Covid-19: Le gouvernement décide une série de mesures à partir du 1er octobre

mapexpress.ma – 30/09/2021

Covid-19: Le gouvernement décide une série de mesures à partir du 1er octobre (communiqué)

Rabat – Sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique et compte tenu de l’amélioration progressive de la tendance des contaminations au coronavirus (Covid-19), grâce aux mesures prises par les autorités publiques et au vu de la grande amélioration que connait la campagne de vaccination, le gouvernement a décidé la prise d’une série de mesures qui entreront en vigueur à partir du 1er octobre 2021.

Selon un communiqué, ces mesures portent sur les points suivants :

  • Interdiction des déplacements nocturnes au niveau national de 23H00 à 05H00,
  • Autorisation des déplacements des personnes entre les préfectures et provinces, à condition de présenter un Pass vaccinal ou une autorisation administrative de déplacement délivrée par les autorités territoriales compétentes.
  • Fermeture à 23H00 des commerces, restaurants et cafés, à condition de ne pas dépasser 50% de leur capacité d’accueil.

Ces mesures limitent à 75% la capacité des transports publics, outre la permission de l’organisation de rassemblements et d’activités dans les espaces ouverts et fermés de moins de 50 personnes, avec l’obligation d’obtenir une autorisation des autorités locales en cas de dépassement de ce nombre.

  • Les Hammams et salles de sport sont également autorisés à reprendre leurs activités dans la limite de 50% de leur capacité, outre le maintien de toutes les autres mesures restrictives précédemment décidées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Pour que la mise en œuvre de ces différentes mesures réussisse, le gouvernement appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à poursuivre leur plein engagement et le strict respect de toutes les mesures de restrictions annoncées, notamment la distanciation physique, les règles générales d’hygiène et le port obligatoire du masque de protection, conclut le communiqué.

Accords Maroc/UE: la décision du tribunal européen interpelle sur son indépendance et son objectivité

mapexpress.ma – 30/09/2021

Accords Maroc/UE: la décision du tribunal européen interpelle sur son indépendance et son objectivité (juriste américaine)

La décision en 1ère instance du Tribunal de l’Union européenne (UE) concernant les accords agricole et de pêche avec le Maroc «soulève des questions sur l’indépendance et l’objectivité de la Cour, qui prend des mesures extrêmes, sur la base d’arguments d’une organisation armée et de ses relais, pour s’ingérer dans les accords commerciaux entre États», a affirmé la juriste américaine, Irina Tsukerman.

Au cours des dernières années en particulier, la Cour a subi des pressions de la part de diverses ONG droits-de-l’hommistes liées au polisario et basées en Europe, qui avancent qu’en se livrant à des échanges commerciaux avec le Maroc impliquant le Sahara, l’UE enfreint les droits de la population sahraouie, comme le polisario le prétend, a souligné, dans une déclaration à la MAP, l’avocate des droits de l’homme basée à New York.

« En réalité, l’action de la Cour représente une ingérence inacceptable et inappropriée du pouvoir judiciaire dans la politique étrangère entre entités souveraines et ignore la réalité sur le terrain», a-t-elle ajouté, estimant que «la Cour n’a pas de compétence pour trancher de telles questions ».

Selon Mme Tsukerman, une spécialiste de la région MENA, le Tribunal de l’UE « a cédé aux groupes de pression mensongères sans prendre le temps d’enquêter sur ces allégations inappropriées, à l’heure même où un nombre croissant de pays ouvrent des représentations diplomatiques au Sahara marocain».

La Cour se révèle être ainsi un organe «militant et politisé plutôt qu’un arbitre neutre», a ajouté la juriste américaine pour laquelle « les postures judiciaires sont préjudiciables à l’ensemble du système démocratique en Europe, aux relations internationales, à la stabilité entre l’Afrique du Nord et l’UE ainsi qu’aux personnes les plus vulnérables qui sont les victimes de groupuscules manipulateurs, à l’instar du polisario».

«L’Algérie est le principal soutien du polisario, et l’on ne peut que supposer que le financement de ces campagnes de désinformation provient également de la junte d’Alger », a ajouté l’experte.

