Maroc : Un premier aéroport en PPP (Partenariat Public – Privé)

par K. M. – leconomiste.com – 30/09/2015

Une étude d’évaluation sera bientôt lancée
Située au sud de Marrakech, la plateforme servira de test
aero_kes

Construire et exploiter un aéroport en partenariat public-privé serait une première au Maroc. L’expérience sera menée, après la réalisation de l’étude d’évaluation, pour le nouvel aéroport de Marrakech. Elle sera la première du genre dans le domaine aéroportuaire au Maroc. D’autres pays ont déjà franchi le pas dans ce domaine comme c’est le cas en Tunisie par exemple.
Le partenariat public-privé qui dispose d’un cadre réglementaire permettra d’apporter des financements privés à la réalisation de cet aéroport tout en limitant la participation du budget de l’Etat. Les PPP seront de plus en plus privilégiés dans les investissements d’envergure et liés à l’infrastructure. D’ailleurs une étude d’évaluation pour le recours au PPP est également prévue dans le cas du port de Kénitra Atlantique.
Pour le nouvel aéroport, le choix du site a été arrêté par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) qui a opté pour Side Zouine, à 35 km au sud de Marrakech. Un site à proximité de l’autoroute d’Agadir, de la ligne ferroviaire et où le foncier est disponible. Près de 4.000 hectares, dont une grande partie appartient à l’Etat, pourraient être mobilisés.
La DGAC a également élaboré une étude sur les trafics prévisionnels à l’horizon 2030 alors que l’ONDA a établi une étude d’extension des installations de la plateforme aéroportuaire actuelle.
L’étude d’évaluation planchera sur deux options: la première envisagerait l’exploitation de la plateforme actuelle par l’ONDA et le PPP ne concernerait que la nouvelle plateforme. La deuxième option prévoit l’exploitation des deux plateformes par le futur partenaire tout en spécifiant le périmètre de la mission globale de chaque site, à savoir l’actuel et futur aéroport.
Le nouvel aéroport devra notamment développer le trafic « long-courrier » et offrir une capacité d’accueil « moderne et performante ». Le tout assorti d’un bon niveau « de qualité de service » à même d’accroître l’attrait touristique de la région. Il devra aussi soulager l’actuel aéroport et éloigner ainsi l’horizon de sa saturation car ses capacités seront atteintes d’ici 2030. A cette date, les prévisions du ministère de l’Equipement évaluent la demande à 10 millions de passagers alors que la plateforme ne dispose que d’une seule piste. De plus l’exploitation du site actuel se heurte à plusieurs contraintes: nuisances sonores sur les riverains, sécurité des riverains et des avions, restrictions sur le survol de la ville et une congestion à moyen terme des voies d’accès à l’aéroport.
En plus d’une piste (longueur de 3.500 m), d’un parking avions de 30 postes, le futur aéroport sera doté notamment d’une aérogare de fret. Une activité en « baisse » au niveau de l’actuelle plateforme en raison de la prédominance des vols low cost avec des avions qui ne sont pas adaptés au transport de marchandises.

25 aéroports

Le réseau aéroportuaire  est constitué de 25 plateformes dont 19 sont ouvertes à la circulation aérienne internationale. Il compte le hub de Casablanca Mohammed V dédié au trafic en correspondance et le long-courrier. A cela s’ajoute le réseau primaire constitué de grands aéroports touristiques dont celui de Marrakech, d’Agadir et de Fès ainsi que de plateformes de diverses vocations telles que celles de Tanger et Rabat. Le réseau aéroportuaire compte aussi des plateformes d’intérêt public comme celles de Laâyoune, Ouarzazate, Dakhla, etc.

Exclusif le360.ma : Le Maroc bloque le projet suédois Ikea

Par Ziad Alami – le360.ma – 28/09/2015

Le blocage du projet Ikea, entreprise suédoise spécialisée dans la conception et la vente au détail de mobilier et objets de décoration, a été décidé ce lundi 28 septembre par les autorités marocaines, en représailles au projet de la Suède de reconnaître la chimérique RASD (République Arabe Saharaouie Démocratique ).

ikea_web

Réaction ferme et vigoureuse des autorités marocaines au projet de Stockholm de reconnaître la chimérique «RASD».  Le projet Ikea Maroc a été bloqué, suite à une réunion d’urgence qui s’est tenue ce lundi 27 septembre à la primature, sous la présidence du chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.
Les leaders de huit partis nationaux, majorité et opposition comprises, ont assisté à cette réunion consacrée à la question nationale. En représailles contre la position du gouvernement social-démocrate suédois de reconnaître l’entité séparatiste, il a été décidé de reconsidéder les intérêts de ce pays au Maroc.

UN PRÊT DE LA BERD POUR LA PROSPECTION ARGENTIFÈRE AU MAROC

lnt.ma – 23/09/2015

BERD-600x300

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé mardi l’octroi d’un prêt de 6 millions de dollars pour soutenir les activités de la compagnie minière canadienne « Maya Gold & Silver Inc. » au Maroc.

