Archives de ‘Tourisme’

Le Maroc très prisé par les Espagnols pour les vacances de fin d’année

bladi.net – 17/12/2015

Les Espagnols seront sans doute nombreux à se rendre au Maroc pour les vacances de fin d’année si l’on en croit une étude rendue publique aujourd’hui à Madrid.

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D’après les conclusions de cette étude élaborée par le groupe d’assurance Mapfre, le Maroc fait partie d’une liste de pays choisis par les Espagnols pour les vacances de fin d’année, et ce pour des voyages de courte durée.

En plus du royaume, ils élisent également les pays limitrophes comme la France, le Portugal ou encore l’Italie, précise cette étude qui soutient que près du tiers des vacanciers se rendront dans l’un de ces pays.

Le Maroc est très prisé par les Espagnols pendant les vacances. Contrairement aux Français qui choisissent les villes comme Marrakech ou Agadir, les touristes espagnols, eux, optent plutôt pour le nord du pays et ont un faible pour les villes de Chefchaouen, Tetouan ou Tanger.

De beaux paysages du Haut Atlas occidental

Hier, parcours depuis les Ouled Teïma jusqu’à Argana, par la montagne pour redécouvrir cette route qu’on nous avait dit très endommagée et difficile.
En fait, il n’en est rien : à part deux ou trois courts passages un peu plus délicats, la route est en très bon état d’un bout à l’autre.

Le parcours depuis Agadir (cliquez pour agrandir) :

Trajet Argana

Prendre la RN 8 en direction de Marrakech. Environ 5,5 km avant Amskroud, prendre à droite direction Taroudant, passer devant Dyar Shemsi et après Sidi Moussa Lhamri, prendre la route à gauche vers Lamnizla. Ensuite, c’est tout droit (ou presque !) jusqu’à Argana.

La route en photos  (cliquez sur les photos pour agrandir)

IMG_2634 IMG_2635 IMG_2635-001 IMG_2636 IMG_2637Le douar de Lamnizla et la vallée du Souss dans la brumeIMG_2638 IMG_2639 IMG_2640 IMG_2641 IMG_2642 IMG_2643 IMG_2644 IMG_2645 IMG_2647 IMG_2648 IMG_2649 IMG_2650 IMG_2651 IMG_2652 IMG_2653 IMG_2654 IMG_2655 IMG_2656 IMG_2657 IMG_2658 IMG_2659Un des passages un peu plus délicat (sur 100 m)IMG_2660 IMG_2661 IMG_2662 IMG_2663 IMG_2664 IMG_2666

Pendant un court « arrêt photo », un visiteur inattendu est venu se poser sur le capot de la voiture pour nous « faire la conversation »IMG_2667 IMG_2668 IMG_2669 IMG_2670 IMG_2671 IMG_2672 IMG_2673 IMG_2674 IMG_2676 IMG_2677 IMG_2678 IMG_2679 IMG_2680 IMG_2681 IMG_2682 IMG_2683 IMG_2684

Et, les paysages sont si beaux que, pour le retour, nous avons repris la même route.

IMG_2685 IMG_2686 IMG_2687 IMG_2688 IMG_2689 Par cette belle journée ensoleillée, certains en profitent pour lézarder au soleil !IMG_2696 IMG_2697

 

Remise des lauriers par l’A. F. I. T. V. à Nasrallah Belkhayate

Remise de Lauriers de l’ Alliance Francophone Internationale du Tourisme et des Voyages par le président FELICIO RODRIGUEZ à un marocain Mr NASRALLAH BELKHAYATE directeur de MBK Média ( www.mbk-media.com) « LES Editions Livre de Prestige » qui existent depuis plus de dix ans et qui ont publié plus de cinq beaux livres sur les villes et régions du royaume du Maroc.
Ces ouvrages ont contribué incontestablement au développement touristique et économique du pays.
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L’ alliance a donc décidé de consacrer cette année 2015  dans le cadre du premier SALON INTERNATIONAL DE TANGER les  Lauriers à un journaliste et écrivain MR NASRALLAH BELKHAYATE pour la qualité exceptionnelle de ses publications.

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L’alliance remet ses Lauriers généralement deux fois par an à des actions ou personnalités exemplaires.

Remerciements aux organisateurs du salon et à l ‘hôtel  RAMADA ENCORE pour l ‘excellence de leur hospitalité durant cette grande première à TANGER.

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Une charte urbaine pour redresser la barre du secteur touristique

huffpostmaghreb.com – 07/10/2015

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Une charte pour la propreté, la signalisation et la rénovation des monuments historiques dans les villes touristiques est en passe de voir le jour pour redresser la barre du secteur touristique, en berne depuis de début de l’année.

Le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, a récemment rencontré les maires de Fès, Casablanca, Agadir, Rabat et Marrakech, également impliqués dans ce chantier stratégique, pour faire le point sur la question et y apporter les derniers réglages.

C’est ce qu’indique une source au département de Haddad, joint par le HuffPost Maroc, qui ajoute que « dans les prochaines semaines, le ministère organisera un séminaire pour l’élaboration de cette charte ».

Des toilettes publiques pour les touristes

Le premier point concerne l’hygiène et la propreté avec l’installation de toilettes publiques dans les sites touristiques. Et pour cause, selon un sondage élaboré par le cabinet international TNS Sofres pour le compte de l’Observatoire du tourisme auprès de 10.000 touristes, l’absence de toilettes dans les lieux publics, même dans les plus importants sites touristiques, est l’une des principales causes d’insatisfaction pour les touristes qui se rendent au Maroc.

Deuxième point: une signalisation adaptée. Car si dans la plupart des villes touristiques, les panneaux sont généralement bilingues (arabo-français), il arrive que le tifinagh remplace le français au grand dam des touristes, ce qui pose la question de savoir s’il y a une coordination entre le ministère du Tourisme, celui de l’Equipement et les mairies.

Troisième point: la rénovation des monuments historiques et culturels et la contribution des maires à la promotion de leurs villes.

Enfin, la charte prévoit la mise en place de kiosques d’information dans les villes touristiques, comme c’est le cas en Espagne, pour fournir des renseignements sur les attraits de la ville, les activités, l’hébergement ou encore la restauration.

Le secteur du tourisme représente environ 10% du PIB marocain. Le royaume, qui a dépassé pour la première fois les 10 millions de visiteurs en 2013, ambitionne de doubler ce chiffre d’ici 2020. Sauf que depuis le début de l’année, l’heure n’est pas à l’optimisme avec une baisse des réservations dans les principales villes touristiques.

Vidéo : Le ministre du tourisme expose le plan de développement d’Agadir

lavieeco.com – 05/10/2015

C’est à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à quelques heures de l’ouverture du concert pour la tolérance, dimanche 5 octobre à Agadir que Lahcen Haddad a présenté les différents projets touristiques et culturels prévus à Agadir. Un beau programme en perspective !

Si vous me permettez, Monsieur le Ministre, juste deux petites corrections à vos propos que nous avons plaisir à entendre sur notre belle ville d’Agadir :

– Agadir avait été choisie en 1953, grâce à son renom de station balnéaire entre autres, pour abriter le 27 ème Congrès de la Fédération Internationale des Agences de Voyages (voir les cachets de cartes postales ci-dessous).1953-11-13 Agadir FIAV 1

  • Seconde petite remarque : les habitants d’Agadir ne sont pas des Agadiris mais des Gadiris.

Avec tout mon respect.

Bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent visiter Crocoparc Agadir

CROCOPARC a mis en place une navette depuis Agadir pour ceux qui désirent s’y rendre :

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Comment aller au grenier d’Inoumar?

Plusieurs personnes m’ont demandé de leur indiquer avec précision le trajet à suivre pour aller au grenier d’Inoumar qui n’est malheureusement, pas indiqué sur la route.

Au départ d’Agadir, il faut prendre, après les Aït Melloul, la direction de Tafraout, en prenant la route qui passe par El Klea et Biougra.

Cliquez sur les cartes pour les agrandir

Agadir – Aït MelloulPresse-papiers-1

Aït Melloul – Biougra

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14 km après Biougra, vous arrivez à Imi M’Korn (ou Imi Mqourn, c’est kif kif) et là, vous prenez la route à gauche qui indique Ouled Teïma que vous suivez sur environ 7,800 km

Biougra – Imi M’Korn

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Après ces 7,800 km, vous prenez, après le village de Tagounite, la route à droite (goudronnée)

Imi M’Korn – Tagounite – Tassila :

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Vous suivez cette route sur 6,500 km et là, vous prenez la piste sur votre droite :

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Vous continuez sur cette piste sur 4,600 km et vous garez la voiture : il faut continuer à pied !Presse-papiers-6

Le grenier est à 400 m à vol d’oiseau et à environ 1 km en suivant le chemin qui y mène :

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Bonne découverte de cet Agadir, le plus grand de l’Anti-Atlas occidental.

Tourisme 140 agents de voyages participent à un Mega-Eductour

MAP – lematin.ma – 03/10/2015

L’Office national marocain de tourisme (ONMT) et le tour- opérateur Thomas Cook organisent, du 6 au 8 octobre, un Mega-Eductour à Marrakech et à Agadir, a indiqué samedi la délégation de l’ONMT-Benelux.

Importance de renforcer la présence du Maroc sur le marché belge à la faveur d’une stratégie intégrée de promotion du tourisme golfique incluant une participation visible de Marrakech et d’Agadir.

Importance de renforcer la présence du Maroc sur le marché belge à la faveur d’une stratégie intégrée de promotion du tourisme golfique incluant une participation visible de Marrakech et d’Agadir.

Cette action, organisée à l’adresse de 140 agents de voyage, permettra de vanter les atouts touristiques du Royaume, en particulier les villes de Marrakech et Agadir et de promouvoir la destination Maroc auprès de ces opérateurs, a expliqué à la MAP, Jamal Ayad, Trade & Marketing Manager pour l’ONMT-Benelux.

Elle s’inscrit également dans le cadre de la politique de promotion touristique menée par l’office visant à renforcer les flux touristiques vers le Maroc, a-t-il souligné, précisant que le marché belge enregistre de belles performances ces dernières années dans l’activité touristique organisée vers le Royaume qui recèle des atouts considérables dans la mesure où il s’agit d’un marché toutes saisons où le touriste dispose d’un choix diversifié (balnéaire, golfique, détente, culturel, montagne).

La destination Maroc attire quelque 660.000 touristes belges par an. Ce marché représente un excellent potentiel pour le Maroc au regard de la connaissance mutuelle et le rapprochement entre les deux pays, a ajouté Jamal Ayad.

Le programme de ce Mega-Eductour comprend des visites aux installations touristiques et des sites historiques des villes de Marrakech et d’Agadir et des rencontres thématiques sur le potentiel touristique du Maroc.

Maroc : Un premier aéroport en PPP (Partenariat Public – Privé)

par K. M. – leconomiste.com – 30/09/2015

Une étude d’évaluation sera bientôt lancée
Située au sud de Marrakech, la plateforme servira de test
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Construire et exploiter un aéroport en partenariat public-privé serait une première au Maroc. L’expérience sera menée, après la réalisation de l’étude d’évaluation, pour le nouvel aéroport de Marrakech. Elle sera la première du genre dans le domaine aéroportuaire au Maroc. D’autres pays ont déjà franchi le pas dans ce domaine comme c’est le cas en Tunisie par exemple.
Le partenariat public-privé qui dispose d’un cadre réglementaire permettra d’apporter des financements privés à la réalisation de cet aéroport tout en limitant la participation du budget de l’Etat. Les PPP seront de plus en plus privilégiés dans les investissements d’envergure et liés à l’infrastructure. D’ailleurs une étude d’évaluation pour le recours au PPP est également prévue dans le cas du port de Kénitra Atlantique.
Pour le nouvel aéroport, le choix du site a été arrêté par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) qui a opté pour Side Zouine, à 35 km au sud de Marrakech. Un site à proximité de l’autoroute d’Agadir, de la ligne ferroviaire et où le foncier est disponible. Près de 4.000 hectares, dont une grande partie appartient à l’Etat, pourraient être mobilisés.
La DGAC a également élaboré une étude sur les trafics prévisionnels à l’horizon 2030 alors que l’ONDA a établi une étude d’extension des installations de la plateforme aéroportuaire actuelle.
L’étude d’évaluation planchera sur deux options: la première envisagerait l’exploitation de la plateforme actuelle par l’ONDA et le PPP ne concernerait que la nouvelle plateforme. La deuxième option prévoit l’exploitation des deux plateformes par le futur partenaire tout en spécifiant le périmètre de la mission globale de chaque site, à savoir l’actuel et futur aéroport.
Le nouvel aéroport devra notamment développer le trafic « long-courrier » et offrir une capacité d’accueil « moderne et performante ». Le tout assorti d’un bon niveau « de qualité de service » à même d’accroître l’attrait touristique de la région. Il devra aussi soulager l’actuel aéroport et éloigner ainsi l’horizon de sa saturation car ses capacités seront atteintes d’ici 2030. A cette date, les prévisions du ministère de l’Equipement évaluent la demande à 10 millions de passagers alors que la plateforme ne dispose que d’une seule piste. De plus l’exploitation du site actuel se heurte à plusieurs contraintes: nuisances sonores sur les riverains, sécurité des riverains et des avions, restrictions sur le survol de la ville et une congestion à moyen terme des voies d’accès à l’aéroport.
En plus d’une piste (longueur de 3.500 m), d’un parking avions de 30 postes, le futur aéroport sera doté notamment d’une aérogare de fret. Une activité en « baisse » au niveau de l’actuelle plateforme en raison de la prédominance des vols low cost avec des avions qui ne sont pas adaptés au transport de marchandises.

25 aéroports

Le réseau aéroportuaire  est constitué de 25 plateformes dont 19 sont ouvertes à la circulation aérienne internationale. Il compte le hub de Casablanca Mohammed V dédié au trafic en correspondance et le long-courrier. A cela s’ajoute le réseau primaire constitué de grands aéroports touristiques dont celui de Marrakech, d’Agadir et de Fès ainsi que de plateformes de diverses vocations telles que celles de Tanger et Rabat. Le réseau aéroportuaire compte aussi des plateformes d’intérêt public comme celles de Laâyoune, Ouarzazate, Dakhla, etc.

La gestion des villes touristiques par le PJD n’inquiète pas les professionnels

par Samir el Ouardighi – media24.com – 30/09/2015

Depuis quelques semaines, les plus grandes villes touristiques du Royaume sont dirigées par des maires PJD. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le conservatisme de ce parti ne suscite ni inquiétude ni méfiance chez les professionnels du tourisme. 

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Marrakech, Agadir, Casablanca, Tanger et Fès sont désormais administrés par des maires issus du parti de la lampe. Pour certains, la victoire de ce parti conservateur laisse augurer des jours sombres pour le secteur du tourisme qui veut s’inscrire dans son époque pour se développer.

Interrogés par notre rédaction, des professionnels des villes touristiques de Marrakech, d’Agadir et de Casablanca démentent formellement ce qu’ils appellent des rumeurs dénuées de tout fondement.

Marrakech, la locomotive nationale du tourisme

Chargé de communication au CRT de la ville ocre, Abdellatif Abouricha déclare que le tourisme est un secteur qui échappe complètement aux batailles idéologiques des partis.

«Nous n’aurons jamais de problèmes dans notre ville qui est la locomotive du tourisme national. Si nous devions appliquer des prescriptions religieuses à ce secteur, nous devrions fermer tous les hôtels et les bars servant de l’alcool aussi bien aux touristes étrangers que nationaux. Je vous laisse imaginer le manque à gagner pour le Maroc».

Rassurant, il poursuit que la nouvelle équipe municipale avec le maire Mohamed Larbi Belcaid à sa tête n’a d’autre choix que de s’inscrire dans la dynamique de développement de ce secteur dans le cadre de la loi.

A l’appui de sa thèse, il cite Younes Benslimane, vice-président du CRT de Marrakech tout juste élu 1er vice-maire sous les couleurs du PJD en poursuivant que cet édile est propriétaire de deux hôtels et de plusieurs cafés et restaurants.

Agadir, première destination balnéaire du Maroc

Youssef Maoun, directeur général du CRT d’Agadir, qui n’ignore pas l’importance économique de la première destination balnéaire du Maroc se veut tout aussi optimiste que son collègue de Marrakech.

«Le nouveau maire est un homme ouvert à la discussion qui a tenu au lendemain de son élection à recevoir en premier lieu les membres de notre CRT. A priori, nous n’avons aucune crainte pour l’avenir car notre réunion a été très positive. Un autre rendez-vous est programmé pour le 14 octobre prochain afin de définir les priorités touristiques de l’équipe municipale».

Le directeur du CRT pense qu’il n’y aura pas de gros changements stratégiques car avant d’être élu maire de la ville, Salah Mellouki faisait déjà partie du bureau de son prédécesseur Tarik Kabbage.

«Même si sa vision peut être différente, il y aura une continuité car dans le passé, il ne s’est jamais distingué par des positions hostiles au tourisme».

Casablanca, capitale du tourisme d’affaires

Saïd Mouhid, directeur général du CRT de la capitale économique, se félicite d’abord du processus démocratique qui a abouti à l’élection des nouveaux édiles du conseil municipal de Casablanca et à celle du maire PJD Abdelaziz El Omari.

Il poursuit que le CRT casablancais a de grandes ambitions pour la troisième destination touristique du pays et première destination du tourisme d’affaires, de croisières et de shopping.

«Le développement du tourisme à Casablanca mais aussi dans sa région est un choix stratégique, inéluctable et de raison, tant la transversalité de ce secteur est génératrice de progrès économique et social et donc de créations d’emplois, notamment pour les jeunes».

Saïd Mouhid affirme que les nouveaux gestionnaires de la ville et de la région ne peuvent inscrire leur action que dans la continuité de la dynamique d’investissements et de développement que connaît le secteur du tourisme.

