Archives de septembre 27th, 2021

Eruption volcanique aux Canaries : Plusieurs quartiers confinés

lesifos.ma – 27/09/2021

Eruption volcanique aux Canaries : Plusieurs quartiers confinés

Les autorités des Iles Canaries ont ordonné, ce lundi, le confinement en raison de craintes d’émanation de gaz toxiques que pourrait provoquer l’arrivée dans la mer de la lave expulsée par le volcan Cumbre Vieja à La Palma, entré en éruption le 19 septembre.

Les autorités ont « ordonné le confinement de San Borondon, Marina Alta, Marina Baja et La Condesa » à Tazacorte, « la lave étant susceptible d’atteindre la mer dans les prochaines heures » au niveau de cette commune et d’entraîner l’émanation de « gaz nocifs pour la santé », a souligné le service des urgences de l’archipel canarien.

Cet ordre concerne 160 personnes, portant à plus de 6.200 le nombre de personnes qui ont dû quitter leurs foyers, selon les autorités.

« La population devra suivre les instructions des autorités et rester chez elle, portes et fenêtres fermées, jusqu’à ce que la situation soit évaluée », a ajouté la même source.

La rencontre entre la lave et la mer, prévue initialement en début de semaine dernière et retardée en raison du ralentissement des coulées, est redoutée en raison de l’émission de gaz toxiques qu’elle pourrait provoquer sur cette île de 85.000 habitants.

Dimanche soir, la lave se situait à 1,6 km de la côte et avançait à une vitesse d’environ 100 m/heure, selon les autorités.

L’aéroport de l’île de La Palma a rouvert dimanche, après avoir été mis à l’arrêt à cause des cendres dégagées par le volcan Cumbre Vieja.

Pour préparer la relance : Le CRT Agadir et la CNT coordonnent leurs actions

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 27/09/2021

Pour préparer la relance : Le CRT Agadir et la CNT coordonnent leurs actions

La relance du secteur du tourisme après la pandémie du coronavirus au niveau de la destination Agadir Souss- Massa a été au centre d’une rencontre tenue récemment à Agadir en présence des représentants du Conseil régional du tourisme d’Agadir Souss- Massa et le nouveau bureau de la Confédération nationale du tourisme.

Dans les détails, le président du CRT d’Agadir Souss- Massa, Rachid Dahmaz, et les membres du bureau exécutif du CRT ont accueilli récemment le nouveau bureau de la CNT représenté par son président Hamid Bentahar et son viceprésident Hicham Mhamdi Alaoui, pour une première rencontre avec les professionnels du tourisme de la région Agadir Souss-Massa, dans le cadre de la tournée régionale de la CNT. Le CRT a convié, pour cette réunion de concertation restreinte, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la région, le président de la Chambre d’artisanat, le président de la CGEM, le directeur de l’Aéroport Agadir Al Masira, les présidents des associations professionnelles du tourisme, ainsi que les représentants de toute la chaîne de valeur du secteur de la destination.

Cette séance de travail qui s’est déroulée dans une ambiance collégiale a été l’occasion d’échanger avec les professionnels de la région sur la situation actuelle de l’industrie du tourisme dans la région et de récolter leurs recommandations respectives à prendre en considération lors de l’élaboration de la stratégie de la CNT, à présenter au nouveau chef de gouvernement pour préparer la relance à court terme de l’activité touristique post-Covid. Le président du CRT d’Agadir Souss-Massa a aussi exposé la situation difficile que vivent les entreprises touristiques de la destination et a cité par la même occasion les solutions à adopter pour espérer un développement du tourisme balnéaire et d’arrière-pays. A l’issue de cette réunion restreinte, il a été voté à l’unanimité un ensemble de recommandations prioritaires à mettre en oeuvre pour amorcer la relance du tourisme post-Covid, en l’occurrence le déblocage des budgets nécessaires au développement de l’aérien point à point qui reste le levier principal pour développer la compétitivité de la première station balnéaire du Maroc. Notons que le CRT a déjà élaboré une synthèse des recommandations de l’ensemble de la chaîne de valeur du tourisme d’Agadir Souss-Massa.

Cette synthèse est la résultante de plusieurs séances de travail et de concertation avec les représentants de tous les métiers du tourisme de la région. Elle compte quelques données statistiques du potentiel de la région, à savoir : la capacité litière, le nombre des établissements hôteliers, les agences de voyages, le nombre de transporteurs et de véhicules de transport, le nombre de guides professionnels, le nombre de restaurants touristiques ainsi que le chiffre d’affaires et le nombre d’emplois directs et indirects générés par l’activité.

