Location touristique : Airbnb commence à percer au Maroc

Anne-Sophie Martin – lavieeco.com – 25/09/2015

Très critiqué à l’étranger, le phénomène inquiète moins les hôteliers marocains, en tout cas pour l’instant. Le ministère du tourisme n’exclut pas la possibilité de lancer une réflexion pour anticiper les contrecoups du phénomène.

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En cinq ans d’existence, la plate-forme de location et de réservation de logements de particuliers Airbnb, née à San-Francisco et valorisée à 24 milliards de dollars, a réussi, tout comme l’ont fait, quelques années plus tôt, Booking et autres, à profondément bouleverser le comportement d’une grande partie des touristes, qu’il s’agisse du groupe d’amis, du couple, voire du voyageur d’affaires. Plus de 55 millions de voyageurs, et 17 millions rien qu’en juillet et août dernier, ont utilisé cette plate-forme pour voyager. Se targuant d’être implanté dans 190 pays, le site ne pouvait être absent dans un pays aussi touristique que le Maroc. Un coup d’œil attentif permet de constater que son offre au Maroc est même déjà très présente. Logements entiers, chambres privées ou chambres partagées, du nom des trois catégories de logements proposés sur le site, on trouve de tout pour les différentes destinations du Royaume, même les moins exposées comme Asilah, Safi ou Oualidia. Prenons l’exemple d’un couple qui souhaite voyager le week-end du 2 au 4 octobre prochains. A Marrakech et région, il pourra choisir parmi plus de 1 000 locations «logements entiers», autant de «chambres privées» et 36 «chambres partagées». En moyenne, une nuit en Airbnb dans la ville ocre coûtera à notre couple 108 euros, soit 1100 DH, mais les offres vont de 9 euros la nuit à plus de 1000 euros.

«Luxueuse villa», «maison d’hôtes de luxe», «riad pour 36 personnes», «kasbah traditionnelle», «villa dans palmeraie», «bel appart», l’offre est pléthorique à Marrakech et dans sa région. Elle l’est également à Tanger où pas moins de 574 locations, à 84 euros la nuit en moyenne, sont disponibles pour la période que nous avons choisie, soit 438 «logements entiers» (97 euros la nuit en moyenne), 133 «chambres privées» (52 euros la nuit en moyenne) et 9 «chambres partagées» (62 euros la nuit en moyenne). Pour cette même période, Airbnb propose 543 locations à Casablanca, avec un prix moyen à la nuit de 80 euros, dont 456 «logements entiers» (85 euros la nuit en moyenne), 83 «chambres privées» (53 euros la nuit en moyenne) et 4 «chambres partagées» (36 euros la nuit en moyenne). Juste derrière, Agadir propose aux voyageurs 350 «logements entiers» (69 euros la nuit en moyenne), 83 «chambres privées» (41 euros la nuit en moyenne) et 21 «chambres partagées» (26 euros la nuit en moyenne). Avec Rabat (290 locations, à 78 euros la nuit en moyenne), Fès (365 locations à 66 euros la nuit en moyenne), Béni-Mellal (16 offres à 56 euros la nuit) ou encore Dakhla (8annonces à 69 euros la nuit en moyenne), Airbnb prend, discrètement mais sûrement, pied au Maroc avec des milliers d’annonces en ligne.

De l’informel structuré et visible

Pour les «hosts», ou loueurs, qu’ils soient propriétaires ou locataires, résidants ou MRE, mettre son appartement ou une chambre privée en location sur ce site, ou tout autre plate-forme aux fonctionnalités identiques, génère un revenu non négligeable, voire substantiel, et ce, malgré le prélèvement d’une commission par le site. Pour les voyageurs, cet outil présente l’avantage d’offrir des logements atypiques, très bien situés et équipés, voire parfois peu visibles sur Internet, à l’image des apparts-hôtels, répondant à la tendance de personnalisation croissante de l’expérience client.

Accusé d’accentuer la sous-location, notamment en France, et fortement critiqué par les hôteliers qui y voient de la concurrence déloyale, le site Airbnb, et dans une moindre mesure ses compères, est encore loin d’inquiéter de façon massive les professionnels au Maroc. «La clientèle Airbnb n’a rien à voir avec la clientèle des hôtels. Le système a toujours existé. Le danger existe, comme pour tout», déclare Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT). Du côté de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), on assure que Airbnb et consorts représentent «une concurrence déloyale et structurée, à un échelon toutefois supérieur de ce que l’on connaît déjà». «Les hôteliers se sont déjà plaints de booking sans que rien ne soit fait», souffle-t-on du côté des professionnels.

