VIDÉO. AGADIR : LE CINÉMA SALAM, UN MONUMENT MENACÉ DE DISPARITION

par Mhand Oulberka – le360.ma – 21/05/2017

Cover Vidéo... معلمة "سينما السلام" بأكادير مهددة بالإنهيار والإندثار

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Victime d’oubli et d’abandon, le cinéma Salam d’Agadir est dans un état de délabrement avancé. Ce monument du Septième art est menacé de disparition. La caméra de le360 vous invite à une visite au sein de cette salle ayant survécu au tremblement de terre de 1960.

Le cinéma Salam d’Agadir fait peine à voir. Abandonné, il donne l’impression d’être un lieu sans âme. Pourtant, on gagnerait beaucoup à le restaurer et lui rendre ses lettres de noblesse.

J’avais publié fin 2015 un article sur le Cinéma Salam sauvé de la démolition, où on voyait l’intérieur dans un état avancé de délabrement.

Que s’est-il passé depuis ?

RIEN !

Voici l’article (cliquez sur le lien):

https://agadirmichelterrier.wordpress.com/2015/12/03/le-cinema-salam-est-sauve-de-la-demolition-et-maintenant/

Economie d’eau : le Souss-Massa teste une technologie japonaise pour favoriser une agriculture durable.

agrimaroc.ma – 19/05/2017

Réduire la consommation d’eau et augmenter le rendement dans le secteur agricole, telle est l’équation qui se pose sans cesse aux agriculteurs du Souss-Massa qui, intéressés par une meilleure productivité agricole tournée vers l’export, sont néanmoins confrontés aux contraintes inhérentes au stress hydrique et à une faible pluviométrie.

Les expérimentations menées depuis 2015 à l’aide d’une nouvelle technologie japonais attestent des efforts inlassables déployés par les opérateurs de la région pour chercher les dernières technologies favorisant une meilleure maîtrise de la consommation d’eau dans un contexte climatique versatile.

Il s’agit d’un support du sol dit « Porous Alpha », basé sur du verre recyclé qui peut réaliser, selon l’entreprise japonaise, une économie des intrants ainsi qu’un meilleur rendement avec le système goutte à goutte.

Et pour cause, les ressources en eau constituent la contrainte principale du secteur agricole au niveau de cette partie du Maroc de telle sorte que l’ensemble des orientations stratégiques du Plan Maroc Vert prennent en considération ce facteur.

Dans ce sens, le directeur de l’Office régional de mise en valeur Agricole du Souss-Massa (ORMVASM) a rappelé qu’un « effort titanesque » a été entrepris au niveau de la région pour la maîtrise de l’eau et à sa rationalisation en tant que levier stratégique pour l’amélioration de la productivité et la stabilisation de la production.

« Actuellement, 71.000 ha sont équipés en système goutte à goutte » dans le cadre du Plan Maroc vert, a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP.

Le Directeur de l’ORMVA Souss-Massa intervenait dans le cadre d’une journée d’information, organisée jeudi à Agadir, pour présenter les résultats des tests engagés localement sur le nouveau support du sol japonais.

Pour lui, ce produit, un granulat de mousse de verre fabriqué à base de bouteilles recyclées, triées, écrasées, broyées et brûlées à 1000℃, est encore au stade d’expérimentation dans la région.

Les agriculteurs donneront d’abord leurs feed-back sur la base de la fiabilité et de l’efficacité de cette technique en termes de coût, avant de le valider, explique-t-il.

Depuis plus d’une année, le « Porous Alpha » est en effet testé d’abord dans la station d’expérimentation de l’ORMVA de Souss-Massa puis au niveau de 7 fermes de production maraîchère (haricot vert et tomates), dans le cadre de la coopération entre le Maroc et le Japon.

Selon M. Yoshiaki Takeuchi, président de la société japonaise, Tottori Resource Recycling, Inc, à l’origine de cette technologie, ce support du sol a donné des résultats encourageants en termes de consommation d’eau, d’économie d’engrais et de rendement.

« Les résultats initiaux de l’étude ont démontré une économie de consommation d’eau atteignant les 50 %, une économie d’engrais soluble de 50 % et une augmentation encourageante du rendement pour les agriculteurs », a-t-il avancé.

