pour ce premier semestre 2021, Ciments du Maroc a connu une belle performance, comparé à la même période les années précédentes impactées par la Covid-19.

Le résultat net consolidé de Ciments du Maroc s’est établi à 586 millions de dirhams (MDH) au premier semestre 2021, en nette hausse de 202,6% par rapport à la même période de 2020, dans un communiqué financier de l’entreprise.

Cette évolution s’explique par « l’activité soutenue sur le semestre, mais aussi du fait d’éléments exceptionnels comptabilisés sur le premier semestre 2020, notamment la contribution au Fonds Spécial Covid-19 », précise Ciments du Maroc. La comparaison avec l’exercice 2020 étant impactée par le contexte de la pandémie, le communiqué note que « le résultat d’exploitation et le résultat net sont supérieurs à ceux de juin 2019, avec respectivement des taux de croissance de +9% et +14, 9%, signe d’une situation normalisée ».

L’excédent brut d’exploitation a affiché, quant à lui, une progression de 19,8%, malgré une hausse significative du coût sur le marché international des combustibles fossiles, fondamentaux pour notre activité, fait savoir la société, relevant que dans l’objectif de diminuer son exposition à ce phénomène, et dans le cadre de sa démarche de réduction des émissions de dioxyde de carbone (Co2), elle a poursuivi sa politique d’utilisation croissante de combustibles alternatifs.

« Ainsi, la société a signé en juin 2021 une convention avec les autorités locales de la région d’Agadir, pour la création d’un centre de traitement des déchets qui seront valorisés dans son usine d’Aït Baha ». En ce qui concerne les volumes de ventes à fin juin 2021, ils ont connu une hausse par rapport à la même période de 2020 sur toutes les activités, et ce, dans un contexte de marché du ciment en progression de 24,4%, par rapport à un premier semestre 2020, fortement impacté par la pandémie de la Covid-19.

Le chiffre d’affaires opérationnel s’est ainsi établi à 1,985 milliard de dirhams (MMDH), en hausse de 17,1% par rapport au premier semestre 2020. Par ailleurs, la société indique avoir poursuivi activement la construction de son unité de broyage à Nador, qui sera opérationnelle au cours de l’été 2022, conformément à sa stratégie de croissance industrielle.

La régionalisation des concours « un pari gagné » pour démocratiser l’accès aux écoles d’architecture

maroc-hebdo.press.ma – 23/09/2021

La régionalisation des concours d’accès aux Écoles nationales d’architecture (ENA) au titre de la rentrée universitaire 2021-2022 est « un pari gagné » pour démocratiser l’accès à ces établissements, a souligné, mardi à Rabat, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nouzha Bouchareb.

Cette démarche, adoptée pour la 1ère fois cette année, a permis de démocratiser l’accès aux ENA pour tous les étudiants en provenance des diverses régions du Royaume, a tenu à préciser Mme Bouchareb, qui présidait une réunion de travail avec les directeurs, respectivement, de l’Institut national de l’aménagement et de l’urbanisme (INAU), des ÉNA et des instituts de formation des techniciens en architecture et en urbanisme (IFTSAU) relevant de son Département, dans le cadre des préparatifs de la rentrée universitaire 2021-2022.

« Le taux de réussite des admis dans les concours régionaux a dépassé 80 pc », s’est-elle félicitée dans une déclaration à la MAP, ajoutant que cette réunion est une occasion d’évaluer les cursus et les programmes pédagogiques et ce, vers une mise à niveau de ces écoles et instituts pour se positionner en tant que leviers de mise en œuvre de la régionalisation avancée et du nouveau modèle de développement (NMD).

La rencontre, poursuit la ministre, a été aussi l’occasion de s’arrêter sur les résultats enregistrés durant les deux saisons précédentes, avec un taux de réussite qui a atteint 98 pc, ce qui signifie que les contraintes dues à la Covid-19 ont été surmontées, grâce à la mobilisation et l’engagement des cadres administratifs et pédagogiques en faveur des études en mode hybride.

La responsable a émis le souhait, à cet égard, de renforcer la spécialisation, tout en capitalisant les acquis, et d’adapter la formation dans ces établissements aux spécificités régionales.

Pour sa part, M. Abdellatif Nahli, secrétaire général du ministère, s’est félicité de la résilience de ces écoles et instituts face à la pandémie de Covid-19, ce qui leur a permis d’assurer la continuité des études en mode hybride et d’organiser des concours d’accès aux établissements de l’architecture.