Et de rappeler que c’est bien le polisario et ses agents qui sont « corrompus, et impliqués dans le terrorisme et la violence qui vont à l’encontre de toutes les normes des droits humains et des lois internationales», se demandant comment les ONG qui les soutiennent peuvent ignorer le détournement de l’aide humanitaire européenne par la bande aux commandes du mouvement armé.

« Plutôt que de représenter les intérêts de toutes les parties concernées, la Cour agit en tant qu’avocat partisan », a-t-elle enchainé, rappelant la préoccupation exprimée par les milieux politiques et économiques en Europe, entre autres, sur les intérêts locaux des pêcheurs et agriculteurs.

« En Espagne, les responsables du gouvernement aux niveaux central et local comprennent non seulement les besoins et les intérêts de leurs propres électeurs, mais aussi le fait que le soi-disant mouvement d’indépendance est une fiction juridique qui n’a aucune légitimité sur le terrain», a conclu la juriste américaine.

Rentrée scolaire et universitaire 2021-2022 : Tous en mode présentiel !

par Elimane Sembene – maroc-hebdo.press.ma – 30/09/2021

D’après le ministère de l’Education nationale, cette décision a été prise après un constat d’amélioration de la situation épidémiologique dans le Royaume, particulièrement le bon déroulement de la campagne de vaccination de la tranche d’âge 12-17 ans.

Bonne nouvelle pour les élèves et étudiants. Longtemps contraints de suivre les cours à distance ou en alternance, ils sont enfin autorisés à rejoindre les classes et leurs camarades à partir de ce vendredi 1er octobre. Telle est la décision prise par le ministère de l’Education nationale.

Cet enseignement en mode présentiel sera adopté dans tous les établissements scolaires et universitaires, ainsi que les centres de formation professionnelle des secteurs privé et public, et les missions étrangères, indique-t-il dans un communiqué publié le 30 septembre. Tous les élèves, branches et niveaux scolaires confondus, suivront ce mode d’apprentissage, qu’ils soient vaccinés ou pas.

Toutefois, précise-t-il, les parents qui le souhaitent pourraient opter pour l’enseignement à distance pour leurs enfants. Le ministère annonce la mise à jour du protocole sanitaire dans les différents établissements pour assurer la sécurité des élèves, enseignants, et cadres administratifs. Un document qui est en cours d’élaboration et qui sera bientôt disponible sur son site.

Plus de 2 millions d’élèves vaccinés
Cette décision est différente de celle annoncée dans un communiqué publié le 28 août 2021 par le département de Saaid Amzazi, dans lequel il indiquait que le présentiel sera uniquement appliqué dans les classes de 20 élèves au maximum au sein des établissements disposant de tous les moyens préventifs nécessaires, et dans les écoles dont les élèves ont été vaccinés.

Cette flexibilité est due à l’amélioration de la situation épidémiologique dans le Royaume, souligne le ministère, particulièrement les chiffres rassurants de la campagne de vaccination de la tranche d’âge 12-17 ans. Plus de 2 millions d’entre eux ont reçu leur première dose à la date du 28 septembre, soit 67,14% de la cible.

1,08 million ont été vaccinés avec le Pfizer, tandis que 915.456 ont reçu le Sinopharm. Mieux, 416.810 ont été complètement vaccinés à cette date, dont 232.480 avec le Pfizer et 184.316 avec le Sinopharm, soit 14% de la cible. Le taux de couverture vaccinale est également satisfaisant dans quasiment toutes les régions. Drâa-Tafilalet détenait le plus fort taux avec 66,51%, suivie de Guelmim-Oued Noun (62,03%) et Béni Mellal-Khénifra (60,34%).

Celles de Fès-Meknès (55,30%), Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi complètent le Top 6. Casablanca-Settat a, quant à elle, enregistré un taux de 46,75%, devant Dakhla-Oued Ed-Dahab (45,46%), l’Oriental (45,41%), Laâyoune-Sakia Al Hamra (44,14%), et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (43,71%). Le plus faible taux a été observé dans la région du Souss-Massa (39,22%).