Avec Porous Alpha, le sol a une meilleure capacité de rétention de l’eau et de l’aération, qui réalise l’économie d’eau et favorise une amélioration de rendement et une plus grande résilience au changement climatique, ajouté le patron de l’entreprise japonaise qui opère dans le domaine depuis 2001.

Etalé sur deux ans, le projet engagé dans le Souss-Massa a été mené avec l’appui de l’Agence Japonaise de la coopération internationale (JICA).

Pour Mme Reiko Yagi, de la division Opération d’Appui aux PME japonaises, au sein de la JICA, ce projet d’essais du produit japonais s’inscrit dans le cadre du partenariat public-privé, qui est une forme de coopération relativement nouvelle mais importante pour ce genre de technologie d’économie d’eau en agriculture dans la zone aride.

« Consciente de l’importance de l’agriculture pour le Maroc et le programme national d’économie d’eau en irrigation, je suis certaine que cette étude permettra de valoriser au mieux les ressources en eau et contribuer à l’atténuation du déficit hydrique enregistré dans la région », a-t-elle souligné.

Encouragés par ces premiers essais, Tottori Resource Recycling, Inc, a déjà installé un noyau de son entreprise à Agadir. L’objectif, espère son président, est de cibler, une fois le produit agréé par les autorités, d’autres régions du Maroc, lequel servira ainsi de modèle pour les agriculteurs et producteurs des pays voisins confrontés à la même problématique de stress hydrique.

Célébration à Agadir du 61ème anniversaire de la sûreté nationale

mapexpress.ma – 18/05/2017

La préfecture de police de la Wilaya d’Agadir a organisé jeudi une cérémonie en commémoration du 61ème anniversaire de la création de la Sûreté nationale, une occasion pour s’arrêter sur les actions menées au quotidien et rendre hommage au dévouement et à l’esprit de sacrifice dont font preuve les services sécuritaires.

Avez-vous mis vos montres, réveils et horloges à l’heure ?

À l’approche du Ramadan, l’heure légale à changé la nuit dernière au Maroc : il fallait retarder vos montres d’une heure.

Nous nous retrouvons donc maintenant avec 2 heures de décalage avec l’heure légale en France. 

La coopérative Talayte des femmes artistes d’Alma ajoute une nouvelle corde à son arc

Visite il y a quelques jours à Alma (sur la route d’Imouzzer) de la coopérative des femmes artistes où nous avons été accueillis par Malika Dadsi, responsable de la coopérative.

Déjà réputées pour leur ouvrage illustré de dessins calligraphiés (Proverbes Populaires du Maroc) et pour leurs tableaux, les femmes de la coopérative se sont lancées dans la fabrication artisanale de bijoux, et c’est une réussite.

voici quelques-uns des bijoux qu’on peut y trouver. Il y en a encore beaucoup d’autres et de couleurs différentes :

Pour y aller :

Réunion à Agadir de la commission mixte maroco-espagnole chargée de l’opération Marhaba 2017

MAP-media24.com – 18/05/2017

La commission mixte maroco-espagnole chargée de l’opération
Marhaba 2017 a tenu, jeudi à Agadir, une réunion consacrée à l’examen des mesures à prendre pour garantir les meilleures conditions de succès à cette opération.


Au cours de cette réunion co-présidée par le wali, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, Khalid Zerouali, et le sous-secrétaire espagnol à l’Intérieur, Luis Aguilera Ruiz, l’accent a été mis sur les moyens d’accueil, d’appui et d’accompagnement des MRE.

Les deux parties ont passé en revue à cet effet le dispositif mis en place pour assurer un bon déroulement de l’opération Marhaba 2017, notamment en assurant la fluidité du trafic, la sûreté et la sécurité, ainsi que les actions de proximité, de suivi, d’appui et d’accompagnement des Marocains établis à l’étranger.

En termes de communication et de proximité, l’accent a été mis sur le rôle central de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, avec notamment ses espaces d’accueil mis en place au niveau national et international, ainsi que toutes les mesures multiformes d’écoute et de proximité menées dans une illustration parfaite de la Haute Sollicitude Royale à l’égard des MRE.

Les deux délégations ont aussi mis l’accent sur l’importance de renforcer les mécanismes de communication et de coordination afin d’anticiper toute sorte d’imprévus notamment en périodes de pic de l’opération de transit.