Ce prêt est destiné à aider la société minière canadienne à financer l’expansion de la mine d’argent Zgounder, située dans la commune rurale d’Askaoun au nord-est d’Agadir, précise un communiqué de cette institution financière européenne basée à Londres.

Ce financement contribuera aussi à la modernisation des structures d’exploitation et de production de la mine, tout en respectant les exigences de l’efficacité énergétique et de la protection de l’environnement, souligne la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Le Maroc est un membre fondateur de la BERD et, à ce jour, la Banque y a investi 473 millions d’euros dans 18 projets à travers tout le pays, auxquels s’ajoutent 130 millions d’euros de lignes de crédit en faveur de la facilitation des échanges, accordés par l’intermédiaire de banques locales.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a aussi fourni une aide technique à plus de 135 PME locales.

Itaxi souffle sa première bougie

challenge.ma – 17-09-2015

Profitant de l’essor de l’internet mobile au Marocle marché des applications pour réservation de taxis se développe dans le Royaume. Zoom sur l’expérience menée par Tayeb Sbihi, co-fondateur d’ Itaxi. Le service existe depuis maintenant une année.

Interview :

itaxi1-300x300.

Vous êtes sur le marché depuis maintenant une année, quel bilan faites-vous de votre première année d’exercice ?

Le bilan est positif. Un long chemin a été parcouru, mais il reste beaucoup à faire encore. Aujourd’hui, notre flotte de chauffeurs est de 150 petits taxis. Nous offrons des services d’aéroport ou inter-ville, et pour ce type de service. Nous disposons également d’un autre type de voitures, à savoir les Minivan ou encore les nouveaux modèles des grands taxis.

Quel est votre modèle économique ?

Le client paye des frais de service, en plus du compteur. Quant à Itaxi, il partage avec le chauffeur les frais de service pendant que ce dernier garde le montant du compteur. Par exemple pour une course en ville, la commission prise par  ITaxi est de 10 DH pour un tarif de jour et 15 DH pour un tarif de nuit.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

La problématique majeure était familiariser le marché que ce soit les clients ou les chauffeurs. Ils avaient du mal avec les nouvelles et technologies, et ne savaient pas se servir de l’application mobile ou encore n’avaient pas l’habitude d’appeler un centre d’appel pour demander un taxi.

Sur ce marché, quel est votre principal atout ?

Nos chauffeurs répondent à des critères d’exigence (professionnalisme, conduite respectable, tenue correcte…). En plus de cela, nous restons attentifs et disponibles pour nos clients qui se sentent en sécurité avec nous. D’ailleurs c’est ainsi que nous sommes parvenus à nous imposer dans un marché très concurrentiel. Nous gérons plus de 200 courses quotidiennement. Certes c’est en-deçà des objectifs que nous étions fixés, mais nous sommes satisfaits.

-Quelles sont vos perspectives d’évolution?

Nous comptons nous déployer dans les villes de Rabat, Marrakech, Agadir et Tanger d’ici 2016. Nous envisageons d’élargir notre offre en proposant de nouveaux services de transport comme le transport pour enfants, la livraison…

Après une année à combien s’élève votre Chiffre d’affaires ?

Pour  la 1ère année, je préfère ne pas divulguer de chiffre.

Prix des carburants : l’essence super en baisse, le gasoil en hausse

menara.ma – 15/09/2015

Le prix de l’essence super accusera une baisse de 11 centimes le litre du 16 au 30 septembre 2015, alors que le prix du gasoil connaîtra une hausse de 24 centimes le litre.
winxo_0

Le prix de l’essence super reculera de 11 centimes le litre pour s’établir à 9,67 dirhams/litre et celui du gasoil augmentera de 24 centimes pour s’établir à 8,14 dirhams/litre, indique le ministère chargé des Affaires générales et de la Gouvernance dans un communiqué sur l’homologation des prix plafonds des carburants pour la période allant du 16 au 30 septembre 2015.

Il s’agit des prix sortie Mohammedia, précise la même source.

Agadir : Le Fonds saoudien de développement supervise la faculté de médecine

par Yassine Saber – leseco.ma – 14/09/2015

L’état d’avancement global du projet a atteint 36%, tandis que les travaux de gros œuvres en sont actuellement au stade de finition, sachant qu’ils ont été lancés en octobre 2014.

32%52704_eco_14-09-2015_p13-3.qxp

Le Fonds saoudien de développement a effectué, pour la deuxième fois, une visite à Agadir. Ayant eu lieu en milieu de semaine, elle avait pour but de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction de la Faculté de médecine et de pharmacie, dont l’exploitation est prévue à partir de l’année universitaire 2017-2018, ainsi que le projet de construction du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir. Lors de cette visite, une réunion de travail à été tenue, en présence de l’ensemble des intervenants, à propos des deux projets, au siège de la Direction régionale de l’équipement. Alors que le lancement des travaux, au sein du CHU d’Agadir, sont prévus pour  novembre, ceux de la Faculté de médecine et de pharmacie, dont la livraison est fixée à juin 2017, sont toujours en cours de réalisation. Dans le détail, l’état d’avancement global du projet a atteint 36%, tandis que les travaux de gros œuvres en sont actuellement au stade de finition, sachant qu’ils ont été lancés en octobre 2014.

