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La gestion des villes touristiques par le PJD n’inquiète pas les professionnels

par Samir el Ouardighi – media24.com – 30/09/2015

Depuis quelques semaines, les plus grandes villes touristiques du Royaume sont dirigées par des maires PJD. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le conservatisme de ce parti ne suscite ni inquiétude ni méfiance chez les professionnels du tourisme. 

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Marrakech, Agadir, Casablanca, Tanger et Fès sont désormais administrés par des maires issus du parti de la lampe. Pour certains, la victoire de ce parti conservateur laisse augurer des jours sombres pour le secteur du tourisme qui veut s’inscrire dans son époque pour se développer.

Interrogés par notre rédaction, des professionnels des villes touristiques de Marrakech, d’Agadir et de Casablanca démentent formellement ce qu’ils appellent des rumeurs dénuées de tout fondement.

Marrakech, la locomotive nationale du tourisme

Chargé de communication au CRT de la ville ocre, Abdellatif Abouricha déclare que le tourisme est un secteur qui échappe complètement aux batailles idéologiques des partis.

«Nous n’aurons jamais de problèmes dans notre ville qui est la locomotive du tourisme national. Si nous devions appliquer des prescriptions religieuses à ce secteur, nous devrions fermer tous les hôtels et les bars servant de l’alcool aussi bien aux touristes étrangers que nationaux. Je vous laisse imaginer le manque à gagner pour le Maroc».

Rassurant, il poursuit que la nouvelle équipe municipale avec le maire Mohamed Larbi Belcaid à sa tête n’a d’autre choix que de s’inscrire dans la dynamique de développement de ce secteur dans le cadre de la loi.

A l’appui de sa thèse, il cite Younes Benslimane, vice-président du CRT de Marrakech tout juste élu 1er vice-maire sous les couleurs du PJD en poursuivant que cet édile est propriétaire de deux hôtels et de plusieurs cafés et restaurants.

Agadir, première destination balnéaire du Maroc

Youssef Maoun, directeur général du CRT d’Agadir, qui n’ignore pas l’importance économique de la première destination balnéaire du Maroc se veut tout aussi optimiste que son collègue de Marrakech.

«Le nouveau maire est un homme ouvert à la discussion qui a tenu au lendemain de son élection à recevoir en premier lieu les membres de notre CRT. A priori, nous n’avons aucune crainte pour l’avenir car notre réunion a été très positive. Un autre rendez-vous est programmé pour le 14 octobre prochain afin de définir les priorités touristiques de l’équipe municipale».

Le directeur du CRT pense qu’il n’y aura pas de gros changements stratégiques car avant d’être élu maire de la ville, Salah Mellouki faisait déjà partie du bureau de son prédécesseur Tarik Kabbage.

«Même si sa vision peut être différente, il y aura une continuité car dans le passé, il ne s’est jamais distingué par des positions hostiles au tourisme».

Casablanca, capitale du tourisme d’affaires

Saïd Mouhid, directeur général du CRT de la capitale économique, se félicite d’abord du processus démocratique qui a abouti à l’élection des nouveaux édiles du conseil municipal de Casablanca et à celle du maire PJD Abdelaziz El Omari.

Il poursuit que le CRT casablancais a de grandes ambitions pour la troisième destination touristique du pays et première destination du tourisme d’affaires, de croisières et de shopping.

«Le développement du tourisme à Casablanca mais aussi dans sa région est un choix stratégique, inéluctable et de raison, tant la transversalité de ce secteur est génératrice de progrès économique et social et donc de créations d’emplois, notamment pour les jeunes».

Saïd Mouhid affirme que les nouveaux gestionnaires de la ville et de la région ne peuvent inscrire leur action que dans la continuité de la dynamique d’investissements et de développement que connaît le secteur du tourisme.

«Ils devront promouvoir avec les professionnels les synergies consécutives au nouveau découpage régional qui enrichit la destination avec de l’apport de nouveaux produits comme El Jadida, Bouznika, Benslimane, Settat…. ».

Dans l’ensemble, les professionnels  font confiance à l’esprit de responsabilité des nouveaux maires et se mobiliseront à leurs côtés pour contribuer au développement des villes touristiques du Maroc.

Benkirane est tenu de répondre de ses dérapages : Le tribunal administratif d’Agadir juge le dossier de financement du PAM irrécevable

par Hassan Bentaleb – libe.ma – 01/10/2015

Benkirane est tenu de répondre de ses dérapages : Le tribunal administratif d’Agadir juge le dossier de financement du PAM irrécevable.

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Le PAM serait-il financé par l’argent de la drogue comme le prétend  Abdelilah Benkirane? Personne ne le saura, puisque le tribunal administratif d’Agadir vient d’annuler le procès intenté par la section du parti du Tracteur  au secrétaire général du PJD suite à ses accusations portées contre la direction régionale du PAM de recourir à l’argent de la drogue pour financer ses élections. Le juge de la première Chambre près  le tribunal administratif a considéré ce dossier irrecevable, d’autant que les accusations proférées par Benkirane lors de ses meetings électoraux à Agadir et Tiznit ne concernent pas des personnes physiques mais un parti politique.
« Il s’agit d’un procès purement administratif et non pénal. Le secrétaire général du PJD n’a pas été poursuivi pour injures et diffamations », nous a expliqué Allal Basraoui, avocat, tout en précisant que ce verdict était attendu dans la mesure où  Benkirane n’avait pas cité nommément l’un des leaders du parti mais le PAM en tant que formation politique. Selon certains médias, le leader islamiste a poussé le bouchon trop loin, en déclarant que le PAM avait des accointances avec des milieux de la drogue et qu’il était financé par le trafic de ce produit illicite. Cette accusation grave déjà lancée par le passé a connu un regain d’intensité du fait que Benkirane a changé de ton en accusant ses adversaires politiques de faire dans des drogues dures, ce qui donne une autre portée à son discours.  Dans ce sens, il fait allusion à un trafic aux ramifications internationales qu’il avait évoqué par le passé en nommant explicitement Illias El Omary, le numéro 2 du  PAM, qui a déclaré avoir saisi la justice en raison de la dangerosité de tels propos.
Cette décision du tribunal d’Agadir pourra-t-elle mettre fin à ce bras de fer? Absolument pas, puisqu’une autre plainte est en cours au tribunal de première instance. Elle a été déposée par Mohammed Ziane, avocat et coordinateur national du Parti marocain libéral (PML). Celui-ci exige l’ouverture d’une enquête sur les déclarations de Hamid Chabat et Abdelilah Benkirane à propos des financements du PAM. Un juge d’instruction a été désigné pour auditionner respectivement Abdelilah Benkirane, Abdellah Bouanou et Aziz Rebbah du PJD concernant de telles accusations. « Ce procès risquerait de ne pas aboutir puisqu’il faudrait suivre une procédure spéciale », nous a précisé Me. Allal Basraoui, tout en estimant que ce dossier portant sur des accusations de recourir à l’argent de la drogue lors des élections a été et restera un sujet de polémique récurrente.  « Il s’agit en réalité d’un conflit purement politicien et non juridique. Les parties concernées ne souhaitent aucunement que cette rivalité dépasse le cadre politique même si elles menacent de temps à autre de recourir à la justice», a-t-il  souligné. Et de poursuivre : « Ces accusations font partie d’une violence verbale  de plus en plus manifeste sur la scène politique nationale. Pire, nous assistons à une exacerbation de cette violence. Une tendance qui n’augure rien de bon puisque les expériences d’autres pays sombrant actuellement dans des conflits et le chaos ont vécu ce genre de violences verbales avant de se transformer en violences physiques ».
Pourtant, que ce conflit soit politique ou juridique, il faut garder en tête que lesdites accusations ont été proférées par le chef du gouvernement lui-même et dont le statut lui interdit tout dérapage verbal.  Le chef de l’Exécutif dispose au sein du gouvernement d’un ministre de la Justice qui joue également le rôle de chef du parquet chargé de veiller à l’application de la loi et de conduire l’action pénale au nom des intérêts de la société. « Benkirane et son ministre de la Justice pensent que ce sujet mérite une réponse politique plutôt que juridique. Mustapha Ramid n’entend surtout pas ouvrir cette brèche de crainte de voir son bureau submergé par ce genre de dossier », nous a indiqué notre source.  Une telle position n’œuvre guère pour l’édification de l’Etat de droit et de la transition démocratique.

PJD-RNI : AGADIR, LA GIFLE DE TROP POUR LES ISLAMISTES

par Abdeladim Lyoussi – le360.ma – 27/09/2015

C’est un autre épisode qui va compliquer les relations entre le PJD et le RNI. Les RNIstes d’Agadir, lors de l’élection du Conseil provincial, ont faussé compagnie aux PJDistes à qui ils avaient promis des postes au sein du Bureau. Explication.

Lahcen Bijdiguen, président du conseil provincial d’Agadir-Idaoutanane au grand dam des islamistes.

Lahcen Bijdiguen, président du conseil provincial d’Agadir-Idaoutanane au grand dam des islamistes.

