Nouveau report pour le renouvellement du permis de conduire

Par Nizar Bennamate – telquel.ma – 02/10/2015

Le ministère de l’Équipement et du Transport a décidé de prolonger la période de renouvellement du permis de conduire jusqu’à fin 2015.

permis de conduire

Malgré ses rappels incessants de la date du 30 septembre, dernier délai pour demander un permis de conduire et une carte grise biométriques, le ministère de l’Équipement et du Transport n’a pas eu d’autre choix que de repousser la date fatidique au 31 décembre 2015, au profit des retardataires.

«Il s’agit d’environ 3 millions de permis de conduire et environ 1 million de cartes grises qui sont toujours sur le support papier»,  a déclaré à la chaîne 2M Ibrahim Baâmal, directeur du transport et de la sécurité routière au ministère d’Aziz Rebbah.

Deuxième raison invoquée: faire face aux flux de citoyens retardataires. Ainsi, de juillet à août,  les agences Assiaqa Card, société qui gère l’opération, recevaient en moyenne 25 000 citoyens par jour. Au début de mois de septembre, les flux ont augmenté de façon exponentielle pour atteindre +200%.

Aïd Al-Adha : Les agglomérations désertées après la fête

Hajjar El Haiti – lematin.ma – 25/09/2015

La métropole est quasiment vide durant la fête de Aïd Al-Adha.
La métropole est quasiment vide durant la fête de Aïd Al-Adha.

Comme chaque année, pendant les jours qui suivent la fête du sacrifice, les grandes villes retrouvent le calme. La circulation est plus fluide, les rues sont presque désertes, l’activité commerciale est très réduite… Aïd Al-Adha est la fête de famille par excellence. C’est pourquoi un grand nombre de commerçants et d’artisans, vivant durant toute l’année dans les grandes villes, choisissent cette période pour prendre leurs vacances annuelles et retourner dans leur région natale, pour célébrer cette fête sacrée avec leurs proches et profiter de bons moments en leur compagnie. «Chaque année, pendant la période de Aïd Al-Adha, je quitte la ville de Casablanca, dans laquelle je travaille depuis plusieurs années, pour aller passer cette fête avec ma famille dans notre village qui se situe dans la région d’Agadir. Cette fête est la véritable occasion où le retour au bled est indispensable. J’y reste environ un mois. C’est une habitude sacrée que je ne compte jamais changer, malgré toutes les difficultés et les désagréments du voyage. Après tout, la fête, ce n’est qu’une fois par an», confie Hassan, 37 ans, menuisier à Casablanca. Les déplacements pendant cette période sont, sans doute, les plus massifs de l’année et cela ne passe pas inaperçu. En effet, suite aux nombreux départs et voyages occasionnés par cette fête, les villes deviennent d’un seul coup plus paisibles. Cela peut se sentir même quelques jours avant la fête. Pour les personnes qui se rendent chaque jour au travail, c’est le bonheur : le trafic est fluide, les embouteillages disparaissent, les coups de klaxon se font très rares… «J’aime beaucoup cette période de l’année. C’est l’une des rares périodes où l’on peut se balader dans la ville en paix sans embouteillage, arriver au boulot à l’heure… Quelle joie ! Si seulement tous les jours de l’année étaient comme ça !» se réjouit Rania, 31 ans, mère de famille et employée dans une entreprise privée. Cependant, la «désertification» des grandes villes n’a pas que des avantages. En effet, en attendant le retour des personnes qui sont allées passer la fête dans leur région natale, beaucoup de commerces et de restaurants resteront rideau baissé durant au moins une dizaine de jours, ce qui engendre des inconvénients pour beaucoup de personnes. «Aïd Al-Adha est une fête sacrée que j’apprécie beaucoup, mais qui engendre malheureusement pas mal de soucis. Avant la fête, nous avons plein de courses à faire, beaucoup de dépenses… le jour de l’Aïd est très fatigant et après l’Aïd, c’est le comble, surtout pour les personnes qui sont obligées de rester au bureau toute la journée comme moi. Puisque tous les restaurants et snacks du coin sont fermés, je ne peux prendre que des biscuits pour le déjeuner. Il est aussi difficile de trouver des bus ou des taxis en cette période. Vivement que la vie en ville reprenne son cours normal», se plaint Fatim-Zahra, 38 ans, assistante dans un centre d’appel. Afin d’éviter de manquer de quelque chose pendant les jours qui suivent la fête, beaucoup de personnes ont préféré s’approvisionner avant que les commerces ne ferment. À la veille de l’Al Aïd, les supermarchés, les grandes surfaces, les épiceries… tous étaient pris d’assaut par les ménages qui n’ont pas hésité à multiplier l’achat de toutes sortes de produits dont ils ne sont même pas sûrs d’avoir besoin. Ceux qui ont oublié de faire des provisions avant la fête auront certainement du mal à s’en sortir. «Je suis sortie avec mon mari le deuxième jour de l’Aïd pour acheter tout ce dont nous avons besoin, comme d’habitude, mais nous n’avons rien trouvé. Même les grandes surfaces et les supermarchés qui sont ouverts ne sont pas assez approvisionnés. Nous avons besoin de beaucoup de choses, mais on ne trouve rien», fustige Amina.

