LES PARTIS D’OPPOSITION VEULENT PRIVER AZIZ AKHANNOUCH DE LA MAIRIE D’AGADIR

par Amyne Asmlal – le360.ma – 08/12/2021

Aziz Akhannouch, maire d'Agadir

Le PJD, le MP et le PPS ont déposé trois propositions de loi qui ont toutes le même objectif. Les trois partis veulent empêcher les membres du gouvernement de gérer des communes en même temps que leurs départements. Akhannouch est le premier visé. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Que le chef du gouvernement ou des membres de son équipe aient également la charge de la gestion de certaines grandes villes est un fait que l’opposition refuse d’accepter. Ainsi, les groupes du PPS et du MP et le groupement du PJD à la première Chambre se sont empressés de déposer au Parlement des propositions de lois visant à interdire le cumul des deux mandats. Ce sont d’ailleurs les premiers textes à avoir été déposés par les députés, dès l’ouverture de la nouvelle législature.

D’après le quotidien Al Ahdath Al Maghribia qui rapporte l’information dans son numéro du jeudi 9 décembre, il s’agit dans les trois cas d’une proposition d’amendement de la loi organique n° 065-13 relative à l’organisation et à la conduite des travaux du gouvernement et au statut de ses membres. 

Bien sûr, Aziz Akhannouch n’est pas le seul à être concerné par ces propositions de lois. Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, ainsi que Fatima-Zahra Mansouri, en charge du département de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, sont également visés. D’après le quotidien, cette question est revenue à la Une de l’actualité au lendemain de la démission de l’ancienne ministre de la Santé et de la protection sociale, Nabila Rmili, de son poste au gouvernement pour se consacrer à la gestion de Casablanca, dont elle est maire.

La question ne date pas d’hier. Elle s’est déjà posée lors du premier mandat du gouvernement Benkirane lorsque deux ministres, dont l’un du PJD, s’étaient catégoriquement opposés à l’idée d’instaurer une incompatibilité entre la fonction de membre du gouvernement et le mandat de président de commune. Quoi qu’il en soit, note le quotidien, le fait est qu’une proposition de loi ne peut être programmée pour examen en commission qu’après avoir reçu le feu vert du gouvernement.

Ce qui n’est pas acquis d’avance, non seulement parce des membres du gouvernement et son chef sont directement concernés, mais parce que, comme le souligne une source gouvernementale citée par le quotidien, «les trois propositions de lois en question semblent faites sur mesure et ciblent une ou deux personnes, ce qui leur ôte toute légitimité». Néanmoins, citant la même source, le quotidien affirme que le gouvernement, en fin de compte, ne s’opposera sans doute pas à l’examen de ces trois textes devant la Commission de la législation, de la justice et des droits de l’Homme.

Le quotidien précise toutefois que c’est le chef du gouvernement qui est directement visé par ces trois propositions de loi et, dans une moindre mesure, le ministre de la Justice. La source gouvernementale d’Al Ahdath Al Maghribia assure qu’en décidant de donner son avis favorable à ces trois textes, le gouvernement enverra un message d’ouverture et un signe de bonne foi dans ses relations avec l’institution législative.

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