Notre traversée de l’Espagne

Partis tôt d’Agadir, nous sommes arrivés très en avance l’après-midi pour prendre le ferry vers Tarifa et il nous a fallu attendre longtemps sur le port.

Départ de Tanger

Le soir, nous avons dormi à Algésiras, l’hôtel était juste au dessus du port :

Le matin, vue sur le Rocher de Gibraltar :

Nous prenons ensuite la route en direction de Madrid

Sur des dizaines de kilomètres, des plantations d’oliviers !

Le long de la route, on découvre des symboles très connus de l’Espagne :
Le Taureau, conçu à l’origine comme promotion publicitaire du groupe Osborne (vins et spiritueux)

Et Tio Pepe (on en voit moins que dans le temps). C’est une enseigne pour les vins Tío Pepe du groupe González Byass-Jerez, une des icones les plus célèbres d’Espagne

Et, comme on approche de Consuegra, on commence à voir les silhouettes de Don Quichotte et de Sancho Panza :

On aperçoit les 12 moulins à vent rendus célèbres par le roman Don Quichotte de la Manche ( El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha) de Miguel Cervantès.

Don Quichotte et les moulins à vent (extrait du chapitre VIII)
En ce moment ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu’il y a dans cette plaine, et, dès que Don Quichotte les vit, il dit à son écuyer : « La fortune conduit nos affaires mieux que ne pourrait y réussir notre désir même. Regarde, ami Sancho ; voilà devant nous au moins trente démesurés géants, auxquels je pense livrer bataille et ôter la vie à tous tant qu’ils sont.
– Quels géants ? demanda Sancho Panza.
– Ceux que tu vois là-bas, lui répondit son maître, avec leurs grands bras, car il y en a qui les ont de presque deux lieues de long.
– Prenez donc garde, répliqua Sancho; ce que nous voyons là-bas ne sont pas des géants, mais des moulins à vent, et ce qui paraît leurs bras, ce sont leurs ailes, qui, tournées par le vent, font tourner à leur tour la meule du moulin.

Il donne de l’éperon à son cheval Rossinante, sans prendre garde aux avis de son écuyer Sancho, qui lui criait qu’à coup sûr c’étaient des moulins à vent et non des géants qu’il allait attaquer.
Pour lui, il s’était si bien mis dans la tête que c’étaient des géants, que non seulement il n’entendait point les cris de son écuyer Sancho, mais qu’il ne parvenait pas, même en approchant tout près, à reconnaître la vérité.
Au contraire, et tout en courant, il disait à grands cris : « Ne fuyez pas, lâches et viles créatures, c’est un seul chevalier qui vous attaque. »
Un peu de vent s’étant alors levé, les grandes ailes commencèrent à se mouvoir ; ce que voyant Don Quichotte s’écria : «Quand même vous remueriez plus de bras que le géant Briarée, vous allez me le payer. »
Puis, bien couvert de son écu, et la lance en arrêt, il se précipite, au plus grand galop de Rossinante, contre le premier moulin qui se trouvait devant lui ; mais, au moment où il perçait l’aile d’un grand coup de lance, le vent la chasse avec tant de furie qu’elle met la lance en pièces, et qu’elle emporte après elle le cheval et le chevalier, qui s’en alla rouler sur la poussière en fort mauvais état.
« Miséricorde ! s’écria Sancho, n’avais-je pas bien dit à Votre Grâce qu’elle prît garde à ce qu’elle faisait, que ce n’était pas autre chose que des moulins à vent, et qu’il fallait, pour s’y tromper, en avoir d’autres dans la tête ? »
– Tais-toi, Sancho ; à la guerre, plus qu’ailleurs, on ne peut jamais savoir comment les choses vont tourner. Pour moi, je pense, et c’est la vérité, que cet enchanteur Freston qui a emporté mon cabinet et mes livres, a transformé ces géants en moulins pour me ravir l’honneur de les avoir vaincus, si grande est la haine qu’il me porte. Mais au bout du compte, mon épée sera plus forte que tous ses maléfices.
– Dieu en décidera ! conclut Sancho.

Ces moulins datent du 16ème siècle, chacun d’eux porte le nom d’un personnage du roman, ils sont très bien entretenus et l’un d’eux, nommé « Sancho » conserve même son mécanisme d’origine en parfait état et pourrait encore moudre du grain.

Après Consuegra, nous nous dirigeons vers Villafranca de los Caballeros où nous avions retenu une chambre à l’hôtel « Las Banderas » situé au bord de Las lagunas de Villafranca de los caballeros.

Et, au matin, nous reprenons la route directe vers Burgos et Bayonne.

11 réflexions sur “Notre traversée de l’Espagne

  1. Merci les amis pour ce reportage et ces photos qui nous font voyager avec vous! Et, en chemin nous apprenons mille choses!
    Nous vous souhaitons de belles vacances françaises et au plaisir de vous retrouver à la rentrée. Et toujours… au plaisir de lire Michel sur son blog!

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