Le PJD n’a pas encore eu le temps de digérer la «trahison» de son (présumé?) allié au gouvernement, le RNI, lors de l’élection des présidents des conseils des régions le 14 septembre, que voilà qu’il prend une nouvelle claque à Agadir. Hier samedi, et selon un pacte scellé entre les deux partis et signé par leurs responsables provinciaux, Lahcen Bijdiguen (RNI) a été porté à la présidence du Conseil provincial d’AgadirIdaoutanane en raflant la totalité des voix (23). L’autre partie du deal était que le PJD (6 sièges) et le RNI (9) se partagent les autres postes de responsabilité (adjoints du président et secrétaires). A la dernière minute, et comme par magie, surgit une nouvelle liste où les responsabilités sont plutôt dispatchées entre le RNI, le PAM (6 sièges) et l’USFP (2 sièges)! Quant aux islamistes, ils repartent les mains vides et crient au scandale. «C’est une dangereuse dérive qui remet en cause l’exercice de la démocratie réelle et qui va à l’encontre des valeurs que doivent observer les acteurs politiques», commente Mohamed Bakiri, responsable provincial du parti de Benkirane dans des déclarations au site officiel du PJD. ` Lahcen Bijdiguen, homme politique détesté par les islamistes dans le Souss, est une figure incontournable de la scène politique de la région. On ne compte plus le nombre de ses casquettes entre le Parlement, la Chambre des pêches maritimes ou encore le sport (Hassania d’Agadir). Depuis hier, il entame son troisième mandat à la tête du Conseil provincial d’Agadir Idaoutanane.

Ils ont gagné…

par Hinde Taarji – lavieeco.com – 23/09/2015

Nos pères avaient compris qu’il ne saurait y avoir d’émancipation du pays sans émancipation féminine. Ce pourquoi, en même temps qu’ils prônèrent le droit des femmes à l’instruction, ils se firent les défenseurs du dévoilement de leurs sœurs, épouses et filles.

Hinde Taarji

Hinde Taarji

On en a conscience certes, mais une conscience épisodique, qui se réveille sous le coup d’un événement, d’une image et qui, sitôt ceux-ci passés, tend à s’effacer avec eux. Pourtant le fait est là : les temps, au Maroc, ont changé, nous avons basculé dans un autre «mood», un «mood» régressif qui nous renvoie des lustres en arrière.

Pour expliquer la victoire sans appel de son parti aux élections communales et régionales, Abdelillah Benkirane, triomphant, a déclaré, parlant du mouvement qu’il incarne, que lui et ses «frères» ont récolté ce qu’ils ont semé. Faisant montre de sa connaissance des lettres françaises, il a illustré son propos en se référant à la fable de la cigale et de la fourmi. «C’est comme la cigale et la fourmi. Nous travaillons et les autres chantent». On ne peut que lui donner raison. Au cours des trois dernières décennies, les islamistes marocains ont entrepris un travail idéologique de fond, grandement aidés en cela par la répression menée contre l’extrême-gauche sous Hassan II et la politique d’arabisation de l’enseignement public qui, à compter de 1975, ouvre l’Education nationale à certains enseignants Frères musulmans. Ce travail de «fourmi» a porté ses fruits dans le champ politique comme nous venons d’en avoir un nouvel exemple ce 4 septembre. Mais c’est dans le champ social, dans les modes de vie et les comportements qu’il a produit ses effets les plus éclatants. Le changement induit se traduit par des signes multiples qui, pris séparément, peuvent apparaître comme des «épiphénomènes». C’est ainsi d’ailleurs que certains commentateurs se sont employés à qualifier les incidents qui émaillèrent l’été – le «no bikini» d’Agadir, l’affaire des jupes d’Inezgane, le lynchage de Fès … – et contre lesquels toute une frange de la société civile a réagi avec force. Ces éditorialistes ont ironisé sur le fait de s’émouvoir d’une affaire de jupes quand les vrais problèmes seraient ailleurs, comme si la défense des libertés publiques ne pouvait aller de pair avec celle de la justice sociale. Or cette fameuse affaire de jupes a agi comme un révélateur de la régression idéologique en cours. Première affectée par le vent liberticide qui se lève sur le pays, la femme dont la liberté de mouvement et d’être se rétrécit de façon inquiétante. L’exemple le plus parlant est celui du droit de se mettre en maillot de bain. Depuis quelques années en effet, les Marocaines y réfléchissent à deux fois avant de se dénuder sur les plages marocaines. Plus d’une qui, depuis qu’elle a ouvert les yeux, a toujours profité des plaisirs de la mer, avoue ne plus oser le faire. Le spectacle de femmes suant dans leurs voiles alors que les hommes s’ébrouent dans l’eau est devenu commun. Cela paraissait cependant encore juste une tendance qui, pour être forte, n’était pas exclusive. Mais le pas est sauté quand on apprend que sur une plage telle  celle de Tanger, il n’y aurait, selon ce témoignage recueilli auprès d’une jeune Tangéroise, définitivement plus de baigneuses en maillot ! D’apprendre cela, je l’avoue, m’a assommée. Cette magnifique plage de Tanger qui, dans les années 70, nous accueillait, vacanciers venus de l’intérieur du pays, dans une ambiance festive et colorée, dont les terrasses coquettes abritaient les premiers rendez-vous, cette plage où les bikinis rivalisaient d’impertinence et où il était malvenu de descendre avec ses vêtements, cette plage-là serait à présent interdite à la baignade féminine ! Qu’on ne se paye plus de mots, nous avons basculé ! Nous avons basculé dans un autre temps, le retour en arrière n’est plus une vue de l’esprit, c’est un fait avéré.

«Dans l’entreprise où je travaille, me confiait cette jeune Tangéroise, nous ne sommes plus que deux à ne pas être voilées. Et c’est difficile de résister à la pression qui s’exerce sur nous. Car quand tu ne portes pas le voile, tu peux très vite être assimilée à une prostituée». En effet, toujours selon les confidences de mon interlocutrice, Tanger, en parallèle à la pression islamiste, connaîtrait un développement inquiétant de la prostitution. Ceux-là mêmes dont les épouses sont dûment voilées se retrouvent le soir avec des jeunes personnes dévoilées dont ils paient les services. Le comble du vice et de l’hypocrisie sociale. Mais le reflet éloquent de la société de l’interdit, une société travaillée par la frustration et où la femme est reléguée au statut d’objet sexuel, avec ou sans voile.

Nos pères avaient compris qu’il ne saurait y avoir d’émancipation du pays sans émancipation féminine. Ce pourquoi, en même temps qu’ils prônèrent le droit des femmes à l’instruction, ils se firent les défenseurs du dévoilement de leurs sœurs, épouses et filles. Aujourd’hui, on assiste au phénomène inverse. Le voile est réapparu. Et le Maroc s’enfonce dans la régression. Vous avez gagné M. Benkirane. Bien au-delà de ces sièges remportés par le parti, ce 4 septembre.

Tunisie : Club Med déprogramme à son tour la destination pour l’hiver 2015/2016

par Pierre CORONAS et Céline EYMERY – tourmag.com – 21/09/2015

Le Club Djerba la Douce sera fermé à partir du 1er novembre 2015

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La situation s’aggrave de semaine en semaine pour le tourisme en Tunisie.

Après Marmara qui déprogramme le Dar Djerba et le Palm Beach pour l’hiver 2015, c’est au tour de Club Med de quitter la destination pour l’hiver 2015/2016, comme le note Tourism-View.com.

En effet, lorsqu’on recherche la destination sur le site Internet du groupe, si le Village de Djerba la Douce ressort bien, on constate rapidement qu’il ne sera pas vendu cet hiver.

A l’issue de la saison estivale, le 31 octobre 2015, il est marqué comme « fermé ». Club Med n’y enverra même aucun client la semaine précédente puisque sur le planning, aucun départ n’est prévu entre lundi 26 et samedi 31 octobre 2015.

Le Club de Djerba la Douce est annoncé « fermé » à partir du 1er novembre 2015 sur le site Internet du Club Med – Cliquer pour zoomer
Le Club Med Djerba la Douce est ensuite annoncé comme fermé pour décembre 2015 ainsi que janvier, février, mars, avril et mai 2016. (Voir ci-contre)

Par ailleurs, si l’on effectue une recherche de séjours avec une date de départ postérieure au 26 octobre 2015 sur la zone « Afrique », seuls les Villages de Marrakech La Palmeraie (Maroc) et Agadir (Maroc) apparaissent comme disponibles dans les résultats.

Nous avons tenté de contacter Club Med pour obtenir des précisions à ce sujet. Mais, pour le moment, nos sollicitations sont restées sans réponse.


Départ de RIU après 16 ans de présence ?

Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour la Tunisie puisque RIU Hotels & Resorts semble également se désengager de la destination.

La chaîne hôtelière espagnole a payé un lourd tribu dans l’attaque de Sousse puisque c’est sur la plage du RIU Marhaba, à Port-El Kantaoui, près de Sousse, que 38 personnes ont été tuées, vendredi 26 juin 2015.

