Funérailles et obsèques : les nouvelles restrictions au Maroc

leseco.ma – 01/12/2021

Le gouvernement a annoncé, ce mercredi soir, avoir décidé de limiter à 10 personnes au maximum la présence aux cérémonies des funérailles et des obsèques.

« Sur la base des dispositions juridiques relatives à la gestion de l’état d’urgence sanitaire, et dans le cadre des mesures préventives en vigueur pour limiter la propagation de la pandémie du Coronavirus, et en vue de la préservation de la santé des citoyennes et des citoyens, le gouvernement a décidé de limiter à 10 personnes au maximum la présence aux cérémonies des funérailles et des obsèques », indique le gouvernement dans un communiqué.

Tout insistant sur l’importance de ces dispositifs pour la réduction des risques de propagation de la pandémie, le gouvernement rappelle la nécessité de l’engagement fort et responsable de tous pour le respect des mesures et décisions prises par les autorités publiques.

Covid-19 : 171 nouveaux cas confirmés en 24H, 3 décès

lematin.ma – 01/12/2021

Ph. Sradni

Le ministère de la Santé et de la protection sociale a recensé durant les dernières 24 heures 171 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 950.088 le nombre total des cas de contamination. 13.728 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 9.508.303 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 1,24%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 932.421 avec 130 nouvelles rémissions ce mercredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 98,1%.

Le ministère a également annoncé 3 nouveaux décès enregistré durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.779 et le taux de létalité à 1,6%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 2.888 personnes (+35), dont 106 cas graves (+19). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 2,02%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 24.423.857 (+4.452) pour la première dose, 22.683.635 (+16.782) pour la deuxième et 1.695.226 pour la troisième (+27.849).

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 78 cas à Casablanca-Settat : 61 à Casablanca, 4 à Mohammedia, 3 à Nouaceur, 3 à Settat, 3 à Berrechid, 2 à Benslimane et 2 à El Jadida.
  • 64 cas à Rabat-Salé-Kenitra : 15 à Salé, 14 à Kénitra, 13 à Rabat, 10 à Skhirate-Témara, 7 à Sidi Kacem, 3 à Khémisset et 2 à Sidi Slimane.
  • 8 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Aousserd.
  • 7 cas à Marrakech-Safi : 5 à Marrakech, 1 à El Kelâa des Sraghna et 1 à Safi.
  • 7 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 5 à Tanger-Assilah et 2 à Al Hoceima.
  • 3 cas à Fès-Meknès : 1 à Fès, 1 à Meknès et 1 à Taza.
  • 2 cas à Souss-Massa : La totalité à Agadir-Ida-ou-Tanane.
  • 1 cas dans l’Oriental : à Oujda-Angad.
  • 1 cas à Béni Mellal-Khénifra : à Beni Mellal.
  • 0 cas à Drâa-Tafilalet.
  • 0 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra.
  • 0 cas à Guelmim-Oued Noun.

Algoculture : un projet pilote dans le Souss-Massa pour orienter les investisseurs

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 01/12/2021

L’ANDA a identifié plusieurs zones favorables à l’algoculture dans le cadre des études menées, notamment au niveau de Souss-Massa, une région connue pour la richesse de son milieu.
L’ANDA a identifié plusieurs zones favorables à l’algoculture dans le cadre des études menées, notamment au niveau de Souss-Massa, une région connue pour la richesse de son milieu.

C’est parti pour le projet de développement d’une ferme pilote d’algoculture en offshore dans le Souss-Massa. L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) a mandaté le cabinet d’ingénierie et de conseil, TMIS, pour assurer l’assistance technique de l’aménagement de cette plateforme. Coût de la prestation : 1,5 million de dirhams. Le développement de ce projet pilote devra permettre de mieux orienter les investisseurs et définir le vrai potentiel de la région en algoculture. Notons que l’institution a identifié plusieurs zones favorables à l’algoculture dans le cadre des études menées, notamment au niveau du Souss-Massa, une région connue par la richesse de son milieu. Concrètement, le plan d’aménagement aquacole a identifié une zone de 360 ha destinée à abriter des projets d’algoculture. Au total, 24 concessions, de 15 ha chacune, sont réservées aux projets d’algoculture au niveau de cette zone. Dans le cadre de ses missions, TMIS aura à définir le montage technico-économique de l’activité algocole adaptée à la région avec la détermination des contraintes liées au site d’implantation et les actions correctives devant être menées pour atteindre les objectifs de production. Il s’agit également d’évaluer la faisabilité technique des projets d’algoculture en offshore au niveau de la zone du projet.