REDONNER VIE À AGADIR, MODE D’EMPLOI

REDONNER VIE À AGADIR
MODE D’EMPLOI

Mehdi Reghai

Mehdi Reghai est le cofondateur de Synergie Media, agence digitale marocaine qui opère dans le domaine du conseil en stratégie Internet. L’entreprise compte parmi ses clients Maroc Telecom, Inwi, Auchan, Nokia et Microsoft, ainsi que plusieurs initiatives dont la plus reconnue reste la compétition des Maroc Web Awards (9 éditions) qui récompense les meilleurs créateurs de contenus en ligne marocains. Mehdi a acquis, au fil des 10 dernières années, une expertise dans les domaines du web et de la technologie, partageant cette expérience sur l’industrie numérique et l’univers des startups tech en tant que conférencier et consultant auprès d’universitaires et d’associations professionnelles, ainsi que sur les plateaux de télévision. www.synergie-media.com

Nous ne cesserons de le répéter, la région d’Agadir possède un immense potentiel, qu’il soit économique, social ou culturel. La ville est pourtant tétanisée par sa léthargie qui dure depuis des années et qui contraste avec le développement urbain que connaissent d’autres cités marocaines, notamment Marrakech et Tanger.
L’objectif de cet article n’est pas d’énumérer les faiblesses de la ville : détresse économique, délabrement des rues et incapacité à renouveler la destination, un mantra que récitent à l’unisson tous les habitants d’Agadir. Notre objectif est plutôt de proposer des exemples de « City Branding » réussis. Des villes comme Londres, Hong Kong ou Lyon constituent des cas d’école d’un bon repositionnement stratégique dont peut s’inspirer la région.

INTRODUCTION AU CITY BRANDING

À l’instant même où une ville devient une marque, il est plus aisé de mettre en avant ses qualités et de la promouvoir à l’international. Synonyme de luxe, de jet set, de cinéma et de mode, Marrakech a su séduire en moins de quinze ans, touristes, investisseurs et stars du show business, et capter l’attention du Palais et les finances de l’État. La ville ocre est le bon élève à suivre en termes d’aménagement urbain et de reconversion réussie.
Mais transformer une ville en « brand » (ou marque) n’est pas une mince affaire. Tout commence par la création d’une identité visuelle forte, accompagnée d’un slogan « impactant ». Only Lyon, Copenhagen, I Love NY ou I Amsterdam en sont des exemples concrets. Avec l’actuel logo de la ville d’Agadir signé Hicham Lahlou, le cabinet de l’ancien maire Tariq Kabbage était sur la bonne voie. Un logo qui n’a malheureusement pas été exploité pleinement en réapparaissant sur tous les portails en ligne de la ville, sur le nouveau mobilier urbain, sur les véhicules des services publics et sur une panoplie de produits dérivés destinés aux touristes et aux locaux.
La mise en place d’un tel projet aurait nécessité une vision qui intègre une myriade de partenaires : Centre Régional d’Investissement, Conseil Régional du Tourisme, Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services, Agence Urbaine, Université Ibn Zohr, Office National des Aéroports, Aéroport d’Agadir – Al Massira, Commune Urbaine, Wilaya, Préfecture, Conseil Régional… Mais cette collaboration peine aujourd’hui encore à voir le jour, emportée par les rivalités entre agences et les clivages hérités d’une autre époque.

COMMUNIQUER AUTREMENT

La communication officielle d’Agadir aurait également dû suivre cet élan de modernité en recrutant des ambassadeurs (figures marquantes, artistes, intellectuels, influenceurs web) qui porteraient haut les couleurs de leur ville, en proposant des supports de communication de qualité (guides officiels, bulletins d’informations, cartes personnalisées, vidéos et photos originales) et en intégrant les nouveaux médias. Agadir n’est pas officiellement présente sur la majorité des réseaux sociaux, alors qu’en 2017 tout se joue sur Facebook, YouTube, Instagram et Snapchat.