L’Aïd au bled dans une famille marocaine

Nous étions invités tous les quatre (ma soeur Régine, Georges son époux, Nicole et moi) chez nos amis M’Bark et Saadia pour passer la journée de l’Aïd avec eux, en famille à Imchguiguilne

A notre arrivée, nous passons (déjà ! …) à table pour déguster un petit déjeuner de fête :

IMG_0770Toutes les gourmandises du bled sont là : huile d’olive, huile d’argane, zebda (beurre maison), miel, amlou, olives, charcuterie de dinde, aghroum (pain cuit au tafarnout), gâteaux, le délicieux thé à la menthe…

Pour la fête, tous ont mis de beaux habits, les deux dernières filles de M’Bark et Saadia sont ravissantes :

Ajar
Ajar
Asma
Asma

C’est ensuite le traditionnel sacrifice du mouton en souvenir du sacrifice d’Abraam à qui Dieu avait envoyé un bélier pour épargner la vie de son fils (Isaac dans la bible et Ismaël dans le coran) qu’il lui avait demandé de sacrifier.

Je vous épargne le sang :

IMG_0762Le bélier est dépecé, après avoir soufflé de l’air par une entaille pratiquée au niveau d’une patte pour décoller la peau  :

IMG_0784 IMG_0787IMG_0771Il est ensuite vidé, en récupérant avec soin coeur, foie et rognons
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et, bien sûr la crépine qui va servir aux brochettes :IMG_0774

L’estomac et les intestins sont longuement et minutieusement lavés pour la préparation des tripes :

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Le tout (sauf l’intestin) est coupé pour la cuisson.

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Pour l’intestin, la préparation consiste à en faire une « chaînette », comme au crochet, travail que Saadia réalise avec beaucoup de dextérité :

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vidéo :

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puis elle ajoute tous les ingrédients qui vont donner si bon goût au plat : oignons, ail, persil, épices…IMG_0816 IMG_0818 IMG_0822et, c’est parti pour la cuisson…

Pendant que les tripes cuisent, il faut s’occuper des brochettes  d’abats (les meilleures !) :

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Le foie est précuit sur le canoun :

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Le coeur et les rognons puis le foie sont coupés en petits morceaux :

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La crépine est découpée en fines bandelettes :

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et tout est prêt pour confectionner les brochettes :

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Chaque morceau de foie est entouré d’une bandelette de crépine pour éviter qu’il ne soit trop sec :

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Vidéo :

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La cuisson est rapide et il n’y a plus qu’à se régaler :

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Un délice ! ! !

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Le tout est accompagné de l’aghroum que Saadia a cuit au tafarnout :

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La journée s’avance mais on ne peut pas partir sans déguster un peu de méchoui !!!

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Nous avons tous apprécié cette belle journée à Imchguiguilne, comme elle est vécue dans les familles du bled et, rassasiés de bons plats, nous avons quitté nos amis à l’heure où les voisins se rendent visite pour se souhaiter Aïd Moubarak.

Sur la route du retour, nous avons croisé le boujloud (carnaval) d’El Klea où tous les jeunes manifestaient leur joie :

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Une journée merveilleuse et authentique !

Photos et vidéos M. Terrier

Bonne fête de l’Aïd à tous mes amis

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ENSEMBLE, LE CONCERT POUR LA TOLERANCE – 10e édition

Par Kawtar Firdaous – lobservateurdumaroc.info – 22/09/2015

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‘Dimanche 4 Octobre 2015 19H PLAGE D’AGADIR’

 ‘Organisé sous le Haut Patronage de SM le roi Mohammed VI, cet événement fédérateur de la tolérance, de l’ouverture et du vivre ensemble, rebaptisé « Ensemble, le Concert pour la Tolérance », sera diffusé en direct en prime time sur W9 et rediffusé sur toutes les chaines du groupe M6 ainsi que sur TV2M et dans le monde sur TV5Monde.’

