Archives de ‘Culture’

Vernissage de l’exposition photo d’Anaïs-Armelle Guiraud à l’Institut Français d’Agadir

Pour cette résidence, c’est le mythe de Aïcha Kandicha qu’Anaïs-Armelle Guiraud a souhaité mettre en valeur : elle photographie des sujets dans des décors extrêmement fouillés avec des mises en scène tantôt baroques, tantôt surréalistes qui sont essentielles dans le travail de cette artiste.

Présentation de l’exposition par M. Franck Patillot, directeur de l’Institut Français d’Agadir  et par Anaïs-Armelle Guiraud :

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Anaïs-Armelle devant une de ses oeuvres préférées, particulièrement réussie :

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Quelques autres pièces qui figurent dans cette exposition :

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Bravo à l’artiste pour sa créativité !

Festival Bilmawn Bodmawn 2015 à Inezgane, Dcheira, Aït-Melloul

LE PROGRAMME DU CARNAVAL BILMAWN BODMAWN 2015

Le 09 octobre 2015 débutera la 4ème édition du Carnaval Bilmawn Bodmawn (Boujloud), rendez-vous incontournable des carnavals, conférences et des soirées artistiques.
Pour marquer cette 4ème édition du Carnaval Bilmawn Bodmawn, les organisateurs ont prévu un programme éclectique (à découvrir ci-dessous).

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« Bilmawn », « Boujelloud » ou encore « Hrrma » ou « Bou-lbtayen » sont des noms donnés à la même tradition selon les régions géographiques du Maroc. Il s’agit d’une mascarade populaire, organisée pendant la fête musulmane de l’aïd el kebir (tafaska en amazighe). Accompagnés d’une dizaine de personnes masquées, les « Bilmawns » se déguisent en peaux de chèvres et/ou de moutons et jouent des scènes théâtrales qui sèment la joie et la frayeur dans les ruelles et dans les places « asays »des villages.

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Le Programme Bilmawn

CÉRÉMONIE D’OUVERTURE

Le 08 Octobre 2015 à 16:00, au complexe culturel – AIT MELLOUL.
* Allocutions d’ouverture.
* Exposition (Galerie, instruments de musique, Vieux oud)

UNE TABLE RONDE

Le 09 Octobre 2015 à 10:00 au théâtre municipal d’INEZGANE
(Les rituels de Bilmawn – طقوس بيلماون)

LA PREMIÈRE SOIRÉE ARTISTIQUE

Le 09 Octobre 2015 à 20:00 – Dcheira

DÉPART DU DÉFILÉ

Le 10 Octobre 2015 à 15:00.
Départ Théâtre municipal d’Inezgane vers le Bd Mohamed V à Dcheira

LA DEUXIÈME SOIRÉE ARTISTIQUE

Le 10 Octobre 2015 à 20:00 – Inezgane

LA DERNIÈRE SOIRÉE ARTISTIQUE

Le 11 Octobre 2015 – Ait Melloul

Remarque : Je n’ai pas pu trouver la localisation précise des soirées artistiques à Dcheira, Inezgane et Aït-Melloul

Comment aller au grenier d’Inoumar?

Plusieurs personnes m’ont demandé de leur indiquer avec précision le trajet à suivre pour aller au grenier d’Inoumar qui n’est malheureusement, pas indiqué sur la route.

Au départ d’Agadir, il faut prendre, après les Aït Melloul, la direction de Tafraout, en prenant la route qui passe par El Klea et Biougra.

Cliquez sur les cartes pour les agrandir

Agadir – Aït MelloulPresse-papiers-1

Aït Melloul – Biougra

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14 km après Biougra, vous arrivez à Imi M’Korn (ou Imi Mqourn, c’est kif kif) et là, vous prenez la route à gauche qui indique Ouled Teïma que vous suivez sur environ 7,800 km

Biougra – Imi M’Korn

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Après ces 7,800 km, vous prenez, après le village de Tagounite, la route à droite (goudronnée)

Imi M’Korn – Tagounite – Tassila :

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Vous suivez cette route sur 6,500 km et là, vous prenez la piste sur votre droite :

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Vous continuez sur cette piste sur 4,600 km et vous garez la voiture : il faut continuer à pied !Presse-papiers-6

Le grenier est à 400 m à vol d’oiseau et à environ 1 km en suivant le chemin qui y mène :

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Bonne découverte de cet Agadir, le plus grand de l’Anti-Atlas occidental.

Championnats du Monde de Scrabble – Agadir 2016

par Antoine Rousseau – ffsc.fr – 02/10/2015

Affiche Agadir 2016Fram a repris intégralement en charge l’organisation des séjours lors des Championnats du Monde 2016 à Agadir.

Informations Fram :

Cliquez sur chacun des documents pour l’ouvrir :

– Une présentation du Framissima « Les Dunes d’Or**** qui accueillera les Championnats du Monde

Présentation PowerPoint
– Le bulletin d’inscription pour le transport, l’hébergement, la restauration

Inscription
– Une extension de séjour avec le circuit « Villes impériales et cités portugaises »

Circuit

Concernant la partie Scrabble, voici le programme :

Scrabble Programme

Les cigognes vont-elles disparaître du Maroc ?

Par Pauline Chambost – telquel.ma – 01/10/2015

Certains s’inquiètent de l’arrêt de la migration hivernale des cigognes d’Europe vers l’Afrique. Cela veut-il dire que l’on ne verra plus le grand échassier au Maroc ?

Une cigogne de Volubilis. Crédit : Jean-François Gornet.

Une cigogne de Volubilis. Crédit : Jean-François Gornet.

Dans son édition du 27 septembre, l’hebdomadaire français le Journal du Dimanche écrit : « Après s’être arrêté au Maroc, puis au Portugal ou en Espagne, l’élégant échassier reste maintenant en France où, ces dernières années, plus d’un millier d’individus ont hiverné ». A y croire, les cigognes blanches tendent donc à disparaître du Maroc. Alarmiste ? Un peu, à en croire Brahim Bakass, Président du Groupe d’ornithologie du Maroc (Gomac). Lui préfère parler d’ « une petite tendance à la sédentarisation », nous rappelant que 30 000 couples de cigognes traversent quand même Gibraltar chaque année. « Certaines restent au Portugal ou en Alsace où il fait de moins en moins froid, mais ce n’est pas significatif par rapport au nombre de cigognes qui continuent de partir », estime-t-il.

Ces oiseaux de passage sont des cigognes adultes, qui quittent l’Europe aux mois de septembre et octobre pour passer l’hiver en Afrique de l’Ouest, Mauritanie et Sénégal principalement, qu’elles quittent à partir de mars. D’autres, plus nombreuses, passent par le détroit du Bosphore pour aller au Moyen-Orient. C’est qu’elles utilisent les courants chauds pour les soutenir sur de longues distances. Or, ils ne se forment qu’au-dessus des terres, donc ces oiseaux franchissent la mer là où elle est la plus étroite.

« On les reconnaît à leur vol plané. Leur migration n’est pas vraiment liée à un problème de température, mais plutôt à un problème de nourriture. Au Maroc, elles se nourrissent souvent dans les décharges, où elles trouvent des rongeurs », nous explique ce passionné d’ornithologie. On les trouve partout où il y a de la nourriture par exemple à Larache, où elles se reposent quelques jours en profitant des sardines.

Aussi, certaines restent hiverner au Maroc et ne descendent pas plus au Sud. L’an dernier, environ 2 000 ont ainsi été comptabilisées rien que dans la périphérie proche de Marrakech. Les plus jeunes restent en Afrique jusqu’à leurs trois ans environ, âge durant lequel leurs hormones les poussent à se reproduire, en Europe. Par ailleurs, les plus âgées préfèrent hiverner en Europe parce que la migration « est une épreuve difficile », la traversée du Sahara notamment.

Des cigognes 100 % Marocaines

Aussi, à ces cigognes blanches européennes s’ajoutent les cigognes blanches marocaines. Elles sont observables dans la région de Marrakech ou vers Kénitra. « Si vous voyez une cigogne entre fin mai et fin août, c’est forcément une 100 % Marocaine », nous raconte Brahim Bakass.

La disparition d’autres espèces inquiète davantage cet ornithologue : l’ibis chauve (dont la dernière colonie à l’état sauvage se trouve au Maroc dans la région d’Agadir), dont il ne reste que 600 couples dans le monde, qui souffre de l’impact humain, l’outarde houbara, espèce de dinde africaine victime de la chasse, le turnix d’Andalousie, présent seulement dans la région d’El Jadida, mais menacé par l’activité agricole ou de manière générale les rapaces, comme le gypaète barbu, un énorme vautour dont on recense seulement une dizaine de couples au Maroc aujourd’hui.
Le réchauffement climatique et l’activité humaine polluent et détériorent leur habitat naturel.

