Les infos sont quelquefois contradictoires : Maroc-Espagne, pas de reprise du trafic maritime, pour le moment

lematin.ma – 25/10/2021

Maroc-Espagne : Pas de reprise du trafic maritime, pour le moment

Le ministère du Transport et de la logistique n’a pas réagi aux informations relayées par des médias espagnols sur la reprise du trafic maritime entre le Maroc et l’Espagne. Certains avancent une reprise des liaisons maritimes entre les deux pays le 1er novembre. Une information que la directrice générale des Ports et de la Marine marchande, Amane Fathallah, a infirmée indiquant, dans une déclaration à «Assahrae Al Maghribia», qu’elle n’est pas au courant d’une telle reprise.

Mme Fathallah s’est également étonnée des rumeurs colportées par certains médias espagnols sur l’organisation d’une mini-Opération Marhaba pour permettre aux Marocains résidant en Espagne de rentrer au Maroc. Les agences espagnoles de transport maritime ont accueilli avec enthousiasme les informations véhiculées par les médias espagnols, mais la déléguée du gouvernement espagnol à Ceuta, Salvadora Mateos, a tenu à tempérer cet optimisme en déclarant à «El Confidential Digital» que la réouverture du passage de Tarajal va prendre du temps du côté espagnol, en raison des travaux de modernisation qui sont en cours.

Wait and see !

En rupture de stock, le Maroc attend une nouvelle livraison du vaccin Pfizer

bladi.net – 26/10/2021

En rupture de stock, le Maroc attend une nouvelle livraison du vaccin Pfizer

Un nouvel arrivage du vaccin américano-allemand, Pfizer-BioNTech est attendu au Maroc ce mardi. En tout, 850 000 doses seront réceptionnées.

Le Maroc va recevoir ce mardi 26 octobre 2021 un nouveau lot de 850 000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech dans le cadre d’une commande de 4,5 millions de doses. Il y a deux semaines, le fournisseur lui avait livré 270 000 doses. En raison de l’épuisement des stocks, le vaccin américano-allemand ne doit plus être pris lors des premières et troisièmes doses. Les citoyens peuvent se faire injecter ce vaccin pour la deuxième dose uniquement.

À partir de ce lundi 25 octobre, un pass vaccinal provisoire sera délivré entre la première et la deuxième dose. Il sera valable pendant 28 jours jusqu’à l’administration de la deuxième dose. De quoi permettre à ses détenteurs de circuler pendant 28 jours, entre les deux doses.

À la date du 24 octobre, 2 26 4 ont reçu la première dose, 21 526 896 la deuxième et 1 037 229 la troisième dose. Le bilan Covid-19 fait état de 944 378 cas de contamination et de 14 621 décès.

Le Maroc s’attend à une hausse de 21% de sa production d’olives

infomediaire.net – 26/10/2021

La production d’olives devrait augmenter de 21% par rapport à la campagne agricole précédente, a indiqué, mardi, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki.

En réponse à une question orale sur « la nouvelle campagne agricole » à la Chambre des conseillers, Sadiki a souligné que la production d’agrumes devrait augmenter de 14% et celle d’olives de 21% par rapport à la campagne précédente, avec une hausse de la surface plantée pour atteindre 1.200.000 ha, soit une augmentation de 4%.

D’autre part, Sadiki a relevé que la conjoncture délicate imposée par la pandémie de Covid-19 à travers le monde a mis en avant le rôle central de l’agriculteur et du secteur agricole au Maroc dans le financement des marchés intérieurs et dans la réalisation de la sécurité alimentaire, notant que la modernisation et le professionnalisme qui caractérisent désormais l’agriculture marocaine, ainsi que le tissu national structuré de production agricole, ont permis d’atteindre durant la précédente campagne agricole des chiffres et indicateurs qui en font l’une des meilleures saisons jamais enregistrées.

A cet égard, le ministre a fait remarquer que la valeur ajoutée agricole a enregistré, au cours de la campagne précédente, une croissance importante estimée entre 17 et 19%, et ce grâce aux bons résultats des différentes filières de production, notamment les céréales, les arbres fruitiers et la production animale, ce qui va contribuer à la relance de l’économie nationale et à l’amélioration de ses performances pour atteindre un taux de croissance de plus de 5,5%, particulièrement après l’impact de la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, il a soulevé que la production totale des céréales a atteint 103,2 millions de quintaux, soit la deuxième meilleure production dans l’histoire de l’agriculture marocaine, alors que la production des fruits et légumes s’est élevée à des niveaux significatifs.

