SOLIDARITÉ BESANÇON : UNE AMBULANCE OFFERTE AU MAROC

par Aleth ARRÍAS – estrepublicain.fr – 30/09/2015

Le véhicule offert par les ambulanciers et leurs partenaires, enfin arrivé à destination, à 80 km d’Agadir au Maroc. Photo DR
Le véhicule offert par les ambulanciers et leurs partenaires, enfin arrivé à destination, à 80 km d’Agadir au Maroc. Photo DR

L’ambulance française est en fonction depuis le mois d’août, dans la province marocaine de Taroudant (80 km à l’est d’Agadir). C’est le seul véhicule à effectuer les transports médicaux de cette région de 12.000 habitants. « Avant, les transports urgents vers les hôpitaux lointains, des femmes sur le point d’accoucher par exemple, étaient réalisés en 4×4. Avec le patient parfois allongé à l’arrière du pick-up », explique Jérôme Gally, de l’Union des ambulanciers francs-comtois.

Avec ce véhicule, les Marocains ont reçu de l’équipement secouriste, récolté par les ambulanciers dans les entreprises de la région, comme du matériel d’immobilisation ou de brancardage. Ainsi que d’autres appareils faisant l’objet de commandes particulières. « Comme par exemple un fauteuil roulant pédiatrique, sollicité pour un enfant de la ville », cite le Bisontin.

Accident et panne

Pourtant, le projet lancé il y a deux ans par les ambulanciers était bien différent. En 2013, la structure franc-comtoise est contactée par une association de diabétiques marocains, à la recherche d’un véhicule médicalisé. Les Français décident de se lancer dans l’aventure et trouvent, grâce à des dons et subventions, 2.000 € pour acheter et transporter une ambulance jusqu’à Marrakech.

Un an plus tard, le véhicule est déniché. Les vacances sont posées et les ambulanciers prêts à convoyer le véhicule à travers le désert. Ils prévoient d’y rester quelques jours pour former les utilisateurs de l’engin. Mais un accident de circulation contraint l’entreprise de secours à garder le véhicule promis. Le projet capote et l’association marocaine, pressée, change de partenaire. Il faut pourtant aller au bout de l’opération. D’autant plus que le budget est réuni.

« C’est à ce moment que j’ai trouvé le lycée Jean-Moulin de Revin, dans les Ardennes. Les élèves ont trouvé une ambulance pour équiper un village marocain. On avait le même but. Malheureusement, le véhicule est tombé en panne quelques heures après le départ de Revin. » L’enveloppe étant épuisée, l’ambulance est restée coincée à Orléans.

Après avoir reçu des dizaines de demandes douteuses, les ambulanciers font le choix de seconder les lycéens, en prenant en charge les réparations, effectuées d’ailleurs dans un lycée mécanique voisin du lieu de la panne. En juillet, l’ambulance repart pour un deuxième essai, bourrée à craquer de matériel secouriste. Cette fois, le trajet se déroule sans mauvaise surprise. Après une inauguration en grande pompe avec les notables de la région mi-août, le véhicule remplit maintenant son rôle dans la ville d’Aït Iaaza.

« L’humanitaire n’est pas le but de l’association, fondée il y a deux ans pour promouvoir la profession d’ambulancier », explique son ancien président, Jérôme Gally. « Ça demande beaucoup d’énergie et de moyens, qu’une petite association comme la nôtre ne peut mobiliser que difficilement. »

Si la première partie du projet, la plus urgente, est terminée, il reste une phase qui se déroulera au printemps. Les lycéens ardennais se rendent tous les ans dans cette région du Maroc pour des chantiers humanitaires. Deux ambulanciers francs-comtois les accompagneront au printemps à Aït Iaaza pour « enfin former les personnes qui utilisent le véhicule et montrer comment on utilise le matériel », se réjouit Jérôme Gally. « Même si j’ai mis des notices sur les procédures d’usage du matériel, les démonstrations seront bien plus efficaces. »

En outre, Jérôme Gally compte bien dispenser des initiations aux premiers secours aux Marocains. Un besoin d’autant plus important que la population est éloignée des centres médicaux.