Mettant l’accent sur la régionalisation, M. Nahli a indiqué que le ministère table sur les échelles territoriales pour démocratiser l’accès à ces établissements, faisant savoir que trois nouveaux sièges des ENA seront construits à Agadir, Oujda et Marrakech.

Au cours de cette réunion, le directeur de l’INAU, les directeurs des six ENA (Rabat, Fès, Marrakech, Tétouan, Oujda et Agadir) ainsi que ceux des IFTSAU de Meknès et d’Oujda ont fait des présentation retraçant les réalisations, les préparatifs et les plans d’action de chaque établissement pour la prochaine rentrée universitaire.

Selon les données du ministère, quelque 13.500 candidats sur les 34.618 préinscrits ont été admis pour passer les concours régionaux d’accès aux ENA, alors que 410 ont réussi le concours.

Volcan des Canaries: le risque d’un tsunami au Maroc s’est estompé (Nacer Jabour)

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 23/09/2021

A la veille du possible passage d’un nuage de particules sur une partie du territoire marocain, Médias24 a consulté le sismologue Nacer Jabour qui avance que ce phénomène entraînera, au pire, une suspension provisoire du trafic aérien avant de se dissiper progressivement. L’occasion de l’interroger également sur les moyens mis en œuvre par les autorités pour prévenir les risques sismiques et volcaniques, et d’en savoir plus sur les zones sensibles ayant connu un précédent meurtrier, comme Agadir ou Al Hoceïma.

Médias24 : Un commentaire sur l’avancée de la coulée de lave rejetée par le volcan Cumbre Vieja de l’île de Las Palmas, qui se rapproche dangereusement de l’océan Atlantique.

Nacer Jabour : En effet, les rejets de lave du volcan Cumbre Vieja se poursuivent, mais à une vitesse assez réduite.

Pour l’instant, l’écoulement est assez lent, et on ignore quand est-ce que la lave atteindra l’Atlantique.

– Les autorités espagnoles disent que c’est imminent …

– Il n’y a pas de véritable assurance, car tout dépend du débit de rejet ; et si ce dernier devait changer, tous les paramètres changeraient à leur tour.

Le dernier mot revient donc aux autorités espagnoles qui sont sur place, avec tous les moyens nécessaires pour surveiller l’évolution des rejets de lave.

– Quel est le risque encouru par la population locale ? On parle de possible explosion meurtrière quand la lave entrera en contact avec l’eau de la mer.

– En effet, il pourrait y avoir des explosions, mais très localisées. Elles toucheraient surtout leurs habitations, dont bon nombre ont d’ores et déjà été évacuées avant d’être détruites par les coulées de lave.

On peut citer, pour exemple, un dégagement de dioxyde de soufre d’un volcan au Cameroun, il y a quelques années, qui avait fait des victimes sur place uniquement, car l’effet de toxicité de ce gaz diminue avec les longues distances.

– Que risquent précisément les habitants de l’île ?

– Pour ceux qui sont à proximité, le risque est létal, car quand la lave entre en contact avec l’eau, elle génère un gaz extrêmement toxique. Il s’agit du dioxyde de souffre, qui peut s’avérer mortel pour tous les humains proches de l’explosion.

– Justement, les scientifiques espagnols affirment que ces éruptions volcaniques vont durer entre un et trois mois, et que les émanations de gaz vont atteindre le Maroc vendredi 24…

– En réalité, il s’agit juste de simulations faisant état d’un déplacement de fumées et de particules légères transportées par le vent.

A ce jour, le seul risque pour le Maroc est que ce phénomène puisse gêner la navigation aérienne avec ces particules qui s’insèrent dans les réacteurs des avions et obstruent aussi la visibilité immédiate.

– Peut-on imaginer un arrêt du trafic aérien au Maroc comme ce qui s’était produit il y a quelques années en Europe à cause d’un volcan islandais?

– S’il y a une densité importante de ces particules fines dans l’air, il n’est pas exclu de devoir arrêter momentanément la circulation aérienne, en particulier celle de l’aviation civile proche de cette zone.

Nous sommes encore loin de ce scénario, car il faut préciser que la navigation aérienne n’est toujours pas interdite aux îles Canaries et que le trafic continue comme si de rien n’était.

Au pire, il est possible de détourner la trajectoire des avions pour éviter la zone de turbulence qui est localisée à l’ouest de l’archipel ; et même si elle se diffuse dans le périmètre géographique régional, cela ne risque pas de poser des problèmes insurmontables.

– Si ce phénomène devait toucher le Maroc, serait-il localisé dans les provinces du Sud ou pourrait-il concerner tout le territoire national comme certains le prédisent ?