Aujourd’hui, les travaux sont achevés au niveau des soubassements et sous-sol, ainsi que le premier et second étage. Il s’agit en l’occurrence de l’administration, des amphithéâtres situés au sous-sol, du centre de formation et de celui d’activités, des salles, de la bibliothèque ainsi que des laboratoires et centres de recherche. S’agissant de l’assainissement, il est avancé à hauteur de 15%, tandis que l’étanchéité oscille entre 10 à 100%, selon la nature de chaque bâtiment. Une fois que les travaux de gros œuvres seront achevés, place au lancement des autres marchés et au lancement de l’opération de l’équipement de cet établissement, dont la convention de financement, revêtant la forme d’un don, a été récemment conclue entre le Maroc et le Fonds saoudien de développement (FSD), lors de la Conférence internationale sur le financement du développement en Éthiopie. Le montant d’investissement mobilisé pour la faculté de médecine et de pharmacie est de l’ordre de 310 MDH, tandis que celui du CHU, dont l’ouverture est prévue à partir de 2018, frôle 1,3 MMDH.

Les deux projets s’étendront sur une superficie de 29 ha, dont près de 10 pour la faculté de médecine et de pharmacie et le reste pour le CHU. Sur ce dernier point, le lancement de l’appel d’offres du CHU, notamment au sujet des terrassements, devrait être lancés à la fin du mois. Il sera suivi d’un autre appel d’offres afférent aux gros œuvres et travaux secondaires. Concernant la faculté de médecine et de pharmacie, elle s’articule autour de 8 pôles s’étendant sur 23.400 m². En plus de l’administration, la faculté dispose d’une bibliothèque avec 2 salles pouvant accueillir 250 étudiants. Pour ce qui est du pôle de recherche, il est composé de 48 salles dont 16 pour les travaux pratiques et ateliers, 16 pour les laboratoires et 16 autres revêtant la forme de centres de recherches. S’agissant du centre d’assimilation, il est composé d’une salle de conférence de 45 places, bureaux et autres salles. S’ajoutent à cela l’espace d’enseignement, qui s’articule autour de 6 et 4 salles d’apprentissage et de conférences, pouvant accueillir 300 étudiants, ainsi que des bureaux des professeurs. En ce qui concerne le centre de formation doctorale, il est composé d’une salle de 200 places, 6 salles d’exposition, un restaurant et une salle des invités. Les autres espaces sont dédiés aux étudiants, notamment pour leurs activités sociales et sportives.

Dernière minute : Mr Bricolage rejette une proposition de rachat de Bricorama

à l’instant : par challenges.fr – 11/09/2015

14351583

Paris (AFP) – Six mois après l’échec de son projet de rapprochement avec Kingfisher, Mr Bricolage a annoncé vendredi avoir rejeté une autre proposition de rachat, cette fois faite par l’un de ses concurrents français, Bricorama, préférant se concentrer sur l’élaboration de sa nouvelle stratégie.

Bricorama a annoncé vendredi matin avoir proposé à Mr Bricolage de le racheter, proposant 15 euros par action aux actionnaires de contrôle de la société, le groupe ANPF et la famille Tabur. En cas d’accord, il prévoyait ensuite de lancer une offre publique d’achat sur le reste des actions.

Ce montant représentait une prime de 20% par rapport au dernier cours de clôture de Mr Bricolage avant l’annonce de l’offre (12,50 euros), et valorisait l’ensemble du capital du groupe autour de 156 millions d’euros.

Mais quelques heures après, Mr Bricolage a fait savoir dans un communiqué que « le conseil d’administration de l’ANPF (…) informé de l’offre indicative de Bricorama, a souhaité l’inscrire dans une réflexion plus large à mener sur sa nouvelle stratégie » et décidé « de ne pas y donner suite ».

Mr Bricolage a également précisé qu' »il n’y a jamais eu de négociations avec sa nouvelle direction et confirme qu’il n’y a pas aujourd’hui de discussion en cours » avec Bricorama.

Les investisseurs ont réagi au quart de tour à ces rebondissements : l’action Mr Bricolage, qui avait progressé de plus de 12% en début d’après-midi après l’annonce de la proposition de rachat, a fortement ralenti après son rejet. A une demie heure de la clôture, elle ne gagnait plus que 6,96% à 13,37 euros, dans un marché en recul de 0,42%.

Contacté par l’AFP, le patron de Bricorama, Jean-Claude Bourrelier a déclaré prendre acte de cette décision. « C’est dommage pour eux, c’est dommage pour le marché, mais la vie continue », a-t-il indiqué.

M. Bourrelier estimait qu’un mariage entre sa société et Mr Bricolage était « préférable au fait de voir un acteur français avalé par les Anglais ».