À travers cette opération pilote, le Maroc affiche l’ambition de se positionner en tant que grand producteur d’algues en offshore.
Le Royaume s’inscrit, en effet, dans l’approche globale pour la contribution à la diminution du réchauffement climatique en adoptant la ceinture bleue qui propose le développement de l’algoculture parmi les solutions contribuant à l’atténuation des conséquences liées à ce phénomène. D’ailleurs, le projet pilote à installer s’inscrit dans une logique de consolidation de cette politique afin d’encourager les investisseurs à développer l’algoculture offshore.

Mémorandum d’entente entre les CRI Souss-Massa et Dakhla Oued Eddahab pour accompagner la dynamique de développement

mapexpress.ma – 01/12/2021

Mémorandum d’entente entre les CRI Souss-Massa et Dakhla Oued Eddahab pour accompagner la dynamique de développement

Agadir – Un mémorandum d’entente a été signé récemment, entre les Centres régionaux d’investissement (CRI) de Souss-Massa et de Dakhla Oued Eddahab en vue d’accompagner la dynamique de développement que connaissent les deux régions.

Cet accord dont la signature fait suite à une première rencontre qui s’est déroulée le 6 février 2021 à Dakhla, porte sur le tourisme, l’agriculture et la pêche, la logistique et le Commerce ainsi que l’industrie, des secteurs clés présentant des similarités en matière de vocation économique pour les deux régions, indique un communiqué conjoint des deux CRI.

Il s’agit notamment pour le tourisme, de la mise en place d’une offre touristique complémentaire et combinée entre les deux destinations et l’organisation de manifestations sportives communes dans l’objectif de promouvoir et développer le tourisme sportif dans les deux régions.

Concernant les secteurs de l’agriculture et de la pêche, l’accord prévoit la promotion de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’économie bleue et de l’économie verte.

Pour ce qui est de la logistique, le commerce et l’industrie, les deux institutions comptent développer des offres conjointes destinées à promouvoir les activités d’export depuis les deux régions vers l’Europe et l’Afrique.

Par ailleurs, une première action voit également le jour dans le cadre de ce mémorandum d’entente, par la mise en œuvre d’une coopération dans le domaine de la logistique et transport entre les deux CRI et la Startup CloudFret.

“Cette action vise à accompagner les acteurs du secteur du transport et de la logistique dans les deux régions Dakhla Oued Eddahab et Souss-Massa afin d’apporter des solutions efficaces permettant de réduire les coûts et de démocratiser l’accès au transport durable au Maroc et à l’international également”, a indiqué Driss Jabar, le PDG de CloudFret.

En effet, en l’absence de la garantie de pouvoir trouver du chargement retour, les transporteurs ont généralement tendance à facturer à la fois l’aller et le retour, selon le communiqué qui précise que ce partenariat permettra aux transporteurs des deux régions de trouver de nouvelles opportunités d’affaires, et ce, à travers l’ubérisation du transport routier de marchandise via la marketplace de Cloudfret .

Ladite market place propose des chargements retour depuis l’Afrique ou le Maroc vers l’Europe, ce qui contribuera à l’optimisation des coûts du transport, qui représentent une part importante du coût de revient des produits, renforçant ainsi la compétitivité des transporteurs et chargeurs des deux régions.

La plateforme permettra également de digitaliser le processus d’expédition des marchandises en offrant aux transporteurs un outil, à la fois simple et intuitif, de gestion des livraisons en temps réel. Aussi, Cloudfret accompagnera les acteurs du secteur du transport opérant dans les deux régions, dans l’étude et la mise en place d’une solution de transport optimale avec des conditions tarifaires préférentielles.

Il est à noter que les deux CRI comptent activer, très prochainement, une seconde action dans le cadre de leur coopération sur le volet touristique par la mise en place d’une offre complémentaire aux deux destinations.