Covid-19 : 1.098 nouveaux cas et 19 décès annoncés ce jeudi

par Nabila Bakkass – lematin.ma – 30/09/2021

Covid-19 : 1.098 nouveaux cas et 19 décès annoncés ce jeudi

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.098 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 933.071 le nombre total des cas de contamination. 17.261 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.775.932 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 6,36%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 906.160 avec 1.608 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,1%.

Le ministère a également annoncé 19 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.267 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 12.644 personnes (-529), dont 876cas graves (-34). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 16,7%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 22.632.510 (+168.961) pour la première dose et 19.069.557 (+145.626) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 400 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 84 à Skhirate-Témara, 83 à Rabat, 78 à Salé, 60 à Kénitra, 57 à Sidi Kacem, 31 à Khémisset et 7 à Sidi Slimane.
  • 391 cas à Casablanca-Settat : 292 à Casablanca, 26 à Berrechid, 20 à Mohammedia, 19 à Nouaceur, 11 à Settat, 10 à El Jadida, 8 à Médiouna, 3 à Sidi Bennour et 2 à Benslimane.
  • 76 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 24 à Tanger-Assilah, 20 à Al Hoceima, 16 à Tétouan, 7 à M’Diq-Fnideq, 7 à Chefchaouen et 2 à Larache.
  • 67 cas à l’Oriental : 28 à Oujda-Angad, 16 à Nador, 9 à Berkane, 8 à Driouch, 5 à Guercif et 1 à Jerada.
  • 33 cas à Marrakech-Safi : 20 à Marrakech, 4 à Safi, 3 à Essaouira, 3 à Youssoufia, 2 à El Kelâa des Sraghna et 1 à Rehamna.
  • 29 cas à Souss-Massa : 15 à Inezgane-Ait Melloul, 7 à Agadir- Ida-Ou-Tanane, 4 à Taroudant, 2 à Chtouka-Ait Baha et 1 à Tata.
  • 25 cas à Beni Mellal-Khénifra : 14 à Khouribga, 4 à Béni Mellal, 3 à Khénifra, 3 à Azilal et 1 à Fquih Ben Salah.
  • 21 cas à Fès-Meknès : 12 à Fès, 5 à Meknès, 2 à Taza, 1 à Sefrou et 1 à El Hajeb.
  • 19 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité des cas a été enregistrée à Oued Ed-Dahab.
  • 17 cas à Drâa-Tafilalet : 11 à Errachidia, 3 à Zagora et 3 à Tinghir.
  • 16 cas à Laâyoune- Sakia El Hamra : 7 à Laâyoune, 7 à Es-Semara et 2 à Boujdour.
  • 4 cas à Guelmim-Oued Noun : 2 à Tan Tan, 1 à Sidi Ifni et 1 à Guelmim.

Souss-Massa : le Conseil régional démarre sur les chapeaux de roues

par Yassine Saber – leseco.ma – 30/09/2021

Deux sessions extraordinaires sont programmées les 18 et 28 octobre. La première sera dédiée à l’approbation du règlement intérieur du conseil et au budget de la région, au titre de l’année 2022, alors que la seconde session sera consacrée à la validation de sept commissions permanentes.

Plus d’une semaine après la passation de pouvoir entre l’ancien et le nouveau président de la région, le Conseil régional de Souss-Massa passe à la vitesse supérieure pour activer rapidement le fonctionnement de ses instances et organes de fonctionnement. Dans ce sens, deux sessions extraordinaires sont programmés durant le mois d’octobre. La première dédiée à l’approbation du règlement intérieur du conseil, conformément à l’article 35 de la loi organique des régions.

Ce dernier stipule que «le président élabore, en collaboration avec le bureau, le projet du règlement intérieur qu’il soumet à l’examen et au vote du conseil durant la session qui suit l’élection du bureau. Le président du conseil adresse au wali de la région la décision issue des délibérations du conseil approuvant le règlement intérieur avec une copie dudit règlement intérieur». Compte tenu de ce texte de loi, le nouveau bureau du Conseil régional de Souss-Massa a déjà tenu sa première réunion, dans le cadre du nouveau mandat, lundi 27 septembre, au siège de la Région.

