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Comment aller au grenier d’Inoumar?

Plusieurs personnes m’ont demandé de leur indiquer avec précision le trajet à suivre pour aller au grenier d’Inoumar qui n’est malheureusement, pas indiqué sur la route.

Au départ d’Agadir, il faut prendre, après les Aït Melloul, la direction de Tafraout, en prenant la route qui passe par El Klea et Biougra.

Cliquez sur les cartes pour les agrandir

Agadir – Aït MelloulPresse-papiers-1

Aït Melloul – Biougra

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14 km après Biougra, vous arrivez à Imi M’Korn (ou Imi Mqourn, c’est kif kif) et là, vous prenez la route à gauche qui indique Ouled Teïma que vous suivez sur environ 7,800 km

Biougra – Imi M’Korn

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Après ces 7,800 km, vous prenez, après le village de Tagounite, la route à droite (goudronnée)

Imi M’Korn – Tagounite – Tassila :

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Vous suivez cette route sur 6,500 km et là, vous prenez la piste sur votre droite :

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Vous continuez sur cette piste sur 4,600 km et vous garez la voiture : il faut continuer à pied !Presse-papiers-6

Le grenier est à 400 m à vol d’oiseau et à environ 1 km en suivant le chemin qui y mène :

Presse-papiers-7

Bonne découverte de cet Agadir, le plus grand de l’Anti-Atlas occidental.

Ce qu’il faut découvrir dans la région d’Agadir

Le CRT d’Agadir a diffusé le document ci-dessous qui indique les lieux incontournables de la région qu’il faut absolument visiter.

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Anti-Atlas : L’oasis oubliée de Tiout

par Stéphanie JACOB – leconomiste.com – 28/08/2015

Une pépite du tourisme rural
Palmeraie, mausolée, tombeau, kasbah,… tant de raisons pour y venir
Seule ombre au tableau: une bien faible communication
A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

A une petite centaine de kilomètres d’Agadir, sur la route de Tata, la ville de Tiout abrite une luxuriante palmeraie, source de profits pour les habitants.

Les paysages filent et se ressemblent. La vie est comme suspendue. Jusqu’au terme de la route en direction de Tata, à une centaine de kilomètres d’Agadir, rien n’indique l’existence de la florissante palmeraie au pied de la ville de Tiout. Seul le bouche à oreille y amène le visiteur. Pourtant, le lieu ne manque pas d’atouts. Impeccable est le premier mot qui nous vient à l’esprit. Un village soigné, des ruelles où rien ne traîne, ni papier, ni poubelle oubliée. Le rond-point marque le début de la visite. Guides et âniers y attendent les touristes connaisseurs. Fidèle à son poste, dans son épicerie, qui fait également office de café et de restaurant, Hassan Adnane connaît tout de l’histoire de sa région. Ils sont dix guides officiels à se partager ce verdoyant gâteau. «Avant de nous constituer en association, nous étions sans cesse en conflit. A force d’interventions pour arbitrer nos désaccords, ce sont les gendarmes qui nous ont conseillé cette organisation pour un partage équitable des visites» avoue Hassan. Avec humour et passion, il dévoile les rudesses du passé, les bénéfices d’un présent organisé et les espoirs d’un avenir encore plus prometteur. «Il ne nous manque pas grand-chose dans notre vie ici, juste quelques panneaux routiers pour faire savoir que l’on existe». Alors que depuis les années 60, on voit débarquer ici des Français, des Américains, puis les Allemands, les Belges et les Anglais, aujourd’hui la part importante du tourisme appartient aux Marocains. «Cette année 2015 marque un franc changement de fréquentation» constate notre guide.
•  Une promenade «exotique»
Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Hassan Adnane est l’un des 10 guides de la ville. Aux côtés des âniers, tous se partagent, grâce à leur association, les retombées économiques de cette balade touristique.

Ce n’est pas pour l’immensité de la palmeraie, peu étendue, mais pour une touche d’aventure que la visite peut se faire à dos de mulet. Au pied du mausolée, où les femmes se retrouvent chaque année pour partager le couscous, touristes, guides et âniers prennent la route. Des terrains fertiles, des palmiers dattiers en pleine forme, des jardins irrigués rythment le paysage. Une pause thé s’impose alors. Sous l’immense toit naturel formé par les glycines, où coule l’eau de source à l’origine de cette nature luxuriante, cette étape fraîcheur participe aux joies de la promenade. Tout près, cernée par la montagne, la réserve d’eau, qui assure une distribution équitable entre les terres cultivées, est un enchantement. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains et plongeons. Le fameux «calme et volupté» prend ici tout son sens. Il est alors temps de reprendre la route pour aboutir au pied de la kasbah, l’autre phénomène régional. Pourtant en ruine, elle n’a rien perdu de sa splendeur. Surplombant la palmeraie, son architecture en terre joue avec les couleurs et les reflets du soleil. Un spectacle à elle seule, qui offre un panorama unique sur toute la vallée.