Globalement, les hôteliers critiquent ce type de plateforme comme ils critiquent le logement informel. Sauf que là, on parle d’une offre informelle organisée, structurée et bel et bien visible. On est loin des semsars postés à l’entrée d’Essaouira ou de Martil ! A Tanger, on s’inquiète un peu plus de cette «concurrence déloyale qui commence à être bien implantée». Le ministère du tourisme, quant à lui, reconnaît qu’une réflexion devrait être menée, avec les professionnels du secteur, pour savoir comment composer, en matière de réglementation ou de garanties de sécurité et sanitaires, avec ces nouveaux outils.

Tunisie : Club Med déprogramme à son tour la destination pour l’hiver 2015/2016

par Pierre CORONAS et Céline EYMERY – tourmag.com – 21/09/2015

Le Club Djerba la Douce sera fermé à partir du 1er novembre 2015

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La situation s’aggrave de semaine en semaine pour le tourisme en Tunisie.

Après Marmara qui déprogramme le Dar Djerba et le Palm Beach pour l’hiver 2015, c’est au tour de Club Med de quitter la destination pour l’hiver 2015/2016, comme le note Tourism-View.com.

En effet, lorsqu’on recherche la destination sur le site Internet du groupe, si le Village de Djerba la Douce ressort bien, on constate rapidement qu’il ne sera pas vendu cet hiver.

A l’issue de la saison estivale, le 31 octobre 2015, il est marqué comme « fermé ». Club Med n’y enverra même aucun client la semaine précédente puisque sur le planning, aucun départ n’est prévu entre lundi 26 et samedi 31 octobre 2015.

Le Club de Djerba la Douce est annoncé « fermé » à partir du 1er novembre 2015 sur le site Internet du Club Med – Cliquer pour zoomer
Le Club Med Djerba la Douce est ensuite annoncé comme fermé pour décembre 2015 ainsi que janvier, février, mars, avril et mai 2016. (Voir ci-contre)

Par ailleurs, si l’on effectue une recherche de séjours avec une date de départ postérieure au 26 octobre 2015 sur la zone « Afrique », seuls les Villages de Marrakech La Palmeraie (Maroc) et Agadir (Maroc) apparaissent comme disponibles dans les résultats.

Nous avons tenté de contacter Club Med pour obtenir des précisions à ce sujet. Mais, pour le moment, nos sollicitations sont restées sans réponse.


Départ de RIU après 16 ans de présence ?

Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour la Tunisie puisque RIU Hotels & Resorts semble également se désengager de la destination.

La chaîne hôtelière espagnole a payé un lourd tribu dans l’attaque de Sousse puisque c’est sur la plage du RIU Marhaba, à Port-El Kantaoui, près de Sousse, que 38 personnes ont été tuées, vendredi 26 juin 2015.

Selon le portail spécialisé Destination Tunisie RIU quitterait officiellement le pays le 30 septembre 2015. Toutefois, les 10 établissements exploités par le groupe espagnol en Tunisie devraient garder l’enseigne jusqu’à fin 2015. Ils sont situés à Djerba (2), Mahdia (1), Port-El Kantaoui (3) et Hammamet (4).

Contacté par TourMaG.com, le service presse Europe du groupe ne confirme pas ces informations. Il explique simplement qu’à l’heure actuelle, 3 de ses hôtels tunisiens sont fermés en raison du manque de réservations : le Bellevue Park (Port-El Kantaoui), le Marillia (Hammamet) et le Palm Azur (Djerba).

Le Green Park de Port-El Kantaoui est, quant à lui, fermé pour des travaux de rénovation.

« Ce n’est un secret pour personne : le tourisme est en difficulté en Tunisie. Et RIU mène actuellement des discussions avec les propriétaires de chaque hôtel du pays pour décider de l’avenir de chacun d’entre eux », concède la Directrice des relations presse du groupe pour l’Europe.

RIU Hotels & Resorts est présente en Tunisie depuis 1999. La chaîne y opère via la société de gestion hôtelière Tunisotels.


« Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel »

La liste des tour-opérateurs français présents en Tunisie cet hiver s’est donc nettement réduite.