Le ministre a en outre relevé que la production des principaux arbres fruitiers lors de cette saison sera nettement supérieure à celle de la campagne précédente, selon les prévisions initiales, surtout en cas d’amélioration des conditions climatiques en cette conjoncture. S’agissant de la production animalière, poursuit Sadiki, le nombre du cheptel est resté stable grâce au programme d’aide au bétail élaboré par le ministère et ce, malgré la succession de deux saisons agricoles caractérisées par un déficit pluviométrique, en particulier dans certaines régions. Il a également relevé le bon état de santé du cheptel au niveau national grâce au suivi sanitaire et aux différentes campagnes de vaccination menées par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et aux efforts des vétérinaires privés accrédités et des professionnels du secteur. 

Et de conclure que l’agriculture marocaine fait face à de nouveaux défis, que le ministère œuvrera à relever à travers une mise en oeuvre rigoureuse de la stratégie « Génération Green » qui allie développement humain et durabilité du développement agricole, en plus du renforcement de la souveraineté alimentaire du Royaume, conformément aux orientations royales et en harmonie avec les objectifs du Nouveau modèle de développement et aux engagements du programme gouvernemental 2021-2026, qui a conféré au secteur agricole une importance capitale faisant de l’émergence d’une classe moyenne agricole l’un de ses principaux engagements.

Une espèce méconnue de rhinocéros découverte au Maroc

h24info.ma – 27/10/2021

Une nouvelle étude publiée par deux chercheurs en paléontologie met en lumière une espèce méconnue de rhinocéros qui a vécu au Maroc. La découverte a été faite près de Ouarzazate par des chasseurs de fossiles. 

L’espèce a été baptisée Eozara xerrii. Selon une nouvelle étude scientifique, les restes d’une espèce méconnue jusqu’ici de rhinocéros a été découverte dans le sud du Maroc. « Nous décrivons ici le premier représentant défini de la sous-famille des Elasmotheriinae en Afrique du Nord. Il vient du site du Miocène supérieur de Skoura près de Ouarzazate, sur le versant sud du Haut Atlas central au Maroc », apprend-t-on dans l’introduction de l’étude publiée le 19 octobre dernier et relayée par nos confrères de Yabiladi.

Il s’agit d’un « crâne pratiquement complet avec une mandibule articulée et quelques restes postcrâniens fragmentaires, ce qui en fait de loin l’Elasmotherium la plus connue du Miocène supérieur africain », expliquent ses auteurs, Denis Geraads du Centre de recherche en paléontologie de Paris et Samir Zouhri du département de la géologie à la Faculté d’Aïn Chock à Casablanca.

La découverte a été faite par des chasseurs de fossiles qui l’ont revendu à un certain Serge Xerri à Rabat. Ce dernier l’a « généreusement » offert à la Faculté des sciences d’Aïn Chock.

« Le crâne est caractérisé par de longs os nasaux indiquant une forte corne et de longs prémaxillaires édentés, élargis antérieurement. Par rapport aux autres Rhinocerotidae (rhinocéros), le visage est modérément allongé. Les incisives inférieures sont de taille moyenne , et la rangée des prémolaires est courte. Les molaires supérieures ont un protocône fortement pincé », détaillent encore les auteurs de l’étude. 

Covid-19 : 425 nouveaux cas confirmés en 24H, 15 décès

lematin.ma – 26/10/2021

Covid-19 : 425 nouveaux cas confirmés en 24H, 15 décès

Le ministère de la Santé et de la protection sociale a recensé durant les dernières 24 heures 425 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 944.803 le nombre total des cas de contamination. 12.968 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 9.085.529 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 3,27.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 925.125 avec 375 nouvelles rémissions ce mardi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 97.9%.

Le ministère a également annoncé 15 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.636 et le taux de létalité à 97.9%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 5.042 personnes (+35), dont 301cas graves (+30). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 5,7%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 23.955.274 (+228.760) pour la première dose, 21.711.741 (+184.845) pour la deuxième et 1.148.838 pour la troisième (+111.609).