« Mais on ne peut se marier qu’avec quelqu’un qui veut bien de vous, alors tant pis », a-t-il ajouté, sous-entendant ainsi qu’il ne lancerait pas d’OPA hostile sur Mr Bricolage.

Pour le président de Bricorama, ce projet aurait pu être créateur de valeur pour Mr Bricolage comme pour ses propres actionnaires et aurait pu « créer un acteur de tout premier plan sur le marché du bricolage ».

Déjà propriétaire de 9 ex-franchisés Mr Bricolage suite au rachat la société Gnuva, Bricorama avait pour volonté « poursuivre le développement du réseau de magasins sous les deux enseignes ».

Selon M. Bourrelier, des discussions avaient bien été entamées, mais avec l’ancienne direction de Mr Bricolage qui avait « sollicité cette offre ».

Mr Bricolage a annoncé mercredi à l’occasion de ses résultats semestriels que suite à la modification de sa structure de gouvernance (une scission entre les fonctions de président et de directeur général), son PDG depuis huit ans, Jean-François Boucher, avait décidé de démissionner de ses fonctions.

Suite à cette décision, le conseil d’administration du groupe a nommé Paul Cassignol comme nouveau président. Guy Béghin, ancien directeur général délégué, assure provisoirement la direction générale, en attendant la nomination d’un nouveau directeur général dans quelques semaines.

La proposition de Bricorama est intervenue quelques mois seulement après l’échec des discussions entamées entre Mr Bricolage et son concurrent britannique Kingfisher, déjà propriétaire des enseignes hexagonales Castorama et Brico Dépôt.

Kingfisher avait proposé en avril 2014 de racheter le groupe français exactement au même prix – 15 euros par action – que l’offre faite par Bricorama. A l’époque, cette offre valorisait Mr Bricolage à 275 millions d’euros dette incluse.

Les négociations avaient finalement tourné court un an plus tard, les deux groupes ne s’étant pas entendus sur les magasins à céder dans le cadre de leur mariage pour satisfaire les autorités de la concurrence.

Le groupe Mr Bricolage qui comptabilise 791 points de vente en France et 72 à l’international a enregistré un bénéfice net en baisse de 64,8% au premier semestre, plombé par des variations de périmètre.

De son côté Bricorama (qui avait été retiré de la Bourse de Paris en 2007 par son patron et fondateur Jean-Claude Bourrelier) a dégagé l’an dernier un bénéfice en hausse de 9,2%, à 12,7 millions d’euros, malgré un repli de 2,5% de son chiffre d’affaires à 675 millions d’euros.

 

Bricorama veut acquérir Mr Bricolage pour 150 millions d’euros

leconomiste.com – 11/09/2015

bricorama_bricolage_trt

150 millions d’euros. C’est le montant que vient de proposer le distributeur français de produits de bricolage et de jardinage, Bricorama, pour racheter son concurrent Mr Bricolage. L’objectif de Bricorama, qui avait déjà repris Gnuva comprenant neuf ex-franchisés de Mr Bricolage, est de créer un acteur de premier plan sur le marché. Le groupe est présent dans plusieurs pays européens avec un réseau 223 magasins au total. Quant à Mr Bricolage, il dispose de 791 points de vente en France et 72 à l’international, dont 4 au Maroc (Marrakech, Tanger, Casablanca et Agadir).

Autoroute transmaghrébine : L’axe Oujda-frontière algérienne opérationnel en 2019

bladi.net – 10/09/2015

6dd51c3ccb003697d763ded833d15b0e

Les travaux de construction du dernier tronçon de l’autoroute reliant le Maroc (Oujda) au poste frontalier le séparant de l’Algérie « Zouj Bghal », vont bientôt commencer, ont révélé mercredi à la presse des responsables de l’Union pour la Méditerranée.

Les phases préparatoires de ce projet ont déjà été achevées. Le Maroc financera 50% du coût de cette autoroute, soit environ 100 millions de DH. L’infrastructure sera opérationnelle en 2019.

Avec la réalisation de cet axe de 22 km et la construction des liaisons encore manquantes au niveau de certains pays maghrébins, le projet de l’autoroute Transmaghrébine sera enfin prêt.

Un couloir autoroutier continu au départ d’Agadir ira donc directement du Maroc à Ras Jedir (frontière entre la Tunisie et la Libye). L’autoroute Transmaghrébine devrait traverser la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye sur plus de 2500 km.

Cette autoroute est susceptible de créer une véritable dynamique économique régionale, mais la réalité politique plutôt instable de certains pays pourrait être un obstacle à cet ambition.

L’autoroute Transmaghrébine est le plus grand et le plus coûteux des projets d’infrastructures en Afrique. Elle desservira 55 villes d’une population totale de plus de 50 millions d’habitants et 22 aéroports internationaux.

Maroc : Quatre régions ont créé la moitié du PIB

lesecos.ma – 07/09/2015

casaTRam

La région du Grand Casablanca est, à elle seule, à l’origine du près du quart du PIB.