«Ils devront promouvoir avec les professionnels les synergies consécutives au nouveau découpage régional qui enrichit la destination avec de l’apport de nouveaux produits comme El Jadida, Bouznika, Benslimane, Settat…. ».

Dans l’ensemble, les professionnels  font confiance à l’esprit de responsabilité des nouveaux maires et se mobiliseront à leurs côtés pour contribuer au développement des villes touristiques du Maroc.

La route d’Imouzzer à Tamri

Pour rentrer sur Agadir après notre journée au Riad de l’Olivier, nous avons choisi la route (un peu plus longue mais si belle) qui passe par Imouzzer pour rejoindre la côte à Tamri.

Les averses de ces derniers jours ont nettoyé la végétation et les paysages sont merveilleux :
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Visite hier de l’Agadir Inoumar

Nous voulions faire découvrir à ma soeur Régine et à Georges un grenier fortifié de l’Anti-Atlas.

Celui d’Imchguiguilne étant toujours fermé pour de sombres et absurdes raisons (quel dommage et quel gâchis pour le tourisme local ! ), nous avons décidé, accompagnés de Marie-France Dartois et Jean, d’aller voir celui d’Inoumar, tout aussi intéressant et beaucoup plus grand (il comporte au total 576 cases).
Il se trouve à peu près à la même distance d’Agadir, mais il y a environ 3 kilomètres de piste (facile) à faire pour y arriver.

Il est situé sur la pente sud du relief, en contrebas du village (« Inoumar » signifie « Adrets » en berbère) :

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Une partie de l’agadir est en relativement bon état, mais la sauvegarde du patrimoine étant ici très loin d’être une priorité, une partie du mur d’enceinte et quelques travées de cases sont écroulées, comme on le voit très bien sur cette vue satellite, le toit d’une douzaine de cases est détruit à la partie sud et si rien n’est fait rapidement, le reste suivra inexorablement !

Inoumar satelliteLe reste est toujours aussi beau et étonnant à voir, et c’est l’amine Mohamed qu’on connaît depuis plusieurs année qui nous attendait

IMG_0885 pour ouvrir la serrure de la porte avec sa clé de sûreté :IMG_0874 IMG_0875Le tour du grenier en passant entre le mur d’enceinte et le grenier lui-même :

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et l’intérieur du grenier :

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Détails du plafond de l’entrée :

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Les serrures de portes d’entrée étaient fabriquées par des menuisiers :

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et celles des cases par des forgerons :

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Sur ce portillon, on distingue encore bien la décoration avec des motifs berbères

Sur ce portillon, on distingue encore bien la décoration avec des motifs berbères

Quelques vues du vieux village au dessus du grenier et des paysages aux environs immédiats

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La mosquée

La mosquée

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Ce n'est pas de l'eau, mais des galets qu'on aperçoit dans le lit de l'oued

Ce n’est pas de l’eau, mais des galets qu’on aperçoit dans le lit de l’oued Aouerga !

Azigzao édite le Guide des parcours d’Exception au Maroc : l’Effet Maroc

Vient de paraître : l’Effet Maroc de l’Agence Azigzao :

Le Guide des Parcours d’Exception au Maroc

Guide Azigzao_0001En attendant d’être disponible dans les meilleurs kiosques du Maroc, à partir du 15 octobre,
le guide sera présent sur deux événements internationaux :

F_e83a44c0b5d421cbe3187877366a75a6549013434a70fTop Resa 2015

Paris Expo Porte de Versailles à Paris

du 29 sept. au 02 oct. 2015

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World Travel Market 2015

à Londres

du 02 au 05 nov. 2015

Ce guide, sorti actuellement en tirage limité fera l’objet d’un second tirage en fin d’année.

Paru dans THR Magazine :
L'effet Maroc Guide des Parcours d'Exception au Maroc Un ouvrage Unique en son genre

L’effet Maroc
Guide des Parcours d’Exception au Maroc
Un ouvrage Unique en son genre

Quelques pages du guide prises au hasard :THR_0003 THR_0004 THR_0005et sur le même numéro de THR Magazine, un article pour rendre hommage et distinguer une personne que je tiens en très haute estime :
Touria Boulbaroud, Directrice Générale de Azigzao :

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« Chameau fûté » : Aïd Al Adha : Les horaires à éviter sur les autoroutes

par aujourdhui.ma – 22/09/2015

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À l’occasion de l’Aïd Al Adha, et pour éviter les longues files d’automobilistes sur les autoroutes, la Société Autoroutes du Maroc (ADM) invite les usagers à organiser au préalable leur voyage.

Selon l’ADM, certaines gares connaîtront un trafic très important entre 16 h et 22 h. La forte affluence concernera le mercredi 23 septembre, la gare de Sidi Allal Bahraoui dans le sens Rabat-Oujda, la gare de Bouskoura dans le sens Casablanca-Marrakech et la gare de Tit Melil dans les deux sens de circulation.

Elle concernera également la gare de Berrechid dans le sens Casablanca- Marrakech, la gare de Marrakech Palmeraie dans le sens de la sortie vers Marrakech et la gare d’Agadir dans le sens de sortie vers Agadir.

Pour ce qui est du jour du retour, à savoir le dimanche 27 septembre, une grande affluence sera enregistrée au niveau de la gare de Sidi Allal Bahraoui dans le sens Oujda-Rabat, la gare de Bouskoura dans le sens Marrakech-Casablanca, la gare de Tit Melil dans les deux sens de circulation, la gare de Berrechid dans le sens Marrakech-Berrechid et la gare de Marrakech Palmeraie dans le sens Marrakech-Casablanca.

 

Tunisie : Club Med déprogramme à son tour la destination pour l’hiver 2015/2016

par Pierre CORONAS et Céline EYMERY – tourmag.com – 21/09/2015

Le Club Djerba la Douce sera fermé à partir du 1er novembre 2015

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La situation s’aggrave de semaine en semaine pour le tourisme en Tunisie.

Après Marmara qui déprogramme le Dar Djerba et le Palm Beach pour l’hiver 2015, c’est au tour de Club Med de quitter la destination pour l’hiver 2015/2016, comme le note Tourism-View.com.

En effet, lorsqu’on recherche la destination sur le site Internet du groupe, si le Village de Djerba la Douce ressort bien, on constate rapidement qu’il ne sera pas vendu cet hiver.

A l’issue de la saison estivale, le 31 octobre 2015, il est marqué comme « fermé ». Club Med n’y enverra même aucun client la semaine précédente puisque sur le planning, aucun départ n’est prévu entre lundi 26 et samedi 31 octobre 2015.

Le Club de Djerba la Douce est annoncé « fermé » à partir du 1er novembre 2015 sur le site Internet du Club Med – Cliquer pour zoomer
Le Club Med Djerba la Douce est ensuite annoncé comme fermé pour décembre 2015 ainsi que janvier, février, mars, avril et mai 2016. (Voir ci-contre)

Par ailleurs, si l’on effectue une recherche de séjours avec une date de départ postérieure au 26 octobre 2015 sur la zone « Afrique », seuls les Villages de Marrakech La Palmeraie (Maroc) et Agadir (Maroc) apparaissent comme disponibles dans les résultats.

Nous avons tenté de contacter Club Med pour obtenir des précisions à ce sujet. Mais, pour le moment, nos sollicitations sont restées sans réponse.


Départ de RIU après 16 ans de présence ?

Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour la Tunisie puisque RIU Hotels & Resorts semble également se désengager de la destination.

La chaîne hôtelière espagnole a payé un lourd tribu dans l’attaque de Sousse puisque c’est sur la plage du RIU Marhaba, à Port-El Kantaoui, près de Sousse, que 38 personnes ont été tuées, vendredi 26 juin 2015.

Selon le portail spécialisé Destination Tunisie RIU quitterait officiellement le pays le 30 septembre 2015. Toutefois, les 10 établissements exploités par le groupe espagnol en Tunisie devraient garder l’enseigne jusqu’à fin 2015. Ils sont situés à Djerba (2), Mahdia (1), Port-El Kantaoui (3) et Hammamet (4).

Contacté par TourMaG.com, le service presse Europe du groupe ne confirme pas ces informations. Il explique simplement qu’à l’heure actuelle, 3 de ses hôtels tunisiens sont fermés en raison du manque de réservations : le Bellevue Park (Port-El Kantaoui), le Marillia (Hammamet) et le Palm Azur (Djerba).

Le Green Park de Port-El Kantaoui est, quant à lui, fermé pour des travaux de rénovation.

« Ce n’est un secret pour personne : le tourisme est en difficulté en Tunisie. Et RIU mène actuellement des discussions avec les propriétaires de chaque hôtel du pays pour décider de l’avenir de chacun d’entre eux », concède la Directrice des relations presse du groupe pour l’Europe.

RIU Hotels & Resorts est présente en Tunisie depuis 1999. La chaîne y opère via la société de gestion hôtelière Tunisotels.


« Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel »

La liste des tour-opérateurs français présents en Tunisie cet hiver s’est donc nettement réduite.

Ils restent malgré tout quelques irréductibles. Au premier rang desquels, on trouve Voyamar. « Nous continuons de commercialiser la Tunisie, confirme Aurélien Aufort, Directeur général adjoint de Voyamar-Aérosun.

Nous gardons notre Club et les hôtels sauf ceux qui ferment pour l’hiver. Sur l’aérien, nous avons des accords avec Tunisair qui nous permettent de proposer la destination au départ de toutes les villes de province. »

Ses engagements perdurent sur la partie terrestre. « Il y a une grosse baisse, mais la destination n’est pas à l’arrêt », résume Aurélien Aufort.

Promovacances aussi reste en Tunisie. « Nous sommes le premier acteur du tourisme sur la destination et nous poursuivons nos engagements », se félicite Folco Aloisi, Directeur de Karavel-Promovacances.

Le groupe commercialise des séjours sur Djerba, Hammamet et le Nord de la Tunisie pour l’hiver 2015-2016.

Une présence dans le pays, malgré les difficultés du marché, qui pourrait s’avérer payante, comme le note Aurélien Aufort de Voyamar : « Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel, et nous allons continuer à nous positionner sur la Tunisie. Même si la destination est en retrait, nous serons présents quand elle repartira. »

En revanche, les deux producteurs restent prudents et limitent leurs engagements sur l’aérien. « Je vous mentirais si je vous disais que nous mettons en place des charters à partir de septembre », explique ainsi Folco Aloisi de Promovacances.

Une tendance globale chez les tour-opérateurs français encore présents en Tunisie.


« Engagement davantage moral que financier »

Avec, parmi eux, Jet tours, qui reste présent dans le pays mais y réduit son offre pour cet hiver. Le club jumbo Salammbô, qui ferme habituellement l’Hiver, a terminé sa saison plus tôt cette année : le 12 juillet 2015. Il ne devrait rouvrir qu’à partir de la mi-avril 2016.

Quant au Club Eldorador Seabel Alhambra, il fermera ses portes le 1er décembre 2015, officiellement pour des travaux d’amélioration avec la construction d’un nouveau bâtiment. Il ne reprendra du service que le 1er juin 2016.

Les 3 clubs Jet tours de Djerba restent quant à eux, programmés pour l’hiver 2015/2016. L’offre y est toutefois modifiée. Si en 2014/2015, le TO proposait l’Eldorador One Resort Djerba, il est remplacé par l’Eldorador/Sunconnect Aquaresort en 2015/2016.

Vacances Transat maintient aussi sa production en Tunisie pour l’hiver 2015/2016. Mais si, pendant l’été 2015, le voyagiste avait 3 Clubs Lookéa à Djerba et un autre à Nabeul, il n’aura qu’un seul Lookéa (Playa Djerba) cet hiver. Il propose deux autres adresses, le Vincci Hélios à Djerba et le Khayam Garden à Nabeul, mais en hôtels « classiques ».

« Nous tenons à maintenir la Tunisie. Nous avons une clientèle fidèle sur cette destination, qui est plutôt senior, estime Patrice Caradec, Président de Transat France.

Nous ne nous attendons pas aux mêmes performances cette année. La destination est boudée, mais nous continuons de la programmer car nous avons envie de croire à un retour de la Tunisie.

Nous avons noué des partenariats avec les professionnels tunisiens. Il s’agit d’un engagement davantage moral que financier. »

Pour les transports, le groupe collabore avec Transavia et Tunisair mais sans engagement. Il devrait programmer deux clubs à Djerba et peut-être un troisième, le Cedriana, dès avril 2016.

En espérant que, d’ici là, de nouveaux drames ne viennent pas à nouveau ruiner les espoirs de reprise en Tunisie…

Agadir : Temps difficile pour le tourisme

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 21/09/2015

Le marché national toujours en tête
Mais régression des principaux marchés émetteurs

En plus du marché national, le vent de reprise concerne de même le marché allemand et celui de l’Arabie Saoudite. Toutefois, les chiffres restent relativement timides comparés à ceux du marché national

En plus du marché national, le vent de reprise concerne de même le marché allemand et celui de l’Arabie Saoudite. Toutefois, les chiffres restent relativement timides comparés à ceux du marché national

Temps morose pour le tourisme à Agadir. Bien que venus en force, les nationaux n’ont pas pu combler la baisse enregistrée dans les nuitées durant le mois écoulé. Il est vrai que l’activité touristique dans la station balnéaire durant le mois d’août a enregistré une augmentation de plus de 2,86% par rapport à la même période de 2014. Toutefois, les nuitées ont accusé un recul de moins 3,68%. Rien à voir avec le mois de juillet dernier durant lequel les arrivées ont enregistrées + 28,18%. Ainsi, l’idée de «prémices d’une reprise» dont avait alors parlé le Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir n’est pas encore confirmée pour le moment.
Même si ce n’est pas dans les mêmes proportions, le vent de reprise concerne aussi les marchés allemand et de l’Arabie Saoudite qui ont enregistré des hausses aussi bien en termes d’arrivées que de nuitées. Ces chiffres restent tout de même relativement timides quand on les compare avec ceux du marché national avec 68.889 arrivées. Contre respectivement  6226 et 4653 arrivées pour l’Allemagne et l’Arabie Saoudite. Pour ce qui est des marchés français, anglais, polonais et russe, ils sont en chute. Pas de surprise puisque la baisse au niveau de ces marchés a été ressentie depuis le début de l’année en cours. La durée moyenne de séjour durant le mois d’août a aussi connu une baisse. Elle est de 5,11% en 2015 contre 5,46 pour 2014. D’autres indicateurs, dont le  taux d’occupation confirme le recul. Ainsi, dans les hôtels classés de la ville d’Agadir, il est de 75,08% contre 80,52% en 2014. Soit un repli de -6,76%.
Par ailleurs, l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistrées dans les hôtels classés de la ville durant les huit premiers mois de l’année 2015 fait ressortir une diminution de -1,98% en termes d’arrivées par rapport à 2014. Ainsi, ce sont 12.433 visiteurs en moins en 2015. Tendance baissière aussi pour les nuitées qui chutent de -8,86%, ce qui représente 283.928 nuitées de perdues.
Pas de visibilité pour les mois à venir non plus, puisque ce n’est pas le grand rush pour les réservations, nous souffle cet opérateur. Le manque de visibilité redouté par les professionnels du tourisme de la station balnéaire est en train de se confirmer. Nous l’annoncions dans nos colonnes de l’édition du 27 juillet dernier. Les nationaux ont certes sauvé la saison, or, faudra-t-il attendre d’autres vacances scolaires pour un vent de reprise ?

Visite en famille à Crocoparc Agadir

Visite avec Nicole, Régine (ma sœur), et Georges (son époux) à Crocoparc Agadir.
Il y faisait chaud aujourd’hui (plus de 30°)

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Nous avons profité pour venir de ce que proposait le restaurant de Crocoparc :
« Composition autour du fromage »

IMG_0701Un régal !
Le personnel de la cuisine pouvait être fier de ce qu’ils avaient préparé IMG_0700Le chef appréciait, lui aussi :

IMG_0702Un travail d’artiste vu sur la main d’une charmante jeune femme à une table voisine :

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Après le repas, un tour dans le parc (on ne s’en lasse pas !) au moment du nourrissage des crocodiles :

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Le toboggan est un spectacle : les crocodiles y sont entrainés par le courant, en essayant parfois de lui résister, mais en vain :
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En plus des crocodiles, Crocoparc Agadir propose un autre véritable spectacle qui vaut, à lui seul le déplacement, avec sa végétation aussi variée que magnifique de centaines d’espèces tropicales. Je vous le présenterai bientôt sous cet angle.

Merci à Christine et Philippe Alléon, Luc Fougeirol, Ariane Marinetti, Leila Sdigui-Brunet et à tout le personnel de Crocoparc pour l’accueil que vous réservez à nous tous, visiteurs de Crocoparc.

Formation touristique : De nouveaux programmes dans le pipe

par Yassine Saber – leseco.ma – 17/09/2015

Le ministère du Tourisme a lancé un appel d’offres pour le développement et l’implantation de quatre programmes de formation dédiées aux activités de «Spa et bien-être», «l’Ecotourisme», «la gestion des golfs» ainsi que les «loisirs nautiques» à Agadir, Ouarazzate, Arfoud et Saidia.

Spa et bien-être

Spa et bien-être

Ecotourisme

Ecotourisme

 

 

 

Gestion des golfs

Gestion des golfs

Loisirs nautiques

Loisirs nautiques

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Le ministère de Tourisme compte implanter quatre nouveaux programmes de formation au niveau des établissements de formation hôtelière appartenant à trois territoires touristiques. C’est en tout cas ce qui ressort d’un appel d’offres dont l’ouverture des plis est prévue à la mi-octobre. Selon le cahier des prescriptions spéciales (CPS), l’objectif de ladite étude est le développement de 4 nouveaux programmes de formation de techniciens spécialisés selon l’Approche par compétences (APC). Il s’agit du programme du «Spa et bien-être» à l’Institut spécialisé de technologie appliquée hôtelière et touristique d’Agadir qui appartient au territoire Sous-Sahara-Atlantique, ainsi que celui de «l’Ecotourisme», qui sera implanté au territoire Atlas et Vallées, notamment à l’Institut de technologie hôtelière et touristique de Ouarzazate et celui d’Arfoud. Les deux autres programmes restants seront dédiés à la gestion des golfs et les loisirs nautiques.