Ils restent malgré tout quelques irréductibles. Au premier rang desquels, on trouve Voyamar. « Nous continuons de commercialiser la Tunisie, confirme Aurélien Aufort, Directeur général adjoint de Voyamar-Aérosun.

Nous gardons notre Club et les hôtels sauf ceux qui ferment pour l’hiver. Sur l’aérien, nous avons des accords avec Tunisair qui nous permettent de proposer la destination au départ de toutes les villes de province. »

Ses engagements perdurent sur la partie terrestre. « Il y a une grosse baisse, mais la destination n’est pas à l’arrêt », résume Aurélien Aufort.

Promovacances aussi reste en Tunisie. « Nous sommes le premier acteur du tourisme sur la destination et nous poursuivons nos engagements », se félicite Folco Aloisi, Directeur de Karavel-Promovacances.

Le groupe commercialise des séjours sur Djerba, Hammamet et le Nord de la Tunisie pour l’hiver 2015-2016.

Une présence dans le pays, malgré les difficultés du marché, qui pourrait s’avérer payante, comme le note Aurélien Aufort de Voyamar : « Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel, et nous allons continuer à nous positionner sur la Tunisie. Même si la destination est en retrait, nous serons présents quand elle repartira. »

En revanche, les deux producteurs restent prudents et limitent leurs engagements sur l’aérien. « Je vous mentirais si je vous disais que nous mettons en place des charters à partir de septembre », explique ainsi Folco Aloisi de Promovacances.

Une tendance globale chez les tour-opérateurs français encore présents en Tunisie.


« Engagement davantage moral que financier »

Avec, parmi eux, Jet tours, qui reste présent dans le pays mais y réduit son offre pour cet hiver. Le club jumbo Salammbô, qui ferme habituellement l’Hiver, a terminé sa saison plus tôt cette année : le 12 juillet 2015. Il ne devrait rouvrir qu’à partir de la mi-avril 2016.

Quant au Club Eldorador Seabel Alhambra, il fermera ses portes le 1er décembre 2015, officiellement pour des travaux d’amélioration avec la construction d’un nouveau bâtiment. Il ne reprendra du service que le 1er juin 2016.

Les 3 clubs Jet tours de Djerba restent quant à eux, programmés pour l’hiver 2015/2016. L’offre y est toutefois modifiée. Si en 2014/2015, le TO proposait l’Eldorador One Resort Djerba, il est remplacé par l’Eldorador/Sunconnect Aquaresort en 2015/2016.

Vacances Transat maintient aussi sa production en Tunisie pour l’hiver 2015/2016. Mais si, pendant l’été 2015, le voyagiste avait 3 Clubs Lookéa à Djerba et un autre à Nabeul, il n’aura qu’un seul Lookéa (Playa Djerba) cet hiver. Il propose deux autres adresses, le Vincci Hélios à Djerba et le Khayam Garden à Nabeul, mais en hôtels « classiques ».

« Nous tenons à maintenir la Tunisie. Nous avons une clientèle fidèle sur cette destination, qui est plutôt senior, estime Patrice Caradec, Président de Transat France.

Nous ne nous attendons pas aux mêmes performances cette année. La destination est boudée, mais nous continuons de la programmer car nous avons envie de croire à un retour de la Tunisie.

Nous avons noué des partenariats avec les professionnels tunisiens. Il s’agit d’un engagement davantage moral que financier. »

Pour les transports, le groupe collabore avec Transavia et Tunisair mais sans engagement. Il devrait programmer deux clubs à Djerba et peut-être un troisième, le Cedriana, dès avril 2016.

En espérant que, d’ici là, de nouveaux drames ne viennent pas à nouveau ruiner les espoirs de reprise en Tunisie…

TUI ouvre son parapluie sur Marmara et Nouvelles Frontières

 par Laury-Anne CHOLEZ – tourmag.com – 17/09/2015

Le groupe veut devenir un leader mondial du tourisme

Le groupe TUI veut redéployer sa marque unique en France, tout en conservant pour l’instant Marmara et Nouvelles Frontières comme lignes de produits. Les deux TO étoffent d’ailleurs leur production, avec plus d’engagements en Europe. Mais l’avenir de ces deux acteurs historiques est loin d’être assuré.

Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l'implantation de la marque à partir de septembre 2016 - Capture écran
Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l’implantation de la marque à partir de septembre 2016 – Capture écran

Huit ans après son abandon, faute d’une production trop banalisée et sans réelle valeur ajoutée, la marque TUI est de retour en France. 

D’ici septembre 2016, elle coiffera Nouvelles Frontières, Marmara, Passion des îles et Aventuria, qui ne seront plus que des « lignes de produits ». 

« TUI veut devenir une marque mondiale du tourisme, un peu à la manière de Booking, d’Airbnb ou d’Uber », s’exclame Pascal de Izaguirre, le PDG. 

Aucun détail n’a pour l’instant été dévoilé sur les budgets marketing nécessaires à l’implantation de cette marque. Mais le PDG certifie que cela n’aura aucun impact sur ses perspectives de retour à l’équilibre, qui restent inchangées. 

Pascal de Izaguirre préfère mettre en avant les économies réalisées grâce aux synergies en matière d’achats, d’aériens ou de réceptifs locaux, tous contrôlés par la maison mère.

Pas de big-bang pour NF et Marmara

Contrairement aux Pays-Bas, où la marque historique Arke a disparu du jour au lendemain, Nouvelles Frontières et Marmara ne devraient pas être rayées de la carte du paysage touristique français. Du moins pas pour le moment. 

« Nous ne souhaitons pas faire un big-bang et continuerons à capitaliser sur ces deux marques puissantes très appréciées des voyageurs français », certifie Pascal de Izaguirre. 

Pierre-Olivier Grolleau, le directeur national du réseau d’agences renchérit : « Une fois que la notoriété de TUI sera plus forte, nous irons sans doute sur une ligne unique ». 

Une perspective rapidement tempérée par Pascal de Izaguirre, qui assure que « nous en sommes encore loin ».

Marmara et Nouvelles Frontières étoffent leur production

Pour prouver que Nouvelles Frontières et Marmara ne deviendront pas les parents pauvres de ce nouveau conglomérat, le groupe étoffe leur production. 

Marmara se lance d’ailleurs sur la neige, avec l’ouverture d’un club à Valfréjus de 93 chambres en Savoie. 

Il va également doubler sa capacité d’accueil sur les Canaries mais quitte la Tunisie. 

Il monte en gamme au Maroc avec l’ouverture des jardins d’Agadir ainsi qu’à Lanzarote. 

Sa capacité aérienne va progresser de 25% l’été prochain avec une production européenne à 77%, dont 7 nouvelles destinations. Il conforte son implantation en province où se trouvent 70% de ses engagements aériens. 

Quant à Nouvelles Frontières, sa brochure estivale s’étoffe de 4 nouvelles destinations, comme Haïti ou l’Iran, dont les ventes dépassent toutes les espérances. L’offre famille s’étoffe également de produits plus insolites : dormir dans un phare, dans une grotte ou un musée. 

Passion des Îles monte également en gamme avec une production élargie à l’Asie-Pacifique. Enfin Aventuria sortira une collection capsule d’hôtels design.

Multiplication des produits et des marques en France

Mais la grande nouveauté, c’est l’arrivée sur le marché français de huit nouvelles marques tirées des brochures des filiales européennes. 

Au total, le groupe proposera 88 hôtels à l’été 2016, contre 38 auparavant. 

Il veut monter en gamme, avec l’introduction des hôtels Sensatori, des 5 étoiles de luxe et des Sensimar, réservés aux couples. 

Le groupe espère grignoter des parts de marché au Club Med avec les Robinson,des hôtels allemands dont le concept se rapproche de la marque au Trident. 

Pour les familles, il développe les hôtels Family Life 4-5 étoiles, et Splashworld, qui comprennent un parc aquatique. 

Les sportifs iront dans les clubs Magic Life et les familles dans les clubs Suneo, dont le concept ressemble à Marmara, mais en plus design. 

Enfin, les hôtels Riu, déjà un peu connus en France, arrivent dans la production. 

On souhaite bonne chance aux commerciaux de TUI France pour faire comprendre toute cette segmentation aux agents de voyages…

Le site TUI.fr lancé en septembre 2016

« Nous avons pour ambition de couvrir toutes les attentes des clients, d’offrir la plus large gamme de produits possible afin de satisfaire tous les segments », assure Pascal de Izaguirre. 

Pour distribuer cette offre pléthorique, TUI capitalise toujours plus sur le multi-canal. Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l’implantation de la marque à partir de septembre 2016. 