Selon le portail spécialisé Destination Tunisie RIU quitterait officiellement le pays le 30 septembre 2015. Toutefois, les 10 établissements exploités par le groupe espagnol en Tunisie devraient garder l’enseigne jusqu’à fin 2015. Ils sont situés à Djerba (2), Mahdia (1), Port-El Kantaoui (3) et Hammamet (4).

Contacté par TourMaG.com, le service presse Europe du groupe ne confirme pas ces informations. Il explique simplement qu’à l’heure actuelle, 3 de ses hôtels tunisiens sont fermés en raison du manque de réservations : le Bellevue Park (Port-El Kantaoui), le Marillia (Hammamet) et le Palm Azur (Djerba).

Le Green Park de Port-El Kantaoui est, quant à lui, fermé pour des travaux de rénovation.

« Ce n’est un secret pour personne : le tourisme est en difficulté en Tunisie. Et RIU mène actuellement des discussions avec les propriétaires de chaque hôtel du pays pour décider de l’avenir de chacun d’entre eux », concède la Directrice des relations presse du groupe pour l’Europe.

RIU Hotels & Resorts est présente en Tunisie depuis 1999. La chaîne y opère via la société de gestion hôtelière Tunisotels.


« Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel »

La liste des tour-opérateurs français présents en Tunisie cet hiver s’est donc nettement réduite.

Ils restent malgré tout quelques irréductibles. Au premier rang desquels, on trouve Voyamar. « Nous continuons de commercialiser la Tunisie, confirme Aurélien Aufort, Directeur général adjoint de Voyamar-Aérosun.

Nous gardons notre Club et les hôtels sauf ceux qui ferment pour l’hiver. Sur l’aérien, nous avons des accords avec Tunisair qui nous permettent de proposer la destination au départ de toutes les villes de province. »

Ses engagements perdurent sur la partie terrestre. « Il y a une grosse baisse, mais la destination n’est pas à l’arrêt », résume Aurélien Aufort.

Promovacances aussi reste en Tunisie. « Nous sommes le premier acteur du tourisme sur la destination et nous poursuivons nos engagements », se félicite Folco Aloisi, Directeur de Karavel-Promovacances.

Le groupe commercialise des séjours sur Djerba, Hammamet et le Nord de la Tunisie pour l’hiver 2015-2016.

Une présence dans le pays, malgré les difficultés du marché, qui pourrait s’avérer payante, comme le note Aurélien Aufort de Voyamar : « Comme les autres acteurs lèvent le pied, il y a du potentiel, et nous allons continuer à nous positionner sur la Tunisie. Même si la destination est en retrait, nous serons présents quand elle repartira. »

En revanche, les deux producteurs restent prudents et limitent leurs engagements sur l’aérien. « Je vous mentirais si je vous disais que nous mettons en place des charters à partir de septembre », explique ainsi Folco Aloisi de Promovacances.

Une tendance globale chez les tour-opérateurs français encore présents en Tunisie.


« Engagement davantage moral que financier »

Avec, parmi eux, Jet tours, qui reste présent dans le pays mais y réduit son offre pour cet hiver. Le club jumbo Salammbô, qui ferme habituellement l’Hiver, a terminé sa saison plus tôt cette année : le 12 juillet 2015. Il ne devrait rouvrir qu’à partir de la mi-avril 2016.

Quant au Club Eldorador Seabel Alhambra, il fermera ses portes le 1er décembre 2015, officiellement pour des travaux d’amélioration avec la construction d’un nouveau bâtiment. Il ne reprendra du service que le 1er juin 2016.

Les 3 clubs Jet tours de Djerba restent quant à eux, programmés pour l’hiver 2015/2016. L’offre y est toutefois modifiée. Si en 2014/2015, le TO proposait l’Eldorador One Resort Djerba, il est remplacé par l’Eldorador/Sunconnect Aquaresort en 2015/2016.

Vacances Transat maintient aussi sa production en Tunisie pour l’hiver 2015/2016. Mais si, pendant l’été 2015, le voyagiste avait 3 Clubs Lookéa à Djerba et un autre à Nabeul, il n’aura qu’un seul Lookéa (Playa Djerba) cet hiver. Il propose deux autres adresses, le Vincci Hélios à Djerba et le Khayam Garden à Nabeul, mais en hôtels « classiques ».

« Nous tenons à maintenir la Tunisie. Nous avons une clientèle fidèle sur cette destination, qui est plutôt senior, estime Patrice Caradec, Président de Transat France.

Nous ne nous attendons pas aux mêmes performances cette année. La destination est boudée, mais nous continuons de la programmer car nous avons envie de croire à un retour de la Tunisie.

Nous avons noué des partenariats avec les professionnels tunisiens. Il s’agit d’un engagement davantage moral que financier. »

Pour les transports, le groupe collabore avec Transavia et Tunisair mais sans engagement. Il devrait programmer deux clubs à Djerba et peut-être un troisième, le Cedriana, dès avril 2016.

En espérant que, d’ici là, de nouveaux drames ne viennent pas à nouveau ruiner les espoirs de reprise en Tunisie…

Découpage régional : la liste des nouveaux walis dévoilée lors des prochaines élections

Par Abdelhafid Lagzouli – le360.ma – 18/09/2015

Mohamed Hassad, ministre de l'Intérieur

Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur

Ingérence dans les élections du 4 septembre, incompétence prouvée, abus d’autorisations d’urbanisme, etc. Les walis pointés du doigt sortiront par la petite porte. Le ministère de l’Intérieur a déjà choisi leurs remplaçants.

Une liste des nouveaux walis sera dévoilée avant la rentrée parlementaire prévue au cours de la deuxième semaine d’octobre prochain. Cette liste a été mise en place par Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur,  et Moulay Driss Jouhari, directeur des Affaires générales au ministère de l’Intérieur.

Selon une source citée par le quotidien arabophone Assabah, dans son numéro de ce week-end 18-19 septembre, le choix des nouveaux walis a été basé sur des critères de compétence, performance et notes obtenus lors du suivi continu.

Cette liste signifie également que plusieurs walis actuellement en poste seront remplacés. C’est le cas, rapporte Assabah, de Mohamed Kedari (Meknès), Abdelfattah Elbijioui (Safi), Zineb Eladaoui (Kénitra), Mohamed Moufakir (Settat) et Jaloul Samsam (Al-Hoceima).

Si les premiers plient leurs bagages en raison du nouveau découpage régional adopté par le Maroc, le wali Samsam, rappelons-le, a été suspendu de ses fonctions dans le cadre d’une affaire concernant le commerce appartenant à un Marocain résidant à l’étranger (www.le360.ma). Le wali n’avait pas exécuté les directives du roi qui avait pourtant expressément donné son feu vert pour l’exécution de ce projet.

D’autres walis prendront la porte à cause de leur échec dans la gestion territoriale. Ils seront suivis d’autres responsables territoriaux contre qui des preuves d’abus dans l’octroi d’autorisations exceptionnelles d’urbanisation sont disponibles.

A cause de leur ingérence dans les élections du 4 septembre, des noms supplémentaires étaient attendus sur la liste des walis et responsables sortants. «La Direction centrale a préféré trancher ultérieurement dans leurs cas», souligne Assabah. C’est le cas de Abdelali Samti, gouverneur de la province de Taza, contre qui plusieurs candidats aux élections ont déposé des plaintes. Ce wali avait même reçu la visite de la fameuse Commission d’inspection.

En revanche, les secrétaires généraux de plusieurs wilayas seront promus walis dans les douze régions du pays. Leur mission sera d’épauler le travail du wali qui sera désigné à travers la nouvelle liste du ministère de l’Intérieur.

Mohamed Yazid Zellou

Mohamed Yazid Zellou

Par ailleurs, rapporte le journal, les tractations continuent concernant la prolongation ou pas des mandats de certains walis qui ont atteint l’âge de la retraite. Tel est le cas par exemple de Yazid Zellou, wali d’Agadir actuellement en Arabie Saoudite dans le cadre de la délégation dépêchée par le Roi. Mohamed Dardouri (Fès), Mohamed Mhidia (Oriental) et Moudden Al Alami (Zouagha Moulay Yacoub) sont également concernés.

Service médical obligatoire : le gouvernement ne fera pas marche arrière

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 18/09/2015

El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé.

El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé.

Le gouvernement a assuré jeudi qu’il restait fermement attaché à son projet du Service médical obligatoire (SMO) malgré le mouvement contestataire des élèves- médecins.

Ce projet vise à assurer une couverture médicale au niveau des régions reculées du Maroc et au profit des couches vulnérables, longuement délaissées en raison de la concentration du corps médical principalement sur l’axe central Tanger-Rabat-Casablanca-Fès-Marrakech-Agadir.

El Houssaine Louardi, ministre de  la Santé, veut mettre fin à ce dépeuplement de médecins dans les zones enclavées et pauvres. Les élèves-médecins qui ne partagent pas cet avis manifestent depuis quelques semaines sous l’égide d’une corporation syndicale pour faire revenir le gouvernement sur sa décision.

