Retour sur l’anniversaire de Claudie Forget du samedi 10 février 2018

Notre ami Henri Wattraint a réalisé une vidéo à partir de photos qu’il a prises lors de cet anniversaire, en y ajoutant quelques unes des miennes.
Il me l’a transmise dans l’après-midi.

Voici cette vidéo :

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Aéroport Agadir-Al Massira : Le trafic des passagers enregistre une hausse de plus 15% en 2017

lematin.ma – 16/02/2018

Avec le trafic de 1.544.160 passagers en 2017, l'aéroport Agadir Al Massira arrive en 3e position à l'échelle nationale. Ph : DRAvec le trafic de 1.544.160 passagers en 2017, l’aéroport Agadir Al Massira arrive en 3e position à l’échelle nationale. Ph : DR

Le trafic des passagers au niveau de l’aéroport Agadir Al Massira durant l’année écoulée a enregistré une progression de 15,74% par rapport à l’année 2016, selon l’Office national des aéroports (ONDA). 

Un total de 1.544.160 voyageurs ont transité par cet aéroport en 2017 contre 1.334.173 durant l’année d’avant, d’après l’ONDA.

Le trafic aérien international en provenance d’Europe arrive en première position enregistrant 1.200.939 passagers, soit une augmentation de plus 18,67% contre 1.012.000.

Même tendance haussière pour le trafic domestique, qui se classe en seconde position, avec 7,67% passant de 277.084 passagers en 2016 à 298.337 durant l’année dernière.

Les passagers ayant transité par cet aéroport en provenance d’Afrique, à l’exception des pays du Maghreb, se classent troisième avec 21.827 voyageurs suivis de ceux qui proviennent du Moyen Orient avec 22,043 en hausse de 28,95%.

Avec ce trafic, l’aéroport Agadir Al Massira arrive en 3e position à l’échelle nationale, derrière Marrakech-Menara avec un total de 4.359.865 voyageurs et l’aéroport Mohammed V en première position avec 9.357.427 voyageurs.

DGSN : El Hammouchi prépare un séisme à Agadir

par Yahya El Berkaoui – lesiteinfo. com – 15/02/2018

 Abdellatif Hammouchi affûte ses armes pour un grand séisme à Agadir. La brigade judiciaire de la ville a effectivement conclu ses enquêtes concernant des responsables de police opérant à l’aéroport El Massira et à la préfecture d’Inzegane, en attendant la décision du patron de la DGSN.
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Selon le journal Assabah, les résultats des rapports pourraient faire sauter plusieurs têtes au sein de la police dans la région Souss-Massa.

 

4ème tour-opérateur allemand : La destination Agadir dans le viseur de FTI Group

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 15/02/2018

Les accès en packages dynamiques, une des forces de FTI Voyages, offrent aux clients le plus large choix aérien au départ de toute la France vers Marrakech et Agadir. Ils bénéficient également d’une très grande flexibilité de leur durée de séjour.

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FTI Voyages l’avait annoncé l’année dernière, le Maroc est une priorité et il y croit. Avec l’appui de sa propre marque hôtelière Labranda, son propre réceptif et sa joint-venture avec Atlas Hospitality, FTI Voyages affiche de grandes ambitions pour cet été. Les chiffres sont d’ores et déjà très encourageants.

En partenariat avec l’Office du national marocain du tourisme (ONMT), FTI Voyages vient de lancer sa toute première campagne de communication.  Depuis la semaine dernière, les métros parisiens et les arrières des bus toulousains ont revêtu la couleur orange de FTI Voyages et proposent aux clients une offre très attractive au départ de Paris et Toulouse vers Agadir l’été prochain : 7 nuits au Labranda Amadil Beach, en formule tout compris, à 499€. «Cette campagne apporte une excellente visibilité à FTI Voyages. Avec une offre à ce tarif incroyable de 499€ pendant les vacances scolaires, nous allons réellement attirer le client et créer du trafic dans nos agences partenaires», déclare Axel Mazerolles, directeur général du tour-opérateur français.   