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 211 cas à Casablanca-Settat : 157 à Casablanca, 19 à Mohammedia, 13 à Nouaceur, 11 à Settat, 5 à El Jadida, 4 à Berrechid et 2 à Médiouna.
  • 145 cas à Rabat-Salé-Kenitra :50 à Kénitra, 25 à Skhirate-Témara, 19 à Sidi Kacem, 18 à Rabat, 18 à Khémisset, 14 à Salé et 1 à Sidi Slimane.
  •  17 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 5 à Tanger-Assilah, 4 à Ouezzane, 4 à Chefchaoue, 2 à Tétoua, 1 à Al Hoceima et 1 à Larache.
  • 16 cas à Fès-Meknès : 11 à Fès, 1 à Taounate, 1 à Taza, 1 à Boulemane et 2 à El Hajeb.
  • 7 cas à Marrakech-Safi : 6 à Marrakech et 1 à Safi.
  • 6 cas à L’Oriental : 3 à Oujda-Angad et 3 à Nador.
  • 6 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : Ces 6 cas ont été enregistrées à Laâyoune.
  • 5 cas à Souss-Massa : 2 à Agadir-Ida Ou-Tanane, 2 à Taroudant et 1 à Inezgane-Ait Melloul.
  • 4 cas à Beni Mellal-Khénifra : 3 à Béni Mellal et 1 à Fiquih Ben Salah.
  • 3 cas à Drâa-Tafilalet : Ces trois cas ont été enregistrés à Ouarzazate.
  • 3 cas à Dakhla-Oued Eddahab : Les 3 cas ont été enregistrés à Oued Ed-Dahab.
  • 2 cas à Guelmim-Oud Noun : Ces deux cas ont été enregistrés à Guelmim.

Les CRI font appel au e-commerce pour appuyer les artisans et les coopératives

lavieeco.com – 26/10/2021

CRI

LES CENTRE RÉGIONAUX D’INVESTISSEMENT FONT APPEL AUX PLATEFORMES DU E-COMMERCE POUR ACCOMPAGNER LES COMMERÇANTS, LES ARTISANS ET LES COOPÉRATIVES. LE CRI DE SOUSS-MASSA A CONCLU, DERNIÈREMENT, UNE ENTENTE AVEC GLOVO. PLUS RÉCEMMENT, CELUI DE TANGER-TÉTOUAN-AL HOCEIMA VIENT DE SIGNER UN PARTENARIAT AVEC UNE AUTRE PLATEFORME.

Le Centre régional d’investissement de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Agence pour la promotion et le développement du Nord ont signé, vendredi, un accord de partenariat avec une plateforme du e-commerce, Jumia pour ne pas la nommer, pour accompagner les artisans et les coopératives dans la commercialisation de leurs produits.

Cet accord, indique un communiqué du CRI, vient s’ajouter aux multiples actions communautaires entreprises par l’ensemble des acteurs locaux en faveur de la redynamisation économique, et plus particulièrement de l’activité du commerce au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Selon la même source, cet accord a pour objectif d’offrir aux commerçants de la région de nouveaux horizons de distribution, à travers l’inclusion digitale, la vente et la distribution en ligne, tout en s’appuyant sur l’expertise et le réseau logistique et commercial de cette plateforme.
Cette convention devrait, en effet, offrir à plus de 300 commerçants, artisans et coopératives de la région un accompagnement et une assistance de bout en bout permettant leur enrôlement progressif et efficace dans le monde du commerce électronique et la vente en ligne.

Rappelons que le Centre Régional d’Investissement Souss-Massa a lancé, jeudi dernier, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour des formations dédiées à l’accompagnement à la digitalisation des coopératives, artisans et commerçants opérant dans la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions entreprises en vue de faire face aux conséquences de la crise sanitaire et favoriser la relance économique de l’écosystème. L’initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de partenariat conclue entre le CRI/SM et la société Glovo, une entreprise spécialisée dans la livraison à domicile.

Les formations qui seront gratuites, se dérouleront en une demi-journée et porteront sur les techniques permettant d’améliorer le processus commercial et optimiser les ventes grâce aux outils digitaux.