« Nous sommes ouverts au dialogue, mais nous ne ferons pas marche arrière sur cette réforme cruciale pour notre système de santé », a déclaré jeudi à Le360 le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Le ministre s’exprimait alors que des dizaines d’élèves-médecins manifestaient ce jeudi matin devant le Parlement contre le projet SMO. Dans leur refus, ces étudiants avancent l’argument du manque d’équipement et de conditions nécessaires pour pratiquer la médecine publique dans le rural.

Quant à M. Louardi, il a répété qu’il irait jusqu’au bout.

Les présidents de communes élus au Grand Agadir

Par Yassine Saber – leseco.ma – 15/09/2015

Les communes du Grand Agadir ont désormais leurs nouveaux présidents.

Les communes du Grand Agadir ont désormais leurs nouveaux présidents.

El Malaouki du PJD élu à la tête de la commune d’Agadir

Sans surprise, c’est Salah El Malaouki du PJD qui vient d’être élu à la tête de la Commune urbaine d’Agadir en lieu et place de Tariq Kabbage, président sortant. Le nouveau président, un professeur retraité, a remporté la présidence avec 44 voix sur 65. 18 élus se sont abstenus de voter. En plus du PJD qui a remporté 33 sièges, les élus appartenant au RNI et à l’USFP ont voté pour Salah El Malaouki, le nouveau président de la municipalité d’Agadir. Pour rappel, les 10 vice-présidents qui forment le bureau appartiennent au parti de la lampe.

Aicha Ibdouch, première femme du PJD à la tête de la commune de Drarga

Actrice associative, Aicha Ibdouch vient officiellement de remporter la présidence de la Commune rurale de Drarga à l’unanimité des voix. Le bureau de la commune est constitué des élus appartenant au PJD, au PAM et au PPS.

Lahcen Belkadi du PAM à la tête de la commune d’Aourir

Au niveau de la commune d’Aourir, la présidence a été remportée par 15 voix sur 29 en faveur de Lahcen Belkadi du PAM qui a pris les commandes de la commune grâce à l’appui de l’USFP.

Bouachra Ramdane du PJD reconduit à la tête Dcheira-El-Jihadia

Bouachra Ramdane du PJD a été reconduit officiellement à la tête de la Commune urbaine de Dcheira-El-Jihadia avec la majorité des voix. Il s’agit de 33 contre 6 abstention.

Ahmed Aderak du PJD officiellement à la tête de la Commune urbaine d’Inezgane

Sans surprise également, Ahmed Aderak, qui est en même temps parlementaire du PJD, a été officiellement élu nouveau président de la Commune urbaine d’Inezgane à l’unanimité des voix. L’ancien président, Mohamed Oumouloud, était absent lors de l’élection du nouveau président.

Lhoucine El Asri, du PJD aux commandes d’Aït Melloul

Enseignant de profession, Lhoucine El Asri vient de prendre officiellement les rênes de la Commune urbaine d’Aït Melloul avec la majorité des voix.

Mohamed Bikz du PJD, président de la commune de Lqliâa

C’est officiel. Mohamed Bikz du parti de la lampe vient de remporter la présidence de la commune de Lqliâa avec 25 voix contre 10 pour le PI.

 

Souss-Massa : Le Conseil de Région élu sans problème

lnt.ma – 15/09/2015

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Les résultats des élections organisées, lundi, pour choisir le président et les membres du Conseil de la région de Souss-Massa ont été sans surprise en ce sens qu’ils étaient le reflet d’un accord connu d’avance.

En effet, les responsables régionaux des trois partis de la majorité actuelle, à savoir le Parti de la justice et du développement (PJD), le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), ont tenu récemment une réunion consacrée à l’examen des différentes possibilités pour établir une alliance au niveau régional afin de remporter la gestion de la région de Souss-Massa.

Cette rencontre a été couronnée par l’élaboration d’une « charte d’honneur » signée par les responsables régionaux des trois partis, dans laquelle les trois formations politiques affirment que cette initiative « s’inscrit dans le cadre de la gestion des alliances ouvrant la voie à la mise en place des structures du Conseil de la région de Souss-Massa, suite à l’annonce des résultats des élections régionales du 4 septembre 2015″.

Les représentants des trois partis ont également tenu à mettre en relief la décision des directions nationales des partis de la coalition gouvernementale à donner la priorité aux partis de la majorité lors de la mise en place d’alliances.

La composition du Conseil de la région de Souss-Massa a été conforme au consensus établi entre les trois partis de la majorité, que ce soit pour la nomination du président, de ses adjoints, du secrétaire du Conseil ou de son adjoint.

Ainsi, Brahim Hafidi du RNI a été réélu président de la région Souss-Massa, tandis que six représentants du PJD, deux du RNI et deux du PPS ont été nommés en tant que membres du bureau exécutif.

La coalition partisane tri-partite formant le bureau exécutif du Conseil de la région de Souss-Massa veillera à la poursuite de la mise en œuvre des chantiers structurants lancés dans les préfectures et provinces relevant de cette région lors du précédent mandat, notamment dans les secteurs économiques, sociaux, culturels, environnementaux, ou celui de la coopération décentralisée, tant au niveau national ou international.

Dans une déclaration à la MAP à l’issue de son élection à la tête du Conseil, M.Hafidi, a assuré que le Conseil poursuivra la mise en œuvre des chantiers lancés, tout en veillant à l’actualisation des plans de développement afin qu’ils soient en phase avec les dernières nouveautés.

Il a en outre relevé que le mandat actuel connaitra la mise en œuvre de la régionalisation avancée, qui a apporté de nouvelles prérogatives à même d’insuffler une nouvelle dynamique au processus de développement que connaissent les préfectures et les provinces de la région de Souss-Massa.

Après l’élection du président et des membres du Conseil de la région Souss-Massa, les observateurs de la chose régionale s’interrogent désormais sur la solidité de l’alliance des trois partis de la majorité gouvernementale au cours du processus de nomination des membres des bureaux exécutifs des communes urbaines et rurales et des conseils provinciaux. De tels questionnements devront trouver réponse à partir de mardi, avec le lancement des élections des bureaux exécutifs des conseils locaux de la région, qui inclut les préfectures d’Agadir Ida-Ouatanane et d’Inezegane-Aït Melloul, ainsi que les provinces de Chtouka-Aït Baha, Taroudant, Tata et Tiznit.

Le paradoxe électoral, leçons d’un scrutin

par Tahar Abou El Farah – lavieeco.com – 14/09/2015

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Que le PAM occupe la première place n’est pas une surprise en soi. D’abord toutes les analyses qui se respectent, l’ont donné vainqueur. Ensuite il est très présent sur la scène politique aussi bien au niveau du discours que des actions.

Il a mené une campagne persuasive avec des candidats nouveaux et des profils intéressants. La grande surprise, c’est la présence frappante du PJD dans les grandes villes et dans le milieu urbain en général. «Des villes qui comptent avec la présence d’une confortable classe sociale et la moyenne et petite bourgeoisie, des villes qui votaient auparavant pour des partis de cadres, principalement l’Istiqlal et les formations de gauche», affirme le politologue Tarik Tlaty. Que le PJD éjecte l’USFP et l’Istiqlal de certaines villes est une surprise en soi (Fès pour l’Istiqlal et Agadir et Taroudant pour l’USFP en sont des exemples frappants). 

Cette victoire du PJD dans les grandes villes sonne le glas de la Koutla nationale. «La Koutla est aujourd’hui finie et il n’est plus question d’une éventuelle résurrection», tranche-t-il. De même, ces élections suscitent plusieurs interrogations. «La logique veut que le PJD, avec son discours religieux et moralisateur, influence les petits esprits, les gens de faible culture et instruction, mais qu’il arrive à séduire dans les grandes villes avec les élites économiques et intellectuelles, cela interpelle quant à l’évolution de la société marocaine», affirme cet analyste politique. C’est un changement radical de l’équation politique qui veut que le discours qui flirte avec la religion soit imposé non plus dans les zones marginalisées, mais dans les grandes villes où la classe moyenne est très présente. Que Casablanca avec sa bourgeoisie et Rabat et Fès avec leurs élites intellectuelles votent pour le PJD, c’est une logique inattendue. Ce qui est également inexplicable, c’est comment les élections qui sont censées être un moyen de sanction contre un parti au pouvoir pour sa politique le favorisent justement grâce au vote d’une classe moyenne, largement impactée, qui a payé le coût des décisions du gouvernement (les augmentations des prix, les impôts…). En plus, bien sûr, qu’ils soutiennent un parti aux idées et projet de société rétrogrades. Cela alors que le PAM qui porte un projet moderniste a été plébiscité dans les zones rurales censées être peu perméables à son discours sur l’ouverture et les libertés individuelles. «C’est pour dire que le comportement électoral des Marocains ne suit pas un schéma facilement prévisible», observe ce politologue. On peut avancer, pour expliquer ce vote, un argument selon lequel les électeurs des villes votent pour les candidats du PJD pour leurs actions et leur «présumée» intégrité et non pas pour leur discours. Or, leurs actions sont justement l’expression de leur idéologie. Et si l’on est aujourd’hui séduit par l’action, rien n’empêche que demain on le devienne par le discours et la pensée. Cela d’autant qu’il subsiste ce risque, selon certains, que l’action soit mise en avant pour que, une fois la domination politique assurée, la pensée et l’idéologie soient imposées. Bref, ce comportement nécessite de sérieuses études sociologiques pour sonder les nouvelles orientations de la société marocaine.