Le concert, première manifestation musicale multiculturelle co-organisée par le Maroc et la France, a attiré plus de 220 000 spectateurs lors de la dernière édition. Pour cette édition anniversaire, les organisateurs offriront au public un plateau artistique éclectique avec des artistes de renom tels que Maitre Gims, Marina Kaye, Vianney, Shy’m, Zaz, Black M, La Fouine, Youssoupha, Amine, La Troupe des 3 Mousquetaires, Saad Lamjarred, Chimène Badi, Asmaa Lamnawar et bien d’autres. La soirée sera animée pat Kev Adams et Audrey Lamy. 

Depuis 2005, le Concert pour la Tolérance regroupe des artistes français, marocains et internationaux autour de valeurs universelles : tolérance, paix, respect et dialogue entre les cultures. Alors que le Concert pour la Tolérance s’apprête à fêter ses dix ans, le message qu’il défend est plus que jamais d’actualité. Evénement fédérateur, le Concert pour la Tolérance, rassemble chaque année un large public local et international dans un cadre festif, dans une perspective d’écoute, d’échange et de dialogue entre les cultures. Le public Gadiri sera le temps d’une soirée le porte-drapeau d’un Maroc moderne, ouvert à toutes les cultures. En 10 ans, le Concert pour la Tolérance a su s’implanter dans le paysage audiovisuel français et francophone comme un évènement prestigieux, porteur de valeurs fortes et universelles.

Cette année, le Groupe M6 revient en tant que grand partenaire audiovisuel du Concert pour la Tolérance. W9, la chaine orientée jeunesse du groupe, assurera la diffusion en prime time du spectacle mettant l’accent sur l’esprit d’ouverture et de diversité culturelle qui a toujours caractérisé la manifestation. Le concert sera ensuite rediffusé sur toutes les chaine du groupe M6. Il sera également diffusé dans son intégralité au Maroc sur TV2M et dans le monde entier grâce à TV5 Monde. Le concert pour la Tolérance réunit plus de 200 techniciens qui mettent en synergie leurs efforts pour faire fonctionner un dispositif digne des plus grands événements internationaux. La production franco-marocaine mutualise les compétences, les moyens et les technologies de pointe au service d’un show unique.

Le succès renouvelé du Concert pour la Tolérance est rendu possible notamment grâce à l’engagement de la ville et de ses autorités pour assurer la réussite de l’événement, ainsi que l’ensemble des partenaires : TV2M, Royal Air Maroc, l’Office National Marocain du Tourisme, le Comité Régional du Tourisme d’Agadir, ainsi que l’Association des Hôteliers d’Agadir.

Le Concert pour la Tolérance est un événement produit par Electron Libre Production et co-organisé par l’Association pour la Tolérance, basée à Agadir et regroupant les représentants des partenaires officiels marocains de la manifestation.

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lnt.ma – 23/12/2015

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La plage d’Agadir va accueillir le 4 octobre prochain des centaines de milliers de mélomanes et d’amoureux de musique marocaine et internationale à l’occasion de la 10ème édition du Concert pour la Tolérance qui réunit, chaque année, une pléiade d’artistes marocains et étrangers.

Cette édition connaitra la participation d’une constellation de stars de la chanson et de la musique, issus de plusieurs pays du pourtour méditerranéen, qui viendront à Agadir pour partager avec le public les valeurs de tolérance et de paix, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.

Le Concert pour la Tolérance sera marqué, cette année, par la présence d’artistes de renommée comme Black M, Maître Gims, Saad lamjarred, Marina Kaye, La Fouine, Soprano et Chimène Badi, outre des artistes adulés par une large frange des férus de musique, notamment les jeunes, selon la même source.

Par ailleurs, les organisateurs tablent sur la présence de 300.000 spectateurs, le 4 octobre, à la plage d’Agadir et s’attendent à ce que ce Concert soit suivi par pas moins de 30 millions de téléspectateurs sur les chaines de télévision internationales qui transmettent ce show grandiose.

Les éditions précédentes du Concert pour la Tolérance ont connu un succès sans précédent, que ce soit en termes d’affluence du public venu d’Agadir, des régions avoisinantes et des quatre coins du Royaume, ou du grand nombre de touristes qui se ruent sur la ville en cette période.