Bilan Covid-19 : 734 nouveaux cas et 35 décès annoncés ce dimanche

lematin.ma – 26/09/2021

Ph: Saouri.

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 734 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 929.305 le nombre total des cas de contamination. 14.601 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.714.054 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 5,02%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 898.672 avec 1.420 nouvelles rémissions ce dimanche, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,7%.

Le ministère a également annoncé 35 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.167 le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 16.466 personnes (-721), dont 1.148 cas graves (-40). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 21,9%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.931.087 (+15.190) pour la première dose et 18.375.508 (+18.019) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 255 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 133 à Rabat, 63 à Skhirate-Témara, 28 à Salé, 19 à Khémisset, 9 à Kénitra, 2 à Sidi Kacem et 1 à Sidi Slimane.
  • 235 cas à Casablanca-Settat : 169 à Casablanca, 20 à Nouaceur, 17 à Berrechid, 14 à Médiouna, 11 à Mohammedia, 2 à El Jadida, 1 à Benslimane et 1 à Sidi Bennour.
  • 93 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 41 à Tétouan, 20 à Tanger-Assilah, 11 à M’Diq-Fnideq, 10 à Ouezzane, 7 à Al Hoceima, 2 à Larache et 2 à Chefchaouen.
  • 35 cas à Marrakech-Safi : 13 à Safi, 11 à Marrakech, 8 à El Kelâa des Sraghna, 2 à Youssoufia et 1 à Rehamna.
  • 34 cas à l’Oriantal : 14 à Nador, 9 à Oujda-Angad, 8 à Berkane et 3 à Guercif.
  • 21 cas à Souss-Massa : 11 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 5 à Inezgane et 5 à Tiznit.
  • 17 cas à Fès-Meknès : Tous les cas ont été enregistrés à Fès.
  • 13 cas à Beni Mellal-Khénifra : 5 à Fquih Ben Salah, 4 à Khénifra, 3 Khouribha et 1 à Azilal.
  • 13 cas à Drâa-Tafilalet : 10 à Tinghir et 3 à Zagora.
  • 12 cas à Dakhla-Oued Eddahab : 10 à Oued Ed-dahab et 2 à Aousserd.
  • 3 à Guelmim-Oued Noun : 2 à Tan Tan et 1 à Sidi Ifni.
  • 3 à Lâyoune-Sakia El Hamra : Les trois cas ont été enregistrés à Laâyoune.

Un rendu visuel d’une rare beauté au service d’un scénario linéaire

Chady Chaabi – libe.ma – 26/09/2021

Un rendu visuel d’une rare beauté au service d’un scénario linéaire

On aurait pu prétendre qu’au beau milieu de la projection, on était bien content d’avoir rapidement avalé un café bien corsé avant d’entrer dans la salle, tant nos paupières se sont alourdies par moments. Mais il n’en a rien été. Au vrai, « Le Miracle du Saint inconnu », projeté actuellement dans les salles de l’Institut français de Casablanca jusqu’au 8 octobre, dans le cadre du programme “Plan large” (voir encadré), nous a entraînés de par son esthétisme et son ingéniosité. Cela dit, l’histoire est quelque peu bancale et ses intrigues déséquilibrées. Sans oublier une bande-son beaucoup trop en retrait à notre goût.

« Le Miracle du Saint inconnu » écrit et réalisé par Alaa Eddine Aljem, est une ode à un cinéma hybride, où se mêlent tragédie, comédie et un zeste d’action. Il raconte l’histoire d’Amine, interprété par le placide Younes Bouab, poursuivi par les flics dans le désert. Avant d’être arrêté, Amine enterre son butin dans une tombe au sommet d’une colline aride. Une fois sorti de prison, il découvre stupéfait que le sommet de la colline s’est transformé en un lieu de culte. Un lieu où les pèlerins se pressent pour adorer un prétendu “Saint inconnu”.

Amine se rend rapidement compte que ce qu’il pensait être une formalité s’est transformé en une quadrature du cercle. Récupérer son argent ne sera finalement pas une mince affaire. Assez pour qu’il décide de s’installer dans un village qui ne vit qu’à travers son Saint inconnu et dont les habitants, perclus d’ennui, ont rapidement eu à l’œil le nouveau venu.

Pour récupérer son magot, le voleur n’aura d’autre choix que de passer entre les gouttes, en se montrant ingénieux. Car même la nuit, le mausolée est protégé par un gardien dont la lâcheté est à la hauteur du courage de son chien.