L’avenir des sites internet Marmara et Nouvelles Frontières reste toutefois assez flou. S’ils devraient perdurer dans un premier temps, ils pourraient à terme être absorbés dans ce nouveau portail global. 

Enfin du coté des agences de voyages, les boutiques vont elles aussi subir un relooking sous la marque TUI, à l’image de celle de Strasbourg. 

Là encore, les deux marques Nouvelles Frontières et Marmara sont conservées dans les vitrines, sous le parapluie TUI. 

Le groupe compte aujourd’hui 63 agences intégrées, positionnées dans les grandes agglomérations. 

Grâce au développement du call center virtuel, ces points de vente ont progressé de 18%. Les 162 agences mandataires sont, elles, en croissance de 10% et le groupe se dit ouvert aux opportunités de développement. 

Avec cette nouvelle stratégie, le groupe TUI devient un véritable supermarché du tourisme. 

Mais gare aux habitudes de voyages des Français, qui ne sont pas toujours en phase avec les grandes tendances imposées par des industriels étrangers.

Corsair : le cas à part

Le groupe TUI compte une flotte de 140 avions de diverses marques. Tous vont être repeints aux couleurs de TUI pour être utilisés sur n’importe quel marché. 

Le groupe prévoit aussi d’acheter 17 appareils en 2019, principalement des B 787. 

Seule exception : Corsair. La compagnie qui n’est plus à vendre, ne sera pas intégrée à ce nouvel ensemble. 

Mais Pascal de Izaguirre ne semble pas encore tout à fait certain de la stratégie envisagée par ses actionnaires pour cette compagnie.

Mövenpick : «Nous sommes très intéressés par un déploiement à Rabat, Agadir et dans le Nord»

Naoufel Darif – lavieeco.com – 16/09/2015

La chaîne Mövenpick compte avoir six unités au Maroc d’ici 2020 et huit en 2022. Son business model repose à 60% sur l’hébergement et 40% sur la restauration.

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Pouvez-vous nous donner un petit aperçu sur la chaîne Mövenpick à l’international ?

Mövenpick est une chaîne hôtelière suisse dont le capital est détenu à 66% par la famille allemande Von Finck et 33% par le Prince Al waleed Bin Talal. Nous sommes présents avec 95 unités à travers le monde avec un objectif de 120 à l’horizon 2020. L’expansion devra se faire au Moyen-Orient, en Asie, et bien entendu en Afrique. La chaîne étant suffisamment présente en Europe. 

Qu’en est-il de votre présence au Maroc ?

Notre chaîne a pris pied au Maroc, précisément à Tanger, depuis plus de 12 ans. Depuis le 1er juin 2014, nous sommes à Casablanca où nous gérons l’ex-Husa appartenant au groupe Saham. Il s’agit d’un établissement très bien situé avec 184 chambres et trois restaurants. Nous avons fait beaucoup de travaux de rénovation, notamment au niveau des espaces publics de l’hôtel et de quelques chambres, sachant que l’ancien opérateur avait aussi entrepris des travaux. L’hôtel a une longue histoire puisque plusieurs enseignes s’y sont succédé, en l’occurrence Holiday Inn, Crown plazza et Husa.

Vers le mois de décembre, nous ouvrons une troisième unité à Marrakech, en l’occurrence le Palais des congrès-Mansour Ed-dahbi, dont la rénovation a nécessité un investissement de 800 MDH financé par le propriétaire Ajial (ex-CMKD). Mais pour le démarrage effectif des activités, il faut toujours prévoir un délai supplémentaire de deux à trois mois dans ce genre de projets. D’ici 2020, nous comptons avoir six unités et deux autres au cours des deux années suivantes. Nous sommes très intéressés par un déploiement à Rabat, Agadir et dans le Nord

Vous gérez le Mövenpick Casablanca depuis plus d’un. Pouvez-vous nous dresser le bilan de vos activités ? 