Les régions de Souss-Massa et de Dakhla Oued Eddahab représentent une véritable opportunité de développement économique pour le Royaume. En effet, les deux régions jouissent d’un positionnement stratégique, d’une part au regard de sa centralité géographique, la région Souss-Massa constitue aujourd’hui un pont reliant le nord et le sud du Royaume, d’autre part, la région de Dakhla représente un hub d’exportation vers l’Afrique subsaharienne et constitue un acteur majeur de développement économique des provinces du Sud, note le communiqué.

Un art ancestral au service du rayonnement du Royaume

par Seddik Mouaffak – maroc-hebdo.press.ma – 01/12/2021

Longtemps marginalisée, la culture Gnaoua est aujourd’hui reconnue comme un patrimoine universel et une composante majeure de la culture marocaine.

Reconnue enfin comme une expression culturelle majeure de notre identité, riche et plurielle, la culture Gnaoua prouvera une fois de plus son exceptionnelle richesse et son universalité, le 20 novembre 2021 à Essaouira.

Son inscription, en décembre 2019, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO a été le couronnement du travail incessant et audacieux mené depuis 1998, avec la naissance du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, afin de valoriser cet art ancestral, le protéger et lui permettre de rayonner. Un événement que nous aurions souhaité célébrer au lendemain de son annonce mais la crise de la Covid 19 ne nous en a pas donné la possibilité.

Deux ans après, la SNRT forte de sa mission de service public et de sa vocation de promotion du patrimoine culturel national, et l’Association Yerma Gnaoua pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine gnaoui unissent leurs talents et leurs expertises pour une première dans l’histoire audiovisuelle marocaine: une soirée célébration de l’inscription du patrimoine Gnaoua à l’UNESCO.

73 mâalems viendront de tout le Royaume pour cette production inédite. En effet, de Tanger, Tétouan, Asilah, Fès et Meknès, le Nord sera présent par la voix et le talent de 9 maâlmins. Casablanca et Rabat et ses 20 maîtres offriront à entendre la musique gnaoua d’hier et d’aujourd’hui, grâce à la nouvelle génération. Marrakech et Essaouira seront là en force, riche de leurs si fameux représentants, avec respectivement 20 et 15 mâalems. Du Sud viendront 5 Gnaoua de Taroudant et Agadir, et enfin 4 mâalems de la ville de Safi.

115 artistes au total, les mâalems et leurs guembris, les mqadmat ou maîtresses de cérémonie, les kouyous et leurs crotales, les porte-drapeaux et leurs couleurs et enfin les mbakhrat et leurs encens.

Il s’agit non seulement d’offrir à tous et à toutes un grand moment de divertissement, mais de mettre en valeur toute la richesse et la magnificence de cette culture, sous la forme d’une lila dans la plus pure tradition. L’émission filmera cette veillée en quatre temps (Al Adda, Oulad Bambara, Nougcha et Leftouh) de rythmes et de transe où se mêlent des pratiques africaines ancestrales, des influences arabo-musulmanes et des manifestations culturelles berbères autochtones.

Au programme, 120 minutes de rythmes, de chants et de partage de la pure tradition gnaouie. Un voyage mystique aux tréfonds de cette culture, format «grandeur nature». Cette soirée exceptionnelle se déroulera dans le plus bel écrin que l’on puisse offrir: la vieille cité d’Essaouira, place El Manzeh.

Soirée de commémoration
Ce format original et inédit, librement diffusé sur la chaîne nationale marocaine Al Oula est conçu afin d’aller à la rencontre de tous les amatrices et amateurs de la tagnaouite et, via les canaux de diffusion de la SNRT, la faire connaître à de nouveaux publics à travers le monde. Sa diffusion est prévue courant décembre 2021.

L’association Yerma Gnaoua saisit l’occasion de cette production exceptionnelle sur l’art ancestral des Gnaoua pour continuer à honorer comme il se doit ces musiciens magiciens que sont les maîtres Gnaoua. Une série d’événements viendra animer la belle médina d’Essaouira le 20 novembre 2021 sous le thème de la reconnaissance et du recueillement. Recueillement avec des soirées en hommages aux mâalems qui nous ont quitté. Reconnaissance enfin lors de lilas qui fêteront les grands mâalems détenteurs de la tradition et qui continuent de la perpétuer auprès des jeunes générations.