Toujours en collaboration avec l’ONMT, le tour-opérateur organise le mois prochain (du 21 au 24 mars) un éductour exceptionnel. Le but de ce voyage est de faire découvrir ou redécouvrir la destination à une centaine d’agents de voyages de l’Hexagone.

Pour ce voyagiste, le plan de vol au départ de Paris et province est conséquent pour cet été. Les accès en packages dynamiques, une des forces de FTI Voyages, offrent aux clients le plus large choix aérien au départ de toute la France vers Marrakech et Agadir. Ils bénéficient également d’une très grande flexibilité de leur durée de séjour. Le tour-opérateur a par ailleurs pris pour l’été des engagements supplémentaires depuis Paris et Toulouse vers la station balnéaire d’Agadir une fois par semaine le vendredi.

Leader sur le Maroc, FTI Group, en partenariat avec Atlas Hospitality, a ajouté l’année dernière à son portfolio le Labranda Amadil Beach et regroupe désormais 43 hôtels sous sa propre marque Labranda, dont cinq hôtels au Maroc.

Avec ses nombreuses marques et filiales, FTI Group occupe la quatrième place des tour-opérateurs européens. Il possède notamment les tour-opérateurs FTI Touristik et FTI Voyages, et le voyagiste de dernière minute 5vorFlug.

FTI Group s’appuie sur d’importants canaux de distribution : plus de 10.000 agences partenaires à travers toute l’Allemagne et plus de 3.500 agences en France, sonnenklar.TV (chaîne de télévision consacrée aux voyages et au shopping) et Youtravel (société anglaise online B2B proposant la réservation d’hébergements).

Ciment : La consommation chute de 4,4% en janvier

aujourdhui.ma – 14/02/2018

Ciment : La consommation chute de 4,4% en janvier

1,14 million de tonnes écoulées au niveau national

Le déclin des ventes des cimenteries marocaines se poursuit. Les chiffres arrêtés par le département de l’habitat au titre du premier mois de l’année confirment la baisse constante de la consommation du ciment au niveau national, traduisant ainsi le ralentissement de la dynamique de la construction sur l’ensemble du territoire. Environ 1.114.857 tonnes ont été écoulées au mois de janvier contre 1.166.184 tonnes au même mois de l’année dernière.

Les cimentiers démarrent ainsi l’année avec une baisse de 4,40%. La régression des ventes a été observée dans l’ensemble du Maroc et ce à l’exception de trois régions. Dakhla-Oued Eddahab cartonne au niveau régional. Les cimentiers ont vendu dans cette zone environ 10.106 tonnes, soit un volume en hausse de 46,94% par rapport à la même période de l’année passée. La consommation du ciment à Laâyoune-Sakia Al Hamra a grimpé de 21,33% par rapport au premier mois de l’année précédente.

Les cimentiers de Marrakech-Safi ont tiré leur épingle du jeu en affichant des ventes en hausse de 9,56%, soit un volume de 155.173 tonnes contre 141.636 tonnes à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, la plus forte baisse a été relevée au niveau de la région de Guelmim-Oued Noun où les ventes des cimenteries ont reculé de 28,94% passant ainsi d’un volume de 21.900 tonnes à 15.562 tonnes à fin janvier. Fès-Meknès a affiché la même cadence de ventes.

La baisse est évaluée à 16,51%, soit 82.553 tonnes vendues contre 98.877 tonnes au même mois de l’année passée.

Les ventes ont également reculé à Beni Mellal-Khénifra.

Le volume consommé est de 50.657 tonnes chutant de 10% par rapport au même mois de l’année passée. La consommation du ciment au niveau de Casablanca-Settat a connu un repli de 8,61% basculant d’un volume de 278.280 tonnes à 254.328 tonnes à fin janvier 2018. La situation est la même au Souss-Massa. La baisse relevée dans cette zone est de 7,22%, soit 101.790 tonnes consommées au premier mois de l’année contre 109.705 tonnes une année auparavant.