Le dernier Président de région (Oujda, Oriental) est connu

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C’est Abdenbi Bioui (PAM) qui a été élu à la présidence de la région Oujda, Oriental.
Actuel parlementaire et homme d’affaires Abdenbi Bioui est connu pour son mécénat et travail associatif.

Présidence des régions (11/12) : Résultats région par région

challenge.ma – 14/09/2015

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Hormis Oujda, où l’opération de vote est mouvementée et non encore achevée, les noms des heureux élus pour la présidence des 12 régions marocaines sont connus. Si Chabat a créé la surprise tôt cette matinée en retirant sa candidature à Fès, des grands noms de la politique marocaine font leur entrée dans les conseils régionaux et d’autres signent leur retour dans l’arène politique.

Région de Fès-Meknès : Mohand Laenser (MP)

Comme annoncé par Challenge.ma ce matin, le parti de l’Istiqlal s’est bel et bien retiré de la présidence de la région Fès-Meknès. Elle revient donc à Mohand Laenser, du Mouvement populaire. L’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohand Laenser  a obtenu 43 voix sur un total de 69, les 9 votants du PAM et les istiqlaliens s’étant abstenus.. Le doyen des chefs de partis en exercice (73 ans) devra donc présenter sa démission du ministère de la Jeunesse et des Sports, la nouvelle loi sur les régions ayant interdit de cumuler les deux fonctions de ministre et de président du conseil de Région .

Région de Casablanca-Settat : Mustapha Bakkoury (PAM)

La présidence de la région de Casablanca-Settat revient au PAM . En effet, c’est Mustapha Bakkoury qui présidera aux destinées d’un vaste territoire de près de 7 millions d’habitants. Il obtient 40 voix, contre 34 pour son adversaire PJDiste Abdessamad Haikar. Fait marquant de cette élection, le vote publique de Moncef Belkhayat, grande figure du RNI dans la région pour le patron du parti de l’opposition. Rappelons que le Secrétaire général du PAM, né en 1964 à Mohammedia, est diplômé de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées de Paris. Il a été ancien directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) de 2001 à 2009 et actuel président du Directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN).

Région de Rabat-Salé-Kénitra : Abdessamad Sekkal (PJD)

Abdessamad Sekkal est élu président de la région de Rabat-Salé-Kénitra au nom du PJD, obtenant 49 voix contre 25 pour son concurrent Omar Bahraoui de l’UC. La division de l’opposition semble avoir ouvert grande la voie au PJD et à son représentant.

Région de Tanger-Tétouan : Ilyas El Omari (PAM)

Ilyas El Omari vient d’être élu président de la région de Tanger-Tétouan. Il obtient 42 voix contre 20 pour son concurrent PJDiste Said Khaïroune. C’est une grande victoire pour l’enfant du nord, puisque cette élection s’annonçait très rude entre le PAM et le PJD, ayant obtenu presque le même nombre de voix à l’issue du scrutin du 4 septembre dernier, soit respectivement 18 sièges et 17 sièges, donnant un bloc de l’opposition à 31 voix et un autre de la majorité à 32 voix.

Région de Marrakech-Safi : Ahmed Akhchichene (PAM)

Sans grande surprise, Ahmed Akhchichene, qui s’est présenté sous l’étiquette du PAM, est désormais le nouveau Président de la région de Marrakech-Safi. Il a obtenu 55 voix sur les 75 en présence. Il est à noter qu’il était seul candidat, sans concurrent. Ahmed Akhchichine est né le 26 mars 1954 à Marrakech.

Région de Laâyoune-Saqia Al Hamra : Hamid Ould Rachid (Istiqlal)

Dans la région de Laâyoune, la présidence de la région est revenue, là aussi comme attendu, à Hamdi Ould Rachid. Cet Istiqlalien a obtenu 21 voix. Il avait face à lui, le RNIste, Mohmaed Razma qui a obtenu 15 voix. Hamdi Ould Rachid, né à Laâyoune, il a 67 ans et est député depuis 2002 de sa ville natale.

Région de Guelmim-Oued Noun – Abderrahim Bouaida (RNI)

La présidence de la région de Guelmim Oued Noun revient au RNIste Abderrahim Bouaïda, frère de la ministre déléguée des Affaires étrangères. Il a obtenu 20 voix, contre 19 pour abdelouaheb Belfiquih qui défendait les couleurs de l’USFP.

Région de Beni Mellal-Khenifra : Brahim Moujahid (PAM)

La présidence de la région de Beni Mellal revient au PAMiste Brahim Moujahid, qui défie ainsi les pronostics qui donnait Mehdi Atmoune du MP gagnant.

Région de Souss-Massa : Ibrahim Hafidi (RNI)

La région de Souss sera présidée par le Rniste sortant Ibrahim Hafidi. Sa victoire était annoncée du fait de la forte majorité à l’issue des suffrages du 4 septembre dernier. Il obtient 39 voix contre 18 pour son adversaire Abdessamad Kayouh de l’Istiqlal.

Région de Dra-Tafilalet : Habib Choubani (PJD)

La Région Dra-Tafilalet aura pour président l’ancien ministre Habib Choubani. L’ancien ministre des relations avec le parlement a obtenu 24 voix contre 18 pour l’Istiqlalien Mohamed Ansari qui se savait perdant. El Habib Choubani, est né à Bejaâd en 1963, il a également été député de la ville d’Errachidia depuis les législatives de 2002.

Région de Dakhla Oued Eddahab : Khayyat Yanja (Istiqlal)

Comme attendu, l’Istiqlal, dans la personne de Khayyat Yanja, prend la tête de la région de Dakhla. Il a été élu par 18 voix contre 15 pour la PAMiste Mouna Chagaf. Les partis de l’opposition étaient sortis gagnants du vote du 4 septembre, ayant obtenu 19 élus contre 14 pour la majorité.

Elections des présidents des régions : l’heure de vérité

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 14/09/2015

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Les noms des présidents des douze Régions que compte le royaume seront connus lundi au terme d’un scrutin dont le mode d’élection prévoit pour la première fois un vote public, c’est-à-dire à main levée.

Si certaines régions ont déjà livré les noms potentiels de leurs présidents avant le même vote de lundi, comme celles de Marrakech, de Rabat, d’Agadir (Brahim Hafidi), d’Ouarzazate, de Laâyoune et de Dakhla, d’autres régions comme celles de Tanger, de Fès où se présente Hamid Chabat, le maire déchu par le PJD, de Casablanca et de Guelmim maintiennent le suspense en raison de l’instabilité du jeu des alliances.

L’acquis du vote à main levée a l’avantage de « garantir la transparence » du scrutin en identifiant les voix recueillies par chaque candidat et les absences des conseillers non votants. « Ce jour-là, la trahison politique éclatera au grand jour », selon un candidat. « Une absence non justifiée d’un candidat est équivalente le jour du scrutin à une trahison et à une voix vendue au camps adverse », a souligné la même source. Les élections auront lieu dans les sièges des wilayas des douze Régions.

Pour qu’un candidat soit élu président de la Région, il doit obtenir la majorité relative lors du premier tour. En cas d’égalité, c’est le candidat le plus jeune des deux concurrents qui sera proclamé vainqueur, selon la loi électorale. Si les scrutateurs constatent une égalité même au niveau de l’âge, ils procèderont alors à un tirage au sort pour départager les deux candidats.
Concernant l’élection des maires, le scrutin se déroulera les 15, 16 et 17 septembre.

Présidence de la région Souss-Massa : Le PJD, le RNI et le PPS élisent Ibrahim Hafidi

aujourdhui.ma – 11/09/2015

Un accord d’honneur a été signé entre les trois partis PJD, RNI et PPS, le 9 septembre, afin de reconduire Ibrahim Hafidi comme seul élu pour la présidence de la région Souss-Massa.

Brahim Hafidi

À l’issue de cet accord les trois partis ont également mis en place la constitution du bureau du conseil régional. Ledit accord a été signé entre le secrétaire régional du PJD Ahmed Adrak, le coordinateur régional du RNI Mohamed Bouhdoud Boudlal et le secrétaire régional du PPS Saoudi El Amalki.

Le contenu de cet accord rappelle qu’il arrive dans le cadre de la gestion des coalitions pour la constitution du conseil de la région du Souss-Massa tout en respectant les décisions des bureaux nationaux des partis qui se sont engagés à donner la priorité aux partis de la majorité gouvernementale. Selon ce document d’accord, le bureau du conseil régional du Souss-Massa sera présidé par Ibrahim Hafidi du RNI.

