Archives de octobre 6th, 2021

Rentrée scolaire 2021-2022 : Les chiffres parlent d’eux-mêmes

par Seddik Mouaffak – maroc-hebdo.press.ma – 05/10/2021

Sous le signe de la généralisation du préscolaire.

Plus de 8 millions d’élèves devaient rejoindre les bancs de l’école, dont 985.428 inscrits en préscolaire.

Selon les données du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, rendues publiques, le démarrage effectif des cours au titre de l’année scolaire 2021-2022 a eu lieu comme prévu le 1er octobre 2021 dans les établissements scolaires du secteur public et privé, selon le mode d’enseignement présentiel, dans le strict respect du protocole sanitaire.

Ainsi, sur un total de 8.736.000 millions d’élèves devaient rejoindre les bancs de l’école, et en plus de 985.428 inscrits en préscolaire, le nombre des élèves de la première année primaire devrait atteindre 762.815, dont 351.874 en milieu rural, 107.895 dans le secteur privé et 15.021 dans l’enseignement originel.

11.685 établissements dont 139 nouvelles structures et 27 écoles communautaires ont accueilli, à cet effet, les élèves, mobilisant quelque 332.911 enseignants, dont 15.000 nouveaux cadres des Académies régionales d’éducation et de formation et 2.000 cadres de soutien administratif, éducatif et social. Six nouveaux internats ont vu le jour à l’occasion de cette nouvelle rentrée scolaire, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que 227.905 élèves (dont 116.392 filles) bénéficient des services d’internats pour poursuivre leurs études.

Projets stratégiques
Selon la même source, cette année sera marquée par le lancement d’une étape expérimentale du système de cantines dans toutes les académies régionales ainsi que par l’augmentation du nombre de bénéficiaires du transport scolaire dont tireront profit 386.478 élèves (196.394 filles). Cette rentrée scolaire offre l’opportunité de poursuivre la mise en oeuvre des projets stratégiques de la loi-cadre 51-17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, notamment le chantier de développement et de généralisation de l’enseignement préscolaire, en prévoyant d’atteindre 75.000 nouveaux enfants inscrits dans ce cycle.

Concernant l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap, 560 établissements scolaires se sont spécialisés dans ce mode d’enseignement, portant leur nombre total à 2.920 structures au niveau national. Il a été procédé à ce titre à l’équipement de 810 salles pour la rééducation, le suivi et l’accompagnement des élèves en situation de handicap. En outre, 140 «écoles de la deuxième chance» ont été aménagées pour contribuer à la lutte contre le décrochage scolaire et permettre aux enfants déscolarisés de reprendre le chemin de l’école.

Cette rentrée scolaire a été également marquée par la généralisation du programme «Sport-études» au niveau de cinq AREF supplémentaires, à savoir la région de Dakhla-Oued Eddahab, Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim- Oued Noun, Souss-Massa et Draa-Tafilalet. Sur un autre volet, le ministère a indiqué que près de 4.701.432 élèves bénéficieront de l’Initiative royale «un million de cartables» au titre de l’année scolaire 2021-2022, dont 233.650 filles.

Selon le ministère, 2,611 millions d’élèves dont plus de 1,2 million de filles devront profiter du programme Tayssir des transferts monétaires conditionnels, qui fournit un appui financier aux familles pauvres, en vue de limiter la déperdition scolaire.

Dessalement de l’eau de mer : Une usine dans le pipe pour Guelmim-Oued Noun

par Said Naoumi – lematin.ma – 05/10/2021

Le développement de la région mise sur l’amélioration de l’attractivité de ses territoires pour attirer les investisseurs dans des secteurs économiques dont l’agriculture.
Le développement de la région mise sur l’amélioration de l’attractivité de ses territoires pour attirer les investisseurs dans des secteurs économiques dont l’agriculture.

Projet ambitieux pour l’agriculture dans la région de Guelmim-Oued Noun. Après l’entrée en service de la Station de dessalement de l’eau de mer de Souss-Massa et le lancement des études pour celle de Casablanca-Settat, le département de l’Agriculture projette la réalisation d’une nouvelle plateforme à Guelmim-Oued Noun. Celle-ci sera reliée à un périmètre agricole de 5.000 ha dans cette région du Sud.