Ils seront lancés à l’institut de technologie hôtelière et touristique à Saidia qui relève du territoire Maroc Méditerranée. Le délai d’exécution global, pour la réalisation des prestations objet du marché issu de l’appel d’offres, est d’une année hors délais d’approbation des rapports des différentes phases par le maître d’ouvrage. La réalisation de l’étude consiste essentiellement en l’accompagnement pendant 120 jours des établissements précités à l’implantation des programmes développés selon l’APC. En effet, le ministère du Tourisme, à l’instar des autres départements opérateurs de la formation professionnelle, est engagé dans un processus de ré-ingénierie de son système de formation professionnelle selon l’approche par compétences (APC) afin de mieux adapter l’offre de formation aux besoins des entreprises et par là, augmenter l’employabilité des lauréats et faciliter leur insertion dans la vie professionnelle.   En s’appuyant sur les recommandations des différentes études menées, notamment «l’étude de repositionnement des 15 établissements de formation professionnelle relevant du ministère du Tourisme», le ministère a établi un plan de reconversion de 8 écoles de formation hôtelière et touristique en «centres d’excellence», en choisissant les niveaux «Technicien» et «Technicien spécialisé» comme axes d’excellence. L’émergence desdits centres d’excellence passe nécessairement par le développement d’une nouvelle offre de formation pertinente, en adéquation avec les besoins des professionnels.

 

Tourisme : Le Maroc élu au Conseil exécutif de l’OMT

menara.ma – 17/09/2015

Assemblée générale de l'OMT à Medellin (Colombie)

Assemblée générale de l’OMT à Medellin (Colombie)

Le Maroc a été élu mercredi à Medellin (Colombie) au Conseil exécutif de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), pour un mandat de 4 ans, lors de la 21ème Assemblée Générale de l’Organisation.

« Le Maroc décroche son élection au Conseil exécutif pour un mandat de 4 ans le 16 septembre 2015 lors de la 21ème Assemblée Générale de l’OMT, une reconnaissance du Maroc et une consécration de son rôle dans l’industrie du tourisme mondiale », indique jeudi le ministère du Tourisme dans un communiqué.

Cette élection permettra ainsi au Maroc d’occuper, pour un mandat de quatre ans, l’un des sièges attribué à la région d’Afrique au sein du Conseil Exécutif de l’OMT. Elle conforte la volonté du Royaume à se positionner en tant que destination de marque et témoigne de la reconnaissance de la communauté internationale de l’engagement du Maroc dans le tourisme à travers sa Vision innovante 2020.

D’après le ministère, le Maroc contribuera, en concertation avec les pays africains siégeant au sein du Conseil exécutif aux efforts entrepris pour défendre les intérêts du continent africain au sein de l’OMT, promouvoir les potentialités touristiques du Continent Africain et mettre à profit toutes les opportunités de coopération, autour de projets de développement fondés sur le partage des savoirs et l’expertise des entreprises et institutions marocaines déjà présentes dans le continent.

L’industrie touristique occupe une place de choix dans l’économie marocaine et représente un levier incontournable pour l’accélération du développement socio-économique grâce à son importante contribution dans la création de richesses et de valeur, de promotion de l’emploi, ou encore de réduction de la pauvreté, souligne le ministère.

Et de poursuivre que l’élection du Maroc consolide l’image du Royaume et sa vocation en tant que pays œuvrant pour le renforcement de la coopération triangulaire Sud-Sud et Nord-Sud dans le cadre de partenariats équilibrés et mutuels. Le but étant d’établir une coopération complémentaire entre les pays du Sud et les pays du Nord, notamment à travers l’échange des expériences et le partage des expertises dans le domaine touristique tout en veillant au respect de l’identité culturelle et aux besoins réels et aux spécificités des différentes populations.

Organe directeur de l’OMT, le Conseil exécutif a pour principal mission de s’assurer du suivi et de la réalisation des actions entreprises par l’OMT. Il est chargé également de fixer les orientations générales, de suivre l’exécution du programme biannuel de travail et de contrôler le cadre budgétaire. Les décisions, recommandations et propositions du Conseil exécutif sont soumises à l’Assemblée Générale pour adoption.

Se réunissant au moins deux fois par an, le Conseil se compose de 30 membres élus par l’Assemblée générale.

TUI ouvre son parapluie sur Marmara et Nouvelles Frontières

 par Laury-Anne CHOLEZ – tourmag.com – 17/09/2015

Le groupe veut devenir un leader mondial du tourisme

Le groupe TUI veut redéployer sa marque unique en France, tout en conservant pour l’instant Marmara et Nouvelles Frontières comme lignes de produits. Les deux TO étoffent d’ailleurs leur production, avec plus d’engagements en Europe. Mais l’avenir de ces deux acteurs historiques est loin d’être assuré.

Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l'implantation de la marque à partir de septembre 2016 - Capture écran

Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l’implantation de la marque à partir de septembre 2016 – Capture écran

Huit ans après son abandon, faute d’une production trop banalisée et sans réelle valeur ajoutée, la marque TUI est de retour en France. 

D’ici septembre 2016, elle coiffera Nouvelles Frontières, Marmara, Passion des îles et Aventuria, qui ne seront plus que des « lignes de produits ». 

« TUI veut devenir une marque mondiale du tourisme, un peu à la manière de Booking, d’Airbnb ou d’Uber », s’exclame Pascal de Izaguirre, le PDG. 

Aucun détail n’a pour l’instant été dévoilé sur les budgets marketing nécessaires à l’implantation de cette marque. Mais le PDG certifie que cela n’aura aucun impact sur ses perspectives de retour à l’équilibre, qui restent inchangées. 

Pascal de Izaguirre préfère mettre en avant les économies réalisées grâce aux synergies en matière d’achats, d’aériens ou de réceptifs locaux, tous contrôlés par la maison mère.

Pas de big-bang pour NF et Marmara

Contrairement aux Pays-Bas, où la marque historique Arke a disparu du jour au lendemain, Nouvelles Frontières et Marmara ne devraient pas être rayées de la carte du paysage touristique français. Du moins pas pour le moment. 

« Nous ne souhaitons pas faire un big-bang et continuerons à capitaliser sur ces deux marques puissantes très appréciées des voyageurs français », certifie Pascal de Izaguirre. 

Pierre-Olivier Grolleau, le directeur national du réseau d’agences renchérit : « Une fois que la notoriété de TUI sera plus forte, nous irons sans doute sur une ligne unique ». 

Une perspective rapidement tempérée par Pascal de Izaguirre, qui assure que « nous en sommes encore loin ».

Marmara et Nouvelles Frontières étoffent leur production

Pour prouver que Nouvelles Frontières et Marmara ne deviendront pas les parents pauvres de ce nouveau conglomérat, le groupe étoffe leur production. 

Marmara se lance d’ailleurs sur la neige, avec l’ouverture d’un club à Valfréjus de 93 chambres en Savoie. 

Il va également doubler sa capacité d’accueil sur les Canaries mais quitte la Tunisie. 

Il monte en gamme au Maroc avec l’ouverture des jardins d’Agadir ainsi qu’à Lanzarote. 

Sa capacité aérienne va progresser de 25% l’été prochain avec une production européenne à 77%, dont 7 nouvelles destinations. Il conforte son implantation en province où se trouvent 70% de ses engagements aériens. 

Quant à Nouvelles Frontières, sa brochure estivale s’étoffe de 4 nouvelles destinations, comme Haïti ou l’Iran, dont les ventes dépassent toutes les espérances. L’offre famille s’étoffe également de produits plus insolites : dormir dans un phare, dans une grotte ou un musée. 

Passion des Îles monte également en gamme avec une production élargie à l’Asie-Pacifique. Enfin Aventuria sortira une collection capsule d’hôtels design.

Multiplication des produits et des marques en France

Mais la grande nouveauté, c’est l’arrivée sur le marché français de huit nouvelles marques tirées des brochures des filiales européennes. 

Au total, le groupe proposera 88 hôtels à l’été 2016, contre 38 auparavant. 

Il veut monter en gamme, avec l’introduction des hôtels Sensatori, des 5 étoiles de luxe et des Sensimar, réservés aux couples. 

Le groupe espère grignoter des parts de marché au Club Med avec les Robinson,des hôtels allemands dont le concept se rapproche de la marque au Trident. 

Pour les familles, il développe les hôtels Family Life 4-5 étoiles, et Splashworld, qui comprennent un parc aquatique. 

Les sportifs iront dans les clubs Magic Life et les familles dans les clubs Suneo, dont le concept ressemble à Marmara, mais en plus design. 

Enfin, les hôtels Riu, déjà un peu connus en France, arrivent dans la production. 

On souhaite bonne chance aux commerciaux de TUI France pour faire comprendre toute cette segmentation aux agents de voyages…

Le site TUI.fr lancé en septembre 2016

« Nous avons pour ambition de couvrir toutes les attentes des clients, d’offrir la plus large gamme de produits possible afin de satisfaire tous les segments », assure Pascal de Izaguirre. 

Pour distribuer cette offre pléthorique, TUI capitalise toujours plus sur le multi-canal. Un nouveau site internet TUI.fr viendra couronner l’implantation de la marque à partir de septembre 2016. 

L’avenir des sites internet Marmara et Nouvelles Frontières reste toutefois assez flou. S’ils devraient perdurer dans un premier temps, ils pourraient à terme être absorbés dans ce nouveau portail global. 

Enfin du coté des agences de voyages, les boutiques vont elles aussi subir un relooking sous la marque TUI, à l’image de celle de Strasbourg. 

Là encore, les deux marques Nouvelles Frontières et Marmara sont conservées dans les vitrines, sous le parapluie TUI. 

Le groupe compte aujourd’hui 63 agences intégrées, positionnées dans les grandes agglomérations. 

Grâce au développement du call center virtuel, ces points de vente ont progressé de 18%. Les 162 agences mandataires sont, elles, en croissance de 10% et le groupe se dit ouvert aux opportunités de développement. 

Avec cette nouvelle stratégie, le groupe TUI devient un véritable supermarché du tourisme. 

Mais gare aux habitudes de voyages des Français, qui ne sont pas toujours en phase avec les grandes tendances imposées par des industriels étrangers.

Corsair : le cas à part

Le groupe TUI compte une flotte de 140 avions de diverses marques. Tous vont être repeints aux couleurs de TUI pour être utilisés sur n’importe quel marché. 

Le groupe prévoit aussi d’acheter 17 appareils en 2019, principalement des B 787. 

Seule exception : Corsair. La compagnie qui n’est plus à vendre, ne sera pas intégrée à ce nouvel ensemble. 

Mais Pascal de Izaguirre ne semble pas encore tout à fait certain de la stratégie envisagée par ses actionnaires pour cette compagnie.

Tourisme: L’offre de formation remodelée

par Safall Fall – leconomiste.com – 16/09/2015

Nouveaux programmes en projet pour une mise à niveau
Objectif: tirer l’employabilité du secteur vers le haut

La tutelle déploie de gros efforts pour changer son fusil d’épaule en termes d’offre de formation. L’objectif est d’atteindre les 920.000 emplois prévus par la Vision 2020

La tutelle déploie de gros efforts pour changer son fusil d’épaule en termes d’offre de formation. L’objectif est d’atteindre les 920.000 emplois prévus par la Vision 2020

Le ministère du Tourisme investit dans la montée en qualité de ses établissements de formation. La tutelle lance une nouvelle stratégie de développement et d’implantation de quatre nouveaux programmes de formation hôtelière et touristique pour la rentrée 2016-2017. L’enjeu est clair: trouver l’adéquation entre l’offre de formation et la demande en compétences des professionnels du secteur, surtout sur des métiers de niche. Quatre établissements du dispositif public de formation hôtelière et touristique sont concernés, dans presque autant de régions touristiques (l’ISTAHT d’Agadir, l’ITHT d’Arfoud/Ouarzazte et l’ITHT de Saïdia). Les nouveaux programmes seront élaborés selon une approche par compétences (APC). «Ce système préconise l’identification des besoins en compétences du secteur avant l’élaboration des programmes de formation pour répondre aux besoins du marché de travail», explique-t-on auprès de la tutelle. Le ministère cible des filières de niche. Il s’agit notamment du «spa et bien-être», de l’écotourisme, du tourisme golfique et des loisirs nautiques. Ce programme rentre dans le cadre de la réforme du système de formation professionnelle engagée par l’Etat dans le but de relever le niveau du capital humain. «Le ministère s’est ainsi engagé dans un processus de ré-ingénierie du système de formation professionnelle selon l’approche APC. La tutelle vient aussi de démarrer un important plan de reconversion de huit écoles de formation hôtelière et touristique (EFHT) en «centres d’excellence», en choisissant les niveaux «technicien» et «technicien spécialisé» comme priorités. Ce projet figure parmi les recommandations de l’étude de repositionnement des 15 établissements de formation professionnelle relevant du département du Tourisme. La tutelle vient aussi de lancer un nième dispositif de mise à niveau de la formation professionnelle. Ce programme est composé de deux mesures phares. Il s’agit du lancement d’un label d’excellence destiné aux EFHT publiques et privées, d’un parcours collégial professionnel en restauration ainsi qu’un baccalauréat professionnel en tourisme et hôtellerie dès cette rentrée. Ce dernier volet a fait l’objet d’une convention de partenariat entre le ministère du Tourisme et celui de l’Education nationale et de la Formation professionnelle. L’objectif de cette politique intensive menée sur la formation est bien sûr de coller aux besoins des entreprises et d’améliorer l’employabilité, encore peu évidente, dans le secteur.

Mövenpick : «Nous sommes très intéressés par un déploiement à Rabat, Agadir et dans le Nord»

Naoufel Darif – lavieeco.com – 16/09/2015

La chaîne Mövenpick compte avoir six unités au Maroc d’ici 2020 et huit en 2022. Son business model repose à 60% sur l’hébergement et 40% sur la restauration.

Amr-(2015-09-15)

Pouvez-vous nous donner un petit aperçu sur la chaîne Mövenpick à l’international ?

Mövenpick est une chaîne hôtelière suisse dont le capital est détenu à 66% par la famille allemande Von Finck et 33% par le Prince Al waleed Bin Talal. Nous sommes présents avec 95 unités à travers le monde avec un objectif de 120 à l’horizon 2020. L’expansion devra se faire au Moyen-Orient, en Asie, et bien entendu en Afrique. La chaîne étant suffisamment présente en Europe. 

Qu’en est-il de votre présence au Maroc ?

Notre chaîne a pris pied au Maroc, précisément à Tanger, depuis plus de 12 ans. Depuis le 1er juin 2014, nous sommes à Casablanca où nous gérons l’ex-Husa appartenant au groupe Saham. Il s’agit d’un établissement très bien situé avec 184 chambres et trois restaurants. Nous avons fait beaucoup de travaux de rénovation, notamment au niveau des espaces publics de l’hôtel et de quelques chambres, sachant que l’ancien opérateur avait aussi entrepris des travaux. L’hôtel a une longue histoire puisque plusieurs enseignes s’y sont succédé, en l’occurrence Holiday Inn, Crown plazza et Husa.

Vers le mois de décembre, nous ouvrons une troisième unité à Marrakech, en l’occurrence le Palais des congrès-Mansour Ed-dahbi, dont la rénovation a nécessité un investissement de 800 MDH financé par le propriétaire Ajial (ex-CMKD). Mais pour le démarrage effectif des activités, il faut toujours prévoir un délai supplémentaire de deux à trois mois dans ce genre de projets. D’ici 2020, nous comptons avoir six unités et deux autres au cours des deux années suivantes. Nous sommes très intéressés par un déploiement à Rabat, Agadir et dans le Nord

Vous gérez le Mövenpick Casablanca depuis plus d’un. Pouvez-vous nous dresser le bilan de vos activités ? 

Après un an et trois mois d’exploitation, nous avons rapidement fait notre place sur le marché, surtout grâce à notre offre de restauration. Nous nous différencions par le soin apporté à la restauration et sa qualité. Pour cela, nous faisons appel à des chefs de renommée mondiale venus notamment des hôtels Mövenpick à travers le monde. Notre Business model repose à 60% sur l’hébergement et 40% sur la restauration, alors que le reste des opérateurs font du 80/20. Il faut dire que le groupe est à la base une chaîne de restaurants qui proposait des produits frais à des prix abordables dénommée Mövenpick Restaurants. La chaîne développe des produits propres avec le label Mövenpick qui sont disponibles dans les hôtels, mais également vendus à l’extérieur (confiture Mövenpick, café Mövenpick, chocolat du même nom…). Aucune chaîne au monde ne donne cette possibilité. Nous le ferons au Maroc également. Dans trois semaines, nous allons ouvrir le nouveau Sky bar qui offrira une vue panoramique sur Casablanca, avec une restauration asiatique. Nous sommes persuadés qu’il est très important pour un établissement hôtelier d’offrir une restauration variée. La qualité de la restauration pousse les gens vers l’hôtel et, du coup, booste l’hébergement.  

Peut-on avoir des chiffres qui confortent ces propos ? 

Absolument. Côté activité, nous avons fait augmenter le chiffre d’affaires de l’ancienne société de gestion de 50% en une année (de juin 2014 à juin 2015). L’explication principale de cette performance est que notre chaîne est très présente sur plusieurs marchés émetteurs à l’international, notamment en Europe et au Moyen-Orient. Ces marchés sont très pourvoyeurs de touristes. Notre présence se fait à travers plusieurs bureaux de vente partout dans le monde. D’ailleurs, nous venons d’ouvrir un bureau aux Etats-Unis. La force d’une chaîne c’est cette représentation. Il faut dire que les clients font leur choix en fonction de l’expérience qu’ils ont vécue dans un hôtel Mövenpick en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient. Nous nous battons pour rehausser nos performances, sachant que la rentabilité dégagée par les sociétés de gestion est décisive pour attirer les investisseurs étrangers. D’autant plus que ces derniers sont faiblement représentés dans l’investissement hôtelier : 80% des projets sont réalisés par des nationaux. 