Secours en langue des signes

Parmi les projets qui tiennent à cœur à Jérôme Gally : la formation des premiers secours (PSC1) en langue des signes. « J’ai envie de rendre ces connaissances, parfois vitales, accessibles à tous. Y compris pour les sourds et les malentendants que l’on oublie souvent », lance l’ambulancier. « Il y a bien quelques personnes qui font la démarche de leur côté. Mais les initiatives sont confidentielles et les possibilités sont limitées. » La difficulté est de trouver des partenaires, pour la traduction, si possible déjà secouristes, et de développer les supports de cours adaptés.

Le droit des enfants en situation de handicap à l’éducation et à l’enseignement

libe.ma – 30/09/2015

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« Une éducation inclusive pour les enfants en situation de handicap » dans la région de Souss-Massa-Drâa est le thème d’une rencontre tenue, récemment à Agadir, avec la participation d’un groupe de travail relevant de l’Académie régionale d’éducation et de formation de la région et formé pour assurer la recherche et le suivi de la mise en œuvre de cette initiative.
L’organisation de cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre du programme de coopération établi entre le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) d’une part, et l’Organisation Handicap international (HI), d’autre part, permettra de préparer la participation au séminaire national prévu en novembre prochain visant à partager les idées et les plans d’action possibles autour de ce projet, indique un communiqué de l’Académie, rapporte la MAP.
Organisé sous la supervision d’une experte internationale, cet atelier vise à capitaliser et valoriser les actions et les réalisations au niveau des préfectures et des provinces de la région Souss-Massa-Drâa, en vue de faciliter l’opération de la mise en œuvre d’une éducation inclusive pour les enfants en situation de handicap, ajoute le communiqué
A cette occasion, l’experte internationale a rappelé le contexte du projet lié à la mise en œuvre du droit des enfants en situation de handicap à l’éducation et à l’enseignement, et ses résultats qui se représentent essentiellement dans la mise à disposition des acteurs pédagogiques les aptitudes nécessaires en la matière, outre l’adhésion de l’ensemble des intervenants des associations de la société civile, des départements gouvernementaux et des acteurs pédagogiques à ce projet.
L’objectif de l’opération de capitalisation est de transformer l’expérience en connaissance partageable, l’objectif étant de mettre en évidence les éventuelles approches participatives, les succès réalisés et les défis et enjeux à relever, en faveur de l’éducation des enfants en situation de handicap, a-t-elle expliqué.
Les travaux de cet atelier ont porté sur la détermination des pratiques idoines, des capacités développées et des éléments permettant le partage d’expérience, outre l’élaboration d’une stratégie pour la présentation de ce projet et sa diffusion à l’échelle nationale.

Agadir-Tiznit : Levée de l’interdiction du ramassage et de la commercialisation des coquillages

media24.com/MAP – 28/09/2015

Moules Tellines
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Service médical obligatoire : le gouvernement ne fera pas marche arrière

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 18/09/2015

El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé.
El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé.

Le gouvernement a assuré jeudi qu’il restait fermement attaché à son projet du Service médical obligatoire (SMO) malgré le mouvement contestataire des élèves- médecins.

Ce projet vise à assurer une couverture médicale au niveau des régions reculées du Maroc et au profit des couches vulnérables, longuement délaissées en raison de la concentration du corps médical principalement sur l’axe central Tanger-Rabat-Casablanca-Fès-Marrakech-Agadir.

El Houssaine Louardi, ministre de  la Santé, veut mettre fin à ce dépeuplement de médecins dans les zones enclavées et pauvres. Les élèves-médecins qui ne partagent pas cet avis manifestent depuis quelques semaines sous l’égide d’une corporation syndicale pour faire revenir le gouvernement sur sa décision.