Un nouveau pas à franchir dans l’exécution de la stratégie agricole Generation Green. Le département de l’Agriculture est sur un projet de station de dessalement de l’eau de mer dans la région de Guelmim-Oued Noun. La future plateforme, à réaliser selon le principe du partenariat public-privé, sera dédiée à l’irrigation d’un périmètre de 5.000 ha dans la région. Pour étudier la faisabilité du projet, l’Agriculture doit commanditer le 15 novembre prochain l’étude d’évaluation préalable et d’assistance technique pour la passation des contrats de partenariats. Un budget de 10,8 millions de dirhams est réservé à ces consultations. «Dans le cadre de la mise en œuvre de Generation Green ainsi que le contrat-programme État-région Guelmim-Oued Noun, une place particulière a été accordée au renforcement des infrastructures de production et de distribution de l’eau potable et d’irrigation dans la province de Tan-Tan. Le développement de la région mise sur l’amélioration de l’attractivité de ses territoires pour attirer les investisseurs dans des secteurs économiques, dont l’agriculture», expliquent les services du ministère. Des efforts qui sont à l’évidence tributaires de la disponibilité de ressources en eau en quantité suffisante pour pouvoir mettre en place une stratégie de développement économique qui soit «viable et pérenne». La zone d’étude de ce projet relève de la direction régionale de l’Agriculture de Guelmim-Oued Noun et concerne les terrains situés dans la province de Tan-Tan. L’étude analysera la faisabilité technique du projet afin de permettre la mise en place d’une station de dessalement à des fins agricoles et d’eau potable tout en assurant les meilleures conditions techniques, économiques financières, institutionnelles et organisationnelles. L’évaluation pour la structuration du projet sera réalisée selon la loi n° 86-12 sur les contrats de partenariat public-privé. L’étude identifiera le potentiel, les opportunités et les contraintes éventuelles liés à la mise en place du projet et déterminera les zones qui seront alimentées à partir de la station ainsi que sa capacité de production, tenant compte de son éventuelle évolution dans le temps. Ensuite, plusieurs variantes d’implantation du projet seront analysées sur la base d’une analyse multicritère afin de définir la variante la plus optimale pour la réalisation de la plateforme. Les résultats de cette étude serviront donc de base pour la préparation du rapport de l’évaluation préalable et permettront d’apporter les données suffisantes aux sociétés désirant soumissionner à l’appel d’offres afin que celles-ci puissent préparer leurs offres avec plus de précision. 


Les stations de dessalement, la panacée contre le stress hydrique

Le Maroc mise beaucoup sur le dessalement de l’eau de mer afin de faire face au stress hydrique. Ainsi, de grands projets de stations sont lancés. Le 14 juillet dernier, la station de dessalement de Chtouka-Aït Baha a commencé à produire ses premiers mètres cubes (m³) d’eau, après 36 mois de travaux. Lancé dans le cadre du Plan Maroc vert, cet ambitieux projet a été mis en œuvre dans le cadre de la nouvelle stratégie Generation Green et honoré par la mémorable visite du Souverain, le 13 février 2020. Ainsi, la région de Souss-Massa a réussi le double pari visant la sécurisation de la ressource et la sauvegarde des acquis économiques et sociaux sur les 15.000 ha de primeurs souscrits. L’usine dispose d’une capacité de production totale de 275.000 m³ d’eau dessalée par jour. La capacité au démarrage est de 150.000 m³/jour pour la composante eau potable. S’y ajoutera une production supplémentaire de 125.000 m³/j d’eau d’irrigation au profit de 13.600 hectares, promue par le ministère de l’Agriculture. Une autre grande station sera installée dans la région Casablanca-Settat. Les études de mise en place de ce projet sont en cours. En plus de pallier les besoins de la région en eau potable, la future usine alimentera l’infrastructure d’irrigation d’un périmètre de 5.000 ha dans la région.

Souss-Massa : plus de 650.000 élèves ont rejoint les bancs de l’école

mapexpress.ma – 05/10/2021

Souss-Massa: plus de 650.000 élèves rejoignent les bancs de l’école

Agadir – Un total de 650.879 élèves encadrés par 7249 éducateurs ont rejoint les bancs de l’école au niveau des établissements scolaires relevant de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Souss-Massa au titre de la rentrée scolaire 2021-2022.