Cet événement est devenu pour Agadir, en particulier, et pour le Maroc, en général, un rendez-vous annuel réunissant d’illustres artistes de différents horizons autour du dialogue des cultures et de la célébration des valeurs de paix et de solidarité.

L’Aid El Adha sera célébré le 24 septembre au Maroc

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Dans un communiqué, le ministère des Habbous et des Affaires Islamiques indique que le croissant lunaire annonçant le mois de Dhou Al Hijja de l’an 1436 de l’Hégire a été observé lundi soir (14 septembre) et que l’Aïd Al Adha sera célébré le jeudi 10 Dhou Al Hijja 1436 correspondant au 24 septembre 2015.

La rude bataille pour les libertés

Par Mouna Izddine – lobservateurdumaroc.info – 11/09/2015

Droits de l’homme, libertés individuelles, moralisation de la vie publique… Si des avancées notables ont été enregistrées, il demeure néanmoins des retards à rattraper et des acquis à   préserver.  Au lendemain des élections communales et régionales, les thématiques sociétales et   politiques habituelles reviennent sur le tapis du débat public. L’occasion opportune pour   les Marocains de s’interroger sur l’avancée démocratique de leur pays.  

Droits de l homme
 Menace sur les libertés individuelles   ?

C’est l’une des thématiques qui a créé le plus de polémique en cette année 2015. Pas un mois ne s’écoule sans que les quotidiens du royaume et les réseaux sociaux ne rapportent un fait divers d’une violence inouïe jusque-là étrangère à la société marocaine. Cela a été particulièrement le cas durant le dernier ramadan et les semaines qui ont suivi avec 6 affaires successives commentées jusque dans la presse internationale : l’agression de deux jeunes coiffeuses dans le souk d’Inezgane en raison de leur tenue vestimentaire, la diffusion sur Facebook de clichés d’hommes sur la plage d’Anza (dans les environs d’Agadir) brandissant un étendard noir enjoignant aux touristes de ne pas porter de bikini, le passage à tabac par une foule de passants d’un supposé travesti à Fès, la dénonciation   aux autorités par des commerçants de jeunes ayant bu un jus d’orange en journée sur la place Jemaâ el Fna à Marrakech, le lynchage à mort d’un homme soupçonné de vol au souk de Boumia   près de Midelt et enfin le harcèlement sexuel collectif d’une jeune mère avec   son bébé dans les bras sur la Corniche de Tanger. C’est autant la fréquence de ces agressions qui préoccupe l’opinion publique que les réponses du gouvernement   islamiste, et en particulier du   ministre de la Justice, réponses jugées par ses détracteurs comme peu fermes à l’encontre des auteurs de ces faits. Devant l’indifférence apparente d’une classe politique moribonde, et craignant de voir menacés les acquis en matière de   libertés civiles et individuelles, acteurs   associatifs et société civile se sont   mobilisés via des sit-in de soutien et la désignation de ténors du barreau pour défendre les victimes de ces agressions.

Droits de l’homme, entre optimisme   et inquiétude  

Liberté d’habillement, liberté de circulation, liberté sexuelle, place grandissante des femmes dans l’espace public… Alors que l’évolution des mœurs est inéluctable, aussi traditionnaliste puisse être la société marocaine, le bras de fer entre conservateurs et modernistes, islamistes et laïcs, gagne en visibilité et en intensité. Un duel à couteaux tirés par   médias classiques et nouveaux interposés, que l’on retrouve aussi dans le débat   autour de la réforme du Code pénal (datant de 1962). En dehors de quelques avancées (instauration de peines alternatives, criminalisation du harcèlement sexuel, de l’enrichissement illicite…), l’avant-projet rendu public par Mustapha   Ramid le 1er avril dernier, continue à être dénoncé par les partis progressistes et les militants des droits humains comme passéiste, liberticide et en contradiction avec la loi suprême et les   conventions internationales ratifiées par le Maroc. Les inquiétudes des critiques   du gouvernement Benkirane portent   notamment sur le maintien de la peine   de mort alors que celle-ci connaît un moratoire depuis 1993 (date de la dernière   exécution, celle du commissaire Tabet) et que le débat sur son abolition avait sensiblement avancé. Idem pour le maintien de la criminalisation de l’homosexualité, du prosélytisme, de   la rupture du jeun en public pendant   le ramadan ou des relations sexuelles   hors mariage. Plus préoccupant encore, l’introduction de circonstances   atténuantes en cas de crime d’honneur ou passionnel, et leur élargissement   aux autres membres de la famille en   plus de son chef, comme c’est l’usage   dans certains pays moyen-orientaux. Qualifiée également de moyenâgeuse par les progressistes, l’introduction de «l’offense aux religions» (article 219), passible de 5 ans de prison, alors même que la Constitution plébiscitée en juillet   2011 garantit la liberté d’expression et de culte. Cette nouvelle disposition   vient s’ajouter au tout aussi flou   «ébranlement de la foi d’un musulman   » (article 220 du Code actuel), à   l’origine de l’incarcération de plusieurs Marocains convertis au christianisme, le législateur sanctionnant le prosélytisme et non l’apostasie. Si le projet de M. Ramid est adopté, ses détracteurs   craignent que celui-ci n’ouvre le champ aux interprétations abusives et arbitraires de la part d’agents d’autorité ou   de magistrats zélés. D’où la nécessité vitale et impérieuse d’un débat national   sur la refonte du Code pénal et plus globalement sur la réforme de la Justice,   attendue depuis plusieurs années   par les Marocains.