Quatre régions ont créé plus de la moitié de la richesse nationale en 2013, soit 51,2% du PIB en valeur. Il s’agit du Grand Casablanca (23,4%), de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (11,6 %), de Tanger-Tétouan (8,5 %) et de Souss-Massa-Draâ (7,7 %), a fait savoir le Haut-commissariat au plan (HCP), dans une note relative aux résultats des comptes régionaux pour l’année 2013.

Aussi, quatre autres régions ont participé pour un peu plus du quart (26,4%) du PIB, en l’occurrence Marrakech-Tensift-Al Haouz (7,4%), Chaouia-Ouardigha (6,9%), Doukkala-Abda (6,7%) et Meknès-Tafilalet (5,4%), note le HCP.

Les régions restantes contribuent, elles, pour 22,2% du PIB. Il s’agit de l’Oriental (4,7%), du Gharb-Chrarda-Béni Hssen (4,1%), des trois régions du Sud (4%), de Fès-Boulemane (3,9%), Taza-Al Hoceïma-Taounate et Tadla-Azilal (2,7% chacune), ajoute la même source.

Selon la même note, quatre régions ont participé pour 47,2% aux dépenses de consommation finale des ménages en 2013. Il s’agit là encore du Grand Casablanca (17%), Tanger-Tétouan (11,2%), Souss-Massa-Draâ (10,3%) et Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (8,7%), précise le HCP.

Les autres régions ont des contributions comprises entre 3,1% pour la région de Tadla-Azilal et 8,7% pour la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz.

Des inégalités

Globalement, les dépenses de consommation sont de plus en plus inégalitaires, relève-t-on, alors que l’écart absolu moyen entre la dépense de consommation finale des ménages des différentes régions et la dépense de consommation finale des ménages régionale moyenne a atteint 15,7 MMDH en 2013 au lieu de 14,8 MMDH en 2012.

Les dépenses de consommation finale des ménages par habitant présentent, de leur côté, «d’importantes inégalités entre les régions». Cinq régions affichent des niveaux de dépenses par tête supérieurs à la moyenne nationale (16.263 DH en 2013).

Il s’agit des régions du Grand Casablanca (22.769 DH), de l’Oriental (19.628 DH), de Tanger-Tétouan (19.553DH), des régions du sud (18.382DH) et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (17.377 DH). Concernant les autres régions, ces dépenses de consommation passent d’un minimum de 11.062 DH (Tadla-Azilal) à 15.490 DH (Fès-Boulemane).

 

 

Agadir / Tourisme : Le marché intérieur sauve la mise

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 03/09/2015

Plus de 30.000 Marocains y ont séjourné cet été
Une éclaircie pour une année qui a commencé en baisse
La Russie et la Pologne en recul

Ce n’est pas une surprise. Le marché national se positionne en première place avec plus de 32.000 arrivées, soit 18.000 visiteurs de plus que pour la même période de l’année dernière. Au niveau des marchés de  l’Arabie saoudite, l’Algérie et les Etats-Unis, la hausse se ressent aussi. Elle n’est pas exceptionnelle mais c’est une hausse tout de même.
Ce n’est pas une surprise. Le marché national se positionne en première place avec plus de 32.000 arrivées, soit 18.000 visiteurs de plus que pour la même période de l’année dernière. Au niveau des marchés de l’Arabie saoudite, l’Algérie et les Etats-Unis, la hausse se ressent aussi. Elle n’est pas exceptionnelle mais c’est une hausse tout de même.

Après une stagnation de plusieurs mois, le tourisme à Agadir reprend du poil de la bête. C’est ce qui ressort des statistiques du mois de juillet dernier, fournies par le Centre régional du tourisme (CRT) de la ville. En effet, les établissements hôteliers classés de la destination ont enregistré une augmentation des arrivées de 28,18% avec 83.308 visiteurs, contre 64.991 en juillet 2014. C’est pourquoi, le CRT n’hésite pas à parler de «prémices d’une reprise». Et avec une année qui a commencé en baisse, les professionnels comptaient sur le marché intérieur pour redresser la situation cet été. Et c’est le cas puisque les nationaux se positionnent en première place avec plus 32.000 visiteurs reçus contre 13.900 durant la même période de 2014. Sachant que le mois du Ramadan a eu lieu en pleine période estivale. La performance à la hausse s’est aussi ressentie, quoique timidement, au niveau d’autres marchés, notamment celui de l’Arabie saoudite, l’Algérie et des Etats-Unis.
Un vent de reprise a de même soufflé du côté du marché français avec une augmentation de 29,99%, soit plus de 3.857 clients reçus. Par contre, les  nuitées ont chuté de 16,22%. Tendance inverse pour le marché allemand qui a enregistré une baisse en termes d’arrivées de -15,64% et une hausse de +14,42% en termes de nuitées. Concernant les marchés russe et polonais, ils ne sont pas dans la course. Vu le recul qu’ils connaissent, aussi bien au niveau des arrivées que des nuitées.
Par ailleurs, l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistré dans les  hôtels classés de la ville d’Agadir durant les 7 premiers mois de l’année fait ressortir une baisse de 3,18%, soit  486.906 visiteurs contre 502.915 durant la même période de 2014. «Cette situation critique, nous l’avons ressentie depuis le début de l’année et même un peu avant. Elle est en partie due au contexte géopolitique des pays voisins», explique un hôtelier. Aujourd’hui, les réservations se font rares et pour les touristes étrangers qui franchissent le pas, la fidélisation est difficile vu les problèmes auxquels est confrontée la destination: capacité litière de près de 30.000 unités dont près de 10.000 ne répond plus aux normes, établissements hôteliers fermés ou en difficulté, dessertes aériennes insuffisantes, manque d’animation, produit consommé et peu réinventé.