La première vice-présidence a été attribuée au PJD alors que la deuxième vice-présidence a été donnée au RNI, la troisième au parti PPS, la quatrième au PJD, la cinquième au RNI, la sixième, septième et huitième au PJD. Le poste de secrétaire a été attribué au parti de la lampe, alors que le vice-secrétaire sera nommé du PPS. Les élections du bureau du conseil régional du Souss-Massa sont programmées lundi prochain.

Le PJDiste Ahmed Adrak a ainsi retiré sa candidature à la présidence après accord et consensus entre les trois partis. Par ailleurs, une heure avant la fermeture du dépot de candidatures pour la présidence de la région, Abdessamad Kayouh du parti PI, a également déposé sa candidature.
Il est à rappeler que Ibrahim Hafidi est docteur en sciences agronomiques.

Il a également occupé le poste de directeur de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, complexe horticole d’Agadir. Il a également travaillé sur plusieurs projets clefs de développement, de valorisation des produits du terroir et sur la convention cadre portant sur la gestion des ressources hydriques. Plusieurs projets de coopération et de valorisation des potentialités de la région ont été mis en avant, depuis son élection en 2009.

Tariq Kabbage: “Pourquoi nous avons perdu Agadir et les élections“

Propos recueillis par Samir El Ouardighi – medias24.com – 10/09/2015

Photo AIC press

Photo AIC press

Le chef de file d’Alternative Démocratique revient pour Médias 24 sur les raisons de l’échec électoral de son parti.

Tout en assumant la responsabilité, Tariq Kabbage ne se prive pas de donner des coups de griffe à ses adversaires politiques tenus responsables de l’abstentionnisme galopant.

Médias24: Comment expliquez-vous le score décevant de votre nouveau parti aux dernières élections?

Tariq Kabbage: Ma réponse s’inscrira dans le contexte général qui a présidé à la création de notre parti. N’ayant pas organisé à temps le congrès constitutif d’Alternative démocratique, nous avons dû nous présenter sous l’étiquette sans appartenance politique (SAP).

Nous avons perdu beaucoup de temps en faisant preuve d’indécision car certains de nos soutiens qui se disaient partisans d’un nouveau parti n’ont pas cessé de faire un pas en avant et deux pas en arrière.

Ces gens issus de l’USFP ont hésité pour des raisons que j’ignore, peut-être leur a-t-on fait des promesses, je ne le sais pas mais la question mérite d’être posée. Cette valse hésitation s’est poursuivie entre janvier et mars de l’année en cours.

Si quelqu’un a été prudent pour créer ce parti, c’est bien moi mais une fois la décision prise, il fallait avoir le courage de ses opinions et aller de l’avant ce qui n’a pas été le cas de tout le monde.

L’autre erreur a été d’essayer de convaincre des personnes ayant gelé leur activité à l’USFP. Je ne veux citer personne mais les concernés se reconnaîtront dans mes propos. Même si nous étions peu nombreux, nous aurions du lancer la création du parti plus tôt.

De plus, certains de nos éventuels électeurs ont confondu nos candidats avec ceux de l’USFP. L’illettrisme a fait que de nombreux sympathisants ont voté pour le symbole de la rose croyant à tort que c’était notre logo.

-Qu’en est-il de la ville d’Agadir dont vous avez perdu la mairie?

-Tous les éléments que je vous ai exposés font que nous avons eu le résultat que vous connaissez.

Notre défaite s’explique aussi par le fait qu’il y a eu une alliance gouvernementale du PJD avec le RNI que nous avons chassé de la mairie en 2009 et qui était connu pour ses pratiques immorales.

La présence de ce parti au sein de la future équipe municipale pose des questions sur le PJD qui se présente comme un parti propre. Cette alliance est inquiétante car l’expérience de ce parti aux affaires à Agadir entre 2003 et 2009 n’a pas laissé un souvenir de bonne gouvernance.

Nous sommes très tristes d’avoir perdu Agadir mais nous continuerons le combat au sein du conseil communal car nous avons beaucoup donné à cette ville et initié de nombreux projets innovants.

Nous lutterons pour que la bonne gouvernance, que nous avons engagée, se perpétue et pour que nos projets se réalisent.

-Quelle est votre analyse des scores des autres partis ?

-Au vu des résultats, l’ensemble des partis traditionnels apparaît déconsidéré aux yeux des électeurs.

Les scores sont le fruit des partis qui ferment des portes en refusant l’ouverture et en préférant rester entre eux. C’est un phénomène qui se retrouve dans tous les partis du mouvement national.

Concernant les partis de l’administration ou ceux qui ont été créés récemment, nous ne devons pas attendre grand-chose de leur part car ils ont utilisé l’argent de manière éhontée pour se faire élire.

Ces éléments font qu’une grande partie de la population refuse de se rendre aux urnes. Ce phénomène de désaffection s’est produit dans plusieurs grandes villes et Agadir n’y a pas échappé avec seulement 36% de votants. La majorité a préféré rester chez soi à attendre que ça se passe.

-Pensez-vous qu’il y a eu un raz-de-marée électoral des candidats du PJD?

-Au regard des chiffres de participation, je réfute ce terme car le seul vainqueur de ces élections régionales et communales, est l’abstentionnisme.

Dans la plupart des grandes villes, le taux de participation des électeurs s’est établi entre 20 et 35%.

Cela veut dire que même le parti qui s’est classé en 1e position n’a obtenu au final que 10 à 20% des voix du corps électoral. Il faut donc relativiser les chiffres car cela reste peu.

L’enseignement principal est que les Marocains ne croient plus en la politique et c’est ça le vrai danger qui nous guette. Je regrette que les gens n’aient pas entendu le message royal qui avait été très clair.

-Omar Balafrej et la FGD vont-ils réussir à mobiliser davantage les électeurs ?

-Notre combat continuera avec Omar Balafrej et avec tous ceux qui ont quitté les rangs de l’USFP.

C’est le moment de nous asseoir ensemble et de nous poser la question suivante: l’idée d’une gauche progressiste doit-elle se perpétuer ou chacun va-t-il s’entêter à attendre seul dans sa tour d’ivoire?

-Au vu de ses résultats décevants, votre parti représente-t-il toujours une alternative à l’USFP?

-Nous ne sommes pas une alternative à un corbillard, ce n’est ni notre vocation ni notre ambition. C’est malheureux mais ce parti est devenu le fossoyeur de la gauche naguère flamboyante.

Celui qui tient ses rênes est un fossoyeur qui conduit le parti de la rose à sa dernière demeure.

-A l’horizon des législatives de 2016, pensez-vous améliorer votre score?

-Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question car les projections peuvent s’avérer dangereuses. Tout ce que je peux dire, c’est que nous sommes à la fois sereins et très tristes pour notre pays.

Le PJD change la donne dans le Souss

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 10/09/2015

pjd-parti-de-la-justice-et-du-dc3a9veloppement-logoLe parti de la lampe remporte la présidence de plusieurs communes
L’USFP sort bredouille

Les dés sont jetés. Saleh Mellouki du PJD sera le nouveau président de la commune urbaine d’Agadir. Il remplace ainsi Tarik Kabbage, le maire sortant qui a siégé à la tête de la Municipalité durant 12 ans, de 2003 à 2015, sous les couleurs de l’USFP. Kabbage briguait bien un troisième mandat en tant que SAP. Or, avec 10 sièges remportés, il a fait pâle figure face au PJD qui en a récolté 33 sur 65. Soit la majorité. Par conséquent, pas besoin d’alliance pour remporter la présidence de la commune urbaine d’Agadir. Ainsi, c’est une nouvelle ère qui commence à Agadir où l’USFP régnait en maître depuis les années 70 :
De 1976 à 1992, avec Brahim Radi comme président. S’en est suivi le mandat de Mohamed El Watiq jusqu’à 1997. Puis Mohamed El Bouzidi a assuré la présidence de la commune urbaine jusqu’à 2003. Quant à Tarik Kabbage , il a assuré deux mandats, de 2003 jusqu’à aujourd’hui.

Changement de la carte électorale à Ait Melloul aussi où le PJD éjecte l’USFP qui y a régné durant 23 ans.
En 2009, Houcine Aderdour, tête de liste de l’USFP, avait remporté 22 sièges sur 35 mais la donne a changé lors des élections communales de 2015, le PJD ayant raflé 30 sièges sur 45 contre 7 pour l’USFP.

L’échec de l’USFP est plus cuisant encore à Taroudant où Mostapha Moutawakil a siégé durant quatre mandats, depuis 1983. Le PJD a la majorité dans cette commune avec 23 sièges sur 35 contre seulement 8 pour l’USFP. Par conséquent, pas besoin d’alliance pour accéder à la présidence.