La beauté des images nous a rassurés dès la première minute du film. Les cadres épurés et l’utilisation exclusive des plans fixes nous ont transportés dans un univers visuel que l’on ne voulait pas quitter. Le contraste entre les couleurs acres de la terre et le bleu du ciel a été l’une des grandes réussites du film (voir interview). Une volonté totalement assumée par le réalisateur. Bon lui en a pris. Les costumes n’ont pas dérogé à la règle puisque la composition de l’image et ses couleurs ont été harmonieuses. Les cadres ciselés et millimétrés ont également participé à un rendu visuel d’une rare beauté. D’autant que la transposition en image d’un désert de pierre n’est pas donné à tout le monde. Il faut maîtriser non seulement la technique mais aussi l’espace et l’environnement filmé. Autant de contraintes contrôlées de main de maître par Alaa Eddine Aljem.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle a du sens. Elle est sur les rails d’une trame scénaristique à laquelle le spectateur est rompu : La quête héroïque jonchée d’obstacles. Sauf que là, le héros n’en est pas vraiment un. Son interprétation du rôle n’aide pas du tout à sympathiser avec le personnage. A force de surjouer ce côté sombre et sans cœur, Younes Bouab l’a desservi. On se doute bien qu’il est difficile d’interpréter un méchant à l’écran avec des relents de gentillesse.

Mais en prenant le parti risqué de déshumaniser Amine, Younes Bouab et son réalisateur ont quelque peu interdit leurs publics de toute manifestation d’empathie. Or, les méchants les plus marquants dans l’histoire du cinéma ne le sont jamais totalement. Salah Bensalah, dans le rôle du “Cerveau”, n’a tant bien que mal essayé de rééquilibrer un duo qui a pâti de la mauvaise humeur de Younes Bouab, que l’on a pas vu sourire une fois. Ce qui a un peu trop assombri l’atmosphère.

Pour contre-balancer cette faiblesse loin d’être dérisoire, le long métrage d’Alaa Eddine Aljem met en scène une flopée de personnages plus ou moins intéressants, impliqués dans de multiples intrigues censées se rejoindre lors du climax. Coiffeur, mais aussi prothésiste dentaire, Brahim, joué par Ahmed Yarziz, a été notre coup de cœur. A travers son hilarante mauvaise fois, il a été l’un des personnages centraux du film sans pour autant avoir un grand rôle à jouer dans son intrigue.

C’est justement l’une des failles du scénario, puisque les meilleurs personnages ont eu une place plutôt secondaire dans l’histoire. A l’instar de l’aide soignant (Hassan Ben Badida) qui a attiré toute la lumière grâce à la justesse de son jeu d’acteur, tranchant avec l’interprétation d’Anas El Baz (le Docteur). Un rôle superflu et qui confirme une bonne fois pour toutes que les comédies ne sont vraiment pas faites pour lui. Il est vrai que l’histoire d’amour entre le gardien et son chien a été l’un des moments forts du film. Certes on n’a pas sorti les mouchoirs, mais c’était tout comme. Sauf qu’à la fin du film, on n’a pas vraiment saisi son importance dans l’histoire.

A l’inverse, l’histoire du père et de son fils qui attendent une pluie qui ne vient jamais, met le doigt sur un sujet d’actualité, et notamment les enjeux écologiques et leurs conséquences sur la vie des agriculteurs. Une péripétie qui aura un rôle capital à la toute fin du film, à l’inverse de la bande-son. Certes, on ne s’attendait pas à une atmosphère sonore à la David Lynch, mais au moins que la musique comble le vide à l’image. Ce qui n’a pas été le cas, mais au fond, ce n’est pas rédhibitoire. Le mixage a été d’une grande qualité tout autant que les bruitages. En tout et pour tout, c’est un film à ne pas rater, car ce sont finalement ses quelques défauts qui font sa richesse.

L’Institut français ambitionne de revaloriser la salle de cinéma

Dès le mois de septembre, les neuf salles de cinéma de l’Institut français du Maroc rouvrent leurs portes et proposent une sélection éclectique de films récents, renommée cette année «Plan large». Plusieurs séances seront présentées par les réalisateurs et équipes des films. A travers son réseau de 9 salles, l’Institut français du Maroc propose la diffusion d’œuvres cinématographiques produites ou coproduites en France.

A l’affiche, le public retrouvera plusieurs films marocains très attendus, notamment Le Miracle du Saint inconnu, Zanka Contact et Mica et des succès français et internationaux comme Annette ou L’homme qui a vendu sa peau. Afin de défendre et présenter ces œuvres qui ne sortent pas toujours dans les circuits commerciaux au Maroc, des séances sont organisées en présence des auteurs avec qui le public pourra échanger et débattre.