Prenons l’exemple de la petite ville de Jun, dans la périphérie de Grenade en Andalousie. La commune qui compte quelques milliers d’habitants intègre Twitter dans tous les aspects de la vie de sa population, du menu de l’école publique partagé quotidiennement sur la plateforme de microblogging jusqu’aux différents services publics (assainissement, éclairage, sécurité) en grande partie gérés en ligne. Jun a même demandé à ses habitants de confirmer à la mairie leurs comptes Twitter en les liant à leurs cartes d’identité, afin d’officialiser les réponses des représentants municipaux et des chefs de services. La petite localité a ainsi bénéficié d’un rayonnement mondial, poussant Dick Costolo, ancien PDG de la firme américaine, à se déplacer en personne pour rencontrer Rodriguez Salas, le maire de la ville.
New York communique également sur Instagram avec les touristes et les newyorkais en leur suggérant des lieux à visiter, en leur proposant des actions citoyennes (comme les journées sans voitures) et en leur simplifiant, à l’aide d’infographies, certaines procédures administratives complexes.

MARKETING IMMOBILIER

Cette vision ne saurait se réaliser sans un alignement de la marque avec l’architecture d’Agadir. L’Agence Urbaine, placée sous la tutelle du Ministère de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, devrait en tant qu’organisme de contrôle et de promotion, accompagner les anciennes et nouvelles constructions afin de respecter une charte architecturale et paysagère, surtout au centre de la ville et tout le long des principales artères que sont Mohamed Cheikh Saâdi, Président Kennedy, Moulay Abdellah, Hassan II, Mohamed V, 29 Février, Moulay Ismail, Al Mouqaouama et les FAR.
Les autorités d’Agadir devraient également trouver une solution rapide aux chantiers en suspens depuis plusieurs décennies et qui polluent le paysage de la ville. Le Conservatoire ou le siège des Services d’hygiène, tous deux abandonnés aux chiens errants et aux SDF, sont des exemples concrets d’une cité à la silhouette post-apocalyptique. Les vieilles bâtisses tombées en désuétude pourraient être reconverties, moyennant quelques millions, en espaces de travail pour startups capables de dynamiser de manière significative le tissu économique de la région. L’ancien siège de Bank Al Maghrib – avec son architecture classique typée – ou les bureaux sous-exploités de la Préfecture – très inspirés du style Le Corbusier – figurent en tête de liste de ces espaces capables d’être dédiés à la création et à l’entrepreneuriat. C’est dans cette même logique que la ville de Paris vient de lancer le projet du « plus grand incubateur de startups au monde » en réhabilitant la Halle Freyssinet, bâtiment ferroviaire construit dans les années 1920, en Station F, complexe capable d’accueillir dès le mois d’avril plus de 1 000 startups du secteur du numérique dans un espace de travail partagé avec service de restauration 24h/24 et « tout l’écosystème entrepreneurial réuni sous un seul et même toit ».
Agadir devrait aussi redonner vie à certaines zones et créer de nouveaux espaces de vie. La Place de l’Espérance pourrait redevenir emblématique, la Vallée des Oiseaux retrouver son charme d’antan et la promenade Tawada, sortir de sa torpeur. Mais comment redynamiser des lieux has been sans tomber dans le ridicule des spectacles de rue lancés dans la place Prince héritier l’année dernière ? En incluant tout d’abord dans la réflexion les habitants, surtout qu’Internet permet de recueillir leurs suggestions assez aisément, puis en intégrant la technologie et l’innovation pour communiquer plus efficacement autour de la ville. En améliorant ensuite la qualité des services urbains (toujours via le recours massif aux TIC) et en proposant des solutions de développement durable sur les moyens et longs termes (écotourisme, optimisation énergétique, tri des ordures, sensibilisation, etc.) afin de redorer l’image de la ville.

CONCLUSIONS

Faire d’Agadir une cité intelligente passe inéluctablement par une collaboration étroite avec l’Université, les professionnels du digital et les bons partenaires (opérateurs télécoms, constructeurs électroniques, équipementiers, etc.) et le rapprochement entre investisseurs et partenaires commerciaux. Des exemples de reconversion réussis existent, fort heureusement. Il suffit de s’en inspirer.
Faire d’Agadir une destination touristique « tendance » passe par une remise en question profonde des choix politiques des deux dernières décennies, afin d’effectuer un pivot stratégique rapide et brillamment exécuté.
Faire d’Agadir un hub économique et technologique est une priorité qui ne saurait se faire sans une prise de conscience sur le besoin d’intégrer les 110 000 étudiants de l’Université Ibn Zohr dans les prochains plans de développement et faire de la PME et de la TPE la principale préoccupation des décideurs.

À bon entendeur, salut !