Quel est le profil de la clientèle de Mövenpick en termes de provenance ?

Notre marché numéro un est l’Europe, la France spécifiquement, suivie du Moyen-Orient, notamment l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn. En troisième place figurent les Marocains résidents à l’étranger. Puis les Marocains résidents dans d’autres villes et qui doivent se rendre à Casablanca pour des formalités administratives ou pour visiter la famille.

Quel est le potentiel que représente le Maroc pour la chaîne Mövenpick ?

Le Maroc est une destination stratégique pour notre groupe. Le pays a beaucoup de possibilités dans le tourisme de loisirs et d’affaires. Le Royaume est également la porte d’entrée en Afrique. Ce qui en fait un marché important, notamment en raison du nombre d’hommes d’affaires en provenance du continent qui ne cesse de croître surtout avec la dynamique insufflée par le pays pour promouvoir les échanges Sud-Sud. Nous espérons tirer profit de ce mouvement de plus en plus important entre le reste du continent et le Maroc. Ceci en rappelant que le pays est aussi une véritable destination de loisirs.

 

Ce qu’il faut découvrir dans la région d’Agadir

Le CRT d’Agadir a diffusé le document ci-dessous qui indique les lieux incontournables de la région qu’il faut absolument visiter.

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Dakhla: La réintroduction d’antilopes en bonne voie

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 13/09/2015

Le projet de réintroduction d’antilopes à la station d’acclimatation de Safia (au sud de Dakhla) donne ses fruits, et affiche aujourd’hui un résultat très positif.

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Le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification du Maroc (HCEFLCD) a mis en marche un projet de réintroduction de la faune saharienne à Safia.

Entre 2008 et 2010, 16 antilopes de mhorr, 16 antilopes Addax et 9 autruches à cou rouge ont été prélevées du parc national de Souss-Massa pour être installées dans un enclos d’acclimatation construit à Safia où un système de surveillance a été installé et des actions de sensibilisation destinées à la population de Dakhla et aux bergers-éleveurs de Safia ont été menées.
L’évolution des populations dans l’enclos d’acclimatation a été très positive et a permis une parfaite adaptation des animaux. La population d’antilopes de mhorr de la réserve de Safia compte aujourd’hui 41 individus, la population des antilopes addax compte, quant à elle, 34 individus. Ces animaux se sont adaptés en général aux conditions locales.

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L’antilope de mhorr est une espèce exclusivement saharienne. Elle avait complètement disparu de la nature au Maroc et fait actuellement l’objet d’un programme de réintroduction. L’Addax est une espèce d’ongulés qui était présente dans les régions sahariennes. Considérées comme étant des «noyaux reproducteurs» d’antilopes sahariennes, les espèces introduites ont commencé, dès la première quinzaine de leur translocation, à s’alimenter en partie de la végétation naturelle et à se reproduire.

L’opération de translocation d’antilopes sahélo-sahariennes vers la station d’acclimatation de la faune saharienne au niveau du site de Safia à Bir Guendouz s’inscrit dans le cadre des activités d’un programme national de réhabilitation de la faune saharienne du Maroc. Elle constitue également une suite logique aux efforts déployés par le HCEFLCD en matière d’acclimatation de cette faune, des efforts qui ont permis d’établir des populations captives d’antilopes Addax et Oryx au niveau du parc national du Souss-Massa (Agadir) et de gazelles de mhorr au niveau de Rmila Marrakech.

L’objectif de cette opération de transfert d’animaux était d’initier l’établissement de groupes fondateurs d’antilopes Addax et de gazelles de mhorr au niveau de l’aire historique de leur répartition en vue d’assurer leur réintroduction progressive dans leur habitat naturel.

Localisation : 350 km au sud de Dakhla, sur la route de Nouhadibou

Plan Dakhla -Safia

L’échafaudage de la Tour Hassan : un défi technique

archimedia.ma – 10/09/2015

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La Tour Hassan fait, depuis le début de l’année, l’objet d’un vaste chantier de restauration, une grande première depuis sa construction au XIIème siècle.

Dans ce cadre, Layher, fabricant mondial d’échafaudage, s’est vu confier la fourniture et le montage du matériel d’échafaudage. L’occasion pour ses équipes de démontrer leur capacité à répondre à de nombreux défis techniques, tels que la nature des travaux à réaliser, car la restauration nécessite entre autres la dépose sur l’échafaudage de pierres pesant plusieurs centaines de kilos. Sachant que la tour dépasse les 50 mètres sur sa face la plus haute, l’étude de l’exposition au vent a fait l’objet d’un soin particulier. Une difficulté rendue plus difficile par l’impossibilité de venir se fixer sur la tour qui est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995.

Paru dans Chantiers du Maroc n° 130 – Juillet / Août 2015

La Gazelle d’or : querelle au paradis

par Sophie des Déserts – vanityfair.fr

Cet article est paru dans le numéro de juillet 2015 de Vanity Fair France.
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À Taroudant, au Maroc, La Gazelle d’or a longtemps été le palace favori des écrivains, des artistes, des milliardaires… et des Chirac. Un héritier surgi du néant, une bataille d’avocats et une décision de justice ont brutalement interrompu ce conte des mille et une nuits, comme le raconte Sophie des Déserts dans le numéro de juillet 2015 de « Vanity Fair ».

Le décor est toujours là, magique : cascades de bougainvilliers, pelouses moelleuses, palmiers élancés, bananiers, oliviers, arganiers et tout autour, au loin, les cimes immaculées de l’Atlas. En cette fin mars, les habitués venus de Paris, Londres, New York avec leurs mines grises retrouvent, tout heureux, les odeurs de jasmin et d’oranger. Bientôt débarqueront sans doute d’autres vacanciers aux noms célèbres : Catherine Deneuve, Monica Bellucci, John Galliano ou encore Anne Sinclair, Alain Juppé, Dominique de Villepin, Élisabeth et Robert Badinter, sans compter les ministres du royaume chérifien, peut-être même le monarque et son épouse. Rien n’est plus beau que l’éclosion du printemps à La Gazelle d’or. Rien n’est plus doux que ce paradis blotti au fond d’une allée de bambous à la sortie de Taroudant, forteresse berbère située à 80 kilomètres d’Agadir, au nord-ouest du Maroc. Ici, pas de curieux (l’hôtel est inaccessible sans réservation), pas de discothèque ni de restaurant branché, pas même de télévision dans les chambres. Il n’y a qu’à déposer les armes, en prendre plein les yeux, écouter l’appel de la prière au loin, savourer la pastilla, humer le silence au bord de la piscine et le soir au coin du feu, quand le ciel bleu marine s’emplit d’étoiles.

Cette année, la nature est toujours aussi céleste mais, imperceptiblement, quelque chose a changé. Adam, le vieux pianiste, joue des sonates mélancoliques. Les toiles de Claudio Bravo, l’artiste chilien qui a peint Taroudant sous toutes ses couleurs, ont disparu de la galerie d’entrée, tout comme les beaux livres de la bibliothèque. À côté du tennis, des gardiens flanqués de chiens affamés bloquent l’accès à la ferme, vaste terre où l’on pouvait il y a quelques mois encore se promener à cheval, acheter du miel biologique, saluer les poules et les vaches qui donnent à La Gazelle d’or ses œufs et ses laitages. Le personnel est fuyant, comme embarrassé. Sur les transats, les habitués posent tous la même question : « Mais où est Rita ? »

D’ordinaire, en cette saison, la patronne de La Gazelle d’or, Rita Bennis, est partout. Elle rayonne sur la terrasse, au bar, dans les jardins, petite brune à poigne ne lâchant ni ses employés ni ses hôtes, surtout s’ils sont de marque. Rita la menace et Rita la douce qui, le soir, en robe longue, dresse des tables merveilleuses et convie autour d’un méchoui ambassadeurs, hommes d’affaires et écrivains de passage. C’est elle l’âme de l’hôtel, la fille de Fès qui, par son entregent et son charme, a fait de Taroudant un repaire de puissants. Où est passé Rita ? Certains serveurs disent qu’elle est partie en voyage. Mustapha, trente ans de maison, réajuste son uniforme de lin blanc et contemple ses babouches : « L’histoire est très compliquée. Et, Inch’Allah, l’hôtel va s’en remettre. Mais pour Mme Rita, fini, terminé. Elle a été chassée. »

Rita Bennis photographiée pour Vanity Fair à Taroudant en avril 2015 par Thomas Humery.

Rita Bennis photographiée pour Vanity Fair à Taroudant en avril 2015 par Thomas Humery.

Le palace le plus cher d’Afrique

C’est officiel et sans appel. Le 16 avril 2015, la Cour de Cassation marocaine a tranché : La Gazelle d’or appartient à un milliardaire saoudien établi à Marbella, un certain Mishaal Adham. Son père était le bienfaiteur de la patronne de l’hôtel. Lui a décidé de se débarrasser d’elle, après huit longues années de bataille judiciaire. Dans les palais, les riads, au souk, à voix basse toujours car la justice du roi ne tolère aucune exégèse, Taroudant n’en finit pas de commenter l’incroyable destitution de Rita Bennis. Certains jaloux, méfiants depuis toujours envers cette femme riche et cosmopolite, souvent si snob avec la bourgeoisie locale, se réjouissent. « On pensait qu’elle était protégée, qu’il ne lui arriverait jamais rien vu la puissance de ses réseaux et de ses relais au Palais », reconnaît un décorateur fortuné de Taroudant. D’autres regrettent déjà celle qui a su attirer ici, dans cette vallée du Drâa d’un autre siècle, entre les petits ânes et les vendeurs de ferraille, Jacques Chirac, Brigitte Bardot, Mick Jagger… et tant de célébrités jusqu’alors abonnées à Marrakech. « Elle faisait payer plus de 500 euros la nuit, 1500 pour une suite, s’exclame un vieux marchand de la Médina. C’était le palace le plus cher du Maroc, et peut-être même d’Afrique ! » Albert de Monaco et Charlène reviendront-ils se reposer ici avec leurs jumeaux, comme ils se l’étaient promis ? David Rockefeller écrira-t-il encore dans le livre d’or : « This is my favourite place in the world » ? Pour l’instant, La Gazelle est bien vide et le nouveau propriétaire, invisible. Il a placé à la direction, dit-on, un de ses amis chargé de reconquérir la clientèle, un jeune Libanais aux allures de top model nommé Ziad Nakib.

« Rendez-vous compte, ce blanc-bec s’est installé dans le bungalow du président Chirac, peste Rita Bennis qui, de ses nombreuses résidences, à Londres, Paris, Casablanca, suit encore tout de la vie du palace. C’est kafkaïen, des voyous, des corrupteurs, des voleurs, trente-trois ans d’une vie partis en fumée, comme ça… » Sa voix grince, tremble puis Rita se reprend, grande dame. Rester digne plutôt que d’exposer sa peine. Elle porte une robe Paule Ka d’un joli grenat assorti à son rouge à lèvres, un solitaire de reine à la main droite. Trois téléphones résonnent dans son appartement parisien, à deux pas de l’avenue Montaigne. Il a du chic, comme elle, mélange d’ancien et de contemporain, table Le Corbusier, lourde porte et cheminée rescapées d’un château fort, lithographies de Miró et Picasso, tapis persan offert par Farah Diba, la veuve du shah d’Iran, sa grande amie et voisine de Taroudant. Le chauffeur apporte, dans de la porcelaine fine, un café turc bien serré.

« Les nuits sont courtes », souffle Rita Bennis en aérant son brushing. Elle retient ses mots, pas son genre de parler aux journalistes. Elle s’est toujours efforcée de les tenir éloignés de La Gazelle d’or, sauf s’ils venaient en amis, tels Claire Chazal, Marc-Olivier Fogiel, Jean-Pierre Elkabbach ou Jean Daniel, le fondateur du Nouvel Observateur. Le secret a toujours fait partie de son écosystème et contribué à son succès. Ainsi, personne n’a jamais su la véritable histoire de ce paradis discret, où le farniente se mêle à la politique et au business. « Je n’ai jamais parlé pour préserver mes hôtes qui venaient chercher chez moi repos et discrétion ; aujourd’hui, je n’ai plus rien à perdre, je suis désespérée. J’ai tout donné à cet hôtel, mon énergie, mon cœur et on me dit que rien ne m’appartient, on m’exproprie comme une moins que rien ! La Gazelle d’or, c’est toute ma vie », répète-t-elle, les mains levées comme pour implorer le ciel.

« J’avais un lynx sur le dos quand j’ai mis les pieds pour la première fois à La Gazelle d’or », se souvient Rita Bennis. En cet hiver 1981, la jeune trentenaire, piquante avec son petit air de Claudia Cardinale, vient d’apprendre que le domaine fondé après-guerre par le baron belge Jean Pellenc est à vendre. Elle déboule aussitôt à Taroudant avec sa fourrure, donc, et son aplomb légendaire : « J’ai été élevée au Palais Tazi (un joyau de Rabat situé derrière le Parlement) dont avait hérité mon arrière-grand-mère, précise-t-elle. Mon père a réussi dans les affaires, il avait un nom connu. Et moi, je suis taureau ascendant taureau, rien ne m’impressionne ! »

Dans le livre d'or du palace, Jacques Chirac remercie sa chère Rita, « la plus belle rose du Maroc », lors du nouvel an 2011. DR

Dans le livre d’or du palace, Jacques Chirac remercie sa chère Rita, « la plus belle rose du Maroc », lors du nouvel an 2011. DR

Agent de l’ombre

Elle a 20 ans quand elle s’exile à Londres où elle devient assistante de français, attachée culturelle à l’ambassade du Maroc avant de rencontrer, à la fin des années 1970 dans un dîner de diplomates, un homme « qui a changé [sa] vie ». Un Saoudien d’origine turque instruit au Victoria College, le lycée huppé du Caire, avec Omar Sharif et le roi Hussein de Jordanie. Cheveux blonds, yeux clairs, Kamal Adham, beau-frère du roi Fayçal, est chef des services secrets du royaume jusqu’en 1979 puis conseiller de l’ombre, proche du Mossad et de la CIA (le journaliste américain Bob Woodward lui consacre de longs passages dans son ouvrage CIA : Guerres secrètes 1981-1987, Stock, 1987). Le cheikh valse avec les opérations secrètes et les milliards grâce à ses affaires dans le pétrole, la construction, les médias… « Moi, je ne savais rien de tout ça, prétend Rita Bennis. J’ai simplement vu un bel homme de type caucasien, élégant, cultivé, adorable. Il m’a présentée à sa femme et à ses enfants. On s’est bien entendus, on s’amusait comme des fous à Londres, lui dans sa Rolls moi dans ma Mini. Kamal et moi avons fait des affaires ensemble. Je l’ai aidé à monter une collection d’art japonais, dont il était féru. Il m’a emmenée partout : en Arabie saoudite, à Marbella, aux États-Unis, dans ses maisons, sur ses yachts. J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi généreux. » Sans que la question lui soit posée, Rita ajoute en rosissant : « Non, je n’étais pas sa maîtresse, je connais les rumeurs… Nous étions des amis, voilà tout. »

C’est lui, Kamal Adham qu’elle appelle le soir de son arrivée à La Gazelle d’or. « Ça sentait le jasmin, les galants de nuit, les citronniers, j’étais émerveillée. Dans la demeure construite par le baron Pellenc, il y avait une rotonde magnifique ornée des signes du zodiaque. Le reste n’était pas terrible : des chambres minuscules, une cuisine recouverte de tôle ondulée, une lingerie en terre battue, les draps et les torchons bouillaient dans les marmites. Mais j’ai tout de suite vu le potentiel. J’ai dit à Kamal : “Tu vas voir, je vais en faire un endroit sublime. Tu me finances ou je trouve quelqu’un d’autre !” » Les yeux fermés, le Saoudien débloque aussitôt 8 millions de dirhams (environ 700.000 euros), une broutille pour un lieu féerique où Fernandel a tourné jadis Ali Baba et les quarante voleurs [Jacques Becker, 1954].

Quand il découvre l’endroit quelques mois plus tard, il s’exclame : « Rita, habibi, tu es folle, tu as acheté un jardin même pas entretenu ! » Le soir même, le 6 octobre 1981, son ami le président Anouar el-Sadate meurt et Kamal Adham s’envole pour l’Égypte. « Il ne reviendra plus à La Gazelle d’or, jure Rita Bennis, sauf une fois, en 1993, lorsqu’Hassan II a donné une réception à Agadir pour inaugurer son nouveau palais. Il était comme un enfant gâté, il fallait que je sois toute à lui, que je lui mette un écran plat dans sa chambre et que je lui apporte ses journaux. Nous aimions mieux nous voir à Londres. » À l’époque, selon elle, « le deal était clair » : « Je fais tourner la boutique, il me laisse les mains libres. À moi la boîte, à lui le prestige. Kamal a besoin de La Gazelle d’or. Il doit montrer au roi du Maroc qu’il investit dans son pays (il était en affaires avec lui). De cette façon, il peut dire : “Dans mon hôtel, on a reçu tel chef d’État, tel patron.” Pour lui, c’était un outil d’influence. »

Rita Bennis à Marbella à la fin des années 1970, entre ses deux mentors, les milliardaires saoudiens Adnan Khashoggi et Kamal Adham qui lui a acheté La Gazelle d'or en 1981.

Rita Bennis à Marbella à la fin des années 1970, entre ses deux mentors, les milliardaires saoudiens Adnan Khashoggi et Kamal Adham qui lui a acheté La Gazelle d’or en 1981.

