Archives de septembre 28th, 2021

Covid-19 : Pourquoi il faut alléger les mesures restrictives

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 28/09/2021

Covid-19 : Pourquoi il faut alléger les mesures restrictives

Amélioration des indicateurs, 62% de la population cible complètement vaccinée, des stocks disponibles pour 8,6 millions de personnes.

Le Dr Said Afif, membre du Comité scientifique de la vaccination anti-Covid, appelle à un allègement des mesures restrictives. Cet appel fait suite à l’amélioration de la situation épidémiologique au Maroc observée depuis plusieurs semaines. «Le taux d’occupation des lits de réanimation a baissé en passant de 50 à 20%. Le taux de positivité des tests PCR a également baissé en passant de 25 à 9%. L’amélioration de ces indicateurs montre que le virus ne circule plus de la même manière qu’auparavant», indique Dr Afif. Par ailleurs, il fait remarquer qu’après les élections du 8 septembre, il n’y a pas eu d’augmentation de cas Covid ni de clusters, ce qui montre, selon notre source, que les citoyens qui étaient près de 9 millions à voter ont respecté les mesures barrières. Cet allégement est aussi justifié par la campagne de vaccination qui affiche des résultats encourageants. «Aujourd’hui, plus de 62% de la population cible ( 30 millions) est complètement vaccinée et 73% a reçu la 1ère dose. Il faut à présent procéder à l’ouverture des salles de cinéma, des hammams, des salles de sport, des théâtres…».

Signalons que selon les chiffres annoncés dimanche 26 septembre par le ministère de la santé, le nombre de primo-vaccinés a atteint 21.931.087, alors que celui des personnes complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) s’élève à 18.375.508. Concernant la campagne de vaccination des élèves scolarisés, celle-ci avance mais pas au rythme souhaité. Selon les chiffres livrés par cet expert, 1.817.000 élèves ont été vaccinés. Rappelons que la campagne cible un total de 3 millions d’élèves scolarisés âgés de 12 à 17 ans. Pour une rentrée scolaire sécurisée et 100% en présentiel, les parents doivent être suffisamment conscients de l’intérêt de vacciner leurs enfants. Outre la progression prometteuse de la campagne de vaccination, le Dr Afif met en exergue le rythme d’approvisionnement des doses de vaccins et les stocks encore disponibles. De nouveaux arrivages sont prévus cette semaine, confirme-t-il. «Au total, 5 millions de doses du vaccin Sinopharm et 980.000 doses de Pfizer sont attendues cette semaine».

A noter que vendredi dernier, le Maroc a reçu 4 millions de doses du vaccin chinois. Le Dr Afif précise que «le total des livraisons jusqu’à ce jour s’élève à 54 millions de doses, ce qui permet de vacciner 27 millions de personnes avec les deux doses. Or aujourd’hui, 18.400.000 personnes ont été complétement vaccinées. Nous avons assez de doses pour vacciner 8.600.000 p e r s o n n e s » . Enfin, il y a lieu de relever que le ministère de la santé n’a toujours pas annoncé de date officielle concernant l’entrée en vigueur de l’obligation du pass vaccinal. Ce document sera bientôt indispensable pour accéder aux lieux publics au Maroc. Il sera notamment exigé pour accéder aux cafés, restaurants, hammams, théâtres, cinémas, stades de football, hôtels, centres commerciaux, moyens de transport public. Le pass vaccinal atteste que la personne a bien été vaccinée, c’est-à-dire qu’elle a reçu les deux doses pour les vaccins Sinopharm, Pfizer et AstraZeneca ou une seule dose pour le vaccin unidose Johnson & Johnson.

Quant au démarrage de l’injection d’une 3ème dose de rappel du vaccin anti-Covid, le communiqué du ministère de la santé annonçant son lancement se fait toujours attendre. Ce rappel vaccinal est préconisé seulement pour certaines populations, à savoir le personnel de santé, les personnes âgées, ainsi que les personnes ayant des pathologies chroniques.

Covid-19 : 394 cas confirmés en 24H, plus de 22 millions de primo-vaccinés

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 17/09/2021

Covid-19 : 394 cas confirmés en 24H, plus de 22 millions de primo-vaccinés

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 394 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 929.699 le nombre total des cas de contamination. 7.330 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.714.054 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 5,37%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 901.220 avec 2.548 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97%.