Car c’est une tradition: les mâalems disparus au cours de l’année sont honorés lors d’une soirée de commémoration durant le Festival Gnaoua et Musiques du monde. Les éditions 2020 et 2021 ayant été annulées pour cause de pandémie, l’Association Yerma Gnaoua saisit cette occasion pour organiser une soirée en hommage à trois grands mâalems qui nous ont quitté en 2020 et 2021: trois lilas seront dédiées à feus mâalems Mahjoub Khalmous (Marrakech) à la Zaouia Sidna Bilal, Abdellatif Makhzoumi (Marrakech) à la Zaouia Issaoua et Said Oughassal (Casablanca) à Dar Souiri.

Ce patrimoine si riche qu’est la culture gnaouie, nous le devons à ces gardiens de la mémoire que sont les grands mâalems du Maroc. C’est eux qui ont permis à cet art de rester vivant, art reconnu à sa juste valeur, apprécié de tous et apprécié partout. Ainsi la Zaouia Sidna Bilal, la Zaouia Issaoua et Dar Souiri accueillent trois lilas, afin d’honorer huit grands mâalems encore vivants: une lila rbatia en l’honneur des mâalems Mahjoub El Gouchi, Mohamed Chawki, Lahcen Touil; une lila chamalia en l’honneur des mâalems Abdellah El Gord, Abdelwahed Stitou, Abdellah Jamai; et enfin une lila marsaouia en l’honneur des mâalems Allal Soudani et Said El Bourki.

Une lila sera par ailleurs dédiée à ce courant particulier de la tagnaouite qu’est la Sebtiyine, variante de l’art gnaoua, développée à Fès et Meknès, qui s’adresse aux adeptes de confession juive, lila orchestrée par les mâalems Hamid Dakkaki et Omar Hayat, à Bayt Dakira.

Tiznit : un SDF immolé par le feu, deux individus interpellés

Par Mohamed Younsi – le360.ma – 01/12/2021

Immolation

Les éléments de la police judiciaire de Tiznit ont rapidement interpellé deux individus accusés d’avoir provoqué la mort d’un sans domicile fixe (SDF), en le brûlant vif. Les détails de ce drame dans cette revue de presse du quotidien Assabah.

Le crime énigmatique d’un sans domicile fixe (SDF), mort brûlé vif, a été rapidement dénoué par les éléments de la police judiciaire de la ville de Tiznit. En effet, l’enquête ouverte sous la supervision du parquet compétent a conduit la police à l’arrestation de deux individus qui étaient en sa compagnie la nuit du drame. Ces deux individus, également SDF, auraient tenté d’induire en erreur les enquêteurs, en leur faisant croire que la victime s’était immolée par le feu après avoir sniffé de la colle et d’autres produits extrêmement dangereux.

Mais, lors de l’interrogatoire et confrontés aux témoignages de l’entourage de la victime, les deux individus ont reconnu les faits, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 2 décembre. Et de préciser qu’à la suite d’un conflit entre les trois SDF qui avait sniffé de le colle ensemble, dans la soirée de lundi dernier, l’un d’entre eux a inondé la victime d’un liquide inflammable, apparemment de l’alcool à brûler, avant d’y mettre le feu.

La scène a suscité l’indignation des passants et des riverains qui se trouvaient dans les environs du siège du pachalik de la ville. Leur intervention n’a pu permettre d’avoir raison du feu qui s’était emparé du corps de la victime, lui provoquant des brûlures au troisième degré. Alertés, les éléments de la protection civile ont transporté d’urgence la victime à l’hôpital régional d’Agadir pour tenter de la sauver. Mais, en dépit de tous les soins qui lui ont été procurés, la victime a succombé à ses blessures et brûlures, font savoir les sources du quotidien.