Les jeux sont de même faits à Tiznit où Abdellatif Ouammou, du PPS, cède après deux mandats à la tête de la commune, soit de 2003 à 2015. Il est vrai qu’avec 14 sièges remportés sur 35, le PJD ne détient pas la majorité. Une coalition gouvernementale est prévue avec le PPS qui a remporté 7 sièges et le RNI qui en a récolté 4.

Effet de surprise à Inezgane aussi où  l’istiqlalien Mohamed Oumouloud cède après trois mandats à la tête de la Municipalité. En effet, il n’a remporté que 6 sièges sur 39 contre 26 pour le PJD. Il faut préciser que lors des élections de 2009, Oumouloud s’était allié avec 5 membres du PJD mais cette coalition s’est révélée houleuse par la suite. A tel point que ces derniers ont été virés du Conseil lors d’une session extraordinaire. Aujourd’hui, le PJD prend sa revanche.

Le raz-de-marée du PJD touche aussi Ouled Teima où il s’assure 22 sièges sur 35. En remportant la majorité, le parti de la lampe crée la surprise dans cet antre du RNI et du PI, avec les deux familles Boudlal et Kayouh qui y ont toujours siégé en maîtres.

 

 

Le PJD et le PAM vont redessiner la carte politique des villes et des régions

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 10/09/2015

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Arrivés en tête des Régionales et Communales, le PJD et le PAM sont assurés de diriger les 12 régions et les grandes villes du royaume. Ces deux partis ont déposé de nombreuses candidatures hier mercredi, pour l’élection des bureaux des communes et des conseils régionaux, prévue le 17 septembre.

Le Parti de la Jusctice et du Développement (PJD) est donné favori pour diriger presque douze villes et certaines régions comme Béni-Mella et Ouarzazate, alors que le Parti Authenticité et Modernité (PAM) est assuré de diriger les trois régions de Casablanca, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Hoceima.

« Ilyas El Omari, le numéro 2, est favori pour la région de Tanger, Mustapha Bakoury pour la région de Casablanca et Ahmed Akhchichen à Marrakech », a déclaré un responsable du parti du Tracteur, précisant que le vote pour le PAM est acquis sauf « trahison”. Il note toutefois que l’élection d’un président d’une région se tiendra désormais et « pour la première fois à main levée ».

Une autre région pourrait revenir au PAM, celle d’Oujda où Abdenbi Bioui est candidat. Les alliances de l’opposition dans ces quatre régions jouent en faveur du PAM, selon cette source, précisant que le parti de M. Bakkoury s’est abstenu de présenter des candidatures dans les huit autres régions. Une absence qui sera une grande surprise si elle se confirme.

Concernant les autres régions, l’alliance majoritaire soutient la candidature du secrétaire général du Mouvement populaire (MP) pour la région de Fès-Meknès. Le MP à Fès est assuré de l’emporter grâce au soutien de sa majorité dirigée par le PJD qui a réalisé une grande percée dans la ville sainte. La région de Rabat laisse quant à elle planer le doute entre deux candidatures, celle du PJDiste Abdellah Sekkal et celle du RNIste Saad Benbarek pour la région, alors que la mairie semble acquise au PJDiste Mohamed Seddiki.

Selon les observateurs, le parti islamiste du chef du gouvernement part en outre avec un avantage sérieux pour remporter les régions de Ouarzazate-Draa avec Lahbib Choubani, ex-ministre et de Béni-Mellal-Khénifra avec Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseigement supérieur.

La région d’Agadir va pouvoir sourire au RNiste Brahim El Hafidi, alors que les provinces du sud ont des chances d’être dirigées par l’Istiqlal, celle de Laâyoune par Ould Rachid, le président actuel de la région.

Brahim El Hafidi

Brahim El Hafidi

Les principales grandes villes pourraient basculer dans le giron du PJD à l’exception d’Oujda où le maire sortant, Omar Hjira, pourrait se maintenir. Le tombeur du chef de l’Istiqlal Hamid Chabat, Driss Azami El Idrissi, ministre du Budget, sera à coup sûr le prochain maire de Fès.

Sauf rebondissement, les autres favoris appelés à s’installer dans le fauteuil de maire : Abdelaziz el Omari, ministre des Relations avec le Parlement à Casablanca, Jamaa Mouatissm, directeur du cabinet de M. Benkirane à Salé, Mohamed Seddiki, ingénieur-chef du cabinet d’Aziz Rebbah, ministre de l’Equipement à Rabat, Abdellah Bouana, député maire de Meknès, Azziz Rebbah, ministre de l’Equipement à Kenitra, Salah Mellouki, enseignant retraité maire d’Agadir,

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Mohamed El Arabi Belcaid, député maire de Marrakech, Hassan Antara, fonctionnaire à Mohammedia, Mohamed Bachir Abdellaoui, fonctionnaire à Tanger, Mohamed Aid Omar, député maire à Tétouan et Abdeljalil Badoui enseignant maire à Safi.

Même si la prudence reste de mise tant que ces élections n’auront pas été confirmées par les résultats officiels.

Elections : L’USFP perd le Souss

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 06/09/2015

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Une première depuis 40 ans 
Le PJD a cartonné aux communales et régionales
Un taux de participation plus élevé qu’en 2009
La carte électorale dans la commune urbaine d’Agadir est en train de connaître un grand bouleversement. En effet, après près de 40 ans passé sous la houlette de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), c’est désormais le Parti justice et développement (PJD) qui a la majorité à Agadir. C’est ce qui ressort du dépouillement des bulletins de vote suite au scrutin de ce vendredi 4 septembre. Dans la commune urbaine d’Agadir, ce sont ainsi 33 sièges sur 65 qui sont remportés par le parti de la lampe. Sur ce chiffre, 4 sièges sont octroyés à la liste féminine. En tout, le PJD, avec en tête de liste Saleh El Malouki, a réussi à comptabiliser un score exceptionnel de 24.529 voix. La liste SAP, de Tarik Kabbage, détient la deuxième position avec 10 sièges dont 1 pour la liste des femmes (soit 7.918 voix en tout). Idem pour le Parti authenticité et modernité (PAM) qui décroche 10 sièges avec 7.279 voix. Ex aequos en troisième place, les Parti de la rose et le Parti du rassemblement national des indépendants (RNI) détiennent 6 sièges chacun, avec respectivement 4.104 et 3.866 votes en leur faveur. Pour chacun de ces partis, à savoir le PAM, l’USFP et le RNI, les femmes détiennent un siège par parti. Il faut rappeler que dans la province d’Agadir Ida Outanane qui comprend une commune urbaine et 12 communes rurales, le nombre des candidats a atteint 1.777 dont 780 étaient en concurrence pour décrocher les sièges de la commune urbaine d’Agadir. Et qui sont au nombre de 65 sièges.
Avec 33 sièges décrochés, le PJD remporte donc haut la main la majorité lors des élections communales à Agadir. Le reste des partis ayant dépassé le seuil de représentativité fixé à 3.500 voix, détiennent ainsi à eux quatre réunis les 32 sièges restants. Cas d’Al Badil, PAM, USFP et RNI. Les partis n’ayant pas réussi à atteindre le seuil de représentativité sont le Parti du progrès et du socialisme (PPS), le Mouvement populaire (MP) et le Parti de l’Istiqlal.
Le taux de participation aux élections communales dans la commune urbaine d’Agadir a enregistré un taux de 42,70%, soit légèrement mieux qu’en 2009 où le taux oscillait entre 39 à 40%. Il faut noter que pour ce scrutin de 2015, c’est surtout dans le milieu rural que les électeurs se sont le plus mobilisé avec un taux de 58,28% contre 35,63% en milieu urbain, a précisé Mohamed Yazid Zelou, wali de la Région Souss Massa.
Dans la commune de Taroudant, le PJD n’a pas besoin de coalition puisqu’il remporte 23 sièges sur 35. Il faut préciser que cette commune est sous les couleurs du parti de la rose depuis plus de vingt ans. Mostapha Moutawakil, le président sortant est en effet à la tête de la commune depuis 1983. Il a ainsi assuré quatre mandats et lorgnait sur un cinquième pour ce scrutin de 2015. Dans cette même commune de Taroudant, l’USFP et le PAM ont respectivement décroché 8 et 4 sièges chacun. A Tiznit aussi, les résultats sont en faveur du PJD qui remporte 14 sièges. Contre 7 pour le PPS, en tête de liste le président sortant Abdellatif Ouamou.
Comme pour les communales,  le PJD est en tête  puisqu’il est arrivé à décrocher 23 sièges sur 57 que comprend le Conseil régional Souss Massa. Le RNI se place en deuxième position avec 11 sièges, et le parti de l’Istiqlal en troisième position avec 9 sièges. Le PAM  arrive en quatrième position avec 7 sièges.

Elections: Agadir tourne le dos à ses anciennes amours

le360.ma – 06/09/2015

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A l’instar de ce qu’il a réalisé dans d’autres centres urbains, le PJD a raflé la mise dans la capitale du Souss, jusque là bastion de l’USFP.