Maroc : 522 nouveaux radars mis en service en 2022

bladi.net – 06/10/2021

Maroc : 522 nouveaux radars mis en service en 2022

En 2022, 522 nouveaux radars seront mis à la disposition des agents de contrôle routier de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale. Les radars mobiles de nouvelle génération, permettront de contrôler la vitesse, les dépassements ainsi que le respect du feu rouge.

Pour lutter contre les excès de vitesse qui constituent l’une des premières causes de mortalité sur les routes, les autorités veulent renforcer davantage le contrôle routier, rapporte Médias24.

Ainsi l’Agence nationale de la sécurité routière (Narsa) a annoncé que ces unités vont passer de 120 à 672 contre un objectif de 1 200 initialement. Le coût de l’investissement est estimé à 278,5 millions de dirhams.

S’agissant des radars fixes, qui sont au total 552 unités, ils seront utilisés pour surveiller la vitesse et le respect du feu rouge à l’intérieur et l’extérieur des milieux urbains. Leur installation se fera juste après l’achèvement de l’opération de localisation des emplacements d’installation.

Parmi ces radars figurent 72 appareils de contrôle de la vitesse moyenne au niveau des autoroutes, 276 appareils de contrôle de vitesse hors périmètres urbains, 204 appareils de contrôle du respect des feux de signalisation de la vitesse dans les périmètres urbains.

Quant aux appareils de contrôle de la vitesse, ils seront installés au niveau du réseau autoroutier et permettront de contrôler la vitesse moyenne des véhicules au niveau des sections autoroutières sur plusieurs kilomètres.

La particularité de ces nouveaux radars est qu’en plus de la détection des infractions relatives à l’excès de vitesse et les feux de signalisation, ils peuvent détecter plus d’un véhicule à la fois, pouvant atteindre jusqu’à 24 véhicules. Ils disposent de plusieurs autres caractéristiques, à savoir la détection des infractions relatives à la ligne continue, la distinction entre les véhicules légers et les poids lourds, la possibilité d’exploitation dans les deux sens (éloignement-rapprochement) et l’utilisation de la technique de balayage par laser.

Avec l’arrivée des nouveaux radars, le nombre de régions dotées d’une surveillance automatisée du trafic passera de sept à douze. Répartis par ordre décroissant parmi les 12 régions, 108 seront placés à Casablanca-Settat, 92 à Marrakech-Safi, 69 à Rabat-Salé-Kénitra, 62 à Fès-Meknès, 51 à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, 45 dans l’Oriental, 43 à Béni Mellal-Khénifra, 38 à Souss-Massa, 13 dans le Drâa-Tafilalet, 11 à Guelmim-Oued, 10 à Laâyoune-Sakia El Hamra et enfin 10 à Dakhla-Oued Ed-Dahab.

Covid-19 : 676 cas confirmés en 24H, 23.318 personnes ont reçu la 3e dose

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 05/10/2021

Covid-19 : 676 cas confirmés en 24H, 23.318 personnes ont reçu la 3e dose

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 676 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 936.236 le nombre total des cas de contamination. 14.028 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.840.557 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 4,81.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 911.738 avec 1.198 nouvelles rémissions ce mardi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97,4%.