CARBURANTS : BAISSE DES PRIX DU GASOIL ET DE L’ESSENCE

LNT – MAP – 31/08/2015

essence2-600x300

Les prix du gasoil et de l’essence super vont connaître une baisse de l’ordre respectivement de 30 et de 75 centimes à partir du mardi 1er septembre, annonce lundi le ministère chargé des Affaires générales et de la Gouvernance.

Ainsi, le prix du gasoil reculera de 30 centimes le litre pour s’établir à 7,90 dirhams/litre et celui de l’essence super baissera de 75 centimes pour s’établir à 9,78 dirhams/litre, indique le ministère dans un communiqué sur l’homologation des prix plafonds des carburants pour la période allant du 1er au 15 septembre 2015.

Il s’agit des prix sortie Mohammedia, précise la même source.

Au taux de change de ce jour, ces prix correspondent à :
0,72 € / litre pour le gasoil  et
0,90 € / litre pour l’essence super

Karim Achengli nouveau président de la CCIS d’Agadir

par media24.com – 17/08/2015

ccisa

Karim Achengli
Karim Achengli

Karim Achengli, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élu, lundi, nouveau président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services d’Agadir, en remplacement de Said Dor (Parti de l’Istiqlal).

M. Achengli a été élu par 41 voix pour, contre 20 pour son unique rival Samir Karbit du Rassemblement National des Indépendants (RNI).

Deux listes étaient en lice pour les autres postes du bureau de la CCIS d’Agadir. La première, présidée par Mohamed Mouedden (PI), a remporté 40 voix et a raflé les deux tiers des

Mohamed El Moudene
Mohamed El Moudene

sièges du bureau, dont ceux des quatre vice-présidents et du Trésorier de la Chambre.

La seconde, conduite par Taieb Boussaid (Parti du Progrès et du Socialisme) a remporté 21 voix, lui permettant ainsi de disposer du tiers restant des sièges, dont ceux de Trésorier-adjoint, du rapporteur et du rapporteur-adjoint.

Dans une allocution de circonstance, le nouveau président de la CCIS a fait état de sa détermination à œuvrer de concert avec tous les membres de la Chambre au service des secteurs du commerce, de l’industrie et des services qui occupent une place prépondérante dans le tissu économique régional.

Il a aussi souligné l’importance d’associer l’ensemble des membres de cette institution pour mener à bien les missions qui lui sont dévolues, mettant l’accent sur l’implication de la gent féminine dans cette perspective dans le cadre des commissions de la CCIS.

Startups : développer son business les pieds dans l’eau à Agadir, l’idée un peu folle de « Blue House »

Par Romain Lambic – usinenouvelle.com – 17 août 2015

The Blue House, une villégiature de startups où les jeunes entrepreneurs peuvent développer leur business et se détendre.

Travailler le jour, surfer sur les vagues de l’Atlantique le soir. Quel jeune pro n’a pas rêvé de ce style de vie pour développer efficacement son business ? Les startups, peu importe leur stade de développement et leur situation géographique, vont pouvoir le faire.

DU SURF ET DU YOGA APRÈS PLUSIEURS HEURES DE TRAVAIL

C’est le pari fou de The Blue House, (la maison bleue), une conception d’hôtel pour startup, situé à Taghazout, un ancien village de pêcheur près d’Agadir, qui était censé devenir un haut lieu touristique. Il accueillera les jeunes entrepreneurs du monde entier pour de courts séjours, mélangeant travail et loisirs.

Taghazout

C’est une jeune journaliste française, Aline Mayard, qui est à l’origine de cette aventure inédite. « The Blue House est un espace intellectuel qui permet la concentration et la réflexion. L’environnement, avec la mer juste à côté, permet d’être plus créatif et plus productif », nous explique la rédactrice de Wamda, un média spécialisé dans l’économie numérique du Moyen-Orient, basé à Beyrouth, au Liban.

Après de longues heures de dur labeur, les startupers pourront profiter de loisirs qui leur sont dédiés. Ils apprendront à surfer (sur l’océan, pas sur Internet), se détendre encore plus avec des cours de yoga et même de découvrir la gastronomie marocaine. Aline Mayard s’est lancée seule, à corps perdu, dans l’aventure il y a un an.