Ibis chauve

Ibis chauve

Outarde Houbara

Outarde Houbara

Turnix d'Andalousie

Turnix d’Andalousie

Gypaète barbu

Gypaète barbu

Agadir vibre au rythme de la Tolérance

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 30/10/2015

La 10e édition du célèbre concert ce dimanche à 19h sur la plage
Chimène Badi, Maître Gims, Saâd Lamjarred, Kev Adams… les vedettes
Très attendu, le Concert pour la Tolérance attire à chaque édition des milliers de spectateurs qui viennent de partout pour vibrer au rythme de l’ouverture, du respect de l’autre et du dialogue entre les cultures

Très attendu, le Concert pour la Tolérance attire à chaque édition des milliers de spectateurs qui viennent de partout pour vibrer au rythme de l’ouverture, du respect de l’autre et du dialogue entre les cultures

Et de 10 pour le Concert pour la Tolérance. Très attendue, cette manifestation attire à chaque édition des milliers de spectateurs qui viennent des quatre coins du pays et aussi de l’étranger pour vibrer au rythme de l’ouverture, du respect de l’autre et du dialogue entre les cultures. Pour cette édition 2015, la grande soirée est prévue dimanche 4 octobre à 19h sur la plage d’Agadir. Les organisateurs tablent sur plus de 220.000 spectateurs. Pourquoi pas? Eclectique, le plateau d’artistes au programme peut en effet répondre à différents goûts. Ainsi, pour chanter la paix et se réunir autour de valeurs universelles, des stars issues de différents horizons vont se succéder sur scène. Maître Gims, Vianney, Chimène Badi, Marina Keye, Asmaa Lamnawer, Youssoupha, La Fouine, Amine, Saâd Lamjarred, La Troupe des trois mousquetaires et bien d’autres encore. La soirée sera animée par le duo d’humoristes et acteurs français Kev Adams et Audrey Lamy.
Il faut noter que cette grande manifestation musicale multi-culturelle, co-organisée par la France et le Maroc, est rebaptisée «Ensemble, le Concert pour la Tolérance». Cette année, le Groupe M6 revient en tant que grand partenaire audiovisuel. Et c’est W9, la chaîne orientée jeunesse du groupe, qui assurera la diffusion en prime time de la grande soirée. En mettant l’accent sur l’esprit d’ouverture, du vivre ensemble et de diversité culturelle qui a toujours caractérisé la manifestation. Par la suite, le concert sera rediffusé sur toutes les chaînes du groupe M6. Il sera de même diffusé dans son intégralité au Maroc sur 2M, et dans le monde entier grâce à TV5 Monde. Lors de la soirée, plus de 200 techniciens s’activeront en déployant leurs efforts pour faire fonctionner un dispositif digne des plus grands événements internationaux. «La production franco-marocaine mutualise les compétences, les moyens et les technologies de pointe au service de ce show unique», expliquent les organisateurs. Par ailleurs, lors du grand show, tout un dispositif sécuritaire est mis en place par les autorités locales. La priorité étant de gérer la foule avec le mot «Tolérance» pour devise. Il faut préciser dans ce sens que depuis 2006 qu’il est organisé à Agadir, le Concert pour la Tolérance s’est toujours passé dans de bonnes conditions nonobstant les foules immenses qu’il attire. Pour rappel, le Concert pour la Tolérance est un événement produit par Electron Libre Production. Il est co-organisé par l’Association pour la Tolérance, basée à Agadir et regroupant les représentants des partenaires officiels marocains de la manifestation. Notamment, 2M, Royal Air Maroc (RAM), l’Office national marocain du tourisme (ONMT), le Centre régional du tourisme (CRT) d’Agadir, ainsi que l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA).

L’Institut français ouvre ses portes aux étudiants

lematin.ma – 28/09/2015

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Fort du succès des années précédentes, avec quelque 6.000 visiteurs en 2013 et plus de 10.000 en 2014, l’Institut français du Maroc et son service Campus France renouvellent, dans chacun des Instituts français du pays, leurs Journées portes-ouvertes aux étudiants à destination des personnes qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures en France.

L’événement sera organisé le 3 octobre prochain à Agadir, Fès, Meknès, Oujda, Safi, Tanger et Tétouan et le 10 octobre à Casablanca, El Jadida, Essaouira, Marrakech et Rabat. Par la même occasion, Campus France présentera le panorama des études supérieures en France, les procédures de candidatures auprès des établissements de l’enseignement supérieur français, ainsi que les passerelles entre les cursus marocains et français.

Des professionnels de Campus France recevront individuellement les étudiants pour les accompagner dans leur choix de formations qualifiantes. Ces derniers pourront aussi rencontrer des personnes qui ont étudié en France et qui témoigneront sur le choix de leur orientation, les études et la vie en France, la valeur des diplômes français, leur parcours professionnel et leur retour au Maroc.

Ali Faiq : le répertoire des Rways revisité

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Très populaire au Maroc, illustre héritier des traditions musicales régionales, Ali Faiq est un chanteur à la voix chaude et unique, doté d’une palette stylistique vaste et variée. Sa musique dévoile une réflexion sensible et crée une alchimie entre les sonorités occidentales et le répertoire musical et poétique des Rways. Son dernier album, sorti en 2013, intitulé Tirra S’Ikwlane ou Écrits en couleurs est un hommage rendu aux artistes peintres et plasticiens.

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Zizoui Lahcen écrit à propos de sa formation Amarg Expérience :

« AMARG EXPERIENCE se réclame comme une approche nouvelle et avant–gardiste de la tradition lyrique et musicale de l’école Tirruyssa. C’est une formation à géométrie variable, véritable tampon entre l’ancienne et la nouvelle génération.
C’est un réceptacle de talents et d’expériences des ex-membres de la mythique AMARG FUSION et la collaboration des rways et instrumentistes de renom, dont la philosophie consiste a déterrer les trésors cachés et inconnus du patrimoine musical des Rways et de les présenter à une audience nationale et internationale dans un moulage moderne.
AMARG EXPERIENCE vise a apporter un souffle nouveau a la riche tradition pentatonique de l’école Tirruyssa, en mixant celle-ci avec des influences modernes afin de créer un style unique, à la fois novateur et ancré dans la tradition. Cela est devenu possible grâce a la collaboration et l’apport enrichissant des membres du groupe tous issus d’horizons différents : on y trouve des Rways, maitres instrumentistes et des jeunes prodiges des musiques occidentales.
La philosophie de AMARG EXPERIENCE s’articule autour d’une approche favorisant l’exploration, la collecte et l’interprétation du répertoire ancestral de la Tradition Tirruyssa et qui date des années 1920 et au delà. Un répertoire dont les pionniers furent RAYS BOUJEMAA, RAYSA AABOUCHE TAMASSITE, RAYS ABDELLAH YENNAYER, MOHAMED SOUSSI et tant d’autres méconnus du grand public. L’approche du groupe n’est pas la reproduction ni la relecture pure et simple des chants traditionnels, mais plutôt de réussir une alchimie entre ceux-ci et les sonorités occidentales. »

Il vient d’ouvrir son site web :

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Ali Faiq s’est produit le 7 novembre dernier à l’Institut Français d’Agadir.
Voici une vidéo prise à cette occasion :

L’Aïd au bled dans une famille marocaine

Nous étions invités tous les quatre (ma soeur Régine, Georges son époux, Nicole et moi) chez nos amis M’Bark et Saadia pour passer la journée de l’Aïd avec eux, en famille à Imchguiguilne

A notre arrivée, nous passons (déjà ! …) à table pour déguster un petit déjeuner de fête :

IMG_0770Toutes les gourmandises du bled sont là : huile d’olive, huile d’argane, zebda (beurre maison), miel, amlou, olives, charcuterie de dinde, aghroum (pain cuit au tafarnout), gâteaux, le délicieux thé à la menthe…

Pour la fête, tous ont mis de beaux habits, les deux dernières filles de M’Bark et Saadia sont ravissantes :

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C’est ensuite le traditionnel sacrifice du mouton en souvenir du sacrifice d’Abraam à qui Dieu avait envoyé un bélier pour épargner la vie de son fils (Isaac dans la bible et Ismaël dans le coran) qu’il lui avait demandé de sacrifier.

Je vous épargne le sang :

IMG_0762Le bélier est dépecé, après avoir soufflé de l’air par une entaille pratiquée au niveau d’une patte pour décoller la peau  :

IMG_0784 IMG_0787IMG_0771Il est ensuite vidé, en récupérant avec soin coeur, foie et rognons
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et, bien sûr la crépine qui va servir aux brochettes :IMG_0774

L’estomac et les intestins sont longuement et minutieusement lavés pour la préparation des tripes :

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Le tout (sauf l’intestin) est coupé pour la cuisson.

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Pour l’intestin, la préparation consiste à en faire une « chaînette », comme au crochet, travail que Saadia réalise avec beaucoup de dextérité :

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vidéo :

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puis elle ajoute tous les ingrédients qui vont donner si bon goût au plat : oignons, ail, persil, épices…IMG_0816 IMG_0818 IMG_0822et, c’est parti pour la cuisson…

Pendant que les tripes cuisent, il faut s’occuper des brochettes  d’abats (les meilleures !) :

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Le foie est précuit sur le canoun :

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Le coeur et les rognons puis le foie sont coupés en petits morceaux :

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La crépine est découpée en fines bandelettes :

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et tout est prêt pour confectionner les brochettes :

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Chaque morceau de foie est entouré d’une bandelette de crépine pour éviter qu’il ne soit trop sec :

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Vidéo :

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La cuisson est rapide et il n’y a plus qu’à se régaler :

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Un délice ! ! !

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Le tout est accompagné de l’aghroum que Saadia a cuit au tafarnout :

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La journée s’avance mais on ne peut pas partir sans déguster un peu de méchoui !!!

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Nous avons tous apprécié cette belle journée à Imchguiguilne, comme elle est vécue dans les familles du bled et, rassasiés de bons plats, nous avons quitté nos amis à l’heure où les voisins se rendent visite pour se souhaiter Aïd Moubarak.

Sur la route du retour, nous avons croisé le boujloud (carnaval) d’El Klea où tous les jeunes manifestaient leur joie :

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Une journée merveilleuse et authentique !

Photos et vidéos M. Terrier

ENSEMBLE, LE CONCERT POUR LA TOLERANCE – 10e édition

Par Kawtar Firdaous – lobservateurdumaroc.info – 22/09/2015

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‘Dimanche 4 Octobre 2015 19H PLAGE D’AGADIR’

 ‘Organisé sous le Haut Patronage de SM le roi Mohammed VI, cet événement fédérateur de la tolérance, de l’ouverture et du vivre ensemble, rebaptisé « Ensemble, le Concert pour la Tolérance », sera diffusé en direct en prime time sur W9 et rediffusé sur toutes les chaines du groupe M6 ainsi que sur TV2M et dans le monde sur TV5Monde.’

Le concert, première manifestation musicale multiculturelle co-organisée par le Maroc et la France, a attiré plus de 220 000 spectateurs lors de la dernière édition. Pour cette édition anniversaire, les organisateurs offriront au public un plateau artistique éclectique avec des artistes de renom tels que Maitre Gims, Marina Kaye, Vianney, Shy’m, Zaz, Black M, La Fouine, Youssoupha, Amine, La Troupe des 3 Mousquetaires, Saad Lamjarred, Chimène Badi, Asmaa Lamnawar et bien d’autres. La soirée sera animée pat Kev Adams et Audrey Lamy. 