Amours illicites

Encore fallait-il faire de Taroudant, la « petite Marrakech » comme la surnomment les guides touristiques, un lieu de pouvoir. Rita s’y emploie avec son mari, le père de ses enfants, un architecte plein de charme originaire de Rome. Les jardins sont domptés, enrichis de plantes tropicales, les cuisines modernisées, les bungalows agrandis et réaménagés avec des meubles anciens chinés dans les souks de Rabat, des rideaux clairs sertis de cuir, des lits king size et de vastes baignoires. Un système de chauffage est installé pour la piscine où, un jour de Noël, le célèbre armateur grec Stávros Niarchos frôla la crise cardiaque devant sa maîtresse, tant l’eau était froide. Un premier trou de golf surgit dans l’immense terrain, plus de 100 hectares, concédé par Hassan II à Kamal Adham, (en remerciement de son aide – du matériel militaire, entre autres – pour le conflit au Sahara Occidental). Le green sera finalement abandonné au profit d’un immense domaine agricole doté d’un potager, de vergers et d’élevages bio. Les clients peuvent s’y promener à cheval avant de rejoindre la salle de sport ou le spa construit sous une tente blanche. « Autrefois, La Gazelle, c’était assez rustique, témoigne l’ancien ambassadeur de France au Maroc, Philippe Faure. Dans les années 1970 et au début des années 1980, on venait chasser la tourterelle entre hommes. L’endroit était simple, propice aux amours illicites. Rita en a fait un lieu beaucoup plus mondain et assez sophistiqué. » Élisabeth Badinter ne reconnaît pas non plus le « petit hôtel » où elle a séjourné, jeune mariée, avec Robert : « Un chameau était venu manger nos croissants dans la chambre. C’était charmant mais désuet. Rita, avec son goût exquis, l’a occidentalisé tout en conservant le style marocain. C’est devenu un paradis. »

La patronne régente la propriété depuis Londres ; elle est là surtout durant les vacances scolaires, à la Toussaint, à Noël, à Pâques. L’été, pendant les grosses chaleurs, l’établissement ferme. « La Gazelle d’or n’était pas vraiment un hôtel, réalise-t-elle. Plutôt une sorte de club, une maison où j’aimais recevoir mes amis. » Ce sont des partenaires de business et de mondanités, des politiques, des têtes couronnées, des Lords de toutes sortes, comme Peter Palumbo, riche collectionneur d’art qui, un jour, lui offre une calèche. Adnan Khashoggi, petit moustachu à l’œil vif, alors considéré comme l’homme le plus riche du monde, l’honore souvent de sa présence. Il est Saoudien lui aussi, proche de Kamal Adham, et cumule les coups flamboyants dans l’armement, l’immobilier et la finance, en y associant parfois Rita. « J’ai fait ma première grosse affaire avec lui en 1980, en livrant à l’Égypte une cargaison de camions espagnols Pegaso, financés par l’Arabie saoudite, avoue-t-elle. C’est comme ça que j’ai commencé à gagner pas mal d’argent et que j’ai acheté des appartements puis des maisons à Londres… » Pour ces hôtes-là, Rita décroche la lune, prépare des tablées princières, fait venir des antiquaires, des professeurs de gym, des danseuses du ventre… Les autres, simples vacanciers, paient le prix fort sans parfois même recevoir un sourire. « Je n’ai jamais donné dans le commercial, ni dans le “Hello, good morning”, reconnaît-elle, l’œil fier ourlé de khôl. Je sais que certains commentaires sur Internet étaient détestables. » Elle s’en fiche. Tout le monde rêve de venir dorer à La Gazelle.

Un seul homme, ou presque, a fait sa renommée : Jacques Chirac, résident régulier depuis 1985. « Je me souviens de la première fois, rappelle sa fille Claude. Nous étions au Club Méditerranée d’Agadir et le couturier Guy Laroche nous avait invités à déjeuner à La Gazelle d’or. Ensuite, nous y avons passé de nombreux Noël en famille, mon fils Martin a même appris à marcher sur la pelouse. Rita a ce don de créer des liens entre les gens. Mon père est venu chaque année ou presque. » Et depuis ce temps, l’hôtelière est en adoration. Il n’y a qu’à écouter sa voix de matrone affairée s’adoucir quand elle dit « mon petit président » : « Je ferais n’importe quoi pour lui, mon admiration est sans borne. Jacques Chirac est un être courtois, affectif, cultivé, chaleureux. Quand il était chez moi, il venait souvent prendre le thé l’après-midi dans mon bureau. » Les deux amis ont-ils, un jour, entre deux discussions sur l’art premier, évoqué l’autre bienfaiteur de Rita, le propriétaire de La Gazelle d’or ? La conversation aurait pu alors devenir embarrassante. Au mitan des années 1990, Kamal Adham est mis en cause dans l’un des plus gros scandales financiers du siècle, l’effondrement de la BCCI (une banque du Moyen-Orient impliquée dans les opérations douteuses de la CIA, le trafic de drogues et le financement d’organisations terroristes). Les juges américains dévoilent son rôle trouble et le Saoudien échappe à la prison en échange d’une amende de plus de 100 millions d’euros. « Nous ne parlions pas de cela, s’offusque aujourd’hui Rita. M. Chirac était là pour se reposer. »

Le jardin de l'hôtel. Fadel Senna, AFP.

Le jardin de l’hôtel. Fadel Senna, AFP.

Tout au bout de la pelouse, plein ouest, il dispose d’une suite immense, qui n’est pas louée (sauf, exceptionnellement, à des clients triés sur le volet comme George Soros ou David de Rothschild). À chacun de ses séjours, le président français s’endort dans des draps brodés à ses initiales et retrouve son grand bureau, ses Corona au frais. C’est le roi du Maroc qui règle la note, (comme il le fait pour tous les chefs d’État français, actuel ou passés, en visite dans son pays). Rita, qui facture allègrement, est aux anges, Chirac aussi. À Taroudant, il a une paix royale. Bien sûr, le ciel se charge parfois de quelques nuages, paparazzades et autres petites indiscrétions, comme cette fois où Le Point, en 2012, a rapporté les méchancetés de Bernadette à son égard. « Vous n’êtes que le bruissement des ailes d’un insecte », lui aurait-elle soufflé sous les lustres de la salle à manger où dînait également une journaliste qui s’en délecta. À La Gazelle d’or, Mme Chirac trouve généralement le temps long, si bien que l’humeur est maussade. Souvent, d’ailleurs, elle s’échappe et laisse monsieur ici, comme elle l’a fait durant le second tour de la dernière élection présidentielle. À Taroudant, au moins, le vieux Jacques est sous contrôle, sans risque qu’il écorche l’ami Sarkozy en appelant à voter Hollande. Le scrutin passé, Bernadette est revenue le chercher en avion privé, sans cesser de grommeler. « C’est vrai qu’elle était dure, Bernadette, confesse un maître d’hôtel en annonçant le menu du soir (crème de carottes, quenelles, tajine aux olives et citrons confits). Un après-midi, Monsieur pleurait tout seul au bar tellement sa femme l’avait engueulé. »

Rita Bennis soupire, outrée. De son temps, aucun employé ne se serait permis de telles confidences. À l’époque, elle tient tout, elle sait qui parle, qui faillit, quel traître a photographié Chirac et son bichon maltais au bord de la piscine, en 2002, au lendemain de son départ de l’Élysée. Quand il s’agit du grand homme, la patronne consigne tout. « Une seule fois, une seule, il n’est pas venu, se souvient-elle. C’était fin 1995. Il m’a téléphoné : “Chère Rita, je ne peux pas quitter la France, mais je vous envoie mon premier ministre qui est bien fatigué.” » Après les longues grèves de l’automne, Alain Juppé débarque avec Isabelle et leur petite Clara. Au soleil de Taroudant, sans télévision, sans informations, il oublie tout. Il reviendra souvent réveillonner chez Rita, comme il l’a fait encore en 2012, non loin d’Anne Sinclair et de son nouveau compagnon, Pierre Nora. Dominique de Villepin aussi tombe sous le charme des lieux ; il court, marche, nage, s’épuise au tennis. Valérie Pécresse, elle, se laisse vivre. Toute la chiraquie prend ses aises à La Gazelle d’or. C’est peut-être pourquoi Nicolas Sarkozy ne s’y aventure pas. « Alors, quand venez-vous chez moi ? » lui a lancé Rita Bennis lorsqu’elle l’a croisé en 2009, lors de la remise de légion d’honneur à Bernadette Chirac. Il lui aurait répondu : « Si vous saviez comme j’en rêve… »

“ Pour les Chirac, c’est le roi du Maroc qui règle la note. ”

Le successeur de Chirac, familier de Marrakech, se serait certainement plu dans ce palace où défile le gratin des affaires : les Dassault, les Lagardère, Henri Lachmann, ex-PDG de Schneider, François Pinault, Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, Pascal Houzelot, fondateur de Pink TV qui vient de vendre sa chaîne « Numéro 23 » pour 90 millions d’euros. Pour ses 50 ans, Rita transforme l’hôtel en discothèque des mille et une nuits. Une vraie faveur car, d’habitude, passées 22 heures, quand Adam le pianiste, ivre mort, lutte contre la fatigue, La Gazelle dort. C’est ce luxe paisible qu’aiment les vacanciers. Jean d’Ormesson, Philippe Labro, Marc Lévy puisent l’inspiration sous les tonnelles de jasmin. L’avocat Richard Malka écrit les scénarios de ses BD, sauf quand il doit en urgence gérer, de sa chambre, les conséquences de l’incendie des locaux de Charlie Hebdo, en novembre 2011. « C’était lunaire, raconte-t-il. Et l’an dernier, c’est l’interdiction du spectacle de Dieudonné qui m’est tombée dessus au cours d’un week-end prolongé chez notre amie Rita. »

Ici, la fureur du monde paraît encore plus irréelle. Le temps semble s’être arrêté à l’époque du maréchal Lyautey, lorsque déambulent, sur la pelouse, des femmes à ombrelles et de vieux aristocrates anglais avec leurs aquarelles et leur chevalet. « Je ne connais pas d’endroit plus enchanteur, s’enthousiasme Alain Finkielkraut. Il y a un silence absolu, pas d’enfants qui braillent – Rita ne les aime pas trop – des bureaux dans les chambres, ce qui ne se fait plus, un raffinement extraordinaire. » Les amoureux, enfermés dans leur bungalow avec patio privé, peuvent être seuls au monde. Il y en a eu tant, de tous les genres : Jean-Jacques Goldman et Carla Bruni, Sarah Ferguson et son amant texan, (le Daily Mirror en a fait sa « une » – et des ventes faramineuses – en 1991, avec les photos volées prises à Taroudant), Isabelle Adjani et son chirurgien, Ségolène Royal et son éphémère homme d’affaires, André Hadjez… Brad Pitt, lui, n’a pas eu le droit d’emmener Angelina Jolie chez Rita. « Je les ai refusés, je n’avais pas de suite ce jour-là, rappelle-t-elle d’un rire juvénile. Mes enfants m’en ont sacrément voulu. Bien plus encore que la fois où j’ai éconduit Annie Lennox parce que je ne savais pas qui elle était ! » Un autre a tenté de bousculer un peu ses habitudes, Christophe Robin, le coiffeur des blondes huppées, amoureux de La Gazelle d’or depuis que son amie Catherine Deneuve l’a initié. « J’ai dit à Rita : “Il y a trop de vieux le soir au dîner, c’est mortifère. On se croirait dans une maison de retraite. Je vais t’amener de nouveaux clients !” J’ai fait venir des gens de la mode, comme John Galliano et Kylie Minogue… »

Rita est touchée mais elle s’en moque un peu. À 30 ans, elle faisait des fêtes à tout casser sur le yacht de Khashoggi avec Robert de Niro, Liza Minnelli et Frank Sinatra. Aujourd’hui, elle préfère la compagnie de l’académicien Marc Fumaroli à celle de David Guetta. Discuter des affaires du monde avec David Rockefeller, de la Palestine avec Dominique de Villepin, parler musique avec Ève Ruggieri et chiffons avec le directeur artistique de Lanvin, Alber Elbaz, mettre en relation les uns et les autres, lancer des business… La « Rita connection » fonctionne bien. « Au fond, j’aurais voulu faire de la politique », confesse-t-elle. La Gazelle lui a permis d’y toucher un peu, de fréquenter rois, présidents et ministres. L’hôtelière est devenue l’une des meilleures ambassadrices du Maroc, invitée de toutes les grandes réceptions à Londres et à Paris. Lors du dîner élyséen donné en mai?2012 en l’honneur de Mohammed VI, elle trône en caftan rouge et sandales Yves Saint Laurent au côté de Gérard Mestrallet, le président de GDF-Suez. Aux yeux de tous, elle est la patronne de La Gazelle d’or. Kamal Adham, le sulfureux propriétaire, n’apparaît nulle part. En amour, comme en affaires, mieux vaut savoir garder les secrets.

Quelques mois plus tard, à la Toussaint 2012, sur la terrasse du palace de Taroudant, le conseiller de Mohammed VI, André Azoulay, attrape le bras de son ami diplomate, Philippe Faure : « Il m’a dit : “Sais-tu que notre belle amie, Rita, a de sérieux problèmes ? se souvient l’ancien ambassadeur de France au Maroc. Le dossier est remonté en haut lieu, il est discuté directement entre les palais marocain et saoudien”. » Les sourires onctueux de la patronne ne laissent rien paraître. « Ce n’est rien », dit-elle à Philippe Faure qui s’inquiète. Pourtant, en coulisses, la guerre des nerfs et des réseaux a commencé. Menaces, intimidations, procès, trahisons, un étrange polar s’écrit au palais d’Ali Baba.

Au printemps 2004, un petit blond au regard bleu acier s’est présenté à La Gazelle d’or. Un revenant, le portrait de son père… C’est Mishaal, le fils aîné de Kamal Adham, qu’il a eu et reconnu après une liaison avec une ravissante Espagnole, avant d’offrir trois enfants à son épouse saoudienne. Le patriarche, lui, sali par le scandale de la BCCI, est mort d’une crise cardiaque en 1999. À son enterrement, à Djeddah, Mishaal n’a pas croisé Rita mais il l’a souvent aperçue, enfant, à Londres avec son père et bien plus tard, quand il vivait à Beverly Hills. Il sait que le duo a fait des affaires ensemble, que Rita négociait pour lui des œuvres d’art et des diamants, qu’il a été bien généreux avec elle. Aussi Mishaal Adham espérait-il sans doute un accueil plus chaleureux quand il s’est présenté à La Gazelle d’or. « Il est venu visiter son hôtel pour voir comment il fonctionnait, comment le moderniser et trouver un terrain d’entente avec Rita ; il a été reçu comme un malpropre », s’émeut le nouveau directeur du palace, Ziad Nakib, un élégant Libanais proche du propriétaire saoudien et de sa fille aînée, morte il y a quelques années d’une overdose. « Le soir de son arrivée, précise-t-il, Mishaal a même été convoqué au commissariat où il a été verbalisé, au prétexte qu’il partageait sa chambre avec sa fiancée marocaine. Il est reparti furieux. » Pour Rita, l’affaire est regrettable, mais elle n’y est pour rien. « La loi, dans ce pays, ne permet pas à des étrangers de partager une chambre avec une Marocaine s’ils ne sont pas mariés ; et la police contrôle », rappelle-t-elle (comme si nombre de touristes ne s’affranchissaient pas de cette règle sans vraiment se cacher). Elle assure que, sous le coup de la colère, l’héritier lui a dit, en claquant la porte de son 4 x 4 : « Méfie-toi, moi je peux tout acheter, la loi, ton hôtel et même ton gouvernement ! »

Aussitôt, Mishaal Adham a engagé des bataillons d’avocats qui, devant les tribunaux marocains, ont présenté l’amie de son père comme une simple gérante. « Comment ose-t-il ? » s’emporte Rita Bennis, défendue de son côté par deux avocats de Rabat. Elle fait valoir qu’au départ, en 1982, Kamal Adham lui a cédé quatre actions puis, au fil des ans, en remerciement de son travail et des affaires réalisées ensemble à Londres et ailleurs, 80 % de La Gazelle d’or. Tout est consigné dans des procès-verbaux d’augmentation de capital, pas d’inquiétude, lui a répété un ami, autrefois ministre des finances du Royaume. « Pendant trente-trois ans, insiste-t-elle, j’ai travaillé, tout réinvesti. J’ai fait de cette cantine de brousse un lieu select. Pour autant, La Gazelle n’a jamais été très rentable. »

Un luxueux salon. Fadel Senna, AFP.

Un luxueux salon. Fadel Senna, AFP.

Des millions évanouis ?