Moralisation de la vie   publique, numéro vert et carton   rouge  

Dans le cadre de cette même réforme judiciaire, il est prévu un durcissement   des sanctions contre la corruption, le détournement de fonds publics et   autres voies d’enrichissement illicite. Ce dernier, jusque-là impuni par le législateur, devrait désormais faire l’objet d’un article spécifique dans la   nouvelle mouture du Code pénal. En   vertu de l’article 256-7 de l’avant-projet présenté par le ministre de la Justice,   les fonctionnaires publics incriminés écoperont ainsi de 2 mois à un an d’emprisonnement et de 5000 à 50.000 dirhams d’amende. Dans le même souci de moralisation de la vie publique et   de lutte participative contre la corruption, en juin dernier, les autorités   judiciaires ont mis en place un numéro vert (0800004747) pour encourager les citoyens à dénoncer sous anonymat les actes de corruption et autres trafics d’influence. Un outil bien pensé, les appels des témoins étant automatiquement transférés à des magistrats   spécialisés, qui transmettent ensuite les dossiers au Parquet compétent. La ligne a déjà permis l’arrestation en flagrant délit de trois fonctionnaires en juillet dernier, en l’occurrence un employé de l’administration des Douanes dans la métropole économique à Casablanca, un président de commune à Meknès et un moqaddem à Casablanca. Des   débuts encourageants, sachant que le phénomène est aussi tabou qu’endémique. En effet, malgré la progression du Royaume dans le classement de Transparency International (passant en 2014 de la 91ème à la 80e place de l’indice sur la corruption) et les initiatives des gouvernements successifs visant à endiguer ce fléau, celui-ci   continue à gangréner tous les secteurs   d’activité, publics comme privés, et tous   les échelons de la société.

Travail des enfants, droits   des mineurs  

Le travail des enfants mineurs figure parmi les débats les plus vifs qui agitent les médias nationaux. Et pour cause. Les chiffres font froid dans le dos. Ainsi, selon le «Collectif pour l’éradication du   travail des petites bonnes», entre 60.000 et 80. 000 fillettes de 8 à 15 ans, issues   pour la plupart de milieux ruraux et pauvres, sont exploitées comme domestiques   à travers le pays. Déscolarisées très jeunes par leurs familles, elles sont placées par des intermédiaires (les   fameux samsaras) chez des familles citadines des classes moyenne ou aisée en contrepartie d’un salaire mensuel excédant rarement les 500 dirhams, et sont souvent victimes de traitements dégradants voire de maltraitance physique et sexuelle. Suite à l’indignation générale suscitée par la mort de petites bonnes   torturées par leurs patrons ces dernières années, le législateur a décidé de durcir   le ton à l’encontre des employeurs. Ceux-ci, en vertu du projet de loi 19-12, risquent désormais des peines de un à   trois ans de prison. L’âge de recrutement sera de 16 ans au moins, avec contrat de travail, salaire minimum et indemnités de licenciement. Ceci dit, comme dans   tous les autres domaines, il reste à combler le fossé entre l’adoption de la loi et   son application effective.