Après un an et trois mois d’exploitation, nous avons rapidement fait notre place sur le marché, surtout grâce à notre offre de restauration. Nous nous différencions par le soin apporté à la restauration et sa qualité. Pour cela, nous faisons appel à des chefs de renommée mondiale venus notamment des hôtels Mövenpick à travers le monde. Notre Business model repose à 60% sur l’hébergement et 40% sur la restauration, alors que le reste des opérateurs font du 80/20. Il faut dire que le groupe est à la base une chaîne de restaurants qui proposait des produits frais à des prix abordables dénommée Mövenpick Restaurants. La chaîne développe des produits propres avec le label Mövenpick qui sont disponibles dans les hôtels, mais également vendus à l’extérieur (confiture Mövenpick, café Mövenpick, chocolat du même nom…). Aucune chaîne au monde ne donne cette possibilité. Nous le ferons au Maroc également. Dans trois semaines, nous allons ouvrir le nouveau Sky bar qui offrira une vue panoramique sur Casablanca, avec une restauration asiatique. Nous sommes persuadés qu’il est très important pour un établissement hôtelier d’offrir une restauration variée. La qualité de la restauration pousse les gens vers l’hôtel et, du coup, booste l’hébergement.  

Peut-on avoir des chiffres qui confortent ces propos ? 

Absolument. Côté activité, nous avons fait augmenter le chiffre d’affaires de l’ancienne société de gestion de 50% en une année (de juin 2014 à juin 2015). L’explication principale de cette performance est que notre chaîne est très présente sur plusieurs marchés émetteurs à l’international, notamment en Europe et au Moyen-Orient. Ces marchés sont très pourvoyeurs de touristes. Notre présence se fait à travers plusieurs bureaux de vente partout dans le monde. D’ailleurs, nous venons d’ouvrir un bureau aux Etats-Unis. La force d’une chaîne c’est cette représentation. Il faut dire que les clients font leur choix en fonction de l’expérience qu’ils ont vécue dans un hôtel Mövenpick en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient. Nous nous battons pour rehausser nos performances, sachant que la rentabilité dégagée par les sociétés de gestion est décisive pour attirer les investisseurs étrangers. D’autant plus que ces derniers sont faiblement représentés dans l’investissement hôtelier : 80% des projets sont réalisés par des nationaux. 

Quel est le profil de la clientèle de Mövenpick en termes de provenance ?

Notre marché numéro un est l’Europe, la France spécifiquement, suivie du Moyen-Orient, notamment l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn. En troisième place figurent les Marocains résidents à l’étranger. Puis les Marocains résidents dans d’autres villes et qui doivent se rendre à Casablanca pour des formalités administratives ou pour visiter la famille.

Quel est le potentiel que représente le Maroc pour la chaîne Mövenpick ?

Le Maroc est une destination stratégique pour notre groupe. Le pays a beaucoup de possibilités dans le tourisme de loisirs et d’affaires. Le Royaume est également la porte d’entrée en Afrique. Ce qui en fait un marché important, notamment en raison du nombre d’hommes d’affaires en provenance du continent qui ne cesse de croître surtout avec la dynamique insufflée par le pays pour promouvoir les échanges Sud-Sud. Nous espérons tirer profit de ce mouvement de plus en plus important entre le reste du continent et le Maroc. Ceci en rappelant que le pays est aussi une véritable destination de loisirs.

 

Plus de 124.000 passagers ont transité par l’aéroport Agadir Al Massira en juillet 2015

MAP – media24.com – 08/09/2015

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Un total de 124.000 passagers ont transité par l’aéroport international d’Agadir Al Massira en juillet dernier, contre 124.659 durant la même période de l’année 2014, affichant une légère baisse de 0,51 %, selon des statistiques de l’Office national des aéroports (ONDA).

S’agissant du trafic aérien commercial, le nombre de passagers a atteint 123.267 voyageurs, contre 124.048 durant la même période de l’année précédente, indique l’ONDA dans un communiqué.

Le nombre de passagers concernant le trafic aérien non-commercial s’est élevé, de son côté, à 761 voyageurs (358 arrivées et 403 départs), contre 611 en juillet 2014, soit une hausse de 24,55 %.

L’aéroport Agadir Al Massira a aussi enregistré 1.115 mouvements d’avions durant le mois de juillet 2015 (557 arrivées et 558 départs), contre 1.103 mouvements au titre de la même période de l’année précédente, affichant une amélioration de 1,09 %.

Par ailleurs, le trafic Fret a connu une évolution exceptionnelle de 114,18 % pour atteindre 16.136 kg, contre 7.534 kg enregistrés en juillet 2014.