Le ministère a également annoncé 32 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.199 le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 14.280 personnes (-2.186), dont 1.081 cas graves (-67). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 20,6%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 22.136.862 (+205.775) pour la première dose et 18.590.596 (+215.088) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 201 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 61 à Salé, 31 à Skhirate-Témara, 50 à Rabat, 22 à Kénitra, 22 à Khémisset et 15 à Sidi Slimane.
  • 80 cas à Casablanca-Settat : 67 à Casablanca, 7 à Berrechid, 3 à El Jadida, 2 à Nouaceur et 1 à Mediouna.
  • 31 cas à l’Oriental : 21 à Nador, 6 à Oujda-Angad, et 4 à Berkane.
  • 20 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 19 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 10 à Tanger-Assilah, 4 à Tétouan, 1 à Chefchaouen, 3 à Al Hoceïma et 1 à Mdiq-Fnideq.
  • 11 cas à Beni Mellal-Khénifra : 4 à Fquih Ben Salah, 3 à Khouribga, 2 à Beni Mellal et 2 à Khénifra.
  • 9 cas à Marrakech-Safi : 2 à Marrakech, 4 à El Kelâa des Sraghna, 2 à Rhamna et 1 à Al Haouz.
  • 8 cas à Souss-Massa : 7 à Agadir-Ida-Ou-Tanane et 1 à Taroudant.
  • 7 cas à Fès-Meknès : 6 à Fès et 1 à Boulemane.
  • 6 cas à Drâa-Tafilalet : 1 à Errachidia et 5 à Tinghir.
  • 2 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : La totalité à Laâyoune.
  • 0 cas à Guelmim-Oued Noun.

Au Maroc, le street art redessine l’espace urbain

lemonde.fr – 28/09/2021

A Rabat ou Casablanca, on peut voir d’imposantes fresques, signées par des artistes marocains et du monde entier.

L’artiste marocaine Imane Droby travaille sur une fresque murale pendant le festival de street art Jidar dans la capitale Rabat, le 20 septembre 2021.
L’artiste marocaine Imane Droby travaille sur une fresque murale pendant le festival de street art Jidar dans la capitale Rabat, le 20 septembre 2021. FADEL SENNA / AFP

« Le street art, c’est comme un sport », lance le jeune muraliste Omar Lhamzi. Depuis peu, une nouvelle génération d’artistes marocains investit l’espace public pour dessiner son univers à grande échelle et changer la face de villes comme Rabat ou Casablanca.

Il suffit de longer les avenues ou ruelles de la capitale pour voir émerger d’imposantes fresques de créatures fantasmagoriques ou de scènes de la vie courante. Elles sont signées par des artistes marocains et du monde entier, invités par le Festival Jidar (« mur » en arabe) dont la 6édition s’est achevée dimanche à Rabat.

Ed Oner

De bon matin, Omar Lhamzi alias « Bo3bo3 », gilet jaune, débardeur, jogging et chaussures éclaboussés de peinture, ne tient pas en place. Il dispose ses pots et bombes de peintures, choisit avec soin ses pinceaux et rouleaux pour « attaquer » son mur dans le quartier populaire de Yaacoub al-Mansour.

Ce jeune homme de 25 ans n’aurait pas parié un dirham sur un avenir de muraliste quand il a décroché en 2018 son diplôme à la réputée Ecole nationale des Beaux-Arts de Tétouan (nord). « Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour mon travail serait visible dans l’espace public », explique à l’AFP cet artiste qui a réalisé ses premières fresques il y a quatre ans dans sa ville natale d’Agadir (sud).

Au début des années 2000 à Casablanca

Dans un autre quartier de Rabat, Imane Droby, perchée sur sa nacelle, casque et casquette vissés sur le crâne, façonne le portrait hyperréaliste d’une brodeuse sur la façade d’une école publique. Comme Bo3bo3, cette Casablancaise de 36 ans a atterri dans l’art mural « un peu par hasard. J’y ai pris goût. Transformer un mur blanc en œuvre d’art est impressionnant ». Toutefois, elle concède que le monde du street art « est difficile pour tout le monde, mais encore plus pour les femmes. Il faut redoubler d’efforts pour s’imposer ».

Les prémices de cet art urbain ont vu le jour au début des années 2000 à Casablanca. Au cœur de cette mégapole tentaculaire, une association de cultures alternatives, EAC-L’Boulvart (Education artistique et culturelle), a multiplié les expérimentations jusqu’à la création en 2013 du Festival Sbagha Bagha.