Le ministère a également annoncé 17 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.372 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 10.126 personnes (-539), dont 718 cas graves (-51). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 13,7%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 22.902.691 (+63.654) pour la première dose, 19.594.392 (+167.300) pour la deuxième et 23.318 pour la troisième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 316 cas à Casablanca-Settat : 229 à Casablanca, 33 à Mohammedia, 12 à Settat, 14 à Nouaceur, 10 à Berrechid, 10 à El Jadida, 5 à Mediouna, 2 à Sidi Bennour et 1 à Benslimane.
  • 179 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 53 à Kénitra, 27 à Salé, 44 à Skhirate-Témara, 27 à Rabat, 3 à Khémisset, 15 à Sidi Kacem et 10 à Sidi Slimane.
  • 36 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 14 à Tanger-Assilah, 13 à Tétouan, 1 à Ouezzane, 2 à Mdiq-Fnideq, 4 à Al Hoceïma et 2 à Fahs Anjra.
  • 33 cas à l’Oriental : 11 à Oujda-Angad, 7 à Guercif, 4 à Berkane, 7 à Nador, 3 à Figuig et 1 à Driouch.
  • 26 cas à Marrakech-Safi : 9 à Marrakech, 3 à Safi, 6 à El Kelâa des Sraghna, 3 à Youssoufia, 1 à Al Haouz, 1 à Rhamna et 3 à Essaouira.
  • 22 cas à Fès-Meknès : 12 à Fès, 4 à Taza, 3 à Boulemane, 1 à Taounate et 2 à El Hajeb.
  • 17 cas à Dakhla-Oued Eddahab : 13 à Oued Ed-Dahab et 4 à Aousserd.
  • 15 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 9 à Laâyoune, 1 à Es-smara et 4 à Boujdour.
  • 11 cas à Drâa-Tafilalet : 4 à Zagora, 4 à Ouarzazate, 2 à Tinghir et 1 à Errachidia.
  • 8 cas à Souss-Massa : 1 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 1 à Taroudant, 4 à Inezgane-Aït Melloul et 2 à Tiznit.
  • 7 cas à Beni Mellal-Khénifra : 1 à Fquih Ben Salah, 1 à Khouribga, 1 à Beni Mellal, 3 à Azilal et 1 à Khénifra.
  • 6 cas à Guelmim-Oued Noun : 5 à Guelmim et 1 à Tan Tan.

VOYAGER AU MAROC EN CAMPING-CAR CET HIVER : C’EST POSSIBLE ?

lemondeducampingcar.fr – 06/10/2021

Voyager au Maroc en camping-car cet hiver, c'est possible ?

De nombreux camping-caristes européens souhaitent voyager au soleil en hiver. Avant le covid, le Maroc était une destination de choix, notamment pour les Français. Coût de la vie, climat doux, sites touristiques nombreux… idéal pour un itinéraire de trois semaines, ou même un séjour de plusieurs mois. Mais à l’hiver 2021-2022, le covid rend encore incertains les projets de voyages au Maroc. Nous faisons le point sur la situation actuellement : réglementation, traversées, évolution de l’épidémie…

Lors du salon des Véhicules de Loisirs (qui s’est déroulé du 25 septembre au 3 octobre), nous avons reçu la visite sur notre stand d’un couple d’amis camping-caristes. Marie-Madeleine et Michel Couturier sont des habitués des voyages au Maroc, ils sont toujours très informés sur cette destination, au point qu’ils ont écrit pour nous deux articles très utiles à lire sur notre site : Le Maroc en camping-car, mode d’emploi et Itinéraire pour camping-car au Maroc.

Le Maroc en camping-car ? Mieux vaut attendre

Logiquement, notre première question fut la suivante : « Pourrez-vous aller au Maroc cet hiver ? » La réaction de Michel et Marie-Madeleine : « C’est la question que tout le monde se pose ! » Très actif dans la Ffaccc (fédération française des associations et clubs de camping-cars) et l’UCCF (Uniion des camping-caristes de France), le couple est un interlocuteur de choix, au sujet de la destination Maroc. « Ceux qui viennent me demander des renseignements, personne n’est prêt à partir dans l’immédiat, mais plutôt en novembre ou décembre comme d’habitude. Mais tout ça évolue tellement vite. Si les traversées depuis l’Espagne reprennent, il y a fort à parier que de nombreux Français se décideront. »

L’épidémie de covid au Maroc

Le Royaume chérifien a connu un pic de l’épidémie à l’été 2021. D’après le magazine Le Point, c’est au début du mois d’août que le plus grand nombre de cas a été enregistré : « 70.000 nouveaux cas, un nombre hebdomadaire divisé par quatre au 16 septembre. » Le site aujourd’hui.ma nous donne les chiffres actuels : 10.665 cas positifs sont répertoriés au 4 octobre 2021, et plus de 22 millions de personne ont reçu la première dose du vaccin (pour une population de 37 millions d’habitants).