Consulat général de France à Agadir – Bulletin consulaire septembre 2015

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Ci-dessous, le mail transmis par le Consulat Général de France à Agadir et le bulletin de septembre 2015 :

Chers compatriotes,

Traditionnellement, la «rentrée» de septembre s’accompagne d’un certain nombre de nouveautés. Celle de 2015 n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi le consulat général vous prie de bien vouloir trouver en pièce jointe un bulletin qui reprend l’essentiel de ce qui change.

Bien entendu, rien ne remplace la consultation fréquente de notre site internet, car beaucoup de choses sont annoncées mais pas encore définitivement établies (nouveaux tarifs des droits de chancellerie, nouvelles modalités d’inscription dans les consulats…). Nous publierons donc prochainement des articles sur ces sujets sur le site internet du consulat général.

Par ailleurs, même si la situation sécuritaire du Maroc est stable, ce dont nous nous réjouissons, et si nous n’avons aucune alerte particulière à vous adresser à ce sujet, nous vous informons que le consulat général testera pour la première fois dans quelques temps l’envoi d’un sms (texto) groupé à tous les Français inscrits au consulat et qui disposent d’un téléphone portable. Cet envoi nous permettra de vérifier notre capacité à adresser un message court au plus grand nombre en très peu de temps. Ne vous inquiétez donc pas si vous recevez un tel message sur vos téléphones. Il s’agira d’un simple essai de notre part.

Bref, vous le voyez, en ce mois de septembre 2015, le message est, plus que jamais : Restons connectés !

Bonne rentrée et bonne lecture à toutes et à tous.

Bien cordialement.

Marc Peltot, Consul Général

 

Agadir, le 26 août 2015

BULLETIN CONSULAIRE

1 – Etablissement ou renouvellement d’un passeport

A compter du 1er septembre 2015, les consulats ne seront plus habilités à prendre la photographie d’identité en vue de la délivrance ou du renouvellement de votre passeport. Vous devrez donc fournir une photographie d’identité aux normes en vigueur. Pour connaître les caractéristiques des photographies, veuillez consulter le document accessible ci-après : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/depliant_norme_photo-2.pdf

Il est rappelé que les demandes de passeport se font sur rendez-vous auprès du service de l’Administration des Français (tél : 05.28.29.91.50) ; que la comparution personnelle est obligatoire, même pour les enfants ; et que le délai d’obtention du passeport est de 2 à 3 semaines.

2 – Voyage France-Maroc et Maroc-France : passeport en cours de validité obligatoire

Si, jusque là, l’entrée au Maroc d’un Français de passage muni d’une carte nationale d’identité sécurisée en cours de validité était tolérée, sous certaines conditions (voyage en groupe et/ou par tour opérateur), cela n’est plus le cas depuis le mois d’avril 2015. En effet, le Maroc étant situé hors Union européenne, seuls les Français munis d’un passeport en cours de validité sont désormais autorisés à entrer sur le territoire marocain. A défaut, aucune intervention du consulat n’est possible.

3 – Prolongation exceptionnelle de l’inscription sur les listes électorales des communes de France en 2015

En 2015, les listes électorales des communes de France font l’objet d’une procédure de révision exceptionnelle. En effet, à titre exceptionnel cette année, les demandes d’inscription sont recevables jusqu’au 30 septembre 2015. Cette mesure permettra aux personnes qui n’étaient pas inscrites avant le 31 décembre 2014 ou qui ont déménagé depuis le 1er janvier, de participer aux scrutins des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Les Français de l’étranger qui souhaitent s’inscrire sur une liste électorale en France pour participer aux élections régionales de décembre prochain doivent s’adresser directement aux services de la mairie concernée.

4- Permis de conduire

Considérant la reconnaissance réciproque des permis de conduire entre la France et le Maroc, les résidents français au Maroc doivent échanger leur permis de conduire français contre un permis de conduire marocain.

S’ils ne le font pas, ils sont dès lors réputés conduire sans permis et passibles d’une amende, de l’immobilisation de leur véhicule et de la condamnation à la privation de la délivrance du permis de conduire pour une durée de trois mois.

En outre, cette situation juridique n’est pas exclusive du refus prévisible d’indemnisation par l’assureur du conducteur incriminé en cas de sinistre.

Par dérogation, une possibilité est donnée aux ressortissants de nationalité étrangère de conduire avec un permis étranger en cours de validité mais pour une durée maximum d’un an à compter de leur entrée au Maroc.