Les deux individus accusés d’avoir provoqué la mort de leur compagnon en le brûlant vif ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête ouverte sous la supervision du parquet compétent. D’après les sources du quotidien, les deux individus, âgés respectivement de 44 et 47 ans, ont des antécédents judiciaires. Cette enquête permettra de savoir s’ils ont commis d’autres crimes dans la région avant leur comparution devant le procureur général du roi près la Cour d’appel d’Agadir. 

Les mégaprojets de dessalement d’eau de mer du Maroc vus des EAU

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 01/12/2021

Les mégaprojets de dessalement d’eau de mer du Maroc vus des EAU
Usine de dessalement d’eau d’Agadir

Les capacités du Royaume à développer les projets des plus marquants en matière de dessalement d’eau de mer, ont été mises en avant par le média de l’environnement AbudhabiEnv.ae. 

Sous le titre « Le Maroc lance la plus grande usine de dessalement d’eau de mer d’une superficie d’environ 275 000 mètres cubes »,  AbudhabiEnv.ae loue les capacités du Royaume à développer des mégaprojets à la lumière des changements majeurs que connaît le monde avec le niveau élevé des besoins en ressources naturelles les plus importantes, au premier rang desquelles l’eau.

Face donc à la demande croissante de cette substance fondamentale et vitale et à sa rareté dans certaines régions du Maroc, le Royaume a eu recours à la technologie du dessalement de l’eau de mer, afin de sécuriser les besoins en eau potable et en irrigation. Parmi ces projets, le projet d’usine de dessalement d’eau de mer à la périphérie de la ville d’Agadir, qui est classé parmi les plus grands projets en Afrique et dans le bassin méditerranéen.

La capacité de l’usine, qui devrait entrer en service très prochainement, est de 275 000 m3 150 000 pour une consommation alimentaire et 125 000 pour irriguer les 13 600 hectares de plantations situées près d’Agadir pendant la première phase, avec la perspective que cette capacité puisse atteindre 400 000 m3 d’eau dessalée par jour à terme. C’est la société espagnole Abengoa qui s’occupera du développement, de la construction et de la maintenance de l’usine pendant au moins 27 ans.

En attendant l’annonce de la date officielle d’inauguration de la nouvelle gare, nous dit encore le média émirati, un clip vidéo récemment diffusé sur les réseaux sociaux, documente le moment où les ingénieurs et ouvriers marocains ont célébré le succès de la phase d’essai liée à cet immense projet. Ce projet, d’un coût total de 4,41 milliards de dirhams marocains (environ 493 millions de dollars américains), s’inscrit dans les objectifs du plan marocain de diversification des sources d’approvisionnement en eau et d’assurer la sécurité, dans le cadre du Programme national d’Approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027.

La nouvelle station vise à desservir plus de 6 600 000 personnes en eau potable. La nouvelle usine, qui couvre une superficie de 20 hectares, contribuera également à renforcer l’activité agricole dans les zones agricoles de la région de Souss-Massa et de sa capitale, Agadir, notamment la plaine de Chtouka, en lui fournissant de l’eau d’irrigation, pour combler le déficit résultant du déficit enregistré dans le niveau de la nappe phréatique, qui est estimé à 90 millions de mètres cubes par an.

La région « Chtouka Ait Baha » de la région de Souss-Massa, qui fait partie des superficies qui seront couvertes par le programme d’approvisionnement en eau d’irrigation à partir de la nouvelle station, est l’une des zones agricoles les plus importantes du Maroc, car elle produit à elle seule 65% des exportations marocaines de légumes et de fruits, sur une superficie allant jusqu’à 15 mille hectares, ce qui a nécessité la recherche de nouvelles ressources en eau pour maintenir le secteur agricole dans la région.

En janvier 2020, le Maroc a lancé un programme national d’approvisionnement en eau potable et eau d’irrigation 2020-2027, qui vise à soutenir et diversifier les sources d’eau et développer l’approvisionnement en eau, notamment en construisant davantage de barrages et en réutilisant les eaux usées pour l’irrigation, en plus d’explorer les eaux souterraines et la mise en place d’usines de dessalement.