Depuis 2005, le Concert pour la Tolérance regroupe des artistes français, marocains et internationaux autour de valeurs universelles : tolérance, paix, respect et dialogue entre les cultures. Alors que le Concert pour la Tolérance s’apprête à fêter ses dix ans, le message qu’il défend est plus que jamais d’actualité. Evénement fédérateur, le Concert pour la Tolérance, rassemble chaque année un large public local et international dans un cadre festif, dans une perspective d’écoute, d’échange et de dialogue entre les cultures. Le public Gadiri sera le temps d’une soirée le porte-drapeau d’un Maroc moderne, ouvert à toutes les cultures. En 10 ans, le Concert pour la Tolérance a su s’implanter dans le paysage audiovisuel français et francophone comme un évènement prestigieux, porteur de valeurs fortes et universelles.

Cette année, le Groupe M6 revient en tant que grand partenaire audiovisuel du Concert pour la Tolérance. W9, la chaine orientée jeunesse du groupe, assurera la diffusion en prime time du spectacle mettant l’accent sur l’esprit d’ouverture et de diversité culturelle qui a toujours caractérisé la manifestation. Le concert sera ensuite rediffusé sur toutes les chaine du groupe M6. Il sera également diffusé dans son intégralité au Maroc sur TV2M et dans le monde entier grâce à TV5 Monde. Le concert pour la Tolérance réunit plus de 200 techniciens qui mettent en synergie leurs efforts pour faire fonctionner un dispositif digne des plus grands événements internationaux. La production franco-marocaine mutualise les compétences, les moyens et les technologies de pointe au service d’un show unique.

Le succès renouvelé du Concert pour la Tolérance est rendu possible notamment grâce à l’engagement de la ville et de ses autorités pour assurer la réussite de l’événement, ainsi que l’ensemble des partenaires : TV2M, Royal Air Maroc, l’Office National Marocain du Tourisme, le Comité Régional du Tourisme d’Agadir, ainsi que l’Association des Hôteliers d’Agadir.

Le Concert pour la Tolérance est un événement produit par Electron Libre Production et co-organisé par l’Association pour la Tolérance, basée à Agadir et regroupant les représentants des partenaires officiels marocains de la manifestation.

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lnt.ma – 23/12/2015

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La plage d’Agadir va accueillir le 4 octobre prochain des centaines de milliers de mélomanes et d’amoureux de musique marocaine et internationale à l’occasion de la 10ème édition du Concert pour la Tolérance qui réunit, chaque année, une pléiade d’artistes marocains et étrangers.

Cette édition connaitra la participation d’une constellation de stars de la chanson et de la musique, issus de plusieurs pays du pourtour méditerranéen, qui viendront à Agadir pour partager avec le public les valeurs de tolérance et de paix, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.

Le Concert pour la Tolérance sera marqué, cette année, par la présence d’artistes de renommée comme Black M, Maître Gims, Saad lamjarred, Marina Kaye, La Fouine, Soprano et Chimène Badi, outre des artistes adulés par une large frange des férus de musique, notamment les jeunes, selon la même source.

Par ailleurs, les organisateurs tablent sur la présence de 300.000 spectateurs, le 4 octobre, à la plage d’Agadir et s’attendent à ce que ce Concert soit suivi par pas moins de 30 millions de téléspectateurs sur les chaines de télévision internationales qui transmettent ce show grandiose.

Les éditions précédentes du Concert pour la Tolérance ont connu un succès sans précédent, que ce soit en termes d’affluence du public venu d’Agadir, des régions avoisinantes et des quatre coins du Royaume, ou du grand nombre de touristes qui se ruent sur la ville en cette période.

Cet événement est devenu pour Agadir, en particulier, et pour le Maroc, en général, un rendez-vous annuel réunissant d’illustres artistes de différents horizons autour du dialogue des cultures et de la célébration des valeurs de paix et de solidarité.

Les Noces de Figaro (2ème partie)

La projection des deux derniers actes des « Noces de Figaro » aura lieu à l’Institut Français d’Agadir le 30 septembre 2015 à 20 H 30

LE NOZZE DI FIGARO  (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de lÕHarmonie, Choeur  Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d'Aix en Provence au theatre de l'Archeveche du 5 au 14 juillet 2012. Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio),  Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio). Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires. (photo by Pascal Victor/ArtComArt)

LE NOZZE DI FIGARO (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de lÕHarmonie, Choeur Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d’Aix en Provence au theatre de l’Archeveche du 5 au 14 juillet 2012.
Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio), Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio).
Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires.
(photo by Pascal Victor/ArtComArt)

Visite en famille à Crocoparc Agadir

Visite avec Nicole, Régine (ma sœur), et Georges (son époux) à Crocoparc Agadir.
Il y faisait chaud aujourd’hui (plus de 30°)

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Nous avons profité pour venir de ce que proposait le restaurant de Crocoparc :
« Composition autour du fromage »

IMG_0701Un régal !
Le personnel de la cuisine pouvait être fier de ce qu’ils avaient préparé IMG_0700Le chef appréciait, lui aussi :

IMG_0702Un travail d’artiste vu sur la main d’une charmante jeune femme à une table voisine :

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Après le repas, un tour dans le parc (on ne s’en lasse pas !) au moment du nourrissage des crocodiles :

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Le toboggan est un spectacle : les crocodiles y sont entrainés par le courant, en essayant parfois de lui résister, mais en vain :
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En plus des crocodiles, Crocoparc Agadir propose un autre véritable spectacle qui vaut, à lui seul le déplacement, avec sa végétation aussi variée que magnifique de centaines d’espèces tropicales. Je vous le présenterai bientôt sous cet angle.

Merci à Christine et Philippe Alléon, Luc Fougeirol, Ariane Marinetti, Leila Sdigui-Brunet et à tout le personnel de Crocoparc pour l’accueil que vous réservez à nous tous, visiteurs de Crocoparc.

Gabacho Maroconnection a fait un « tabac » hier soir à l’Institut français d’Agadir

Bien que ce groupe ait un emploi du temps très chargé, l’Institut français du Maroc a réussi à les programmer sur ses différentes scènes du Maroc..

Franck Patillot, nouveau directeur de l’IFA était fier de nous les présenter hier soir

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Une formation haute en couleurs composée d’instruments traditionnels marocains, percussions africaines et du Maghreb, chants, cuivres, n’goni, piano, basse, batterie.
Sur scène ce sont huit musiciens français, marocains et espagnols, menés par le chant et le guembri du maâlem Hamid Moumen, métissant des compositions s’inspirant de l’héritage gnaoua, de l’afro, de la tradition Berbère, du jazz et du flamenco… dans une transcendance des frontières, des styles, des différences.

GABACHO MAROCONNECTION s’est produit dans plus de 30 festivals en 2014 en France, Espagne et Italie, chaque concert de ce “World-music-band” se transformant en une véritable fête marocaine !

Les musiciens

HAMID MOUMEN (chant - gembri)

HAMID MOUMEN (chant – gembri)

JAOUAD JADLI (chant-percussion)

JAOUAD JADLI (chant-percussion)

FREDERIC FAURE (chant-percussion)

FREDERIC FAURE (chant-percussion)

VINCENT THOMAS (batterie)

VINCENT THOMAS (batterie)

Muñoz

WILLY MUÑOZ (piano)

ANTONIO LIZANA (saxophone-chant)

ANTONIO LIZANA (saxophone-chant)

CHARLEY ROSE (saxophone chant)

CHARLEY ROSE (saxophone chant)

ERIC OXANDABURU (basse)

ERIC OXANDABURU (basse)

Un autre musicien, (italien), est venu se joindre à eux (flûte traversière)

Un autre musicien, (italien), est venu se joindre à eux (flûte traversière)

Quelques autres photos de ce splendide concert :

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Et tous espèrent avoir le plaisir les revoir bientôt à Agadir !
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Photos M. Terrier

Et, en prime, une petite vidéo pour avoir un peu l’ambiance et entendre ce qu’ils font (vidéo enregistrée dans un autre cadre)

Eish Safari 2015 choisit le Maroc pour son tournage

lnt.ma – 18/09/2015

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Pour sa neuvième édition, Eish Safari, première émission de téléréalité pour enfants dans le monde arabe de la chaine MBC3 a choisi le Maroc comme lieu de tournage. L’un des objectifs principaux de l’émission est de mettre en valeur la richesse culturelle et touristique du royaume. La Confédération nationale de Tourisme a été partenaire et L’ONMT a soutenu cette initiative.

Après l’Afrique du sud, Thailande, l’Australie, la Malaisie, les états unis, la Turquie, les UAE, et la Jordanie, MBC 3 a choisi le Maroc pour le tournage de la neuvième édition de son émission phare, de renommée internationale, Eish Safari. Durant tout le mois d’Août, l’équipe de mbc3 accompagnée par celle de la société marocaine lastrada pro mandatée par la chaine pour le tournage au Maroc, ont posé valises à El Jadida qui a été élue comme lieu principal du tournage des séries d’aventures. Ce sont 12 enfants issus de 10 pays différents dont deux marocains, qui participent cette année. Outre le développement de l’esprit de défi, d’aventures, d’indépendance et de compétition positive, la révélation des compétences sportives et des talents des uns et des autres, le renforcement des possibilités de dialogue et d’échanges culturels entre les jeunes, Eish safari dont l’audience dépasse les 10 millions de téléspectateurs dans les pays arabes et du Moyen Orient, vise en particulier la mise en valeur des richesses de cultures, de paysages et des sites touristiques de la région sélectionnée. Ainsi, tout au long de la période du tournage, participants et équipe de tournage ont effectué des visites touristiques de huit villes marocaines à savoir, Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Safi, Essaouira, Meknès et Agadir. L’équipe de mbc3 et les enfants en compétition ont été surpris par la beauté des paysages et la richesse culturelle du pays. La confédération nationale du tourisme a mobilisé ses équipes dans les différentes villes et été le partenaire de Lastrada pro pour que le tournage se fasse dans les meilleures conditions.

Divers autres partenaires ont participé au succès de cette édition dont le groupe Palmeraie Resorts, Kenzi Menara Palace, Mazagan ou encore des institutions tels l’ONMT et le ministère de culture et des Habous. L’émission est programmée en 20 épisodes sur la chaine mbc3. La première a été diffusée le Dimanche 13 septembre à 16H heure locale.