Cet AMI est adressé aux coopératives, artisans et commerçants opérant dans toutes les préfectures et provinces de la région Souss-Massa, désirant accroître leurs activités et améliorer leur compétitivité grâce au digital. Il est ouvert aux 100 premiers candidats de la région, qui auront répondu aux critères de sélection.

Que prévoit le PLF-2022 pour le secteur de l’éducation?

2M.ma – 26/10/2021

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Placée au centre des préoccupations du programme gouvernemental, l’éducation bénéficie d’une batterie de mesures au sein du Projet de loi de finances 2022 .

Ainsi, le PLF-2022 prévoit la création de plus de 17.000 nouveaux emplois dans le secteur (15.000 enseignants et 2000 cadres administratifs) et le renforcement de la formation initiale des acteurs éducatifs (à travers une enveloppe de 500 MDH).

L’action gouvernementale ne se limite pas à l’aspect des ressources humains mais aussi à celui infrastructurel : le PLF-2022 prévoit la construction de 230 nouveaux établissements, moyennant une enveloppe budgétaire de 2,3 MMDH. Une autre manne financière, de 2,56 MMDH, sera allouée à la remise à niveau des infrastructures et équipements existants. 

L’enseignement supérieur n’est pas en reste puisque le PLF prévoit la construction de 6 écoles supérieures pour permettre l’augmentation de l’offre universitaire à Agadir, Béni Mellal, El Jadida, Settat, Kénitra et Oujda. Il prévoit également la poursuite du programme de remise à niveau de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, et 

Retrouvez plus d’explications à ce sujet dans votre décryptage de la semaine, présenté par Yassine El Azzaz.

Festival international du film sur l’art : Agadir abrite la 3ème édition du 20 au 22 novembre prochain

aujourdhui.ma – 26/10/2021

Festival international du film sur l’art : Agadir abrite la 3ème édition du 20 au 22 novembre prochain

La 3ème édition du Festival international du film sur l’art «Ciné Art Agadir» aura lieu du 20 au 22 novembre prochain en mode hybride.

Tenue sous le thème «L’art et la convalescence», cette manifestation se veut une occasion pour découvrir d’autres cultures à travers les oeuvres de réalisateurs arabes et étrangers, indique un communiqué des organisateurs. De même, cet événement souhaite dénicher et encourager les talents en herbe, note la même source qui précise que 30 films seront en lice pour les prix de ce festival. Dans ce cadre, deux compétitions officielles sont organisées l’une dédiée aux courts-métrages et l’autre aux longs métrages documentaires.

Le jury de la compétition des «Longs métrages documentaires» est présidé par le réalisateur et comédien marocain Driss Roukhe et se compose d’Ammar Al Ibrahim (réalisateur/ Sultanat d’Oman), Javier Martin Dominguez (réalisateur/ Espagne), Carlos Coelho (réalisateur/ Portugal), Mohammed Lyounsi (réalisateur/ Maroc) et Mohamed Laroussi (écrivain/ Maroc).

Le jury des courts métrages, quant à lui, est présidé par le réalisateur marocain Hakim Noury et comprend Slim Belhiba (réalisateur/ Tunisie), Hazem Metwally (réalisateur/ Egypte), Zohra Noujoum (comédienne/ Maroc), Elodie Lachaud (réalisatrice), ainsi que Michelle Hart (artiste peintre/ Panama).

Les prix de ce festival sont : le «rameau d’or d’argan» pour les meilleurs longs et courts métrages, prix de la meilleure réalisation, prix du meilleur scénario, prix de la meilleure interprétation masculine, prix de la meilleure interprétation féminine et le prix du meilleur éclairage.

En présence de 400 participants : Coup d’envoi à Agadir du Solar Challenge Morocco 2021

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 26/10/2021

En présence de 400 participants : Coup d’envoi à Agadir du Solar Challenge Morocco 2021

Le coup d’envoi du «Solar Challenge Morocco 2021» a été donné lundi depuis le stade Adrar d’Agadir.

Accompagnée par le Centre régional d’investissement Souss-Massa, l’agence Classic Events organise en collaboration avec l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) la première grande manifestation des transports utilisant l’énergie solaire le «Solar Challenge Morocco 2021».