Les héritiers Adham reprochent justement à l’hôtelière de n’avoir versé aucun dividende, pour un palace qui, les bonnes années, peut dégager 2 millions d’euros de bénéfices. Ils la soupçonnent en outre de s’être octroyée des actions en établissant des faux. Pour preuve, leurs avocats exhument un procès-verbal d’assemblée générale de 1995 qui porte la signature de Kamal Adham alors qu’il n’était pas au Maroc ce jour-là. Ils remontent au fondement de la création de La Gazelle d’or et contestent l’attribution des quatre actions de départ, cédées sans que les autres associés en soient informés par lettre recommandée, comme l’imposent les statuts de l’entreprise. C’est grâce à cette irrégularité originelle qu’ils réussiront à rendre nulles toutes les décisions prises par la suite en assemblée générale. Les tribunaux d’Agadir, puis ceux de Marrakech, donnent raison au fils Adham. « Alors voilà, depuis trente-trois ans, je gère au vu et au su de tous. Mon nom est inscrit partout dans tous les statuts. Et j’aurais tout usurpé, ironise Rita Bennis. Alors, je suis une incroyable magicienne…»

La reine déchue se bat comme une lionne. Après une première décision en sa défaveur, pendant l’été 2014, elle alerte tous ses amis, les lords anglais, le milliardaire américain George Soros, le coiffeur Christophe Robin, l’avocat Richard Malka… Elle se dit menacée par des Saoudiens et prévient que si personne ne bouge, leur paradis va disparaître. Pour un peu, elle brandirait la menace islamiste. Tous l’écoutent, navrés. « Nous avons de la sympathie pour Rita. Elle est forte et digne dans sa douleur ; nous la soutenons même si nous n’avons pas toujours bien compris cette histoire », confie Élisabeth Badinter. Son mari, grand juriste et ancien ministre de la justice, assure qu’il aurait aimé décortiquer et plaider le dossier de La Gazelle d’or mais, au Maroc, il est impuissant. L’hôtelière fait alors appel à un avocat d’affaires du prestigieux cabinet Auguste Debouzy, Kami Haeri. « Jamais une telle revendication ne tiendrait devant une juridiction française, explique celui-ci. La prescription jouerait. On ne peut pas tout remettre en cause après trente-trois ans, sur une simple irrégularité formelle, alors que Mme Bennis est connue comme gestionnaire et directrice de La Gazelle d’or, que M. Kamal Adham a été dûment convoqué à toutes les AG, sans jamais remettre en cause les documents où elle figure en tant qu’actionnaire majoritaire. Il n’a jamais rien contesté de son vivant. Aujourd’hui, il y a de quoi être inquiet pour la stabilité du droit des affaires au Maroc. »

Rita Bennis écrit au roi Mohammed VI, à qui Jacques Chirac a déjà fait passer des messages. Hassan II, qui avait fait de Rita une citoyenne d’honneur, aurait sans doute réagi. Son fils, lui, ne donne aucun signe. Visiblement, la carte du pouvoir a changé et l’Arabie saoudite, grand investisseur et partenaire privilégié du royaume chérifien, suit de très près le dossier. Le verdict est implacable : « Rita Bennis ne détient aucune action de La Gazelle d’or. »

Le lendemain de la décision, un huissier se présente à Taroudant, sous l’immense tonnelle de bougainvilliers du palace. L’hôtelière trouve bientôt la porte d’entrée cadenassée, des gardiens postés devant, sous l’œil attentif d’un émissaire de l’ambassade d’Arabie saoudite. Comme elle avait, d’avance, mis à l’abri quelques-uns de ses tableaux et objets de valeur, elle est aujourd’hui accusée de vol. C’est l’ex-impératrice Farah Diba qui l’a recueillie dans son palais voisin. Après quelques semaines, la malheureuse est retournée dans la petite maison ravissante avec piscine, qu’elle s’est aménagée au sein du domaine de La Gazelle d’or, à 50 mètres de la réception. « Quand nous sommes venus à la Toussaint dernière, nous allions voir Rita chez elle, se désole l’avocat Richard Malka. C’était hitchcockien, elle était recluse, comme prisonnière, mais elle gardait espoir. » Bientôt, tout s’effondre. Les employés, qu’elle a souvent traités durement, n’ont aucune pitié pour elle. Même son propre mari et Adam, le vieux pianiste, retournent leur veste. Rita engage des gardiens pour préserver son dernier précarré : la ferme et ses alentours, épargnés par le jugement. « Pas pour longtemps, promet le nouveau directeur de La Gazelle d’or en désignant d’un geste souverain les terres peuplées de citronniers et d’orangers en fleurs. Tout cela aussi, nous allons le récupérer ; bientôt, nous y planterons notre drapeau. En ce moment, nous mettons le nez dans tous les comptes. C’est vrai, cette dame a été proche de Kamal Adham, il lui a même offert un appartement à Londres qu’elle a revendu 20 millions de pounds. Mais La Gazelle d’or ne lui a jamais appartenu. Mme Bennis nous a fait du tort, elle est partie avec des œuvres et des objets de l’hôtel, si bien que certaines chambres étaient devenues inhabitables. Elle a tenté de tuer le jardin en coupant l’arrosage. Nous sommes en train de tout examiner, toute sa gestion, rien que sur les dix dernières années, cela représente près de 20 millions de dollars. Une plainte a été déposée, la justice suit son cours. » Fin avril, les biens marocains de Rita, sa maison de Casablanca, des terres à Marrakech et ailleurs ont été saisis à titre conservatoire. « C’est de l’acharnement », tremble-t-elle, sans renoncer à se battre.

Devant sa bibliothèque, où Henri Troyat côtoie André Malraux et Françoise Sagan, Rita fait défiler les dernières photos du bonheur. C’était en 2013, sur la terrasse, avec Jacques Chirac, après une pastilla de pigeon et quelques verres de Corona bien fraîche. Elle est en jogging, peau caramel et mise en pli hollywoodienne, tandis que lui, en polo Lacoste blanc, fait le pitre. Elle rit. À Pâques, la fidèle de Taroudant est allée déjeuner avec son « petit président ». Il était tout pâle, chancelant, l’ombre de lui-même. « Il m’a murmuré : “Quand tout sera rentré dans l’ordre, Rita, je viendrai passer deux mois à la Gazelle.” » La tendre amie l’a laissé dire, pour ne pas pleurer.

Paru dans Vanity Fair en juillet 2015

Autoroute transmaghrébine : L’axe Oujda-frontière algérienne opérationnel en 2019

bladi.net – 10/09/2015

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Les travaux de construction du dernier tronçon de l’autoroute reliant le Maroc (Oujda) au poste frontalier le séparant de l’Algérie « Zouj Bghal », vont bientôt commencer, ont révélé mercredi à la presse des responsables de l’Union pour la Méditerranée.

Les phases préparatoires de ce projet ont déjà été achevées. Le Maroc financera 50% du coût de cette autoroute, soit environ 100 millions de DH. L’infrastructure sera opérationnelle en 2019.

Avec la réalisation de cet axe de 22 km et la construction des liaisons encore manquantes au niveau de certains pays maghrébins, le projet de l’autoroute Transmaghrébine sera enfin prêt.

Un couloir autoroutier continu au départ d’Agadir ira donc directement du Maroc à Ras Jedir (frontière entre la Tunisie et la Libye). L’autoroute Transmaghrébine devrait traverser la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye sur plus de 2500 km.

Cette autoroute est susceptible de créer une véritable dynamique économique régionale, mais la réalité politique plutôt instable de certains pays pourrait être un obstacle à cet ambition.

L’autoroute Transmaghrébine est le plus grand et le plus coûteux des projets d’infrastructures en Afrique. Elle desservira 55 villes d’une population totale de plus de 50 millions d’habitants et 22 aéroports internationaux.

A l’aventure vers la Plage Blanche

Nous avions décidé d’aller hier faire un tour du côté de la Plage Blanche.

Pour corser un peu l’affaire, je ne voulais pas y aller par Guelmim et nous avons donc pris par Ifni pour rallier directement la Plage Blanche. Après Ifni, une bonne partie du trajet s’effectue sur une route goudronnée peu fréquentée et agréableRoute 1.jpgEnsuite, c’est de la piste, avec au début, certains passages difficiles (4×4 nécessaire) mais qui donne des vues magnifiques sur les plages et la montagne

IMG_0585.JPG IMG_0586.JPG IMG_0587.JPG IMG_0588.JPGNous prenons ensuite la piste en galets tassés qui longe le début de la Plage Blanche

IMG_0589.JPGet, dès que nous arrivons au début de la plage de sable, parcours directement sur la plage

Piste 1.jpgEt là, après avoir fait sur la plage les 2/3 de la distance vers l’oued Noun, erreur de pilotage : je me rapproche trop de la mer et me retrouve enlisé dans le sable mou !
Heureusement, c’est la marée descendante !

Enlisement.jpgAprès de nombreux efforts : il faut se rendre à l’évidence : nous n’arriverons pas à nous en sortir tout seuls ! Mais c’est désert, il n’y a personne !
J’abandonne Nicole près de la voiture et je pars à pied vers une cabane que j’aperçois au loin et en me rapprochant, l’espoir revient de plus en plus: je crois voir un gros Land Rover près de la cabane !
C’est bien ça ! Dans la cabane, ils sont trois : des pêcheurs qui se reposent et le fils de l’un d’entre eux. Je leur raconte mon histoire et, ni une ni deux, on embarque tous dans le Land Rover après avoir pris un peu de matériel.
On arrive près de la voiture où on trouve Nicole en train d’essayer de dégager le sable : des efforts tout aussi louables et courageux qu’inutiles !
Les pêcheurs sont des pros de ce genre de dépannage : avec deux crics, deux planches et un bon cordage, ils ont vite fait de nous sortir de ce mauvais pas
Enlisement 1.jpgIls sont récompensés à la hauteur du service qu’ils viennent de nous rendre et ne veulent pas qu’on les quitte avant d’avoir pris le thé avec eux. Ils veulent même nous faire griller des poissons, mais là, nous n’avons plus le temps.

IMG_0594.JPGNous reprenons ensuite notre chemin vers l’embouchure de l’oued Noun toute proche, mais plus par la plage !!! par la piste !
IMG_0595.JPG IMG_0596.JPG IMG_0597.JPG IMG_0598.JPG IMG_0599.JPGArrivée à l’oued Noun :
IMG_0600.JPGVues de la Plage Blanche :

IMG_0601.JPG IMG_0602.JPG IMG_0603.JPG IMG_0604.JPG IMG_0605.JPG IMG_0606.JPGTout est bien qui finit bien : ça restera un très bon souvenir

Aujourd’hui, nettoyage de la voiture et repos !

(Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir)

Plus de 124.000 passagers ont transité par l’aéroport Agadir Al Massira en juillet 2015

MAP – media24.com – 08/09/2015

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Un total de 124.000 passagers ont transité par l’aéroport international d’Agadir Al Massira en juillet dernier, contre 124.659 durant la même période de l’année 2014, affichant une légère baisse de 0,51 %, selon des statistiques de l’Office national des aéroports (ONDA).

S’agissant du trafic aérien commercial, le nombre de passagers a atteint 123.267 voyageurs, contre 124.048 durant la même période de l’année précédente, indique l’ONDA dans un communiqué.

Le nombre de passagers concernant le trafic aérien non-commercial s’est élevé, de son côté, à 761 voyageurs (358 arrivées et 403 départs), contre 611 en juillet 2014, soit une hausse de 24,55 %.

L’aéroport Agadir Al Massira a aussi enregistré 1.115 mouvements d’avions durant le mois de juillet 2015 (557 arrivées et 558 départs), contre 1.103 mouvements au titre de la même période de l’année précédente, affichant une amélioration de 1,09 %.

Par ailleurs, le trafic Fret a connu une évolution exceptionnelle de 114,18 % pour atteindre 16.136 kg, contre 7.534 kg enregistrés en juillet 2014.

Plages : Consécration mondiale pour Al Hoceima

infomediaire.ma – infomaroc.net – 07/09/2015

Al Hoceïma est la 7ème plus belle ville au monde en ce qui concerne la beauté de ses plages, d’après un classement réalisé par le guide mondial des cités urbaines.

Le classement, réalisé sur la base de plusieurs critères dont la beauté des paysages naturels et des plages, accorde aussi à la ville du Nord du Maroc la place de plus belle ville du Maroc, suivie d’Agadir.

Al Hoceima

Al Hoceima

Agadir

Agadir

Al Hoceïma a rejoint donc, en 2014, le club très select des plus belles baies au monde dont faisait déjà partie la capitale marocaine du Souss Agadir.

Pour rappel, créé à Berlin en 1997, ce classement a pour objectif ‘‘de promouvoir, de valoriser et de protéger les baies dans une perspective de développement durable’’.

Un petit tour au barrage Imi El Keng

En revenant du Tizi N’Test, comme il était trop tôt pour rentrer directement chez nous, un petit détour par le barrage Imi El Keng qui se trouve à la Hauteur de Oulad Berhil, à moins de 10 km du village.

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Le barrage est presque plein, et le plan d’eau est très beau, même s’il n’est pas immense :

IMG_0489.JPG IMG_0490.JPG IMG_0491.JPG IMG_0492.JPG IMG_0493.JPG IMG_0494.JPGSur les berges, des tas d’oiseaux :
des cigognes

IMG_0496.JPG IMG_0500.JPG IMG_0502.JPG IMG_0504.JPG IMG_0505.JPG IMG_0506.JPG IMG_0507.JPG IMG_0508.JPGDes hérons

IMG_0509.JPGet toute une colonie de canards sauvages : des tadornes « casarca »

IMG_0512.JPG IMG_0514.JPG IMG_0516.JPGNous étions aux premières loges pour assister à un extraordinaire ballet aérien de cigognes :

IMG_0519.JPG IMG_0520.JPG IMG_0521.JPG IMG_0522.JPG IMG_0523.JPG IMG_0524.JPG IMG_0525.JPG IMG_0526.JPG IMG_0527.JPG IMG_0528.JPG IMG_0529.JPG
 (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

Une très belle journée pour monter au Tizi N’Test

J’ai lu, il y a quelques jours, que la route du Tizi N’Test avait été refaite, c’était donc une bonne raison d’y aller faire un tour pour profiter des paysages somptueux qu’on y découvre.

La route : 165 km depuis Agadir pour arriver au Tizi N’Test à 2100 m d’altitude : après Taroudant et Oulad Berhil, il faut quitter la route de Ouarzazate, en prenant à gauche vers le Tizi N’Test et Marrakech.
C’est vrai, la route est impeccable sur la plus grande partie: seuls les 3 premiers kilomètres de la montée sont moins bons, mais sans problème. Un mauvais passage avec la route à refaire sur quelques centaines de mètres environ 10 km avant le sommet : le reste est très bien !

Les paysages sont magnifiques et je vous laisse les découvrir pour vous donner envie d’y aller !
(cliquez sur les photos pour les agrandir)

IMG_0447.JPGIMG_0448.JPG IMG_0449.JPG IMG_0450.JPG IMG_0451.JPG IMG_0452.JPG IMG_0453.JPG IMG_0454.JPG IMG_0455.JPG IMG_0456.JPG IMG_0457.JPG IMG_0458.JPG IMG_0460.JPG IMG_0461.JPG IMG_0462.JPG IMG_0463.JPG IMG_0464.JPG IMG_0465.JPG IMG_0466.JPG IMG_0467.JPG IMG_0468.JPG IMG_0469.JPG IMG_0470.JPG IMG_0471.JPG IMG_0472.JPG IMG_0473.JPG IMG_0474.JPG IMG_0475.JPG IMG_0476.JPG IMG_0477.JPG IMG_0479.JPG IMG_0480.JPG IMG_0481.JPG IMG_0482.JPG IMG_0483.JPG IMG_0484.JPG IMG_0485.JPG

Agadir / Tourisme : Le marché intérieur sauve la mise

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 03/09/2015

Plus de 30.000 Marocains y ont séjourné cet été
Une éclaircie pour une année qui a commencé en baisse
La Russie et la Pologne en recul

Ce n’est pas une surprise. Le marché national se positionne en première place avec plus de 32.000 arrivées, soit 18.000 visiteurs de plus que pour la même période de l’année dernière. Au niveau des marchés de  l’Arabie saoudite, l’Algérie et les Etats-Unis, la hausse se ressent aussi. Elle n’est pas exceptionnelle mais c’est une hausse tout de même.

Ce n’est pas une surprise. Le marché national se positionne en première place avec plus de 32.000 arrivées, soit 18.000 visiteurs de plus que pour la même période de l’année dernière. Au niveau des marchés de l’Arabie saoudite, l’Algérie et les Etats-Unis, la hausse se ressent aussi. Elle n’est pas exceptionnelle mais c’est une hausse tout de même.

Après une stagnation de plusieurs mois, le tourisme à Agadir reprend du poil de la bête. C’est ce qui ressort des statistiques du mois de juillet dernier, fournies par le Centre régional du tourisme (CRT) de la ville. En effet, les établissements hôteliers classés de la destination ont enregistré une augmentation des arrivées de 28,18% avec 83.308 visiteurs, contre 64.991 en juillet 2014. C’est pourquoi, le CRT n’hésite pas à parler de «prémices d’une reprise». Et avec une année qui a commencé en baisse, les professionnels comptaient sur le marché intérieur pour redresser la situation cet été. Et c’est le cas puisque les nationaux se positionnent en première place avec plus 32.000 visiteurs reçus contre 13.900 durant la même période de 2014. Sachant que le mois du Ramadan a eu lieu en pleine période estivale. La performance à la hausse s’est aussi ressentie, quoique timidement, au niveau d’autres marchés, notamment celui de l’Arabie saoudite, l’Algérie et des Etats-Unis.
Un vent de reprise a de même soufflé du côté du marché français avec une augmentation de 29,99%, soit plus de 3.857 clients reçus. Par contre, les  nuitées ont chuté de 16,22%. Tendance inverse pour le marché allemand qui a enregistré une baisse en termes d’arrivées de -15,64% et une hausse de +14,42% en termes de nuitées. Concernant les marchés russe et polonais, ils ne sont pas dans la course. Vu le recul qu’ils connaissent, aussi bien au niveau des arrivées que des nuitées.
Par ailleurs, l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistré dans les  hôtels classés de la ville d’Agadir durant les 7 premiers mois de l’année fait ressortir une baisse de 3,18%, soit  486.906 visiteurs contre 502.915 durant la même période de 2014. «Cette situation critique, nous l’avons ressentie depuis le début de l’année et même un peu avant. Elle est en partie due au contexte géopolitique des pays voisins», explique un hôtelier. Aujourd’hui, les réservations se font rares et pour les touristes étrangers qui franchissent le pas, la fidélisation est difficile vu les problèmes auxquels est confrontée la destination: capacité litière de près de 30.000 unités dont près de 10.000 ne répond plus aux normes, établissements hôteliers fermés ou en difficulté, dessertes aériennes insuffisantes, manque d’animation, produit consommé et peu réinventé.