– D’après les simulations auxquelles j’ai pu avoir accès, les nuages de particules devraient surtout toucher les villes côtières de Laâyoune et de Tarfaya avant de remonter vers l’intérieur des terres. Mais comme il s’agit de simulations, il convient de les prendre avec beaucoup de réserve.

– Est-ce que le centre et le nord du pays risquent d’être couverts par ces nuages ?

– Il est difficile de répondre à votre question car ce scénario est basé sur des simulations qui, rappelez-vous, avaient été jusqu’à évoquer un risque de méga-tsunami qui n’a pas eu lieu.

– Depuis lundi dernier, le scénario d’un méga-tsunami pouvant affecter le Maroc s’est donc éloigné…

– En termes de risques, nous avons écarté la possibilité d’un méga-tsunami, mais il ne faut pas exclure, dans quelques jours, l’éventualité d’un petit tsunami localisé dans l’archipel quand la lave touchera l’océan.

Ne connaissant pas la quantité de lave qui va entrer en contact avec l’eau, il est très difficile de se prononcer sur le degré de force de ce tsunami et il faut attendre de voir quelles seront les masses en jeu.

– Le cas échéant, ce tsunami serait uniquement localisé aux îles Canaries ?

– Absolument, mais nous allons peut-être détecter quelques soubresauts dans nos côtes.

– Qui s’occupe des risques volcaniques et sismologiques au Maroc ?

– C’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de gérer ces dossiers à travers sa Direction des risques naturels.

– Ce département est-il dirigé par une équipe de scientifiques ?

– Il y a plutôt un partage des tâches avec toutes les institutions scientifiques du Maroc qui font remonter, par la suite, l’information au ministère de l’Intérieur.

Il y a donc un va-et-vient entre des entités de scientifiques et de gestionnaires qui traitent l’information.

– Combien d’acteurs sont sollicités ou mis à contribution ?

– Une trentaine dont la protection civile, des chercheurs spécialisés…

– Le Maroc ne dispose-t-il pas d’un institut de sismologie ou de volcanologie ?

– De volcanologie non, mais parmi ses tâches, l’Institut national de géophysique s’occupe des risques sismologiques et des phénomènes volcaniques.

– On entend de plus en plus parler de petits séismes au nord du Maroc…

– En effet, depuis le début de l’année, nous avons enregistré un accroissement de l’activité sismique. Le taux de sismicité indiquait, en moyenne, une centaine de séismes par jour.

Par la suite, l’activité a un peu diminué, mais nous gardons toujours un œil sur cette région.

– Mais pourquoi dans le Nord particulièrement, est-ce un problème de plaques tectoniques ?

– Dans le Nord, il y a en effet des plaques et des blocs terrestres qui s’entrechoquent.

Ils sont en contact direct avec les sous-plaques espagnoles et portugaises qui forment un bloc.

– Plus simplement, c’est la plaque de l’Afrique contre celle de l’Europe…

– Absolument mais, plus exactement, c’est une zone de contact entre la plaque de l’Afrique et celle de l’Eurasie.

– Dans ce cas, pourquoi la ville d’Agadir, pourtant située à des centaines de kilomètres de cette zone de contact, a-t-elle subi en 1960 le pire tremblement de terre de l’histoire du Maroc ?

– Bien qu’Agadir soit très loin de cette ligne de contact, elle a subi un choc sismique en raison d’un transfert des contraintes tectoniques vers l’intérieur.

– En d’autres termes, cela donne quoi ?

– En fait, même si on est très loin des frontières des plaques et de leur ligne de contact, on peut subir des tremblements de terre importants dans ces zones éloignées.

Je me dois de préciser que ce phénomène est extrêmement rare par rapport aux lignes de contact directes, où l’on enregistre des tremblements de terre pratiquement chaque jour.

 – Le séisme d’Agadir était donc le soubresaut d’un autre moins meurtrier qui a eu lieu dans le Nord…

– En effet, il y a eu un transfert des forces sismiques des blocs, du nord vers le sud, qui ont trouvé une faiblesse au niveau de la ville d’Agadir et qui ont fait craquer son écorce terrestre.

 – Y aurait-il une région particulièrement vulnérable au Maroc que vous surveillez attentivement ?

– S’il est vrai qu’aujourd’hui la technologie nous donne des moyens de surveillance assez précis, pour ce qui est des prédictions, c’est une science qui est relativement embryonnaire.