•  Les plus célèbres des visiteurs
Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

Surplombant toute la vallée, la kasbah de Tiout est le point de départ de toute visite. Des ruines adossées à un restaurant, c’est ici le meilleur point de vue pour les photos souvenirs.

«Un jour, nous avons vu arriver toute l’équipe et tout le matériel nécessaires au tournage d’un film américain. Alors que la transaction avait été négociée en amont avec la production, notre gouverneur de l’époque a fait volte-face, contraignant tout ce contingent à replier bagage pour Ouarzazate». Pour Hassan, ce rendez-vous raté a freiné les élans d’un 7ème art toujours à la recherche des plus beaux paysages de cinéma. Quelques films y ont malgré tout été tournés. C’est ainsi que dans les années 50, Fernandel est venu à Tiout pour l’un de ses rôles phares dans «Ali Baba et les 40 voleurs», et 10 ans après, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier réunis sur l’affiche de «Cent mille dollars au soleil». Bien plus tard, en 2001, Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin y prennent leur quartier pour le tournage du film «Le Boulet». Ce sont là plusieurs générations de l’élite du cinéma français. On y vient encore aujourd’hui pour des téléfilms, des publicités et des shooting de mode. Mais là encore, sans communication efficace, ce fort potentiel de développement de la région reste inexploité.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

Les 3.800 habitants de la ville de Tiout, partagée en 7 douars, vivent de l’élevage et de l’agriculture, mais aussi de la commercialisation de l’huile d’argan et d’olive et du tourisme.

•  Les filières d’une économie solidaire

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Cette palmeraie, peu étendue, se visite à pied ou, pour plus d’exotisme, à dos de mulet. Une promenade au gré des terrains fertiles, des vigoureux palmiers dattiers et des jardins irrigués.

Ils sont 3.800 à habiter la ville de Tiout, partagée en 7 douars. On y vit d’élevage et d’agriculture. L’orge, le blé et les fèves en hiver, mais surtout les olives et les dattes sont en tête des richesses de la région.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Au coeur de la palmeraie, les deux bassins de la réserve d’eau assurent une répartition équitable entre les propriétaires des terres cultivées. Quand la chaleur se fait trop forte, les habitants s’y retrouvent pour de salvateurs bains d’eau de source.

Sur ces terres, transmises de père en fils, certains optent pour les troupeaux de chèvres, de dromadaires ou de vaches laitières, d’autres, pour un incontournable : l ’argane. Une manne pour l’unique coopérative de femmes, soutenue par son célèbre client, la maison L’Oréal. La marque écoule en effet une bonne partie de la production d’huile cosmétique dans le cadre de son programme d’achats solidaires.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Chaque année, les femmes de Tiout se retrouvent dans le mausolée pour partager le couscous avec les plus démunis.

Les années fastes seulement, on se rassemble pour le moussem, alors qu’un autre rendez-vous communautaire est quant à lui régulier, celui des juifs venus du monde entier en pèlerinage sur le tombeau du rabbin Shalom Ben Zaken. Un retour dans le passé pour cette ville, qui avait, comme tant d’autres au Maroc, son Mellah et son commerce d’argent et de bijoux, aujourd’hui disparus.

Quelques photos personnelles prises à Tiout

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

L'entrée de Tiout

L’entrée de Tiout

L’eau, la richesse principale de Tiout

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Image04Les champs étaient irrigués par ces séguias, le temps attribué à chacun des lots de terre était mesuré par une horloge à eau, la clepsydre.

Il subsiste encore un moulin à eau dans l’oasis, pour moudre la farine :

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une ancienne roue à aubes pour faire tourner le moulin :Image02

la végétation est luxuriante avec cette eau :

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Une autre richesse de Tiout : les ânes utilisés pour le transport et pour les promenades des touristes :

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Le paysage autour de l’oasis :

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Mseguina aura sa route écotouristique

Fatiha Nakhli Par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com – 19/08/2015

Un circuit de 33 km sur 3 jours

Créer une route écotouristique sur 33 km. C’est le projet porté par ‘Association Ibn Al Baytar (AIB) et ses partenaires pour développer le tourisme rural dans la forêt de Mseguina et en faire une activité génératrice de revenus pour la population locale. Et ce, dans le cadre du Pays d’accueil touristique (PAT) d’Agadir Ida-Outanane. «Le produit que nous sommes en train de

