Les mégaprojets de dessalement d’eau de mer du Maroc vus des EAU

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 01/12/2021

Les mégaprojets de dessalement d’eau de mer du Maroc vus des EAU
Usine de dessalement d’eau d’Agadir

Les capacités du Royaume à développer les projets des plus marquants en matière de dessalement d’eau de mer, ont été mises en avant par le média de l’environnement AbudhabiEnv.ae. 

Sous le titre « Le Maroc lance la plus grande usine de dessalement d’eau de mer d’une superficie d’environ 275 000 mètres cubes »,  AbudhabiEnv.ae loue les capacités du Royaume à développer des mégaprojets à la lumière des changements majeurs que connaît le monde avec le niveau élevé des besoins en ressources naturelles les plus importantes, au premier rang desquelles l’eau.

Face donc à la demande croissante de cette substance fondamentale et vitale et à sa rareté dans certaines régions du Maroc, le Royaume a eu recours à la technologie du dessalement de l’eau de mer, afin de sécuriser les besoins en eau potable et en irrigation. Parmi ces projets, le projet d’usine de dessalement d’eau de mer à la périphérie de la ville d’Agadir, qui est classé parmi les plus grands projets en Afrique et dans le bassin méditerranéen.

La capacité de l’usine, qui devrait entrer en service très prochainement, est de 275 000 m3 150 000 pour une consommation alimentaire et 125 000 pour irriguer les 13 600 hectares de plantations situées près d’Agadir pendant la première phase, avec la perspective que cette capacité puisse atteindre 400 000 m3 d’eau dessalée par jour à terme. C’est la société espagnole Abengoa qui s’occupera du développement, de la construction et de la maintenance de l’usine pendant au moins 27 ans.

En attendant l’annonce de la date officielle d’inauguration de la nouvelle gare, nous dit encore le média émirati, un clip vidéo récemment diffusé sur les réseaux sociaux, documente le moment où les ingénieurs et ouvriers marocains ont célébré le succès de la phase d’essai liée à cet immense projet. Ce projet, d’un coût total de 4,41 milliards de dirhams marocains (environ 493 millions de dollars américains), s’inscrit dans les objectifs du plan marocain de diversification des sources d’approvisionnement en eau et d’assurer la sécurité, dans le cadre du Programme national d’Approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027.

La nouvelle station vise à desservir plus de 6 600 000 personnes en eau potable. La nouvelle usine, qui couvre une superficie de 20 hectares, contribuera également à renforcer l’activité agricole dans les zones agricoles de la région de Souss-Massa et de sa capitale, Agadir, notamment la plaine de Chtouka, en lui fournissant de l’eau d’irrigation, pour combler le déficit résultant du déficit enregistré dans le niveau de la nappe phréatique, qui est estimé à 90 millions de mètres cubes par an.

La région « Chtouka Ait Baha » de la région de Souss-Massa, qui fait partie des superficies qui seront couvertes par le programme d’approvisionnement en eau d’irrigation à partir de la nouvelle station, est l’une des zones agricoles les plus importantes du Maroc, car elle produit à elle seule 65% des exportations marocaines de légumes et de fruits, sur une superficie allant jusqu’à 15 mille hectares, ce qui a nécessité la recherche de nouvelles ressources en eau pour maintenir le secteur agricole dans la région.

En janvier 2020, le Maroc a lancé un programme national d’approvisionnement en eau potable et eau d’irrigation 2020-2027, qui vise à soutenir et diversifier les sources d’eau et développer l’approvisionnement en eau, notamment en construisant davantage de barrages et en réutilisant les eaux usées pour l’irrigation, en plus d’explorer les eaux souterraines et la mise en place d’usines de dessalement.

Le Royaume compte actuellement quatre usines de dessalement d’eau de mer dans les villes de Laâyoune, Boujdour, Tan-Tan et Sidi Ifni auxquelles s’ajoutera tout bientôt la nouvelle usine d’Agadir (144 millions de mètres cubes d’eau par an) et d’Al Hoceima (d’une capacité de 6 millions de mètres cubes d’eau par an), tandis que d’autres usines de dessalement devraient être achevées dans le villes de Casablanca (2027), Safi et Dakhla. Il est également prévu dans le futur de construire une nouvelle usine à Dakhla et d’augmenter la capacité des usines de dessalement existantes à Laâyoune, Tan-Tan et Sidi Ifni.

Le gouvernement marocain envisage d’implanter une usine de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300 millions de mètres cubes dans la capitale économique Casablanca, d’ici 2027, selon le plan national de développement de l’approvisionnement en eau du pays. L’Exécutif investira 9,5 milliards de dirhams dans le projet qui sera construit en partenariat entre les secteurs public et privé.

Par ailleurs, d’ici 2050, le Maroc entend atteindre une capacité totale de 1 milliard de mètres cubes d’eau de mer dessalée et réutiliser jusqu’à 345 millions de mètres cubes d’eaux usées par an (actuellement 40 à 50 millions de mètres cubes sont réutilisés).

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