RFM vous invite au Maroc pour assister au Concert pour la Tolérance !

rfm.fr

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Jusqu’au 27 septembre, gagnez votre séjour pour 2 personnes au Maroc et partez à Agadir pour la 10ème édition du Concert pour la Tolérance le dimanche 4 octobre !

Le Concert pour la Tolérance, un événement en faveur de l’amitié et du dialogue entre les cultures donné sur la plage d’Agadir en partenariat avec  la Royal Air Maroc, l’Office national Marocain du Tourisme et le Sofitel Agadir Thalassa Sea and Spa.

Retrouvez sur scène Vianney, les Trois mousquetaires, Marina Kaye et bien d’autres pour un concert en faveur de l’amitié et du dialogue entre les cultures sur la plage d’Agadir !

Jusqu’au 27 septembre, RFM vous offre votre séjour pour 2 personnes à AGADIR comprenant : les vols A/R Paris-Agadir ainsi que 4 nuits en hôtel 5* en pension complète !

Pour participer à notre tirage au sort, remplissez le formulaire que vous trouverez sur le site de RFM : (cliquez sur le lien ci-dessous)
http://www.rfm.fr/webform/rfm-vous-invite-au-maroc-pour-assister-au-concert-pour-la-tolerance

La date du passage à l’heure d’hiver au Maroc désormais connue

menara.ma – 18/09/2015

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Le ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration a annoncé le retour à l’heure légale du Royaume (GMT) le 25 octobre prochain.

L’heure sera retardée de 60 minutes dimanche 25 octobre 2015 à partir de 03h00, indique le ministère dans un communiqué parvenu vendredi à Menara.ma, rappelant que cette mesure intervient en application du décret 2.13.781 du 21 Dou Al Kiada 1434 de l’hégire (28 septembre 2013), modifiant le décret 2.12.126 du 26 jumada 1er 1433 (18 avril 2012).

Maroc-France : Des relations culturelles denses à la hauteur de l’histoire partagée

Par Hicham BOUMEHDI – mapexpress.ma – 17/09/2015

Les relations culturelles qu’entretiennent le Maroc et la France se démarquent par leur force et leur densité, à l’image de leurs liens d’amitiés qui se sont forgés tout au long d’une riche histoire partagée.
La visite d’amitié et de travail officielle qu’effectuera, les 19 et 20 septembre, le président français François Hollande au Maroc à l’invitation de SM le Roi Mohammed VI, est une occasion pour réaffirmer le caractère exceptionnel de ces liens, qui traduisent une fascination réciproque et l’attachement à des valeurs humaines communes.
Il faut remonter loin dans l’histoire pour déceler les origines de l’intérêt que portent les Français à la culture et au mode de vie du peuple marocain, et vice-versa. Le point d’orgue de cette relation a été la mission diplomatique de l’ambassadeur Abdallah Ben Aïcha, envoyé en 1699 par le sultan Moulay Ismail à la cour de Louis XIV.

L'Ambassade marocaine à Versailles (1699). Au milieu, assis, Ben Aïcha.

L’Ambassade marocaine à Versailles (1699). Au milieu, assis, Ben Aïcha.

Dès lors, les Français se sont rendu compte de la spécificité du Maroc en tant qu’Etat millénaire et indépendant, gouverné depuis des siècles par des dynasties autochtones non soumises à la tutelle des puissances de l’Orient.
L’épisode du protectorat n’a fait que renforcer ce constat et permettre aux autorités françaises et aux intellectuels de l’Hexagone de prendre la mesure de l’originalité et de la diversité de la culture marocaine.
L’essor de l’enseignement de la langue française au Maroc a été un jalon de plus dans la construction des relations culturelles bilatérales, donnant de l’ampleur à l’intérêt que porte chacun des deux pays à la vie culturelle et sociale de l’autre.
De même, les liens sociaux engendrés par l’émigration de Français au Maroc dans le sillage du protectorat puis de Marocains en France dès la fin de la deuxième guerre mondiale, n’ont fait que renforcer des liens culturels déjà ancrés sur des bases solides.
Aujourd’hui, les relations culturelles sont portées par une coopération intense dans l’éducation et l’enseignement et un fort maillage des instituts culturels français au Maroc.
En effet, le Maroc compte 13 Instituts français, répartis sur Agadir, Casablanca, El Jadida, Fès, Kenitra, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat, Tanger et Tétouan, en plus d’une Alliance Franco-Marocaine à Safi, soit le réseau d’instituts français le plus grand au monde.
CarteCes établissements organisent en moyenne 1.500 manifestations culturelles par an (arts visuels, expositions, spectacles vivants, débats d’idées, cinéma…) et s’inscrivent dans de nombreux partenariat pour accompagner les politiques publiques nationales et locales dans le domaine culturel.
Le Royaume compte aussi une trentaine d’écoles françaises, dont la moitié des 30.000 élèves sont Marocains, et la France accueille le plus gros contingent d’étudiants marocains à l’étranger, avec un effectif estimé à plus de 30.000 étudiants.
D’autre part, les intellectuels, écrivains et artistes marocains sont régulièrement invités en France à l’occasion de festivals, rencontres et programmes de coopération culturelle permettant de renforcer la connaissance mutuelle entre les deux pays.
Des relations culturelles qui se sont renforcée à tel point que le Maroc a été au centre de la dernière saison culturelle à Paris, avec notamment l’organisation de deux grandes expositions-événements dédiées au Royaume, Exposition-Le-Maroc-Médiéval-1à savoir l’exposition “Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne” au musée du Louvre et “Le Maroc contemporain” à l’Institut du Monde Arabe (IMA).
Ces deux expositions, qui ont été inaugurées en octobre dernier par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem et qui ont été placées sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et du président français François maroc_0Hollande, ont dressé un véritable panorama de l’art et de la culture marocaine à travers les siècles, mettant à l’honneur la créativité et la richesse du patrimoine marocain.
L’exposition “Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne”, qui a été ensuite présentée au Musée Mohammed VI à Rabat, a porté sur plus de 300 oeuvres d’art reflétant ce qu’a accompli le Maroc durant les dynasties Almoravide, Almohade et mérinide dans les domaines de l’architecture, de la céramique, du textile, de la calligraphie et de la production du livre.
Cette exposition a montré aussi les inventions réalisées dans les diverses sciences et techniques et rappelle leurs effets sur la Renaissance européenne.
De son côté, l’exposition “Le Maroc contemporain”, qui a battu le record de fréquentation pour une exposition d’art contemporain à l’IMA, a été l’une des plus importantes jamais consacrées en France à la scène artistique d’un autre pays, et a été prolongée jusqu’au 1er mars 2015 en raison de son grand succès.
Placée sous le signe du préambule de la Constitution marocaine, qui revendique avec force la diversité et la pluralité de ses héritages, cette exposition a regroupé des artistes de plusieurs générations, depuis les pionniers de la peinture moderne marocaine jusqu’aux jeunes expérimentant des techniques diverses.
Elle a ainsi offert l’occasion à plus de 700 parmi les meilleurs artistes, créateurs, musiciens, danseurs, chanteurs, écrivains, intellectuels et universitaires de faire voir et entendre l’extraordinaire bouillonnement artistique et culturel qui anime le Maroc aujourd’hui.
Ces expositions ont, à coup sûr, donné davantage de rayonnement à l’image du Maroc en tant que terre de civilisation à la culture riche et ouverte sur le monde, marquant par là-même une nouvelle étape dans les relations culturelles exceptionnelles entre la France et le Maroc.

L’Aid El Adha sera célébré le 24 septembre au Maroc

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Dans un communiqué, le ministère des Habbous et des Affaires Islamiques indique que le croissant lunaire annonçant le mois de Dhou Al Hijja de l’an 1436 de l’Hégire a été observé lundi soir (14 septembre) et que l’Aïd Al Adha sera célébré le jeudi 10 Dhou Al Hijja 1436 correspondant au 24 septembre 2015.

Le « Concert pour la tolérance » fête ses dix ans en musique

elle.fr – 15/09/2015

Louane

Louane

Louane, Black M, Maître Gims, Kendji Girac, Christophe Willem, Marina Kaye, Zaz, Vianney… Cette année encore, le « Concert pour la tolérance » qui aura lieu le 3 octobre prochain sur la plage d’Agadir au Maroc réunira une pléiade d’artistes. L’émission, présentée par Kev Adams et Audrey Lamy, sera diffusée sur W9 et M6.

De la musique pour prôner la tolérance

Cette coproduction franco-marocaine, qui lutte en musique contre l’extrémisme, fête cette année ces dix ans. Créé en 2005, l’événement est soutenu par l’Office du tourisme marocain, la Royal Air Maroc et les hôteliers d’Agadir.

Le chanteur gadiri Mejja à l’affiche du Festival des musiques berbères et d’ailleurs

le360.ma – 14/09/2015

Le chanteur gadiri, Mejja, sera de la partie lors de la deuxième édition du Festival international des musiques berbères et d’ailleurs qui se tiendra à Paris les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2015.

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La deuxième édition du Festival international des musiques berbères et d’ailleurs (FIMBA) se tiendra à Paris, les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2015.

Ce festival d’envergure organisé par le Groupe Berbère Radio Télévision, en partenariat avec la mairie de Paris, rassemble des artistes amazighs de toute l’Afrique du Nord, ainsi que des artistes francophones des différentes régions de France.

Il a pour valeur cardinale le partage et pour objectif de faire connaître et apprécier la musique amazighe au-delà des barrières culturelles et linguistiques.

Une pléiade d’interprètes de la chanson kabyle ainsi que le célèbre Idir seront présents à cette édition.

D’autres chanteurs de Guinée, de France et de Finlande seront également au rendez-vous.

Côté marocain, c’est Mejja qui sera au programme. Abdesslam Mejjaoui, alias Mejja, rappelle-t-on, est un natif d’Agadir qui a hérité l’amour de la musique de son père qui chantait l’amarg, ce mélange de poésie et de chant qu’affectionnent les rwaiss.

De formation académique, il s’est lancé, très tôt, dans une quête d’innovation mâtinée de tradition et de modernité, qui le conduit d’Agadir à Paris.