Une baisse de 4,84% a été observée au niveau de la région Drâa-Tafilalet où un volume de 29.067 tonnes a été écoulé. La consommation s’est rétractée de 4,50% au niveau de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, soit 142.201 tonnes de ciment vendues en janvier 2018 contre 148.897 tonnes l’année précédente. Dans l’Oriental, la consommation du ciment a reculé de 2,54 M, soit 100.232 tonnes au premier mois de l’année contre 102.841 tonnes à la même période de l’année passée.

Du Moyen Atlas aux dunes de Merzouga, l’exceptionnel hiver sous le froid et la neige

Par Jaouad MDIDECH – leconomiste.com – 14/08/2018

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Le désert de Merzouga sous la neige (Ph. JM)

C’est un hiver exceptionnellement neigeux et froid qu’a connu le Maroc en ce début d’année 2018. Même dans l’Anti-Atlas, de Ouarzazate jusqu’aux dunes de Merzouga, une région habituellement épargnée, il y a eu des chutes de neige. Dans la province d’Ifrane, la température a affiché -7 °C dans la nuit du 8 février. Les autorités ont du mal, avec 11 chasse-neige, de déneiger les voiries. Le prix du bois, principal combustible de chauffage, a atteint dans cette région 1.200 DH la tonne.

Un froid et des neiges exceptionnels, partout sur les plateaux et les montagnes, dans le Rif, le Haut et le Moyen Atlas, et même dans l’Anti-Atlas jusqu’au Sahara du Tafilalt, une région en général épargnée des neiges hivernales.

Le Maroc grelotte sous le froid depuis janvier dernier, et les chutes de neige, les plus importantes que le Maroc ait connues depuis des dizaines d’années, ont atteint leur pic entre le 3 et le 9 février dernier. Avec les conséquences matérielles et psychologiques sur des populations entières qui vivent dans des conditions précaires, dont le premier souci est de se couvrir, de trouver de quoi se réchauffer pour résister au gel.

«Nos enfants n’ont jamais vu la neige de leur vie»

En ce début février, notre voyage commence à Aoulouz, une petite ville du Souss-Massa-Drâa, à 85 km de Taroudant. Là où nous passons, dans les villes et les villages: de Talliouine, Taznakht jusqu’au désert de Merzouga dans l’Anti-Atlas; d’Errachidia jusqu’à Ifrane dans le Moyen Atlas, c’est le même sujet de conversation des populations : la neige et le froid.

Déjà au mois de janvier, des photos et des vidéos envoyées sur les réseaux sociaux montrant des images prises sur le vif de villes et de régions couvertes de neige, comme Ouarzazate ou Tinghir (rarement touchées pourtant par ce phénomène climatique), ont fait le tour du Maroc et du monde. Ce 4 février, sur notre route entre Ouarzazate et Kalâat Megouna, quelque 94 kilomètres, nous rencontrons de larges éclaircies, mais sur les deux bords de cette route nationale, des plaques de neige résistent encore au soleil.

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«La petite Suisse», comme on se plaît à appeler Ifrane, n’a jamais mérité cette appellation que cette année. Le soir tombant, nous rencontrons en effet une ville couverte de bout en bout de neige, les camions chasse-neige sont à pied d’œuvre pour libérer la voie à la circulation des automobilistes (Ph. JM)

A Tinghir (région Drâa-Tafilalet), le souk hebdomadaire qui se tient dans cette ville le lundi, le plus important de la province, «n’a pas pu avoir lieu le 30 janvier, les villageois, leurs camionnettes et leurs montures qui y viennent habituellement vendre leurs produits ou s’y approvisionner, ont été bloqués par la neige», nous fait part un guide touristique. Autour de la ville de Tinghir se dressent les deux chaînes de montagne: le Haut Atlas et ses gorges de Todra, et l’Anti-Atlas et son Jbel Saghro, toutes de blanc vêtues. Même le désert de Merzouga, où la pluie est une denrée rare, n’a pas été épargné par ces chutes de neige.