Parmi les invités : Alaa Eddine Aljem & Anas El Baz (Le Miracle du Saint inconnu), Chloé Mazlo (Sous le ciel d’Alice), Arab & Tarzan Nasser (Gaza mon amour), Ismaël El Iraki (Zanka Contact) et Ismaël Ferroukhi (Mica). En réponse à la récente fragilisation des cinémas dans le monde et à la montée en puissance des plateformes VOD, l’ambition de ce programme est de ramener les publics, notamment jeunes, vers le chemin des salles. Des activités de médiation, d’éducation à l’image, l’implication d’associations, structures culturelles et écoles renforceront ces aspects. En cette période, il s’agit également de recréer du lien, favoriser les rencontres et le débat d’idées

Alaa Eddine Aljem: J’ aime utiliser le langage cinématographique dans son essence la plus pure

Alaa Eddine Aljem
Alaa Eddine Aljem

Libé : Ça doit être délicat de boucler son film en 2019 et attendre deux ans sa sortie sur grand écran au Maroc ?

Alaa Eddine Aljem : Le film est sorti d’abord en Suisse et en France en janvier 2020. Ensuite, il y avait une sortie programmée au Maroc en mars 2020. Mais quelques jours avant, on a compris que ça allait être impossible à cause de la pandémie.

A partir de là, ça a été très dur. Parce que d’une part, les salles sont restées fermées pendant très longtemps. Et d’autre part quand elles ont rouvert, les restrictions sanitaires n’ont pas aidé à attirer le public. Si l’on ajoute à cela le fait que les Marocains n’ont pas l’habitude d’aller au cinéma, nous avons fait face à un dilemme et on s’est posé la question de savoir: “Est-ce que c’est vraiment utile de sortir le film dans ce contexte là ? ».
Puis, on s’est rendu compte qu’on pouvait encore attendre deux ans de plus sans avoir l’assurance que la situation allait s’améliorer. Et en plus, il y avait plein de longs métrages qui devaient sortir, donc le film commençait à dater, et il fallait absolument le diffuser sur grand écran le plus tôt possible.

Entre le moment où il devait être à l’affiche et celui où il est sorti en salle, votre perception du film a-t-elle changé ou non ?
Honnêtement, non. Je ne l’avais pas vu depuis longtemps, et lorsque je l’ai revu pour la première fois récemment, j’étais surpris, parce que quand je regarde mon film, je ne vois pas ce que les gens voient. Je pense que je n’ai toujours pas de recul et que je ne l’aurai jamais, parce que l’expérience de tournage m’a tellement marqué. Il y a quelques jours, Je l’ai revu en compagnie de ma femme, qui en est la productrice.

On était assis l’un à côté de l’autre, et on rigolait à des moments où les gens ne rigolaient pas. On se marrait de toutes les conneries qui nous sont arrivées pendant le tournage, et on se remémorait les bons moments passés : « Tu te rappelles, quand on voulait filmer et le mec de la maison nous a dit non et nous a chassés avec un balai. Tu te rappelles ceci, tu te rappelles cela. » Je n’arrive pas à faire abstraction de ces souvenirs-là.

En regardant votre long métrage, j’ai eu l’impression que, pour vous, les regards sont plus importants que les paroles
Je trouve que la particularité du cinéma, c’est de raconter les choses avec des images, grâce à une posture, un regard, un silence, un plan sur une porte, un plan sur un arbre. Je trouve que c’est la particularité du langage cinématographique et qu’il faut l’utiliser. Souvent, on a tendance à l’oublier, à être quasiment dans du théâtre filmé, mais ça ne m’a jamais intéressé. Ce qui m’intéresse, c’est d’utiliser ce langage-là dans son essence la plus pure.

C’est l’un des rares films marocains récents, où la technique était au service du scénario et du cinéma et pas l’inverse
Je crois qu’un dispositif de mise en scène doit être au service d’un récit, d’un sujet et d’une atmosphère qu’on cherche à créer. Par exemple, dès le départ, on a décidé avec mon directeur de la photographie qu’on allait travailler avec des plans fixes parce que j’avais envie de gommer un peu tous les artifices de la mise en scène et être uniquement dans un langage assez minimaliste et rudimentaire pour justement mettre le spectateur dans une position d’observateur. On s’est dit qu’on n’utiliserait que les 35mm et 50mm qui sont les deux focales les plus proches de la perception de l’œil humain. C’est ce côté un peu minéral de l’image qui m’intéressait. Je ne voulais pas un côté trop esthétisé du désert. C’est la raison pour laquelle on a travaillé sur une image un peu pastel. On a utilisé des couleurs désaturées. Il n’y a pas de couleurs vives dans les images. On a choisi un désert de rocaille et pas un désert de sable. Il ne fallait pas que l’image soit trop belle. Toutes ces réflexions ont infusé mon esprit avant de faire le film. Et elles sont forcément liées à ce que tu as envie de raconter et comment tu as envie de le faire et surtout quelle perception tu as de ton film.

