Agadir : Venez suivre la finale de la coupe du monde à l’Institut Français

.

Publicités

Journée scientifique Dinosaures et Météorites le 14 juillet à Anza

SANTÉ : 20% DES MÉDECINS REFUSENT DE TRAVAILLER DANS LES ZONES ÉLOIGNÉES

Par Samir Hilmi – le360.ma – 11/07/2018

Anas Doukkali

© Copyright : DR

Lors d’une séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a révélé que 20% des médecins rechignaient à quitter leur ville pour aller exercer dans les zones rurales.

Répondant à une question lors d’une séance à la Chambre des représentants, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a déclaré que seuls
56 % des 73% des médecins nommés dans le milieu rural avaient intégré leurs postes. Selon le ministre, plusieurs médecins et infirmiers auraient refusé de travailler dans les zones éloignées, causant ainsi un déficit médical conséquent dans les hôpitaux et les centres hospitaliers de ces régions. Ce qui a poussé le gouvernement, il y a quelque temps, à faire appel à des médecins généralistes sénégalais pour occuper les 32 postes budgétés par le département de tutelle. Une explication qui a été notifiée par une réponse écrite à une question du groupe istiqlalien sur le mode de déploiement des cadres médicaux dans la région de Souss-Massa.

Notre confrère Al Ahdat Al Maghribia rapporte, dans édition du jeudi 12 juillet, que l’ordre national sénégalais des médecins avait publié, sur son site officiel, un appel à candidature pour occuper des postes vacants dans les zones rurales marocaines. Le gouvernement devrait continuer à solliciter l’apport des médecins étrangers pour parer à l’insuffisance des prestations médicales dans les zones éloignées. D’autant que les médecins marocains continuent à émigrer, sans contrainte, vers l’Europe et que ceux qui restent ne veulent pas perdre le confort qu’ils ont dans les villes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Maroc fait venir des médecins étrangers puisque, depuis 1975, près de 1.722 cadres médicaux chinois ont exercé dans les hôpitaux marocains.

Le grenier collectif «Agadir Imchguiguilne» fait peau neuve

lematin.ma – 08/07/2018

Situé dans la commune d'Aït M'zal, dans la province de Chtouka Aït Baha, dont l'histoire remonte à près de 760 ans, le grenier collectif traditionnel «Agadir Imchguiguilne», a été réhabilité et restauré. Ph : MAP

Le grenier collectif traditionnel «Agadir Imchguiguilne», situé dans la province de Chtouka Aït Baha, a été réhabilité et restauré dans le cadre des efforts visant la préservation et la valorisation du patrimoine culturel de la région Souss-Massa.

Cette opération a pu aboutir grâce à un financement du Conseil régional qui y a consenti un budget de 1.358.000 DH. Le ministère de la Culture et de la Communication a assuré l’accompagnement et le suivi des travaux de réhabilitation portant sur les différentes dépendances du grenier, aussi bien les pièces réservées au stockage, la mosquée, la place centrale ainsi que la fosse septique.

Les greniers-citadelles collectifs, Igoudar (pluriel d’Agadir en amazihghe) relatent une histoire ancestrale et une riche culture à la fois architecturale et sociale. Ils servent d’endroits sûrs pour stocker les denrées alimentaires, les récoltes ou encore les bijoux et les documents précieux.

Selon le Conseil régionale, l’opération de restauration d’Agadir- Imchguiguiline, qui comporte 31 chambres sur trois étages d’une hauteur de 70 m, s’inscrit dans le sillage d’une stratégie de développement et de mise en valeur du patrimoine culturel matériel et la diversification de l’offre touristique, particulièrement dans l’arrière-pays.

Pour s’enquérir de l’état actuel de ce grenier situé dans la commune d’Aït M’zal, dont l’histoire remonte à près de 760 ans, une visite a été effectuée, vendredi, par une délégation conduite par le wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji, et comprenant, entre autres, le gouverneur de la province de Chtouka Aït-Baha, Jamal Khallouq, et le président du Conseil régional, Brahim Hafidi.

D’après le Conseil régional, d’autres projets portant sur la mise en valeur du site sont en cours de réalisation, dans le cadre d’une convention de partenariat portant notamment sur la réalisation de structures d’accueil, l’aménagement de l’espace extérieur du grenier d’Imchguiguilne, et la mise en place de panneaux de signalisation.