La Ville des Lumières lui ouvre les yeux sur la World musique. Il y crée plusieurs spectacles où il fusionne la musique amazighe avec différents styles africains et espagnols dont il admire la force de l’identité. Il expérimente aussi les rythmes gnaouis, mais c’est toutefois dans le blues qu’il se reconnaît. Il y trouve la même complainte des plaines désertiques que chantait sa mère, originaire d’Aï Baamrane, au Sahara.

Ce qu’il faut découvrir dans la région d’Agadir

Le CRT d’Agadir a diffusé le document ci-dessous qui indique les lieux incontournables de la région qu’il faut absolument visiter.

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Dakhla: La réintroduction d’antilopes en bonne voie

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 13/09/2015

Le projet de réintroduction d’antilopes à la station d’acclimatation de Safia (au sud de Dakhla) donne ses fruits, et affiche aujourd’hui un résultat très positif.

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Le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification du Maroc (HCEFLCD) a mis en marche un projet de réintroduction de la faune saharienne à Safia.

Entre 2008 et 2010, 16 antilopes de mhorr, 16 antilopes Addax et 9 autruches à cou rouge ont été prélevées du parc national de Souss-Massa pour être installées dans un enclos d’acclimatation construit à Safia où un système de surveillance a été installé et des actions de sensibilisation destinées à la population de Dakhla et aux bergers-éleveurs de Safia ont été menées.
L’évolution des populations dans l’enclos d’acclimatation a été très positive et a permis une parfaite adaptation des animaux. La population d’antilopes de mhorr de la réserve de Safia compte aujourd’hui 41 individus, la population des antilopes addax compte, quant à elle, 34 individus. Ces animaux se sont adaptés en général aux conditions locales.

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L’antilope de mhorr est une espèce exclusivement saharienne. Elle avait complètement disparu de la nature au Maroc et fait actuellement l’objet d’un programme de réintroduction. L’Addax est une espèce d’ongulés qui était présente dans les régions sahariennes. Considérées comme étant des «noyaux reproducteurs» d’antilopes sahariennes, les espèces introduites ont commencé, dès la première quinzaine de leur translocation, à s’alimenter en partie de la végétation naturelle et à se reproduire.

L’opération de translocation d’antilopes sahélo-sahariennes vers la station d’acclimatation de la faune saharienne au niveau du site de Safia à Bir Guendouz s’inscrit dans le cadre des activités d’un programme national de réhabilitation de la faune saharienne du Maroc. Elle constitue également une suite logique aux efforts déployés par le HCEFLCD en matière d’acclimatation de cette faune, des efforts qui ont permis d’établir des populations captives d’antilopes Addax et Oryx au niveau du parc national du Souss-Massa (Agadir) et de gazelles de mhorr au niveau de Rmila Marrakech.

L’objectif de cette opération de transfert d’animaux était d’initier l’établissement de groupes fondateurs d’antilopes Addax et de gazelles de mhorr au niveau de l’aire historique de leur répartition en vue d’assurer leur réintroduction progressive dans leur habitat naturel.

Localisation : 350 km au sud de Dakhla, sur la route de Nouhadibou

Plan Dakhla -Safia

Hier soir, première partie des « Noces de Figaro » à l’I. F. A.

Les Noces de Figaro est un opéra en 4 actes, sur un livret de Da Ponte, d’après la comédie de Beaumarchais. Cet opera fait partie des œuvres majeures du répertoire lyrique qui sont enregistrées en direct au Festival d’Aix.

Ce film projeté sur grand écran et en haute définition nous a été présenté d’une manière très intéressante par M. Franck Patillot, nouveau directeur de l’IFA remplaçant de M. Pascal Hajaali qui avait su se faire tant apprécier ici ; nul doute que M. Patillot en fera de même.

Franck Patillot, nouveau directeur de l'IFA

Franck Patillot, nouveau directeur de l’IFA. Photo M. Terrier

La durée de cette projection étant de plus de 3 heures, la projection se fera en 2 fois. Hier soir, les deux premiers actes ont été projetés, les deux derniers le seront très bientôt et vous serez prévenus sur ce blog de la projection de la seconde partie.

Revisité en 2012, et largement diffusé, il s’agit là d’une production du Festival d’Aix- en-Provence dirigée par Jérémie Rhorer et mise en scène par Richard Brunel.

LE NOZZE DI FIGARO  (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de lÕHarmonie, Choeur  Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d'Aix en Provence au theatre de l'Archeveche du 5 au 14 juillet 2012. Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio),  Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio). Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires. (photo by Pascal Victor/ArtComArt)

LE NOZZE DI FIGARO (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de lÕHarmonie, Choeur Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d’Aix en Provence au theatre de l’Archeveche du 5 au 14 juillet 2012.
Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio), Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio).
Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires.
(photo by Pascal Victor/ArtComArt)

 

La rude bataille pour les libertés

Par Mouna Izddine – lobservateurdumaroc.info – 11/09/2015

Droits de l’homme, libertés individuelles, moralisation de la vie publique… Si des avancées notables ont été enregistrées, il demeure néanmoins des retards à rattraper et des acquis à   préserver.  Au lendemain des élections communales et régionales, les thématiques sociétales et   politiques habituelles reviennent sur le tapis du débat public. L’occasion opportune pour   les Marocains de s’interroger sur l’avancée démocratique de leur pays.  

Droits de l homme
 Menace sur les libertés individuelles   ?

C’est l’une des thématiques qui a créé le plus de polémique en cette année 2015. Pas un mois ne s’écoule sans que les quotidiens du royaume et les réseaux sociaux ne rapportent un fait divers d’une violence inouïe jusque-là étrangère à la société marocaine. Cela a été particulièrement le cas durant le dernier ramadan et les semaines qui ont suivi avec 6 affaires successives commentées jusque dans la presse internationale : l’agression de deux jeunes coiffeuses dans le souk d’Inezgane en raison de leur tenue vestimentaire, la diffusion sur Facebook de clichés d’hommes sur la plage d’Anza (dans les environs d’Agadir) brandissant un étendard noir enjoignant aux touristes de ne pas porter de bikini, le passage à tabac par une foule de passants d’un supposé travesti à Fès, la dénonciation   aux autorités par des commerçants de jeunes ayant bu un jus d’orange en journée sur la place Jemaâ el Fna à Marrakech, le lynchage à mort d’un homme soupçonné de vol au souk de Boumia   près de Midelt et enfin le harcèlement sexuel collectif d’une jeune mère avec   son bébé dans les bras sur la Corniche de Tanger. C’est autant la fréquence de ces agressions qui préoccupe l’opinion publique que les réponses du gouvernement   islamiste, et en particulier du   ministre de la Justice, réponses jugées par ses détracteurs comme peu fermes à l’encontre des auteurs de ces faits. Devant l’indifférence apparente d’une classe politique moribonde, et craignant de voir menacés les acquis en matière de   libertés civiles et individuelles, acteurs   associatifs et société civile se sont   mobilisés via des sit-in de soutien et la désignation de ténors du barreau pour défendre les victimes de ces agressions.

Droits de l’homme, entre optimisme   et inquiétude  

Liberté d’habillement, liberté de circulation, liberté sexuelle, place grandissante des femmes dans l’espace public… Alors que l’évolution des mœurs est inéluctable, aussi traditionnaliste puisse être la société marocaine, le bras de fer entre conservateurs et modernistes, islamistes et laïcs, gagne en visibilité et en intensité. Un duel à couteaux tirés par   médias classiques et nouveaux interposés, que l’on retrouve aussi dans le débat   autour de la réforme du Code pénal (datant de 1962). En dehors de quelques avancées (instauration de peines alternatives, criminalisation du harcèlement sexuel, de l’enrichissement illicite…), l’avant-projet rendu public par Mustapha   Ramid le 1er avril dernier, continue à être dénoncé par les partis progressistes et les militants des droits humains comme passéiste, liberticide et en contradiction avec la loi suprême et les   conventions internationales ratifiées par le Maroc. Les inquiétudes des critiques   du gouvernement Benkirane portent   notamment sur le maintien de la peine   de mort alors que celle-ci connaît un moratoire depuis 1993 (date de la dernière   exécution, celle du commissaire Tabet) et que le débat sur son abolition avait sensiblement avancé. Idem pour le maintien de la criminalisation de l’homosexualité, du prosélytisme, de   la rupture du jeun en public pendant   le ramadan ou des relations sexuelles   hors mariage. Plus préoccupant encore, l’introduction de circonstances   atténuantes en cas de crime d’honneur ou passionnel, et leur élargissement   aux autres membres de la famille en   plus de son chef, comme c’est l’usage   dans certains pays moyen-orientaux. Qualifiée également de moyenâgeuse par les progressistes, l’introduction de «l’offense aux religions» (article 219), passible de 5 ans de prison, alors même que la Constitution plébiscitée en juillet   2011 garantit la liberté d’expression et de culte. Cette nouvelle disposition   vient s’ajouter au tout aussi flou   «ébranlement de la foi d’un musulman   » (article 220 du Code actuel), à   l’origine de l’incarcération de plusieurs Marocains convertis au christianisme, le législateur sanctionnant le prosélytisme et non l’apostasie. Si le projet de M. Ramid est adopté, ses détracteurs   craignent que celui-ci n’ouvre le champ aux interprétations abusives et arbitraires de la part d’agents d’autorité ou   de magistrats zélés. D’où la nécessité vitale et impérieuse d’un débat national   sur la refonte du Code pénal et plus globalement sur la réforme de la Justice,   attendue depuis plusieurs années   par les Marocains.

Moralisation de la vie   publique, numéro vert et carton   rouge  

Dans le cadre de cette même réforme judiciaire, il est prévu un durcissement   des sanctions contre la corruption, le détournement de fonds publics et   autres voies d’enrichissement illicite. Ce dernier, jusque-là impuni par le législateur, devrait désormais faire l’objet d’un article spécifique dans la   nouvelle mouture du Code pénal. En   vertu de l’article 256-7 de l’avant-projet présenté par le ministre de la Justice,   les fonctionnaires publics incriminés écoperont ainsi de 2 mois à un an d’emprisonnement et de 5000 à 50.000 dirhams d’amende. Dans le même souci de moralisation de la vie publique et   de lutte participative contre la corruption, en juin dernier, les autorités   judiciaires ont mis en place un numéro vert (0800004747) pour encourager les citoyens à dénoncer sous anonymat les actes de corruption et autres trafics d’influence. Un outil bien pensé, les appels des témoins étant automatiquement transférés à des magistrats   spécialisés, qui transmettent ensuite les dossiers au Parquet compétent. La ligne a déjà permis l’arrestation en flagrant délit de trois fonctionnaires en juillet dernier, en l’occurrence un employé de l’administration des Douanes dans la métropole économique à Casablanca, un président de commune à Meknès et un moqaddem à Casablanca. Des   débuts encourageants, sachant que le phénomène est aussi tabou qu’endémique. En effet, malgré la progression du Royaume dans le classement de Transparency International (passant en 2014 de la 91ème à la 80e place de l’indice sur la corruption) et les initiatives des gouvernements successifs visant à endiguer ce fléau, celui-ci   continue à gangréner tous les secteurs   d’activité, publics comme privés, et tous   les échelons de la société.