Son concept de maison pour startups se divise en trois programmes. Le programme « Residency » est le principal d’entre eux. Sur des périodes déterminées, plusieurs startups viendront occuper les lieux pour deux semaines. Le confort est le mot d’ordre de The Blue House, les jeunes entrepreneurs ne s’occupent de rien d’autre que de leur travail.

« La maison s’occupera de tout le reste : les trois repas sains, les tâches ménagères et l’organisation de rencontres avec des entrepreneurs », souligne Aline Mayard. Sans oublier les activités de détente.« Ils pourront même travailler sur la plage s’ils préfèrent ! »

Les autres programmes consisteront notamment à organiser des séjours professionnels (offsites) pour les entreprises ou des « retraites » de quelques jours pour des indépendants souhaitant à la fois faire un break et rencontrer des personnes ayant lancé leur startup.

Les expérimentations, qui se sont tenues en mars et en mai, ont connu des résultats plutôt concluants. Pas moins de six startups européennes ont répondu, en plus de quelques indépendants, à l’appel d’Aline Mayard. « Cette expérience m’a permis de couvrir de nombreux frais, notamment sur la création de l’entreprise, sur les coûts administratifs et l’achat d’équipement », précise-t-elle.

Sur le site Internet de The Blue House, des jeunes pros ayant pris part au programme sont tombés amoureux de ce concept.« Le rythme tranquille dans le village et l’atmosphère de la maison nous ont beaucoup relaxé, même si nous travaillions intensément durant notre séjour », explique notamment Maria Richardson, du Nordic Design Collective.

PREMIER PROGRAMME DE RÉSIDENCE PRÉVUE LE 26 SEPTEMBRE

Achille Pinson, jeune entrepreneur français à l’origine d’Everlearn, une technologie d’apprentissage adaptatif destiné aux étudiants, a participé à la première session test, au mois de mars. « Tout n’était pas encore rodé mais l’expérience fut positive, notamment grâce à la tranquillité et au charme de l’endroit », explique-t-il.

En se posant deux semaines à The Blue House, le startuper français a pu davantage réfléchir à des axes stratégiques de développement auxquels il n’avait pas le temps de penser au quotidien.

De son côté, Zach Bird, fondateur du site Internet de vente de boxers en ligne Birdbriefs.com, était présent pour la seconde session au mois de mai. « J’ai entendu parler du projet d’Aline sur le web. Je voulais voyager et développer mon réseau, The Blue House m’a semblé être un bon moyen. Finalement, j’ai vécu l’une des meilleures expériences que j’ai jamais eu », explique le startuper américain.

« Je me suis senti chanceux de pouvoir rebondir sur les idées des autres participants et d’entendre les expériences de chacun dans le démarrage de leur startup, » conclut-il.

Le premier programme devrait débuter le 26 septembre mais en attendant, Aline Mayard a lancé un crowdfunding sur lequel elle espère récolter entre 50 000 et 100 000 euros, ce qui lui permettrait de bâtir une équipe solide autour de son projet.

Ce budget lui permettra également d’acquérir un générateur électrique et de se doter d’une connexion Internet haut-débit fiable, des outils indispensables pour toute startup en développement.

Aline Mayard espère que son projet deviendra rentable assez vite. Selon elle, la maison devrait pouvoir accueillir jusqu’à huit startups à la fois (15 personnes), à raison de 600 euros par personne pour un programme de deux semaines (900 euros en chambre individuelle). Pendant un an, une session de résidence sera organisée par mois, le reste du temps sera consacré aux retraites et aux offsites.

Ce concept inédit saura-t-il séduire les startupers marocains et internationaux et permettre à The Blue House de surfer la vague… du succès ?

Taghazout, nouveau pôle touristique
Depuis quelques années, Taghazout connaît une profonde transformation. Le tranquille village de pêche est en train de devenir une station balnéaire de standing. Un projet porté de longue date dans le cadre du « Plan Azur » (qui a cumulé les retards). Le Maroc soutient cette mutation via la société d’économie mixte Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout. D’ici à 5 ans, les autorités espèrent 12 376 lits supplémentaires, 300 000 touristes en plus, 1,5 million de nuitées et 20 000 emplois pour la station Taghazout Bay. Celle-ci devrait s’étendre à terme sur 615 hectares pour un investissement possible de 10 milliards de dirhams (1 000 dirhams = 92 euros). En attendant, le groupe international Hyatt vient d’y ouvrir en juin un 5 étoiles de 152 chambres.