Les démarches sont à effectuer auprès du Service des Mines-Centre d’Immatriculation, Direction régionale de l’Equipement et des Transports du lieu de résidence.

Les titulaires de permis de conduire français à l’étranger peuvent, notamment dans le cadre de la procédure d’échange de leur titre, se voir demander par les autorités locales de fournir un «relevé d’informations restreint» (RIR), qui atteste la validité de leur permis de conduire français. Les RIR doivent être demandés directement à la Préfecture de votre dernier domicile en France, sans passer par le consulat général.

Les pièces à fournir pour l’échange d’un permis étranger sont énumérés sur le site internet du consulat : http://www.consulfrance-ma.org/Permis-de-conduire-Releve-d-Information-Restreint-RIR-3082

Pour obtenir le formulaire de demande de RIR en ligne, cliquez sur le lien suivant :

http://www.consulfrance-ma.org/IMG/pdf/formulaire_de_demande_de_rir-4-2.pdf?1935/cfcb15c1039b7699f4b744b5e7826937345ef2f1

5 – Lycée français d’Agadir – Bourses scolaires – année 2015-2016

Les formulaires de demande de bourse (première demande tardive et renouvellement tardif) peuvent être retirés depuis le 24 août 2015, au service des Affaires sociales du consulat, où les requérants devront se présenter munis de leur carte d’immatriculation consulaire en cours de validité.

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 25 septembre 2015, délai de rigueur.

6 – Monconsulat.fr, un outil pratique pour modifier vous-mêmes certaines données vous concernant

Grâce à votre numéro d’identification consulaire (NUMIC), vous pouvez accéder à «Monconsulat.fr» à l’aide du mot de passe que vous aurez créé.

Le numéro d’identification consulaire (NUMIC) est un identifiant composé de 8 chiffres délivré à tout Français inscrit au registre des Français établis hors de France et qui sollicite également son inscription sur la liste électorale consulaire.

Ce numéro figure sur la carte consulaire remise lors de l’inscription au Registre des Français établis hors de France.

Les informations contenues dans votre dossier d’inscription au registre sont consultables à tout moment, vous pouvez modifier votre adresse postale, votre numéro de téléphone ainsi que les noms et les coordonnées des personnes à prévenir.

Vous pouvez également consulter votre situation au regard de votre inscription sur la liste électorale.

7 – Successions internationales et résidence à l’étranger

Depuis le 17 août 2015, les règles en matière de succession internationale ont changé avec l’entrée en application du règlement (UE) n°650/2012 du 4 juillet 2012 sur les successions.

Avant cette date, en cas de décès à l’étranger, c’était la loi civile du pays du dernier domicile du défunt qui s’applique pour les successions des biens mobiliers, et celle du pays où sont situés les biens immobiliers pour ces derniers.

Depuis le 17 août 2015, la loi applicable à la succession est celle de la dernière résidence habituelle du défunt et cela pour l’ensemble des biens (art.21 paragraphe 1).
Ce critère détermine la loi applicable à l’ensemble des opérations successorales. Du fait du caractère universel du règlement, la loi applicable peut être celle d’un État partie au règlement ou d’un État tiers.

Le nouveau règlement européen sur les successions permet, à tout citoyen résident à l’étranger ou envisageant de le faire, de choisir dès aujourd’hui la loi du pays dont il a la nationalité pour régir sa succession le moment venu. La loi choisie peut être celle d’un État membre (partie au règlement) ou celle d’un État tiers.

Dans ce contexte, il est important pour les Français qui s’établissent à l’étranger de ne pas perdre de vue la grande variété des droits susceptibles de s’appliquer à leur situation personnelle : c’est vrai en matière successorale mais c’est aussi vrai pour le droit de la famille.

Il relève en premier lieu de la responsabilité des personnes de s’informer sur la loi applicable à leur situation personnelle et de s’entourer au besoin de la garantie que peut représenter l’information délivrée par un professionnel du droit.

Il est rappelé que les postes diplomatiques et consulaires n’ont pas vocation à conseiller les Français dans le domaine notarial, domaine dans lequel leurs fonctions sont exercées avec l’appui et l’expertise des notaires de France, en dehors de l’Europe.

L’information relative aux conséquences de ce règlement européen sur la loi prévalant en matière de succession est accessible sur le site du Conseil supérieur du notariat en suivant le lien suivant : http://www.notaires.fr/fr/fiche-pratique/2