Travail des enfants, droits   des mineurs  

Le travail des enfants mineurs figure parmi les débats les plus vifs qui agitent les médias nationaux. Et pour cause. Les chiffres font froid dans le dos. Ainsi, selon le «Collectif pour l’éradication du   travail des petites bonnes», entre 60.000 et 80. 000 fillettes de 8 à 15 ans, issues   pour la plupart de milieux ruraux et pauvres, sont exploitées comme domestiques   à travers le pays. Déscolarisées très jeunes par leurs familles, elles sont placées par des intermédiaires (les   fameux samsaras) chez des familles citadines des classes moyenne ou aisée en contrepartie d’un salaire mensuel excédant rarement les 500 dirhams, et sont souvent victimes de traitements dégradants voire de maltraitance physique et sexuelle. Suite à l’indignation générale suscitée par la mort de petites bonnes   torturées par leurs patrons ces dernières années, le législateur a décidé de durcir   le ton à l’encontre des employeurs. Ceux-ci, en vertu du projet de loi 19-12, risquent désormais des peines de un à   trois ans de prison. L’âge de recrutement sera de 16 ans au moins, avec contrat de travail, salaire minimum et indemnités de licenciement. Ceci dit, comme dans   tous les autres domaines, il reste à combler le fossé entre l’adoption de la loi et   son application effective.

Les Noces de Figaro à L’Institut Français d’Agadir le 12 septembre 2015 à 20 H 30

LE NOZZE DI FIGARO (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de lÕHarmonie, Choeur Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d'Aix en Provence au theatre de l'Archeveche du 5 au 14 juillet 2012. Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio), Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio). Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires. (photo by Pascal Victor/ArtComArt)

LE NOZZE DI FIGARO (Les Noces de Figaro) de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scene Richard Brunel, direction musicale Jeremie Rhorer, orchestre Le Cercle de l’Harmonie, Choeur Les Arts Florissants, dans le cadre du Festival d’Aix en Provence au theatre de l’Archeveche du 5 au 14 juillet 2012.
Avec: Kyle Ketelsen (Figaro), Patricia Petibon (Susanna), Paulo Szot (Il Conte di Almaviva), Malin Bystrom (La Contessa di Almaviva), Kate Lindsey (Cherubino), Anna Maria Panzarella (Marcellina), Mario Luperi (Bartolo), John Graham-Hall (Basilio), Emanuele Giannino (Don Curzio), Mari Eriksmoen (Barbarina), Rene Schirrer (Antonio).
Les comediennes: Clothilde Aubert, Cecile Braud, Maianne Barthes, Marie Vires.
(photo by Pascal Victor/ArtComArt)

OPÉRA – PROJECTION SUR GRAND ÉCRAN

LES NOCES DE FIGARO

Wolfgang Amadeus Mozart

Samedi 12 septembre à 20h30

À l’Institut français d’Agadir

Depuis 1948, le Festival d’Aix parcourt et relit inlassablement l’œuvre de Mozart, tandis que chaque année, le Festival est un rendez-vous prisé des amateurs d’opéras. Des œuvres majeures du répertoire lyrique y sont enregistrés en direct, et désormais diffusés dans le monde entier. Avec l’Institut français d’Agadir, découvrez ces chefs d’œuvres sur grand écran, et en haute définition.

Les Noces de Figaro est un opéra en 4 actes, sur un livret de Da Ponte, d’après la comédie de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro. Il reçoit, lors de sa création à Vienne, le 1er mai 1786, un succès mitigé, mais il triomphe à Prague peu après et devient extrêmement populaire. Les Noces de Figaro est le premier volet d’une fructueuse collaboration entre Mozart et Da ponte qui aboutira l’année suivante à la création de Don Giovanni, puis de Cosi fan Tutte en 1790.

Revisité en 2012, et largement diffusé, il s’agit là d’une production du Festival d’Aix- en-Provence dirigée par Jérémie Rhorer et mise en scène par Richard Brunel.


La projection sera précédée d’une présentation de l’opéra par M. Franck PATILLOT, nouveau directeur de l’IFA.

Entrée libre

Vernissage de l’exposition photographique de Younes Fizazi au Sofitel Thalassa Sea & Spa

C’est la rentrée et le Sofitel ne déroge pas en reprenant ses programmes habituels, en commençant ce soir par une belle exposition de Younes Fizazi sur les paysages du Maroc.

Younes Fizazi à gauche, présenté par Daniel Karbownik

Younes Fizazi à gauche, présenté par Daniel Karbownik

Cette passion pour la photo est venue à Younes Fizazi de ses voyages qui l’ont conduit dans tout le Maroc qui lui ont permis de découvrir ces magnifiques paysages de montagne et de désert, mais aussi du surf qui l’a amené sur tous les spots connus du Maroc où il a réalisé de très belles photos de vagues.

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Ces tirages de photos sont faits sur toile ce qui renforce encore l’impression de tableaux. Voici quelques unes de ses oeuvres exposées :

IMG_0570.JPGIMG_0572.JPG IMG_0573.JPG IMG_0576.JPG IMG_0577.JPG IMG_0583.JPG IMG_0584.JPG IMG_0571.JPGVous pouvez aller admirer ces photographies qui resteront exposées au Sofitel Thalassa Sea & Spa pendant quelque temps.

Chanteurs gnaoua et DJs électro : le Festival d’Île-de-France vibre au rythme du Maroc

telerama.fr – Louis Victor – 04/09/2015

L'ensemble Dakka Roudania en mai dernier

L’ensemble Dakka Roudania en mai dernier

Dans les jardins de Villarceaux, musiques gnaouies, star du chaâbi et… rappeurs. La musique marocaine est l’invitée du Festival d’Ile-de-France.

Absence d’écriture, règne de l’oralité et prédominance du rythme sur l’harmonie. Ainsi définit-on prosaïquement l’ensemble des musiques du Maroc. Qu’il soutienne une improvisation poétique, une chanson villageoise légère, une danse de l’Atlas ou une transe gnaouie, le rythme offre à la musique marocaine un pouvoir de séduction incontestable et immédiat : impossible de rester insensible aux polyrythmies (afro-)maghrébines, parfois infiniment complexes et pourtant irrémédiablement dansantes.

Après New York en 2012, l’Afrique du Sud en 2013 et la Colombie en 2014, l’ambitieux Festival d’Ile-de-France s’intéresse au royaume chérifien, proposant une épopée musicale de Gibraltar au désert du Sahara, d’hier à aujourd’hui. « On ne voulait pas se concentrer uniquement sur les répertoires traditionnels, explique Olivier Delsalle, directeur artistique du festival. L’idée était d’offrir une image représentative de la scène actuelle. » Tout au long d’un après-midi dominical de concerts, au coeur du domaine de Villarceaux, le public pourra naviguer entre rap, électro, chaâbi, musiques gnaouie, amazigh (berbère) ou arabo-andalouse. Dès l’ouverture des portes, l’accueil sera assuré par Dakka Roudania, ensemble passionnant, interprète d’un style rare dont les racines sont implantées à Taroudant, ville d’artisans tanneurs : la dakka (« frappe »), exemple probant de la supériorité du rythme sur la mélodie.

La dakka des tanneurs

Taroudant, 17 mai 2015. Au coeur de la médina, dans la cour intérieure d’un riad verdoyant, treize musiciens accordent les peaux de chèvres de leurs petites percussions, taarija, au-dessus d’un feu de braise. Ils s’apprêtent à donner un concert dans un élégant apparat traditionnel. Le leader de Dakka Roudania, Smaïn, armé de son bendir (un large tambour qui se tient d’une main) emmène ses douze chanteurs et percussionnistes au coeur de compositions bâties sur de vastes crescendos et de longues accélérations enivrantes. De quoi se laisser aller à la transe. Sur chaque morceau, Smaïn chante une phrase et la troupe lui répond. Un procédé qui se retrouve dans de nombreuses musiques ethniques et dans le blues : le call and response. Jeu de questions-réponses, ici construit sur des poèmes arabes.

L'ensemble de musique berbère Inouraz aura pour invité, entre autres, Ali Chouad (ici à droite)

L’ensemble de musique berbère Inouraz aura pour invité, entre autres, Ali Chouad (ici à droite)

« Le profane et le sacré se retrouvent au centre de textes qui passent de louanges du Prophète à des thèmes tels que l’amour, la nature, l’histoire et la satire. C’est une musique de plus en plus fragile face à l’obscurantisme actuel », explique Brahim El Mazned, directeur du festival de Rabat, Visa for music, qui a pour but de mettre en avant la richesse des scènes d’Afrique et du Moyen-Orient. Le vendredi après-midi [jour saint, NDLR], les artisans du cuir se retrouvent dans des riads, cuisinent, boivent du thé et jouent la dakka, qui demeure un lien social important à Taroudant. D’autant que la pratique ne se professionnalise pas. »

La musique et les femmes

Autre point louable de la programmation à Villarceaux : la présence de femmes, dont la jeune chanteuse Zineb Afilal. Accompagnée par l’orchestre (masculin) de Tétouan, elle s’impose entre luths et violons et brille au coeur du répertoire andalou-marocain, l’équivalent de notre musique classique européenne. Précisons qu’au Maroc les femmes occupent un statut à part : sauf rares exceptions, on leur interdit de toucher aux instruments à cordes et à vent. Restent alors le chant, la danse et les percussions. Mais « celle qui chante en public demeure, pour beaucoup, une femme aux moeurs légères », rappelle le musicologue Ahmed Aydoun.