Par conséquent, on ne dispose pas encore de résultats suffisamment fiables sur lesquels s’appuyer pour annoncer à l’avance la zone précise d’un tremblement de terre, sa magnitude où même la faille à surveiller.

– Pourtant certains scientifiques avancent que la ville de San Francisco, sujette à de fréquents séismes, pourrait être rayée de la carte dans une trentaine d’années : mythe ou réalité ?

– En sismologie, il y a une règle de base qui énonce qu’un train peut en cacher un autre.

En d’autres termes, cela veut dire que quand un séisme d’une magnitude importante sur l’échelle de Richter (proche de 8 comme celui de 1906 à San Francisco qui a fait des milliers de victimes) se produit, il reviendra certainement et, en général, avec presque les mêmes types de dégâts humains ou matériels.

– Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas exclure un nouveau séisme meurtrier à Agadir ?

– S’il faut en effet se méfier et se préparer, je me dois de préciser que, depuis 1960, la ville a fait beaucoup d’efforts en termes de construction architecturale, avec la prise en compte des risques sismiques.

Aujourd’hui, les normes sont strictes et il n’y a pas eu de nouvelles constructions sur les sites détruits.

– Soixante ans plus tard, et en cas de nouveau séisme, les dégâts seraient-ils moins importants ?

– Oui, car non seulement les zones habitables ont été déplacées vers le sud de la ville, mais en plus le code de construction contient des règles parasismiques beaucoup plus sévères.

Partant de là, les dégâts seraient certainement beaucoup moins meurtriers qu’en 1960.

– Quand on voit que le Japon, qui est à la pointe de la gestion des risques sismiques, connaît encore des séismes meurtriers, il y a quand même lieu de s’interroger au Maroc…

– Sachant que les Japonais et les Américains ne cessent d’actualiser leur code parasismique après chaque tremblement de terre, nous devons adopter la même démarche pour ne pas être pris au dépourvu.

– Quelles sont les failles potentiellement dangereuses au Maroc ?

– Avant tout, il faut préciser qu’une faille est une fissure dans la croûte terrestre ou, plus exactement, une cassure qui peut être longue de plusieurs kilomètres, ou alors locale de quelques centaines de mètres.

C’est en fonction de sa longueur que l’on pourra éventuellement estimer la magnitude du séisme, car plus la faille sera grande, plus le séisme généré sera fort en magnitude.

Si ces cassures sont partout, certaines sont inactives et d’autres très actives, comme dans le nord du Maroc qui est une zone très complexe.

En effet, elle recèle énormément de failles avec une fracturation intense qui découle de déformations constantes dues à l’affrontement des plaques africaines et eurasiennes et à un remodelage permanent.

– A partir de quelle magnitude sur l’échelle de Richter, un séisme peut-il être meurtrier au Maroc ?

– Tout dépendra de la vulnérabilité des bâtiments. S’ils sont bien construits, il faudra atteindre une magnitude égale ou supérieure à 6 pour de vrais dégâts ; mais s’ils sont anciens, 5 sera plus que suffisant.

– Pour conclure, comment le sismologue que vous êtes juge-t-il la fiabilité sismique du parc marocain?

– Je dirais que le parc des constructions antérieures à 1970 est assez faible, mais qu’il y a eu une prise de conscience, surtout depuis le séisme meurtrier d’Al Hoceïma en 1994 (6 morts), puis en 2004 (600 victimes).

Depuis cette dernière date, il y a eu une réelle amélioration de la qualité, avec le rajeunissement constant du parc immobilier du Maroc. Je pense que 60% du bâti est désormais conforme aux normes internationales.

Conseil de la région Souss-Massa : Hafidi passe le témoin à Achengli

aujourdhui.ma – 24/09/2021

Conseil de la région Souss-Massa : Hafidi passe le témoin à Achengli

La cérémonie de passation de pouvoirs entre Karim Achengli, nouveau président du Conseil de la région Souss-Massa, et son prédécesseur, Brahim Hafidi, s’est déroulée mercredi à Agadir.

Intervenant à cette occasion, M. Achengli a félicité M. Hafidi pour le travail accompli à la tête du Conseil de la région, faisant part de sa détermination à poursuivre l’action pour la mise en œuvre des chantiers lancés au niveau de Souss-Massa dont notamment le Programme de développement urbain d’Agadir (2020- 2024). Cette cérémonie s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général de la wilaya de la région Souss-Massa.

M.Achengli du Rassemblement national des indépendants (RNI) a été élu vendredi dernier, à l’unanimité, président du Conseil de la région Souss-Massa. Il a obtenu les 57 voix que compte le Conseil régional.

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