Outre le Conseil régional, cette convention implique l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes de l’arganier, le ministère de la Culture et de la Communication, et la commune Aït Mzal, avec pour objectif également de promouvoir le site dans le cadre des circuits du tourisme culturel dans la région réputée pour ses atouts naturels et écologiques, et la variété de ses produits d’artisanat.

En partenariat avec la délégation régionale de la Culture, le Conseil de la région Souss-Massa s’active, d’autre part, pour inscrire divers sites historiques et archéologiques de la région sur la liste du patrimoine national, dont les Igoudar qui témoignent de l’originalité du patrimoine architectural local.

Delphinarium d’Agadir : entre développement touristique et polémique

Par Odilon Gournay- telquel.ma – 11/07/2018

Un delphinarium vient d’ouvrir ses portes à Agadir. La structure a été financée par des fonds russes à hauteur de 8 millions de dirhams. A l’heure où les delphinariums sont fermés ou interdits dans plus en plus de pays, l’installation de ce centre de spectacles de dauphins n’est pas du goût de tous.

« Agadir World Dolphin » a ouvert ses portes le 6 juillet.

Q
uatre dauphins dans une piscine, quatre entreprises russes associées sous le nom « d’Agadir World Dolphin », et un investissement de 8 millions de dirhams. Voici les trois composantes du nouveau delphinarium d’Agadir. Le centre aquatique a été inauguré en grande pompe le 6 juillet. Le Wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji, le président du conseil régional, Brahim Hafidi et le consul général de Russie, Andrey Tsyberko se sont déplacés pour l’occasion. L’objectif du projet : améliorer l’offre d’animation de la station balnéaire. Une attraction à première vue attrayante, mais qui suscite également polémique.

Le Maroc à contre-courant

L’association locale de défense de l’environnement marin, Surfrider Foundation Maroc (SFM), s’est portée vent debout contre la réalisation du delphinarium. Dès l’annonce de sa construction, à l’automne 2017, elle a lancé une pétition qui a recueilli près de 10.000 signatures. Surfrider Foundation explique les raisons de son hostilité sur son site internet :
« La capture dévastatrice de ces mammifères, les effets négatifs sur ses conditions de vie, dont la perte de l’ouïe (qui est leur sens premier), ainsi que l’asservissement d’un animal célèbre pour son intelligence extrême et habitué l’immensité bleue« .

Les autorités n’ont pas fait grand cas de ces arguments. Le président de l’association, Nourredine Sallouk, explique : « On a fait une projection d’un film retraçant les étapes de capture du dauphin. On devait le projeter dans les locaux d’une faculté de la région. Mais, à la dernière minute, on nous a appris que nous n’avions plus l’autorisation ». 

Nourredine Sallouk reconnaît la nécessité d’une dynamique d’animation en faveur du développement d’Agadir. Mais, il reste toutefois critique à l’égard de ce projet : « On peut très bien conduire des projets d’attraction pour amuser, attirer les touristes et diversifier les activités, mais pas de cette manière.
A l’échelle du monde, on voit que de nombreux delphinariums ferment, alors qu’ici au Maroc on est en train d’en ouvrir un et d’en faire un événement. »

En effet, de plus en plus de pays interdisent ou restreignent l’activité de ces centres. En 1972, aux Etats-Unis, une loi pour la protection des mammifères marins amorçait déjà le déclin généralisé des delphinariums. Le Royaume-Uni, où 36 delphinariums existaient en 1972, n’en dispose plus d’aucun en 1993. Depuis, de nombreux pays ont suivi le mouvement (Suisse, Croatie, Finlande…).

« Entre tourisme conscient, tourisme durable, solidaire, tourisme tout court, nous n’avons pas encore la sensibilité de faire la différence. Donc une heure passée avec les enfants à voir les dauphins faire des pirouettes c’est bien, à première vue, mais on ne voit pas ce qu’il y a derrière ces pirouettes : le conditionnement atroce de ces animaux », déplore le président de Surfrider Foundation

Encourager le tourisme ou tourisme durable ?