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Fatima Tachtoukt, jeune Berbère rencontrée à Agadir, accompagne depuis quelque temps le groupe amazigh Inouraz. Elle vient d’une famille d’artistes où les épouses ne sont pas autorisées à chanter en public. « J’ai dû m’imposer et dire à mon père : j’ai d’ores et déjà signé un contrat, si je ne finis pas mon album, je vais en prison », confie-t-elle lors d’une répétition. Fatima est une raysât. L’équivalent féminin des rwayês, ces chanteurs « savants », poètes et improvisateurs, qui ont longtemps joué le rôle de chroniqueurs du quotidien ou d’historiens dans les villages de la région du Souss, au sud du pays. Entourée des maîtres Ali Faiq et Ali Chouhad, Fatima, en tant que femme, modernise l’image de cette pratique mais reste porteuse d’une tradition malmenée par Internet et par la disparition des fabricants de loutars et de rababs, instruments exclusivement utilisés par les rwâyes, mais grands absents des conservatoires.

Gnaoua et traditions

Lorsqu’il est question de tradition marocaine, difficile de ne pas évoquer la plus mystique des musiques, celles des Gnaoua, descendants d’esclaves d’Afrique subsaharienne, dont la culture infiniment riche remonte au XVIe siècle ? Exportée pour le meilleur et pour le pire sur tous les continents depuis quelques décennies, la musique gnaouie possède son propre festival à Essaouira, où les maâlems, maîtres chanteurs et joueurs de guembri, sont invités à ouvrir leur art aux autres répertoires, dont le jazz : une fusion qui a déjà fait ses preuves. Donc, tout naturellement accompagné du batteur Karim Ziad, l’éminent Hamid El Kasri viendra envoûter la foule francilienne avec ses incantations pentatoniques, comme il a su le faire jusqu’à 4 heures du matin sur une plage d’Essaouira le 16 mai dernier. En cette soirée printanière, un autre Gnaoui avait bénéficié des faveurs du public féminin : le jeune et dynamique Mehdi Nassouli, qui semble déterminé à décloisonner les genres avec un répertoire festif. Un exercice délicat. Car à l’image de toute autre scène émergente dans l’industrie musicale, le Maroc affronte un dilemme : comment faire cohabiter tradition et modernité ? Doit-on muséifier les styles au profit d’une dite authenticité ou les laisser suivre le cours de la globalisation ? Face à ces questions, une seule réponse : au coeur d’une tradition orale, la transmission, l’éducation et l’enregistrement des répertoires restent prioritaires. Vient ensuite l’émancipation. Un schéma viable que retranscrit la programmation du Festival d’Ile-de-France.

 

 

Vernissage de l’exposition « Paysages Marocains, Richesse et Diversité » du photographe Younes Fizazi

Les animations redémarrent au Sofitel avec, le 7 septembre à 19 H 30 au Sofitel Thalassa Sea & Spa, le vernissage de l’exposition « Paysages Marocains, Richesse et Diversité » du photographe Younes FizaziINVITATION-EXPO FIZAZI

Un tout petit aperçu de ses collections :Image01

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Visite à la source bleue de Tiznit

01/09/2015

La légende :

La ville de Tiznit tire son nom de Lalla Zninia.

Plusieurs versions existent pour la légende de l’origine de cette source.
La première :

Celle d’une ancienne pécheresse qui, repentie, devint une sainte  femme.
D’après cette légende, « Lalla Zninia » revenait du Nord  et s’est arrêtée épuisée en ce  lieu alors désertique. Elle déplora sa conduite passée avec tant de sincérité et  fit  preuve d’un  tel  repentir  que Dieu,  pour  lui manifester  son  pardon, fit  jaillir  à  ses  pieds une source.

et la seconde version :

Alors qu’il n’y avait là que désert et solitude, Lalla Zninia vint à passer.
Elle a soif car elle marche depuis longtemps, quand soudain, le lévrier sloughi qui l’accompagne, lape un peu d’eau sous la roche. Lalla Zninia découvre ainsi une fente d’eau, la creuse et la transforme en un point d’eau pérenne. L’oasis est né.


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Cette  résurgence  fut nommée « Aïn  El Kdim » (la vieille source) ou Aïn Zerka (la source bleue) par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire « Lalla Zninia« .


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Quelques photos de la Source bleue il y a plus d’un demi-siècle :

Avant les années 50

Avant les années 50

Années 50

Années 50

Et des photos plus récentes :

Entre les photos ci-dessus et les suivantes, la ville est arrivée et a englouti une bonne partie du bassin de la source !

2008

2008

2008

2008

2009

2009

2009

2009

La source bleue après la magnifique réhabilitation menée par Salima Naji :

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Le bassin a été réduit pour permettre aux habitants de s’asseoir aux abords. Une circulation de l’eau a été élaborée pour disposer d’un lieu de promenade.

Historique :

Tiznit est à l’origine. une oasis de source d’eaux de résurgences dans un terrain de tuf calcaire. Le bassin qui accueille cette nappe d’eau. Ain Aqdim (requalifié ici en 2015). a permis à l’origine, la fixation des Hommes, puis l’agriculture, à côté des habitats premiers fortifiés : en somme, le développement de la petite cité saharienne. L’eau permettait d’alimenter les demeures avant de la donner aux jardins. Avec le temps, l’habitat colonisant les jardins, des khetarras ont été creusées pour acheminer l’eau plus loin hors des murs des remparts la conduite souterraine est accompagnée sur le sol par des puits d aération qui servent aussi de points d’entretien. Lorsqu’au cours de l’histoire, l’eau a été captée en amont par d’autres bénéficiaires les Ahl Tiznit ont cherché d’autres moyens d’irriguer. Le développement de l’agglomération a été rendu possible par la mobilisation d’une source d’eau plus importante, au pied de l’Anti-Adas. en territoire Reggada. non sans de difficiles arbitrages. De nombreux puits ont aussi été édifiés pour compléter la gestion de l’oasis : de beaux puits à balancier typiques du monde saharien, nécessitant de l’espace et une main d’oeuvre abondante Des nombreux canaux traversaient, jusque dans les années 1970, le quartier fondateur autour de Ain Aqdim.

Les terres irriguées de Tiznit sont abritées par des palmiers mais ces derniers ne donnent pas de dattes du fait de la proximité de l’océan. Par contre, ils protègent les autres cultures notamment comme les oliviers, les arbres fruitiers. les céréales et les légumineuses.

Aujourd’hui, par écoulement gravitaire. les eaux sont redéployées par de longs canaux (désormais bétonnés) vers un bassin à partir duquel des répartiteurs divisent les eaux, de façon à les étaler pour que toutes les propriétés profitent de la manne hydnque : la palmeraie est doublée de divers autres approvisionnements en eau dont les eaux retraitées par la station d’épuration de la ville.

Le réaménagement a été fait également autour de la source bleue et donne un aspect très agréable à cet endroit :

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Salima Naji disait au moment de l’inauguration : Les longues soirées de Ramadan sont actuellement propices aux sorties familiales. La source historique de la médina de Tiznit est devenue désormais un lieu d’attraction. Alors que les enfants jouent, les femmes discutent et se détendent en contemplant la chute d’eau. Ne faut-il pas étendre l’espace public à destination de ceux qui en ont le plus besoin ? Le bruit de l’eau, les plantes sont autant d’éléments qui viennent féminiser le lieu. Ils permettent de rendre aux femmes la source de Lalla Zninia, fameuse fondatrice légendaire de la ville de Tiznit.

Voici la date de l’Aïd Al Adha selon l’astrophysique

media24.com – 31/08/2015

Voici la date de l’Aïd Al Adha selon les projections du président de l’Observatoire astronomique Ribat Al Fath de Rabat, Samir Kadiri.Lune11

L’heure de la nouvelle lune, donnée en temps universel, est chaque mois un moment unique. Ne dépendant pas de la localisation géographique de l’observateur, cette heure est par conséquent la même pour tous les habitants de la Terre. Pour le mois de septembre 2015, la nouvelle lune aura donc lieu le 13 septembre à 08:42 (TU).

Pour les musulmans, le moment qui définit le début du mois du calendrier religieux est l’apparition dans le ciel du premier croissant. Ceci s’observe juste au-dessus de l’horizon vers l’ouest, pendant la brève période entre le coucher de Soleil et le coucher de Lune. L’instant précis, et même la date de cette apparition, elle, dépend de la position géographique de l’observateur.

Or, quel que soit le lieu géographique, il s’est avéré par expérience qu’une durée entre la nouvelle lune et la visibilité du croissant lunaire doit être supérieure à 18 heures. On peut donc conclure que pour le Maroc, le 13 septembre, le croissant lunaire sera invisible au coucher du soleil.

Le lendemain, le 14 septembre, d’autres conditions astronomiques devant être prises en compte, le croissant lunaire ne doit pas être visible sur la moitié nord du Maroc; mais, il sera par contre visible dans la partie sud (à partir d’Agadir). Par conséquent, le mois de Dou Al Kaada prendra fin au bout de son 29e jour et le premier jour du mois de Dhou al-hijja débutera le mardi 15 septembre 2015.

L’Aid Al Adha 2015/1436, qui correspond au 10 Dou Al Hajja, aura donc lieu le jeudi 24 septembre.

Le peintre Amahou nous a quitté : une grande perte pour Taroudant

C’est avec peine et tristesse que nous apprenons le décès d’Amahou, le peintre de Taroudant.
Selon Sana, manager à DarZahia, il est mort il y a deux jours d’une crise cardiaque. Atteint de diabète, il était très fatigué ces derniers mois.
C’était un peintre-poète, plein d’humanité et de gentillesse qui va manquer terriblement.

En 2012, une Hongroise, Beatrix Torma, avait réalisé un reportage photo à DarZahia.et elle avait rencontré Amahou dont elle avait beaucoup aimé le travail : elle avait fait de beaux portraits de lui, dont un qui le représente de la façon la plus juste qui soit, c’est l’image qu’il faut garder de lui : Amahou en train d’éclater de rire….

Voici les deux beaux portraits réalisés en N&B par Beatrix Torma :
Photo Beatrix Torma

Photo Beatrix Torma

Photo Beatrix Torma

Photo Beatrix Torma

C’était l’être le plus lumineux qui soit, profondément bon. Un vrai philosophe qui ne se plaignait jamais, alors que sa santé était si fragile.