« Au début, c’était très compliqué car contrairement au graffiti ou au pochoir, la peinture murale nécessite une organisation », souligne à l’AFP Salah Malouli, directeur artistique de Jidar et Sbagha Bagha. « A l’époque, personne ne se sentait à l’aise pour travailler dans l’espace public. Beaucoup d’appréhensions qui commencent à se dissiper aujourd’hui », précise-t-il.

Ce projet séduit alors les riverains mais également les structures institutionnelles et privées qui cherchent à dupliquer l’expérience à Rabat, Marrakech, Agadir (avec Agadir Première) et dans des localités reculées du royaume. Cet engouement se heurte parfois à l’hostilité destructrice des propriétaires d’immeubles.

Une palette de couleurs explosives

A Tanger, cet été, les autorités communales avaient commencé à effacer un portrait de la photographe marocaine Leïla Alaoui, tuée en 2016 lors d’un attentat à Ouagadougou (Burkina Faso) avant de revenir sur cette décision. L’affaire a fait grand bruit sur les réseaux sociaux et dans les médias.

« C’est à Casablanca que l’effaçage [des œuvres] est le plus flagrant à cause de l’affichage sauvage. L’espace public est envahi par les pubs, ce qui complique notre travail », déplore Salah Malouli. Deux œuvres du street artiste italien Millo y ont été effacées en 2018 et 2020.

Mais pas question de rendre les armes : « C’est le prix [à payer] pour travailler dans l’espace public, il faut accepter ce qu’il en sort, bien ou mauvais », plaide le directeur artistique. Pour Omar Lhamzi, « le street art c’est comme un sport à travers lequel tu apprends à parler avec les gens et à les écouter ».

Avec une palette de couleurs explosives, son univers surréaliste truffé de références au skate ou au gaming, bouscule la monotonie du paysage urbain. Comme en témoigne sa dernière création : un bonhomme avec six oreilles à la peau verte et rose fluo, comme suspendu dans une obscurité abyssale, un clin d’œil à « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh.

Chaque année, la scène marocaine grandit et le festival y contribue en invitant des débutants de tous horizons à donner leurs premiers coups de pinceaux sur un « mur collectif », comme ce fut le cas précédemment pour Bo3bo3 et Imane Droby. Cette année, c’est l’artiste plasticien Yassine Balbzioui qui orchestre cet atelier d’initiation, une aubaine pour lui car, dans la rue, « tout est possible ».

Tourisme : le Maroc affûte ses armes pour une reprise en 2022

par Kawtar Chaat – lopinion.ma – 27/09/2021

Dans le cadre d’un effort collectif pour relancer l’activité touristique, les opérateurs du secteur se préparent pour le redémarrage de l’activité en 2022.

Tourisme : le Maroc affûte ses armes pour une reprise en 2022

Pour entretenir le désir de visiter le Maroc et peaufiner les atouts marketing pour l’année prochaine, en attendant l’assouplissement des restrictions des déplacements imposées par le Covid-19, les acteurs touristiques se mobilisent déjà pour mettre en place une feuille de route qui vise à dynamiser le tourisme après deux ans d’agonie, rapporte Aujourd’hui le Maroc, rappelant dans ce sens que le secteur touristique marocain fut parmi les activités économiques ayant obtenu des aides publiques relativement importantes.

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, le journal a mis en avant les visions des professionnels qui envisagent clairement une reprise durable, notant que le tourisme interne est une carte à jouer pour sauver le secteur en pleine période de crise.

Grace à un nouveau dispositif marketing de promotion de la destination Maroc, l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a opéré un changement ambitieux de son modèle de fonctionnement, avec une stratégie visant à la redynamisation du secteur touristique en 2022.

Quant à la Confédération Nationale du Tourisme (CNT), elle a entretenu, selon la même source, plusieurs séances de travail et de concertation avec les représentants de tous les métiers du tourisme de la région, et récemment, une rencontre tenue à Agadir en présence des représentants du Conseil régional du tourisme d’Agadir Souss-Massa et le nouveau bureau de la Confédération nationale du tourisme, où la relance du secteur du tourisme après la pandémie a été au centre des réflexions.