Les contraintes sanitaires : couvre-feu et limitations de circulation

Le Maroc continue d’appliquer des mesures strictes concernant la lutte contre le Covid. Comme nous l’apprend le site diplomatie.gouv.fr :

  • Couvre-feu sur tout le territoire de 21 h à 5 h du matin
  • Interdiction d’entrer ou de de sortir des villes de Casablanca, Marrakech et Agadir, sauf « passeport de vaccination ».
  • Port du masque obligatoire

Les traversées maritimes

La difficulté actuellement, c’est de se rendre au Maroc. Pour l’instant, les traversées maritimes sont impossibles à partir de l’Espagne, comme nous le confirme l’Agence Voyage Ticket Bateaux Tanger : « Il n’y a pas encore de traversées, mais ça pourrait venir à partir de la fin d’octobre. »

Il est donc nécessaire de voyager depuis la France. Notre ami Michel s’est renseigné : « Actuellement, il est possible d’effectuer la traversée de Sète à Tanger Med. Avant de prendre le bateau, il faut un test en plus de pass sanitaire. Et dans le bateau, un deuxième test est (parfois) effectué. Il y a peut-être aussi des traversées depuis Marseille, mais ça n’arrange pas les choses, puisque dans ce cas le trajet est encore plus long que les 40 heures depuis Sète. »

Pour connaître les conditions d’accès au Maroc depuis la France (en matière de vaccin et de test notamment) consultez le site de l’Ambassade de France au Maroc.

Peut-on voyager ou pas ?

Techniquement, voyager au Maroc reste possible, tant que l’on respecte les règles. Pour Michel et Marie-Madeleine, le couvre-feu ou les restrictions concernant les trois villes (Marrakech, Casablanca et Agadir) ne sont pas vraiment un problème. « Une fois au Maroc, il n’y a pas de problème particulier, nous dit Michel. Il y a des règles à respecter, mais on peut toujours voyager. Quand nous en sommes repartis [après avoir été confinés dans un camping au printemps 2020, NDLR], même les petits commerces rouvraient. Faire quand même attention : au Maroc, les hôpitaux sont moins équipés que les hôpitaux français, et les cliniques privées n’ont pas un nombre de lits illimité. »

Autre argument de prudence : l’évolution de l’épidémie s’est déjà avérée imprévisible. Pour ne pas courir le risque de voir une nouvelle fois les traversées maritimes interrompues, et donc de se retrouver bloqué au Maroc comme au printemps 2020, mieux vaut attendre un peu avant de programmer son voyage.

Espagne/Maroc : avions et hélicoptères, nouveaux joujoux des trafiquants de haschich

h24info.ma – 05/10/2021

Une vaste opération contre le narcotrafic est en cours en Espagne. Elle vise à démanteler un gang utilisant petits avions et hélicoptères pour transporter du haschich du Maroc vers l’Espagne.

Pas moins de 400 agents de la Garde civile participent à l’opération baptisée «Limoneros» et qui a lieu en ce moment même à Séville, Huelva, Cáceres, Badajoz, Tolède et Murcie. Les perquisitions qui ont débuté tôt dans la matinée du lundi 5 octobre ont déjà permis l’arrestation de 24 personnes membre de ce réseau de trafic de haschich.

Le réseau empruntait la voie maritime et aérienne pour introduire la drogue en provenance du Maroc, révèle le média Nius. Lors de perquisitions, plusieurs hélicoptères et petits avions ont été découverts par les agents. Le réseau s’en servait pour dispatcher la drogue vers les quatre coins de la péninsule, mais aussi l’exporter vers d’autres pays en Europe, indique la même source.

«L’utilisation d’avions et d’hélicoptères par les trafiquants de drogue n’a rien d’une nouveauté, mais le nombre de véhicules dont disposait ce gang est très important», expliquent des sources proches de l’enquête au quotidien El Pais.

«Ils ont fait des vols aller-retour depuis la péninsule (…) mais n’avaient pas d’aérodrome fixe et utilisaient des pistes d’atterrissage clandestines», confirment des sources officielles au quotidien ibérique.

Le réseau était très bien organisé et comptait parmi ses rangs du personnel pour assurer les vols, mais aussi pour  effectuer d’éventuelles réparations.