Communales : les tracts électoraux inondent les villes marocaines

1001infos.net – 04/09/2015

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Les flyers et tracts ont envahi jeudi soir les rues et principales artères du royaume. Des images qui ont choqué les internautes sur les réseaux sociaux.A la veille des élections, plusieurs villes du Maroc ont été « inondées » à cause d’un nombre impressionnant de tracts et flyers « balancés » en masse par les partis politiques. Jeudi soir, dans le quartier Maarif de Casablanca, des voitures ont jeté des flyers tout au long du boulevard Roudani. Une scène parmi tant d’autres qui a aussitôt été critiqué par les citoyens sur les réseaux sociaux. » La campagne électorale bat son plein à Agadir… en espérant que le parti de la rose, du pigeon ou du tracteur et autres aient prévu dans leurs campagnes de nettoyer tout ça…ce serait un bon début… triste campagne..  » commente un internaute sur Facebook. « Dépité par l’état de la chaussée sur Fal Ould Oumeir inondée de tracts et flyers en tous genres en cette veille de vote », déclare une autre personne. Par ailleurs, la photo d’un poubelleur à l’oeuvre a été publiée:  » tu n’as pas eu un Wissam comme Saad Lamjarred ou Dounia Batma, mais nous t’offrons un Wissam en cette veille d’élections pour te démontrer tout notre profond respect », peut-on lire sur les réseaux sociaux.Notons que d’autres photos ont circulé en toute fin de soirée, montrant des membres des partis politiques donner l’exemple, en ramassant « leurs » tracts.

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Voici la date de l’Aïd Al Adha selon l’astrophysique

media24.com – 31/08/2015

Voici la date de l’Aïd Al Adha selon les projections du président de l’Observatoire astronomique Ribat Al Fath de Rabat, Samir Kadiri.Lune11

L’heure de la nouvelle lune, donnée en temps universel, est chaque mois un moment unique. Ne dépendant pas de la localisation géographique de l’observateur, cette heure est par conséquent la même pour tous les habitants de la Terre. Pour le mois de septembre 2015, la nouvelle lune aura donc lieu le 13 septembre à 08:42 (TU).

Pour les musulmans, le moment qui définit le début du mois du calendrier religieux est l’apparition dans le ciel du premier croissant. Ceci s’observe juste au-dessus de l’horizon vers l’ouest, pendant la brève période entre le coucher de Soleil et le coucher de Lune. L’instant précis, et même la date de cette apparition, elle, dépend de la position géographique de l’observateur.

Or, quel que soit le lieu géographique, il s’est avéré par expérience qu’une durée entre la nouvelle lune et la visibilité du croissant lunaire doit être supérieure à 18 heures. On peut donc conclure que pour le Maroc, le 13 septembre, le croissant lunaire sera invisible au coucher du soleil.

Le lendemain, le 14 septembre, d’autres conditions astronomiques devant être prises en compte, le croissant lunaire ne doit pas être visible sur la moitié nord du Maroc; mais, il sera par contre visible dans la partie sud (à partir d’Agadir). Par conséquent, le mois de Dou Al Kaada prendra fin au bout de son 29e jour et le premier jour du mois de Dhou al-hijja débutera le mardi 15 septembre 2015.

L’Aid Al Adha 2015/1436, qui correspond au 10 Dou Al Hajja, aura donc lieu le jeudi 24 septembre.

La redynamisation de Talborjt

photoBajalat Par Mohamed Bajalat – 18-08-2015

Oui, pour redynamiser Talbordjt et recréer un pôle / espace d’animation humaine et commerciale à Agadir,
MAIS, nous exigeons que ce projet soit :
1) achevé dans ses composantes directes et annexes, selon la conception primaire validée par le conseil communal.
2) maîtrisé dans son exploitation par les citoyens, les commerçants résidants et les visiteurs. ( une utilisation sous surveillance des agents de sécurité privée).
3) ouvrir des espaces environnants pour permettre le stationnement de proximité.
4) mise à niveau des ruelles et des placettes avoisinantes de rue Allal b.Abdallah.
5) Supprimer les pollutions visuelles, olfactives et sonores de cet ensemble ré-aménagé.
6) équiper cet ensemble d’une nouvelle signalétique adaptée de circulations piétonne et automobile.
7) Inciter et accompagner les commerçants à revaloriser leurs devanture et améliorer les designs de leurs produits.
8) Interdire les vendeurs ambulants.
9) Inciter les habitants à faire un effort d’esthétique de leurs habitations.
10) organiser des activités périodiques d’animation.

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