Hommage aux acteurs du tourisme

A l’occasion de la journée mondiale du Tourisme célébrée le 27 septembre de chaque année, l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a lancé une campagne inédite pour mettre sous les projecteurs les travailleurs du secteur.

« Pour l’ONMT, il était important de rendre hommage à ces femmes et ces hommes qui sont les garants de l’expérience client et qui contribuent donc à faire rayonner la marque touristique Maroc. Cette reconnaissance est d’autant plus importante dans cette période difficile que traversent les opérateurs du tourisme à tous les niveaux de l’échelle de valeur », indique Adel El Fakir, Directeur Général de l’ONMT, dans un communiqué.

Conseil communal d’Agadir : El Malouki cède la présidence à Akhannouch

par Yassine Saber – lavieeco.com – 28/09/2021

Aziz Akhannouch, Chef de gouvernement et secrétaire général du RNI a été élu par 51 voix, vendredi dernier, à la tête de la commune urbaine d’Agadir. Rappelons que le Conseil communal d’Agadir compte 61 membres dont 21 femmes. À signaler que cinq membres du conseil, issus essentiellement de partis de gauche, se sont abstenus lors de cette séance élective du président et de son bureau politique. Cinq autres membres ont été enregistrés absents, en raison de leur retard lors du démarrage de la séance.

Ces derniers ont, cependant, pu participer, ultérieurement, au vote des vice-présidents ainsi que du secrétaire du Conseil communal et de son adjointe. Aziz Akhannouch remplace ainsi le PJDiste Salah El Malouki, président sortant, qui cède sa place après un mandat de six ans (2015-2021). La passation de consignes officielle, entre l’ancien et le nouveau président de la commune urbaine d’Agadir, devrait intervenir dans les prochains jours.

Vice-présidences : le RNI rafle la mise
Quatre partis, à savoir le RNI, le parti de l’Istiqlal, le PAM et l’USFP se sont vus attribuer, comme attendu, les sièges de vice-présidents, assurant le fonctionnement du conseil. À noter que cette élection est intervenue à la majorité absolue. Sur 10 portefeuilles réservés aux vice-présidents, le RNI en rafle sept, notamment les cinq premiers, avec Mustapha Bouderka, Lbachir Benhmad, Abdelghani Bouaichi, Abdellah Boulghmair et Fatima Amzil. S’agissant des sixième, septième et huitième vice-présidences, elles reviennent à El Houcine Aboudrar, Mhaned Akernane et Lahbib Aghris, affiliés, respectivement, au PAM, à l’USFP et au PI. Quant aux deux dernières vice-présidences, elles seront assurées par Fatima Zahra Abouzayd et Zahra El Manchoudi, toutes deux du RNI. En ce qui concerne le secrétaire du Conseil communal, le choix s’est porté, à la majorité des membres présents, sur Khalid Kaidi. Son adjointe, Sanae Bouhamdi, du RNI, a été également élue à la majorité des voix.

Akhannouch tend la main à toutes les forces vives
Intervenant à l’occasion de son élection à la tête du Conseil communal d’Agadir, Aziz Akhannouch a déclaré que «durant cette mandature, la porte est ouverte à toutes les forces vives voulant œuvrer pour l’intérêt général de la ville d’Agadir». Ajoutant que «de grandes espérances sont fortes de la part des citoyens de cette ville, qui a été replacée dans le cadre d’une nouvelle centralité géographique par le discours royal du 6 novembre 2019, à l’occasion du 44e anniversaire de la marche verte». C’est pourquoi, il faut, selon le nouveau président de la commune d’Agadir, poursuivre cet élan de développement initié par le souverain, en donnant la priorité aux attentes des citoyens, après le lancement de la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle et du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024).

Akhannouch a, également, rappelé son ambition de placer Agadir sur les rails d’une métropole urbaine, puisque les villes avoisinant la commune partagent les mêmes contraintes et soucis. Après l’élection du bureau et la fixation de la date de passation de consignes entre l’ancien et le nouveau président, le Conseil communal doit se pencher sur la rédaction de son statut interne et la constitution des commissions permanentes. Il s’agit, notamment, des commissions chargées du budget, des affaires financières et de la programmation ainsi que de celles de l’urbanisme, de l’aménagement de territoire et de l’environnement. S’y ajoutent aussi les commissions dédiées aux équipements publics et services communaux et celle des affaires sociales et du développement humain.

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