Nous y étions le 6 février: au bord de la route goudronnée entre Rissani et le centre de Merzouga, une quarantaine de kilomètres, des flaques d’eau résistant encore aux infiltrations du sable pierreux, témoignent de cette neige et de ces pluies exceptionnelles.

Hamid, le propriétaire d’une auberge sur les dunes de sable, un quinquagénaire, nous certifie qu’il n’a pas vu la neige tomber dans sa ville qu’une seule fois dans sa vie, il y a un peu plus de 30 ans de cela. «Nos enfants non plus n’ont jamais vu la couleur de la neige dans leur vie, c’est la première fois, cette année, qu’ils la voient et la touchent de leurs mains. Ils en étaient ébahis et ils s’en sont donnés à cœur joie».

Mais c’est dans le Moyen Atlas où les chutes de neige ont été les plus abondantes. De Midelt à Ifrane, quelque 160 kilomètres, les paysages s’offrant à notre regard étaient tous enneigés, et les routiers, en voitures ou en camions, doivent être encore plus vigilants pour éviter des accidents dus au verglas et au glissage. Nous trouvons quelques axes carrément bloqués à la circulation des automobilistes, les gardiens en service baissent la barrière pour bloquer la route aux voyageurs.

«Il faut faire vite, à la nuit tombée le verglas devient
dangereux»

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Flaques d’eau de pluie sur la route reliant Rissani et Merzouga (Ph. JM)

C’est le cas de la route nationale N°13, fréquemment utilisée par ces derniers, menant de la localité de Zaida (30 km de Midelt) à Ifrane via Tamehdit et Azrou. Nous avons appelé la direction des routes du ministère du Transport, qui a mis un service 24h/24 pour informer les voyageurs qui l’appellent pour s’enquérir de l’état des routes, qui nous apprend que cette route est en effet bloquée.

Pour se rendre à Ifrane, un chauffeur de taxi qui a l’habitude de sillonner les routes du Moyen Atlas, hiver comme été, à qui nous avons posé la question, nous conseille d’emprunter la route Midelt-Boulmane, «et il faut le faire vite, à la nuit tombée le verglas devient dangereux, et il est déjà 16 heures», nous intime-t-il.

Nous avons dû prendre cette route, longue de  135 km, dans un état délabré, par crainte de rester bloqué à Midelt, car la météo annonce encore de la neige pour le lendemain. La télé et les radios nationales émettent des flashs spéciaux pour avertir sur les précipitations à venir et sur l’état des routes.

«La petite Suisse», comme on se plaît à appeler Ifrane, n’a jamais mérité cette appellation que cette année. Le soir tombant, nous rencontrons en effet une ville couverte de bout en bout de neige, les camions chasse-neige sont à pied d’œuvre pour libérer la voie à la circulation des automobilistes. Des murets de neige d’un demi-mètre sont érigés par les étraves des déneigeuses, sur les deux bords de la route.