Imane Chafchaouni-Bussy

Imane Chafchaouni-Bussy

développer consiste en un circuit touristique de 3 jours qui permettra aux touristes de découvrir la richesse de la région et son histoire», explique Imane Chefchaouni-Bussy, coordinatrice du projet. En effet, cet arrière-pays se distingue par son patrimoine naturel et culturel, entre autres, ses cascades, ses grottes…Et aussi ses Ourtens ou potagers traditionnels et ses tombeaux Saadiens. Il faut noter que ce projet novateur dans cette région permettra de mettre en avant la vannerie, un savoir-faire artisanal local. Ce sera aussi une opportunité pour promouvoir et valoriser les produits du terroir qui foisonnent à Mseguina tels que les plantes aromatiques et médicinales (PAM), l’argan, le miel… De plus, l’optique est aussi de limiter l’exode rural.
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La mosquée Agard construite par les Al Mourabitine et rénovée par les Saadiens. La région comprend aussi le cimetière des Saadiens où sont enterrés les soldats morts lors des batailles contre les Portugais pour la libération d’Agadir

Pour les porteurs du projet, ce circuit écotouristique de 33 km pourrait démarrer du village de Tighanimine, avec une visite de la coopérative d’huile d’argan du village. Ensuite, cap sur le Nord-Est, en suivant le chemin des caravanes, pour se diriger vers Askouti. Et ce, en passant par Ait Alla, lieu de production de vannerie, par le mausolée Sidi Lahcen, Agard où se trouve la mosquée des Mourabitines et les tombeaux des Saadiens, et Aglagal où se niche la Kalaâ des Saadiens, point de départ des campagnes d’attaques contre les Portugais. Puis, découverte de Imin-Tagzout, qui est une gorge et source d’eau; et des Ourtens, des potagers traditionnels poussant tout au long de l’oued. Soit, un premier trajet d’environ 15 km. Le circuit continue ensuite sur près de 18 km depuis Aglagal, sur les pas des soldats saadiens, vers Anou-N-Feg, en passant par Sattour, Amtedi, Iggui El Mahal, Tiguemmi-Lsmigane, Dousderm… Des douars permettent de voir d’une part, la route des caravanes le long de l’oued ; et de l’autre, la baie d’Agadir, lieu de nombreuses anciennes batailles. Soit, en tout pour les deux trajets confondus, un circuit de près de 33 km.
Pour rappel, le projet de la route écotouristique de la forêt de Mseguina est une initiative de l’Association Ibn Baytar, avec l’appui du Programme GIZ – ACCN (Adaptation au changement climatique et valorisation de la biodiversité et mise en œuvre du protocole de Nagoya). Ainsi que d’autres acteurs concernés par le projet, notamment, l’Agence nationale de développement des routes oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), le Réseau de tourisme rural (RDTR), la Direction régionale des eaux et forêts et lutte contre la désertification (DREFLCD), la Direction régionale du tourisme.

Actions réalisées

A Mseguina, beaucoup d’actions ont été réalisées depuis 2005 par l’Association Ibn Al Baytar et ses partenaires. Entre autres, la création de coopératives de concassage et d’un centre d’extraction d’huile d’argan, l’alphabétisation de près de 300 femmes, l’accompagnement de la coopérative Tighanimine par la formation, le développement et la commercialisation de ses produits. L’Association des ayants droit de la forêt de Mseguina (ADM), a de même été créée. Un diagnostic de l’état de l’environnement du territoire des 13 Douars de la commune rurale Drarga, concernée par le projet de la route écotouristique Mseguina a été réalisé en une démarche participative, impliquant tous les partenaires et les habitants locaux.

Situation

mesguina_carte_091Mseguina ou Imsguine se situe dans la province d’Agadir, sur la rive nord de l’Oued Souss. Ses douars se nichent sur la plaine et la montagne, entre l’oued Souss et la localité Ksima au sud, l’océan Atlantique à l’ouest, la région Idaoutanane au nord, et Houra et Ida Aouziki à l’est. Il faut noter que la région de Mseguina est la porte d’entrée du Souss et le trajet de toutes les caravanes commerciales depuis l’antiquité permettant ainsi l’accès à l’Afrique subsaharienne et à ses richesses. Cette région stratégique s’est distinguée par son important rôle économique et politique. En effet, tous les Douars le long de l’oued ont été des Borjs pour la protection des caravanes et la surveillance de cette route. La région a été également le théâtre de la résistance des Saadiens face aux portugais. Ainsi, les casernes de soldats étaient situées dans les montagnes et l’armée traversait les cols des montagnes pour mener les batailles sur la plaine à Founty.

Tribu Mesguina

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