On croyait Agadir et ses environs définitivement et irrémédiablement acquis à l’USFP. Une sorte de bastion fortifié dont aucun parti rival n’aurait pu le déloger. Il n’en est rien. La guerre fratricide que les ténors ittihadis se sont livrés depuis leur dernier congrès national y a laissé d’inguérissables estafilades.

L’homme fort sur lequel ils fondaient tous leurs espoirs gadiris, Tarik Kabbage, a non seulement claqué la porte de son ancienne formation politique, mais il en aussi créée une nouvelle. Une volte-face dont le débarquement en force du premier secrétaire du parti de la rose, Driss Lachguar, à Agadir et le traitement particulier qu’il a réservé à la région actuellement dénommée Souss-Massa durant la campagne électorale n’ont pu ni gommer les aspérités de la lutte intestine qui a fait l’effet d’une purge sur le parti, ni minorer ses effets.

De fait, pour comprendre les bérézina d’Agadir Idda Outanane, Chtouka-Ait Baha et Inezgane Ait- Melloul, il faut se remémorer ce qui est advenu de la FDT lors des dernières élections des Chambres professionnelles.

Bicéphale, vidé de sa consistance et expulsé de la cour des grands, ce bras syndical de l’USFP n’est plus que l’ombre de lui-même. Tout comme le secrétariat régional d’Agadir qui, en bonne machine électorale, arrivait, bon an mal an, à fédérer les forces des militants et sympathisants dans l’objectif d’appeler le maximum de citoyens à voter et, surtout, à donner leur voix à l’USFP.

La preuve : lors des élections communales de 2009, le taux de participation enregistré dans la préfecture d’Agadir-Idda Outanane était au pic, et Tariq Kabbage avait facilement rempilé haut la main pour un deuxième mandat.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. Les résultats des dernières élections communales et régionales en attestent allégrement. Le PJD y a, en effet, raflé 33 des 65 sièges en lice suivi du PAM et des SAP avec 10 sièges chacun, le RNI et l’USFP, se contentant de fermer la marche avec 6 sièges par formation.

Idem pour Chtouka-Aït Baha où le PAM s’est adjugé la part du lion avec 141 sièges sur les 448 à pourvoir.

Pour sa part, le parti de l’Istiqlal (PI) y a obtenu 132 sièges suivi du Parti de la justice et du développement (PJD) avec 74 sièges, du Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 35 sièges, de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) avec 30 sièges) et de l’Union constitutionnelle (UC) avec 18 sièges ; l’USFP et le PPS fermant la marche avec respectivement 10 et 8 sièges.

Concernant la représentation de Chtouka-Aït Baha au sein du Conseil de la région Souss Massa qui compte 8 sièges, le PI, le PAM et le PJD en ont remporté chacun 2, alors que le RNI et la FDG ont obtenu un siège chacun.

La préfecture d’Inezgane-Aït Melloul s’est, elle aussi, détournée de ses anciennes amours pour s’offrir au PJD en lui accordant 116 des sièges mis en lice. Une sorte de raz-de-marée qui a permis à ce dernier, et selon les résultats provisoires annoncés samedi par le ministre de l’Intérieur, de dominer les grands centres urbains en obtenant la majorité absolue ou la première place tant à Agadir que dans d’autres villes clés comme Rabat, Casablanca, Fès et Tanger.

Benkirane obligé de se séparer de Tarik Kabbage à Agadir

Par Nizar Bennamate – telquel.ma – 06/09/2015

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Abdelilah Benkirane a appelé ses adversaires à « démissionner » et a annoncé avec regret la « séparation » avec Tarik Kabbage.

C’est un Abdelilah Benkirane décontracté et souriant qui a animé la conférence d’annonce des résultats samedi en fin de journée. Même s’il n’est classé que troisième au niveau national, après le PAM et l’Istiqlal, le PJD a raflé la grande partie des voix et amélioré par trois fois et demi son score par rapport au dernier scrutin communal de 2009.  Benkirane a utilisé un ton victorieux lors de cette première conférence post-élection.

D’emblée, il explique que les trois secrétaires généraux des partis de l’opposition doivent démissionner après leur défaite électorale. Concernant les alliances,  Abdelilah Benkirane a confirmé une nouvelle fois que son parti respectera le pacte avec la coalition gouvernementale. Il a tout de même laissé la porte ouverte à des alliances avec l’opposition, quand le PJD n’aura pas d’autres choix.

La conséquence directe de cette logique est que le maire sortant de la ville d’Agadir, Tarik Kabbaj,  avec lequel le PJD s’était allié ne va pas rempiler. «Nous avons très bien travaillé avec monsieur Kabbaj, et nous l’aimons beaucoup, mais nous avons une coalition que nous devons préserver aussi», explique Abdelilah Benkirane.

Le patron du PJD a tenu aussi à montrer sa fermeté dans ce choix d’alliances prioritaire. Ainsi, la section du PJD a Safi qui avait annoncé samedi matin une coalition avec l’istiqlal, a été désavoué par le patron de la lampe. «La coalition de Safi n’engage le parti en rien.  Et ça ne va pas passer si je ne donne pas mon approbation.  Nous devons d’abord essayer de former une majorité avec nos alliés au gouvernement».

Mais si Abdelilah Benkirane veut préserver les liens avec ses alliés au gouvernement en reproduisant cette logique au niveau local, il n’exclut pas que dans des cas où cette configuration ne marche pas, ils pourront s’allier avec l’opposition. «Nous sommes très proches de l’Istiqlal et nous avons des relations très cordiales, c’est Chabat le problème», a-t-il justifié, comme pour préparer le terrain.

Le PJD est arrivée 3e dans ces échéances électorales. Il est passé de 1 513 conseillers municipaux en 2009 à 5 021 lors de ce scrutin en réalisant un bon d’environ 232%. En terme de voix, il est arrivée premier en totalisant 1.5 millions de voix.

Résultats des élections communales sur Agadir

media24.com – 05/09/2015

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AGADIR : le PJD EN TETE

 Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) est arrivé en tête au niveau de la commune urbaine d’Agadir, lors des élections communales et régionales du 4 septembre, selon les résultats provisoires mais globaux annoncés samedi par le Wali de la région Souss-Massa Draa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, Mohamed El Yazid Zellou.

  • PJD: 33 sur les 65 sièges que compte le Conseil de la ville, donc la majorité absolue.
  • La 2ème place est revenue à la liste des sans appartenance politique (SAP), en fait c’est la liste d’Al-Badil addimocrati de Tariq Kabbage (l’Alternative Démocratique) qui n’a pas finalisé la création de son parti. 10 sièges.
  • PAM: 10 sièges
  • USFP: 6 sièges
  • RNI: 6 sièges.

Sauf surprise, le PJD va diriger Agadir et le populaire maire Tariq Kabbage va devoir passer la main.

Concernant les deux communes rurales où le scrutin s’est déroulé selon le mode de liste, en l’occurrence la commune de Drarga (35 sièges) et celle d’Aourir (29 sièges),

à Drarga, le PJD a obtenu 14 sièges , le PAM a eu 10 sièges, le parti du Progrès et du socialisme 6 sièges et le RNI 5sièges.

à d’Aourir, le PJD a engrangé 10 sièges, le PAM 9 sièges, l’USFP 6 sièges et le RNI 4 sièges.

Par ailleurs, le taux de participation à ce double scrutin au niveau de la commune d’Agadir Ida-Outanane a atteint 42,7 %, contre environ 40 % lors des Communales de 2009. Le taux de participation en milieu urbain s’est établi à 35,63 % tandis que celui enregistré en milieu rural s’est élevé à 58,28 %.

Karim Achengli nouveau président de la CCIS d’Agadir

par media24.com – 17/08/2015

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Karim Achengli

Karim Achengli

Karim Achengli, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élu, lundi, nouveau président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services d’Agadir, en remplacement de Said Dor (Parti de l’Istiqlal).

M. Achengli a été élu par 41 voix pour, contre 20 pour son unique rival Samir Karbit du Rassemblement National des Indépendants (RNI).

Deux listes étaient en lice pour les autres postes du bureau de la CCIS d’Agadir. La première, présidée par Mohamed Mouedden (PI), a remporté 40 voix et a raflé les deux tiers des

Mohamed El Moudene

Mohamed El Moudene

sièges du bureau, dont ceux des quatre vice-présidents et du Trésorier de la Chambre.

La seconde, conduite par Taieb Boussaid (Parti du Progrès et du Socialisme) a remporté 21 voix, lui permettant ainsi de disposer du tiers restant des sièges, dont ceux de Trésorier-adjoint, du rapporteur et du rapporteur-adjoint.

Dans une allocution de circonstance, le nouveau président de la CCIS a fait état de sa détermination à œuvrer de concert avec tous les membres de la Chambre au service des secteurs du commerce, de l’industrie et des services qui occupent une place prépondérante dans le tissu économique régional.

Il a aussi souligné l’importance d’associer l’ensemble des membres de cette institution pour mener à bien les missions qui lui sont dévolues, mettant l’accent sur l’implication de la gent féminine dans cette perspective dans le cadre des commissions de la CCIS.

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