Les cèdres sont couverts de blanc de la tête au pied. La nuit du 7 au 8 février, la température a chuté à moins 7 °C. Malgré cette neige, ou plutôt grâce à elle, cet hiver, il ne fait pas plus froid que les années précédentes. «Le mois de janvier de l’an dernier, le thermomètre a chuté à -18°, et il n’y avait pas, ou très peu, de neige, cela n’a rien à voir. Au contraire, lorsqu’il neige, il fait moins froid et c’est tant mieux, il y aura plus d’eau dans les sources et plus de touristes dans la ville, ne serait-ce que pour le ski à Michlefen et jbel Habri», estime Nabil, le gérant d’un gîte d’étape, que nous avons interrogé. Pendant les hivers rigoureux, quand les chutes de neige sont très abondantes, comme cette année (entre 50 cm et un mètre dans certaines régions du Moyen Atlas), les autorités de la ville ont du mal à maîtriser l’état des routes, et apporter soutien aux populations nécessiteuses bloquées dans leurs villages. Ifrane est une province composée de 10 communes, dont 8 rurales et 2 urbaines (Ifrane et Azrou) et une population de 150.000 habitants, «il faut des moyens matériels et logistiques importants pour faire face à la neige. Chaque année, nous alertons les autorités pour qu’elles se préparent à l’avance. Il y a des efforts, mais il faut en déployer encore davantage pour éviter le pire, des douars sont déjà isolés et nécessitent une intervention rapide», avertit Mohamed El Khoulani, acteur associatif et président de «l’Observatoire provincial de presse et d’information». Notre interlocuteur se plaint d’abord d’un manque d’équipements pour faire face à ces chutes abondantes de neige. La ville dispose de 11 chasse-neige, qui ne sont pas tous en bon état, or il en faut, selon lui, au moins une vingtaine, des déneigeuses performantes, rapides et efficaces, capables jour et nuit d’évacuer la neige des voiries.
Cela étant, toutes les communes de cette province ne disposent pas de déneigeuses, seules Ifrane et Dayt Aoua en ont, même Azrou (à 25 km d’Ifrane), une ville aussi peuplée qu’Ifrane, n’en dispose pas. «Et pourquoi ne pas recourir, pour combler ce déficit, à de simples camions et des tracteurs munis d’étraves, faire appel à des chauffeurs expérimentés en la matière, car ceux en fonction en manquent terriblement?» s’interroge El Khoulani.

On ne s’étonne pas avec ce peu de moyens que des routes soient coupées et des douars entiers isolés du reste du Maroc, à court de provisions alimentaires de base comme le lait en poudre pour les bébés, les couvertures, et du bois pour se chauffer.

Du 4 au 8 février, toutes les routes menant à Ifrane ont été coupées, des voyageurs et des habitants dans la région se rendant à leur travail à Ifrane «ont dû passer la nuit dans leurs voitures, sous la neige, à la belle étoile», continue notre interlocuteur.

Nous nous sommes déplacés au siège de la délégation de l’Entraide nationale pour rencontrer le délégué et lui poser des questions sur l’aide que cet organisme devrait donner aux populations vulnérables pendant l’hiver, peine perdue, le délégué nous informe-t-on, est en réunion, et il ne peut nous recevoir avant lundi 12 février.

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Restes de neige entre Ouarzazate et Tinghir (Ph. JM)

Le plus grand défi des populations et leur premier souci, ici, à Ifrane et région, et dans tout le Moyen Atlas, quand la neige et le froid s’installent, est d’avoir un combustible pour se chauffer, sinon c’est la congélation assurée, or tout le monde n’a pas les moyens de s’en procurer.

Se chauffer coûte cher: une tonne de bois de feu, le moyen le plus utilisé (avec le gaz), pour la cheminée ou le fourneau, coûte ce mois de février plus de 1.200 DH la tonne (entre 600 et 800 DH en temps ordinaire), «et il peut atteindre les 1.300 DH, voire 1.500 DH si ce froid continue encore», renchérit Nabil. Sachant que chaque ménage peut consommer jusqu’à 5 tonnes de bois de feu pendant la saison hivernale. Faites le calcul. Quelques foyers extrêmement démunis n’ont d’autre choix que de braver la neige à la recherche dans la forêt de quelques bûches et brindilles perdues.

A cause de cette consommation débridée du bois, c’est la forêt du cèdre qui en pâtit, quelques ONG et syndicats alertent les autorités locales et leur proposent de faire des pressions sur les régies de distribution d’électricité pour réduire, pendant l’hiver, le coût de ce dernier, pour que la population puisse s’en chauffer, et préserver ainsi le patrimoine forestier. Et le risque d’une nouvelle consommation effrénée de bois de feu et d’augmentation de son prix est sérieusement envisagé: déjà les prévisions météorologiques annonçaient de nouvelles chutes de neige à partir de la nuit du jeudi 8 février.