« Nous sommes ouverts au dialogue, mais nous ne ferons pas marche arrière sur cette réforme cruciale pour notre système de santé », a déclaré jeudi à Le360 le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Le ministre s’exprimait alors que des dizaines d’élèves-médecins manifestaient ce jeudi matin devant le Parlement contre le projet SMO. Dans leur refus, ces étudiants avancent l’argument du manque d’équipement et de conditions nécessaires pour pratiquer la médecine publique dans le rural.

Quant à M. Louardi, il a répété qu’il irait jusqu’au bout.

Agadir : Le Fonds saoudien de développement supervise la faculté de médecine

par Yassine Saber – leseco.ma – 14/09/2015

L’état d’avancement global du projet a atteint 36%, tandis que les travaux de gros œuvres en sont actuellement au stade de finition, sachant qu’ils ont été lancés en octobre 2014.

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Le Fonds saoudien de développement a effectué, pour la deuxième fois, une visite à Agadir. Ayant eu lieu en milieu de semaine, elle avait pour but de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction de la Faculté de médecine et de pharmacie, dont l’exploitation est prévue à partir de l’année universitaire 2017-2018, ainsi que le projet de construction du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir. Lors de cette visite, une réunion de travail à été tenue, en présence de l’ensemble des intervenants, à propos des deux projets, au siège de la Direction régionale de l’équipement. Alors que le lancement des travaux, au sein du CHU d’Agadir, sont prévus pour  novembre, ceux de la Faculté de médecine et de pharmacie, dont la livraison est fixée à juin 2017, sont toujours en cours de réalisation. Dans le détail, l’état d’avancement global du projet a atteint 36%, tandis que les travaux de gros œuvres en sont actuellement au stade de finition, sachant qu’ils ont été lancés en octobre 2014.

Aujourd’hui, les travaux sont achevés au niveau des soubassements et sous-sol, ainsi que le premier et second étage. Il s’agit en l’occurrence de l’administration, des amphithéâtres situés au sous-sol, du centre de formation et de celui d’activités, des salles, de la bibliothèque ainsi que des laboratoires et centres de recherche. S’agissant de l’assainissement, il est avancé à hauteur de 15%, tandis que l’étanchéité oscille entre 10 à 100%, selon la nature de chaque bâtiment. Une fois que les travaux de gros œuvres seront achevés, place au lancement des autres marchés et au lancement de l’opération de l’équipement de cet établissement, dont la convention de financement, revêtant la forme d’un don, a été récemment conclue entre le Maroc et le Fonds saoudien de développement (FSD), lors de la Conférence internationale sur le financement du développement en Éthiopie. Le montant d’investissement mobilisé pour la faculté de médecine et de pharmacie est de l’ordre de 310 MDH, tandis que celui du CHU, dont l’ouverture est prévue à partir de 2018, frôle 1,3 MMDH.

Les deux projets s’étendront sur une superficie de 29 ha, dont près de 10 pour la faculté de médecine et de pharmacie et le reste pour le CHU. Sur ce dernier point, le lancement de l’appel d’offres du CHU, notamment au sujet des terrassements, devrait être lancés à la fin du mois. Il sera suivi d’un autre appel d’offres afférent aux gros œuvres et travaux secondaires. Concernant la faculté de médecine et de pharmacie, elle s’articule autour de 8 pôles s’étendant sur 23.400 m². En plus de l’administration, la faculté dispose d’une bibliothèque avec 2 salles pouvant accueillir 250 étudiants. Pour ce qui est du pôle de recherche, il est composé de 48 salles dont 16 pour les travaux pratiques et ateliers, 16 pour les laboratoires et 16 autres revêtant la forme de centres de recherches. S’agissant du centre d’assimilation, il est composé d’une salle de conférence de 45 places, bureaux et autres salles. S’ajoutent à cela l’espace d’enseignement, qui s’articule autour de 6 et 4 salles d’apprentissage et de conférences, pouvant accueillir 300 étudiants, ainsi que des bureaux des professeurs. En ce qui concerne le centre de formation doctorale, il est composé d’une salle de 200 places, 6 salles d’exposition, un restaurant et une salle des invités. Les autres espaces sont dédiés aux étudiants, notamment pour leurs activités sociales et sportives.