Le Royaume compte actuellement quatre usines de dessalement d’eau de mer dans les villes de Laâyoune, Boujdour, Tan-Tan et Sidi Ifni auxquelles s’ajoutera tout bientôt la nouvelle usine d’Agadir (144 millions de mètres cubes d’eau par an) et d’Al Hoceima (d’une capacité de 6 millions de mètres cubes d’eau par an), tandis que d’autres usines de dessalement devraient être achevées dans le villes de Casablanca (2027), Safi et Dakhla. Il est également prévu dans le futur de construire une nouvelle usine à Dakhla et d’augmenter la capacité des usines de dessalement existantes à Laâyoune, Tan-Tan et Sidi Ifni.

Le gouvernement marocain envisage d’implanter une usine de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300 millions de mètres cubes dans la capitale économique Casablanca, d’ici 2027, selon le plan national de développement de l’approvisionnement en eau du pays. L’Exécutif investira 9,5 milliards de dirhams dans le projet qui sera construit en partenariat entre les secteurs public et privé.

Par ailleurs, d’ici 2050, le Maroc entend atteindre une capacité totale de 1 milliard de mètres cubes d’eau de mer dessalée et réutiliser jusqu’à 345 millions de mètres cubes d’eaux usées par an (actuellement 40 à 50 millions de mètres cubes sont réutilisés).

Tourisme: pour les opérateurs d’Agadir, la suspension des vols leur a donné le coup de grâce

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 01/12/2021

Agadir - Tourisme - Annulations réservations - Crise - Variant Omicron -
Restaurants et hôtels vides, guides désœuvrés… Les différents opérateurs de la chaîne de valeur du tourisme à Agadir en appellent à une intervention des autorités afin de faire face à la crise qui les attend. © Copyright : Mhand Oubarka / Le360 (capture image vidéo)

Comme partout au Maroc, la suspension des vols et des liaisons maritimes depuis et vers le Maroc, entrée en vigueur en début de semaine, est ressentie comme le coup de grâce qui a été asséné au tourisme et aux divers opérateurs d’Agadir.AA

Une vraie gueule de bois pour les opérateurs du secteur du tourisme à Agadir, au lendemain de l’entrée en vigueur de la suspension des vols aériens et des liaisons maritimes depuis et vers le Maroc.

Pour Mohamed Goulahcen, président de l’Association des restaurateurs de Souss-Massa, le tourisme accuse le coup depuis le début de la pandémie et même après l’allègement des restrictions. Toutefois, cet opérateur dit comprendre les décisions prises par les autorités pour éviter la propagation au Maroc du nouveau variant Omicron.

Cependant, il affirme que ces nouvelles mesures doivent être accompagnées par des mesures parallèles, afin d’aider les restaurants à vocation touristique. Concrètement, Mohamed Goulahcen appelle à des mesures fiscales au bénéfice des 85 restaurants touristiques que compte la région, soit le dixième des établissements de ce genre dans tout le Maroc.

«C’est la goutte qui a fait déborder le vase!», se désole pour sa part Hassan Boutkayout, président de l’Association régionale des guides touristiques.

Interrogé par Le360, il tient à alerter l’opinion publique et les autorités sur la situation dramatique que vivent les guides depuis deux années et que les dernières mesures n’ont fait qu’aggraver. «Généralement, les mois de novembre, décembre, janvier et février constituent la haute saison pour nous, surtout à la faveur des bateaux de croisière», explique Hassan Boutkayout qui s’inquiète du sort de près de 4.000 familles, qui tirent leur revenu de cette activité. 

Ces nouvelles mesures inquiètent aussi, évidemment, les opérateurs hôteliers. A en croire Larbi Boussaid, responsable d’un établissement classé à Agadir, toutes les réservations pour le mois de décembre ont été annulées.

Le transport touristique trinque donc à nouveau à Agadir et dans sa région, explique aussi El Hassan Hamidout, trésorier de l’Association professionnelle des transporteurs touristiques de Souss-Massa. Selon lui, cette filière ne va pas se relever et risque tout simplement la banqueroute, avec des dettes qui s’accumulent et des banques qui insistent pour récupérer leur dû.

Comme tous ses confrères de la chaîne de valeur du tourisme à Agadir, El Hassan Hamidout en appelle à une intervention des autorités via le système des aides directes, sachant, affirme-t-il, que les transporteurs n’ont reçu aucune aide depuis le mois de juin dernier.