Le matin du 9 février (vendredi), Ifrane et régions sont très rapidement ensevelies sous la neige, les automobilistes ont du mal à en débarrasser les toits de leurs véhicules et parviennent tant bien que mal à les démarrer pour les voitures dont les moteurs ne supportent pas le froid glacial.

                                                                   

Anfgou craint le scénario de 2007

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Deux douars, situés entre le Moyen et le Haut Atlas, ont particulièrement été touchés par les conséquences de cette vague de froid et de neige exceptionnel: «Anfgou» et «Aghdou». Dans le premier (2.700 mètres d’altitude), qui a connu, rappelons-le, le drame jamais oublié (cf. «Le monde oublié d’Anfgou» du 10 janvier 2007).

Ce village était sorti tragiquement de l’anonymat. Le 20 décembre 2006, un message est transmis au gouverneur: «Regret de vous informer du décès de 8 enfants». Quelques jours plus tard, une trentaine de victimes succombent à cause du froid.

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Le 10 janvier, L’Economiste publie un reportage-photos sur «Le monde oublié de Anfgou». Exclusives et choquantes, ces images ont montré la détresse d’un village «du Maroc inutile». Sur place, L’Economiste a été le témoin de la vie des ces «oubliés» du développement, dénués de tout, même de l’essentiel.

Dix ans plus tard, les choses ne semblent pas avoir changé. Selon les villageois, relayé par le quotidien arabophone Akhbar Al Yawm (dans son édition du jeudi 8 février), la neige a atteint dans certains endroits 4 mètres, et nombre de produits alimentaires sont épuisés. «Nous sommes complètement isolés depuis 11 jours, s’il n’y a pas intervention rapide, nous allons droit vers une véritable catastrophe humaine. Quant au bétail, c’est une autre affaire», a averti Benaissa Moulay, un habitant du douar.

                                                                   

Le SOS des habitants des montagnes

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Au moment où la «coalition civile de la montagne» et «l’association Hadaf de Boulmane» ont tenu une conférence à Rabat, vendredi 9 février, pour alerter l’opinion publique sur les difficultés qu’affrontent les populations des montagnes suite aux chutes de neige, 900 établissements scolaires à travers le Royaume n’ont pu accueillir leurs élèves à cause du mauvais temps.

Elles se situent surtout dans ces zones montagneuses, à Drâa-Tafilalet, Midelt, Ouarzazate, Tinghir, région de Marrakech, de Safi, à Al Haouz, Béni Mellal, Khénifra, Azilal, Fès, Meknès et Chefchaouen. Quant aux conférenciers de Rabat, ils revendiquent plus de justice et d’égalité pour les 7 millions de Marocains qui habitent les montagnes. Mohamed Dich, coordinateur national de cette coalition, a pourfendu dans cette conférence la manière dont l’Etat marocain traite les populations des montagnes.

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La vague de froid et de neige que connaissent plusieurs régions du pays, a-t-il clamé, a démasqué les failles en infrastructures dont souffrent les zones montagneuses. C’est «l’Etat, qui en est le principal responsable, et non pas les gouvernements qui se succèdent», a-t-il accusé. C’est lui le responsable «si les routes sont coupées et les déneigeuses en panne.»

En matière scolaire, ces acteurs associatifs dénoncent «la faiblesse des infrastructures de base» dans les zones montagneuses, d’où «la mauvaise qualité de l’enseignement et la déperdition scolaire qui touche en particulier les filles.» Même chose en matière de santé, dénonce le mémorandum revendicatif présenté par la coalition.

Pour preuve, «des médecins nouvellement formés qui considèrent leur affectation dans les zones montagneuses comme une espèce de punition. Les professionnels de santé qui y sont déjà installés cherchent, eux, la première occasion pour partir à cause de l’incapacité de l’Etat à assurer les conditions de leur stabilité».