Bon à savoir : passeport ou pas pour entrer au Maroc ?

par Mohamed Rial – lopinion.ma – 01/09/2015

Faute de passeport : Un jeune allemand de 14 ans refoulé de l’aéroport d’Agadir
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Mercredi dernier, un couple d’allemands est arrivé à l’aéroport d’Agadir El Massira afin de passer 15 jours de vacances. Les allemands étaient accompagnés de leur fils de 14 ans. Les réservations des billets, hôtels voiture de location et excursions étaient faites par internet. Mineur, car âgé de 14 ans, mais titulaire d’une carte d’identité, le jeune s’est vu refuser l’entrée à la frontière parce qu’il n’avait pas de passeport.
Résultat le jeune allemand a été effectivement refoulé, aux frais de ses parents, à travers un vol régulier sur Casablanca avec escale de quelques heures et une continuité sur Munich où l’attendaient ses grands parents pour l’accueillir. Les parents ne voulaient pas accompagner leur enfant car ils avaient tout payé par internet pour un séjour de 15 jours.
On imagine bien que leur séjour touristique est des plus affecté et des plus perturbé.

Erreur d’interprétation
Il est certain que qu’une certaine « logique » voudrait qu’on laisse l’enfant entrer puisque accompagné de ses parents, que la réservation de l’hôtel est faite en bonne et dûe forme à Agadir. Pour les services compétents, c’est l’application texto des textes qui est de règle, pas l’esprit du texte, ni de dérogation sans justificatif clair.
Selon les déclarations des parents, les autorités au départ de Munich leur auraient dit, qu’en tant que mineur accompagné de ses parents en vacances, les collègues marocains ne poseraient pas de problèmes, pour l’entrée d’un mineur, pour découvrir le Maroc accompagné de ses parents, dans le cadre d’un séjour touristique ! L’erreur d’interprétation serait donc la cause principale de ce refoulement, quoique les parents auraient dû s’assurer d’avoir le passeport de leur enfant, pour le voyage, même s’il est mineur et accompagné.

Une bonne communication doit être menée
Voilà qu’est posée une fois encore la question de l’entrée au Maroc aux touristes avec la carté d’identité sous réserve qu’être encadrées par un TO ou une agence de voyage et de soumettre la liste du groupe (8 personnes minimum) 72 heures avant, à l’approbation des services compétents de l’Intérieur. Sauf qu’il y a un oubli de taille. Les touristes réservent de plus en plus et paient par internet tout le séjour, à travers la formule du packaging dynamique (réservation de billet d’avions, hôtel, location de voiture, excursion, etc) comme c’est le cas pour le couple d’allemands dont le fils a été refoulé.
Alors pour sortir de cet engrenage, les autorités marocaines doivent exiger comme partout, la présentation d’un passeport pour entrer dans le territoire national (groupe de touristes ou pas, mineurs ou majeurs). Et ainsi éviter toute confusion à ce sujet. Ceci dit, une bonne campagne de communication doit être faite par les différents départements ministériels concernés (Intérieur, Affaires Etrangères, Tourisme) vis à vis des professionnels du tourisme étrangers et nationaux. On doit être clair une fois pour toute. Le Maroc est souverain et prend les décisions qu’il juge nécessaires.

Recommander dans tous les cas la détention d’un passeport
Il faut dire que cette histoire d’entrer au Maroc, sans passeport, notamment pour les touristes français, ne trouve pas le suivi administratif et réactif qu’il faut. A ce sujet lechotouristique (journal spécialisé français) précise dans un article à ce sujet :
« Dans le doute et sans « précisions opérationnelles », Thomas Cook France, comme TUI France et les voyagistes du Seto dans leur ensemble, s’en tiennent donc à l’obligation de passeport. « Face aux difficultés et incertitudes d’interprétation et d’application de cette règle dérogatoire, le Seto préconise à ses membres de recommander dans tous les cas la détention d’un passeport en cours de validité pour se rendre au Maroc », indique le Syndicat des Entreprises de Tour-Operating sur son portail SIS.
Nous n’avons eu aucune communication officielle ni précision d’application concernant cette circulaire », déplore François Malcuit, directeur des transports de Thomas Cook/ Jet Tours. « On ne sait pas où ni à qui adresser ces listes. Nous avons tenté de le faire sans succès il y a encore quelques jours. Bref, il est impossible de faire partir des clients dans ces conditions avec leur seule carte d’identité ».

S’aligner sur la réglementation internationale
« Nous considérons qu’il y a, encore, un manque de visibilité sur une mise en pratique cohérente de ce dispositif », regrette Jurgen Bachmann, secrétaire général du Seto.

Le passeport reste la règle sans exception
De même, sur son site de Conseils aux voyageurs, le Quai d’Orsay n’a pas modifié ses consignes du 25 juin dernier et continue de préciser, en date du 27 août, que « Pour un séjour égal ou inférieur à trois mois, le passeport en cours de validité est obligatoire, y compris pour les groupes en voyages touristiques organisés ».
Moralité de l’histoire : appliquons les textes réglementaires, sans trop vouloir faire des faveurs qui se retournent contre le tourisme et contre la promotion du produit touristique marocain. Il est de règle, partout, d’avoir un passeport pour partir à l’étranger. Qu’on s’aligne sur la réglementation internationale une fois pour toute, pour mettre fin à une situation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, au soin des professionnels du tourisme et des partenaires internationaux. Il faut le signaler clairement avec une bonne communication et clore définitivement ce chapitre.
A bon entendeur, salut.

Visite à la source bleue de Tiznit

01/09/2015

La légende :

La ville de Tiznit tire son nom de Lalla Zninia.

Plusieurs versions existent pour la légende de l’origine de cette source.
La première :

Celle d’une ancienne pécheresse qui, repentie, devint une sainte  femme.
D’après cette légende, « Lalla Zninia » revenait du Nord  et s’est arrêtée épuisée en ce  lieu alors désertique. Elle déplora sa conduite passée avec tant de sincérité et  fit  preuve d’un  tel  repentir  que Dieu,  pour  lui manifester  son  pardon, fit  jaillir  à  ses  pieds une source.

et la seconde version :

Alors qu’il n’y avait là que désert et solitude, Lalla Zninia vint à passer.
Elle a soif car elle marche depuis longtemps, quand soudain, le lévrier sloughi qui l’accompagne, lape un peu d’eau sous la roche. Lalla Zninia découvre ainsi une fente d’eau, la creuse et la transforme en un point d’eau pérenne. L’oasis est né.


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Cette  résurgence  fut nommée « Aïn  El Kdim » (la vieille source) ou Aïn Zerka (la source bleue) par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire « Lalla Zninia« .


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Quelques photos de la Source bleue il y a plus d’un demi-siècle :

Avant les années 50

Avant les années 50

Années 50

Années 50

Et des photos plus récentes :

Entre les photos ci-dessus et les suivantes, la ville est arrivée et a englouti une bonne partie du bassin de la source !

2008

2008

2008

2008

2009

2009

2009

2009

La source bleue après la magnifique réhabilitation menée par Salima Naji :

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Le bassin a été réduit pour permettre aux habitants de s’asseoir aux abords. Une circulation de l’eau a été élaborée pour disposer d’un lieu de promenade.

Historique :

Tiznit est à l’origine. une oasis de source d’eaux de résurgences dans un terrain de tuf calcaire. Le bassin qui accueille cette nappe d’eau. Ain Aqdim (requalifié ici en 2015). a permis à l’origine, la fixation des Hommes, puis l’agriculture, à côté des habitats premiers fortifiés : en somme, le développement de la petite cité saharienne. L’eau permettait d’alimenter les demeures avant de la donner aux jardins. Avec le temps, l’habitat colonisant les jardins, des khetarras ont été creusées pour acheminer l’eau plus loin hors des murs des remparts la conduite souterraine est accompagnée sur le sol par des puits d aération qui servent aussi de points d’entretien. Lorsqu’au cours de l’histoire, l’eau a été captée en amont par d’autres bénéficiaires les Ahl Tiznit ont cherché d’autres moyens d’irriguer. Le développement de l’agglomération a été rendu possible par la mobilisation d’une source d’eau plus importante, au pied de l’Anti-Adas. en territoire Reggada. non sans de difficiles arbitrages. De nombreux puits ont aussi été édifiés pour compléter la gestion de l’oasis : de beaux puits à balancier typiques du monde saharien, nécessitant de l’espace et une main d’oeuvre abondante Des nombreux canaux traversaient, jusque dans les années 1970, le quartier fondateur autour de Ain Aqdim.

Les terres irriguées de Tiznit sont abritées par des palmiers mais ces derniers ne donnent pas de dattes du fait de la proximité de l’océan. Par contre, ils protègent les autres cultures notamment comme les oliviers, les arbres fruitiers. les céréales et les légumineuses.

Aujourd’hui, par écoulement gravitaire. les eaux sont redéployées par de longs canaux (désormais bétonnés) vers un bassin à partir duquel des répartiteurs divisent les eaux, de façon à les étaler pour que toutes les propriétés profitent de la manne hydnque : la palmeraie est doublée de divers autres approvisionnements en eau dont les eaux retraitées par la station d’épuration de la ville.

Le réaménagement a été fait également autour de la source bleue et donne un aspect très agréable à cet endroit :

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Salima Naji disait au moment de l’inauguration : Les longues soirées de Ramadan sont actuellement propices aux sorties familiales. La source historique de la médina de Tiznit est devenue désormais un lieu d’attraction. Alors que les enfants jouent, les femmes discutent et se détendent en contemplant la chute d’eau. Ne faut-il pas étendre l’espace public à destination de ceux qui en ont le plus besoin ? Le bruit de l’eau, les plantes sont autant d’éléments qui viennent féminiser le lieu. Ils permettent de rendre aux femmes la source de Lalla Zninia, fameuse fondatrice légendaire de la ville de Tiznit.

Renouvellement du parc des grands taxis : Volkswagen lance son Caddy Maxi Taxi sur le marché national

par Nadia Ouiddar – lematin.ma – 30/08/2015

La CAC propose des véhicules adaptés aux taxieurs, renforcés et équipés d'un coffre à bagage de 530L.

La CAC propose des véhicules adaptés aux taxieurs, renforcés et équipés d’un coffre à bagage de 530L.

Sur les 120 voitures disponibles en stock, 107 sont déjà commandés. La deuxième vague de véhicules plus spécialement équipés pour les taxis sera livrée fin octobre.

L’allemande Volkswagen propose depuis le 10 août son «Caddy» sur le marché de renouvellement des grands taxis. Sur les 120 voitures disponibles en stock, 107 sont déjà commandés à la date d’aujourd’hui, explique Youssef Touhami, directeur de la marque Volkswagen chez la Centrale automobile chérifienne (CAC). Pour se positionner sur le marché national, la marque mise sur son image connue et reconnue pour sa qualité de fabrication, sa robustesse et la longévité de ces moteurs ainsi que sa haute fiabilité. «Nous avons pris le temps de configurer notre VW Caddy Maxi Taxi pour répondre au mieux aux exigences des chauffeurs de taxi, affirme Youssef Touhami. En vue de l’exigence de cette profession et contrairement à la concurrence, nous avons adapté notre produit à son utilisation au Maroc». Avec une équipe d’ingénieurs allemands, les responsables de la marque

au Maroc ont fait plusieurs réunions avec les taximans et ont apporté des modifications à la source du produit : «Nous avons renforcé tout ce qui a une utilisation extrême à savoir les portières, la boite de vitesse, la suspension et à l’extérieur toutes les mesures ont été prises pour protéger les soubassements contre les débris.
À l’intérieur il n’y a ni sièges en tissus ni moquette, qui avec une utilisation intensive deviennent rapidement un nid de poussière et de microbes. Nous avons utilisé différents types de plastique extrêmement résistants. Les taximen peuvent nettoyer l’intérieur au Karcher tous les jours».

En termes de sécurité, le Caddy Maxi taxi dispose de l’ESP (Contrôle automatique de la trajectoire. Cette aide à la conduite est importante surtout sur les routes nationales et les routes sinueuses. Un autre atout dont se vante la marque allemande est «le plus grand empattement» qui lui permet d’avoir un coffre à bagage de 530L.
Malgré son retard à rentrer sur le marché des nouveaux grands taxis, la CAC dit proposer plusieurs atouts qui l’aideront à s’imposer sur le long terme sur ce segment. «On a tardé pour rentrer sur le marché parce qu’on connait la mentalité et les exigences des clients. Ces véhicules sont un outil de travail pour les chauffeurs de taxi qui n’accepteront jamais de les immobiliser pour une réparation due au manque de qualité», souligne Youssef Touhami. Pour multiplier ses avantages concurrentiels, la marque pourrait proposer dans l’avenir des sièges en configuration dite 2-2-3 permettant une meilleure accessibilité au troisième rang (3 places arrière). La deuxième vague de véhicules plus spécialement équipés pour les taxis sera livrée fin octobre.

En plus du produit, la Centrale automobile chérifienne a développé son service après-vente avec l’acquisition de plusieurs ateliers à Casablanca, Tanger, Marrakech et Agadir qui seront dédiés spécifiquement à l’entretien des taxis, d’autres villes suivront. «En plus de ces nouvelles acquisitions, nous avons fait une collaboration avec Shell dans 19 villes où nous ne sommes pas présents pour assurer l’entretien (vidange et changement de filtres) pour garder cette proximité avec les taximen», explique le directeur de la marque Volkswagen. Tous les atouts sont bons pour séduire les chauffeurs de taxi même si on annonce que ce marché ne laisse pas une grande marge de gain. Selon Youssef Touhami, le côté social est plus encourageant pour se lancer et rester sur ce segment. Ainsi, la marque de «la voiture du peuple» dit avoir fait plusieurs efforts pour s’offrir aux chauffeurs de taxi à partir de 98.000 DH, montant de la subvention (80.000 DH) inclus.

Anti-Atlas : L’oasis oubliée de Tiout

par Stéphanie JACOB – leconomiste.com – 28/08/2015

Une pépite du tourisme rural
Palmeraie, mausolée, tombeau, kasbah,… tant de raisons pour y venir
Seule ombre au tableau: une bien faible communication
A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

Les paysages filent et se ressemblent. La vie est comme suspendue. Jusqu’au terme de la route en direction de Tata, à une centaine de kilomètres d’Agadir, rien n’indique l’existence de la florissante palmeraie au pied de la ville de Tiout. Seul le bouche à oreille y amène le visiteur. Pourtant, le lieu ne manque pas d’atouts. Impeccable est le premier mot qui nous vient à l’esprit. Un village soigné, des ruelles où rien ne traîne, ni papier, ni poubelle oubliée. Le rond-point marque le début de la visite. Guides et âniers y attendent les touristes connaisseurs. Fidèle à son poste, dans son épicerie, qui fait également office de café et de restaurant, Hassan Adnane connaît tout de l’histoire de sa région. Ils sont dix guides officiels à se partager ce verdoyant gâteau. «Avant de nous constituer en association, nous étions sans cesse en conflit. A force d’interventions pour arbitrer nos désaccords, ce sont les gendarmes qui nous ont conseillé cette organisation pour un partage équitable des visites» avoue Hassan. Avec humour et passion, il dévoile les rudesses du passé, les bénéfices d’un présent organisé et les espoirs d’un avenir encore plus prometteur. «Il ne nous manque pas grand-chose dans notre vie ici, juste quelques panneaux routiers pour faire savoir que l’on existe». Alors que depuis les années 60, on voit débarquer ici des Français, des Américains, puis les Allemands, les Belges et les Anglais, aujourd’hui la part importante du tourisme appartient aux Marocains. «Cette année 2015 marque un franc changement de fréquentation» constate notre guide.
•  Une promenade «exotique»
Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Ce n’est pas pour l’immensité de la palmeraie, peu étendue, mais pour une touche d’aventure que la visite peut se faire à dos de mulet. Au pied du mausolée, où les femmes se retrouvent chaque année pour partager le couscous, touristes, guides et âniers prennent la route. Des terrains fertiles, des palmiers dattiers en pleine forme, des jardins irrigués rythment le paysage. Une pause thé s’impose alors. Sous l’immense toit naturel formé par les glycines, où coule l’eau de source à l’origine de cette nature luxuriante, cette étape fraîcheur participe aux joies de la promenade. Tout près, cernée par la montagne, la réserve d’eau, qui assure une distribution équitable entre les terres cultivées, est un enchantement. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains et plongeons. Le fameux «calme et volupté» prend ici tout son sens. Il est alors temps de reprendre la route pour aboutir au pied de la kasbah, l’autre phénomène régional. Pourtant en ruine, elle n’a rien perdu de sa splendeur. Surplombant la palmeraie, son architecture en terre joue avec les couleurs et les reflets du soleil. Un spectacle à elle seule, qui offre un panorama unique sur toute la vallée.

•  Les plus célèbres des visiteurs
Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

«Un jour, nous avons vu arriver toute l’équipe et tout le matériel nécessaires au tournage d’un film américain. Alors que la transaction avait été négociée en amont avec la production, notre gouverneur de l’époque a fait volte-face, contraignant tout ce contingent à replier bagage pour Ouarzazate». Pour Hassan, ce rendez-vous raté a freiné les élans d’un 7ème art toujours à la recherche des plus beaux paysages de cinéma. Quelques films y ont malgré tout été tournés. C’est ainsi que dans les années 50, Fernandel est venu à Tiout pour l’un de ses rôles phares dans «Ali Baba et les 40 voleurs», et 10 ans après, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier réunis sur l’affiche de «Cent mille dollars au soleil». Bien plus tard, en 2001, Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin y prennent leur quartier pour le tournage du film «Le Boulet». Ce sont là plusieurs générations de l’élite du cinéma français. On y vient encore aujourd’hui pour des téléfilms, des publicités et des shooting de mode. Mais là encore, sans communication efficace, ce fort potentiel de développement de la région reste inexploité.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

•  Les filières d’une économie solidaire

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Ils sont 3.800 à habiter la ville de Tiout, partagée en 7 douars. On y vit d’élevage et d’agriculture. L’orge, le blé et les fèves en hiver, mais surtout les olives et les dattes sont en tête des richesses de la région.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Sur ces terres, transmises de père en fils, certains optent pour les troupeaux de chèvres, de dromadaires ou de vaches laitières, d’autres, pour un incontournable : l ’argane. Une manne pour l’unique coopérative de femmes, soutenue par son célèbre client, la maison L’Oréal. La marque écoule en effet une bonne partie de la production d’huile cosmétique dans le cadre de son programme d’achats solidaires.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Les années fastes seulement, on se rassemble pour le moussem, alors qu’un autre rendez-vous communautaire est quant à lui régulier, celui des juifs venus du monde entier en pèlerinage sur le tombeau du rabbin Shalom Ben Zaken. Un retour dans le passé pour cette ville, qui avait, comme tant d’autres au Maroc, son Mellah et son commerce d’argent et de bijoux, aujourd’hui disparus.