La quasi totalité des occidentaux installés à Taroudant possède une ou des œuvres de cet homme extrêmement attachant.
Il y en a aussi à La Gazelle d’Or.
Les 9 photos qui suivent font partie de la collection de Claude Philip :
  • Amahou au travail dans son atelier :
Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

  • Quelques oeuvres d’Amahou :
Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Photo Claude Philip

Taroudant ne sera plus jamais la même sans sa belle présence. Il va laisser un grand vide !

Merci à Zaia Hebbir de Darzaia-taroudant qui m’a transmis ces éléments.

Anti-Atlas : L’oasis oubliée de Tiout

par Stéphanie JACOB – leconomiste.com – 28/08/2015

Une pépite du tourisme rural
Palmeraie, mausolée, tombeau, kasbah,… tant de raisons pour y venir
Seule ombre au tableau: une bien faible communication
A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

Les paysages filent et se ressemblent. La vie est comme suspendue. Jusqu’au terme de la route en direction de Tata, à une centaine de kilomètres d’Agadir, rien n’indique l’existence de la florissante palmeraie au pied de la ville de Tiout. Seul le bouche à oreille y amène le visiteur. Pourtant, le lieu ne manque pas d’atouts. Impeccable est le premier mot qui nous vient à l’esprit. Un village soigné, des ruelles où rien ne traîne, ni papier, ni poubelle oubliée. Le rond-point marque le début de la visite. Guides et âniers y attendent les touristes connaisseurs. Fidèle à son poste, dans son épicerie, qui fait également office de café et de restaurant, Hassan Adnane connaît tout de l’histoire de sa région. Ils sont dix guides officiels à se partager ce verdoyant gâteau. «Avant de nous constituer en association, nous étions sans cesse en conflit. A force d’interventions pour arbitrer nos désaccords, ce sont les gendarmes qui nous ont conseillé cette organisation pour un partage équitable des visites» avoue Hassan. Avec humour et passion, il dévoile les rudesses du passé, les bénéfices d’un présent organisé et les espoirs d’un avenir encore plus prometteur. «Il ne nous manque pas grand-chose dans notre vie ici, juste quelques panneaux routiers pour faire savoir que l’on existe». Alors que depuis les années 60, on voit débarquer ici des Français, des Américains, puis les Allemands, les Belges et les Anglais, aujourd’hui la part importante du tourisme appartient aux Marocains. «Cette année 2015 marque un franc changement de fréquentation» constate notre guide.
•  Une promenade «exotique»
Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Ce n’est pas pour l’immensité de la palmeraie, peu étendue, mais pour une touche d’aventure que la visite peut se faire à dos de mulet. Au pied du mausolée, où les femmes se retrouvent chaque année pour partager le couscous, touristes, guides et âniers prennent la route. Des terrains fertiles, des palmiers dattiers en pleine forme, des jardins irrigués rythment le paysage. Une pause thé s’impose alors. Sous l’immense toit naturel formé par les glycines, où coule l’eau de source à l’origine de cette nature luxuriante, cette étape fraîcheur participe aux joies de la promenade. Tout près, cernée par la montagne, la réserve d’eau, qui assure une distribution équitable entre les terres cultivées, est un enchantement. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains et plongeons. Le fameux «calme et volupté» prend ici tout son sens. Il est alors temps de reprendre la route pour aboutir au pied de la kasbah, l’autre phénomène régional. Pourtant en ruine, elle n’a rien perdu de sa splendeur. Surplombant la palmeraie, son architecture en terre joue avec les couleurs et les reflets du soleil. Un spectacle à elle seule, qui offre un panorama unique sur toute la vallée.

•  Les plus célèbres des visiteurs
Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

«Un jour, nous avons vu arriver toute l’équipe et tout le matériel nécessaires au tournage d’un film américain. Alors que la transaction avait été négociée en amont avec la production, notre gouverneur de l’époque a fait volte-face, contraignant tout ce contingent à replier bagage pour Ouarzazate». Pour Hassan, ce rendez-vous raté a freiné les élans d’un 7ème art toujours à la recherche des plus beaux paysages de cinéma. Quelques films y ont malgré tout été tournés. C’est ainsi que dans les années 50, Fernandel est venu à Tiout pour l’un de ses rôles phares dans «Ali Baba et les 40 voleurs», et 10 ans après, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier réunis sur l’affiche de «Cent mille dollars au soleil». Bien plus tard, en 2001, Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin y prennent leur quartier pour le tournage du film «Le Boulet». Ce sont là plusieurs générations de l’élite du cinéma français. On y vient encore aujourd’hui pour des téléfilms, des publicités et des shooting de mode. Mais là encore, sans communication efficace, ce fort potentiel de développement de la région reste inexploité.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

•  Les filières d’une économie solidaire

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Ils sont 3.800 à habiter la ville de Tiout, partagée en 7 douars. On y vit d’élevage et d’agriculture. L’orge, le blé et les fèves en hiver, mais surtout les olives et les dattes sont en tête des richesses de la région.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Sur ces terres, transmises de père en fils, certains optent pour les troupeaux de chèvres, de dromadaires ou de vaches laitières, d’autres, pour un incontournable : l ’argane. Une manne pour l’unique coopérative de femmes, soutenue par son célèbre client, la maison L’Oréal. La marque écoule en effet une bonne partie de la production d’huile cosmétique dans le cadre de son programme d’achats solidaires.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Les années fastes seulement, on se rassemble pour le moussem, alors qu’un autre rendez-vous communautaire est quant à lui régulier, celui des juifs venus du monde entier en pèlerinage sur le tombeau du rabbin Shalom Ben Zaken. Un retour dans le passé pour cette ville, qui avait, comme tant d’autres au Maroc, son Mellah et son commerce d’argent et de bijoux, aujourd’hui disparus.

Quelques photos personnelles prises à Tiout

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

L'entrée de Tiout

L’entrée de Tiout

L’eau, la richesse principale de Tiout

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Image04Les champs étaient irrigués par ces séguias, le temps attribué à chacun des lots de terre était mesuré par une horloge à eau, la clepsydre.

Il subsiste encore un moulin à eau dans l’oasis, pour moudre la farine :

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une ancienne roue à aubes pour faire tourner le moulin :Image02

la végétation est luxuriante avec cette eau :

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Une autre richesse de Tiout : les ânes utilisés pour le transport et pour les promenades des touristes :

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Le paysage autour de l’oasis :

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Course automobile : Quand le Maroc avait son Grand Prix

Par Reda Zaireg – huffpostmaghreb.com – 29-08-2015
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HISTOIRE – Le Maroc n’a pas attendu le Race of Morocco pour avoir sa première course automobile. Dès 1912, plusieurs courses ont été disputées dans le royaume, comme le Grand Prix du Maroc, dont la première édition s’est tenue en 1925 et qui, à partir de 1957, deviendra une épreuve de Formule 1.

1912: Toute première course automobile du royaume

La toute première course automobile du Maroc se déroule en 1912, soit l’année de la colonisation du pays. Le circuit, d’une distance d’à peu près 90km, liait Rabat à Casablanca. Cette course fut remportée par une Panhard qui fit le trajet en… 5 heures, soit quelques minutes de moins que le train rapide reliant Rabat à Casablanca, les jours de grand retard.

1930-1934: Grand Prix du Maroc – Circuit d’Anfa

o-GRAND-PRIX-CASABLANCA-1931-570La course, organisée dans le cadre du Grand Prix du Maroc, se déroulait à Anfa, à une époque où cet arrondissement n’était pas encore présidé par Yasmina Baddou. S’étendant sur quelques 3 kilomètres, le circuit d’Anfa accueillit quatre éditions du Grand Prix du Maroc, dont la première fut raflée par des Amilcar, et les deux suivantes par Bugatti.

1954-1956: Grand Prix du Maroc – Circuit d’Agadir

Dès 1950, Agadir accueillait des courses automobiles. A ce propos, le journaliste sportif Robert Perrier notait que « les discussions furent nombreuses et l’organisation de l’épreuve ne fut décidée que difficilement. Néanmoins, la décision étant prise, un Comité d’organisation fut créé. Comme Agadir ne possédait pas d’organisation automobile officielle et consacrée, des contacts furent pris avec l’Automobile Club du Maroc, A.C.M., de Casablanca. Animé du désir d’aboutir, le Comité d’Agadir poursuivait sa tâche et organisait sa première manifestation ».

1956-Départ

départ 1956

Après une pause de 20 ans, le Grand Prix du Maroc fait donc son « come back » à Agadir. Les trois éditions du Grand Prix qui se sont déroulées à Agadir ont été remportées par des Ferrari, et ont vu la participation de quelques uns des meilleurs prototypes de l’époque, produits notamment par Jaguar.

1957-1958: Grand Prix du Maroc – Circuit de Ain Diab

o-CIRCUIT-AIN-DIAB-1957-570C’est sur le circuit de Ain Diab que les deux dernières éditions du Grand Prix du Maroc se sont déroulées, et ces dernières ont, contrairement aux précédentes courses, été disputées par des voitures de F-1. La course de 1957 est, officiellement, la première édition du Grand Prix du Maroc, puisqu’elle a été organisée à la demande de la Fédération internationale d’automobile (FIA).

En 1958, la course de Ain Diab comptera pour le championnat du monde de Formule 1. Quelques 60.000 spectateurs dont 200 journalistes assisteront à la course, qui a vu la participation de quelques uns des meilleurs pilotes de l’époque, comme Stirling Moss et Mike Hawthorn.

La dangerosité du circuit de Ain Diab, qui a coûté la vie au pilote Stuart Lewis-Evans, fera que la FIA n’acceptera pas, en 1959, la candidature du Maroc pour une autre édition du Grand Prix. Ce sera la toute dernière édition du Grand Prix du Maroc…

Quelques affiches des grands-prix

Casablanca 1934

Casablanca 1934

 

Agadir 1953

Agadir 1953

Agadir 1954

Agadir 1954

Agadir 1955

Agadir 1955

Agadir 1956

Agadir 1956

Casablanca 1957

Casablanca 1957

Casablanca 1958

Casablanca 1958

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