La riposte de l’État au stress hydrique

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 14/02/2018

La riposte de l'État au stress hydrique

Le Maroc multiplie ses infrastructures hydrauliques. C’est qu’il y a le feu, le pays figurant parmi ceux aux plus faibles ressources en eau dans le monde.
Le Royaume a lancé, en l’espace de pratiquement trois semaines, des appels d’offres pour la réalisation des études de faisabilité et d’identification de sites potentiels pour l’aménagement de nouveaux grands barrages. Zones concernées : le Souss-Massa, le bassin versant d’Oum Er-Rbia et le bassin versant de Guir, Ziz, Gheriss. Des infrastructures qui viendront renforcer un réseau actuel de 139 grands barrages, sans compter les 35 en cours.

 La pénurie d’eau guette au Maroc. C’est pourquoi une multitude de projets de barrages sont en cours d’aménagement et d’autres dans le pipe. D’ailleurs, le secrétariat d’État chargé de l’Eau vient de lancer trois appels d’offres distincts pour la réalisation des études d’inventaire et de faisabilité de grands barrages. Sites concernés : le Souss-Massa, le bassin versant d’Oum Er-Rbia et le bassin versant de Guir, Ziz, Gheriss. Un budget de plus de 5,6 millions de dirhams est réservé à ces études.

Selon les cahiers des prescriptions spéciales accompagnant ces appels d’offres, les études consisteront à effectuer une prospection de sites potentiels pour grands barrages à l’intérieur de l’espace géographique rentrant dans le domaine de compétence de chaque Agence de bassin hydraulique relevant des trois sites concernés. Il s’agit, par la suite, de dresser l’inventaire et procéder à l’analyse de la faisabilité technique et économique des projets de grands barrages dans ces zones. Un classement par priorité sera établi selon les critères adaptés aux conditions et caractéristiques naturelles, techniques, économiques et sociales déterminantes qui prévalent. Le consultant retenu devra mener une prospection et inventaire des sites potentiels sur la base de l’analyse des requêtes, d’études bibliographique et cartographique. Il effectuera, par ailleurs, des analyses hydrologique, hydrogéologique et géologique des sites favorables avec la conception préliminaire de base des sites prioritaires retenus. «Le secteur de l’eau au Maroc a bénéficié d’un intérêt particulier des pouvoirs publics et a été au centre des préoccupations des politiques économiques en raison de son rôle déterminant dans la sécurité hydrique du pays et l’accompagnement de son développement notamment l’agriculture irriguée. Dans ce cadre, le pays a engagé depuis longtemps une politique dynamique pour doter le pays d’une importante infrastructure hydraulique, améliorer l’accès à l’eau potable, satisfaire les besoins des industries et du tourisme et le développement de l’irrigation à grande échelle», souligne le ministère.
Cette politique a, ainsi, permis de doter le pays d’une infrastructure hydraulique constituée de 139 grands barrages totalisant une capacité de près de 17,6 milliards de m3 et de plusieurs milliers de forages et de puits captant les eaux souterraines. Les projets de grands barrages objet des trois appels d’offres viendront donc s’ajouter à quelque 35 nouvelles infrastructures en cours de réalisation, couvrant pratiquement l’ensemble du territoire.
Dans l’irrigation à grande échelle, la superficie équipée par les soins de l’État dépasse actuellement 1 million d’hectares. Par mode d’irrigation, les superficies équipées en irrigation de surface représentent 70% de la superficie équipée en irrigation pérenne, celles équipées en aspersion couvrent 9% et celles équipées en irrigation localisée 21%. Selon les services de Charafat Afailal, les ressources naturelles en eau au Maroc sont parmi les plus faibles au monde. En effet, le potentiel des ressources en eau naturelles est évalué à 22 milliards de m³ par an, soit l’équivalent de 700 m3/habitant/an. Les ressources en eau superficielle sur l’ensemble du territoire sont estimées en année moyenne à 18 milliards de m³, variant selon les années de 5 milliards à 50 milliards de m³.

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