Les raisons de la session extraordinaire ?
Présidée par Karim Achengli, nouveau président du Conseil régional, cette réunion a été consacrée à l’étude du projet du règlement intérieur du conseil et à la préparation de la prochaine session extraordinaire durant laquelle ce document devra être validé. En effet, le ministère de l’Intérieur avait envoyé une circulaire recommandé aux walis et gouverneurs de procéder, au cas par cas, à la tenue de sessions extraordinaires puisque la session ordinaire d’octobre ne peut être tenue sur le plan réglementaire.

En effet, le déroulement de cette session coïncide, selon la circulaire, avec le renouvellement des conseils des collectivités locales et territoriales en plus de la poursuite du processus de l’élection des bureaux des régions. C’est pourquoi, le règlement intérieur sera validé lors d’une session extraordinaire. Il a fait l’objet d’une discussion des membres du bureau avant sa soumission au conseil à la prochaine session extraordinaire fixée au 18 octobre. Au cours de cette première session extraordinaire, le projet de budget, au titre de l’année 2022, sera soumis aussi au vote après sa présentation au bureau du conseil.

Les commissions validées lors de la seconde session
En ce qui concerne la seconde session extraordinaire, prévue le 28 octobre, les membres du conseil devront approuver et valider les commissions permanentes. Selon l’article 28 de la loi organique des régions, «le conseil de la région constitue, au cours de la première session qui suit l’approbation de son règlement intérieur, trois commissions permanentes au moins et sept au plus…».

Le nombre des commissions permanentes, leur dénomination et leur objet est fixé aussi par le règlement intérieur. Au total, ce sont sept commissions permanentes que le Conseil régional de Souss-Massa doit valider. Il s’agit de la Commission du budget, des affaires financières et de la programmation, comme le stipule les articles n°97 et 98 de la loi organique 111-14 régissant les Régions. A cela s’ajoutent la Commission de la formation, de la coopération et du partenariat, la Commission de l’aménagement du territoire, celle du développement économique, en plus de la Commission du développement social ainsi que la Commission de développement culturel et celle du développement environnemental. A noter que la présidence d’une commission permanente est réservée à l’opposition. Il s’agit en l’occurrence de la Commission du développement social.

Quid des instances consultatives ?
Par ailleurs, le conseil devra également se pencher sur la constitution des instances consultatives. Le règlement intérieur fixe aussi les dénominations de ces instances et les modalités de leur composition et de leur fonctionnement. Pour rappel, les 57 membres constituant le nouveau Conseil régional de Souss-Massa ont élu, à l’unanimité, le Rniste, Karim Achengli, à la tête de cette collectivité territoriale, lors de l’assemblée élective, tenue vendredi 17 septembre, à Agadir. Pour le bureau constitué de huit vice-présidents, la première vice-présidence est assurée par Zineb Kayouh, du Parti de l’Istiqlal.

Quant à la deuxième vice-présidence, elle revient à Mohamed Oudmine, du Parti authenticité et modernité. S’agissant de la troisième, quatrième et cinquième vice-présidences, elles ont été respectivement octroyées à Rachid Boukhenfer, Hanane El Ammari et Saidia Akerdous du RNI. La sixième vice-présidence va à Hassan Merzouki de l’USFP. Enfin, Abid Boufaker et Mohamed Oudor, ont eu respectivement la septième et la huitième vice-présidences au nom du RNI.

Visas français. Le Maroc pourrait appliquer la règle de réciprocité si…

lobservateur.info – 30/09/2021

Le visa est une question de relation entre nations. Il reflète l’image que se fait un pays sur un autre. Ce n’est donc pas seulement une question administrative. Dans un monde idéal, tout le monde devrai pouvoir appliquer la règle de la réciprocité. Certains ne le peuvent pas. Il y a des raisons à cela.

Le Maroc devrait penser à la réciprocité. L'amitié ne peut pas à sens unique
LE MAROC DEVRAIT PENSER À LA RÉCIPROCITÉ. L’AMITIÉ NE PEUT PAS ÊTRE À SENS UNIQUE

La France réduit de moitié le nombre de visas accordés aux Marocains. Rien à dire, la France est souveraine chez elle. Elle a le droit de décider conformément à la vision qu’elle se fait de ses intérêts.