Avez-vous fait face à des réticences d’un point de vue en mettant scénaristique, notamment en scène des lieux de culte?
Non, pas forcément. J’étais conscient du fait qu’il pouvait y avoir polémique, mais j’étais quand même convaincu qu’il y aurait un regard tendre là-dessus, notamment sur tous les personnages. Car au final, le fait que le film ne soit pas dans une critique facile ou frontale, permet d’éviter toute polémique. Le côté léger et drôle de la chose permet aussi de passer outre. C’est un film sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux. Et vu qu’on ne se prend pas au sérieux, les gens aussi ne nous prennent pas trop au sérieux. J’ai fait confiance à l’humour et à la légèreté.

Après votre court-métrage « Les poissons du désert », vous renouez avec l’atmosphère du Sud marocain, même si le film a été tourné à Marrakech. On a l’impression que vous êtes fasciné par cette ambiance particulière du désert.
J’ai toujours aimé filmer des corps dans des espaces et des espaces extrêmement ouverts qui renvoient à quelque chose du huis clos. Je pense que dans mon premier court-métrage, j’avais tourné deux trois fois dans un décor similaire. Cette aridité du décor allait très bien dans le sens du minimalisme que je recherchais au niveau de l’image et du fait que c’est assez uniforme. Mais en même temps, ça me donne une image qui est vide, mais qui n’est pas plate. Et du coup, moi, je peux composer avec, je peux ajouter des éléments, et n’importe quel élément que j’ajoute, ressort très facilement parce qu’il se démarque très vite du paysage. Pour moi, c’est un terrain de jeu assez propice.

Vos personnages partent toujours en quête de l’impossible ou de l’interdit
Je n’ai jamais réfléchi à cet aspect de mes films. Du moins pas avec ces termes-là. Mais je peux comprendre votre réflexion. Je pense que j’ai toujours été dans un questionnement lié à la foi. La foi, c’est quelque chose d’assez vertical, donc, il y a une part d’inconnu. Je crois en quelque chose qui n’est pas acquise et qui ne peut pas être acquise, mais à laquelle il faut croire.

Dans mon court-métrage, c’était un fils qui voulait partir de son village pour voir la mer, sans succès. Dans “Le Miracle du Saint Inconnu”, il y a un père qui croit en une pluie qui ne vient jamais. Je trouve cela assez fascinant. Peut-être que c’est mon côté un peu rêveur. Je me rappelle qu’un jour, on m’a dit que ce fils qui cherche à quitter un environnement dans lequel il a grandi, qui lui est familier, mais en même temps, dans lequel il ne se retrouve pas, me ressemble car j’ai grandi dans une famille qui n’est pas spécialement cinéphile. On ne regardait pas de film à la maison. J’ai découvert le cinéma à 17 ans, quand j’ai décidé de faire une école de cinéma. Et déjà à l’époque, ça semblait être quelque chose d’extrêmement étranger, par rapport au milieu d’où je venais. Je suis en train de m’autopsychanalyser, mais je ne sais pas si c’est bien de faire ça.

Le lien père-fils est également prépondérant dans vos oeuvres
Il est vrai que dans ce que j’écris, il y a toujours ce rapport père et fils. Je pense que ce sont des choses qu’on n’arrive pas trop à expliquer. Le rapport père-fils est quelque chose d’extrêmement fort, qui détermine beaucoup d’aspects de notre personnalité, et notre rapport au monde. Du coup, forcément, j’implante ça dans mes personnages. C’est quelque chose qui m’accompagne dans ma vie de tous les jours. Je fais un travail aussi, peut-être, dans mon rapport de père et fils dans les deux sens, en tant que descendant de mon père, et en tant qu’ascendant de mon fils. C’est peut-être une thématique de laquelle je me sens proche, parce que je me pose beaucoup de questions là-dessus, étant fils et jeune père. Etsi je ne me pose pas la question maintenant, je pense que plus tard, ce sera un peu trop tard.

Hormis une plus grande exposition, qu’attendez-vous de votre participation au programme “Plan large” de l’Institut français ?
On vise un public assez large. Loin de toute considération pécuniaire. Vous l’aurez compris, l’Institut français, ce n’est pas là que l’on fera fortune. L’enjeu économique est complètement mis de côté. Mais, par principe, je trouve qu’on fait un film pour le partager avec le public, avec le plus de gens possible. Aujourd’hui, l’Institut français a mis en place ce programme qui permet d’exposer des œuvres dans certaines villes où il n’y a pas de salles de cinéma.