Le vice-président du Conseil régional du tourisme du Souss-Massa et consul honoraire de Russie à Agadir, Abdellatif Abid, qui a accompagné cette initiative et facilité le dialogue avec les autorités – dont le Wilaya – a une opinion bien différente. « C’est une chose (l’ouverture du delphinarium, ndlr) positive qui va encourager le tourisme interne au Maroc, et étranger vers Agadir. De plus, si la main- d’oeuvre spécialisée pour l’animation des dauphins est russe, le centre emploie pour la billetterie, la réception et les autres services une vingtaine de Marocains. » 

Oussama Abaous, fondateur d’Ecologie.ma, explique quant à lui qu’une alternative est possible pour encourager le tourisme : « Il y a moyen de faire du tourisme durable, c’est ce qu’on appelle du whalewatching (observation de cétacés en milieu naturel, ndlr). Ce sont des opérateurs, suivant un protocole précautionneux, qui embarquent sur leurs bateaux des touristes pour observer les animaux dans leur habitat naturel. Là, c’est de l’éducation. Mais montrer des dauphins dans une petite piscine alors qu’ils parcourent normalement une centaine de kilomètres par jour, ça ne l’est pas ».

Malgré l’ouverture effective du centre, Nourredine Sallouk ne baisse pas les bras et souhaite que le développement de la région soit davantage en phase avec les objectifs de développement durable annoncés par le gouvernement. « Notre action se poursuivra pour sensibiliser sur cette question. J’espère que les autorités pourront comprendre qu’on peut animer la ville autrement qu’en maltraitant ces animaux. Il y a énormément d’autres sites potentiels à valoriser à Agadir et dans sa région que ce centre de souffrances ». 

Contacté par Telquel.ma, le delphinarium s’est contenté de nous communiquer ses tarifs.

Communiqué de l’UFE : décès de Philippe Commin


Nous apprenons avec une immense tristesse, le décès de notre ami Philippe COMMIN membre d’UFE Avenir, survenu dans sa 49 ième année.
Philippe était le fils de Marc COMMIN, fondateur de SUDELEC.
Ses obsèques seront célébrées en France la semaine prochaine.
Nous présentons à sa famille et à tous ses amis nos sincères condoléances.

Des projets menacent le littoral près d’Agadir

lesiteinfo.com – 10/07/2018

Les habitants de la région d’Agadir crient au scandale à cause des projets immobiliers qui poussent comme des champignons, menaçant gravement le littoral. A Immiouadar et Taghazout, les promoteurs privatisent les plages et supervisent des constructions en masse afin de convertir cette ancienne région hippie en véritable piège à touristes.

Une vidéo qui circule depuis le 1er juillet sur les réseaux sociaux a d’ailleurs provoqué un tollé chez les internautes du Maroc et d’ailleurs. Cet extrait montre concrètement la dégradation du domaine public maritime: une pelleteuse creusant sur une partie de la roche à Immiouadar quand celle-ci s’effondre près de la mer. Selon un observateur de France24, il s’agit de travaux pour la construction d’un espace pour camping-cars, mobiles-homes, restaurants et une station de traitement des eaux usées.

Pourtant, le Maroc a adopté, le 16 juillet 2015, une nouvelle loi interdisant toute construction à moins de 100m du bord de mer. Sauf que cette législation ne s’applique pas sur les projets ayant été autorisés avant 2015, comme celui-ci.

«Cela fait presque cinq ans que nous assistons à des constructions en masse sur le littoral de la région. Les plages sont envahies par les remorqueurs. Tous les matins, les côtes sont submergées de tas de ciment. Quant aux commerçants locaux présents sur la plage, ils sont délogés sous la pression des investisseurs qui privatisent tout espace vacant», a confié Yacine B. à la chaîne francophone, ajoutant que les touristes apprécient la région car «c’est une plage tout simplement sauvage».

Les locaux déplorent également le fait que ces constructions menacent leurs célèbres spots de surf, puisqu’elles contribuent à l’érosion du littoral.

Le 26 octobre 2017, une pétition avait été lancée pour dénoncer les desseins des promoteurs et pour appeler les autorités à imposer «la loi littoral» sur les projets validés avant sa promulgation. En date du 5 juillet 2018, elle n’a rassemblé, hélas, que 3226 signatures…