En 2019, avant la pandémie donc, la France a délivré 346.000 visas, soit 3,5% de plus qu’en 2018 qui avait enregistré 334.016 visas. 2018 était aussi en hausse de 3,2% par rapport à 2017. On pense à la fortune que ramasse la France dans ce business. Même les frais des visas refusés ne sont pas remboursés. Le comble.

Mais en 2020, il n’y aura plus que 98.627 visas, soit 247.373 de moins. En 2021, le nombre a été encore réduit à 18.579 visas.

Pourquoi les Marocains demandent-ils des visas français? Pour diverses raisons, tourisme, études, affaires, travail, regroupement familial…

En revanche, les Français peuvent venir au Maroc sans visa. On peut se réveiller le matin et décider, en prenant son café, de faire un saut à Tanger, Marrakech ou Agadir, réserver à distance et commander un taxi. Rien de plus facile.

On peut donc dire qu’il y a une asymétrie dans cette « amitié » maroco-française. La question est de savoir pourquoi.

Le tourisme est un secteur important dans l’économie marocaine, disent les professionnels qui justifient ainsi toutes les mesures incitatives qu’ils exigent de l’Etat. Or, la contribution de ce secteur au PIB est que de 7%, ce qui n’est vraiment pas énorme. Et donc pour 7% du PIB le Maroc s’interdit d’imposer le visa aux Français et appliquer une des règles les plus admises en diplomatie, la réciprocité.

Or, le tourisme est un secteur fragile, très sensible aux événements politiques, naturels, sanitaires…

A cause de la pandémie du Coronavirus, il y a eu 78% d’arrivées de touristes en moins à fin novembre 2020. Evidemment, les recettes ont suivi le mouvement. Elles ont chuté de 59,5% au terme des neuf premiers mois de 2020. Les professionnels, parlent de secteur sinistré, de catastrophe nationale et le gouvernement a dû intervenir pour régler les salaires des employés du secteur.

C’est une activité fragile qui devrait pousser le gouvernement à mettre en place la stratégie qui permettrait de ne pas trop compter dessus. Cette stratégie pourrait en même temps libérer la diplomatie du lobby touristique qui ne verrait pas d’un bon oeil l’imposition de visas aux touristes européens qui constituent le plus gros des arrivées.

Or, on constate que, dans le projet du nouveau modèle de développement, le tourisme continue à jouir d’une grande importance et les investisseurs du secteur auront de belles décennies d’avantages et de faveurs de plus en plus consistants.

A un certain moment, il faut penser aussi à la dignité des Marocains. Oui, un pays a le droit d’imposer un visa aux Marocains. Oui, le Maroc a le droit d’appliquer rigoureusement la règle de réciprocité. Il n’y a aucune méchanceté à le faire. Quand un responsable français vient nous parler de l’amitié maroco-française, on ne suit pas très bien. L’amitié est un concept aérien, insaisissable qu’on consomme à toutes les sauces, il ne veut absolument rien dire.

Réaction personnelle : Une partie du problème est complètement éludée : le fait que les pays du Maghreb refusent de reprendre leurs ressortissants en cas de jugement d’expulsion de France.

Voile / Asilah : Le vent a battu Yassine Derkaoui l’empêchant à établir un nouveau record du monde

par Rachid Madani – lopinion.ma – 30/09/2021

Voile / Asilah : Le vent a battu Yassine Derkaoui l’empêchant à établir un nouveau record du monde