Quelques photos personnelles prises à Tiout

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

L'entrée de Tiout

L’entrée de Tiout

L’eau, la richesse principale de Tiout

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Image04Les champs étaient irrigués par ces séguias, le temps attribué à chacun des lots de terre était mesuré par une horloge à eau, la clepsydre.

Il subsiste encore un moulin à eau dans l’oasis, pour moudre la farine :

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une ancienne roue à aubes pour faire tourner le moulin :Image02

la végétation est luxuriante avec cette eau :

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Une autre richesse de Tiout : les ânes utilisés pour le transport et pour les promenades des touristes :

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Le paysage autour de l’oasis :

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Agadir / Tourisme : Carton plein pour Lunja village

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/08/2015

Le nombre de nuitées en augmentation
Une bonne alternative pour les familles
Lunja village connaît un véritable rush durant la saison estivale. Depuis la fin du Ramadan, l’engouement est allé crescendo, les estivants ayant pris d’assaut la station qui remporte tous les suffrages.

Lunja village connaît un véritable rush durant la saison estivale. Depuis la fin du Ramadan, l’engouement est allé crescendo, les estivants ayant pris d’assaut la station qui remporte tous les suffrages.

Promesses tenues pour Lunja village ! Depuis la fin du Ramadan, l’engouement est allé crescendo, les estivants ayant pris d’assaut cette station et ses 500 unités de plus de 2000 lits. Les chiffres en attestent. En effet, le nombre de nuitées pour le mois de juillet est de 12.811 nuitées contre 1030 pour la même période en 2014. Le mois en cours connait le même rush avec plus de 35.000 nuitées contre 31.120 en août 2014. Quelle est donc la formule qui fait que ça marche ici plus qu’ailleurs? En fait, cette station du plan Biladi est dédiée au tourisme interne. Les familles marocaines y trouvent leur compte puisque les prix sont très compétitifs. En effet, les chalets et appartements, conçus pour quatre personnes, sont cédés à respectivement 500 DH et 400 DH la nuitée. Et ce sont des prix fixes à longueur d’année. «Nous sommes contents d’avoir réussi à réserver notre séjour sur ce site entre mer et montagne, ça nous change des hôtels et du locatif informel dont les prix sont plus chers», s’enthousiasme ce père de famille. Il est vrai que 80% des réservations pour la saison estivale ont été bouclées dès le 15 du mois de mai dernier, confirme Abdeljabbar Chahdan, Directeur commercial et marketing. Ainsi, cette offre de moyen de gamme à supérieure fait des heureux qui se bousculent pour profiter de leurs séjours. Pour exemple, samedi dernier a vu ainsi défiler un arrivage de 500 familles, des nationaux à 100%.

Pour rappel, Lunja village qui a nécessité une enveloppe budgétaire de 800 millions DH, s’étend  sur 38,5  hectares. Il se trouve à 30 kilomètres d’Agadir sur la route d’Essaouira, tout près d’Imi Ouaddar. C’est la société Continental Bay Hotels&Resorts Management la gestion de la station pour le compte de la Compagnie générale immobilière (CGI).
Animation
Côté animation et services, le site dispose de 6 piscines et d’une plage privée. L’ouverture prochaine d’un Cheringito «Lunja village» et d’un aqua parc est aussi prévue. Au programme aussi, un téléphérique pour déposer les touristes directement du site vers la plage. Mais ce projet est tributaire des autorisations, qu’il n’a pas encore reçues. Par ailleurs, 5 terrains de sport et un Kid’s Club sont disponibles. Mais aussi, d’une aire de camping caravaning 1ère catégorie pour 240 emplacements. Et une autre de 2ème catégorie pour 450 emplacements.
Des espaces sont prévus également pour les congrès, conférences et réceptions privées, pour une capacité globale de 700 convives. Notamment, une salle de réunions plénières de 300 m2 et deux salles de sous-commissions de 120 m2 chacune.

TOURISME : UN MOIS DE JUILLET EXCEPTIONNEL POUR AGADIR!

Par Abdelkrim Sall – le360.ma – 25/08/2015

La destination enregistre une hausse de 28 % sur les arrivées internationales. L’aérien et la promotion de la destination auprès de la clientèle française expliquent grandement cette performance.

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Les professionnels du secteur touristique d’Agadir retrouvent le sourire. En effet, le mois de juillet a été globalement bon en termes d’arrivées, et ce malgré la concurrence des autres destinations. Selon le quotidien l’Economiste, qui se base sur les informations fournies par l’ONMT, Agadir a affiché une nette remontée de pente avec une croissance de 28 % des flux de touristes internationaux à fin juillet.

Ces arrivées ont été essentiellement le fait des touristes français avec un flux en hausse de 29%. Une forte progression qui s’expliquerait, d’une part, par la croissance de la capacité aérienne avec l’ouverture de 4 nouvelles liaisons hebdomadaires sur la ligne Paris-Agadir et 2 nouveaux vols hebdomadaires Toulouse-Agadir et, d’autre part, par l’impact des actions de communication et promotion au niveau de l’Hexagone. A ce titre, le quotidien rappelle le programme «Bladi F’Bali» destiné à promouvoir et faciliter le tourisme des MRE au Maroc.

La hausse des arrivées, durant cette période, devrait sauver ou au mois atténuer la contre-performance enregistrée par la destination durant les premiers mois de l’année en cours. A fin juin 2015, comparativement à la même période de l’année dernière, la seconde destination touristique du pays affichait un recul de 15,6 % en termes d’arrivées.

La hausse des arrivées en juillet devrait également impacter positivement les nuitées dans les établissements d’hébergement classés. En attendant les chiffres du mois de juillet, en juin 2015, la situation était globalement catastrophique au niveau des différentes destinations du Royaume avec -39 % à Tanger, -29 % à Rabat, -27 % à Agadir et -27 % à Casablanca et Marrakech.

Reste que l’embellie du mois de juillet ne semble pas avoir impacter positivement les recettes touristiques. Celles-ci ont en effet reculé, en juillet, de 3% à 30,3 milliards de dirhams.

SOUSS / TOURISME RESPONSABLE : ATLAS KASBAH SE DISTINGUE

Fatiha Nakhli par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 24/08/2015

Il est proposé «meilleur hôtel pour la valorisation locale»
Remise des trophées le 4 novembre prochain à Londres lors du WTM

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L’Ecolodge Atlas Kasbah promet. Il a été sélectionné dans la catégorie «meilleur hôtel pour la valorisation locale». Il va donc porter les valeurs du Maroc lors des trophées internationaux du tourisme responsable 2015: «World Responsible Tourism Award». La cérémonie de remise des trophées est prévue à Londres le 4 novembre prochain, lors de la journée internationale du tourisme responsable. Date qui coïncide avec la tenue du plus grand rendez-vous du tourisme au monde, à savoir le «World Travel Market» qui réunit chaque année plus de 50.000 opérateurs du secteur. «Nous sommes heureux que le jury ait soutenu notre vision du tourisme responsable et la destination Maroc de manière générale», déclare Hassan Aboutayeb, propriétaire de l’Ecolodge Atlas Kasbah et Président du Réseau de tourisme responsable (RDTR). Il faut préciser que cette année, près de 600 candidatures de par le monde ont été reçues et sélectionnées minutieusement par un jury composé d’une trentaine d’experts mondiaux. Notamment, des universitaires, professionnels, consultants et journalistes spécialisés. Trois entreprises du Sud marocain, toutes membres du RDTR, avaient été sélectionnées comme demi-finalistes. Il s’agit de Dar Daïf, Bab el Oued et Atlas Kasbah. «Le fait que 3 structures marocaines soient demi-finalistes montre que les orientations de la vision 2020 notamment les enjeux de durabilité sont portées au niveau local par une dynamique d’acteurs entreprenants qui contribue à donner une plus grande visibilité à la Destination Maroc», avait déclaré Nada Roudies, SG au ministère de Tourisme et Présidente du Partenariat mondial du tourisme durable de 2013 à 2015, lors d’une rencontre en juin dernier à Marrakech.
Un nouveau processus de sélection encore plus approfondi a par la suite eu lieu afin d’identifier les «entreprises phares du tourisme responsable» dans le monde. Enfin, le 5 août dernier, la liste des 36 entreprises touristiques finalistes a été publiée avec des noms aussi prestigieux que la multinationale TUI. La liste comprend 3 finalistes pour chacune des 12 catégories que comptent les trophées. D’après le président de jury, le professeur Harold Goodwin, 2015 a vu défiler les meilleurs dossiers de candidature depuis la création des Trophées en 2004, et les attentes du jury sont élevées. Les organisations doivent en effet se soumettre à un processus de sélection rigoureux qui met en avant l’impact de leur travail plutôt que leurs bonnes intentions.

Carte-visite

L’Ecolodge Atlas Kasbah, créé en 2009, se trouve à quelques kilomètres d’Agadir, sur les contreforts du Haut Atlas occidental et au cœur de la Réserve de Biosphère de l’arganeraie. En plus de l’hébergement et de la restauration, les prestations offertes vont des randonnées, excursions… aux journées découvertes: apiculture, artisanat ou encore gastronomie. Familles et groupes peuvent de même bénéficier de cours de poterie, tadelakt, cuisine… dans un cadre respectueux de l’environnement et mettant en valeur le patrimoine et les communautés locales. C’est ainsi que l’Ecolodge Atlas Kasbah a déjà été nominé parmi 6 projets au monde par le Réseau international de tourisme responsable de l’ITB de Berlin en 2011. Il a aussi obtenu plusieurs récompenses et écolabels comme la Clef Verte, l’ALM Ecology
Trophy en 2010. Et le Trophée National de tourisme responsable du ministère du Tourisme en 2009.

Mseguina aura sa route écotouristique

Fatiha Nakhli Par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com – 19/08/2015

Un circuit de 33 km sur 3 jours

Créer une route écotouristique sur 33 km. C’est le projet porté par ‘Association Ibn Al Baytar (AIB) et ses partenaires pour développer le tourisme rural dans la forêt de Mseguina et en faire une activité génératrice de revenus pour la population locale. Et ce, dans le cadre du Pays d’accueil touristique (PAT) d’Agadir Ida-Outanane. «Le produit que nous sommes en train de

Imane Chafchaouni-Bussy

Imane Chafchaouni-Bussy

développer consiste en un circuit touristique de 3 jours qui permettra aux touristes de découvrir la richesse de la région et son histoire», explique Imane Chefchaouni-Bussy, coordinatrice du projet. En effet, cet arrière-pays se distingue par son patrimoine naturel et culturel, entre autres, ses cascades, ses grottes…Et aussi ses Ourtens ou potagers traditionnels et ses tombeaux Saadiens. Il faut noter que ce projet novateur dans cette région permettra de mettre en avant la vannerie, un savoir-faire artisanal local. Ce sera aussi une opportunité pour promouvoir et valoriser les produits du terroir qui foisonnent à Mseguina tels que les plantes aromatiques et médicinales (PAM), l’argan, le miel… De plus, l’optique est aussi de limiter l’exode rural.
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La mosquée Agard construite par les Al Mourabitine et rénovée par les Saadiens. La région comprend aussi le cimetière des Saadiens où sont enterrés les soldats morts lors des batailles contre les Portugais pour la libération d’Agadir

Pour les porteurs du projet, ce circuit écotouristique de 33 km pourrait démarrer du village de Tighanimine, avec une visite de la coopérative d’huile d’argan du village. Ensuite, cap sur le Nord-Est, en suivant le chemin des caravanes, pour se diriger vers Askouti. Et ce, en passant par Ait Alla, lieu de production de vannerie, par le mausolée Sidi Lahcen, Agard où se trouve la mosquée des Mourabitines et les tombeaux des Saadiens, et Aglagal où se niche la Kalaâ des Saadiens, point de départ des campagnes d’attaques contre les Portugais. Puis, découverte de Imin-Tagzout, qui est une gorge et source d’eau; et des Ourtens, des potagers traditionnels poussant tout au long de l’oued. Soit, un premier trajet d’environ 15 km. Le circuit continue ensuite sur près de 18 km depuis Aglagal, sur les pas des soldats saadiens, vers Anou-N-Feg, en passant par Sattour, Amtedi, Iggui El Mahal, Tiguemmi-Lsmigane, Dousderm… Des douars permettent de voir d’une part, la route des caravanes le long de l’oued ; et de l’autre, la baie d’Agadir, lieu de nombreuses anciennes batailles. Soit, en tout pour les deux trajets confondus, un circuit de près de 33 km.
Pour rappel, le projet de la route écotouristique de la forêt de Mseguina est une initiative de l’Association Ibn Baytar, avec l’appui du Programme GIZ – ACCN (Adaptation au changement climatique et valorisation de la biodiversité et mise en œuvre du protocole de Nagoya). Ainsi que d’autres acteurs concernés par le projet, notamment, l’Agence nationale de développement des routes oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), le Réseau de tourisme rural (RDTR), la Direction régionale des eaux et forêts et lutte contre la désertification (DREFLCD), la Direction régionale du tourisme.

Actions réalisées

A Mseguina, beaucoup d’actions ont été réalisées depuis 2005 par l’Association Ibn Al Baytar et ses partenaires. Entre autres, la création de coopératives de concassage et d’un centre d’extraction d’huile d’argan, l’alphabétisation de près de 300 femmes, l’accompagnement de la coopérative Tighanimine par la formation, le développement et la commercialisation de ses produits. L’Association des ayants droit de la forêt de Mseguina (ADM), a de même été créée. Un diagnostic de l’état de l’environnement du territoire des 13 Douars de la commune rurale Drarga, concernée par le projet de la route écotouristique Mseguina a été réalisé en une démarche participative, impliquant tous les partenaires et les habitants locaux.

Situation

mesguina_carte_091Mseguina ou Imsguine se situe dans la province d’Agadir, sur la rive nord de l’Oued Souss. Ses douars se nichent sur la plaine et la montagne, entre l’oued Souss et la localité Ksima au sud, l’océan Atlantique à l’ouest, la région Idaoutanane au nord, et Houra et Ida Aouziki à l’est. Il faut noter que la région de Mseguina est la porte d’entrée du Souss et le trajet de toutes les caravanes commerciales depuis l’antiquité permettant ainsi l’accès à l’Afrique subsaharienne et à ses richesses. Cette région stratégique s’est distinguée par son important rôle économique et politique. En effet, tous les Douars le long de l’oued ont été des Borjs pour la protection des caravanes et la surveillance de cette route. La région a été également le théâtre de la résistance des Saadiens face aux portugais. Ainsi, les casernes de soldats étaient situées dans les montagnes et l’armée traversait les cols des montagnes pour mener les batailles sur la plaine à Founty.

Tribu Mesguina

Tribu Mesguina

Deux mois bien occupés !

Nous sommes allés en France en juin en voiture, avec traversée de l’Espagne pour passer un mois chez nous à Bayonne. Au début des vacances scolaires, nous avons été chercher deux de nos petits-enfants dans la région parisienne pour revenir passer quelques jours à Bayonne et revenir à Agadir en retraversant l’Espagne :

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Avant et après l’arrivée de leurs parents début août, nos petits-enfants Camille et Maxence ont pu profiter de toutes les animations qu’on peut trouver à Agadir :

La plage, bien-sûr, à Agadir et Aghroud

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Crocoparc

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Accrobranche

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Karting

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Xtrem Park, activités dans l’enceinte du Karting

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Visite au Riad de l’Olivier où nous avons retrouvé les adorables Mehdi et Camille mais où Fairouz et Marc nous manquent !

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Et on les a régalés en leur faisant préparer toutes sortes de tajines, couscous, mechoui…

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Ils ont tous repris l’avion hier matin et la maison est bien vide !!!

La redynamisation de Talborjt

photoBajalat Par Mohamed Bajalat – 18-08-2015

Oui, pour redynamiser Talbordjt et recréer un pôle / espace d’animation humaine et commerciale à Agadir,
MAIS, nous exigeons que ce projet soit :
1) achevé dans ses composantes directes et annexes, selon la conception primaire validée par le conseil communal.
2) maîtrisé dans son exploitation par les citoyens, les commerçants résidants et les visiteurs. ( une utilisation sous surveillance des agents de sécurité privée).
3) ouvrir des espaces environnants pour permettre le stationnement de proximité.
4) mise à niveau des ruelles et des placettes avoisinantes de rue Allal b.Abdallah.
5) Supprimer les pollutions visuelles, olfactives et sonores de cet ensemble ré-aménagé.
6) équiper cet ensemble d’une nouvelle signalétique adaptée de circulations piétonne et automobile.
7) Inciter et accompagner les commerçants à revaloriser leurs devanture et améliorer les designs de leurs produits.
8) Interdire les vendeurs ambulants.
9) Inciter les habitants à faire un effort d’esthétique de leurs habitations.
10) organiser des activités périodiques d’animation.

2015 - 1

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