Sans l’Institut français, il n’y aurait pas de projection à Agadir par exemple. C’est ce que m’apporte l’Institut français. Si demain, il y avait un autre programme, d’un autre organisme qui pourrait projeter le film ailleurs et l’exposer aux yeux de tous, je suis partant. L’enjeu, pour moi, c’est que le film soit vu.

Karim Achengli : Souss-Massa s’apprête à relever plusieurs défis économiques et sociaux

lavieeco.com – 27/09/2021

LA RÉGION SOUSS-MASSA S’APPRÊTE À RELEVER PLUSIEURS DÉFIS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX, A INDIQUÉ LE PRÉSIDENT DE LA RÉGION, KARIM ACHENGLI.

La région veillera à la mise en place des conclusions et recommandations du Rapport général sur le Nouveau modèle de développement (NMD), qui est un réel challenge pour les différents acteurs locaux et régionaux, a précisé M. Achengli dans une déclaration à la MAP.
La bonne mise en œuvre du NMD fera de Souss-Massa, une région pionnière aux niveaux économique, social et culturel, a noté le responsable.
Dans ce cadre, il a précisé que le Conseil de la région accompagnera la réalisation des chantiers et projets lancés à Souss-Massa, dont le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural et celui d’accélération industrielle, ce qui permettra la création de nouveaux postes d’emplois et une réelle valeur ajoutée.
Le Conseil veillera, aussi, à l’accompagnement du Programme de développement urbain d’Agadir 2020-2024, lancé par SM le Roi Mohammed VI en février 2020, ainsi que la mise en place du grand chantier national de la régionalisation avancée, a-t-il insisté.
A rappeler que Karim Achengli du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a été élu, à l’unanimité, président du Conseil de la région Souss-Massa, en obtenant les 57 voix que compte le Conseil.
Le RNI est arrivé en tête des élections régionales du 08 septembre en décrochant 23 sièges du Conseil de la région.

Les curiosités du musée de météorites de l’Université Ibn Zohr

par Malika Alami – lavieco.com – 27/09/2021

DES MÉTÉORITES RARES ET MYSTÉRIEUSES DANS LES LIEUX. PLUS DE 120 DU GENRE EXHIBÉES • UN PATRIMOINE RICHE EN ENSEIGNEMENTS SUR NOTRE SYSTÈME SOLAIRE, À PRÉSERVER ET SURVEILLER.

Shergottite, cratères d’impact, uréilite…, le musée de météorites de l’Université Ibn Zohr est une véritable caverne de curiosités et de richesses. Plus de 120 météorites de différents types et fragments du genre sont exhibés aujourd’hui dans les lieux. Ces ‘‘messagers du ciel’’, comme appelés, sont en effet des trésors géologiques porteurs d’informations inestimables. La météorite martienne de Tissint découverte dans la région de Tata a été la première à être exposée dans ce musée, créé depuis 2016, indique Abderrahmane Ibhi, expert marocain de météorites, docteur en pétrologie minéralogique et professeur à la Faculté des Sciences d’Agadir. Il est aussi le fondateur responsable du musée universitaire de météorites. «C’est le seul musée dédié aux météorites dans le monde arabe et en Afrique», ajoute-t-il. La visite de ce lieu d’exposition peut durer des heures, car chaque pièce exposée est une histoire.

La météorite martienne découverte à Tissint dans la région de Tata est notamment une pièce rare qui véhicule de nombreuses informations. «C’est un cadeau du ciel pour les laboratoires de recherche marocains. Jusqu’à présent, ni les vaisseaux de la NASA ni les vaisseaux russes n’ont réussi à rapporter des échantillons de roches de la planète rouge. Les seuls dont ils disposent sont ceux arrivés sur terre par des pluies de météorites», souligne le collectionneur. Ce sont des nomades de la région d’El Aglâb, commune rurale de Tissint, situé à 60 km au Sud Est de la ville de Tata, qui ont trouvé des morceaux de roches de cette météorite près de leur campement. Une expédition scientifique formée de deux enseignants chercheurs et un étudiant du Laboratoire de pétrologie minéralogie et matériaux de l’Université Ibn Zohr se sont dépêchés sur les lieux. «Il a fallu payer les nomades pour amener les scientifiques sur les sites de leurs trouvailles pour relever les coordonnées et ramasser quelques tout petits fragments qui en restent», poursuit l’enseignant chercheur. Ces points de chute  et autres  informations étaient nécessaires pour établir le strewnfield de la météorite de Tata. Les strewnfields sahariens, ces surfaces propices à la prospection des météorites, étant aussi importants que les météorites elles-mêmes.