Seul et sans compagnie, il partit avec son voilier à la recherche de la gloire parmi les vagues de la mer. Yassine Derkaoui, un jeune Tangérois passionné des sports nautiques, a sillonné les mers du monde à la recherche de records. Il y a une dizaine d’années, le destin l’a conduit en Asie du Sud-Est, où il s’est installé et son penchant pour la mer et ses mondes s’est accru, jusqu’à ce que l’eau fasse partie de sa personnalité, dont il a puisé force et détermination pour réaliser l’impossible.
Au cours des cinq dernières années, Yassine a réalisé deux records pour la plus longue croisière avec un voilier « Laser », lors d’une croisière solitaire et sans assistance, au cours de laquelle il a lutté dans les eaux de la mer en Asie du Sud-Est, mais le record a ensuite été battu.
Yassine précise que cette aventure, qui a débuté, mercredi matin, après des semaines de préparation psychologique et physique, vise à rétablir son record de navigation seul sur la plus longue distance et durée à bord du bateau « Laser » et sans aucune assistance, expliquant que le voyage programmé relie le rivage de Dalia dans le détroit de Gibraltar et Walidiyah au sud d’El Jadida à une distance de pas moins de 520 km. Il a poursuivi, dans une déclaration à ‘’L’Opinion’’, avant son départ vers 11 heures du matin mercredi : « Si j’avais l’énergie et l’endurance, car le voyage me demanderait 3 jours sans sommeil et avec une grande concentration, je pourrais continuer le chemin à la ville d’Agadir, reconnaissant que  le résultat n’est pas garanti, bien qu’il soit déterminé à atteindre cet objectif. Cependant, les vents de l’océan Atlantique ne sont pas passés comme il le souhaitait, après plus de 14 heures de navigation, le bateau de Yassine Derkaoui a franchi le détroit de Gibraltar, puis a contourné le phare « Cap Spartel » pour entrer dans l’océan Atlantique. Il a été confronté à des vents violents au large des côtes de la ville d’Asilah.
Lors d’un appel téléphonique, il a déclaré qu’il était resté des heures à lutter contre le vent au sud de la ville d’Asilah, avant qu’il ne le frappe à un moment où sa concentration diminuait, puis le bateau a chaviré. Yassine a passé des heures à regagner son bateau, ce qui a demandé des efforts et de l’énergie. Il a ajouté : « Les cordes ont fait de profondes entailles dans ma main pendant que j’essayais de contrôler le bateau, qui était poussé par des vents inattendus à ce moment-là », expliquant : « Le vent m’a pris, puis après ce froid après mes vêtements se sont mouillés, et j’ai perdu beaucoup d’énergie à essayer de récupérer le bateau ».
 Après avoir pu contrôler le bateau, il est retourné au port d’Asilah, espérant reprendre l’aventure au bout d’un mois environ, démontrant avec beaucoup de détermination : « Je vais rétablir mon record, je vais réessayer au bout d’un mois, et je partirai également de Tanger ». L’amour de la mer a été « bu » par Yassine Derkaoui depuis qu’il était jeune, jusqu’à ce qu’il devienne dans son sang et une partie de ses gènes, comme il l’a appris de son père, qui était capitaine de navire. Après s’être installé sur l’île de « Phuket » en Thaïlande, et il y a 5 ans, il a réalisé son premier record en naviguant seul pendant trois jours sur le bateau « Laser » sans s’arrêter et sur la plus longue distance possible dans la mer d’Andaman pendant la saison des pluies, et il a établi son deuxième record en 2019 après avoir parcouru la plus longue distance possible pendant 30 heures de navigation dans une zone à haut risque du Golfe de Thaïlande.
Il considérait que ce type d’aventure nécessitait une grande préparation psychologique et physique, car il passait  beaucoup de temps seul dans l’eau, sans aucune aide extérieure, emportant avec lui sa force et son eau potable, et affrontant vents, vagues et bateaux pirates, cela donnait des soucis psychologiques. Il a expliqué que les exercices se concentraient sur le renforcement de la préparation physique, la concentration, l’ajustement des rythmes respiratoires et de la vision, ainsi que le contrôle du besoin de dormir en naviguant pour éviter les risques de collision avec les bateaux ou de chute dans les filets de pêche, ainsi que la maîtrise de soi dans le cas d’un accident.
Yassine Derkaoui a conclu que son désir de restaurer son record vise à sensibiliser les Marocains à l’importance des sports nautiques et à attiser l’esprit de compétition, et les a exhortés à travailler pour transformer leurs rêves en réalité.