Hydrocarbures OiLibya investit 800 millions de DH d’ici 2017

par Safall FALL – leconomiste.com – 24/08/2015

243 millions de DH déjà injectés dans le réseau en 2015
Le stockage et la production de lubrifiants seront aussi concernés
6,6 millions d’euros pour la montée en régime industriel
A quelques mois de l’ouverture des prix à la pompe sur le marché national, Libya Oil Maroc mise sur la densification et l’amélioration de son réseau pour rester dans la course aux parts de marché
A quelques mois de l’ouverture des prix à la pompe sur le marché national, Libya Oil Maroc mise sur la densification et l’amélioration de son réseau pour rester dans la course aux parts de marché

Libya Oil Maroc muscle ses activités en perspective de la libéralisation des prix du carburant. Le distributeur de carburants, sous l’enseigne Oi
Libya, compte investir une enveloppe exceptionnelle de 800 millions de DH sur la période 2015-2017 dans le renforcement de son positionnement sur le marché local. La plus grosse partie de ce budget ira aux plateformes technologiques d’accompagnement de la libéralisation des marchés des carburants, et l’aménagement d’un nouveau terminal pétrolier à Agadir, qui devrait renforcer celui déjà opérationnel de Jorf. L’extension du réseau de stations-service figure également parmi les chantiers prioritaires. «Nous sommes sur un rythme de 12 nouvelles stations par année et comptons y investir, rien qu’en 2015, plus de 243 millions de DH en rénovations et nouvelles ouvertures», explique Youssef El Hemmali, directeur général de Libya Oil Maroc.
Avec une part de marché de 9,5% en 2014, pour un chiffre d’affaires de quelque 6 milliards de DH, la distribution de carburants reste le gros du business de l’enseigne. Le management est d’autant plus convaincu qu’à l’ouverture des prix du marché, la bataille se fera sur la qualité de service et du produit. Un chantier sur lequel, il faut le reconnaître, le groupe est très attendu. L’enseigne se défend pourtant. «Nous avons investi 20 millions de DH dans notre laboratoire. C’est l’un des plus équipés sur le marché national», argumente Said Essaghir, directeur marketing.
Au total,  Libya Oil Maroc exploite 182 stations-service dont 2 nouvellement construites sur le réseau autoroutier. Il faut rappeler que depuis le rachat en 2009 de Mobil Maroc par Oi
Libya, marquant l’entrée de la marque sur le marché national, l’enseigne libyenne a très peu fait évoluer sa présence commerciale sur le marché national.  Par contre, elle maintient sa diversification opérationnelle en se consolidant sur divers segments d’activités. Sur celui de l’aviation par exemple, le pétrolier opère sur une dizaine de plateformes aéroportuaires à travers le Royaume (Tit Mellil, Tétouan, Tanger, Rabat, Oujda, Nador, Fès, Casablanca, Ben Slimane, Al Hoceïma). L’enseigne est aussi présente, à moindre mesure, sur le maritime et l’industrie. En 2014, le volume global de carburants écoulés, tous segments confondus, a atteint 725.000 m3.
Des changements sont aussi attendus en amont de la chaîne de distribution. Le groupe assure son approvisionnement en produits raffinés à 50-50 entre la Oil Libya Supplier, le fournisseur-maison, et la Samir. Les difficultés financières de cette dernière, et la suspension momentanée de ses activités qui en résulte, poussent le pétrolier libyen à se rabattre sur le stock constitué par le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM). A termes, le raffineur marocain pourrait même ne plus figurer parmi les fournisseurs du pétrolier libyen. Le management du distributeur planche en effet déjà sur un approvisionnement entièrement étranger. D’où l’investissement dans une nouvelle plateforme de stockage à Agadir.
Dans le plan d’investissement du distributeur à l’horizon 2017, Libya Oil Maroc prévoit également une montée en régime sur le segment des lubrifiants. Il dispose en effet déjà d’une unité de production sur le site industriel de Roches Noires à Casablanca, très présente à l’export vers plusieurs marchés du continent. L’enseigne compte y investir près de 7 millions d’euros (environ 70 millions de DH) sur les quatre prochaines années dans l’acquisition de nouvelles machines et la mise à niveau de l’usine. En 2014, Oil Libya Maroc affichait un chiffre d’affaires de 80 millions de DH à l’export. Soit 4.000 tonnes de lubrifiants expédiées vers plusieurs marchés subsahariens dont le Mali et le Niger. «Nous nous projetons sur un volume plus important cette année», anticipe El Hemmali. Sur le marché local, ce sont quelque 9.000 tonnes de lubrifiants qui y ont été distribuées l’année dernière.

Qui contrôle quoi?

Libya Oil Holdings Limited (filiale pétrolière du groupe Libyan Africa Portfolio), auquel appartient à 100% la Libya Oil Maroc (capital social: 49,5 millions de DH), est présent dans la distribution de produits pétroliers, de gaz mais également dans la fabrication de lubrifiants et dans l’exploration pétrolière. Basé en Libye et contrôlé par les autorités du CNT, il compte 22 filiales dans le continent et huit usines de lubrifiants (Maroc, Tunisie, Egypte, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Gabon, Kenya). Le groupe opère un réseau global de 1.020 stations-service, pour plus de 1.500 collaborateurs. Ses activités d’approvisionnement en kérosène sont présentes dans 54 aéroports auprès de 16 pays africains. Le volume de ventes tous produits confondus en 2014 est de 4,8 millions de m3. Le groupe pèse quelque 3 milliards d’euros en 2014.