La météorite de Tata est une Shergottite typique d’une roche arrachée d’un volcan de la planète rouge. Sur le plan scientifique, elle est considérée unique. Selon les chercheurs, les informations dont elle est porteuse sont très intéressantes pour l’étude des fluides de la planète rouge. Ce sont plus de 15 kg, de fragments de la  météorite de Tata qui ont été très rapidement collectés au total par les nomades et les chercheurs, ce qui permet d’avoir dans les laboratoires et dans les collections des échantillons exonérés d’intempéries.

Une uréilite, c’est la dernière météorite en date arrivée en superstar dans le musée de l’Université Ibn Zohr. Les micro-diamants découverts au sein de cette météorite sont en fait un phénomène mystérieux d’importance. Les recherches menées les ont identifiés comme un type de météorite pierreuse assez singulière par rapport aux autres météorites pierreuses connues. Elle tire son nom du village d’Urey dans la République de Mordovie en Russie, où une météorite de ce type chuta le 4 septembre 1886. Jusqu’à récemment encore, on ignorait totalement à quel type de corps parent elles pouvaient être associées, indique le Pr Ibhi. Des chercheurs marocains du musée universitaire de météorites, Université Ibn Zohr et des homologues italiens de l’Institut de cristallographie et de l’Institut des sciences et de la technologie des plasmas se sont penchés sur cette famille rare de météorites. Ces experts estiment que ce petit fragment rocheux a environ 4,6 milliards d’années, soit le même âge que le système solaire. Ainsi, ce morceau de roche se serait formé à partir du même nuage de poussière et de gaz qui a donné naissance au soleil et aux planètes. Pendant que les planètes du système solaire subissaient des événements et transformations importants, cette météorite aurait chaviré dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Ce type de roche extraterrestre contient le carbone sous forme des composés organiques, notamment des acides aminés, des sucres, des alcools, etc., que l’on trouve dans tous les êtres vivants ou sous forme de composés minéraux, notamment le graphite, le diamant et lonsdaléite notamment.

Baptisée «NWA 12606» cette météorite est ainsi particulièrement intéressante. Cette roche extraterrestre de 197 grammes a été trouvée en 2018 à environ 30 km au Sud-Est de Midelt, dans la région du Draa Tafilalet (Maroc, coordonnées approximatives de 32°39′08.7″N, 4°41′42.6″W), a subi un métamorphisme de choc intense, et le graphite supposé être le matériau carboné d’origine pourrait être partiellement transformé en diamant par l’impact de choc provoqué par une collision du corps parent dans l’espace. «Lorsqu’une météorite contenant du graphite s’écrase sur la Terre, la chaleur et la pression de l’impact peuvent transformer cette formation de carbone en un type de diamant rare et extrêmement dur», explique à ce sujet le Dr Ibhi.  Des recherches scientifiques supplémentaires sur ce sujet et une analyse par d’autres techniques sont aujourd’hui nécessaires pour étudier plus en profondeur l’échantillon pour révéler l’histoire de nucléation et de croissance de ces phases précieuses.

Pour les experts de telles données sont un véritable patrimoine qui doit être archivé. Pour cela, une prise de conscience collective est aujourd’hui nécessaire afin de préserver et de transmettre ce patrimoine riche en enseignements sur notre système solaire que représentent les météorites sahariennes. Dans certaines contrées, la valeur scientifique de telles roches est parfois peu prise en compte, et certains tentent d’en tirer profit en les proposant à la vente à l’étranger.

Chef de gouvernement, maire d’Agadir… Akhannouch, une task force à lui tout seul !

h24info.ma – 27/09/2021

Vendredi dernier, Aziz Akhannouch a endossé une nouvelle casquette. Celle de maire de la ville d’Agadir. Désormais, vous aurez Akhannouch à toutes les sauces: gouvernementale, régionale, partisane, entrepreneuriale…

Entre un Conseil des ministres, les sessions des questions orales au Parlement (avec ses deux chambres) et les réunions ministérielles, ponctuées de quelques entrevues par-ci et par là,  Akhannouch doit sauter dans un avion -ou plutôt jet privé- pour prendre part aux travaux du Conseil de la ville gadirie. Une aberration, s’époumonent ses détracteurs, un suicide politique annoncé, chuchotent les sceptiques.