400 personnes prennent part à cette édition dont sept équipes universitaires provenant des Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Estonie, Suède et bien entendu du Maroc. Chacune de ces équipes aura à cœur de prendre le volant de son véhicule solaire, construit conformément au règlement du Bridgestone World Solar Challenge, pour parcourir 2.500 kilomètres en cinq étapes depuis les routes asphaltées d’Agadir aux splendides montagnes de l’Atlas pour rencontrer les fabuleux bivouacs du désert de Merzouga.

Durant les cinq étapes les participants utiliseront seulement l’énergie solaire. Cette nouvelle édition engage des équipes de renommée mondiale constituées d’étudiants dynamiques pour choisir le prototype présentant la meilleure combinaison rapidité-économie d’énergie. Le temps cumulé des cinq étapes définira le vainqueur de ce rallye solaire qui sera annoncé lors d’une cérémonie de remise des prix le vendredi 29 octobre à Agadir. Selon les organisateurs, cette course unique en son genre aura plusieurs retombées économiques sur le Royaume. Tout d’abord, une grande partie du budget de l’organisation du «Solar Challenge Morocco 2021», estimé à 12 millions de dirhams, est directement investie dans les régions hôtes de l’événement. En effet, les organisateurs ont fait exclusivement appel à des sociétés, des prestataires et des artisans de la région de Souss-Massa, ce qui contribuera à la dynamisation de plusieurs secteurs, à savoir le tourisme, la location de voitures, l’artisanat, la confection textile, l’assurance, l’événementiel et l’animation.

Ensuite, des séances B to B et mises en relation d’affaires sont prévues lors de cette manifestation ainsi que des rencontres entre les universités marocaines et étrangères participantes au rallye pour un partage des connaissances, un échange d’expériences et une analyse des futures pistes de collaboration, à savoir les programmes d’échanges possibles. Grâce à cet événement, le Maroc se positionne sur le podium international des courses de voitures solaires et est ainsi le premier pays africain à organiser une telle manifestation au service des jeunes étudiants et de l’innovation. En parallèle à cette manifestation, les organisateurs proposent au public des ateliers pédagogiques, des parcs de jeux, des animations ainsi que des expositions de prototypes et d’inventions dans le domaine du solaire.

«L’énergie solaire peut faire rouler des voitures sur de très longs trajets»

Questions à Mouhcine Benmeziane, chef du Département Communication et Veille Technologique à l’IRESEN

ALM : En quoi consiste le «Solar Chalenge Morocco 2021»?

Mouhcine Benmeziane : Aujourd’hui nous sommes fiers d’organiser avec Classic Events cette course de voitures solaires au Maroc. En effet, nous organisons depuis 2013 plusieurs éditions entre Ben Guerir et Marrakech sur de courtes distances. Aujourd’hui le challenge est très différent et il consiste en une course très éprouvante pour les étudiants sur 2.000 km d’Agadir vers Merzouga et puis retour à Agadir. Et nous sommes très fiers de ces étudiants internationaux qui ont réussi à produire des prototypes très impressionnants, qui prouvent que l’énergie solaire peut faire rouler des voitures sur de très longs trajets surtout avec la compétence et l’ingéniosité de ces jeunes étudiants.

Comment l’idée est venue pour le lancer cette fois depuis la région Souss-Massa ?

La route que va prendre le convoi est une région très belle, et qui a beaucoup de potentiels en énergie solaire, donc le rayonnement y est fréquent, et ça permettra aux voitures de rouler de façon optimale sur ce long trajet.

Quelles sont les retombées de cette manifestation sur la recherche scientifique en matière d’énergie solaire ?

Les étudiants poussent vraiment très loin la technologie en ce qui concerne la mobilité en général et optimisent tout le processus que ce soit l’aérodynamique, la performance des cellules solaires ou le système de management de la batterie. Donc ces résultats peuvent par la suite être exploités dans le monde socio-économique, mais aussi une occasion pour eux de mettre la main à la pâte et d’expérimenter ce genre d’aventure qui est aussi une aventure humaine puisqu’ils travaillent en équipe sur différents aspects comme la mécanique et l’électronique, ce qui les pousse à innover dans ce domaine très porteur qui est la technologie verte.