Outre les hélicoptères et les avions, les agents de la Garde civile ont saisi du matériel de communication et de navigation, des armes, 75.000 euros en espèces et une abondante documentation, note pour sa part l’agence EFE.

Les perquisitions se poursuivront durant les prochains jours, et de nouvelles arrestations restent envisageables, indique l’agence.

Pourquoi les pêcheurs bretons font construire des bateaux à l’étranger

par Jean Le Borgne – letelegramme.fr – 06/10/2021

Le Blue wave a été construit au Maroc à Agadir avec le concours de plusieurs entreprises bretonnes.
Le Blue wave a été construit au Maroc à Agadir avec le concours de plusieurs entreprises bretonnes. (Le Télégramme/Arnaud Montfort)

Construire à l’étranger. Le phénomène s’étend après la livraison de trois chalutiers bretons construits au Maroc. Les chantiers bretons peinent face à la main-d’œuvre à bas coût.

22 mètres de long, l’étrave droite : le Blue wave pourrait bien être le précurseur d’une nouvelle génération de chalutiers. Amarré au quai du Guilvinec (29), en attendant de prendre la mer, cette semaine, pour ses essais de pêche, le dernier né, quatrième chalutier, de l’armement de Jean-Baptiste Goulard s’annonce plus confortable à la mer et surtout moins gourmand en carburant grâce à sa propulsion électrique, alimentée par deux groupes diesel. Un bateau dessiné par l’architecte quimpérois Marcel Stagnol. Comme les deux nouveaux chalutiers côtiers de l’armement Pochic de Loctudy (29), le Blue wave a été construit au Maroc, aux chantiers d’Agadir.

Si les chantiers bretons continuent à construire des bateaux pour la pêche, Piriou, à Concarneau (29), ou encore Gléhen, à Douarnenez (29), voient s’échapper de plus en plus de marchés au profit du Maroc, de l’Irlande ou encore du Danemark. Dans un contexte global de baisse des captures, les pêcheurs ont vite fait leur calcul, annonçant des prix 30 % voire 50 % moins chers au Maghreb.

Avec des entreprises bretonnes

Construire à l’étranger ? Jean-Baptiste Goulard y a songé après avoir consulté en France et au Maroc. Faute d’avoir obtenu d’aide à l’innovation qu’il attendait de la Région et sans aides à la construction, interdites par l’Europe, l’armateur a vite fait son calcul. « D’un point de vue économique, je n’avais pas le choix. Piriou était un tiers au-dessus du Maroc », explique-t-il.

Patron d’armement à Loctudy, Stéphane Pochic fait le même constat, expliquant avoir réduit la facture de moitié en choisissant le Maroc, après une visite au salon d’Agadir. Les deux armements bigoudens n’ont pas pour autant tourné le dos aux entreprises bretonnes. Un partenariat indispensable, estime le patron du Guilvinec : « Sans elles, on allait au casse-pipe », confie-t-il, estimant à plus de la moitié des 2,7 M€ du projet, la part du chantier confiée à Barillec, Bopp, Thomas froid ou Pic incendie.

Menace sur les compétences

La faute à un manque de compétitivité des chantiers français. « On ne peut pas lutter contre la main-d’œuvre marocaine à bas coût », s’inquiète Gaël Guillemin, le patron du chantier Gléhen, constructeur, malgré tout, de cinq navires de pêche au cours des quatre dernières années. Depuis la crise de 1992, l’entreprise a amplifié sa diversification pour faire face au recul des commandes pour la pêche. À Concarneau, Piriou partage le même constat, se préparant à ouvrir un chantier à l’étranger pour répondre à la situation.

Consulté par l’armement La Houle pour son nouveau chalutier, attendu, le mois prochain, à Saint-Guénolé (29), le chantier douarneniste n’avait pas été retenu pour une question de délai. Le retard pris par le chantier danois fait dire au dirigeant de Gléhen que les chantiers français ont encore leur carte à jouer, notamment dans le contexte réglementaire français plus strict. Sans quoi, les ports bretons pourraient également perdre en compétences. « Moins de constructions, c’est aussi moins de possibilités d’entretenir les navires », alerte Gaël Guillemin.

Pourquoi les pêcheurs bretons font construire des bateaux à l’étranger
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