Il est clair que Akhannouch, Ssi Aziz pour les intimes, est investi d’une grande mission : offrir une nouvelle virginité au paysage politique marocain. Il est question de le rendre plus attrayant, et moins indéchiffrable, aux yeux des grandes fortunes marocaines et des capitaines d’industrie nationaux qui fuient la politique comme la peste ! L’on raconte que grâce à l’engagement politique de cette nouvelle recrue du système, des jeunes appartenant à des fortunes gadiries, intrinsèquement liées aux milieux des affaires, ont décidé de se jeter dans la politique.

Si au départ ce mariage incestueux entre politique et argent hérissait les poils, à présent que Akhannouch concentre entre ses mains les pouvoirs central et régional, l’indignation est plus que légitime. Car est-il sain dans un paysage politique gangrené par les pratiques iniques, d’être à la fois juge et partie ?

Pour ses partisans, l’homme est un tout-puissant. Pragmatique, il ne se lance jamais dans une entreprise hasardeuse, sans être sûr de pouvoir relever, haut la main, le pari, à en croire ceux qui l’ont côtoyés . «A travers cette responsabilité, il aura l’occasion de connaître de près les problèmes liés à la gestion communale et ses déboires. Il compte atterrir, chaque semaine, à Agadir pour superviser les projets et veiller sur leur mise en application», laisse t-on entendre dans les cercles proches de ce « plénipotentiaire » homme politique.

De plus, nul ne conteste que le nouveau messie de la politique marocaine, jouit de qualités humaines incontestables, ayant contribué à bâtir son personnage, aussi bien envié qu’admiré. Mais jusqu’à preuve du contraire, Akhannouch est un simple mortel parmi les mortels et n’a guère le don de l’ubiquité. D’où puisera t-il  sa force pour jongler entre deux missions et mener à bon port cette entreprise, aux allures de piège ? La recette du magnat du pétrole et des affaires, est-elle applicable à l’entreprise Maroc SA ? Certes Akhannouch l’homme d’affaires a fait ses preuves dans l’impitoyable monde des affaires, mais cette concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul homme n’est-elle pas annonciatrice d’un échec ?

Le projet est chimérique. Or, faut-il pour autant jeter la première pierre à Akhannouch sans toutefois lui accorder une période de grâce ? De fait, ses adversaires réclament son repentir avant qu’il commette son péché. La situation est inédite, pour ne pas dire ubuesque cependant, mais n’a-t-il pas droit à une chance ?

Ses résultats aux élections et surtout la gestion post-scrutin nous ont donné un avant-goût de cette nouvelle ère «akhanouchienne». Le chef de la primature marocaine a placé le consensus au centre de son action. L’alliance tripartite en est le meilleur exemple comme en attestent ses résultats. Saura-t-il reconduire cette petite victoire à grande échelle et imprégner la scène politique marocaine de son esprit « fédérateur » et son goût prononcé pour les missions de haute voltige ? Le temps dira tout à la postérité…

Tourisme: une stratégie de relance se prépare à Agadir

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/09/2021

Hamid Bentahar, nouveau président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), en déplacement à Agadir pour y rencontrer les professionnels et préparer la stratégie de relance du secteur post-Covid-19.

Le président du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa, Rachid Dahmaz, accompagné de plusieurs membres du bureau exécutif, a accueilli, la semaine dernière, Hamid Bentahar, nouveau président de la Confédération nationale du tourisme (CNT) et son vice-président, Hicham Mhamdi Alaoui. Cette rencontre avec les professionnels du secteur s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale des dirigeants de la CNT. Ont également assisté à cette réunion de concertation restreinte, le président de la Chambre de commerce, d’industries et de services, celui de la Chambre d’artisanat ainsi que le président de la CGEM régionale, le directeur de l’aéroport d’Agadir Al Massira, les présidents des associations professionnelles du tourisme, et enfin les représentants de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur.

Recueillir «les recos» pour alimenter la stratégie de la CNT
Selon les dirigeants du CRT d’Agadir Souss Massa, cette séance de travail a été l’occasion d’échanger avec les professionnels sur la situation actuelle de l’industrie du tourisme dans la région, et de recueillir leurs recommandations concernant l’élaboration de la stratégie de la CNT. Cette dernière, qui a trait à la relance à court terme de l’activité touristique post-Covid, devant faire l’objet, prochainement, d’une présentation au nouveau Chef de gouvernement. Par ailleurs, Rachid Dahmaz, président du CRT, a aussi communiqué sur la situation peu reluisante que vivent les entreprises touristiques de la destination, dans le contexte actuel. À l’issue de cette réunion, il a été voté, à l’unanimité, un ensemble de recommandations prioritaires à mettre en œuvre pour amorcer la relance du tourisme post-Covid, lesquelles portent, notamment, sur le déblocage des budgets nécessaires au développement de l’aérien point à point».

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